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Nouvelles

Banque ouest-africaine de développement : Braima Luis Soares Cassama nommé 2e vice-président
Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a nommé le Bissau-guinéen Braima Luis Soares Cassama au poste de deuxième vice-président de l’institution pour un mandat de cinq ans, selon un communiqué de presse en date du 9 juin parvenu à notre rédaction. Sa nomination intervient au moment où la Banque s’attèle au déploiement de son troisième plan stratégique 2021-2025 dénommé « Djoliba ». Le nouveau promu devra contribuer à la concrétisation du vaste chantier de modernisation entamé en vue de s’aligner sur les standards internationaux et renforcer ainsi, la qualité de ses interventions au service des Etats membres. Précédemment conseiller économique à la Présidence de la République de Guinée Bissau, il fut ministre délégué au Trésor, chargé des Affaires fiscales et des comptes publics de la Guinée Bissau. Il a également occupé les postes d’adjoint au directeur des Institutions de crédit et de Financement de l’économie, puis adjoint au directeur des Activités bancaires et des Financements alternatifs au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) à Dakar au Sénégal. Braima Luis Soares Cassama est titulaire d’un master 2 en Economie monétaire et financière obtenu à l’Institut supérieur de l’économie et gestion (Iseg), d’un master 1 en Sciences économiques de l’Université de Coimbra au Portugal, et diplômé du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb) à Dakar.   Actualités 11 juin 2021


Production des données du secteur agricole: Formation des formateurs des agents du recensement national de l’agriculture
La formation des formateurs des agents du Recensement national de l’agriculture a débuté, hier jeudi 10 juin à Bohicon. C’est Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, qui a ouvert les travaux. Le gouvernement a mis en place des équipes sur le terrain dans le cadre des opérations de recensement national dans le secteur de l’agriculture pour la campagne agricole 2018-2019. L’objectif est de contribuer à la mise en place d’un système permanent de production des données de ce secteur. Une opération qui revêt une importance fondamentale pour le secteur agricole du Bénin. En effet, prévu dans le Programme d’action du gouvernement (Pag), ce recensement national de l’agriculture est une opération statistique destinée à collecter, traiter, analyser et diffuser des informations quantitatives et qualitatives sur l’agriculture dans tout le pays. Il permet, entre autres, de fournir des données sur la structure de l’agriculture, en particulier pour les petites unités administratives, en vue de constituer des référentiels aux fins de mesurer la dynamique du monde rural; fournir des données sur la typologie des exploitations familiales agricoles et organiser les informations collectées en banques de données sur le secteur. Le recensement national de l’agriculture s’inscrit dans la dynamique de faire du Bénin une puissance agricole. Il permet notamment de dénombrer les implantations agricoles avec pour finalité la mise en œuvre d’une cartographie censitaire. Le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, Alastair Alinsato, a signifié qu’en prenant les rênes de la Commission nationale de supervision, il y a quelques mois, ses collègues commissaires et lui-même avaient pris l'engagement de poursuivre cette si belle et utile œuvre qu'est le Rna en accompagnant le bureau central dans la résolution des contraintes qui se dresseraient en cours de route. A sa suite, Alexandre Biaou, directeur des Statistiques agricoles, reconnait quant à lui que cette opération de collecte, la dernière du processus Rna, n'est pas la moins importante. Il explique qu’« elle vient compléter les données de structure collectées lors du module de base en fournissant des statistiques détaillées sur les maillons production, transformation et commercialisation des chaines de valeurs des principales filières de production animale, végétale et aquacole. Elle permettra ainsi d'établir de nouvelles références et d’évaluer au mieux la valeur ajoutée dans le secteur agricole». Ce qui est d’ailleurs confirmé par le ministre Gaston Cossi Dossouhoui qui a rappelé que cette formation des formateurs apparaît comme un creuset supplémentaire pour renforcer les aptitudes. Ainsi, il a invité les participants à s’approprier effectivement les modules préparés par les formateurs expérimentés, et qui permettront de simuler en milieu réel la mise en œuvre des différents questionnaires. Il est à noter que cette opération est l’instrument nécessaire pour connaitre à fond le secteur agricole. Le Rna sert surtout à mesurer l’impact des transformations sur les produits, l’environnement et les pratiques agricoles. Société 11 juin 2021


