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Nouvelles

Premier gouvernement du second quinquennat : Trois départs, deux entrées, une mutation
On sait désormais tout du nouveau gouvernement du président Patrice Talon. L’exécutif qui entame le second mandat avec lui ne change presque pas. Le chef de l’Etat a fait l’option de laisser continuer la dynamique en cours et de se focaliser sur la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag). Pas grand mouvement. On prend les mêmes et on recommence. Le président Patrice Talon poursuivra la mise en œuvre de son programme d’action au titre du deuxième quinquennat avec la plupart des membres de l’Exécutif. Il s’est séparé de seulement trois ministres. Sacca Lafia dont le départ était attendu parce que promu à une autre fonction, Mahugnon Kakpo, débarqué de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et enfin, Alain Sourou Orounla, jusque-là ministre de la Communication. Une seule mutation est intervenue. Alassane Séidou devient aussi l’un des ministres les plus mutés sous le régime Talon. Ministre de la Santé, il est passé par les Infrastructures, la Décentralisation avant d’échouer au ministère de l’Intérieur à la faveur du nouveau gouvernement. Il va céder son ancien portefeuille à un nouvel entrant, Raphael Akotègnon, qui lui, devient ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale. La seconde entrée au gouvernement est celle de Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire technique et de la Formation professionnelle. Des promotions, il y en a également dans ce premier gouvernement du second mandat du chef de l’Etat. Romuald Wadagni, alors ministre de l’Economie et des Finances devient ministre d’Etat en conservant son portefeuille. Abdoulaye Bio Tchané qui était jusque-là le seul ministre d’Etat conserve cette attribution et est chargé du Développement et de la coordination de l’action gouvernementale. Au total, une équipe de 23 membres dont cinq femmes. Le chef de l’Etat a préféré la continuité. Ayant déjà imprimé sa marque à ses ministres, il a fait l’option d’éviter le recommencement. La poursuite du projet de développement qui vise à révéler le Bénin peut donc se poursuivre sans crainte. Sauf que la marque de la confiance du président de la République en certains de ses collaborateurs va grandissant. On pourra le souligner à la faveur de la formation de ce nouveau gouvernement, puisque certains ministres ont eu la chance de boucler le premier quinquennat à ses côtés et entame aussi le nouveau. Abdoulaye Bio Tchané, Romuald Wadagni, Aurélien Agbénonci, Alassane Séidou, José Didier Tonato, Adidjatou Mathys, Salimane Karimou, Dona Jean Claude Houssou et Oswald Homeky font partie de cette liste de privilégiés promus le 7 avril 2016 à la faveur du tout premier gouvernement de l’ère Talon reconduits dans le nouveau gouvernement du second mandat à la faveur du décret N°2021-257 du 25 mai 2021, portant composition du nouveau gouvernement. Il faut préciser aussi la prise du décret N°2021-258 du 25 mai 2021 portant nomination à la présidence, par lequel, Pascal Iréné Koupaki, est maintenu Secrétaire général de la présidence de la République avec rang de ministre d’Etat. Idem pour Johanes Dagnon le Conseiller spécial du président de la République qui s’adjoint la coordination du Bureau d’analyse et d’investigation. Le même décret promeut Hamed Aguèmon, banquier de haut niveau, ministre conseiller aux investissements et maintient Edouard Ouin-Ouoro, secrétaire général du gouvernement, de même que Bertin Bada, directeur du cabinet militaire. Léandre Wilfried Houngbédji, ancien directeur de la Communication à la présidence de la République est le tout nouveau secrétaire général adjoint du gouvernement et porte-parole du gouvernement.  
                                  Liste des membres du nouveau gouvernement de Talon
 
Ministre d’Etat chargé du développement et de la coordination de l'action gouvernementale : Abdoulaye Bio Tchané
 
