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Nouvelles

Renforcement des ressources humaines de la Santé: 1400 autres recrues attendues
Conformément à la volonté du gouvernement de réhabiliter le système national de santé, 1600 agents ont été récemment recrutés au profit des structures sanitaires publiques. Mais ce n’est pas tout car le gouvernement a annoncé vouloir atteindre un effectif de 3000 agents à répartir dans les hôpitaux sur l’ensemble du territoire national. Après les 1600 agents recrutés au profit du ministère de la Santé, une seconde vague est encore attendue d’ici quelques mois. L’objectif étant de renforcer les ressources humaines dans le secteur de la Santé. Toute chose permettant de combler le déficit en personnel noté dans plusieurs structures sanitaires du pays. « Le gouvernement va encore lancer d’ici deux ans un autre recrutement de 1400 agents de santé afin d’atteindre l’effectif des 3000 agents annoncés. Aujourd’hui, nous avons un déséquilibre en termes de répartition », a fait savoir le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin, samedi 15 mai dernier, après le lancement des épreuves du concours de recrutement des 1600 agents. L’autorité ministérielle explique que les villes sont beaucoup plus achalandées que les zones rurales. Ce que l’Exécutif béninois s’emploie à corriger. Fin décembre dernier, à la faveur de son discours à la nation, le chef de l’Etat, Patrice Talon, avait déjà annoncé les couleurs devant le Parlement, s’agissant du renforcement du système sanitaire. « Au plan sanitaire, notre indice de satisfaction demeure faible, même si le personnel dédié est désormais plus disponible. Il nous faudra encore patienter quelques temps pour constater les effets de nos efforts. La dynamique et les investissements en cours permettront sous peu d’offrir à chacun de nous, y compris les plus démunis, une prise en charge sanitaire convenable », a-t-il promis. Quelques mois plus tard, le dimanche 23 mai dernier, lors de son investiture, à Porto-Novo, Patrice Talon réaffirme sa détermination à relever le système de santé du pays. « Nous avons affiché notre ferme volonté de relever tous les défis qui se posent à nous: qu’il s’agisse (…) de mettre en place les infrastructures de base indispensables au développement socio-économique ou encore de reconstruire (…) notre système de santé », a insisté le premier magistrat béninois. Après le recrutement des 3000 agents, le gouvernement va veiller à la répartition équitable des ressources humaines au niveau de tous les départements sur toute l’étendue du territoire national, assure le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Et ces agents seront déployés dans les centres de santé pour contribuer à garantir la disponibilité des services publics de la Santé aux Béninois. Ce renforcement des effectifs est l’une des mesures prises par l’Exécutif béninois pour réhabiliter le système de santé béninois, rappelle le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, lors d’une émission spéciale sur les antennes de la Télévision nationale. Cela devrait également contribuer aux actions hautement sociales prévues au cours du présent quinquennat. Santé 18 juin 2021


Fonctionnement du microcrédit Alafia: Des centres de promotion sociale s’approprient le mécanisme
Les chefs des centres de promotion sociale (Cps) des départements du Nord et des Collines prennent part, depuis ce jeudi 17 juin à Parakou, à un atelier de formation sur le mécanisme de fonctionnement du microcrédit Alafia. Pour une meilleure efficacité sur le terrain, ils seront également aguerris sur d’autres concepts relatifs à la microfinance. Les centres de promotion sociale (Cps) ont un important rôle à jouer dans la promotion de la microfinance. Pour leur permettre de mieux l’assumer, leurs responsables dans les départements du Nord et des Collines renforcent leurs capacités sur le mécanisme de fonctionnement du microcrédit Alafia. C’est à la faveur d’une session de formation qui a commencé, hier jeudi 17 juin à Parakou, et qui prend fin ce jour. Procédant au lancement de la formation, le secrétaire général du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, Pascal Wélé Idrissou Sam, a précisé qu’elle est la deuxième phase d’un processus de renforcement des capacités initié depuis novembre 2020 au profit des directions départementales et de leurs structures opérationnelles. La première phase organisée à l’intention des directeurs départementaux en personne a