La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Conjoncture économique au Bénin et dans la sous-région: Des indices globalement favorables aux premiers mois de l’année
La conjoncture a été globalement favorable au cours des premiers mois de 2021 au Bénin et dans la sous-région. Les principaux indices sont à la hausse pour la plupart, en lien avec la reprise des activités économiques post-Covid-19. Au cours du mois d’avril dernier, l’Indice du chiffre d’affaires (Ica) a progressé de 1,8 % par rapport au mois précédent et de 3,0 % par rapport à 2020, selon la Synthèse conjoncturelle d’avril 2021 publiée par la direction générale des Affaires économiques du ministère de l’Economie et des Finances (Dgae/Mef). Cette hausse, précise le document, est induite par les branches « Production et distribution d'électricité » à hauteur de 32,3 %), « Transport, activités des auxiliaires de transport et communications » : 10,3 %, «Banques » : 12,3 % et « assurances : 17,9 %. L’indice global de l’emploi dans les grandes entreprises s’est amélioré au Bénin de 1,0 % par rapport au mois précédent, et de 3,2 % en glissement annuel, à en croire la Dgae. Cette hausse en lien avec la reprise des activités après la crise sanitaire et économique de Covid-19 de 2020, est principalement portée par les branches « Production et distribution d'électricité » (14,5 %), « Transport, activités des auxiliaires de transport et communications » (1,8 %), «Banques » (2,7 %) et « Assurances » (5,9 %). L’Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) du mois d’avril 2021 est à la hausse. Il est ressorti à 104,3 contre 103,2 un mois plus tôt, soit une hausse de 1,1 %. En glissement annuel, la variation est de 0,5 % contre –0,5 % le mois précédent. Le taux d’inflation au niveau national au mois d’avril 2021 s’affiche à 2,0 % contre 2,3 % un mois plus tôt, précise le document. Ce niveau d’inflation est ainsi en dessous du seuil communautaire fixé à 3 % dans le cadre de la surveillance multilatérale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il faut signaler qu’à l’instar du Bénin, la conjoncture a été globalement favorable au cours du premier trimestre de l’année dans la sous-région. Le chiffre d’affaires du commerce a progressé en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau, mais a baissé au Sénégal. Les cours de la plupart des matières premières exportées par les pays de l’Uemoa sont en progression, à l’exception de l’or. Les ventes à l’extérieur de l’Union ont augmenté de 474,3 milliards F Cfa soit une hausse de 11,3% au premier trimestre 2021, comparativement au dernier trimestre 2020, selon de la Note de conjoncture économique régionale dans l’Uemoa n°51 au titre du premier trimestre 2021. Une hausse des exportations est enregistrée au cours du premier trimestre, notamment au Bénin : + 45,4 %, au Burkina Faso : +3,0%, en Côte d’Ivoire : +14,9 %, au Mali +28,5 % et au Sénégal : +41,3 %. En revanche, un repli est noté dans les autres Etats membres de l’Union : Guinée Bissau : -58,3 %, Niger : -75,6 % et Togo : -7,5 %, indique la production trimestrielle du département des Politiques économiques et de la Fiscalité intérieure de la Commission de l’Uemoa. Les importations ont baissé pendant la période dans les Etats de l’Union sauf le Mali, pour un montant total de 30,4 milliards F Cfa soit une régression de 0,6 % au premier trimestre 2021, par rapport au trimestre précédent. Au niveau des finances publiques, le solde budgétaire s’est dégradé au cours du premier trimestre 2021. La masse monétaire et les actifs extérieurs nets sont en hausse tandis que les créances sur les autres secteurs sont en baisse? Economie 06 juil. 2021


Fédération béninoise de cyclisme: La confiance renouvelée au président Romuald Hazoumè
Le président Romuald Hazoumè a été reconduit à la tête de la Fédération béninoise de cyclisme pour les quatre prochaines années. C’est à la faveur de l’Assemblée générale élective de l’instance tenue, samedi 3 juillet dernier, à l’Auditorium Marius Francisco du Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb), au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. La Fédération béninoise de cyclisme (Febecy) a procédé, samedi 3 juillet à l’Auditorium Marius Francisco du Cnosb, au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, au renouvellement des membres de son comité exécutif. Après avoir géré pendant quatre ans la petite reine au Bénin, Romuald Hazoumè a été reconduit à son poste. C’est par 6 voix sur 11 contre 5 pour son challenger, Darino Atalé, que venus des différents clubs de cyclisme du pays, les délégués lui ont renouvelé leur confiance. Son nouveau mandat sera, a-t-il promis, celui de la détection, de la formation et de la poursuite des efforts pour la dotation en matériels de l’instance. Il a réitéré son engagement à être le président de toute la famille du cyclisme au Bénin. Il y avait pour cette élection, 51 candidatures aux 11 postes en compétition. Mais, après vérification et confirmation effectuées le jour du vote dans la salle, des désistements ont été enregistrés. Finalement, ils