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Nouvelles

Centenaire du Parti communiste chinois: L’Empire céleste célèbre l’emblème de sa renaissance
D’impressionnants défilés et parades, un festival aérien d’hélicoptères, de colombes et de ballons, un décor magistral pour un événement majestueux et cent coups de canons pour marquer un centième anniversaire. Le Parti communiste chinois a célébré hier jeudi 1er juillet son centenaire avec solennité. Protagoniste de l’indépendance de la Chine, le Parti communiste chinois est vu comme le symbole de la Chine nouvelle, le poumon de cette puissance économique dont le développement fulgurant ne cesse de surprendre. Célébration imposante et message impérial : «Le temps où le peuple chinois pouvait être foulé aux pieds, où il souffrait et était opprimé, est à jamais révolu !… Le peuple chinois s’est levé !… La grande renaissance de la nation chinoise est entrée dans un processus historique irréversible !», des mots prononcés hier avec autorité par le président de la République populaire de Chine, depuis la place Tiananmen (à Pékin) où s’est déroulée la célébration du centième anniversaire du Parti communiste chinois. Dans son discours qui a duré l’heure, Xi Jinping met en exergue le destin glorieux d’une Chine jadis dominée, aujourd’hui deuxième puissance mondiale. Il rappelle le sombre souvenir des guerres de l’Opium, du colonialisme occidental, de l’invasion japonaise puis appelle le peuple à se délecter de l’essor technologique, de la croissance économique, de la révolution industrielle, des performances époustouflantes qui font la Chine d’aujourd’hui. Le message est clair, il sonne comme un avertissement aux oreilles des grandes puissances. La Chine ne courbera plus l’échine devant les forces étrangères et entend poursuivre sa dynamique. C’est pourquoi le président de la République populaire de Chine exhorte au rajeunissement national, à la fierté nationale et au patriotisme. Il invite les communistes à se nourrir de cette détermination qui fut naguère celle des fondateurs du Parti communiste chinois. Fondé dans la clandestinité en juillet 1921 par un groupe d’intellectuels, le Parti communiste chinois est en effet parti de 58 membres à ses débuts à plus de 95 millions de membres aujourd’hui. Seul parti au pouvoir depuis l’indépendance de la Chine en 1949, le Pcc est le leader sans partage de la scène politique en Chine. C’est donc à raison que le président Xi Jinping met le bilan du miracle chinois à l’actif du Parti communiste chinois. Un miracle qui aux yeux du monde ne fait l’ombre d’aucun doute. Agriculture, industrie, commerce, transport, numérique, éducation, pouvoir d’achat…, la révolution chinoise a embrasé tous les domaines en quelques décennies et hissé le pays à un rang respectable. Le bilan est élogieux mais l’ambition reste énorme et des défis restent à relever. Actualités 02 juil. 2021


Droits des femmes et santé sexuelle et reproductive: Un projet lancé pour impacter 2 320 filles à Parakou
Grâce au soutien de l’Ambassade de France près le Bénin, les droits des femmes et de la santé sexuelle et reproductive étaient au centre d’une rencontre à Parakou, mercredi 30 juin dernier. C’est dans le cadre du lancement d’un projet qui veillera à leur promotion dans la commune. Le lancement du Projet d’appui à la promotion des droits des femmes et la santé sexuelle et reproductive (Pap/Ssr) s’est tenu, mercredi 30 juin dernier à Parakou. Mis en œuvre, grâce à l’appui de l’Ambassade de France près le Bénin, par l’Association des jeunes pour le développement des arts et cultures (Adjac Ong), il vise à renforcer la connaissance par les filles de Parakou, de leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive, puis à leur faciliter l’accès à la consultation et aux soins médicaux. L’objectif, au terme de son exécution, c’est d’impacter 2 320 jeunes filles de la commune qui sont en situation d’apprentissage et âgées de 14 à 22 ans. Au total, 1 160 parmi elles bénéficieront d’une consultation médicale gratuite pour le dépistage de diverses infections sexuellement transmissibles, sans oublier leur prise en charge. Comme leur autonomisation vise à leur permettre d’avoir une source de revenus, 1 160 autres seront formées en fabrication de savon liquide amélioré. L’épanouissement de la fille Selon son coordonnateur, Mickaël