Programme spécial d’insertion dans l’emploi: La 14e vague de candidats évaluée
De jeunes diplômés en quête d’emploi et d’expérience ont été auditionnés, hier jeudi 10 juin, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, par des jurys spécialisés et en présence d’entrepreneurs de différents domaines d’activités. C’est pour la sélection des candidats éligibles au profit des entreprises, dans le cadre du Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie). Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, s’est rendu sur les lieux pour encourager candidats, jurys et entrepreneurs. Ils étaient bien nombreux, les candidats de la quatorzième cohorte du Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie) qui ont passé, hier, le cap de l’évaluation. Diplômés de filières et domaines variés, environ trois cents jeunes postulants ont été jaugés par des jurys expérimentés sous le regard de leurs potentiels employeurs. « Nous avons émis des demandes et nous sommes là pour participer avec le panel, à la sélection des profils qui nous seront recommandés», renseigne Olivier Amen Adimou, Chef exécutif officiel d’un Cabinet de recherches et de développement des solutions informatiques. Olivier Adimou se dit intéressé et satisfait du Programme d’insertion dans l’emploi. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que son cabinet accueille des collaborateurs par le truchement de ce programme. « Nous avons déjà reçu huit candidats à la date d’aujourd’hui. Ce sont des candidats dont nous sommes satisfaits. Le challenge qu’il y a dans ce cadre, c’est que les entreprises doivent s’attendre à accompagner ces candidats, car il s’agit bien d’insertion dans l’emploi. Les candidats ne sont pas complètement expérimentés tel qu’on le souhaite en entreprise, mais avec beaucoup d’engagement et d’encadrement, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes », fait-il observer. Il ne saurait en être autrement au regard de la détermination des candidats et de leurs compétences. Membre du jury de sélection, Léone Vignon, spécialiste en gestion des ressources humaines et coach en développement personnel et professionnel, soutient : « Nous recevons des candidats assez motivés qui souhaitent entrer en entreprise. Ce sont des candidats qui ont tout à fait le profil et les compétences pour les postes recherchés ». In situ, le ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi s’est assuré du bon déroulement de l’évaluation. Il rappelle que deux mille places sont disponibles alors qu’à l’étape actuelle, seulement 700 personnes ont été insérées. Le ministre Modeste Kérékou a alors invité tous les jeunes titulaires de diplômes professionnels à présenter leurs candidatures sur la plateforme numérique, avec l’assurance que la présélection et la sélection se font en toute transparence. Il exhorte également les entreprises à manifester leurs intérêts, car il y a de la compétence disponible.
Une opportunité pour candidats et entrepreneurs
Le Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie), faut-il le rappeler, est une initiative volontariste du président de la République. Il vise à améliorer l’employabilité des bénéficiaires en vue de leur insertion professionnelle durable dans les nouveaux postes d’emploi créés grâce aux actions d’immersion et d’encadrement d’une part et à soutenir financièrement les entreprises d’autre part, par la prise en charge des salaires des titulaires des nouveaux emplois créés dans le cadre du programme. Le Psie intervient dans un contexte marqué par l’urgence d’agir pour améliorer l’employabilité des jeunes, tout en contribuant à l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Charlemagne Lokossou, directeur national du Psie, assure : «Les retours par rapport au Programme spécial d’insertion dans l’emploi sont bons. J’en veux pour preuve que plus de la moitié des demandes d’emploi viennent des entreprises qui avaient déjà pris des jeunes diplômés dans le cadre de ce programme ». La spécialiste en gestion des ressources humaines Léone Vignon corrobore : « Le Psie est un bon programme. Il donne à beaucoup de jeunes qui sont sur le marché de l’emploi, la chance d’entrer en entreprise ».
