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Nouvelles

Conférence administrative départementale de l’Alibori/ Point d’exécution du Pta au premier trimestre 2021
La Conférence administrative départementale de l’Alibori s’est réunie, mercredi 19 mai dernier à Kandi. Les participants ont fait le point de l’exécution du Plan de travail annuel du département au titre du premier trimestre de l’année 2021. Dans le département de l’Alibori, le Plan de travail annuel (Pta) a été exécuté à plus de 36 % au titre du premier trimestre de l’année 2021. C’est ce qui ressort de la séance de sa Conférence administrative tenue, mercredi 19 mai dernier à Kandi, à la salle de réunion de la direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Au cours de la rencontre, les directeurs départementaux ont, à tour de rôle, fait le point trimestriel du Pta au niveau de leurs structures respectives. Au plan départemental, il convient de noter que le Pta 2021 est exécuté à plus de 36 % dans le département à cette date. En dehors de l’exécution du Pta, il y avait d’autres points inscrits à l’ordre du jour de ladite conférence. Il s'agit notamment de la question relative au manque d’enseignants dans certains collèges du département. En l’absence du préfet Mohamadou Moussa, c’est le secrétaire général de la préfecture de Kandi qui a présidé la séance. C’est conformément à l’article 3 du décret n° 2001-409 du 15 octobre 2001 portant composition, attributions et fonctionnement de la Conférence administrative départementale, que cette rencontre a été organisée. Société 27 mai 2021


Réchauffement climatique: « Les océans risquent de ne plus absorber le carbone », alerte l’Unesco
L’Unesco alerte sur un risque potentiel de réchauffement climatique dont la cause serait liée au fait que les océans ne pourraient plus absorber le carbone. L’institution a publié un rapport sur la question et avertit de l’incapacité à long terme pour les océans de contribuer à réguler le climat par l’absorption du carbone. Les océans sont connus pour leur rôle d’absorption du CO2. Ils jouent un rôle crucial dans la régulation du climat. Selon un rapport publié par l’Unesco, les océans ne pourraient plus jouer convenablement ce rôle à l’avenir. En conséquence, ils pourraient contribuer au réchauffement climatique. C’est ce qu’indique l’institution dans ledit rapport intitulé Recherche intégrée sur le carbone océanique : Résumé des connaissances sur le carbone océanique et vision pour une recherche et des observations sur le carbone océanique coordonnés pour la prochaine décennie. Ce rapport de la Commission océanographique intergouvernementale (Coi) de l’Unesco alerte ainsi sur les risques de réchauffement climatique en vue. En étudiant l’évolution de l’absorption du dioxyde de carbone (CO2), la Commission océanographique intergouvernementale (Coi) de l’Unesco attire l’attention sur les probables risques de réchauffement climatique du fait de l’incapacité des océans à contribuer à réguler le climat. Ledit rapport présente une synthèse de l’état des connaissances sur le rôle de l’océan dans le cycle du carbone et établit également une feuille de route. Il vise à fournir aux décideurs les connaissances nécessaires pour mettre en place des politiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique pour la décennie à venir. Il y a lieu de souligner que les nations doivent disposer de connaissances scientifiques pour prendre des décisions en pleine connaissance de cause au sein de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Ce faisant, précise l’Unesco, elles peuvent atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et envisager de construire des sociétés plus résilientes. Le rôle que joue l’océan depuis la Révolution industrielle comme puits du carbone généré par les activités humaines, les observations et les recherches disponibles pour déterminer si l’océan continuera à « aider » l’humanité ou s’il se retournera contre elle, rendant plus difficile l’atténuation et l’adaptation au réchauffement…ne sont pas occultés par ce rapport. « Sans les puits océaniques et terrestres, les niveaux de CO2 atmosphérique seraient proches de 600 parties par millions (ppm), soit 50 % de plus que les 410 ppm enregistrés en 2019, déjà bien supérieurs à ce que requiert l’objectif de limiter le réchauffement climatique à deux degrés Celsius », lit-on dans le rapport. Le risque est donc grand, s’inquiète-t-on. Car, au lieu d’absorber le carbone, les océans contribueraient alors au réchauffement dû à l’effet de serre provoqué par le CO2. Il y a lieu de s’interroger sur comment l’humanité modifie le cycle du carbone océanique, y compris dans le cadre des plans d’élimination de dioxyde de carbone et quelles en sont les implications pour les écosystèmes océaniques, suggère le document. Pour Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, c’est une occasion unique de rassembler l’ensemble des parties prenantes autour de priorités scientifiques communes pour renforcer les mesures liées à l’évolution du cycle du carbone océanique. Environnement 27 mai 2021