Assogba, il s’articule autour de trois composantes essentielles. Il s’agit de lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes, de leur favoriser l’accès à la santé sexuelle et reproductive et de veiller à l’insertion socioprofessionnelle de celles qui sont vulnérables. Le choix porté sur Parakou pour développer ses activités, a-t-il indiqué, n’est pas un hasard. En effet, chef-lieu du Borgou, département dans lequel le taux de connaissance et d’utilisation de la contraception estimé à 10 % est encore très bas, Parakou est caractérisée par une population jeune majoritairement féminine et fortement attachée aux valeurs traditionnelles et autres préjugés ou pesanteurs religieux et socioculturels. Dans le même temps, ses filles pour la plupart âgées de 14 à 22 ans ont une vie sexuelle précoce et sont très vite confrontées aux grossesses précoces, multiples et rapprochées menant souvent à des avortements clandestins, hypothéquant pour bon nombre, les chances d’une maternité heureuse. A cela s’ajoutent la déscolarisation, les mariages précoces, les maladies sexuellement transmissibles et la pauvreté qui les rend vulnérables. C’est l’insuffisance en informations et en assistance, assure Laurianne Salifou, représentante de l’Adjac Ong, qui conduit la majorité de ces filles à ne pas recourir aux soins de santé. Elle déplore leur méconnaissance de la gestion saine de leur sexualité et la non-prise en compte de l’éducation sexuelle au sein des ménages et sur les lieux d’apprentissage. Représentant les bénéficiaires, le secrétaire général du Collectif des artisans du Borgou, Fataï Sanni, a réaffirmé leur adhésion au projet. Tout en appréciant son bien-fondé et sa portée, la représentante du directeur départemental de la Santé du Borgou, Aoulatou Bio Djibril, le maire de la commune Inoussa Zimé Chabi et la référente de la Maison de la Société civile dans le Borgou, Caroline Adissotoun, ont exprimé leur gratitude à l’Ambassade de France près le Bénin, pour son implication aux côtés du gouvernement, dans le cadre de la promotion des droits des femmes et la santé sexuelle et reproductive. « Ce sera donc un travail de plaidoyer, de sensibilisation, de consultation, d’information et de formation qui se feront aussi bien avec les acteurs locaux que les filles sélectionnées dans tous les arrondissements de Parakou », a précisé le coordonnateur Mickaël Assogba. Dans la foulée, une séance a été organisée à l’intention des élus locaux de Parakou. C’est pour renforcer leurs capacités par rapport aux questions liées aux droits des femmes, à la santé sexuelle et reproductive. Société 02 juil. 2021


Mairie de Porto-Novo: La réforme des gares routières a payé
Les actions de réformes entreprises par le conseil municipal de Porto-Novo dans le cadre de la mobilisation de ressources propres portent déjà leurs fruits au niveau de gares routières de la ville où les recettes ne font que grimper. Le point des résultats a été fait lors de la deuxième session ordinaire du conseil municipal de Porto-Novo au titre de 2021 dont les travaux sont clos ce mercredi. Une recette de 18 118 600 F Cfa est enregistrée dès le premier mois de la mise en œuvre d’une réforme sur les gares routières de Porto-Novo alors que les prévisions annuelles du budget primitif 2021 de ces parcs automobiles sont estimées à 17 millions FCfa après une réalisation de 13 631 600 F Cfa en 2020. Ce point a été fait par le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, à l’ouverture des travaux de la deuxième session ordinaire de son conseil municipal au titre de 2021. Selon lui, ces résultats encourageants sont obtenus grâce aux nouvelles réformes, notamment l'opération hors parc et la délivrance systématique et sécurisée de ticket à tous les conducteurs de taxi dans la ville. Le maire note aussi un bond significatif dans la mise en œuvre des réformes au niveau «Passages divers véhicules», en collaboration avec la Commission permanente chargée de la sécurité, des transports, des infrastructures et équipements marchands pour l’amélioration des recettes. A en croire Charlemagne Yankoty, alors qu’en 2019 et 2020, les recettes des «Passages divers véhicules» s’élevaient respectivement à 311 mille F Cfa et 517 mille F Cfa, la stratégie mise en œuvre a déjà permis de recouvrer 1 915 500 F Cfa, soit plus du triple des recettes