La Nation Bénin...



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Nouvelles

Débordement du fleuve Mono: Le préfet Milohin exprime sa compassion à Guézin
Victimes d’inondation depuis quelques jours, les populations de Guézin dans la commune de Comé, appellent au secours. Lundi 14 juin dernier, le préfet Bienvenu Milohin leur a exprimé sa compassion. Profitant du lancement du Bepc, le préfet et ses proches collaborateurs ont constaté l’ampleur de la situation induite par le débordement du fleuve Mono de son lit. La douzaine de villages de l’arrondissement d’Agatogbo et les huit de Ouèdèmè-Pedah sont les plus touchés par la montée des eaux, au dire du maire de la commune, Bernard Adanhokpe, et des élus locaux. Des voies de circulation, des établissements scolaires et bien d’autres infrastructures communautaires sont inondés, fait savoir le maire, parlant des dégâts. Face à l’ampleur de la situation, les communautés lacustres de Guézin et des environs ne savent plus à quel saint se vouer. «Nous sommes obligés de déployer des pirogues pour faciliter le déplacement des populations dans les deux arrondissements», appuie le maire. Au niveau de Guézin, la scène des enfants pataugeant dans l’eau qui a recouvert la principale voie traversant le village et celle d’autres populations obligées de rallier leurs habitations à l’aide de pirogue en disent long sur la détresse. Cette situation qui affecte plusieurs localités à Grand-Popo et à Athiémé ne serait pas le fait d’une abondance de pluie au niveau du département du Mono. Le maire de Comé et ses administrés désignent plutôt la fermeture de l’embouchure dénommée la Bouche du Roy au niveau de Grand-Popo. Selon eux, l’ouverture de l’embouchure pourrait permettre de libérer leurs territoires du trop-plein d’eau fluviale qui irait ainsi se jeter dans l’Océan Atlantique. Le fleuve Mono reçoit en ce moment, selon des spécialistes, beaucoup d’eau en provenance de la partie septentrionale du Bénin. Si l’ouverture de l’embouchure est un souhait pour le maire, elle a été réclamée un peu plus énergiquement, à tour de rôle, par le chef de l’arrondissement d’Agatogbo puis le chef du village de Guézin et ses conseillers. Par rapport aux doléances exprimées par les uns et les autres et aux constats faits, le préfet a promis de rendre compte au gouvernement. «Nous avons tenu à être ici pour vous dire que votre bien-être préoccupe le gouvernement», apaise le préfet avant de promettre qu’«une solution sera rapidement trouvée». Aux habitants de Guézin venus massivement, avec à leur tête des élus, pour accueillir sa délégation, le préfet a conseillé de prendre soin des enfants et de les préserver des affres des inondations.   Environnement 16 juin 2021


Soutenu par ses entreprises membres: Eurocham agit pour l’environnement
Conscient que le reboisement a un fort impact positif sur l'environnement, Eurocham et ses entreprises membres n'ont pas voulu rester en marge de la 34e journée internationale de l'arbre célébrée le 1er juin 2021. C’est à travers la mise en terre de plants sur une superficie d’un hectare que les collaborateurs des différentes entreprises ont œuvré pour la cause de l'environnement. Le samedi 12 juin 2021, après regroupement des participants devant l'hôtel Golden Tulip, Edwige BIBILARY, la déléguée de la Chambre de commerce européenne (Eurocham) et des représentants d’entreprises membres de la Chambre ont pris départ pour un village de l'arrondissement de Tokan dans la Commune d’Abomey-Calavi. Une foule constituée de femmes en charge de la gestion quotidienne de la forêt, d’enfants et responsables de cette zone, a réservé aux membres d’Eurocham un accueil chaleureux. Le capitaine responsable des eaux et forêts de la commune d'Abomey Calavi, M. OREKAN, également coordonnateur de la forêt classée qui a accueilli la cérémonie a, après ses mots de bienvenue à la délégation, souligné que le domaine de la forêt s'étend sur plus de 50 hectares et chaque année, un exercice massif de reboisement est organisé sur toute son étendue. Cette activité, a-t-il poursuivi, est menée par les villageois eux-mêmes car la survie du village repose essentiellement sur la commercialisation des fagots de bois. Ainsi, il faut systématiquement reboiser afin de ne pas couper les arbres dans d'autres zones. Cette mise en terre de plants est donc un geste capital et primordial pour la protection de l'environnement. Après ce discours, cap a été mis sur le moment important de cette mobilisation. Dans une ambiance bon enfant, les participants ont commencé le reboisement proprement dit. Aider par les femmes du village et autres adolescents, ils ont