Obtention du Certificat de conformité environnementale et sociale: « Certains promoteurs essaient de ruser  », dénonce François-Corneille Kèdowidé
L’obtention du Certificat de conformité environnementale et sociale via la plateforme e-service constitue une réforme majeure qui ne manque pas d’intérêt pour les promoteurs qui désirent installer une unité de production sur le territoire béninois. De la demande de ce document précieux à sa délivrance en passant par l’autorisation finale, François-Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe), parle des facilités offertes. Dans cet entretien, il dénonce certains promoteurs qui s’installent sans autorisation. Mais il y aura un prix à payer désormais, selon les nouvelles dispositions.
De quoi retourne le Certificat de conformité environnementale et sociale ?
Le Certificat de conformité environnementale et sociale (Cces) est un document qui prouve qu’un projet peut s’implanter dans un milieu en respectant les mesures environnementales tout en faisant un effort pour réduire les effets néfastes sur l’environnement. Ce certificat est délivré à tout projet de catégorie A ou B. La catégorie A est tout projet soumis à un régime d’impact environnemental approfondi, et la catégorie B est soumise à un régime d’impact simplifié. Les A, ce sont les usines qui utilisent de plomb, les grandes usines, les grands projets qui sont dans les zones humides des sites Ramsar. Les B peuvent être des projets de moindre envergure qui ne sont pas dans les sites Ramsar. Le Certificat de conformité ne permet pas au projet de s’installer. C’est un document qui fait partie des pièces à fournir par le promoteur pour avoir son autorisation auprès du ministère sectoriel.
Aujourd’hui, avec la dématérialisation, quel est le processus d’obtention dudit certificat ?
Pour se le procurer, il faut soumettre à l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) un résumé de son projet ainsi que son montant. Ensuite, l’agence fait le streaming environnemental pour voir où classer ce projet. Elle appréciera si le projet a besoin d’étude d’impact environnemental ou s’il a besoin d’étude d’impact environnemental et social. Et si c’est utile, l’agence se déplace pour faire la visite de site afin de voir s’il est conforme au projet … Après cela, le promoteur va se rapprocher d’un bureau d’études ou un groupement de bureaux d’études ou de consultants ou d’experts pour faire réaliser l’étude d’impact environnemental. Un rapport provisoire en dix exemplaires et en numérique nous est soumis; version sur Cd-Rom et sur clé Usb et nous mettons en place un comité ad hoc formé des agents de l’Abe, des universitaires et d’autres pour pouvoir étudier le dossier. On associe aussi les maires, les chefs d’arrondissement et les chefs de quartiers parfois, parce qu’il faut qu’ils sachent qu’un projet va s’installer dans leur zone et qu’ils nous disent si la population a accepté ou non. Entre-temps, pour finaliser le rapport, il faut que le bureau d’études fasse ce qu’on appelle une consultation du public pour savoir si les populations qui habitent dans l’environnement du projet acceptent qu’il soit implanté dans leur zone. Quand il va recevoir le certificat après, il va le mettre dans le dossier pour continuer et avoir l’autorisation finale.
Quelle est la plateforme qui favorise cette procédure en ligne ?
Il suffit d’aller sur e-service public et de cliquer sur le certificat de conformité environnementale et sociale puis de soumettre les documents que l’on déposait à l’Abe. Comme je le disais, le processus est hybride au début, c’est-à-dire qu’au lieu de dix exemplaires au début, on va demander de déposer cinq exemplaires, parce que nous envoyons les rapports aux chefs d’arrondissement, aux chefs de quartier, aux mairies qui n’ont peut-être pas encore d’ordinateur. Donc, on fera hybride et puis le comité ad hoc qu’on mettra en place va faire ses amendements qu’il va nous envoyer en ligne. Nous allons les prendre en compte et on aura un atelier pour finaliser la validation et envoyer au promoteur, toujours en ligne, les recommandations et amendements qu’on lui demandera de revoir. Après quoi, il nous envoie encore un rapport final en un exemplaire, toujours en ligne; ce qui nous permet de finaliser le plan de gestion environnementale qui est un document indispensable qui accompagne toujours le certificat de conformité environnementale et sociale qui sera délivré en ligne. Le directeur général de l’Abe va mettre son quitus, le document va automatiquement chez le ministre qui signe. À l’instant où le ministre signe, le promoteur sera informé par courriel et par Sms que son certificat est prêt et c’est à lui maintenant de l’imprimer.
Quel est le délai pour qu’un promoteur puisse entrer en possession de son Certificat de conformité environnementale et sociale ?
En une vingtaine de jours, tout le processus est achevé. Car il faut donner le document à lire aux membres du comité ad hoc pendant au moins cinq à huit jours, selon le volume du document. Il faut leur donner le temps de faire les amendements nécessaires. Il faut aussi compter le temps entre le rapport provisoire et le rapport final. Si le promoteur traîne pour donner le rapport final, cela jouera sur le délai. Et dans le nouveau décret sur la procédure de gestion environnementale, on a dit qu’après trois mois, on ne reçoit plus de rapport, pour les contraindre à faire preuve de promptitude. Sinon, il y a des promoteurs qui reviennent nous voir après une année. Ils ont intérêt aussi à se faire rapidement délivrer leur certificat de conformité environnementale pour finaliser leur dossier et envoyer aux ministères sectoriels pour avoir l’autorisation. Certes, il y a certains promoteurs qui essaient de ruser avec nous souvent. Ils envoient la demande et ils commencent les travaux. Dans ce cas, nous les soumettons à l’audit environnemental externe et dans le nouveau décret, l’audit environnemental externe, dans ces conditions, coûte plus cher que les redevances qu’on paie pour l’évaluation environnementale.
Environnement 27 mai 2021


