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Nouvelles

Construction d’un pont moderne de franchissement à Djidjozoun: Une promesse gouvernementale enfin tenue
A Djidjozoun, dans la commune de Bopa, se dresse désormais un ouvrage d’art de 80 m de portée avec chaussée à double voie et deux trottoirs pour permettre le franchissement du lac Ahémé. La traversée de ce plan d’eau avait été fatale à plusieurs citoyens des départements du Mono, du Couffo et de l’Atlantique. Il est enfin là, majestueusement érigé à Djidjozoun, le pont de franchissement du lac Ahémé. L’ouvrage d’art longtemps promis par les gouvernements successifs aux communautés riveraines est devenu une réalité. Il pourra être ouvert à la circulation en août prochain. Il s’agit d’un chef-d’œuvre de 80 m de portée avec un tablier à double voie, d’une largeur de 3,5 m chacune et de deux trottoirs de 2 m de largeur, soit une largeur totale de tablier avoisinant 11m. Entre autres composantes de l’ouvrage, on note des prédalles en béton armé posées sur des poutres. Celles-ci sont reliées entre elles par des entretoises fixées sur des chevêtres reposant, à leur tour, sur des pieux métalliques par l’intermédiaire des poteaux en acier. Des travaux relatifs à la construction du pont, il ne reste que le volet confortatif : mettre les péri-maçonnées et de l’enrobé sur le pont. « Nous sommes à un taux de 95 % d’avancement des travaux », a indiqué, jeudi 17 juin dernier, Wilfried Mèhou Loko, représentant de l’entreprise en charge des travaux qui projette la livraison de l'ouvrage pour mi-août prochain. Le préfet du Mono, Bienvenu Milohin, effectuait une visite du chantier en compagnie du maire de Bopa, Abel Djossou. Permettre une circulation sécurisée La mise en service de cette infrastructure va permettre une circulation sécurisée des biens et des populations des départements du Mono, du Couffo et de l’Atlantique. En effet, le franchissement du lac Ahémé en empruntant une barque ou le pont en matériaux précaires, initiative communautaire, a été souvent une option périlleuse pour les usagers qui n’avaient pas d'autres choix, surtout pendant la grande saison pluvieuse. Plusieurs personnes y ont déjà laissé leurs vies. Le bilan du dernier naufrage survenu, lundi 5 août 2019, fait état de quatorze personnes décédées. Le pont de Djidjozoun relie notamment Bopa, une commune du département du Mono, à Allada dans l’Atlantique à partir du village Lon-Agonmè. Société 24 juin 2021


Evaluation environnementale et sociale: Les premières campagnes lancées
José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a lancé, mardi 22 juin dernier, les premières campagnes d’évaluation environnementale et sociale. C’est une initiative de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe), soutenue par le gouvernement et dont la finalité est de promouvoir une gestion rationnelle de l’environnement. L’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) est soucieuse de la gestion rationnelle de l’environnement. Elle vient d’en donner le ton à travers le lancement des premières campagnes d’évaluation environnementale et sociale. Il s’agit d’impliquer les promoteurs et l’ensemble de la population béninoise dans l’appréhension de l’importance de l’évaluation environnementale et sociale dans la mise en œuvre des projets de développement et de vulgariser le tout nouveau e.service de délivrance des certificats de conformité environnementale et sociale, lancé officiellement le 11 mai dernier. Cette initiative permettra au Bénin de faire les choses dans les règles de l’art. « Ces dernières années, il a été constaté que plusieurs projets sont initiés au mépris des textes législatifs et réglementaires. Cette campagne permettra de mieux faire connaître les raisons des études d’impact environnemental et social, l’évaluation environnementale et sociale stratégique, le cadre politique de réintégration des populations, les audiences publiques », développe François-Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Abe. Les textes sont assez explicites sur le sujet, mais tout se joue dans l’ignorance. « La loi-cadre sur l’environnement prévoit en son article 88 que nul ne peut entreprendre des aménagements, des opérations, des installations de plans, des projets et programmes et des ouvrages sans suivre la procédure d’impact environnemental lorsque cette dernière est exigée par des lois et règlements ». L’application de cette loi passe par la prise de plusieurs textes réglementaires dont le décret 2017-332 du 6 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale en République du Bénin qui présente en son article 3, les différents outils d’évaluation environnementale et sociale au Bénin. Selon Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, la gestion rationnelle et durable de l’environnement est devenue une condition non négociable pour le gouvernement qui doit construire des infrastructures résilientes et promouvoir un développement