donné vie aux jeunes plants d’acacia mis en terre sur cet espace d’un hectare. Pour sa part, le groupement de protection de cette forêt a promis de suivre ces plants afin qu'ils grandissent en toute sécurité. Très heureux de s’être rendus utiles à leur cadre de vie, c'est par des chants et danses que les participants ont achevé cette activité. Comme pour fêter la réussite de l’initiative, les membres d'Eurocham ont esquissé des pas de danse sous les rythmes locaux des femmes. Après cette belle partie, Edwige BIBILARY, déléguée d'Eurocham, s’est engagée au nom des entreprises membres de la chambre à répéter chaque année le geste pour la protection de l'environnement. Elle a également témoigné la gratitude de la Chambre aux entreprises qui se sont rendues disponibles en prenant spontanément part à cette activité. Source : Tribune Plurielle Environnement 16 juin 2021


21es négociations intergouvernementales: Priorité aux programmes de développement
La 21e session des négociations intergouvernementales bénino- allemandes s’est ouverte, le mardi 15 juin à Cotonou. Elle constitue un creuset de discussions entre les deux pays afin de faire le tour d’horizon de leur coopération et de s’entendre sur les priorités de développement. Les 21es négociations bilatérales entre le Bénin et l’Allemagne s’ouvrent sur fond d’engagement aux priorités de développement. Les deux pays, acteurs principaux de cette messe, n’ont de cesse de le marteler à la cérémonie d’ouverture officielle des assises ce mardi à Cotonou. La rencontre trace la voie aux grands chantiers de développement du Bénin et vise à donner un nouvel élan plus ambitieux au partenariat entre les deux pays. «Ces négociations permettront à nos deux parties de convenir de l’enveloppe financière à consacrer aux projets et programmes de développement dans plusieurs domaines», explique Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, chef de la délégation béninoise. Un point d’honneur est mis sur les secteurs de la bonne gouvernance, de l’eau, de l’assainissement, de la formation technique et professionnelle, de la biodiversité, de l’énergie renouvelable et de la décentralisation. Tous les détails sont pris en compte afin d’aider le Bénin à saisir toutes ses chances. « Ces négociations permettront également de définir une feuille de route des actions à entreprendre aux fins de garantir une exécution optimale des engagements pris », assure-t-il. Selon Achim Tröster, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, cette rencontre reflète la bonne santé des relations entre les deux pays : « Nous saluons la tenue de ces 21es négociations intergouvernementales qui représentent le signe fondamental de notre coopération étroite et le signe d’une longue confiance mutuelle qui dure depuis des décennies entre les deux pays ». Christoph Rauh, chef de la délégation allemande apprécie l’élan de développement du Bénin. « En mettant en œuvre une bonne partie de son programme d’action, le gouvernement a démontré d’une manière impressionnante sa profonde volonté de changement et de développement. Les améliorations concernant l’accroissement des recettes, les infrastructures, la promotion agricole, …montrent que le gouvernement béninois a modifié les paramètres pertinents pour le développement du pays ». Il salue également l’engagement du Bénin sur les questions sociales et ses efforts en faveur de la réduction des inégalités: « Seul un développement inclusif pourra aider l’ensemble de la population. Nous soutenons le Bénin pour ses mesures en adéquation avec l’amélioration des conditions de vie des populations et la bonne gouvernance ». Tout en félicitant le gouvernement pour la création de la Cour des comptes et la nomination récente de sa présidente, il l’encourage à mettre en œuvre de manière conséquente des lois, et à lutter contre la corruption et les trafics d’influence, afin de rendre opérationnelle cette institution de contrôle des finances publiques. Pour rendre davantage fructueuse la coopération bénino- allemande, la République fédérale d’Allemagne souhaite apporter un soutien pertinent aux efforts du gouvernement béninois. D’où sa motivation en faveur des chantiers de la bonne gouvernance, de la modernisation de l’administration publique, de la promotion des Petites et Moyennes Entreprises (Pme), … Ces différentes priorités cadrent bien avec les fondements de la coopération bénino-allemande. Société 16 juin 2021


Sommet Biden-Poutine: Genève, centre du monde