n’étaient que 20 candidats à rester en lice pour le processus électoral proprement dit. Par ailleurs, les rapports moral et d’activités, ainsi que le rapport financier ont été présentés aux délégués. C’est par acclamation, qu’à leur unanimité, ils les ont adoptés. L’assemblée a été placée sous la supervision du président du Cnosb, Julien Minavoa. Procédant au lancement des travaux, ce dernier a remercié les membres de la famille du cyclisme béninois, pour avoir tenu à bonne date leur Assemblée générale élective. Les membres du nouveau comité exécutif : -Président : Romuald Hazoumè -Vice-président : Dorothée Mensah -Secrétaire général : Zounon Roger - Secrétaire général adjoint : Assouto Anicet -Trésorier général : Lambert Saïzonou -Trésorier général adjoint : Dagba Yvon -Responsable à l'organisation : Jean Marie Bernard Diogo -1er Responsable à l’organisation : Wotto Bruno -2e Responsable adjoint à l'organisation : Agossou Robert -Juge commissaire : Félix Zinsou -Représentante des femmes : Atalé Richmonde Sports 05 juil. 2021


Open BS d’Abidjan 2021: Les Écureuils taekwondoin affûtent leurs armes
La 4e édition du challenge de l’Open international d’Abidjan de taekwondo est prévue du 16 au 18 juillet prochain. Afin de leur permettre de mieux se préparer pour cette compétition, les représentants du Bénin ont été mis au vert depuis vendredi 2 juillet dernier. Retenus pour représenter le Bénin à la 4e édition du challenge de l’Open international d’Abidjan de taekwondo prévue du 16 au 18 juillet prochain, les Ecureuils taekwondoin affûtent leurs armes depuis vendredi 2 juillet dernier au siège de l’académie Okinawa Ryu. Au nombre de 6 athlètes, à raison de 3 dames et 3 hommes, soit 4 dans la catégorie senior et 2 chez les juniors, ils travaillent sous la houlette de l’entraîneur national de taekwondo, Maître Éric Minankpon Tossou. Faisant le point des premières séances d’entraînement avec eux, Maître Éric Minankpon Tossou a fait constater qu’ils sont tous en bonne forme. « On a fait un entraînement diagnostic», a-t-il indiqué. « Nous aurons donc à faire des entraînements techniques. Les matins et les soirs, on a 2 heures d’entraînement. Les matins, on fera les travaux physiques, spécifiques surtout. Les soirs, nous passerons aux combats techniques et stratégiques », a précisé l’entraîneur, concernant le programme de leur préparation. L’objectif visé, selon lui, est de les amener à ne pas aller faire piètre figure au cours de la compétition à Abidjan. Le comité exécutif de la Fédération béninoise de taekwondo, reconnait-il, veille à tout. « On ne va pas le décevoir. On fera de notre mieux pour revenir les mains remplies de médailles », a-t-il promis. En décidant de participer à cette compétition, le président Victorien Kougblénou et les membres de la Fédération béninoise de taekwondo voient loin. Ils préparent déjà la relève dans la perspective des Jeux olympiques de 2024. Sports 05 juil. 2021


Réduction de la mortalité maternelle et néonatale: 95 sages-femmes de l’Ouémé/Plateau formées au mentorat clinique
Quatre-vingt-quinze sages-femmes de l’Ouémé et du Plateau ont suivi une formation à Kétou sur le mentorat clinique pour être plus professionnelles dans leurs domaines de compétence. Ainsi, elles pourront en retour renforcer les capacités des sages-femmes juniors sur le terrain afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. La formation qui a démarré lundi 28 juin dernier s’est achevée ce vendredi 2 juillet. Le mentorat clinique de la sage-femme est la nouvelle stratégie mise en place par la direction des Soins infirmiers et obstétricaux (Dsio) du ministère de la Santé pour relever le niveau des sages-femmes formées à l’extérieur ou restées sans exercer pendant longtemps à la maison après leur formation à l’Institut national médico-social (Inmes) et qui sont nouvellement recrutées. Cette stratégie a été mise en place en colaboration avec le ministère en charge des Affaires sociales à travers le projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd-Bénin) financé par la Banque mondiale. C’est dans ce cadre que 95 sages-femmes de l’Ouémé et du Plateau, retenues sur la base de critères rigoureux, ont suivi, du lundi 28 juin au vendredi 2 juillet, une formation à Kétou pour se remettre à niveau afin de renforcer en retour les capacités de leurs jeunes collègues sur le terrain. Elle vise à améliorer la qualité des soins et à diminuer de façon considérable la mobilité et la mortalité du couple mère/enfant. Ce qui permettra au Bénin de tendre vers l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) dans ce domaine. Ouvrant officiellement les travaux ce jeudi, le représentant du ministre de la Santé, Dr Thierry Lawalé, a préféré mettre de côté le discours protocolaire pour laisser parler son cœur. Il a loué l’initiative du mentorat clinique avant de souhaiter qu’elle ne soit pas une stratégie de plus. Selon lui, diverses stratégies ont été initiées par le Bénin avec des résultats mitigés. Il explique que la situation de la prise en charge des femmes en état d’accouchement est très préoccupante dans les maternités. Il