durable. L’Abe est appelée à œuvrer pour traduire cette ambition en acte. « L’Agence béninoise pour l’environnement est en pleine restructuration pour répondre plus efficacement aux nouvelles exigences d’évaluation environnementale et sociale, mais aussi et surtout pour assurer diligemment un suivi plus rigoureux des plans de gestion environnementale et sociale qui en découlent », assure-t-il. «Aujourd’hui, les études d’impact environnemental et social, le certificat de conformité environnementale et sociale, les plans de gestion environnementale et sociale ne sont plus l’exigence des partenaires techniques et financiers seuls. C’est une conditionnalité qui gouverne la mise en œuvre intégrale du Pag», soutient-il. Ces outils sont valables aussi bien pour les promoteurs privés que pour la conduite des projets phares et pilotes du gouvernement. Au terme de la campagne, chaque participant aura une bonne compréhension des problématiques environnementales et leur prise en compte dans les différents projets. Ce qui permettra « la prise en compte des préoccupations environnementales dès la conception des projets, l’acquisition des connaissances sur les différentes procédures de mise en œuvre de ces outils conformément au décret 2017-332 du 6 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale en République Bénin, une bonne maitrise du processus de délivrance du certificat de conformité environnementale et sociale par la procédure e.service. Evaluation environnementale L’évaluation environnementale est toute procédure à la fois administrative et technique permettant d’assurer la prise en compte des enjeux et des risques environnementaux dans les processus de conception, d’appropriation, de planification, d’exécution, de suivi et d’évaluation d’une politique, d’un plan, d’un programme, d’un projet ou toute activité visant le développement socio-économique. Environnement 24 juin 2021


Fédération béninoise de Cyclisme: Don de matériels techniques aux cyclistes béninois
Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén), a procédé ce mercredi 23 juin à Cotonou à la remise de matériels aux cyclistes locaux. Ce lot de matériels, composé de huit caisses d’outils techniques et de vélos modernes a été offert par Team Africa Rising de l’Américain Jonathan Boyer. Don de Team Africa Rising, le lot de matériels sportifs composé de huit caisses d’outils techniques et de vélos a été remis aux cyclistes béninois ce mercredi 23 juin à Cotonou par Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén). A cette occasion, Romuald Hazoumè, président de la Fédération béninoise de cyclisme, a témoigné sa reconnaissance à Team Africa Rising de l’Américain Jonathan Boyer qui, ayant repéré l'équipe nationale de cyclisme en Érythrée lors d’une compétition, a pris l’initiative de l’accompagner. Selon lui, ce don fait suite à l’atelier de formation organisé au profit des mécaniciens à Porto-Novo. « Ces caisses d’outils techniques doivent servir à réparer les vélos des cyclistes béninois sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il déclaré. A l’en croire, ces vélos modernes peuvent permettre aux cyclistes de participer à des courses en salle. « Nous allons participer périodiquement à des courses sans engager beaucoup de moyens financiers», a-t-il poursuivi. Car, les athlètes peuvent participer à des compétitions depuis le Bénin. Satisfait de cet appui en matériel technique, Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén) se dit honoré de conduire cette cérémonie qui officialise la remise de ces joyaux à cette fédération. Pour lui, ce don de matériels de dernière génération rehausse l’image du vélo béninois. Selon lui, cet acte témoigne de l'ambition de Romuald Hazoumè, président de la Fédération béninoise de Cyclisme de porter haut l’étendard du vélo béninois. Il compte sur lui pour développer davantage le cyclisme béninois. A cet effet, Julien Minavoa le rassure du soutien du comité exécutif du Cnos-Bén. « Nous avons l'obligation d'accompagner les fédérations qui donnent les signaux de bonne gouvernance », a-t-il martelé. Il invite les cyclistes béninois à se mettre au travail afin d’être présents aux Jeux olympiques Paris 2024 où il souhaite que le Bénin positionne des cyclistes. « Vous avez tout et vous n'aurez plus raison de ne pas vous performer », a-t-il conclu. Sports 24 juin 2021


Appui au développement durable du secteur agricole: Des moyens pour renforcer les interventions des structures
Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a remis, hier mercredi 23 juin à Cotonou, des équipements et chèques aux bénéficiaires du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). Fruit de la coopération entre le Bénin et l’Union européenne, cette remise de moyens est la première d’une série prévue pour le renforcement des capacités d’intervention des structures du ministère de l’Agriculture. Du matériel roulant au profit de six structures du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, des équipements pour le système d’informations géographiques, du matériel de laboratoire au profit de la direction de l’élevage et des instruements de relevé des prix sur les marchés agricoles ont été remis, hier mercredi 23 juin aux bénéficiaires du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). Il s’agit d’un programme prévu pour une durée de cinq ans. D’un montant total de 45,9 milliards F Cfa, il apporte un appui budgétaire de 36,07 milliards F Cfa à la mise en œuvre de la réforme du secteur agricole et des politiques sectorielles associées et un appui complémentaire de 9,8 milliards F Cfa pour le renforcement des capacités et des actions pilotes de développement durable de l’agriculture. Dans son intervention, Mapolin Stévince Houessou, régisseur du projet (Paddsa), rappelle que la mise en œuvre du volet «Appui complémentaire centralisé» du Paddsa a démarré en 2019 par la réalisation de l’audit fonctionnel du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche aux fins d’évaluer et de mettre en œuvre les appuis qui lui sont nécessaires pour accompagner efficacement les réformes en cours dans le secteur agricole. Cet audit a abouti, à l’en croire, à la formulation d’un Plan de renforcement des capacités et d’un plan de formation de son personnel sur la période 2020-2022. La mise en oeuvre de ces deux plans constituait, selon lui, la feuille de route de l’appui complémentaire centralisé du Paddsa déclinée dans un document appelé «Devis Programme» et signé le 4 février 2020 pour un montant total de 1 857 840 000F Cfa destiné à des investissements au profit du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Transformation industrielle en vue Et pour encourager le secteur privé à investir dans le développement agricole du Bénin, Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a fait savoir que le gouvernement a engagé depuis le premier quinquennat, des réformes qui ont permis en cinq ans de modifier complètement le paysage institutionnel du secteur agricole, de recentrer les missions du ministère en charge de l’Agriculture et ses fonctions régaliennes et surtout d’instaurer une meilleure gouvernance pour l’attrait des investissements privés dans le secteur agricole. « Vous savez bien que le quinquennat 2016-2021 a permis de relancer notre économie en engageant sa transformation structurelle. Pour le chef de l’Etat, le mandat 2021-2026 sera celui de l’explosion économique de notre pays, le chemin le plus sûr est la promotion de la transformation industrielle de la production agricole, pour favoriser la création d’emploi et améliorer le bien-être de nos populations. C’est pourquoi, au niveau de mon département ministériel, nous avons opté pour une amélioration continue de l’efficacité de nos interventions surtout au sein des pôles de développement agricole pour garantir un accès équitable de nos services, aux exploitants et entreprises agricoles en phase d’installation de leur unité de production », a-t-il souligné. Gaston Cossi Dossouhoui a, par ailleurs, invité les bénéficiaires dudit projet à une bonne exploitation des équipements acquis et une gestion rigoureuse des subventions attribuées. Société 24 juin 2021


Mandat hautement social: L’Unajeb apporte sa contribution
L’Union nationale de la jeunesse béninoise (Unajeb) initie le projet « J’aime le Bénin » pour contribuer à la réussite du mandat hautement social du président Patrice Talon. Le projet entend d’une part, professionnaliser l’activité de taxi-moto, et d’autre part, instaurer un droit de permis de conduire pour tout conducteur d’engin à deux et trois roues. Il a été présenté à la presse, vendredi 18 juin dernier, à Cotonou. Anatole Ouinsavi, président de l’Union nationale de la jeunesse béninoise (Unajeb) et les membres de l’association, veulent contribuer à écrire l’histoire du second mandat du président Patrice Talon, afin que ce quinquennat « se termine avec brio ». Pour ce faire, ils ont initié le projet dénommé « J’aime le Bénin » qui ambitionne, d’un côté, de professionnaliser l’activité de taxi-moto. Ainsi, le projet prévoit que tout conducteur de taxi-moto bénéficie d’un « accès à des soins gratuits en cas d’accident et le choix entre une pension de retraite et un logement social dans une cité. Ceci, grâce à l’accompagnement de l’Etat », détaille le président de l’Unajeb face aux professionnels des médias. De l’autre côté, le projet entend contribuer à l’instauration d’un droit de permis de conduire pour tout conducteur de véhicule à deux et trois roues, sur l’ensemble du territoire national. « Ce droit de permis de conduire sera à un coût forfaitaire », rassure-t-il, avant de souligner que vu l’intérêt du projet, l’association souhaite son démarrage d’ici octobre 2021. Anatole Ouinsavi ajoute que l’Unajeb l’a déjà introduit à l’Assemblée nationale et qu’elle espère que la Commission des Lois élabore des textes appropriés qui permettront, au