Révision du Plan comptable de l’Etat: Le projet du document validé
Le Plan comptable de l’Etat est en relecture. Le projet du document révisé a fait l’objet d’un atelier de validation, ce mercredi 26 mai à Cotonou, en vue du basculement en comptabilité d’exercice. Adopté depuis 2015 mais jamais mis en œuvre en raison du retard dans la mise en place des outils nécessaires à son application, le plan comptable de l’Etat subit une relecture. Sa révision s’inscrit dans la logique du basculement en comptabilité d’exercice à partir du 1er janvier 2022, visant à renforcer la bonne gouvernance. Les observations et apports au référentiel comptable ont été débattus et amendés par les parties prenantes, ce mercredi à Cotonou. C’est à la faveur d’un atelier de validation organisé avec le soutien du Programme d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pacipg). Le plan comptable de l’Etat a fait l’objet d’aménagement lors de consultations préalables auprès de diverses structures du ministère de l’Economie et des Finances, rappelle Waliou Laye Libanio, directeur de la Règlementation comptable. Le document a été ensuite envoyé à la Cour des comptes, à l’Ordre des experts comptables et comptables agréés. Les changements portent, entre autres, sur la revue de certains titres et articles, la suppression des périodes transitoires prévues pour le passage à la comptabilité d’exercice. Les amendements concernent aussi la création de certains comptes patrimoniaux, la réorganisation des comptes des emprunts, projets, programmes, la modification de certains intitulés de compte et la déclinaison d’autres. La relecture n’apporte pas de modifications majeures sur le dispositif de l’arrêté n°410/MEFPD/DC/SGM/DGTCP du 2 février 2015 portant plan comptable de l’Etat dont les dispositions transitoires et finales avaient prévu sa mise en vigueur pour le 31 janvier 2018 au plus tard, selon Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Mais, il est apparu évident, lors des travaux de conception du nouveau Système d’information de gestion des finances publiques (Sigfp) qui consacre la « double commande», qu’il ne pourrait être appliqué en l’état, d’où l’initiative de sa relecture, explique Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique. L’adoption du Plan comptable de l’Etat s’inscrit dans le cadre des réformes budgétaire et comptable. Inspirée de celle des entreprises, la nouvelle comptabilité de l’Etat devrait garantir la transparence dans la gestion des deniers publics et favoriser la performance. « L’innovation principale introduite par ces réformes est le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats », indique M. Orou Takou. Actualités 27 mai 2021


Conseil économique et social: Une délégation ivoirienne en visite de travail
Une délégation du Conseil économique, social, environ-nemental et culturel de la Côte d’Ivoire était hier mercredi 26 mai, dans les locaux du Conseil économique et social béninois. Il était question de la bonne coopération de travail entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. Hier mercredi 26 mai, les membres du Conseil économique et social (Ces) du Bénin ont reçu la visite d’une délégation du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) de la Côte d'Ivoire. C’est la toute première visite effectuée par Eugène Aka Aoulé, président du Cesec, après sa nomination. C’est donc un honneur pour le Bénin de le recevoir ainsi que toute sa délégation, a fait savoir Augustin Tabé Gbian, président du Ces: « Notre institution s'honore de la visite d’amitié et de travail du nouveau président du Cesec de la République sœur de Côte d’Ivoire… Je me réjouis, comme vous, de la présence du président Eugène Aka Aoulé parmi nous ». Après un tête-à-tête entre le président du Ces et ses hôtes, Augustin Tabé Gbian a rappelé que depuis les présidents Philippe Yasé et feu Charles Koffi Digbi, de bonnes relations sont entretenues entre le Cesec et le Ces. À travers cette visite, des chantiers de collaboration et des accords de coopération vont être dynamisés pour le bien-être des populations des deux pays. Eugène Aka Aoulé, président du Cesec a rappelé que c’est sous la conduite et la vision des présidents Allassane Ouattara et Patrice Talon que les liens étroits de coopération entre le Bénin et la Côte d’Ivoire s’intensifient, se vivifient et se diversifient. « Le président de la République de Côte d’Ivoire a apprécié au plus haut point la qualité de la coopération entre nos deux assemblées consultatives qui est la résultante des liens tissés au plus haut sommet de l’Etat », a ajouté le président Aka Aoulé. Il place cette visite sous le signe d’une amitié fidèle, respectueuse et solidaire entre les deux pays.
Historique coopération entre les deux institutions
La Côte d’Ivoire et le Bénin entretiennent d’excellentes relations bilatérales qui datent de l’époque coloniale. À partir de 1961, les deux Etats, après leur accession à la souveraineté internationale, ont formalisé leurs relations diplomatiques, valorisant ainsi un héritage et des repères communs afin de poursuivre leurs destinées conduites par les différents chefs d’État qui se sont succédé. « La célérité avec laquelle la visite de la délégation ivoirienne a été organisée traduit la qualité de la synergie qui caractérise la collaboration entre nos deux chambres sœurs... La présente rencontre revêt une triple dimension, celle de la reconnaissance du soutien permanent du Ces, de la célébration d'une amitié et enfin de la consolidation des liens de coopération entre nos deux institutions », a précisé Eugène Aka Aoulé. Le Bénin reste et demeure un allié sûr pour la chambre consultative ivoirienne. Selon Eugène Aka Aoulé, trois raisons motivent la visite de la délégation ivoirienne en terre béninoise. En effet, après le décès du président Charles Coffi Digbi, le Bénin à travers le Ces a pris une part inestimable dans l’organisation des obsèques de ce dernier en mars 2021. Cet acte fort ne saurait passer inaperçu. La deuxième raison est relative au soutien sans faille que le Ces n’a cessé d’apporter au Cesec dans le cadre du mandat qu'il exerce à l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et similaires (Aicessi). Enfin, la troisième raison de cette visite est relative à la qualité de la coopération bilatérale que le Conseil économique et social du Bénin et le Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire entretiennent depuis plusieurs années. Conscient des défis et perspectives tout en cherchant à consolider les acquis, Eugène Aka Aoulé réaffirme la disponibilité du Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire à œuvrer inlassablement au renforcement des capacités, à la tenue régulière de séances d’échanges de bonnes pratiques et de partage d’expériences ainsi qu’à l’examen des thématiques d’intérêt commun.   Par Ulrich AKPOVO (Stag.)
Actualités 27 mai 2021