Société 11 juin 2021


Relance de l’économie béninoise: L’Ifc réitère son soutien au gouvernement
La Société financière internationale (Ifc) entend accroitre ses opérations pour soutenir la croissance du Bénin. Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de l’institution, l’a réaffirmé lors de sa visite de travail, du 7 au 8 juin dernier à Cotonou. Le Bénin peut compter sur la Société financière internationale (International Finance Corporation - Ifc) pour attirer plus d’investissements privés et relancer de manière durable son économie. Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de cette organisation du Groupe de la Banque mondiale consacrée au développement du secteur privé, a réaffirmé cet engagement aux autorités béninoises, les 7 et 8 juin derniers, lors de sa visite officielle de travail, la troisième du genre depuis son installation. Pour ce faire, souligne l’hôte, l’Ifc entend accroître ses opérations dans le financement des petites et moyennes entreprises (Pme), mais aussi dans divers secteurs porteurs pour la création d’emplois et la transformation structurelle de l’économie du pays, aux premiers rangs desquels l'agro-industrie, le tourisme, les infrastructures ou encore les marchés financiers. Toutes choses qui réjouissent les ministres d’Etat Abdoulaye Bio Tchané chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale et Romuald Wadagni de l’Économie et des Finances avec qui il a échangé notamment. Le soutien actif de l’Ifc aux actions prioritaires du Programme d’action du gouvernement (Pag), ne fera pas défaut, a martelé M. Pimenta, en louant les efforts du gouvernement pour l’amélioration du climat des affaires. Cette politique met le Bénin sur les rails d’une croissance durable et inclusive, en attirant plus d’investisseurs privés, estime-t-il. Par ailleurs, M. Pimenta salue les « ambitieuses » mesures prises par le gouvernement pour faire face aux effets pervers de la pandémie de Covid-19, lesquelles ont permis d’atténuer les chocs sanitaires, sociaux et économiques induits par la crise. Actif au Bénin depuis 1999, l’Ifc a facilité plus de 300 millions de dollars de transactions ces dix dernières années dans les secteurs du commerce, de l’industrie et de la finance. Elle est également intervenue via son activité-conseil dans la structuration et l’exécution de partenariats public-privé (Ppp) dans les domaines des infrastructures portuaires, de la santé, de l’eau et de l’énergie, ainsi que dans l’appui aux réformes du climat des affaires. Afin de renforcer son soutien au développement du secteur privé béninois, l’Ifc a nommé en novembre 2020 un responsable pays permanent, en la personne de M. Cyndo Obre, pour assurer la collaboration avec le gouvernement, les partenaires et le secteur privé. Actualités 11 juin 2021


Achim Troster, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en fin de mission: « Je laisse derrière moi un pays en plein développement »
L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne est en fin de mission au Bénin. Hier jeudi 10 juin, il était au cabinet du président de la République pour lui faire ses adieux et lui dire combien il est fier des changements que connait le Bénin ces dernières années. A l’heure où d’autres fonctions l’éloignent de la terre béninoise, Achim Troster, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, se dit partagé entre deux sentiments. D’un côté, la joie et de l’autre la tristesse. Il éprouve de la joie parce qu’il a eu l’opportunité de rencontrer à nouveau le président Patrice Talon avec qui il a eu de bons moments d’échanges. « J’ai pu lui dire combien je suis rassuré par sa gouvernance », a confié le diplomate allemand à sa sortie du cabinet présidentiel. « J’ai exprimé au président Patrice Talon ce qui m’a le plus impressionné au Bénin, à savoir la dynamique en cours ces dernières années sous sa gouvernance », a-t-il déclaré. Achim Troster note également que sous le président Talon, on note une grande discipline dans le pays, et relève que les réformes opérées, quoique douloureuses, s’avèreront très bénéfiques pour le pays. « Je quitte le Bénin personnellement un peu triste parce que je laisse derrière moi un pays en plein développement avec beaucoup d’amis », confie-t-il aussi. Il garde de très bons souvenirs du pays, comme par exemple cette grande amitié avec laquelle il a été accueilli dans chaque localité béninoise. Depuis Grand-Popo à Malanville en passant par Tanguiéta, la gentillesse des populations reste un élément qui en rajoute à la fierté qu’éprouve l’ambassadeur allemand. C’est d’ailleurs là, ce qui fonde son autre sentiment à savoir la tristesse. Quitter cette chaleur ne le laisse pas sans émotion. « Je laisse le Bénin dans un état qui est beaucoup mieux que celui dans lequel je l’ai trouvé il y a quatre ans », apprécie-t-il. Achim Troster a en effet confié qu’il n’est pas admis à faire valoir ses droits à la retraite et que sa prochaine destination est déjà connue. Actualités 11 juin 2021


Des valeurs citoyennes pour l’orientaton sociale d’une politique de développement: L’impact de la solidarité
Le Chef de l’Etat a décidé de donner une meilleure orientation sociale à la politique de développement qu’il mène depuis son accession à la magistrature suprême en 2016. S’il est vrai que sa nouvelle stratégie ne requiert pas un changement fondamental du système économique sous lequel les affaires publiques sont conduites jusqu’alors, du moins devra-t-elle s’accommoder de nouvelles valeurs pour la sous-tendre et garantir son efficacité. Nous proposions alors d’instaurer, sans avoir pu la justifier comme il convenait en raison des exigences de la presse écrite, la célébration d’une journée de solidarité pour soutenir l’orientation en question et terminions notre réflexion par les termes suivants : Dans un système démocratique, émettre des idées fait la quintessence de la vie sociopolitique. Ne pas les prendre en considération, tout au moins pour les examiner, c’est là qu’est le désagrément ». Dans la présente, nous justifions le bien-fondé du recours à la valeur solidarité.