bout du rouleau, la mise en œuvre du projet. De l’analyse des membres de l’association, la réussite du «mandat hautement social» annoncé par le président Patrice Talon lors de son investiture, dimanche 23 mai dernier, à Porto-Novo, dépend de l’implication citoyenne de chaque Béninois. C’est pourquoi, en tant qu’association de jeunesse, l’Unajeb veut jouer pleinement sa partition, insiste Anatole Ouinsavi. Outre l’Assemblée nationale, le président de l’Unajeb annonce avoir introduit le projet « J’aime le Bénin » à la présidence de la République, la Cour constitutionnelle, la Cour suprême, au Conseil économique et social, au Médiateur de la République et auprès des services de la vice-présidente de la République. Anatole Ouinsavi félicite Patrice Talon pour ses œuvres de développement à la tête du Bénin tout en renouvelant l’engagement de l’association aux côtés du chef de l’Etat et du gouvernement pour la poursuite des réformes et grandes réalisations en cours dans le pays depuis 2016. Société 23 juin 2021


Formation des nouvelles recrues: L’Association des biologistes médicaux fait œuvre utile
75 nouveaux inspecteurs d’action sanitaire en analyses biomédicales ont bénéficié d’une formation sur l’éthique et la déontologie. C’était samedi 19 juin dernier au Champ de foire de Cotonou. Dans l’effectif des 1600 agents de santé nouvellement recrutés par le gouvernement, il y a 75 inspecteurs d’action sanitaire en analyses biomédicales. L’Association des biologistes médicaux du Bénin a saisi l’occasion de ce recrutement pour former les nouvelles recrues sur l’éthique et la déontologie dans la profession de technicien de laboratoire. « Nous saisissons cette opportunité pour partager avec les nouveaux confrères les informations utiles sur les réformes dans le secteur de la santé, en particulier en ce qui concerne le sous-secteur laboratoire », a fait savoir Yves Eric Dènon, président de l’Association des biologistes médicaux. Il invite les nouvelles recrues en analyses biomédicales à suivre rigoureusement les conseils et recommandations qu’ils vont recevoir afin de travailler de façon professionnelle dans les laboratoires où elles seront affectées. Après avoir remercié le gouvernement, Yves Eric Dènon a fait savoir qu’il reste des milliers de techniciens de laboratoire qui souhaiteraient aussi avoir l’opportunité d’être recrutés. Fière chandelle au gouvernement L’Association des biologistes médicaux du Bénin n’a pas manqué de témoigner sa reconnaissance au gouvernement du président Patrice Talon. Car, c’est inédit et c’est une grande première depuis les années 80. « Nous voulons profiter de l’occasion pour remercier le gouvernement du président Talon qui nous a dit que c’est la première vague et que prochainement il y aura une autre vague. Nous espérons que nous en aurons autant mais nous leur garantissons le suivi de ce personnel qui est en train d’être recruté pour qu’il soit à disposition pour accompagner les réformes afin que les populations puissent bénéficier des soins de qualité conformément aux réformes engagées dans le secteur de la santé », a fait savoir Ernest Gbaguidi, secrétaire général de l’Association des biologistes médicaux du Bénin. Selon ce dernier, pour donner des soins de qualité il faut être précis dans le diagnostic. Ernest Gbaguidi fait savoir que, comme l’exploration biologique doit accompagner l’exploration clinique avant toute décision liée à une pathologie, cela va de soi que l’Etat recrute assez de personnel qualifié pour se prononcer sur le diagnostic biologique. La formation des 75 inspecteurs d’action sanitaire en analyses biomédicales va donc mettre l’accent sur le comportement au laboratoire pour avoir des résultats de qualité, le comportement dans le milieu professionnel en termes d’éthique et le comportement au plan déontologique. C’est donc sur ces aspects que l’Association des biologistes médicaux du Bénin a souhaité anticiper pour que cette première vague de recrues puisse donner l’exemple sur le terrain afin que L’Etat puisse avoir des raisons de recruter bien d’autres après.   Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Société 23 juin 2021


Championnat national scolaire: Le logotype officiellement lancé