Premier gouvernement du second quinquennat: Trois départs, deux entrées, une mutation
On sait désormais tout du nouveau gouvernement du président Patrice Talon. L’exécutif qui entame le second mandat avec lui ne change presque pas. Le chef de l’Etat a fait l’option de laisser continuer la dynamique en cours et de se focaliser sur la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag). Pas de grand mouvement. Le président Patrice Talon poursuivra la mise en œuvre de son programme d’action au titre du deuxième quinquennat avec la plupart des membres de l’Exécutif. Il s’est séparé de seulement trois ministres. Sacca Lafia dont le départ était attendu parce que promu à d’autres fonctions, Mahugnon Kakpo, débarqué de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et enfin, Alain Sourou Orounla, jusque-là ministre de la Communication. Une seule mutation est intervenue. Alassane Séidou devient ainsi l’un des ministres les plus mutés sous le régime Talon. Ministre de la Santé, il est passé par les Infrastructures, la Décentralisation avant d’échouer au ministère de l’Intérieur dans le nouveau gouvernement. Il va céder son ancien portefeuille à un nouvel entrant, Raphaël Akotègnon, qui lui, devient ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. La seconde entrée au gouvernement est celle de Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire technique et de la Formation professionnelle. Des promotions, il y en a également eu dans ce premier gouvernement du second mandat du chef de l’Etat. Romuald Wadagni, alors ministre de l’Economie et des Finances devient ministre d’Etat en conservant son portefeuille. Abdoulaye Bio Tchané qui était jusque-là le seul ministre d’Etat conserve cette attribution et est chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale. Au total, une équipe de 23 membres dont cinq femmes. Le chef de l’Etat a préféré la continuité. Ayant déjà imprimé sa marque à ses ministres, il a fait l’option d’éviter le recommencement. La poursuite du projet de développement qui vise à révéler le Bénin peut donc être assurée sans crainte. Sauf que la confiance du président de la République en certains de ses collaborateurs va grandissante. On pourra le souligner au regard de ce nouveau gouvernement, puisque certains ministres ont eu la chance de boucler le premier quinquennat à ses côtés et entament aussi le nouveau avec lui. Abdoulaye Bio Tchané, Romuald Wadagni, Aurélien Agbénonci, Alassane Séidou, José Didier Tonato, Adidjatou Mathys, Salimane Karimou, Dona Jean Claude Houssou et Oswald Homéky font partie de cette liste de privilégiés promus, le 7 avril 2016, à la faveur du tout premier gouvernement de l’ère Talon puis reconduits dans le nouveau gouvernement du second mandat à la faveur du décret N°2021-257 du 25 mai 2021, portant composition du nouveau gouvernement. Il faut préciser aussi la prise du décret N°2021-258 du 25 mai 2021 portant nomination à la présidence, par lequel, Pascal Iréné Koupaki, est maintenu Secrétaire général de la présidence de la République avec rang de ministre d’Etat. Idem pour Johanes Dagnon, le Conseiller spécial du président de la République qui assure la coordination du Bureau d’analyse et d’investigation. Le même décret promeut Hamet Aguèmon, banquier de haut niveau, ministre conseiller aux investissements et maintient Edouard Ouin-Ouoro, secrétaire général du gouvernement, de même que Bertin Bada, directeur du cabinet militaire. Léandre Wilfried Houngbédji, ancien directeur de la Communication à la présidence de la République, est le tout nouveau secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. Actualités 26 mai 2021


Cités dans l’Ordre national: Deux cadres du ministère du Numérique reçoivent leurs insignes
Marius Hervé Atayi-Guèdègbé, directeur de la Programmation et de la Prospective et Laurent Marc Layiwola, gestionnaire de projet, deux cadres du ministère du Numérique et de la Digitalisation, sont élevés à titre exceptionnel aux grades respectifs d’officier et de chevalier de l’Ordre national du Bénin. Ils ont reçu leurs insignes, vendredi 21 mai dernier, au siège de la grande chancellerie à Cotonou. C’est à la faveur d’une cérémonie groupée que Marius Hervé Atayi-Guèdègbé, directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère du Numérique et de la Digitalisation fait officier de l’Ordre national du Bénin et Laurent Marc Layiwola, gestionnaire de projet, en service dans le même ministère et promu chevalier, ont reçu leurs insignes. Cette cérémonie a, en effet, réuni plusieurs cadres d’une dizaine de structures publiques, cités dans l’Ordre national soit à titre exceptionnel, soit après dépôt de dossier auprès de la grande chancellerie. Après avoir cité les noms et professions de tous les récipiendaires, la grande chancelière Koubourath Anjorin Osseni, les félicite et souligne qu’ils sont désormais des citoyens « modèles dans la République, (…) des citoyens qui ne doivent plus, entre autres, brûler les feux tricolores » dans la circulation. Marius Hervé Atayi-Guèdègbé et Laurent Marc Layiwola sont, eux, nommés à titre exceptionnel dans l’Ordre national. Ils estiment que cette distinction est pour eux un encouragement à mieux faire. « Nous prenons cette distinction comme un encouragement, une invitation à mieux faire. C’est une nouvelle responsabilité pour nous, cela nous oblige à être beaucoup plus combatifs et très engagés pour le développement de notre pays », confie Marius Hervé Atayi-Guèdègbé. Aussi, les deux cadres ont-ils tenu à remercier le chef de l’Etat Patrice Talon et la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou ainsi que leurs chefs hiérarchiques grâce à qui cette citation dans l’Ordre national a été possible. Société 26 mai 2021