Après avoir décollé de Bruxelles, le président américain est arrivé à Genève, mardi en fin d’après-midi. La Suisse constitue la dernière escale de sa tournée européenne. Son homologue russe atterrira le jour même du premier sommet entre les deux chefs d’Etat qui se tiendra ce 16 juin au bord du lac Léman. Les yeux du monde entier sont tournés vers Genève à l’occasion de la première rencontre entre le Président américain, Joe Biden, et le Président russe, Vladimir Poutine. Aucune annonce importante n'est prévue, mais la réunion des dirigeants de deux pays importants constitue à elle seule un événement. Chacune des délégations est composée de près de 1 000 personnes. Près de 3 000 journalistes représentant les médias de la planète ont envahi Genève pour couvrir l’événement. Plusieurs chaînes de télévision ont installé leurs studios éphémères au sommet de plusieurs hôtels qui possèdent des vues impressionnantes sur la rade de Genève d’où s’élève à 140 mètres, l’emblématique jet d’eau. La ville aussi connue sous le nom de «Cité de Calvin » est sécurisée par plus de 3 500 membres des forces de l’ordre (Polices cantonales, police fédérale, armée). A sa descente d’avion, mardi vers 17 h, le président Joe Biden a été reçu par le président de la Confédération Helvétique, Guy Parmelin, le conseiller fédéral en charge des affaires étrangères et vice-Président de la Suisse, Ignazio Cassis, le président du gouvernement genevois, Serge Dal Busco, et la maire de Genève, Frédérique Perler. Mercredi le Sommet entre les deux chefs d’Etat aura lieu dans une bâtisse datant du 18e siècle, la Villa La Grange, située dans un magnifique parc boisé dont la pelouse court en pente douce vers la rive gauche du lac Léman. Le lieu abrite une prestigieuse collection d’environ 15 000 ouvrages dont les volumes les plus anciens remontent au 15e siècle. En novembre 1985, Genève avait déjà été le lieu d’une rencontre historique entre l’Américain Ronald Reagan et le soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Actualités 16 juin 2021


Lancement de l’application ‘’Amnesty academy day’’: Former une nouvelle génération de défenseurs des droits humains
L’Organisation non gouvernementale ‘’Amnesty international’’ dispose désormais d’une application dénommée ‘’Amnesty academy day’’. Cette application dont le lancement a eu lieu, vendredi 11 juin dernier, a pour but de former une nouvelle génération de défenseurs des droits humains, tout en renforçant le mouvement de défense des droits fondamentaux par l’éducation axée sur l’action. ‘’Amnesty academy day’’, c’est le nom de la nouvelle application que l’Organisation non gouvernementale ‘’Amnesty international Bénin’’ a rendu publique, vendredi 11 juin dernier. Ladite application propose une variété de cours sur les droits humains dans plus de 20 langues. Tous les cours sont gratuits et ouverts à toute personne disposant d’un accès internet. Leur durée va de 15 minutes à 15 heures et nombre de ces cours donnent accès à un certificat de participation officiel d’Amnesty international à condition de les suivre en entier et de réussir tous les exercices. L’académie des droits humains est régulièrement alimentée en nouveaux contenus d’apprentissage. Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif de ‘’Amnesty international Bénin’’, affirme que l’éducation aux droits humains est l’un des piliers majeurs du travail d’Amnesty international et d’Amnesty international Bénin. « Pour l’organisation, grâce à l’éducation aux droits humains, vous pouvez donner les moyens, à vous-même et à d’autres, de développer les compétences et l’état d’esprit nécessaires pour promouvoir l’égalité, la dignité et le respect au sein de votre communauté, quartier, de la société qui vous entoure et dans le monde entier », indique-t-il. C’est pourquoi, explique-t-il, alliant technologies de l’information et de la communication à sa démarche, le mouvement a déployé une application en ligne pour rendre la connaissance des droits humains accessible à tous. Conscient de cette opportunité, Dieudonné Dagbéto ajoute que le secrétariat national a inscrit, au plan opérationnel 2021, une action pour contribuer à vulgariser cette application auprès du public et des militants. Il précise que les militants peuvent suivre ces cours à leur propre rythme et gratuitement, après une simple inscription sur la plateforme. Aucune connaissance préalable des droits humains, souligne-t-il, n’est requise pour y participer. Suite à ce lancement, l’organisation prévoit d’organiser une ‘’Amnesty academy tour’’, c'est-à-dire une tournée de présentation dans certaines villes du Bénin par l’entremise des groupes locaux dans plusieurs régions du Bénin à savoir Cotonou, Abomey-Calavi, Allada, Parakou, Akodéha, Porto-Novo, la vallée de l’Ouémé, Djougou, Toffo et Natitingou. Société 16 juin 2021