Le championnat national scolaire entre dans sa phase active dans les tout prochains jours. Le logotype dudit championnat a été officiellement lancé, lundi 21 juin dernier, au palais des Congrès de Cotonou. Grâce à l’accord de volonté entre le Bénin et la Fédération internationale de football association (Fifa), le projet de promotion du football à l’école prend son envol. Après plusieurs mois de travail acharné, le ministère des Sports, grâce au soutien indéfectible de la Fifa, vient de rendre public le logotype du championnat national scolaire. Ce logotype est porteur d’un message fort qui est celui de la reconnaissance de la marque Bénin mais aussi de la marque Afrique. Sa réalisation repose sur un triptyque à savoir : Vision-Voyage et Prestige. Ce triptyque alloue une démarche participative qui célèbre la richesse aussi bien sportive que patrimoniale du Bénin et de l’Afrique. L’utilisation des formes fortes et le recours à une suite simple mais symphonique d’icônes de football dessinées à la main créent un look moderne et contemporain au projet de la compétition scolaire au Bénin. Ces icônes allient la forme stylée de la République du Bénin et une sélection d’illustrations en relation avec la culture et le football au Bénin. Il se dégage alors une synergie d’éléments qui présente une image jeune, puissante et vive en phase avec l’esprit des compétitions scolaires du Bénin. Ce logo est le témoin d’un pays qui veut continuer à marquer et entonner l’hymne de l’exemplarité et de la modernité. Géraldine Heinen, représentante de la Fifa, a félicité les autorités locales. « Je suis ravie de voir qu’à part le championnat, vous êtes parvenus à mettre sur place la participation des jeunes avec les clubs et surtout la participation féminine». Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football, souhaite que le football à l’école prenne réellement corps. Pour ce faire, il ajoute que « la fédération béninoise de football fera tout ce qui est de son pouvoir pour accompagner la jeunesse béninoise. Le football à l’école, c’est le socle pour les futures générations pour détecter les talents et les Ecureuils de demain». Mathurin de Chacus n’a pas manqué de remercier Géraldine Heinen pour son intérêt pour ce dossier. Phase opérationnelle du projet. Après avoir mis les petits plats dans les grands, les autorités en charge du sport s’apprêtent à lancer la phase opérationnelle du championnat national scolaire. « Ce jour est, pour nous responsables du sport béninois, un grand jour parce que nous allons pouvoir enfin passer à la phase opérationnelle d’un projet qui est le fruit d’une volonté commune entre le gouvernement du Bénin et la Fédération béninoise de football. Cette volonté a rencontré l’adhésion et le soutien de la Fifa. Il faut rendre un hommage mérité à tous ceux qui ont travaillé depuis plusieurs mois sur ce projet que nous lançons aujourd’hui », déclare Oswald Homéky, ministre des Sports. Il a profité de l’occasion pour remercier le président de la Fifa ainsi que tout son staff pour l’attention particulière dont bénéficie le Bénin de leur part. « Le Bénin est honoré d’être un pays pilote pour la mise en œuvre de cet ambitieux programme de championnat scolaire… Ce que la Fifa a mis en place pour nous accompagner dans le cadre de la convention que nous avions signée est déjà visible sur le terrain. Nous avons déjà des équipements qui ont été déployés sur toute l’étendue du territoire national. Nous allons vers la première édition de ce championnat scolaire qui va rassembler les jeunes garçons et les jeunes filles de nos collèges », conclut Oswald Homéky. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Sports 23 juin 2021


Appui aux victimes des inondations de 2020: Don de vivres du Pam aux populations démunies de Malanville
Le Programme alimentaire mondial (Pam) était, lundi 21 juin dernier, à Sakawan-Zénon, dans l’arrondissement de Toumboutou, commune de Malanville, pour procéder à la distribution de vivres aux populations démunies. Cette action s’inscrit dans le cadre de l’aide de l’institution aux victimes des inondations de 2020 et du soutien qu’elle compte également leur apporter, par ces temps où sévit la pandémie du coronavirus. Conscient de la situation de la commune de Malanville, en termes d’insécurité alimentaire et nutritionnelle, puis de vulnérabilité aux catastrophes naturelles, le Programme alimentaire mondial (Pam) était au chevet de ses populations dans l’après-midi du lundi 21 juin dernier à Sakawan-Zénon. Sa délégation conduite par Guy Mesmin Adoua, leur a distribué des vivres. Ce geste qui vise à appuyer les populations victimes des inondations de 2020, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Résilience Covid Borgou et Alibori (Recoba), dans son volet relatif à l’assistance alimentaire et nutritionnelle. Les ménages bénéficiaires ont été ciblés, suite à une enquête effectuée en décembre 2020. Ainsi, le Pam a pu ressortir 14 villages vulnérables à Malanville. Dans chacun d’eux, un ciblage communautaire a été fait avec les populations elles-mêmes, à travers la mise en place des comités. A l’arrivée, 1 197 ménages de 8 villages dans les arrondissements de Garou, Madécali et Toumboutou bénéficient de 241 tonnes de vivres, soit une ration de 168,75 kg de maïs, 22,5 kg de niébé, 10,25 l d’huile et 1,8 kg de sel pour 75 jours. Par contre, 1 000 ménages de 6 villages de l’arrondissement de Guéné bénéficieront, quant à eux, de transferts d’argent pour un montant équivalent à la ration citée ci-dessus. Enfin, 2 255 ménages ayant des enfants de 6 à 23 mois bénéficieront chacun d’un transfert d’argent de 10 000 F Cfa par mois, pendant deux mois. Ce sera pour produire de la farine enrichie à leurs enfants. Au nom des membres de son Conseil communal, le maire Guidami Gado a exprimé sa gratitude au Pam, pour son geste humanitaire. Selon lui, il est intervenu au moment indiqué, pendant que les prix des denrées ne cessent d'augmenter. En dehors de Malanville, la commune de Karimama est également concernée dans l’Alibori. Ce sont 11 de ses villages que le Pam a ciblés. Société 23 juin 2021