De la nécessité de la prise en compte de nouvelles valeurs
A notre jugement, l’orientation dont il est question ne devrait pas être perçue sous le seul angle technique d’accroissement des investissements sociaux ou de renforcement des composantes sociales des projets de développement, mais aussi sous celui de la nécessaire adhésion et de la contribution du peuple en vue de sa réalisation. Et cette contribution ne peut se faire que par le biais de l’expression et de la prise en compte des idées venant aussi de ce peuple. Il est de ma profonde conviction que nous pouvons nous féliciter du fait qu’ici, en République du Bénin, nous sommes un champ verdi d’idées, mais que celles-ci finissent, trop souvent, par se laisser intimider et décourager, à leur corps défendant, par manque d’écoute. Nous sommes un champ verdi d’idées, autrement les réformes audacieuses et salutaires entreprises jusqu’alors par le régime en place n’auraient pu se faire. Mais, l’on devrait convenir que les idées ne sont pas l’apanage des seuls cabinets ministériels ; l’intellectuel ordinaire en a, le citoyen ordinaire en a aussi, et il sied de ne pas en faire abstraction ni de les balayer d’un revers de main sous le seul et fallacieux prétexte qu’elles ne viennent pas des décideurs. Autant le régime révolutionnaire de naguère a développé en nous la fibre patriotique, autant le régime de la Rupture développe en nous la confiance en notre intelligence collective ; aussi sied-t-il de ne pas contrarier ce mouvement dans les faits. De la nécessité de l’instauration de journées nationales thématiques L’Organisation des Nations Unies a instauré une multitude de journées internationales qu’elle invite la communauté internationale à honorer chaque année. Par ces journées thématiques, elle exhorte les gouvernants à sensibiliser leurs populations aux différents sujets de développement en vue d’un bien-être global de l’humanité ; cela sans préjudice des journées que pourront organiser les autorités nationales selon leurs besoins spécifiques. Notre pays a retenu depuis fort longtemps le bien-fondé de ce principe et a institué un certain nombre de journées de réflexion. Célébrer une journée de manière cyclique et régulière avec une thématique spécifique, c’est conscientiser le peuple sur un sujet, lui faire saisir et admettre l’importance du sujet pour le bien être-social et aussi son bien-être personnel, en définitive. Célébrer une journée devrait servir soit à promouvoir une idée à l’échelle nationale soit à renforcer une lutte que mène l’Etat contre un phénomène négatif qui freine l’épanouissement de l’individu, et partant, le développement. C’est une arme d’éducation sociale massive et de développement que l’on ne devrait pas mésestimer ; et c’est dans ce cadre que nos gouvernants successifs ont institué un certain nombre de mois, de quinzaines et de journées. Nous citerons entre autres, le mois du service public portant zéro dossier en instance dans les tiroirs, le récent mois du ‘’ consommer local’’ initié par le Conseil des ministres de l’Uemoa, la quinzaine de l’emploi, une défunte quinzaine de solidarité nationale, la journée nationale de l’arbre, la journée du Vodoun, et la journée des affaires sociales.