Déclaration de grossesse: Sens et portée d’une mesure
La déclaration de grossesse notifiée dans la loi « 2020-34 du 6 janvier 2021 portant dispositions spéciales de simplification et de gestion dématérialisée de l’enregistrement des faits d’état civil au Bénin » est interprétée à tort et à travers depuis quelque temps. Pourtant, une analyse minutieuse de la mesure permet de mieux l’apprécier. Etre parent aujourd’hui au Bénin n’est plus une simple affaire de capacité reproductive. La responsabilité parentale soumet à des exigences auxquelles l’Etat engage tous les acteurs à travers la déclaration de grossesse. Ce sujet soulève beaucoup de remue-ménages au sein de l’opinion ces derniers temps sans que tout le monde dispose forcément de tous les éléments d’appréciation. Les personnes averties y voient une sécurisation du contexte de mise en place des tissus familiaux. « La question de régulation des naissances constitue une responsabilité pour l’Etat. Le développement se construit à partir de la stabilité des structures familiales. Le contexte dans lequel grandit un enfant et développe ses rapports dans la société doit être déterminant pour son épanouissement et pour la mise en valeur de son plein potentiel, de comment il établit les liens sociaux et de son apport futur à la construction de la cité », relève Jacques Aguiah-Daho, sociologue de développement. La déclaration de paternité règle les problèmes d’état civil, de planification, de développement et met chaque acteur devant ses responsabilités. « L’appartenance à une société dépend du statut social. Etant donné que la décision soumet à un contrôle social, elle permet de discipliner tout le monde », apprécie-t-il. La formalité relative à la déclaration de paternité n’est pas nouvelle au Bénin. Elle est évoquée dans la loi portant Code des personnes et de la famille avec quelques nouveautés. «Dans le fond, les nouveautés sont relatives à l’acquisition par le nouveau-né d’un numéro personnel d’identification, son inscription au registre national des personnes physiques. Ceci vaut déclaration à l’état civil », explique Miguèle Houéto, juriste, activiste des droits de l’Homme. Pour Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), cette obligation de la loi ne devrait pas étonner. « L’obligation est déjà dans la pratique à travers le remplissage de formulaires lors des consultations prénatales », rappelle-t-il. La loi n°2015-08 du 08 décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin n’est pas muette sur la question. L’article 141 stipule que « tout enfant conçu doit être reconnu par son géniteur, dans les trois premiers mois de sa conception par les moyens d’une déclaration sur l’honneur faite devant l’autorité administrative la plus proche du lieu de sa résidence, faute de quoi l’enfant, à sa naissance, porte le nom de sa mère». Sort de l’enfant né hors mariage L’acte de reconnaissance de paternité établi par les soins du service d’état civil intervient lorsque les deux partenaires sont mariés devant l’officier d’état civil. « Quel est alors le sort de l’enfant né hors de tout mariage? Ne sera-t-il pas enregistré ?», s’interroge Cyrille Gougbédji. C’est à la recherche de réponse à cette question que le législateur a disposé dans le Code de l’enfant que la mère fournisse le nom du présumé père à l’appui de l’acte de mariage ou qu’elle exhibe un acte par lequel, le père a reconnu être l’auteur de la grossesse », développe-t-il. Cette décision apparait donc comme un élément structurant de la vision de transformation du secteur de l’état civil. « Le gouvernement qui ambitionne de faire du Bénin une plateforme de services du numérique ne peut s’empêcher d’opérer des transformations dans le domaine des services du numérique et de l’identification en général », argumente-t-il. Huguette Bokpè Gnacadja, avocate et consultante en droits de l’Homme et en genre, apporte les mêmes éclaircissements : « Soit l’enfant est né dans les liens d’un mariage, et la loi demande de produire un acte de mariage ; soit il est né hors les liens du mariage et la loi demande qu’avant sa naissance, il puisse être déjà reconnu par son futur papa. Le fait pour la mère de ne pouvoir produire aucun de ces actes ne signifie pas que l’enfant ne sera pas déclaré ou n’aura pas un acte de naissance ». Au plan juridique, la mesure ne manque pas de pertinence. Il paraît évident que la « loi 2020-34 du 6 janvier 2021 portant dispositions spéciales de simplification et de gestion dématérialisée de l’enregistrement des faits d’état civil au Bénin » entend dématérialiser et numériser l’état civil dans notre pays. Elle permet