a alors invité les sages-femmes mentors à faire preuve de responsabilité et d’engagement sur le terrain, car elles seront responsables. Dr Thierry Lawalé leur conseille d’allier savoir-faire et savoir-être pour l’atteinte des objectifs. L’espoir est permis L’atelier de Kétou est le septième et le dernier de la série organisée au profit des sages-femmes mentors depuis l’introduction du mentorat clinique des sages-femmes au Bénin en décembre 2020, a précisé le représentant de la coordonnatrice du projet Sweed-Bénin, Dr Eugène Prince Adjovi. La première phase a permis de former 110 sages-femmes mentors au niveau national, pour le compte des quatre départements du Nord puis ceux du Mono et du Couffo. Il insiste qu’au terme des cinq jours de formation, les participantes seront désormais des championnes des départements de l’Ouémé et du Plateau pour assurer un renforcement des capacités des sages-femmes juniors, animatrices de la chaîne des soins de santé spécifiques au profit des mères, des jeunes filles adolescentes, des enfants et des nouveau-nés pour ainsi contribuer à réduire sensiblement la mortalité au sein de cette couche particulièrement vulnérable de la communauté béninoise. Ce qui permettra au Bénin de gagner le pari de la lutte contre la pauvreté par le concours d’un système de santé performant pour l’assurance d’un capital humain sain et compétitif. Dr Jacques Aubin Kotchofa, chef service de la Maternité au Centre hospitalier départemental de Zou/Collines, nourrit l’espoir que ce défi sera relevé d’ici à là à travers l’impact de la stratégie du mentorat dans la prise en charge des usagères des maternités. Laurence Monteiro, présidente de l’Association des sages-femmes du Bénin, se réjouit de cette formation qui permet une remise à niveau et un renouvellement de connaissances et de partage d’expériences les plus positives. Elle dit avoir beaucoup appris et souhaite que la Dsio trouve du financement pour étendre la formation à toutes les autres sages-femmes. Société 05 juil. 2021


Tourisme: La reprise se fera attendre
Selon un nouveau rapport présenté conjointement par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) et l'Organisation mondiale du tourisme (Omt), l'effondrement du tourisme international dû à la pandémie pourrait entraîner une perte de plus de 4 000 milliards de dollars pour le Pib mondial sur les années 2020 et 2021. Les experts ne s’attendent pas à un retour à la normale avant 2024. Le document indique que le tourisme international et les secteurs qui en dépendent ont subi une perte estimée à 2.400 milliards de dollars en 2020 en raison des impacts directs et indirects d'une forte baisse des arrivées de touristes internationaux. Une perte similaire pourrait encore être enregistrée cette année. La reprise dépendra en grande partie de la distribution massive de vaccins contre la Covid-19 à l'échelle mondiale. La secrétaire générale par intérim de la Cnuced, Isabelle Durant, a déclaré que « le monde a besoin d'un effort global en faveur de la vaccination qui permettra de protéger les travailleurs, d'atténuer les dommages sociaux et de prendre des décisions stratégiques concernant le tourisme, en tenant compte des changements structurels potentiels ». Les pertes touristiques sont plus importantes dans les pays en développement. Les régions les plus touchées sont l'Asie du Nord-Est, du Sud-Est et du Sud, l'Océanie, l'Afrique du Nord. Les moins touchées sont l'Amérique du Nord, l'Europe occidentale et les Caraïbes. Sur le continent africain, la région la plus touchée est l’Afrique du Nord avec un recul de 78 % des dépenses des visiteurs. Mais le reste du continent ne va guère mieux avec un recul des dépenses de 69 %. Déclin des arrivées Avec un déclin mondial moyen des arrivées de 88 % par rapport à la période pré-pandémique, le début de cette année a été mauvais pour la plupart des destinations. Beaucoup pensaient que la diminution de 74 % du nombre d’arrivées de touristes, constatée en 2020 par rapport à 2019, ne serait qu’un mauvais souvenir. Force est de constater que des restrictions de voyage ont été mises en place pratiquement dans tous les pays. A partir du 1er juillet, le Pass sanitaire est en place en Europe. Ce document permet de se déplacer librement dans 33 pays du Vieux Continent. Vaccination L'Organisation mondiale du Tourisme ne s'attend pas à un retour à la normale avant 2023 ou même 2024. L'Onu appelle à élargir l'immunisation dans tous les pays et à une collaboration sur les conditions requises pour l'entrée sur les territoires face à la pandémie afin d’accélérer le processus. Il est important de mettre l’accent sur la nécessité d’accélérer la vaccination afin de surmonter les craintes de contamination des visiteurs étrangers. En ce moment, le nombre de cas de Covid-19 augmente en Afrique à un rythme alarmant. La troisième vague de la pandémie se répand sur le continent, alimentée par de nouveaux variants. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Société 02 juil. 2021


Juguler l’inflation: Nécessité d'un Fonds de prévision alimentaire