Nous suggérons l’instauration d’une journée de solidarité nationale
Nous nous sommes rendu compte que cette journée avait une histoire liée au sort que les deux derniers gouvernements ont réservé à la solidarité dans notre pensée politique et dans l’ossature gouvernementale de notre pays. En effet, ce fut en 2012 que la solidarité entra dans notre pensée politique en tant que valeur citoyenne avec la création d’un Haut-commissariat pour la solidarité nationale. C’est alors que l’on célébrait, non pas une journée mais une quinzaine de solidarité nationale. Mais en 2016, le régime de la Rupture rompit avec cette valeur en la supprimant de l’ossature gouvernementale et, semble-t-il, en la dissolvant dans les affaires sociales. C’est ainsi que dès 2016, nous avons renoué avec la célébration d’une journée des affaires sociales instaurée depuis 1988. Il est de notre opinion qu’affaires sociales et solidarité ne se recoupent pas. L’expression affaires sociales rime avec assistance et actions ponctuelles à l’endroit de populations spécifiques dans le besoin. La notion est donc objectivement sectaire, sans jamais pouvoir prétendre dégager une philosophie susceptible de rassembler le peuple dans son entièreté. Solidarité investit tous les domaines d’activités socioéconomiques. Elle est facteur de rapprochement des couches sociales dans un environnement national où les riches côtoient les les pauvres, où les moins pauvres côtoient les plus pauvres qu’eux et où les plus pauvres côtoient les pauvres extrêmes. La gestion des affaires publiques est par nature mais aussi par principe solidaire, et il me parait bien difficile de gérer une société à si grands décalages sociaux sans y injecter une bonne dose de solidarité. La solidarité est également un bon support au développement socioéconomique et notre peuple le sait. Lui qui a participé aux opérations des 120 jours pour équiper nos hôpitaux, aux opérations des 90 jours pour équiper nos centres de formation technique et aux quinzaines de solidarité pour venir en aide aux plus démunis ; ou qui a compris le bien-fondé de ces opérations, faute de n’avoir pu y participer. Dans le cadre de son soutien général au développement, la solidarité peut aussi se particulariser en servant de support à un système de partenariat économique public-privé. Elle intègre alors, de manière solidaire, des secteurs d’activités professionnelles différentes tout en étant complémentaires. La solidarité est aussi facteur de développement culturel et de transmission du savoir. Par développement culturel nous entendons l’enrichissement continu des connaissances en tous genres ; et ce développement est aussi bien assuré par l’enseignement dans les écoles que par la transmission empirique résultant du rapprochement des gens, tandis que la solidarité est, dans sa nature, facteur de rapprochement des gens. Il y a donc un lien fonctionnel entre la transmission du savoir et la solidarité. Lorsque je me rapproche de mon cuisinier et que je lui explique les bienfaits ou les ravages sur ma santé, de tel ou tel ingrédient qu’il introduit dans le repas qu’il me prépare, je l’éduque et j’élève son niveau culturel quand bien même de manière empirique. Lorsque je partage avec lui mes connaissances fraichement acquises sur la Covid-19 qui frappe le monde entier, je lui donne l’occasion de se mettre au même niveau d’information que moi et cela est acte de fraternité, sous bassement de la solidarité. Lorsque j’ai le courage et l’honnêteté de lui dire ses droits syndicaux et nos devoirs réciproques, nous nous rapprochons l’un de l’autre et nous nouons des liens de solidarité citoyenne. Toute transmission relève objectivement de la solidarité, et pour cause. Transmettre spontanément et gracieusement est un acte généreux et noble qui ne peut être mû que par un esprit de disponibilité à partager avec autrui ce que l’on sait aux fins d’élever son niveau de connaissance et de le rapprocher de soi, de quelque manière. Transmettre, c’est faire preuve de solidarité et aussi assurer le développement continuel du pays. C’est pour toutes ces raisons que nous souhaitons non pas le rétablissement d’une quinzaine de solidarité, mais la célébration d’une journée de solidarité qui sera inscrite sur le calendrier et fêtée chaque année de manière cyclique et à date fixe de sorte qu’elle s’imprime à jamais dans les esprits.