de clarifier l’esprit du Code de l’enfant. « Alors que dans le Code de l’enfant, le législateur a exigé que la femme présente l’acte de reconnaissance de grossesse, il a disposé que, dans la loi relative à la déclaration de paternité, l’agent de déclaration ne porte, sur la fiche de déclaration, les informations du présumé père qu’au vu de l’acte de reconnaissance de paternité », développe Cyrille Gougbédji. Toutefois, à l’heure actuelle, cette loi n’est pas encore bien vulgarisée d’où les supputations et polémiques. Pourtant, la régularisation des naissances est un acte socialement pertinent. Les mécanismes traditionnels endogènes sont formels sur la question. Dans le cas d’espèce, le droit positif régularise le droit traditionnel. « Autrefois, quand l’auteur d’une grossesse tente de décliner ses responsabilités, il subit la sanction morale, culturelle et cultuelle. Notre pays est en train de rattraper cette disposition sociale », apprécie Jacques Aguiah Daho. Réduire les frasques sociales Selon lui, cette mesure permet à l’Etat de maîtriser l’évolution des statistiques démographiques. Faute de quoi, la société ramasse les pots cassés. « La multitude des familles monoparentales traduit une perte de repère pour l’enfant en ce sens où l’équilibre dont il a besoin nécessite qu’il découvre à la fois la figure de son père et celle de sa mère afin de construire sa personnalité en grandissant. Il faut interroger l’histoire sociale des adolescents auteurs de déviances sociales et le contexte dans lequel ils sont nés pour mieux comprendre l’intérêt de cette décision », analyse-t-il. Au-delà des solutions qu’elle apporte sur le plan familial, cette décision est aussi un instrument contre le mariage infantile. Elle organise le rapport à la sexualité, à la grossesse et à la naissance. « Le phénomène des filles-mères est très développé dans notre société aujourd’hui avec des victimes devenues accidentellement mères parce que le géniteur ne s’y est pas encore préparé», relève-t-il. Les femmes qui font du chantage autour du sexe doivent revoir leur méthode. « Il y en a qui créent le ’’business des naissances’’. Elles ont une autorité parentale exercée par quelqu’un et un autre individu qui joue le rôle de partenaire sexuel », relève le sociologue. Dans le même temps, justice est rendue aux femmes honnêtes, en ce sens qu’elles auront la latitude d’obliger les hommes à reconnaître officiellement leur statut de futur papa. Finies donc les grossesses accidentelles ! « Cette décision permet de régler une injustice sociale chez les femmes sincères tout en leur permettant de mieux organiser leur sexualité. Il sera difficile de négocier des compromis avec des femmes pour qu’elles cachent leur grossesse», assure-t-il. Une crainte tout de même. « Il faut travailler pour que cela n’entraine pas davantage des avortements. Cette décision pourrait déstabiliser certains ménages ou fragiliser les unions libres », alerte-t-il. Certains redoutent des violences psychologiques et verbales au sein des couples. « Il est à craindre que certains hommes se soustraient à leur obligation de reconnaissance de paternité, mettant ainsi les mères dans un état de stress aux nombreux effets. Par naïveté, certaines femmes pourraient accepter de subir des actes, avec le seul but d’obtenir d’eux, la reconnaissance de paternité. D’où la nécessité de vulgariser les lois et de faire des séances d’information et de sensibilisation adaptées aux cibles et de façon rapprochée », insiste Jacques Aguiah Daho. Si le refus de reconnaissance de paternité ne fait pas obstacle à l’établissement d’un acte de naissance, cela pourrait entraîner d’autres conséquences sur le plan de l’état civil. « Le processus suivra son cours conformément aux dispositions en vigueur. Seulement, le nom du père ne figurera pas sur l’acte. Quant aux enfants nés à domicile, la loi a prévu une procédure pour leur déclaration de naissance. Il suffit que les personnes ayant l’habilité, se rapprochent du centre de santé le plus proche pour enclencher le processus et le finaliser au service d’état civil le plus proche », nuance Miguèle Houéto, juriste. Cyrille Gougbédji rassure : « Le système n’expose pas l’enfant, ni la femme parce qu’il existe des garanties de protection sociale ». Au demeurant, l’efficacité de la décision ne saurait être analysée que par rapport aux mesures d’accompagnement et stratégies envisagées. Dans ce sens, l’Etat gagnerait à confier des rôles aux sages-femmes, aux leaders locaux, aux communautés religieuses, afin que la loi devienne une norme sociale. Société 15 juin 2021


Bepc 2021: Ouémé : Les épreuves lancées au Ceg 1 Avrankou