révélé, soutient-il, la nécessité de combler le gap d’informations entre les structures centrales et les services déconcentrés en vue d’une amélioration efficace des actions du ministère. La présente formation vise, informe-t-il, à aider les participants à comprendre les concepts fondamentaux de la microfinance et de la finance inclusive. Il s’agira également de leur faire connaître le microcrédit Alafia, puis de leur faciliter l’appropriation des attributions de leur ministère de tutelle, spécifiquement dans le secteur de la microfinance, ainsi que les rôles complémentaires des autres acteurs dudit secteur. Ils auront à se familiariser davantage avec les axes d’intervention du Fonds national de la microfinance (Fnm). Le directeur général du Fnm, Abdou Rafiou Bello, a souhaité que cette session d’échanges soit le point de départ d’une longue collaboration dans ce type d’évènement. Selon lui, bien que les participants soient déjà très impliqués dans les affaires sociales, il est nécessaire de leur donner des rudiments sur la microfinance qui répond à une démarche et à des concepts. En effet, les agents des Cps sont les acteurs de premier niveau parlant de la prise en charge des préoccupations des populations. A ce titre leur responsabilité est grande dans la réussite des activités du ministère en général et du microcrédit Alafia, en particulier. Le microcrédit Alafia a été lancé le 27 octobre 2020 par le gouvernement. Sur le plan social c’est son programme pour soutenir les couches les plus démunies, à travers des crédits de petits montants. Economie 18 juin 2021


Secteur minier: Le document de politique et stratégie de développement en validation
D’une contribution marginale à l’économie nationale, le secteur minier est appelé à devenir un pilier pour la mobilisation des ressources au service du développement. Le ministère de l’Eau et des mines y travaille. L’atelier de validation du document de politique et de stratégie de développement du secteur minier qu’il organise à cet effet depuis 48 heures, prend fin ce jour. Le Bénin a procédé il y a peu à la relecture de son Code minier, avec pour objectif de le rendre plus attrayant et performant en vue de faciliter la promotion des ressources géologiques et minières du sous-sol et doter le pays d’infrastructures adéquates. La vision du ministère, selon Agnidé Emmanuel Lawin, directeur de cabinet du ministre, c’est de faire en sorte que le potentiel du pays soit valorisé et exploité. Le développement économique et social du Bénin passe également par son secteur minier, expliquait-il, à l’ouverture des travaux de l’atelier consacré à la validation du document de politique et de stratégie de développement du secteur minier. Document dont l’importance est relevée par le directeur général des Mines, Kanon Basile Adjo. C’est dans cette optique qu’il inscrit les importantes initiatives du ministre ces derniers mois pour améliorer la performance du secteur minier et accroitre sa contribution à l’économie nationale. Objet d’une plus grande attention, le secteur minier est capable de soutenir durablement le développement. Il faut donc réfléchir et même travailler pour améliorer et accroitre la contribution du secteur au développement du pays. En cela, Kanon Basile Adjo se réjouit de la tenue de cette rencontre porteuse d’espoir et présageant d’un décollage du secteur minier. Ses attentes et vœux seront repris par Agnidé Emmanuel Lawin pour qui, « pour accompagner le gouvernement, il est nécessaire d’engager des réformes qui déboucheraient sur la modernisation du secteur, l’attraction des investissements directs nationaux et étrangers dans le secteur et l’optimisation de la contribution du secteur au développement social et économique ». L’interprétation des données géologiques acquises, il y a quelques années, et l’organisation de travaux complémentaires, l’étude des filières prioritaires sur lesquelles les efforts seront concentrés pour améliorer la contribution du secteur minier au Produit intérieur brut (Pib), le renforcement des capacités techniques des structures animant le secteur par l’acquisition des équipements pour des travaux de prospection minière et le suivi des activités minières constituent autant d’actions engagées et à engager pour permettre au secteur de combler les attentes de développement. La tenue de cet atelier permettra la mise à disposition du secteur d’un document de guide et d’orientation des actions à mener pour une meilleure contribution du secteur au Pib.