Il est de notoriété que les prix des denrées alimentaires flambent alors qu’apparemment ils ne sont contenus par un quelconque système. Le pouvoir d’achat du citoyen s’amenuise et son niveau de vie a tendance à baisser à rebours de ce que vise le programme d’action du gouvernement. Il est bien paradoxal que le bien-être social s’effiloche ainsi alors que le développement matériel du pays est en progression continue. C’est un dilemme qui requiert, de notre point de vue, une solution durable. Depuis que le Chef de l’Etat a annoncé qu’il donnera à son programme d’action une orientation plus sociale, nous n’avons de cesse de faire valoir l’idée qu’une telle décision salutaire ne pourra se réaliser pleinement qu’avec la contribution et l’adhésion de tout le peuple. Le social est populaire de nature ou il n’est point ; aussi avons-nous commencé par suggérer la réactivation de la notion de solidarité nationale. Nous avons alors proposé l’instauration d’une journée qui sera dédiée à cette valeur éminemment dynamique et rassembleuse que nous suggérons d’inscrire au calendrier et, de manière discursive, de célébrer chaque année afin d’en imprégner les esprits. Nous l’avons fait par voie de presse, et avons pris soin d’en saisir le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance concerné au premier chef, et aussi d’en rendre promptement compte au Chef de l’Etat. C’est certainement, pensons-nous à présent, la meilleure manière de s’assurer la bonne écoute. La solidarité devrait être le ressort de tout développement harmonieux d’un peuple ; c’est elle qui construit véritablement un pays. Alors, que peut donc faire cette solidarité dans le contrôle de l’inflation qui nous frappe ? Les possibles causes de l’inflation en cours En économie de marché que nous sommes, la fluctuation des prix fait partie de sa dynamique sans préjudice des raisons qui peuvent l’entrainer. L’inflation qui sévit actuellement provient d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, traduisant une pénurie des denrées alimentaires. Ce peut être pour raison de conditions climatiques, la pluviométrie habituelle n’ayant pas été au rendez-vous ; ce peut être que les agriculteurs trouvent plus rentable de vendre leurs produits aux pays frontaliers et qu’ils y procèdent ; ce peut être aussi par pure spéculation à savoir créer une pénurie artificielle pour pouvoir augmenter les prix par la suite, au moment qui conviendra, aux grossistes qui fournissent les détaillants. Qu’importe, nous sommes dans une économie libérale, et il est bien difficile de lutter contre les deux dernières éventualités ; nous en convenons aisément. Mais, puisqu’il en est ainsi, il sied de mettre sur pied un mécanisme qui prévienne, à tout le moins, les contrecoups des aléas climatiques si tant est que « gouverner c’est prévoir; et que ne rien prévoir, c’est courir à sa perte. » Ce mécanisme passe, à notre jugement, par l’institution d’un Fonds de prévision, mais aussi par une politique de constitution d’une réserve stratégique. De l’opportunité de la création de ce Fonds Dans le présent cas de figure où les producteurs subissent les répercussions des aléas climatiques et que par ricochet les produits alimentaires se raréfient sur le marché, entrainant l’augmentation de leurs prix, la solution radicale et structurelle me parait être l’irrigation des terres. Hormis cette solution, nous resterons toujours, producteurs agricoles et consommateurs, à la merci des aléas du climat et dépendrons servilement de son rythme. Probablement que les efforts que fait déjà le gouvernement en ce sens ne suffisent pas puisque le problème demeure. Avec l’ouverture sociale du programme d’action, j’estime que l’irrigation des terres, que ce soit par voie de retenue des eaux qui descendent des hauteurs et vont se déverser en pure perte dans l’Atlantique ou par voie de forages, ne devrait plus être perçue comme une affaire devant intéresser seulement les seuls producteurs agricoles ou attendre qu’un projet financé par un organisme extérieur vienne la réaliser. C’est une affaire qui devrait désormais nous impliquer tous, et nous devons tous mettre la main à la pâte dans un geste noble de Solidarité agissante pour aider à résoudre le problème d’autant qu’il nous est vital. Dans l’optique dans laquelle nous nous mettons, le Fonds permettra l’irrigation des terres, mais servira également à stabiliser le pouvoir d’achat, le cas échéant. De la nécessité de la constitution d’une réserve stratégique J’estime, par ailleurs, que la solution pour parer à une pénurie conjoncturelle de denrées alimentaires passe également par la constitution d’un stock de précaution de produits vivriers non périssables, renouvelables à dates fixes dans des entrepôts d’Etat et susceptibles de faire face à toute situation de rupture momentanée de la production ainsi qu’à la montée subséquente des prix. Le stockage devient nécessaire tant en cas de surabondance de la production suite, notamment, à l’irrigation des terres, qu’en cas d’une pluviométrie exceptionnellement favorable. La constitution d’une réserve permettra, alors, de réguler le marché. Mais