de 2020 en seulement trois mois d’intervention au cours de cette année. Le maire a fait part aussi des efforts du conseil municipal dans le domaine de la mobilisation des ressources fiscales. Il a fait savoir qu’un protocole a été signé entre la direction générale des Impôts via ses démembrements au niveau départemental et la mairie de Porto-Novo afin de booster la mobilisation des recettes au niveau des différents centres des impôts de la ville. Ce contrat définit les engagements réciproques des deux parties et fixe le montant prévisionnel des recettes à recouvrer par les Impôts au cours de l’année 2021. Toujours pour renforcer la mobilisation des recettes et la sécurité des personnes et des biens, un accent particulier est désormais mis sur la délivrance des permis de construire avant le démarrage de tout chantier de construction dans la ville. «Cette prescription légale, en même temps qu’elle renforce la mobilisation des ressources propres de la ville, elle permet également de s’assurer de la qualité des nouvelles installations immobilières implantées sur le territoire de la ville de Porto-Novo, en adéquation avec la nature du sol aux fins de garantir la sécurité des personnes et des bien », a souligné l’édile de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty félicite tous les acteurs de cette avancée dans les réformes en matière de mobilisation des ressources propres au niveau de la ville. Il les appelle à davantage de collaboration pour repousser plus loin les limites de la performance pour la mobilisation des ressources sans lesquelles l’amélioration des conditions de travail ne serait pas une réalité de sitôt. Par Immaculée HOUEDETE (Stag.) A /R Ouémé-Plateau Société 01 juil. 2021


Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique, édition 2021: Valoriser les résultats de recherche pour le développement
Le Centre béninois de la recherche scientifique et de l’Innovation (Cbrsi) a commémoré, ce mercredi 30 juin, à Cotonou, la journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique. Celle-ci permet aux acteurs concernés de faire le bilan des travaux de Recherche effectués et de les orienter de manière à les adapter aux besoins et attentes de la société. La communauté scientifique béninoise a commémoré, ce 30 juin, la journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique, édition 2021. Organisée par le Centre béninois de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Cbrsi), elle constitue une aubaine pour les scientifiques et chercheurs de faire d’une part, le point des travaux de recherches effectuées ou en cours sur une période donnée, et d’autre part, d’orienter des travaux de manière à les adapter aux besoins et attentes de la société. En effet, aucun développement sur quelque plan que ce soit, ne saurait être possible sans la maîtrise des bienfaits des Sciences et Techniques. Mieux vaut donc que les pays africains se lancent dans la recherche et valorisent ses fruits afin d’espérer atteindre le niveau de développement des pays du nord qui ont pris par cette même voie. C’est ce qu’ont compris les scientifiques et chercheurs africains en instituant, le 30 juin 1987, à Brazzaville, la journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique. Cette journée permet alors aux acteurs de célébrer la Science, la Recherche scientifique et l’Innovation. Le Bénin commémore cette journée depuis 1994. Cette année, elle coïncide avec la tenue des journées scientifiques du Cbrsi. «Nous nous réjouissons des nombreuses contributions enregistrées pour ces journées », affirme Professeur Félicien Avléssi, représentant le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), faisant ainsi allusion aux communications et autres interventions recueillies pour meubler les activités retenues dans le cadre de la célébration. Après avoir rappelé l’historique de la journée, Marc Kpodékon, directeur général du Cbrsi, adresse sa gratitude à la communauté scientifique nationale qui, dit-il, fait l’effort, chaque année, de contribuer activement par les nombreux résultats de ses travaux, à la résolution des problèmes de développement du Bénin. Il invite ses pairs à redoubler d’ardeur malgré les faibles ressources allouées à leur secteur. Toutefois, note-t-il, des réformes sont en cours pour corriger le tir. Par ailleurs, le directeur du Cbrsi attire