Un potentiel non négligeable
Le directeur de cabinet du ministre des Mines se veut rassurant que le secteur des mines représente de par ses potentialités, un des leviers de développement du pays. Malgré le contexte et un potentiel non négligeable, le secteur ne contribue que de façon marginale au développement du territoire, indique-t-il. Pour révéler le secteur, il penche surtout pour le modèle de développement basé sur le partenariat public-privé souhaité dans maints domaines par le chef de l’Etat. « Le secteur veut participer au développement économique et l’élaboration d’un document de politique et de stratégie quinquennal de développement » en est un des plus grands indicateurs, relève-t-il. Autre élément important, selon lui, l’approche participative qui requiert une large concertation des acteurs concernés pour en arriver à un outil permanent. « Cet atelier représente une opportunité à saisir pour harmoniser les points de vue avec les meilleures pratiques internationales en prenant en compte les expériences pays de la sous-région pour l’attraction des sociétés minières en vue d’asseoir une croissance économique durable », assure aussi Agnidé Emmanuel Lawin. Le Bénin dispose en effet d’un potentiel minier non négligeable mais très peu valorisé. Les données géologiques et minières confirment l’existence de gisements et d’indices intéressants. Agnidé Emmanuel Lawin cite pêle-mêle, les gisements d’or de Perma, les gisements de fer de Loumbou-Loumbou, le marbre d’Idadjo, de Montéwo, les granites de Gobada et Parakou, le kaolin de Kétou, les phosphates de la Mékrou et autres. « Les ruées ces derniers temps vers des sites d’orpaillage dans l’Alibori et le Borgou confirment le potentiel des sous-sols de notre pays qui doit être révélé par des recherches approfondies », soutient-il. Leur mise en valeur augmentera à coup sûr les investissements dans notre pays et contribuera de façon indéniable à la croissance économique et la création de milliers d’emplois.
Société 18 juin 2021


Relance post-Covid-19 dans l’Uemoa: Une croissance de 3,2 % au premier trimestre 2021
Le taux de croissance du produit intérieur brut (Pib) pour l’ensemble des huit Etats de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ressort à 3,2 % au premier trimestre 2021, en rythme annuel, après 1,8 % au trimestre précédent. Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l’Ouest (Bceao) a relevé ce « raffermissement de la reprise de l’activité économique » dans l’Union, à la faveur de sa deuxième réunion ordinaire au titre de l'année 2021 tenue le 9 juin dernier par visioconférence. Selon le communiqué de presse ayant sanctionné les travaux, cette évolution a été portée par l’ensemble des secteurs d’activité, consécutivement au regain de vigueur de la demande intérieure. Au cours des trois premiers mois de cette année, l'exécution des opérations financières s’est soldée, en référence à la même période de l’année précédente, par une atténuation du déficit budgétaire global, base engagements, dons compris, ressortant à 2,9 % du Pib contre 4,5 % un an plus tôt. Et le Cpm/Bceao de préciser que « Cette évolution résulte d’un accroissement des recettes et dons plus important que celui des dépenses publiques ». Sur le plan monétaire, les conditions financières sont restées « favorables » et la masse monétaire a connu une croissance, en rythme annuel, de 21,5 % contre 16,5 % un trimestre plus tôt, grâce à la hausse combinée des créances intérieures et des actifs extérieurs nets. En perspective, le taux de croissance de l’Union est attendu à 5,6 % en 2021, après la forte baisse notée en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19. La consolidation de la reprise de l’activité économique notée au premier trimestre sera tributaire d’une bonne exécution des plans de relance, du maintien des mesures de soutien budgétaire et monétaire ainsi que d’une amélioration de la situation sécuritaire, indique le Comité. Au-delà de la reprise, il est impérieux d’infléchir les tensions inflationnistes qui s’observent ces derniers mois dans les pays de l’Union. Le taux d’inflation est ressorti à 2,2 % au premier trimestre 2021. A l’horizon de vingt-quatre mois, soit à fin mars 2023, le taux d’inflation devrait se situer à 1,9 %, projette la Bceao. Pour ce faire, la Banque centrale devra renforcer sa politique monétaire en vue d’assurer la stabilité des prix, tout en soutenant le retour à la croissance forte d’avant la crise sanitaire et économique?   Société 18 juin 2021


Droits et devoirs du consommateur et gestion des litiges: Hommes des médias et autres acteurs outillés