Premier gouvernement du second quinquennat : Trois départs, deux entrées, une mutation
On sait désormais tout du nouveau gouvernement du président Patrice Talon. L’exécutif qui entame le second mandat avec lui ne change presque pas. Le chef de l’Etat a fait l’option de laisser continuer la dynamique en cours et de se focaliser sur la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag). Pas grand mouvement. On prend les mêmes et on recommence. Le président Patrice Talon poursuivra la mise en œuvre de son programme d’action au titre du deuxième quinquennat avec la plupart des membres de l’Exécutif. Il s’est séparé de seulement trois ministres. Sacca Lafia dont le départ était attendu parce que promu à une autre fonction, Mahugnon Kakpo, débarqué de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et enfin, Alain Sourou Orounla, jusque-là ministre de la Communication. Une seule mutation est intervenue. Alassane Séidou devient aussi l’un des ministres les plus mutés sous le régime Talon. Ministre de la Santé, il est passé par les Infrastructures, la Décentralisation avant d’échouer au ministère de l’Intérieur à la faveur du nouveau gouvernement. Il va céder son ancien portefeuille à un nouvel entrant, Raphael Akotègnon, qui lui, devient ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale. La seconde entrée au gouvernement est celle de Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire technique et de la Formation professionnelle. Des promotions, il y en a également dans ce premier gouvernement du second mandat du chef de l’Etat. Romuald Wadagni, alors ministre de l’Economie et des Finances devient ministre d’Etat en conservant son portefeuille. Abdoulaye Bio Tchané qui était jusque-là le seul ministre d’Etat conserve cette attribution et est chargé du Développement et de la coordination de l’action gouvernementale. Au total, une équipe de 23 membres dont cinq femmes. Le chef de l’Etat a préféré la continuité. Ayant déjà imprimé sa marque à ses ministres, il a fait l’option d’éviter le recommencement. La poursuite du projet de développement qui vise à révéler le Bénin peut donc se poursuivre sans crainte. Sauf que la marque de la confiance du président de la République en certains de ses collaborateurs va grandissant. On pourra le souligner à la faveur de la formation de ce nouveau gouvernement, puisque certains ministres ont eu la chance de boucler le premier quinquennat à ses côtés et entame aussi le nouveau. Abdoulaye Bio Tchané, Romuald Wadagni, Aurélien Agbénonci, Alassane Séidou, José Didier Tonato, Adidjatou Mathys, Salimane Karimou, Dona Jean Claude Houssou et Oswald Homeky font partie de cette liste de privilégiés promus le 7 avril 2016 à la faveur du tout premier gouvernement de l’ère Talon reconduits dans le nouveau gouvernement du second mandat à la faveur du décret N°2021-257 du 25 mai 2021, portant composition du nouveau gouvernement. Il faut préciser aussi la prise du décret N°2021-258 du 25 mai 2021 portant nomination à la présidence, par lequel, Pascal Iréné Koupaki, est maintenu Secrétaire général de la présidence de la République avec rang de ministre d’Etat. Idem pour Johanes Dagnon le Conseiller spécial du président de la République qui s’adjoint la coordination du Bureau d’analyse et d’investigation. Le même décret promeut Hamed Aguèmon, banquier de haut niveau, ministre conseiller aux investissements et maintient Edouard Ouin-Ouoro, secrétaire général du gouvernement, de même que Bertin Bada, directeur du cabinet militaire. Léandre Wilfried Houngbédji, ancien directeur de la Communication à la présidence de la République est le tout nouveau secrétaire général adjoint du gouvernement et porte-parole du gouvernement.  
                                  Liste des membres du nouveau gouvernement de Talon
 
Ministre d’Etat chargé du développement et de la coordination de l'action gouvernementale : Abdoulaye Bio Tchané
 
Ministre d'Etat chargé l’économie et des finances : Romuald Wadagni
 
Ministres des affaires étrangères et de la coopération : Aurélien Agbénonci
 
Garde des sceaux, Ministre de la justice et de la législation : Maxime Quenum
 
Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique : Alassane Séidou
 
Ministre du cadre de vie et du développement durable : José Didier Tonato
 
Ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche :  Gaston Dossouhoui
 
Ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale : Raphaël Akotegnon
 
Ministre du Travail et de la fonction publique :  Adidjatou Mathys
 
Ministre des affaires sociales et de la microfinance : Véronique Tognifodé
 
 Ministre de la santé : Benjamin Hounkpatin
 
Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Eléonore Yayi Ladekan
 
Ministre des enseignements secondaire technique et de la formation professionnelle : Yves Kouaro
 