l’attention de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sur la nécessité de renforcer l’effectif du personnel de recherche et d’appui. Une doléance, sans doute, bien notée par le représentant de la ministre, Professeur Makpéhou Rogatien Tossou. En avant-première du bilan à dresser, il énumère quelques résultats enregistrés par la recherche en général et le Cbrsi en particulier, depuis l’avènement du régime de la Rupture, en 2016, sans oublier les réformes et actions en cours pour redynamiser ce secteur, gage du développement du Bénin. A plusieurs reprises, il a souligné à quel point le gouvernement actuel est attaché à la recherche et l’innovation. Après le lancement officiel de la journée, l’assistance a suivi une conférence inaugurale sur le thème : « Quelles démarches pour une meilleure contribution de la recherche scientifique au développement de l’Afrique francophone ? ». Une communication animée par le professeur Enoch Achigan-Dako, chercheur au Laboratoire de Génétique, Biotechnologie et Science des semences de l’Uac. Société 01 juil. 2021


Paul Hounkpè à la Haute cour de Justice: « Nous sommes contre l’impunité mais il faut une justice équitable »
Reçu en audience ce mercredi 30 juin à Porto-Novo, par la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, le chef de file de l’Opposition, Paul Hounkpè, a dit être pour la lutte contre l’impunité engagée par le gouvernement, pourvu qu’elle ne soit pas sélective. Il a abordé entre autres ces préoccupations avec la présidente de la Haute juridiction. Paul Hounkpè pense que la page de l’élection présidentielle de 2021 est tournée avec l’investiture du président de la République élu. L’heure doit être maintenant à faire face aux conséquences de la crise liée à ce scrutin avec notamment l’incarcération de certains citoyens. En sa qualité de chef de file de l’Opposition, à l’en croire, il s’est donné pour mission de travailler pour que les différentes personnes détenues, pour une raison ou une autre, dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier, recouvrent leur liberté. Paul Hounkpè s’engage à discuter de la question avec toutes les institutions de la République et autres personnalités concernées jusqu’au chef de l’Etat lui-même. Cela, pour qu’une juste mesure soit trouvée afin de décrisper la situation politique et que le pays s’occupe de l’essentiel, explique-t-il. Le chef de file de l’Opposition estime que la réussite de cette mission qu’il s’est fixée passe par une intégration de toutes les forces sans toutefois se comporter comme un syndicaliste. C’est pourquoi, il a entrepris la tournée dans les institutions de la République. La présidente de la Haute cour de Justice, tout comme les autres personnalités qu’il a rencontrées, peut beaucoup y contribuer dans ce sens. « Nous ne sommes pas contre l’impunité. Nous sommes pour une justice équitable, rapide et qui n’est pas à double vitesse. Car, il ne faut pas que la peur de la justice fasse que des camarades se retrouvent à l’extérieur», précise le secrétaire exécutif national du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). « Notre objectif n’est pas de gérer les crises mais plutôt de conquérir le pouvoir. Nous ne perdons pas cela de vue. Nous travaillons à cela », a fait savoir Paul Hounkpè. Selon lui, la conquête du pouvoir est le sens de son combat actuel pour avoir tous ses militants mobilisés à ses côtés comme un seul homme. Le chef de file de l’Opposition se réjouit d’avoir rencontré une présidente de la Haute cour de Justice très ouverte et qui garantit l’accessibilité à son institution. Paul Hounkpè dit accueillir avec joie la promesse de Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué de l’accompagner dans sa mission de recherche de la paix et de consensus, gage du développement du Bénin?   Actualités 01 juil. 2021


Procédures d’évaluation environnementale et sociale: Les promoteurs du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau aguerris