Les associations de consommateurs ont organisé à l’intention des hommes des médias et de droit et des consommateurs une formation sur « Droits et devoirs du consommateur et gestion des litiges». C’était hier mercredi 16 juin 2021 en mode présentiel à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin à Cotonou et simultanément par visioconférence à Parakou. Les hommes des médias et de droit et des consommateurs ont été entretenus sur le thème « Droits et devoirs du consommateur et gestion des litiges » en présentiel à Cotonou et en ligne à Parakou. Ouvrant la formation, Amzat Bissiriou Salami, secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, fait savoir que la protection du consommateur est au cœur de toute transaction entre entreprises et consommateurs. Selon lui, au regard de la libéralisation du commerce et de la recherche effrénée du profit par les opérateurs économiques, s’impose la nécessité de fixer des règles visant à protéger les intérêts du consommateur et son bien-être. Cela se justifie, insiste-t-il, par sa position précaire du double point de vue économique et de son pouvoir de négociation. « Le consommateur doit jouir du droit d’obtenir les produits qui ne présentent pas de risques pour sa santé ni pour sa sécurité », relève-t-il. Pourtant, des dispositions existent et doivent être respectées. En matière de protection des intérêts du consommateur, mentionne Amzat Bissiriou Salami, les Nations Unies, voire l’Etat ont défini certains principes devant régir les pratiques commerciales entre les entreprises et les consommateurs. Globalement, les entreprises doivent être honnêtes et loyaux envers les consommateurs, s’abstenir de recourir à des pratiques commerciales contraires à l’éthique, discriminatoires. Elles devraient aussi informer suffisamment le consommateur sur le bien ou le service qu’elles offrent. Et surtout, poursuit-il, elles doivent mettre à la disposition du consommateur des mécanismes d’examen des plaintes qui garantissent un règlement équitable, transparent, accessible et peu coûteux. Mais pour que les entreprises soient contraintes de respecter ces principes, il faut que le consommateur lui-même prenne conscience de ses droits et devoirs. C’est pour atteindre cet objectif que la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a apporté son appui pour l’organisation de cet atelier. Chaque catégorie d’acteurs a son rôle à jouer dans la protection du consommateur. L’Etat, à travers ses divers instruments d’intervention, se porte en garant actif et effectif de la protection du consommateur. A cet effet, il veille à la protection efficace du consommateur sans entraver les entreprises dans leur liberté de produire et celle des consommateurs d’opérer leur choix. Quant aux hommes des médias, ils sont dans un rôle d’alerte en matière de protection des consommateurs et les hommes de droit règlent les litiges nés des transactions entre entreprises et consommateurs. Enfin, les associations de consommateurs ont principalement, selon le secrétaire général du Mic, un rôle d’information, d’assistance et de soutien aux consommateurs. A l’issue de la phase protocolaire, les participants ont suivi une communication sur les droits et devoirs du consommateur présentée par Valentin Vidjannagni V. Kpapo, magistrat au tribunal de commerce du Bénin. Par Alain ALLABI Actualités 17 juin 2021


Hausse des prix des produits de grande consommation: Le gouvernement réagit
Le gouvernement n’est pas insensible à la hausse de prix que connaissent certains produits de grande consommation depuis quelques jours. Le Conseil des ministres du mercredi 16 juin s’y est penché. Des mesures ont été prises et d’autres sont projetées. Plusieurs produits de grande consommation connaissent des augmentations de prix sur le marché national depuis quelques jours. Le gouvernement s’est senti interpelé par la question et s’y est penché au cours de sa réunion hebdomadaire du mercredi 16 juin. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et celui en charge de l’Industrie et du Commerce ont fait au gouvernement, un compte rendu relatif à la hausse des prix des produits de consommation courante sur les marchés. « Il en ressort qu’aucune taxe n’a été instituée sur ces produits. Cette flambée des coûts découle, d’une part, de la faible pluviométrie observée depuis la dernière campagne agricole et, d’autre part, de l’exportation massive de la production vers les pays voisins ». Le gouvernement retient aussi que « bien que ce commerce profite à certains de nos agriculteurs, il y a lieu d’assurer la régulation des flux afin de maintenir les grands équilibres ». La situation étant préoccupante, le Conseil a donc instruit les ministres concernés, de veiller à éviter les sorties incontrôlées de produits agricoles, en attendant la prise de mesures plus spécifiques qui pourraient découler des conclusions du comité ad hoc mis sur pied à cet effet. Ces dernières années, le Bénin connaît une croissance en matière de production, aussi bien des vivriers que de l’or blanc. Plusieurs statistiques rassurent d’un bon niveau de productivité et de records sur certaines spéculations. Cela en rajoute davantage à l’inquiétude des consommateurs qui s’interrogent sur ce paradoxe. Actualités 17 juin 2021