Comment promouvoir l’esprit de solidarité
La solidarité est une valeur citoyenne de base dont l’on devrait pourvoir l’esprit dès la tendre enfance. L’on devrait commencer par inculquer la notion aux enfants en puisant dans nos traditions empreintes de solidarité endogène et leur enseigner par manuels illustrés interposés, toutes les valeurs pouvant stimuler la solidarité, telles la tolérance, l’empathie et la gentillesse plus accessibles à leur entendement. C’est, au demeurant, la meilleure manière de les prémunir, mais aussi de les aguerrir contre l’esprit de méchanceté qui les guette et qui fera l’objet de notre prochaine réflexion en la matière. L’on pourrait regretter qu’une valeur aussi fédératrice de la nation entière qu’est la solidarité n’ait pas trouvé place dans l’ossature gouvernementale. La disparition du Haut-commissariat à la solidarité nationale a entrainé celle de la prise de conscience de cette valeur, d’autant qu’il n’y a pratiquement plus d’institution qui en arbore l’esprit. Mais l’on pourrait rétorquer qu’il existe un ‘’fonds d’aide à la solidarité nationale’’ dépendant du ministère des Affaires sociales et qui a pour mission de mener des actions de lutte contre la vulnérabilité, l’exclusion, mais aussi de promouvoir la réadaptation ainsi que l’intégration sociale des personnes handicapées. Il est alors évident que ce ‘’fonds d’aide à la solidarité’’ n’a pas la dynamique nécessaire pour aider à la réorientation de la politique du Chef de l’Etat. Et il convient de se demander, en considérant sa dénomination et son rôle, si c’est la solidarité nationale qui a besoin d’assistance ou si c’est l’assistance qui a besoin de la solidarité nationale. En tout état de cause, il est de ma profonde opinion que si le régime de la Rupture voulait entrer pleinement et de manière singulière dans l’histoire, il conviendrait qu’après la phase du développement tous azimuts, il matérialise à jamais sa phase sociale en instaurant cette journée de solidarité nationale. Par Candide AHOUANSOU Ambassadeur
Santé 11 juin 2021


Message de félicitations au président Patrice Talon: Salvador Niyonzima au cabinet du ministre Agbénonci
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a reçu en audience, hier mercredi 9 juin, Salvador Niyonzima, coordonnateur résident du Système des Nations Unies. Ce dernier est porteur d’un message de félicitations du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à l’endroit du président Patrice Talon pour sa reconduction à la magistrature suprême au terme du scrutin du 11 avril dernier. Le président Patrice Talon continue de recevoir les félicitations de la communauté internationale suite à sa réélection pour un second mandat. Le dernier message en date est celui du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres. Lesdites félicitations ont été transmises par le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, lors d’une audience, hier mercredi 9 juin à Cotonou. « Je suis porteur d’un message du secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres. Il s’agit d’un message de félicitations au président Patrice Talon suite à sa réélection pour un second mandat », a précisé le coordonnateur résident du système des Nations Unies. En ce qui concerne les réformes à entreprendre durant les cinq prochaines années par le président de la République, Salvador Niyonzima rassure de l’accompagnement du Système Nations Unies. « Nous sommes prêts à travailler sur les nouveaux chantiers y compris les anciens qui sont en cours avec le Bénin sur les plans social, éducatif, économique et autres. Sur tous ces chantiers, nous sommes là pour accompagner le Bénin et les Béninois », a promis Salvador Niyonzima, ajoutant que les relations entre les Nations Unies et le Bénin sont au beau fixe. « Je pense que nous sommes en intelligence parfaite avec la partie béninoise en ce qui concerne les questions de développement et nous travaillons aussi ensemble sur les questions de liberté et de démocratie », a-t-il fait savoir. Actualités 10 juin 2021


Programme d’alimentation scolaire intégrée: Le Burundi à l’école du Bénin
L’expérience du Bénin en matière d’alimentation scolaire intégrée sidère le Burundi. Marraine d’un pareil programme dans son pays, la première dame du Burundi, Angélique N. Ndayishimiye, est à Cotonou accompagnée d’une forte délégation, pour capitaliser l’expérience béninoise afin d’améliorer la pratique dans son pays. Une séance de travail s’est déroulée à cet effet, mercredi 9 juin dernier, au ministère du Plan et du Développement, entre les parties béninoise et burundaise sous la conduite du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Pour améliorer son programme d’alimentation scolaire universelle, le Burundi mise sur plusieurs stratégies dont, entre autres, les échanges d’expériences et de bonnes pratiques entre les pays. Ayant