comment financer tout cela ? Nous suggérons la création d’un Fonds solidaire. Comment sera alimenté ce fonds? - Par prélèvement sur la Tva. Tout consommateur, sans égard à son rang social, paie cette taxe sur la valeur ajoutée sur tout ce qu’il achète et consomme; elle est collectée par le vendeur pour le compte de l’Etat. Elle émane donc directement du peuple et est censée être utilisée par l’Etat pour améliorer son bien-être. L’on devrait alors pouvoir y recourir de manière spécifique lorsque la survie de ce peuple est mise en jeu par des phénomènes somme toute fortuits, telle l’augmentation des prix des produits alimentaires de première nécessité et nécessaires, effectivement, à sa survie. Nous suggérons alors que sur cette Tva payée par tout consommateur sans exclusive, et qui est utilisée, généralement, pour tout investissement de quelque nature par l’Etat, soit prélevé un pourcentage spécifique pour constituer et alimenter un fonds de garantie de son bien-être. Cela parait équitable et évident, à mon sens. - Par les remboursements à l’Etat des deniers publics détournés. Outre un prélèvement sur la Tva, nous pensons que ce Fonds pourrait également être alimenté par le remboursement des détournements de deniers publics. A première vue, l’idée pourrait paraitre saugrenue, mais je m’en explique comme suit. Nos financiers appliquent strictement dans la gestion des affaires publiques, le principe sacro-saint de non affectation des ressources. Tout ce qui rentre dans les caisses de l’Etat doit être confondu ; le principe interdit, alors, l’utilisation d’une recette déterminée pour le financement d’une dépense déterminée. J’estime que les particularités de notre économie ainsi que les conditions sociopolitiques de notre développement requièrent que nous nous affranchissions, de temps à autre, et à titre dérogatoire certes, de ce principe budgétaire du droit français, et que soit autorisée, à l’occasion, l’affectation d’une recette déterminée à une dépense déterminée. En effet, les citoyens ont besoin de savoir ce que l’on fait concrètement des remboursements des deniers qui leur ont été volés, et cela est légitime. Ils ont l’impression qu’en fait, les crimes de détournement de deniers publics restent impunis. La meilleure façon de les convaincre du contraire, c’est de leur dire ce que l’on fait concrètement de l’argent récupéré ; ils ont droit à cette information. Et si on leur disait que cet argent servait aussi à minimiser l’augmentation des prix des denrées alimentaires en cas de crise, ils en seraient redevables à l’Etat au plus haut point et à n’en point douter. Je voudrais saisir l’occasion pour rappeler qu’à la suite de la vague de corruption dont a fait état le Conseil des ministres du 29 mai 2020 où nous apprenions qu’au moins deux milliards de nos francs étaient tombés dans les escarcelles des fossoyeurs de l’économie nationale, nous avions fait des propositions pour renforcer la lutte contre la corruption parmi lesquelles, l’ouverture d’un compte intitulé ‘’mise en débet Corruption’’. Ce devait être un compte spécifique dans les livres du Trésor pour recueillir tous les remboursements d’appropriation de deniers publics par la mise en débet systématique, non seulement à hauteur de la somme détournée, mais augmentée des intérêts courant depuis la date du forfait jusqu’à son remboursement intégral. Je proposais déjà qu’il soit soustrait du principe de non-affectation des ressources. Effets induits de l’inflation L’on ne saurait traiter du phénomène économique qu’est l’inflation en faisant abstraction de l’effet social qu’elle entraine à savoir l’érosion du pouvoir d’achat et la manière de stabiliser celui-ci. L’ajustement des salaires devrait intervenir pour compenser cette érosion et préserver le bien-être du citoyen en garantissant la consommation des ménages. Les économies qu’a faites le gouvernement de la Rupture par le truchement de la lutte contre la corruption et de la réduction des dépenses électorales devraient le permettre. A cette fin, il importe que le gouvernement détermine, en accord avec les associations des consommateurs et les syndicats, le seuil d’inflation au-dessus duquel cette augmentation devra être envisagée systématiquement, sans plus de pourparlers ni de disputes étant entendu que la moindre augmentation des prix ne peut requérir une augmentation des salaires. L’on peut comprendre qu’en système libéral strict l’on rechigne, par principe, à intervenir directement dans l’économie. Mais nous sommes un petit pays à gros écarts sociaux et l’Etat devrait pouvoir jouer sa partition, dans les conditions que nous venons d’indiquer, pour garantir le bien-être social. Faire de l’irrigation un problème de souveraineté et réguler le marché par la constitution et la gestion d’un stock de vivres. Au total, nous engageons la solidarité nationale dans la lutte contre les aléas climatiques par l’irrigation des terres et dans la constitution d‘un stock alimentaire afin de préserver le bien-être social. Nous devrions nous faire à l’idée qu’avec la promotion de la notion de solidarité dans les esprits, nous pouvons en arriver à mieux construire notre pays. La finalité de toute politique publique est le bien-être social, mais force est de constater que nous n’avons, jusqu’alors, aucune institution qui matérialise cet objectif premier ; le Fonds que je propose devrait remédier à cette insuffisance. Nous avons la fâcheuse tendance à ne voir dans l’économie, que le développement matériel. Il est temps que nous recadrions nos esprits, et cette seconde mandature nous en donne l’occasion. Par Candide Ahouansou *Ambassadeur Société 02 juil. 2021