Les promoteurs d’entreprises et de projets des départements du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau ont été sensibilisés, ce mardi 29 juin à Porto-Novo, aux procédures d’évaluation environnementale et sociale. L’atelier a été organisé par l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe). Contribuer à une meilleure connaissance des différents outils d’évaluation environnementale au Bénin ainsi que son importance dans la mise en œuvre des projets de développement. Tel est l’objectif de l’atelier d’information et de sensibilisation organisé, ce mardi à Porto-Novo, par l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe) au profit des promoteurs d’entreprises et de projets des départements du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau. Il s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale initiée par l’agence pour vulgariser l’arsenal juridique en matière de gestion de l’environnement au Bénin. Pour Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Abe, qui a ouvert les travaux, l’atelier d’information et de sensibilisation a été décidé suite au constat que plusieurs projets se mettent en place au mépris des textes notamment la loi-cadre sur l’environnement en vigueur au Bénin. Laquelle prévoit en son article 88, que : « Nul ne peut entreprendre des aménagements, des opérations, des installations, des plans, des projets, et programmes et des ouvrages sans suivre la procédure d’Etude d’impact environnemental et social lorsque cette dernière est exigée par les lois et règlements ». L’application de cette loi passe par la prise de plusieurs décrets dont le décret 2017-332 du 6 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale au Bénin. Ce décret présente en son article 3 les différents outils d’évaluation environnementale au Bénin, précise le Dg Abe. Le séminaire permettra ainsi aux participants d’avoir une bonne compréhension des problématiques environnementales et sociales des différents projets ; les informer sur les outils permettant la prise en compte des préoccupations environnementales dès la conception de leurs projets et leur présenter le processus de délivrance en ligne à travers le e-service des Certificats de conformité environnementale et sociale. Il faut souligner que l’évaluation environnementale s’entend comme toute procédure à la fois administrative et technique permettant d’assurer la prise en compte des enjeux et des risques environnementaux dans les processus de conception, d’approbation, de planification, d’exécution, de suivi et d’évaluation d’une politique, d’un plan, d’un programme, d’un projet ou de toute activité visant le développement socio-économique. Environnement 30 juin 2021


Banque ouest-africaine de développement: Braima Luis Soares Cassama nommé 2e vice-président
Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a nommé le Bissau-Guinéen Braima Luis Soares Cassama au poste de deuxième vice-président de l’institution pour un mandat de cinq ans, selon un communiqué de presse en date du 9 juin parvenu à notre rédaction. Sa nomination intervient au moment où la Banque s’attèle au déploiement de son troisième plan stratégique 2021-2025 dénommé « Djoliba ». Le nouveau promu devra contribuer à la concrétisation du vaste chantier de modernisation entamé en vue de s’aligner sur les standards internationaux et renforcer ainsi, la qualité des interventions de l'institution au service des Etats membres. Précédemment conseiller économique à la Présidence de la République de Guinée-Bissau, il fut ministre délégué au Trésor, chargé des Affaires fiscales et des comptes publics de la Guinée-Bissau. Il a également occupé les postes d’adjoint au directeur des Institutions de crédit et de Financement de l’économie, puis adjoint au directeur des Activités bancaires et des Financements alternatifs au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) à Dakar au Sénégal. Braima Luis Soares Cassama est titulaire d’un master 2 en Economie monétaire et financière obtenu à l’Institut supérieur de l’économie et gestion (Iseg), d’un master 1 en Sciences économiques de l’Université de Coimbra au Portugal, et diplômé du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb) à Dakar? Claude Urbain PLAGBETO Economie 30 juin 2021


Relations entre le Bénin et le Royaume de Belgique: Une coopération à fort impact sur le Pag