Ministre des enseignements maternel et primaire : Salimane Karimou
 
Ministre de l’Economie Numérique et de digitalisation: Aurelie Adam Soulé Zoumarou
 
Ministre des infrastructures et des transports : Hervé Hehomey
 
Ministre de l’Industrie et du Commerce : Saddya Assouma
 
Ministre de l’eau et des mines: Samou Adambi
 
Ministre de l’énergie :  Dona Jean Claude Houssou :
 
Ministre des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi : Modeste Kérékou
 
Ministre du tourisme, de la culture et des arts : Jean Michel Abimbola
 
Ministres des sports : Oswald Homeky
 
Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la défense nationale: Fortunet Alain Nouatin
Actualités 25 mai 2021


Le Père Irenée Tigo au sujet de la Pentecôte: « Chaque homme peut impacter s’il se laisse éclairer par l’Esprit Saint »
Dimanche 23 mai dernier, les chrétiens à travers le monde ont célébré la Pentecôte communément perçue comme la descente de l’Esprit saint sur les fidèles. Pour le père Irenée Tigo, la Pentecôte est un événement de grande portée qui consacre la naissance de l’Eglise universelle. Il en donne ici les fondements bibliques et met en exergue la troisième Personne de la Trinité, l’Esprit saint, dont la présence est essentielle à la vie en Christ.
La Nation : Que pouvez-vous nous dire des origines de la fête de Pentecôte ?
Père Irenée Tigo : Quand nous parlons de la Pentecôte aujourd’hui, il est facile de ne plus songer à ses racines juives. La Pentecôte, du terme grec Pentekostê qui signifie « cinquantième jour après la Pâque », est une fête juive avant d’être une fête chrétienne. Dans le judaïsme, la Pentecôte évoque deux événements : la fête des Moissons où l’on offre à Dieu les fruits des récoltes (Exode 23,16) et la fête du don de la Torah (Chavouot ou Shavouot). La Pentecôte chrétienne s’inscrivant dans cette tradition juive célèbre en ce cinquantième jour après Pâques le plus grand Don de Dieu aux hommes : l’Esprit Saint. Ainsi, c’est Dieu, le Père qui comble les hommes du fruit du Saint Esprit en faisant de Lui (le Saint Esprit) la Nouvelle Loi qui nous rend libres et qui nous constitue en Peuple consacré à Dieu.
Qui est l’Esprit Saint ?
L’Esprit Saint est la troisième hypostase ou personne de la Trinité. L’Esprit Saint est Dieu. A la création du monde, il planait sur les eaux pour faire advenir la vie et rien de ce qui est, n’est sans lui. Le Saint Esprit est désigné dans l’Ancien Testament par le terme hébreu « Rouah » qui signifie l’air en mouvement, le souffle, le vent, le dynamisme, une force, la respiration, l’haleine. Ce terme Rouah est traduit dans le Nouveau Testament par le terme grec « pneuma » qui signifie le vent (Jn 3, 8), le souffle, la respiration (Lc 23, 46), l’intelligence (Mc 2, 8). Pour désigner l’Esprit Saint, Jésus l’appelle aussi sous les vocables de : « le Défenseur, le Paraclet, le Consolateur, l’Esprit de Vérité». La figure du Saint Esprit a été plus mise en exergue au Concile de Constantinople (381). En effet, si Jésus-Christ est engendré non pas créé, l’Esprit Saint, quant à lui, procède du Père et du Fils. Et comme le disent les Pères conciliaires à Constantinople : « … Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire, il a parlé par les prophètes ».
En désignant l’Esprit Saint comme étant la troisième personne de la Trinité, ne ressort-il pas une hiérarchisation des trois personnes de la Trinité ?
C’est une grosse erreur théologique appelée hérésie que l’on fait en raisonnant ainsi. Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint ne sont pas les mêmes Personnes. Ce sont des Personnes bien distinctes l’une de l’autre. Et ce n’est pas du trithéisme parce qu’on se retrouverait devant trois (03) Dieux. Non ! Il s’agit d’une seule et même nature divine en trois Personnes bien distinctes. Le Père ne se confond pas au Fils, et le Fils ne se confond pas non plus à l’Esprit Saint. Il y a souvent deux hérésies que nous faisons en parlant de la Trinité et aussi de l’Esprit. Il s’agit du modalisme et du subordinationisme. Ce sont des termes, certainement nouveaux pour vous, mais le contenu nous est familier. Le modalisme ou la conception modaliste consiste à considérer l’Esprit Saint comme un mode de manifestation, c’est-à-dire une manière de manifestation de Dieu le Père ou du Fils, Jésus-Christ. Donc l’Esprit Saint ne serait au fond que Dieu le Père ou le Fils qui se manifesterait autrement sous le nom de l’Esprit Saint. Le subordinationisme ou la conception subordinationiste consiste à subordonner l’Esprit Saint au Fils et le Fils au Père. Et comme tel, le Fils et l’Esprit Saint seraient inférieurs à Dieu le Père, autrement dit, ils ne partageraient pas la pleine nature divine avec le Père. Quand nous voulons parler du Saint Esprit, il nous faut bien faire attention à ce que nous disons pour ne pas faire des hérésies et être littéralement dans l’erreur. Notre bonne volonté d’expliquer la Trinité et notamment le Saint Esprit aux gens ne suffit pas, il faut encore maitriser ce dont il est question.
L’Esprit Saint que Jésus donna à ses Apôtres après sa résurrection dans l’évangile de Saint Jean est-il différent de l’Esprit reçu au cénacle au jour de la Pentecôte ?
Monsieur le Journaliste, avec ces deux événements de descente du Saint Esprit, nous pouvons dire que les Apôtres ont connu deux Pentecôtes à savoir en Jean 20, 22 et en Actes des Apôtres 2. L’Esprit Saint reçu par les Apôtres à ces deux moments est le même, avec cependant des finalités bien différentes. Dans l’Evangile de saint Jean 20, 22, l’Esprit Saint donné est en vue de la rémission des péchés. Il faut relire le texte pour le savoir. Et dans les Actes des Apôtres, l’Esprit Saint donné est en vue de l’envoi en mission. Désormais, les disciples du Christ ont la force et la grâce d’être témoins de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. L’Esprit Saint reçu est le même, avec cependant des missions différentes à confier. Il en est d’ailleurs de même du baptême et de la confirmation parmi les sacrements de l’initiation chrétienne. L’Esprit Saint reçu au baptême nous fait naître à la vie des Fils de Dieu. L’Esprit Saint reçu à la confirmation nous rend adulte dans la foi afin que nous nous engagions pour notre foi.