Le Collège d’enseignement général numéro 1 (Ceg 1) d’Avrankou, a accueilli ce lundi, le lancement officiel au plan départemental dans l’Ouémé, de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session de juin 2021. La cérémonie a été rehaussée par la présence du préfet Marie Akpotrossou assistée du directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Dr Bertin Dansou. C’est parti depuis ce lundi 14 juin, pour trois jours de composition pour le compte de la phase écrite du Brevet d’études du premier cycle session de 2021. Le top de l’examen a été donné au niveau départemental dans l’Ouémé au Collège d’enseignement général numéro 1 (Ceg 1) d’Avrankou. Ici, 958 candidats dont 476 filles répartis dans 32 salles composent dans le strict respect des gestes barrières contre le Covid-19. La première épreuve a été lancée à 8 h 00 par le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. Mais avant ce lancement, l’autorité préfectorale a sillonné quelques salles pour doper le moral aux candidats en les invitant à donner le meilleur d’eux-mêmes. «Le président de la République, Patrice Talon compte beaucoup sur vous ainsi que les ministres, les préfets, les maires, les élus locaux à divers niveaux sans oublier vos parents. Il vous revient maintenant de vous concentrer pour travailler. Vous serez interrogés sur ce qu’on vous demande habituellement. Il n’y a pas à avoir de crainte», a souligné le préfet. Marie Akpotrossou souhaite que le premier au plan national de l’examen sorte de l’Ouémé et surtout du Ceg 1 Avrankou où elle a procédé au lancement officiel des épreuves. Elle se réjouit de constater qu’il y a plus de filles que de garçons candidats dans le département où composent au total, 29 898 candidats dont 15 274 de sexe féminin. Ce qui la rassure, c’est que la bataille pour la scolarisation des filles et leur maintien à l’école est en train de prendre dans l’Ouémé. L’Etat va toujours continuer, à l’en croire, d’œuvrer pour que non seulement le cap soit maintenu mais aussi pour que les filles aillent le plus loin possible dans leurs études. Le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Dr Bertin Dansou, et le maire de la commune, Gabriel Ganhoutodé, donnent aussi des conseils aux candidats. Sept prisonniers planchent dans l’Ouémé 25 candidats spéciaux à savoir sept détenus, 17 malentendants et un amblyope composent au Bepc 2021 dans le département de l’Ouémé. Les sept prisonniers planchent au centre d’examen du Collège d’enseignement général numéro 1 (Ceg1) d’Akpro-Missérété et les 18 autres sont répartis dans les centres des Ceg de Dowa à Porto-Novo et d’Adjohoun. Les détenus proviennent des prisons civiles de Porto-Novo et d’Akpro-Missérété. Les sept sont disposés dans la même salle au Ceg 1 d’Akpro-Missérété et composent dans les mêmes conditions que les candidats ordinaires. Mais à la seule différence que leur composition se déroule sous le regard vigilant des deux Parquets. Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, après le lancement du Bepc à Avrankou, a sillonné plusieurs autres centres dont le Ceg 1 d’Akpro-Missérété où elle est allée rehausser le moral aux candidats détenus. Marie Akpotrossou les a invités à ne pas perdre espoir. La situation de prisonnier dans laquelle ils sont actuellement n’est pas irréversible, a-t-elle souligné. Ils peuvent encore apporter beaucoup à la République à travers leur réinsertion qui préoccupe le gouvernement. C’est d’ailleurs pour cela, poursuit le préfet que pour la première fois, les prisonniers ont été autorisés à participer aux examens scolaires dont le Bepc au même titre que les candidats ordinaires. Toutes choses qui montrent que le président de la République se soucie des questions des droits de l’homme, a fait savoir Marie Akpotrossou. Education 15 juin 2021


Lancement du projet Piscca 2021: Poursuivre l’amélioration des conditions de vie de la gent féminine
Dix-sept projets retenus au titre du fonds d’appui aux Projets innovants des Sociétés civiles et coalitions d’acteurs (Piscca) favoriseront, dans les jours à venir, l’insertion professionnelle de 7 500 filles et femmes dans divers secteurs d’activité. Il s’agit d’un programme du partenariat franco-béninois visant à soutenir les initiatives de la Société civile et dont l’édition 2021 a été lancée jeudi 10 juin dernier à Cotonou. L’édition 2021 du fonds d’appui aux Projets innovants des Sociétés civiles et coalitions d’acteurs (Piscca) a été lancée, jeudi 10 juin dernier à Cotonou. Pour cette édition, 17 projets ont été retenus dont 9 à mettre en œuvre dans deux communes du Nord. Ils permettront de lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes, d’améliorer leur accès aux droits et à la santé sexuels et reproductifs et d’accompagner l’insertion sociale et professionnelle des jeunes filles en situation de vulnérabilité dans divers secteurs d’activité dont le bâtiment, l’artisanat, le photovoltaïque, le maraîchage, l’élevage et le numérique. Marc Vizy, ambassadeur de la France près le Bénin, explique que ce fonds privilégie la mise en œuvre des projets très opérationnels au Bénin. Ainsi, rappelle-t-il, en 2019 et 2020, 22 projets étaient consacrés à l’insertion sociale et professionnelle de 909 jeunes vulnérables dont 705 jeunes filles. 