La session annuelle du comité mixte paritaire de concertation bénino-belge s’est tenue, mardi 29 juin, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Les deux parties ont ainsi eu l’occasion d’évaluer la mise en œuvre des projets du portefeuille commun et de retenir des approches de solutions pour le renforcement du partenariat. Sous l’ère du président Patrice Talon, la coopération entre le Bénin et la Belgique s’est renforcée dans des domaines prioritaires du Programme d’action du gouvernement (Pag). L’agriculture, la santé, le numérique, la sécurité… occupent une place de choix dans le programme bilatéral de coopération. A cela, il faut ajouter une coopération portuaire plus dynamique qui donne au port de Cotonou, d’être cité aujourd’hui en exemple. « Si le port est en passe de devenir un modèle de gestion dans la sous-région et peut-être sur le continent, c’est parce qu’à un moment donné, il y a eu cette convergence de vues, cette rencontre entre la Belgique et le Bénin pour transformer un outil de développement mal géré en un outil capable d’impulser des changements dans le pays », a reconnu Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, louant les mérites de cette coopération. A l’ouverture des travaux de la session annuelle du comité mixte paritaire de concertation bénino-belge, mardi 29 juin à Cotonou, le patron de la diplomatie béninoise a insisté sur le partenaire de qualité que constitue le Royaume de Belgique. « L’ambition du Bénin est de consolider les acquis de ce partenariat au cours de ce nouveau mandat où le gouvernement entend mettre un accent particulier sur le renforcement du dispositif de suivi de notre coopération avec nos partenaires dans des domaines de développement identifiés comme des leviers pertinents de sa marche vers la modernité », a laissé entendre le ministre. « Notre coopération avec votre pays fait partie des modèles de coopération que le Bénin entretient avec ses partenaires européens. Une coopération efficace, silencieuse, et démonstrative qui s’adresse aux secteurs vitaux du Programme d’action du gouvernement », reconnait-il, s’adressant à la partie belge. Pour lui, la tenue de cette session traduit la volonté des deux parties de veiller à une meilleure opérationnalisation et un suivi régulier des projets et programmes de développement retenus dans le cadre du partenariat. Aurélien Agbénonci exprime la gratitude du gouvernement pour l’appui substantiel qu’apporte le Royaume de Belgique au Bénin à la mise en œuvre des réformes ambitieuses et courageuses impulsées par le chef de l’Etat. Si le bilan est autant flatteur et que les deux pays filent le bel amour, c’est sans doute parce que les acteurs impliqués s’emploient à bien jouer leur partition. L’engagement personnel de Xavier Leblanc, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume de Belgique près le Bénin sera reconnu et salué par le ministre. La diversité apportée au portefeuille, son dynamisme, son intervention en vue d’un meilleur taux d’exécution des projets constituent autant d’actifs pour lesquels, Aurélien Agbénonci saluera sa détermination. Contribuer au renforcement du partenariat La tenue de cette session répond surtout au vœu des deux parties de se donner l’opportunité de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière session du comité mixte paritaire afin d’apprécier le niveau d’exécution des différents projets du portefeuille. « Cette réunion, au-delà de son objectif principal qui est d’échanger sur la mise en œuvre du programme de coopération bénino-belge, devrait permettre d’avoir un avant-goût des grandes orientations du Programme d’action du gouvernement pour la période du nouveau mandat », souligne à l’entame de son propos, l’ambassadeur belge. Selon lui, le volet social sera davantage mis en œuvre dans ce Pag et il s’agit d’un volet important qu’il souhaite renforcer également dans le programme de coopération. « La flexibilité des modalités qui guident notre partenariat actuel nous ont donc permis d’adapter nos programmes aux défis auxquels nous sommes confrontés ces derniers temps… Nos programmes semblent donc avoir atteint une vitesse de croisière, ce que reflète la hausse progressive du taux d’exécution du portefeuille pour l’année 2021», reconnait-il. Il a donc souhaité des discussions franches et cordiales avec une perspective particulière sur la revue à mi-parcours du programme et l’évaluation des résultats intermédiaires et des recommandations pour la suite. Xavier Leblanc s’est aussi fait le porte-voix du ministre de la Coopération au développement de son pays à l’ouverture des travaux en délivrant son message. Message à travers lequel, il dit suivre avec intérêt le programme de coopération avec le Bénin, d’autant plus qu’il s’agit d’un des premiers programmes que la Belgique met en œuvre suite au réformes opérées dans son approche de coopération par le biais d’Enabel. Actualités 30 juin 2021