De plus en plus, d’aucuns se disent avoir l’Esprit Saint et créent des communautés ici et là. Comment s’en convaincre?
Le souffle du Saint Esprit continue de souffler et il agit en qui il veut et où il veut. Ce souffle du Saint Esprit est la source d’un renouveau permanent dans l’Eglise à travers ses dons et charismes. Plusieurs communautés chrétiennes affectionnent le Saint Esprit. Plusieurs mêmes, au nom de telle ou telle inspiration reçue de lui, créent de nouvelles communautés chrétiennes. Et la seule question à se poser est de savoir si : l’Esprit Saint souffle-t-il pour que se multiplient les communautés (ou sectes) chrétiennes ou pour consolider notre unité (Jn 17, 21-26) dans la vérité ? Autrement dit, si l’Esprit Saint m’inspire et agit en moi, faudrait-il que moi aussi, je crée ma communauté chrétienne ? Est-ce cela être inspiré par l’Esprit Saint ? N’est-ce pas plutôt être un signe de renouveau et de vie pour ma communauté ? Beaucoup parlent du Saint Esprit et recherchent ses charismes de nos jours, ce qui est très bien car cela participe à la gloire de Dieu. Mais la question fondamentale est de se demander quelle est la place accordée au Christ dans notre relation à l’Esprit Saint d’une part et quelle est la part accordée à la Vierge Marie dans notre vie dans l’Esprit Saint. Celui qui prie le Saint Esprit et demande qu’il agisse en lui dans toute sa puissance, mais qui ne considère pas, ne vénère et ne prie pas la Vierge Marie n’est au fond pas cohérent avec lui-même. Car Marie est la première personne à l’aube des temps nouveaux, en qui l’Esprit Saint a déployé sa toute-puissance à travers la naissance de Jésus. Tout ce qui est dit de Marie, est dit en relation à Jésus Christ qui a fait don du Saint Esprit aux hommes. Pour apprécier la solidité et la cohérence d’un discours sur le Saint Esprit, voyez la place qui y est accordée au Christ et à Marie. Y sont-ils bien intégrés ou mis en quarantaine ?
Comment ouvrir les portes de sa vie à l’Esprit Saint ?
Ouvrir les portes de sa vie à l’Esprit Saint revient à ouvrir son esprit à l’action du Saint Esprit, qui travaille à un renouvellement de notre mentalité pour nous unir toujours plus au Christ. Et pour se faire, nous devons d’abord avoir une vie de prière, ensuite nous familiariser à la Parole de Dieu à travers la lecture de la Bible et enfin, garder l’esprit ouvert à toutes les inspirations et motions du Saint Esprit, qui peut nous inspirer à travers nos parents, un ami ou un événement, etc. L’Esprit Saint est le plus grand Don de Dieu que le Christ ait fait aux hommes. Un don ou un cadeau s’accueille. L’accueil requiert un état d’ouverture d’esprit et du cœur dans la foi, l’espérance et la charité.
Vous l’avez évoqué, la Pentecôte était une fête juive. Allez-vous donner raison aux Africains qui pensent qu’on leur impose des fêtes juives et le Dieu des Blancs ?
Monsieur le Journaliste, votre question m’intéresse particulièrement car plusieurs Africains se la posent aussi. Si la Pentecôte a des racines juives, en quoi la descente de l’Esprit Saint célébrée par les chrétiens a-t-elle une connotation juive ? Et Jésus ou le Saint Esprit est le Dieu des Blancs qu’on imposerait à nous les Africains ? En aucun cas, Jésus ou le Saint Esprit n’est pas le Dieu des Blancs. Jésus Christ et le Saint Esprit sont Dieu non pas pour un groupe culturel ou territorial, mais pour tout l’univers, sans quoi il ne serait plus Dieu, car la Divinité est Transcendance et omnipotence. Jésus est venu pour tous les hommes et l’Esprit Saint qu’il nous donne est donné à tous les hommes. La preuve de l’universalité de la foi en Jésus-Christ est donnée dans le récit de la Pentecôte en Ac 2. Après les événements de la passion-mort et résurrection du Christ, la peur voulait tenir captive la Bonne Nouvelle car ses témoins, c’est-à-dire les disciples du Christ avaient peur et vivaient en cachette, enfermés dans une maison de Jérusalem. Mais la question est de savoir s’il était possible que la peur retienne enfermée la Bonne Nouvelle du Christ ? Le Christ n’est-il pas la Lumière à mettre sur le lampadaire pour qu’il éclaire tous les hommes? Et c’est cela, monsieur le Journaliste, il n’y aurait pas la Pentecôte que tout se limiterait à Jérusalem. Mais la puissance du Saint Esprit a ouvert les portes enfermées de nos cœurs pour que Jésus-Christ soit annoncé et accueilli par tous les peuples de la terre (Ac 2, 6-12). Tous les autres peuples présents à Jérusalem entendaient dans leurs propres langues la Bonne Nouvelle du Christ annoncée par les Apôtres, tout simplement parce que le Christ n’est pas seulement pour les Juifs, mais pour tous les peuples. Et symboliquement, tous les peuples de la terre étaient déjà présents à l’ouverture ou au lancement de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à la terre entière. Nous étions déjà tous présents à la Pentecôte, à la naissance de l’Eglise. Je termine en disant ceci : Jésus est universel et impacte la terre entière parce qu’il est rempli du Saint Esprit. C’est l’Esprit Saint qui est le principe de son universalité. L’œuvre des Apôtres a impacté l’univers parce qu’ils ont été ouverts à l’action du Saint Esprit. L’Eglise impacte le monde entier, non pas à cause de l’érudition ou le travail de ses membres, mais seulement grâce à la Présence du Saint Esprit dans l’Eglise. Et voici ma conclusion : chaque homme peut impacter l’univers et ses œuvres peuvent avoir un impact universel si et seulement s’il se laisse éclairer et guider par l’Esprit Saint. Que le Seigneur soit avec vous et avec tous nos Lecteurs. Bonne fête à tous et à chacun.
Société 25 mai 2021