Raymond Zounmatoun, directeur des normes et de la statistique du Travail: « L’exploitation économique des enfants est plus qu’un crime »
L’année 2021 porte des actes forts en faveur de la lutte contre l’exploitation économique des enfants au Bénin. Raymond Zounmatoun, directeur des normes et de la statistique du Travail, à la direction générale du Travail, se veut formel sur l’échéance. Selon lui, la tolérance a longtemps privé la cible de ses droits. Il est temps d’agir. La Nation : Ces quatre dernières années, le nombre d’enfants, victimes du travail des enfants a augmenté de 8,4 millions dans le monde, selon une étude de l’Unicef et de l’Organisation internationale du Travail (Oit). Comment comprendre cette hausse, alors que les acteurs maintiennent la veille permanente contre le phénomène ? Raymond Zounmatoun : Votre préoccupation fait l’objet d’une attention particulière en ce moment dans le milieu des acteurs de protection des enfants. La dernière évaluation de la situation des enfants au travail dans le monde, a démontré que nous avons enregistré un chiffre de près de neuf millions d’enfants de plus que la situation qui prévalait il y a quelques années, soit au total 160 millions contre 152 millions, du fait des effets conjugués de certains facteurs, notamment la Covid-19. Cette pandémie a surpris le monde entier. Ses effets socioéconomiques ont beaucoup affecté les familles. Or, le développement des capacités de l’enfant repose sur les conditions de vie familiale. La pandémie a beaucoup affecté les revenus de certaines familles. Tout ceci s’est répercuté sur les enfants, d’où le nombre élevé d’enfants victimes d’exploitation économique. Nous n’avons pas fini de gérer les conséquences. Cela porte en perspective les risques d’une augmentation plus accentuée du phénomène. Selon les prévisions, neuf millions d’enfants supplémentaires seront encore contraints aux travaux forcés d’ici à fin 2022, afin d’aider leurs parents à supporter les charges familiales. Comment le Bénin compte-t-il s’y prendre pour en épargner les siens ? Le Bénin a fait beaucoup d’efforts pour limiter les effets de la pandémie sur l’économie globale et sur les ménages. On peut souligner la création des conditions de résilience pour l’économie béninoise, l’aide directe à certaines familles, des appuis aux artisans…. Nous sommes l’un des rares pays à avoir mis en place des stratégies qui ont permis d’éviter le pire à notre population. Nous observons la présence des enfants au niveau des carrefours et des feux tricolores, vendant des masques. On ne peut ignorer que ceci a eu des conséquences sur leur situation dans notre pays. Avant d’engager des actions pertinentes sur un phénomène, il faut le maîtriser. Il est envisagé que nous fassions une étude exploratoire sur l’impact de la Covid-19 sur la situation des enfants au Bénin. Les données d’analyses vont nous servir de références pour agir. Le projet des cantines scolaires est déjà une alternative au maintien des enfants à l’école. L’Oit et l’Unicef estiment que pour la première fois en 20 ans, la tendance pour mettre fin au travail des enfants a été inversée. Où peut-on situer le Bénin lorsque nous tenons compte de cette tendance ? Le Bénin est très engagé dans le processus d’élimination effective du travail des enfants à l’horizon 2025. L’année 2021 marque la première année du quinquennat qui va nous conduire à cette échéance. Les stratégies que nous mettons en œuvre permettent d’espérer que nous serons au rendez-vous. Depuis 20 ans, la situation est maîtrisée dans certaines régions du monde. L’Afrique subsaharienne continue d’être la zone à forte prévalence du travail des enfants dans le monde. Le Bénin se situe dans le cercle des pays qui font des efforts. Comment peut-on mesurer ces efforts ? En 2014, nous étions à 52,5 % soit plus d’un enfant sur deux. Selon les résultats de l’Enquête démographique et de la Santé, entre 2017 et 2018, nous étions à 33 %. Si nous maintenons cette tendance et en gérant au mieux les effets de la Covid-19, nous serons à un niveau acceptable à l’échéance fixée. Il est évident que parvenir à un niveau zéro du travail des enfants est un défi important. L’inquiétude des deux institutions se fonde sur l’augmentation du nombre d’enfants de 5 à 11 ans et ceux de 5 à 17 ans soumis à des travaux dangereux. Qu’est-ce qui est envisagé en faveur de ces enfants, en collaboration avec les communautés rurales, étant donné que le phénomène trouve sa source dans ces milieux ? Nous mettons l’accent sur la