Audience à la Cour suprême: Le préfet de l’Ouémé prend conseils auprès du président
Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou se donne toutes les garanties pour la réussite de sa mission à la tête de la préfecture de Porto-Novo. C’est dans ce cadre qu’elle a jugé utile de rencontrer le président de la Cour suprême, Victor Adossou qui l’a reçue en audience, dans l’après-midi du mardi 15 juin dernier. Pour la représentante du chef de l'Etat au niveau du département de l'Ouémé, les échanges avec son hôte lui ont permis de s’abreuver des principes de la légalité des actes en matière de décentralisation et de la gouvernance locale. En effet, selon elle, l'une des missions du préfet est le contrôle de la légalité des actes pris par les maires. « Il faut que les actes soient conformes à la loi. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de me déplacer pour rencontrer le président de la Haute juridiction afin de m'abreuver de ses conseils », précise-t-elle. Le préfet de l’Ouémé avoue avoir beaucoup appris lors de sa visite au président de la Cour suprême. Victor Dassi Adossou, confie-t-elle, l’a conseillée de prendre soin de vérifier tous les actes qui lui parviennent. Mieux, Marie Akpotrossou informe que le président de la Cour suprême lui recommande de s’assurer de la conformité de l’acte à la loi avant de se décider, si elle est amenée à prendre une décision. L’autorité préfectorale n’entend pas s’arrêter au niveau de la Cour suprême compétente en matière administrative et judiciaire. Marie Akpotrossou a prévu de faire le même exercice avec tous les autres présidents d’institutions de la République installées dans l'Ouémé afin de bénéficier aussi de leurs conseils avisés pour la réussite de sa mission. Immaculée HOUEDETE, (Stag.) Ouémé-Plateau Actualités 17 juin 2021


Session mensuelle de la Cad dans le Mono: De nouvelles réformes introduites pour plus d’efficacité
Une meilleure gestion du temps est la touche du tout nouveau préfet du Mono Dêdêgnon Bienvenu Milohin, à l’organisation de la réunion statutaire dénommée Conférence administrative départementale (Cad). Les détails sur cette réforme ont été déclinés, hier mercredi 16 juin, à la session mensuelle de la Cad à la préfecture de Lokossa. La première session de la Conférence administrative départementale (Cad) présidée, hier, par le tout nouveau préfet du Mono, Dêdêgnon Bienvenu Milohin, a été l’occasion pour lui de décliner sa vision de l’organisation de cette activité statutaire. Celle-ci se résume en une meilleure gestion du temps de travail afin que la réunion mensuelle soit plus efficace. La ponctualité des membres et la révision de la méthode de travail constituent les piliers de la nouvelle vision. Sur le principe de la ponctualité, le préfet n’entend pas faire de concession. Les retardataires à la session réunie, hier, au siège de la préfecture de Lokossa en ont eu pour leur compte en matière de mise en garde. « Il n’est pas normal que nous qui décidons du développement nous puissions venir en retard », a prévenu le préfet d’un ton ferme. Outre la ponctualité, l’autorité préfectorale a également le souci de conduire efficacement les travaux dans un « temps court ». Dans ce cadre, l’ancienne pratique récurrente des échanges sur la forme et le fond du compte rendu de la session précédente est appelée à se moderniser. « Nous avons décidé qu’à partir de la prochaine Cad, le point relatif à l’adoption des comptes rendus soit simplement consacré à la validation pendant qu’en amont, les uns et les autres ont eu le compte rendu et transmis leurs observations en version électronique. Ce que le secrétariat aurait déjà intégré », explique le préfet. Les membres de la Cad du Mono ont été également informés que d’autres réformes interviendront dans le temps. « Progressivement, nous allons améliorer davantage de sorte que cette rencontre soit millimétrée. Nous ne viendrons débattre que de l’essentiel dans un temps court », projette Bienvenu Milohin. « De toute évidence, insiste-t-il, au fur et à mesure des expériences, nous allons corriger de sorte que chacun puisse prendre le pli ».