Autorité de régulation des marchés publics: Les nouveaux membres prêtent serment
Nommés en Conseil des ministres, mercredi 12 mai dernier, les nouveaux membres de l'Autorité de régulation des marchés publics (Armp) ont prêté serment, vendredi 21 mai dernier à la Cour d'appel de Cotonou. Ils ont juré de remplir leurs fonctions avec honnêteté, intégrité et dans le respect des procédures légales. Les six nouveaux membres de l'Autorité de régulation des marchés publics ont été renvoyés à l’exercice de leurs fonctions par Justin Gbènamèto, président de la Cour d’appel de Cotonou, avec la recommandation d’honorer leur serment. Il s'agit de Séraphin Agbahoungbata en qualité du président du Conseil; de Gilbert Ulrich Togbonon au titre de représentant du ministère de la Justice et de la Législation, de Francine Aïssi Houangni et de Derrick Bodjrenou au titre du secteur privé ; de Carmen S. Oredolla Gaba et Martin Vihoutou Assogba au titre de la Société civile, en qualité de membres. La prestation de serment des membres de l'Autorité de régulation des marchés publics tient son ancrage légal du décret 2020-295 de décembre 2020 portant attributions, fonctionnement et organisation de l'Autorité de régulation des marchés publics. Dans ses réquisitions, Pierre Dassoundo Ahiffon, procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, rappelle aux récipiendaires que le serment est un acte sacré qui engage l’assermenté. Leur relisant le serment: « Je jure de remplir fidèlement mes fonctions de Conseiller au sein de l'Autorité des marchés publics avec honnêteté, impartialité, intégrité, en toute indépendance et dans le respect des lois de la République », le procureur général les a invités à en mesurer la portée. Il ajoute qu’aux termes de l'article 9 du décret 2020-295 portant attributions, fonctionnement et organisation de l’Armp, les membres du Conseil d'administration sont tenus à l'obligation du secret des délibérations, au respect du secret professionnel, à l'obligation de discrétion pour ce qui concerne le processus de règlement des différends. Aussi, le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou les a exhortés à lutter contre la corruption et tous les vices entachant les marchés publics. Avant de les renvoyer à leurs fonctions, le président de céans, Justin Gbènamèto a félicité les impétrants et rappelé que l’Armp est une autorité administrative indépendante chargée de la commande publique, rattachée à la Présidence de la République et dotée de la personnalité juridique. Evoquant l’article 2 du décret 2020-295 portant attributions, fonctionnement et organisation de l’Autorité de régulation des marchés publics, il précise que l'Armp a pour mission, entre autres, de veiller au respect des procédures en matière de commande publique ; et de formuler des conseils au président de la République sur tout ce qui pourrait contribuer à l'efficience dans la commande publique… Et c’est fort de l’assurance que les nouveaux membres de cette instance sauront accomplir leurs missions avec compétence que Justin Gbénamèto a reçu leur serment et les a renvoyés à leurs fonctions. Actualités 25 mai 2021


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