mobilisation sociale sur le terrain à travers les appels à la prise de conscience, la communication pour le développement et la mise en place des comités de veille au sein desquels, les acteurs à la base sont chargés d’assurer eux-mêmes, la veille. Cette stratégie commence par produire des résultats. Les centres de promotion sociale ne sont pas toujours connus comme des services auxquels, il faut se référer en cas d’abus sur les enfants. Qu’est ce qui est disponible en termes de couverture sociale au profit des enfants ? En termes de protection sociale, nous avons mis en place le paquet minimum de protection de l’enfant. Il s’agit d’un ensemble de services offerts à l’enfant lorsqu’il se trouve dans une situation de vulnérabilité. Sa situation est prise en charge en termes de réintégration, de protection sociale, d’offre de services élémentaires de base (kits scolaires, prise en charge de l’alimentation, vêtements, soins de santé, suivi). La prise en charge de l’alimentation des enfants vulnérables diffère-t-elle des cantines scolaires ? Les cantines scolaires se développent directement dans les écoles. Il y a des disponibilités pour résoudre les problèmes d’alimentation au niveau des Cps. Ces services sont gratuits au niveau desdits centres. Il y a donc de quoi se réjouir en ce qui concerne la lutte contre l’exploitation économique des enfants ? L’exploitation économique des enfants est plus qu’un crime. Lorsqu’un enfant se retrouve dans cette situation, c’est non seulement son passé, mais aussi son présent et son avenir qui sont volés par celui qui l’exploite. Des enfants se retrouvent dans des situations où la charge à laquelle ils sont soumis les écrase. Ces situations les conduisent parfois à la mort. La traite des enfants compromet la vie des victimes, de la communauté et de la Nation. Dans leur aspect pénal, les textes qui régissent la situation des enfants prévoient des peines très dures contre les auteurs. Mais les règlements à l’amiable contournent souvent ces dispositions… Dans le cadre des actions du Comité directeur national de lutte contre le travail des enfants au Bénin, les acteurs de protection seront intransigeants sur l’application rigoureuse des textes à partir de cette année. L’Etat et ses acteurs s’emploieront désormais à porter devant la justice, les auteurs et les co auteurs de ces actes. Pendant longtemps, nous avons essayé d’être tolérants. Nous avons décidé de mettre fin à l’impunité à partir de 2021. Société 23 juin 2021


Bilan à mi-parcours du programme Mca-Bénin II: Un taux d’exécution physique de 49 %
48,95 %, c’est le taux de réalisation physique du deuxième compact du Millennium Challenge Account pour le Bénin (Mca-Bénin II), après quatre années de mise en œuvre. Une conférence de presse a été consacrée, ce mardi 22 juin à Cotonou, au bilan des quatre projets composant ce programme dédié à l’accès à l’électricité en quantité et en qualité. Le programme du Millennium Challenge Account pour le Bénin (Mca-Bénin II) est en bonne voie pour atteindre son objectif de développement à terme, celui d’assurer une disponibilité de l’énergie électrique efficace et fiable pour une croissance économique forte et durable au Bénin. Gabriel Dégbègni, coordonnateur national du Mca-Bénin II, en a donné l’assurance, ce mardi 22 juin à Cotonou, à la faveur d’une conférence de presse coanimée avec Christopher Broughton, directeur résident du Millennium Challenge Corporation (Mcc) au Bénin. A l’entame de la rencontre avec la presse, ce dernier est revenu sur les faits marquants au cours de la quatrième année perturbée quelque peu par la pandémie de Covid-19. En dépit de la crise sanitaire et économique, le programme a enregistré l’installation des nouvelles lignes électriques devant desservir Cotonou, Parakou, Djougou et Natitingou et la réhabilitation des lignes dans les départements du Borgou, de la Donga, de l’Atacora et des Collines. M. Broughton salue également la construction de nouveaux postes électriques à Cotonou, la réhabilitation, l’extension et la modernisation des postes existants à Cotonou, Maria-Gléta (Abomey-Calavi), Bohicon, Parakou, Djougou et Natitingou. L’installation des équipements informatiques et de la télécommunication au Centre national de contrôle de la distribution (Dispatching) est en cours. La vente des kits solaires a débuté dans le cadre de la Facilité d’énergie propre hors-réseau (Ocef) avec plus de 6000 nouveaux clients. A cela s’ajoutent la mise en œuvre effective de la réforme tarifaire et la signature de huit accords de cofinancement des projets mini-réseau ayant la possibilité de lever plus de 36 millions de dollars d’investissement privé pour l’électrification hors réseau au bénéfice de 330 000 Béninois. Ces actions portent à 48,95 % le taux d’avancement physique du programme pour des engagements financiers cumulés de 89,62 % pour l’ensemble des quatre projets du compact, renchérit le coordonnateur national du programme.