Réhabilitation du stade Général Mathieu Kérékou: L’infrastructure officiellement ouverte au public
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Oswald Homéky, ministre des Sports, ont réceptionné le stade rénové après les travaux de réhabilitation à Cotonou. Après la signature du procès-verbal de réception et de l’acte de remise de l'infrastructure, l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, s’est réjoui de la longévité de la coopération entre les deux pays avant de souhaiter bonne chance aux Ecureuils du Bénin pour leurs prochaines rencontres sur cette infrastructure. 13 milliards de F Cfa, c’est le coût total des travaux de réhabilitation du stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou, de nouveau ouvert au public hier jeudi 1er juillet au terme de la cérémonie de réception par le gouvernement représenté par Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Oswald Homéky, ministre des Sports, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Après la signature du procès-verbal de réception et de l’acte de remise du joyau, l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, a salué la collaboration entre les équipes techniques du Bénin et de la Chine qui a abouti à la réalisation des travaux. C’est le lieu pour lui de rappeler les difficultés rencontrées par la partie chinoise à cause de la pandémie du coronavirus qui a retardé les travaux. Pour lui, construit en 1983, ce stade est un édifice symbolique pour la capitale économique du Bénin. « En 40 ans, ce stade a abrité plusieurs évènements politiques, culturels et sportifs», a-t-il déclaré. Avec les travaux au niveau de la pelouse du terrain de football et de la piste d’athlétisme, les gradins et bureaux ainsi que les ouvrages annexes comme la construction de local diesel, d’une bâche à eau et d’une salle de pompe, le stade Général Mathieu Kérékou est désormais prêt pour accueillir des compétitions nationales et internationales. « Ce stade peut accueillir de grandes compétitions sportives et j’espère qu’il va apporter beaucoup de chance aux Ecureuils du Bénin lors de leurs prochaines rencontres », a-t-il poursuivi. Au nom du gouvernement, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a témoigné sa gratitude au gouvernement chinois qui a financé les travaux. Pour lui, en décidant de réhabiliter cette infrastructure, le président de la République, Patrice Talon, est resté dans sa vision non seulement de transformer notre cadre de vie pour le mettre à la hauteur de nos ambitions mais aussi d’offrir des infrastructures de qualité aux sportifs béninois. Sports 02 juil. 2021


Atténuation des impacts du Covid-19: Des producteurs appuyés pour assurer la sécurité alimentaire
Dans le souci de venir en aide aux producteurs agricoles par ces temps de pandémie, la Fao et le ministère de l’Agriculture ont procédé, mardi 29 juin dernier à Bohicon, à la remise d’intrants agricoles à des groupements de producteurs. Ce geste vise à soutenir le plan d’atténuation des impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire. Comme la plupart des pays du monde, le Bénin a été frappé par la pandémie de Covid-19 dont le premier cas a été signalé en mars 2020. En réponse à cette situation imprévisible, plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement du Bénin en fonction du rythme de propagation de la pandémie. Le gouvernement du Bénin, à travers le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, a mis en place un Plan d'atténuation des effets et impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour accompagner ce processus, la Fao a apporté son appui technique et financier au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour le développement du programme d’ "Appui à la mise en œuvre du plan d’atténuation des effets et impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin" Innocent Togla, secrétaire général de ce ministère, présent à cette cérémonie explique que l'objectif global de ce plan est d’accroître la résilience du secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle face aux effets et impacts du Covid-19. De façon spécifique, détaille-t-il, il s’agit d’améliorer la production et la productivité des systèmes de production et de transformation des produits, de faciliter le commerce des produits agricoles et agroalimentaires et d’améliorer les conditions d'existence des ménages agricoles vulnérables. L’étape de Bohicon fait suite à celles de Natitingou et Parakou. Il s’agit d'un appui aux filières céréales et de maraîchage pour renforcer leur capacité de production