reçu bon écho de l’expérience des cantines scolaires au Bénin, le gouvernement burundais a dépêché une forte délégation à Cotonou, pour s’imprégner de la pratique béninoise. La délégation est conduite par la première dame du Burundi, Angélique Ndayubaha Ndayishimiye, marraine du programme d’alimentation scolaire dans son pays. Elle est accompagnée des ministres burundais de l’Agriculture, de l’Education nationale et de la Santé publique, ainsi que de la mission pays du Programme alimentaire mondial (Pam) qui, tout comme au Bénin, met en œuvre le programme dans les écoles burundaises. Sous la présidence du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, une séance de travail a eu lieu entre les deux parties (chaque ministre du Burundi avait son homologue béninois en face), séance élargie aux partenaires techniques et financiers des deux pays. La première dame indique que la mobilisation de tous ces ministres et bailleurs au sein de sa délégation, s’explique par la volonté du gouvernement de son pays de bâtir une cantine scolaire intégrée. «Nous osons espérer qu’à la fin de cette mission, le Burundi capitalisera l’expérience béninoise en matière d’alimentation scolaire pour une cantine scolaire universelle au Burundi », souhaite-t-elle. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a, entre autres, salué l’intérêt que le programme alimentaire scolaire béninois suscite auprès du gouvernement burundais et les acteurs à divers niveaux qui ont contribué à la réussite du programme, côté béninois. Il présente par la suite le cheminement du Bénin, depuis cinq ans, en termes de cantine scolaire intégrée, de même que les objectifs, le coût, le système d’approvisionnement local des vivres, et les bénéfices actuels du programme pour l’école béninoise et ses acteurs. Abdoulaye Bio Tchané a rappelé, à l’occasion, l’engagement du président Patrice Talon de porter l’accès aux cantines scolaires à 100 % des enfants des écoles primaires du Bénin d’ici deux ans. Les résultats détaillés du programme de cantines scolaires au Bénin ont été présentés par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Les échanges entre les deux parties, notamment les ministères sectoriels burundais et béninois, vont se poursuivre tout au long du séjour de la délégation au Bénin. Actualités 10 juin 2021


Enseignement technique: Les structures privées de formation et d’insertion professionnelle en réseau
Le Réseau des structures privées de formation et d’insertion professionnelle (Resfip-Bénin) a été porté sur les fonts baptismaux, vendredi 4 juin dernier à Parakou. C’est sous l’impulsion des centres de formation professionnelle animés par l’esprit Don Bosco. Outre les membres de son bureau exécutif, l’occasion a permis de procéder également à l’élection de ceux de son comité de contrôle. Mieux se concerter sur les bonnes pratiques, puis les partager pour mieux travailler. Tels sont les objectifs poursuivis par les structures privées de formation et d’insertion professionnelle, en se constituant en réseau au cours de leur assemblée générale, vendredi 4 juin dernier au Cpet Don Bosco de Parakou. Venues de Cotonou, de Porto-Novo, de Parakou et d’Abomey-Calavi, elles ont concrétisé leur volonté de se mettre ensemble afin d’aider les jeunes à trouver une place dans la société, grâce à la formation technique, pour devenir des citoyens actifs et au service du développement de leur pays. « Pendant un bon moment, nous avons déjà eu à travailler ensemble. Nous nous connaissons. Les fondements du réseau sont assez solides et lui permettent d’aller loin », a indiqué le directeur du Cpet Don Boco de Parakou, le Frère Hernan Cordero, procédant à l’ouverture des travaux. « C’est pour formaliser, puisque nous avons déjà des expériences et avions déjà capitalisé beaucoup de bonnes pratiques », a-t-il poursuivi. « Nous sommes nés avec des dents », a renchéri le président du Comité d’organisation, Mathieu Adjanou. Avec l’avènement de leur réseau, il est convaincu que beaucoup de choses peuvent être améliorées au niveau de l’enseignement technique au Bénin. « Désormais, nous pouvons être considérés et mieux écoutés comme des interlocuteurs crédibles devant le pouvoir en place et ses responsables », a-t-il indiqué. Mutualiser les pratiques Selon Mathieu Adjanou, l’enseignement technique n’est pas promu comme cela se doit au Bénin. Ce qui favorise le sous-emploi qui inquiète et le chômage dont le taux est galopant. De même, les rares qui le choisissent ne sont pas assez motivés pour aller jusqu’au bout de la formation. Une autre observation, c’est qu’actuellement, la société ne leur accorde pas toute la considération qu’il faut. Ce qui fait que la qualité des travaux, lorsque les techniciens sont sollicités pour les exécuter, n’est souvent pas celle souhaitée. De même, les besoins du marché ne sont pas en adéquation avec les