Bilan par projets
Le projet « Réformes des politiques et renforcement institutionnel » dédié à l’accompagnement de l’Autorité de régulation de l’électricité, de la Société béninoise d'énergie électrique (Sbee) et du gouvernement dans le secteur, connaît un avancement physique de 57,49 % pour des ressources engagées à hauteur de 83,67 % au 31 mai 2021. Le projet « Production d’électricité » est réalisé physiquement à 32,78 % pour 48,17 % d’engagements cumulés à la même date. Le processus de sélection des producteurs indépendants d’électricité est avancé pour la construction de quatre centrales solaires photovoltaïques d’une puissance totale de 50 MW à Parakou, Bohicon, Djougou et Natitingou, informe M. Dégbègni. Pour ce qui est du projet « Distribution d’électricité », le bilan affiche 71,01 % d’avancement physique pour 91,66 % d’engagements cumulés. Il prend en compte la modernisation du réseau de distribution, la réduction des pertes et des coupures d’électricité et l’amélioration de la fiabilité et la sécurité du réseau. La plupart des équipements prévus sont déjà acquis, selon le coordonnateur. Le projet « Accès à l’électricité hors réseau » est réalisé à un taux d’avancement physique de 20,14 % pour 95,61 % d’engagements cumulés. Les taux faibles d’exécution physique qui laissent perplexes quant à l’atteinte des résultats escomptés, n’inquiètent guère le coordonnateur du programme. Sur les douze prochains mois, assure Gabriel Dégbègni, les travaux de construction des lignes et des postes électriques et du centre de Dispatching seront finalisés. De même, l’accès à l’électricité hors-réseau de 127 localités, la mise en place d’un laboratoire d’essai des réfrigérateurs, le renforcement du laboratoire d’essai des lampes de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) seront achevés. Tous les investissements prévus seront faits et permettront de multiplier par cinq la capacité des services du réseau électrique du Bénin pour satisfaire les demandes en énergie, en passant d’une capacité actuelle de 250 MW à 1200 MW, a laissé entendre Gabriel Dégbègni? Performances environnementale et sociale « A ce jour, nous avons plus de 4 000 personnes compensées et permis à environ 3000 personnes d’obtenir un certificat d’identification personnelle ; et pour chaque arbre abattu dans l’emprise du projet, le programme a planté trois autres », indique Gabriel Dégbègni, coordonnateur du Mca-Bénin II, évoquant la performance environnementale et sociale du programme. Entre autres, une centaine de cocotiers ont été mis en terre à Cotonou, souligne-t-il, dans le cadre du compact qui intègre également le genre et l’inclusion sociale. Toutes les actions menées dans le cadre du compact contribueront à améliorer les conditions de vie des populations béninoises à travers la disponibilité d’une énergie fiable, de bonne qualité et en quantité, espère le directeur résident de Mcc au Bénin. Le nombre de bénéficiaires ciblés est estimé à 10 600 000 sur une période de vingt ans. A travers ce programme de cinq ans (2017-2022) doté d’un budget de 403 millions de dollars, soit environ 222 milliards F Cfa, rappelle M. Broughton, le but du peuple américain est de réduire la pauvreté par la croissance économique. Le gouvernement du Bénin y contribue à hauteur de 28 millions de dollars, soit environ 15 milliards F Cfa?  
Actualités 23 juin 2021


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