et de résilience face aux impacts du Covid-19. Ainsi les groupements seront dotés de 9 000 kg de semences de maïs, de 720 boîtes de semences de tomate, de 520 sacs d’engrais et de 340 sacs d'urée. Cela permettra à 174 groupements des douze départements du pays de relancer leur production dans ce contexte de pandémie de Covid-19. Pour Dr Jean Adanguidi, chargé des programmes de la Fao au Bénin, cette cérémonie de remise d’intrants s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme en charge de ce volet et vise essentiellement la distribution de kits de production aux groupements de producteurs agricoles provenant des douze départements du Bénin, judicieusement sélectionnés avec l’appui des Directions départementales de l’Agriculture (Ddaep) et des Agences territoriales de développement agricole (Atda). Il reste convaincu que les producteurs bénéficiaires feront un très bon usage de ces intrants pour améliorer leur production et mieux assurer la sécurité alimentaire de leurs ménages respectifs. Société 02 juil. 2021


Développement du secteur des Tic et numérique: Le réseau des parlementaires chez Aurélie Adam Soulé Zoumarou
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a reçu en audience mardi 29 juin dernier à Cotonou, le Réseau des parlementaires pour les Tic et le numérique. Au cours de cette audience à laquelle a pris part Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, les députés Valère Tchobo et Lucien Houngnibo ont exprimé leur volonté d’accompagner le gouvernement afin que le peuple béninois tire meilleur profit de la révolution numérique en cours dans le pays. Les responsables du Réseau des Parlementaires béninois pour les Tic et le Numérique ont échangé, mardi 29 juin dernier à Cotonou, avec Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Au cours de cette audience, les députés Valère Tchobo et Lucien Houngnibo ont présenté les activités et ambitions du réseau avant d’exprimer la nécessité d’une synergie d’action entre le Parlement et l’Exécutif engagé depuis 2016 à faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest. Valère Tchobo, président du réseau, se dit prêt à travailler avec le gouvernement afin que les populations puissent tirer meilleur profit des projets mis en oeuvre. Selon lui, créé depuis la 7e législature, ce réseau dispose d’un effectif de 25 députés sur les 83 que compte l’Assemblée nationale. Pour le député Valère Tchobo, le gouvernement peut compter sur ce réseau pour atteindre facilement les populations. C’est pourquoi, il sollicite des rencontres périodiques avec des cadres du ministère, des renforcements de capacités, l’imprégnation des nouvelles donnes dans ce secteur et une bonne collaboration entre le ministère du Numérique et le Parlement. Abondant dans le même sens, l’honorable Lucien Houngnibo appelle à une convergence des forces notamment pour une meilleure vulgarisation du Code du numérique. « Avec notre réseau, nous pouvons sensibiliser les populations sur le Code du numérique pour éviter qu'elles ne tombent sous le coup de la loi », a-t-il déclaré. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, s’est réjouie de l’existence et de l’approche de ce réseau qui constitue le bras numérique du Parlement. Elle a salué la démarche des députés et reste ouverte à la définition conjointe d’un plan d’actions assorti d’échéances, en vue de combler les attentes dans le domaine du numérique. Enumérant les accords internationaux relatifs aux questions de cybersécurité à ratifier dans les prochains mois à savoir la Convention de Budapest et la Convention de Malabo, la ministre du Numérique se félicite de cette prise de contact qui marque le début d’un partenariat. Présent lors de l’audience, Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, a souligné l’importance d’une collaboration entre acteurs publics, notamment le Parlement et l’Exécutif, pour le développement du numérique au Bénin. Il a, par ailleurs, souligné les progrès réalisés ces dernières années par le Bénin dans le domaine de la dématérialisation de l’administration publique. Actualités 02 juil. 2021


Haut-commissariat à la sédentarisation des éleveurs: Adamou Mama Sambo pour un agropastoralisme apaisé
Le Conseil des ministres du mercredi 30 juin a nommé Adamou Mama Sambo, haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs à la présidence de la République. L’une des plus importantes missions de cette personnalité sera de travailler pour un agropastoralisme apaisé ; ce qui passe entre autres par la sédentarisation des éleveurs. Adamou Mama Sambo n’a pas été promu haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs par hasard. «Il s’y connait bien. Il connait bien le milieu et c’est pour cela qu’il a bénéficié de la confiance du chef de l’Etat et son action va consister entre autres à discuter avec les éleveurs, les communautés et les amener à adhérer à cette cause pour à la fin, produire des résultats au bénéfice de tous». Ces explications de Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, tendent à lever un coin de voile sur un pan du cahier des charges du haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs. Il ressort de ses explications que le gouvernement est s’engagé dans une réforme structurelle de certaines pratiques dont celles liées à la transhumance. Le fait pour les éleveurs de se déplacer dans notre pays comme dans la sous-région, est une pratique qui a parfois généré des conséquences lourdes pour les populations, qu’il s’agisse des agriculteurs et ou des éleveurs, indique-t-il. En quête d’une démarche visant à améliorer ces pratiques, il serait pertinent de mettre en place un mécanisme qui fasse qu’à terme, l’on parvienne à la sédentarisation des éleveurs, soutient le porte-parole du gouvernement. C’est pourquoi, en dehors de toutes les actions menées jusque-là pour contenir les effets et les affres de la transhumance transfrontalière, le chef de l’Etat a jugé opportun de mettre en place un haut-commissariat pour s’en charger. Il revient donc à Adamou Mama Sambo d’engager les discussions avec les acteurs et de les amener à adhérer à la démarche que prône le gouvernement, pour un changement de comportement. Il devra aussi les sensibiliser et leur montrer les vertus de l’option que propose le gouvernement. La nomination n’est en fait qu’un acte parmi tant d’autres posés par le chef de l’Etat et son gouvernement depuis plusieurs années pour en finir avec les conséquences fâcheuses de la transhumance. Pour la campagne de transhumance nationale 2020-2021, le gouvernement soucieux de préserver la cohésion sociale avait pris des mesures urgentes visant à atténuer la récurrence de ces antagonismes. A cet effet, il avait été décidé de procéder, à l'acquisition et à la mise en place de 350 tonnes d'aliments de bétail à coût réduit, grâce à une subvention de 50 % accordée par l'Etat d'une part, et à la réalisation de 20 forages pastoraux à buts multiples avec abreuvoirs, d'autre part. Ces actions seront suivies d'autres mesures à moyen et long termes, l’objectif visé étant de trouver une solution durable à la transhumance, avait fait savoir le gouvernement à l’époque. Il s'agira notamment de la facilitation de l’accès des organisations de producteurs au microcrédit et au Fonds national de développement agricole, l’appui à la mise en place des parcelles fourragères pour soutenir l’élevage des ruminants et l’élaboration et la mise en œuvre d'un plan triennal de gestion de la transhumance. Des mesures pertinentes Pour rappel, le gouvernement avait pris de nouvelles options, dans l’optique de mettre un terme aux conflits autour de la transhumance. La décision prise à cet effet pour réorganiser la transhumance des animaux à l’intérieur du territoire national propose deux zones. La première part de la côte jusqu’à la latitude nord de la commune de Dassa-Zoumè et est dorénavant réservée aux seuls troupeaux d’éleveurs nationaux établis au Bénin. La seconde va de la latitude sud de la commune de Glazoué et s’étend jusqu’aux frontières nord de notre pays et est également réservée aux mêmes cheptels. Les mesures énergiques prises par le gouvernement, ces trois dernières années, ont permis de limiter considérablement les effets pervers de la transhumance. Ainsi, le nombre de victimes est en baisse continue. Avec la nomination d’un haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs, on se rend compte que l’option du chef de l’Etat d’en finir avec les problèmes liés à la transhumance s’est matérialisée une fois de plus. Pour ce qui est du profil du nouveau haut-commissaire, il semble bien qu’il y ait trop peu à dire. Docteur vétérinaire, Adamou Mama Sambo, ambassadeur de la Fondation des savanes ouest-africaines (Fsoa) dont il a été administrateur, est aussi un fin connaisseur des questions relatives à l’alimentation animale au Bénin. Il a été conseiller technique à la transhumance du président Boni Yayi et président de la Cellule nationale de coordination nationale de l’Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savanes du Bénin. Pendant longtemps, il s’est imposé comme l’alternative pour mettre un terme à la rivalité destructrice entre les Gando et les Boo de la commune de Kalalé, mais aussi un acteur engagé pour la cause d’un agropastoralisme apaisé. Et comme pour donner la preuve que le chef de l’Etat vient de replonger le poisson dans son milieu naturel, il n’y a qu’à relire ces propos de Adamou Mama Sambo qui confiait dans un entretien aux médias son vœu pour une transhumance apaisée. « Il faudrait qu’on continue à sensibiliser les acteurs. Nous, nous le faisons mais il faut qu’on puisse poursuivre. Il faut qu’au niveau de l’Etat central, en termes d’investissements pour le pastoralisme, pour l’aménagement des aires de pâturages et des couloirs de passage et les infrastructures en hydrauliques pastorales, il y ait des efforts dans ce sens, des efforts financiers et que les acteurs puissent accompagner en termes de dialogue à travers un changement de mentalités et de comportements pour faire évoluer notre élevage et l’adapter aux réalités actuelles du monde avec le poids démographique et la pression sur le foncier », soutenait-il? Actualités 02 juil. 2021


851 - 1560