offres de formation dans les établissements d’enseignement technique. Il y a également la question des équipements et des accessoires utilisés au cours de la formation et qui, à cause de leur cherté, ne sont pas faciles à acquérir. La troisième chose qui n’est pas moins importante, c’est l’accompagnement vers le monde du travail. « Donc le réseau va essayer de définir des stratégies pour promouvoir non seulement l’enseignement technique, mais l’emploi des jeunes issus de ces établissements techniques. Nous avons également à faire des plaidoyers en direction de l’Etat, des partenaires sociaux afin que la question de l’autonomisation des jeunes soit réglée au niveau de l’enseignement technique », s’est-il voulu plus explicite. D’où, insiste-t-il, la nécessité pour les centres privés de formation qui promeuvent l’enseignement technique de se mettre ensemble pour revoir l’accompagnement qu’ils assurent à leurs apprenants. Il s’agira pour eux de mutualiser leurs efforts, leurs énergies, leurs expériences et leurs pratiques afin d’attendre davantage de l’Etat. Société 10 juin 2021


Lancement du programme ‘’Learn’’: Renforcer les bases d’un numérique durable avec les jeunes
Le Bénin prépare ses compétences futures dans le domaine du numérique. Cette ambition a pris corps, mardi 8 juin, à travers le lancement officiel du programme de formation et d’autonomisation de quarante jeunes dans le domaine du numérique dénommé ‘’Learn’’, par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Le programme est piloté par le Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique (Faen) en partenariat avec l’Ecole de l’innovation et de l’expertise informatique (Epitech). Jeunes de 18 à 35 ans, êtes-vous motivés et passionnés par le numérique ? Le Programme ‘’Levier d’apprentissage pour la reconversion dans le numérique (Learn) est le vôtre ! Ce programme porte le rêve de la formation et de l’autonomisation des jeunes dans l’univers numérique, devenu incontournable de nos jours. C’est une initiative du gouvernement qui vise à offrir, chaque année, à des jeunes béninois recrutés sur toute l’étendue du territoire national, des bourses de formation dans le domaine du numérique. Elle promeut le « développement des compétences numériques et soutient l’accélération de l’impact social de la révolution numérique en cours au Bénin depuis 2016 ». « Nous voulons renforcer les bases d’un numérique durable, en faisant des jeunes des parties prenantes de la transformation numérique du Bénin. C’est pourquoi, nous avons pris la décision d’équiper, de former, d’héberger, de transporter et de faciliter l’insertion des jeunes dans ce secteur d’avenir à travers le programme ‘’Learn’’ », argumente Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Le développement Web et mobile sont privilégiés pour la première cohorte composée de quarante jeunes sur une période de six mois, soit deux semaines de remise à niveau en anglais, dix semaines de tronc commun et huit semaines de spécialisation en développement fullstack ou front-end. Les grandes entreprises à la recherche de ressources humaines de qualité immédiatement consommables dans le secteur du numérique auront désormais l’embarras de choix. « A travers ce programme, le gouvernement veut créer davantage de ressources humaines qualifiées dans le domaine du numérique, capables de servir dans les entreprises ou de développer leurs propres start-up », explique-t-elle. Le programme allie commodité et soutien aux bénéficiaires à travers la formation accélérée à un métier d’avenir dans le secteur du numérique, du matériel informatique, et l’accompagnement par des tuteurs qualifiés. Les non-résidents à Cotonou ont aussi la totalité des chances de bénéficier de cette formation. Le programme prend en compte «l’hébergement gratuit à Cotonou si le bénéficiaire réside à l’intérieur du pays, de même que le financement des frais de transport des lauréats résidant dans le Grand Nokoué », assure-t-elle. Le programme ‘’Learn’’ couvre tous les métiers d’avenir dans le domaine du numérique. Pour être éligible, il suffit d’avoir le niveau Bac ou de justifier de 5 années d’expérience professionnelle après le Brevet d’études du premier cycle (Bepc), peu importe la filière. « On peut être de n’importe quelle filière. Le plus important, c’est d’avoir un projet professionnel, de reconversion dans les métiers du numérique. Les débouchés de la première cohorte vont des métiers de développeur web fullstack, web back, consultant, au chef projet en passant par les métiers de développeur front-end, lead technique, intégrateur web », détaille la ministre. Le site web du Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique https://faen.gouv.bj est le portail qui enregistre les inscriptions, allant du 8 au 24 juin 2021. Actualités 09 juin 2021


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