Forum génération égalité: Accélérer le progrès vers l’égalité entre hommes et femmes d’ici 2030
Un atelier national d’échanges s’est ouvert, hier mardi 29 juin à Cotonou, sur les engagements pays du ‘’Forum génération égalité’’. Il s’agit d’un plaidoyer des Organisations de la société civile par rapport à la participation au forum de Paris sur les violences basées sur le genre. Organisé par ‘’Onu Femmes’’ et co-présidé par la France et le Mexique, avec le leadership et le partenariat de la Société civile, le ‘’Forum génération égalité’’ est un rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Le coup d’envoi du forum a eu lieu à Mexico du 29 au 31 mars dernier et se conclura à Paris du 30 juin au 2 juillet prochain. Le but visé est de définir un programme d’action féministe mondial en réunissant les défenseures et défenseurs de l’égalité entre les femmes et les hommes de tous les horizons dans une réflexion publique globale et collective sur les actions les plus urgentes à entreprendre pour atteindre l’égalité. Cette réflexion publique permet à la société civile et aux mouvements féministes de faire entendre leurs voix et de définir le calendrier de l’égalité entre les femmes et les hommes pour les années à venir. Au cours de l’atelier qui s’est tenu, hier mardi 29 juin à Cotonou, Flore Emma Mongbo, directrice exécutive de l’Organisation non gouvernementale ‘’Sin-Do’’, indique que ce forum vient réaffirmer, d’une part, les valeurs du multilatéralisme et souligner le leadership et la participation de toutes les parties prenantes à savoir : la Société civile, les gouvernements, les entreprises, les parlements, les syndicats, et les médias, et d’autre part les partenariats multi-acteurs et intergénérationnels. « C’est une discussion publique mondiale sur la nécessité de mettre en œuvre de façon urgente des actions et d’insister sur la responsabilisation de l’ensemble des parties prenantes en matière d’égalité entre les femmes et les hommes tout en utilisant le pouvoir de l’activisme pour les droits des femmes, de la solidarité féministe et du rôle moteur de la jeunesse afin d’obtenir des transformations profondes », fait-elle savoir. Elle précise que, pour l’avenir, le forum définira un programme d’action novateur et ambitieux en faveur des femmes sans oublier le lancement de ‘’Coalitions d’action’’ pour une action urgente et à grande échelle sur des thématiques essentielles afin d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes et réaliser les Objectifs de développement durable au cours de la décennie d’action des Nations Unies (2020-2030). Flore Emma Mongbo note qu’au cours de la période 2020-2025, chaque ‘’Coalition d’action’’ lancera une série d’actions ciblées, concrètes, ambitieuses et immédiates, afin d’avoir un réel impact en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Certes, les moyens financiers seront au service des résultats attendus n Société 30 juin 2021


Bicentenaire de la Bataille de Carabobo: Le Venezuela entretient le souvenir d’un exploit mémorable
Jeudi 24 juin dernier, la République bolivarienne du Venezuela a commémoré le bicentenaire du fameux exploit qui marqua l’apogée de l’hégémonie espagnole et consacra son indépendance: la Bataille de Carabobo. Fait majeur de l’histoire bolivarienne, cet événement est l’occasion de célébrer une liberté vaillamment acquise et de rendre hommage aux protagonistes de cette prouesse. Le 24 juin de chaque année est pour le Vénézuela un jour spécial, un jour chargé d’histoire car il ravive le souvenir éloquent de la Bataille de Carabobo en 1821 qui s’est soldée par la victoire des forces libératrices sur les forces royalistes. Une victoire qui sonna le glas de la domination espagnole pour laisser retentir l’écho de l’indépendance et de la naissance politique du Venezuela. Ainsi, chaque 21 juin, les autorités du Gouvernement central prennent des initiatives pour marquer l’événement et rappeler son importance. Aussi, plusieurs activités sont-elles organisées de par le monde, grâce aux représentations diplomatiques du Venezuela. En cette année 2021, l’événement est d’autant plus célébré puisqu’il