Préoccupations débattues
Des préoccupations débattues à la session, l’état de mise en œuvre du programme de réalisation du Circuit touristique intercommunal dans le Mono (Cirtoum) et celui du Programme d’adaptation des villes au changement climatique (Pavicc) qui impacte Comé au nombre des quatre communes pilotes ont retenu l’attention. Le programme Cirtoum vise à booster le développement économique du département à travers la valorisation de douze sites touristiques à raison de deux par commune. Il est mis en œuvre conjointement par le Groupement intercommunal du Mono et les collectivités locales sur financement de l’Union européenne. Mais sur les six communes du département, Grand-Popo et Comé notamment sont à la traine dans la consommation des fonds mis à disposition. Une tendance que le préfet va essayer de renverser à la faveur d’une séance de travail qu’il projette d’organiser avec les parties prenantes. Le programme arrive à terme en octobre prochain.
Société 17 juin 2021


Contribution au rayonnement de l’Institut français: L’ambassade de France honore Sylvain Flanda
Agent de l’Institut français, Sylvain Flanda se voit honoré par l’ambassade de France à son départ à la retraite. Sa contribution au rayonnement de cet établissement dédié à la promotion du dialogue des cultures et des échanges artistiques entre la France et le Bénin, pendant 24 ans, lui vaut ce mérite. Sylvain Flanda laisse pour l’Institut français du Bénin le souvenir d’un agent modèle dont les nouvelles générations de travailleurs devront s’inspirer pour les valeurs humaines et professionnelles qu’il a incarnées pendant ses 24 années de service. Pour Marc Vizir, ambassadeur de France au Bénin, l’ambassade s’honore de lui décerner la médaille d’honneur du travail, une distinction qu’il juge pleine de symbole. « Elle récompense certes votre ancienneté mais surtout la grande qualité des services que vous avez rendus à notre établissement dédié à la promotion du dialogue des cultures et des échanges artistiques entre la France et le Bénin. Pendant ces 24 années, vous avez fait montre d’un dévouement et d’un professionnalisme sans faille, au service de la France, au Bénin. De vous, vos collègues retiennent l’image d’un homme courtois, loyal, toujours à l’écoute, dont la sagesse inspirait et accompagnait chacun », a témoigné l’ambassadeur à l’endroit de l’intéressé, le 3 mars dernier, à l’occasion de la remise de la médaille d’honneur du travail consacrant son parcours au sein du Centre culturel français du Bénin devenu Institut français du Bénin. Sylvain Flanda demeure, à en croire Marc Vizy, une figure de cet établissement qu’il a marqué et restera le témoin privilégié de sa trajectoire, de la fin des années 90, date de son recrutement aux années 2020, date de son départ à la retraite. Un bel hommage que ce dernier reçoit avec toute la modestie qui le caractérise. Pour lui, témoignage doit, avant tout, être rendu au créateur qui lui a permis durant ces années de servir aux côtés d’autres agents avec tout le dévouement et l’exigence que requiert la fonction qu’il a occupée. A tous ceux qu’il a côtoyés pendant sa carrière il a réitéré sa reconnaissance et appelé les uns et les autres au sens du service bien fait. Il dit partir à la retraite avec le sentiment du devoir accompli. Culture 17 juin 2021


Réflexion: Et si le Bénin était devenu « le Meilleur » en gouvernance économique en Afrique ?