300 jeunes filles ont pu réintégrer l’école grâce à un soutien scolaire adapté et 609 jeunes dont 405 ont bénéficié de formations qualifiantes dans divers secteurs tels que le bâtiment, l’artisanat, l’agriculture et l’élevage. Il ajoute que 93 % d’entre eux sont aujourd’hui en activité, 553 jeunes exercent en coopérative ou en indépendants et 56 ont trouvé un emploi ou un contrat en sous-traitance. L’ambassadeur de la France près le Bénin précise que, pour les deux prochaines années, le Piscca encourage les Organisations de la société civile à proposer des projets innovants qui répondent aux réalités économiques et sociales locales, à travailler en coalition avec d’autres acteurs, notamment le secteur privé pour l’amélioration des conditions de vie des filles et des femmes du Bénin. « La promotion des droits des filles et des femmes est au cœur des Objectifs de développement durable, du pro-gramme national de développement du Bénin et notre coopération. L’objectif de l’agenda 2030 que nous partageons avec nos partenaires au développement, avec les autorités béninoises et avec vous, organisations de la société civile, est la promotion d’un développement inclusif, bénéficiant équitablement à toute la population béninoise», indique-t-il. Marc Vizy rassure que la France continuera d’appuyer la Société civile béninoise et tous les secteurs concernés qui œuvrent pour la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, au Bénin et dans le monde ? Société 14 juin 2021


Projet Wuri au Bénin: Des maires outillés pour une meilleure implication
Deux mois après sa création, le Réseau des maires pour l’identification sûre, inclusive et durable (Remisid) au Bénin s’est réuni, les 11 et 12 juin derniers à Lokossa, dans le département du Mono. Au menu, la présentation du projet Wuri de la Banque mondiale et l’élaboration du programme annuel des activités du Remisid. Le projet d’Identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (Wuri) de la Banque mondiale ainsi que les réformes en matière d’identification et d’authentification des personnes physiques au Bénin ont été présentés, les vendredi et samedi derniers à Lokossa, aux maires venus de presque tous les départements du pays. Relativement au projet Wuri, les membres du Réseau des maires pour l’identification sûre inclusive et durable (Remisid) ont été entretenus sur le contexte de la mise en place du projet, son cadre juridique, la mobilisation sociale nécessaire et les résultats attendus. Ceci, à travers une série de présentations dont l’une est relative au mécanisme de gestion des plaintes liées à la mise en œuvre du projet et une autre portant sur le rôle du Npi pour l’inclusion et l’accès aux services de base. En marge de cet atelier de renforcement de capacités, les maires ont tenu à doter leur réseau d’un programme annuel d’activités en vue d’accompagner « de façon franche le projet Wuri dans l’atteinte de ses objectifs ». En procédant au lancement des travaux, la ministre Véronique Tognifodé, présidente du Comité directeur du projet Wuri, a clarifié que le projet intervient pour pallier les insuffisances du dispositif existant et augmenter le nombre de personnes ayant une preuve d’identité unique. Concernant les insuffisances, la ministre rappelle qu’en dépit des nombreuses réalisations à l’actif du Bénin en matière d’identification biométrique des personnes telles que le vote et la promulgation de la loi numéro 2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques ayant consacré le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), nombreux sont ceux qui peinent encore à justifier de leur identité. Quelque onze millions de citoyens ont été enregistrés au Registre national des personnes physiques grâce au Ravip. Sur cette opération, le ministre relève aussi que nombreuses sont les personnes figurant au Ravip et qui ne disposent pas encore de leur numéro, principal moyen pour l’accès facile aux différents services conformément aux dispositions de la loi.
Pourquoi un réseau des maires ?