s’agit du bicentenaire de cette bataille inoubliable. Situé au centre du Venezuela, le champ où s’est déroulée la grande bataille libératrice va accueillir un nouvel édifice. Déjà en 1921, à l’occasion du centenaire de la Bataille de Carabobo, l’Arc de Triomphe de Carabobo avait été inauguré sur le site. Ce fut le premier ouvrage de l’actuel complexe monumental "Campo de Carabobo", un véritable patrimoine historique, mémorial de la gloire libératrice nationale. Pour le bicentenaire de la Bataille de Carabobo cette année, des travaux de récupération sont effectués sur le site et un autre monument a été construit : une réplique de l’épée de 31 mètres de Simon Bolívar. En immortalisant ces symboles de la victoire sur les forces royalistes, la République bolivarienne du Venezuela montre son attachement à ce fait marquant de son histoire, laisse un précieux héritage à la postérité et exhorte tous ses ressortissants à ne pas laisser s’éteindre cette flamme allumée par Simon Bolivar et ses compagnons de lutte. En effet, l’héroïsme de la Bataille de Carabobo n’appartient pas seulement à ceux qui ont commandé l’armée libératrice. Elle appartient aussi aux métis, aux autochtones, aux afro-descendants qui ont intégré cette force patriotique et qui ont vu dans l’indépendance la voie vers leur liberté. L’on pourra citer entre autres Pedro Camejo dit Negro Primero, qui abandonna les royalistes pour rejoindre le Bataillon des Braves d’Apure; des femmes ont également rejoint les forces émancipatrices dont Concepción Mariño, qui joua un rôle clé dans la mobilisation armée du 24 juin 1821, et certaines combattantes habillées en soldat qui ont lutté pour l’indépendance dans la Bataille de Carabobo. Cette gloire de l’armée libératrice a transcendé le temps et fait du peuple, le maître de son destin. « Tous les jours nous relevons le défi de continuer à être les invaincus de Carabobo (...) Nous ne pouvons permettre que les portes de l’Indépendance se referment. Combien nous a-t-il coûté de les ouvrir il y a presque 200 ans, quand Bolívar arriva à Carabobo avec l’armée unie, c’est-à-dire avec le peuple devenu armée », affirma en 2012, le commandant Hugo Chávez, lors du 191e anniversaire de la Bataille de Carabobo. Acte de bravoure ! La Bataille de Carabobo qui a connu son épilogue le 24 juin 1821, a été livrée entre les forces indépendantistes sous le leadership du général Simon Bolivar et les troupes royalistes dirigées par le maréchal espagnol Miguel de la Torre. La stratégie du général Bolivar a été de disperser l’Armée espagnole sur plusieurs fronts en créant des diversions. Bolivar dans sa planification avait trois grandes forces : l’armée du Sud stationnée à Apure et commandée par le général Paez, l’armée de l’Est qui regroupait les différentes guérillas orientales sous le commandement du général Carlos et l’armée du Nord dont la base était l’une des brigades de la Guardia (Garde d’honneur créée en 1815 par le Libérateur). La principale diversion exécutée par l’Armée de l’Est est la prise de Caracas, l’une des positions les plus fortes de l’armée royale. La libération et la perte de Caracas ont détruit toute la formation de l’armée du maréchal espagnol Miguel de la Torre qui a choisi de protéger ses arrières et a abandonné son projet d’attaquer Bolivar à Guanare. Délogée et dispersant ses forces, l’armée espagnole a été la proie des diversions du général Bolivar dont les forces indépendantistes finirent par avoir le dessus, obligeant le maréchal espagnol Miguel de la Torre à capituler le 24 juin 1821 au regard des énormes pertes subies. Dans le rapport de la Bataille de Carabobo qu’il adresse au Congrès Souverain le 25 juin 1821, le libérateur Simon Bolivar évoque la fin désastreuse des forces royalistes : « Hier, la naissance politique de la République de Colombie s’est confirmée par une splendide victoire… L’armée avait plus de six mille hommes, composée de tous les meilleurs des expéditions de la paix. Cette armée a cessé de l’être. Quatre cents hommes seront entrés aujourd’hui à Puerto Cabello… Acceptez, Souverain Congrès, au nom des braves hommes que j’ai l’honneur de diriger, l’hommage d’une armée rendue, la plus grande et la plus belle qui ait fabriqué des armes en Colombie sur un champ de bataille ». Actualités 30 juin 2021


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