« Nous n'avons jamais vu l'économie mondiale s'arrêter net. C'est bien pire que la crise de 2008.» En pleine crise du coronavirus, alors que près de la moitié de la population mondiale était confinée, le Fonds monétaire international (Fmi) n'a pas hésité à employer des superlatifs pour caractériser l'arrêt de l'économie planétaire, qui affecte l'offre et la demande. De nombreux pays ont en effet multiplié les mesures (chômage partiel, aides diverses pour les entreprises…) pour soutenir les capacités de production nationales. Mesures qui viendront grever leur budget, dans un contexte post-crise financière de 2008 où les croissances peinent à repartir et l'endettement public continue de se creuser de manière inquiétante.
Le Bénin, un exemple de gouvernance économique
Alors que des pays comme la France instauraient un confinement généralisé compte tenu de leur contexte sanitaire et de leur structure économique (diverses aides aux entreprises) – 100 milliards d’euros pour le financement de l’économie – le Bénin a été le premier pays africain à prendre en compte le caractère informel de sa microéconomie et sa mésoéconomie, en proposant un cordon sanitaire géographique au lieu d’un confinement global. Ce coup de génie et cette décision pragmatique témoignent de la clairvoyance du leadership béninois. De fait, en dépit des chocs exogènes dus à la pandémie, le Bénin affiche une croissance économique de 2,3 % en 2020, une prévision de croissance de 4,8 en 2021 et 6,5 % en 2022, selon la Banque africaine de développement. En outre, notre pays donne en ce début d’année 2021, Post Covid, le signal d’un des pays les mieux gouvernés économiquement, selon le Fonds monétaire International, en émettant un milliard d’euros sur le marché international de la dette. Cette opération avec un record de maturité a été réalisée en deux tranches : la première concerne un montant de 700 millions d’euros assortis d’un taux d’intérêt de 4,8 % pour une maturité de 11 ans, tandis que la seconde porte sur 300 millions d’euros assortis d’un taux d’intérêt de 6,8 % pour une maturité de 31 ans.
Un Guichet unique du financement des projets pour l’avenir
Avant la crise de la Covid-19, l’Afrique accusait déjà un déficit de financement d’infrastructures de 108 milliards de dollars par an. La pandémie a provoqué une autre urgence puisqu’à ce jour, elle a fait perdre à l’Afrique 173 à 237 milliards de dollars de Pib. Le président de la Bad, Dr Akinwumi A. Adesina, estime en revanche à 2 300 milliards de dollars la valeur des engagements des banques publiques de développement à 2030, dans le cadre des programmes Odd. Une proposition concrète en faveur d’un financement adapté aux réalités du 21e siècle serait donc de mutualiser une partie de ces ressources, en créant un fonds basé en Afrique et réunissant les contributions de l’ensemble des bailleurs du continent. Il s’agirait en quelque sorte d’un «guichet unique» qui financerait des projets aussi bien publics que privés, pour partie en investissement et pour partie en garantie, afin d’inciter l'investissement privé. Voilà une solution concrète qui permettra aux pays africains dont le Bénin, de relever les défis tels que : la mise en place des infrastructures, la lutte contre le réchauffement climatique, la conservation de la biodiversité et qui favorisera l’autonomie financière des jeunes et des femmes. Par Khaled IGUÉ Economiste béninois, Banquier d’affaires, Associé en charge de l’Afrique chez B&A Investment Bankers et auteur du livre «l’Heure de l’Afrique ».
Société 16 juin 2021


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