La création du Remisid, avec l’accompagnement de l’Ancb, intervient dans un contexte où un engagement politique à travers des communications institutionnelles est nécessaire autant qu’il est indispensable de surmonter des obstacles structurels, sociaux et environnementaux à l’adhésion de tous pour la réussite du projet Wuri, indique la ministre Tognifodé qui s’est félicitée de la présence effective des membres du réseau à l’atelier aux travaux. Cet acte, apprécie la ministre, « consacre l’engagement de tout un peuple à réussir l’identification des personnes dans toutes les communes du Bénin ». La naissance du Remisid est même souhaitée au niveau de l’Unité de gestion du projet qui, selon son coordonnateur Jean Aholou, entend tisser une toile de partenaires pour garantir son succès et surtout la durabilité de ses acquis. A son tour, le coordonnateur du Remisid, Christian Houétchénou, maire de Ouidah, confirme que l’élément fondamental du succès de la première opération d’identification massive de la population a été l’accompagnement des acteurs politico-administratifs, notamment celui des élus locaux et des députés. Cet accompagnement, insiste-t-il, a facilité la mobilisation sociale et renforcé la communication institutionnelle ainsi que la cohésion autour de l’opération. Au nom de ses pairs, Christian Houétchénou retient que leur réseau travaillera avec toutes les structures de l’écosystème d’identification au Bénin, notamment le projet Wuri pour un franc succès. Avant le Remisid, il y a eu le réseau des parlementaires avec à sa tête, le député Florentin Tchaou présent à l’atelier, dans la cité des Kotafon
Société 14 juin 2021


Semaine de la diplomatie climatique au Bénin: L’environnement, un secteur pourvoyeur d’emplois
La semaine de la diplomatie climatique au Bénin a pris fin, jeudi 10 juin dernier à Cotonou par une série d’activités au nombre desquelles un panel d’échanges sur les opportunités d’emplois dans le secteur de l’environnement. Riches moments d’échanges entre jeunes, étudiants en formation et autres acteurs de la cause verte. Comme s’ils avaient longtemps rêvé d’une telle occasion, les étudiants et jeunes de Cotonou et environs se sont massivement déplacés au Canal Olympia de Cotonou, jeudi 10 juin, pour être entretenus sur les opportunités d’emplois dans le domaine de l’environnement. Visiblement, il s’y cache une mine d’opportunités peu ou pas connues. Le panel de haut niveau organisé par la délégation de l’Union européenne dans le cadre de la semaine de la diplomatie climatique était donc une aubaine pour mieux s’instruire sur le sujet. Face aux jeunes en quête d’informations, des personnes ressources bien averties du sujet. Habib Mémé, architecte, co-fondateur et président de l’atelier des griots, Hyppolite Hounnou, docteur ingénieur en génie électrique, Martial Kouderin, ingénieur agronome, directeur exécutif de Credi-Ong, et Julie Murel, responsable de Green keeper ont pendant environ une heure, expliqué à leur auditoire que les emplois verts existent au Bénin et sont davantage possibles si l’on y oriente les jeunes. Partant de leurs parcours et des expériences disponibles sur place, les panélistes ont aidé à faire comprendre à ces dizaines de jeunes, pour la plupart encore en formation, comment ils peuvent s’orienter vers les emplois qu’offre le domaine de l’environnement. Ils y ont tout à gagner, ont-ils pour l’essentiel assuré. «L’environnement est un secteur pourvoyeur d’emplois», insiste Hyppolite Hounnou. Le cas des panneaux solaires qui sont une réalité quotidienne, aussi bien pour l’éclairage public que pour celui domestique, constitue une aubaine parmi tant d’autres. Mais on ne peut se limiter à cela. Habib Mémé viendra compléter la liste des opportunités dans le secteur, avant que Julie Murel, partant de l’expérience de Green Keeper, notamment avec l’exploitation de la jacinthe d’eau douce, avec des exemples concrets, ne convainc l’auditoire de ce que l’environnement nourrit désormais son homme. Sauf que les jeunes ne se sont pas contentés d’écouter. Des préoccupations, ils en avaient et n’y sont pas allés du dos de la cuillère pour les exprimer. Celles-ci partent des formations aux besoins du marché, sans oublier les difficultés qui se posent à ceux d’entre eux qui s’essayent déjà. Des craintes, il y en avait aussi, mais elles n’ont pas leur raison d’être. Le ministère du Cadre de vie représenté à cette séance a promis d’être un soutien de taille.
Défendre la cause de l’environnement
La délégation de l’Union européenne ne sera pas non plus du reste. Assurance sera donnée de son total engagement à être du côté de ceux qui militent pour l’atteinte des 17 Objectifs de développement durable, notamment l’Odd 13. Cette tribune étant entièrement consacrée à la cause de l’environnement, elle donnera l’occasion au photographe Louis Oké Agbo de parler de son œuvre. Neuf clichés de l’artiste ont été exposés au public et l’artiste lui-même a eu le temps d’exposer sa singulière méthode de travail et la part active qu’il prend dans le combat pour la préservation de la couche d’ozone à travers son travail. Pour être plus complet sur cette séance, on mentionnera également la délibération du concours de production audiovisuelle organisée dans le cadre de cette semaine pour distinguer le meilleur film (de trois minutes au plus) sur pour la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement. Des neuf films en compétition, un trio de tête s’est dégagé avec des productions de grande facture, mais c’est finalement Alexine Gbèménou qui prendra le dessus et emportera le gros lot de la compétition.
Société 14 juin 2021


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