Ministre d'Etat chargé l’économie et des finances : Romuald Wadagni
 
Ministres des affaires étrangères et de la coopération : Aurélien Agbénonci
 
Garde des sceaux, Ministre de la justice et de la législation : Maxime Quenum
 
Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique : Alassane Séidou
 
Ministre du cadre de vie et du développement durable : José Didier Tonato
 
Ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche :  Gaston Dossouhoui
 
Ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale : Raphaël Akotegnon
 
Ministre du Travail et de la fonction publique :  Adidjatou Mathys
 
Ministre des affaires sociales et de la microfinance : Véronique Tognifodé
 
 Ministre de la santé : Benjamin Hounkpatin
 
Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Eléonore Yayi Ladekan
 
Ministre des enseignements secondaire technique et de la formation professionnelle : Yves Kouaro
 
Ministre des enseignements maternel et primaire : Salimane Karimou
 
Ministre de l’Economie Numérique et de digitalisation: Aurelie Adam Soulé Zoumarou
 
Ministre des infrastructures et des transports : Hervé Hehomey
 
Ministre de l’Industrie et du Commerce : Saddya Assouma
 
Ministre de l’eau et des mines: Samou Adambi
 
Ministre de l’énergie :  Dona Jean Claude Houssou :
 
Ministre des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi : Modeste Kérékou
 
Ministre du tourisme, de la culture et des arts : Jean Michel Abimbola
 
Ministres des sports : Oswald Homeky
 
Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la défense nationale: Fortunet Alain Nouatin
Actualités 25 mai 2021


Le Père Irenée Tigo au sujet de la Pentecôte: « Chaque homme peut impacter s’il se laisse éclairer par l’Esprit Saint »
Dimanche 23 mai dernier, les chrétiens à travers le monde ont célébré la Pentecôte communément perçue comme la descente de l’Esprit saint sur les fidèles. Pour le père Irenée Tigo, la Pentecôte est un événement de grande portée qui consacre la naissance de l’Eglise universelle. Il en donne ici les fondements bibliques et met en exergue la troisième Personne de la Trinité, l’Esprit saint, dont la présence est essentielle à la vie en Christ.
La Nation : Que pouvez-vous nous dire des origines de la fête de Pentecôte ?
Père Irenée Tigo : Quand nous parlons de la Pentecôte aujourd’hui, il est facile de ne plus songer à ses racines juives. La Pentecôte, du terme grec Pentekostê qui signifie « cinquantième jour après la Pâque », est une fête juive avant d’être une fête chrétienne. Dans le judaïsme, la Pentecôte évoque deux événements : la fête des Moissons où l’on offre à Dieu les fruits des récoltes (Exode 23,16) et la fête du don de la Torah (Chavouot ou Shavouot). La Pentecôte chrétienne s’inscrivant dans cette tradition juive célèbre en ce cinquantième jour après Pâques le plus grand Don de Dieu aux hommes : l’Esprit Saint. Ainsi, c’est Dieu, le Père qui comble les hommes du fruit du Saint Esprit en faisant de Lui (le Saint Esprit) la Nouvelle Loi qui nous rend libres et qui nous constitue en Peuple consacré à Dieu.
Qui est l’Esprit Saint ?
L’Esprit Saint est la troisième hypostase ou personne de la Trinité. L’Esprit Saint est Dieu. A la création du monde, il planait sur les eaux pour faire advenir la vie et rien de ce qui est, n’est sans lui. Le Saint Esprit est désigné dans l’Ancien Testament par le terme hébreu « Rouah » qui signifie l’air en mouvement, le souffle, le vent, le dynamisme, une force, la respiration, l’haleine. Ce terme Rouah est traduit dans le Nouveau Testament par le terme grec « pneuma » qui signifie le vent (Jn 3, 8), le souffle, la respiration (Lc 23, 46), l’intelligence (Mc 2, 8). Pour désigner l’Esprit Saint, Jésus l’appelle aussi sous les vocables de : « le Défenseur, le Paraclet, le Consolateur, l’Esprit de Vérité». La figure du Saint Esprit a été plus mise en exergue au Concile de Constantinople (381). En effet, si Jésus-Christ est engendré non pas créé, l’Esprit Saint, quant à lui, procède du Père et du Fils. Et comme le disent les Pères conciliaires à Constantinople : « … Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire, il a parlé par les prophètes ».
En désignant l’Esprit Saint comme étant la troisième personne de la Trinité, ne ressort-il pas une hiérarchisation des trois personnes de la Trinité ?
C’est une grosse erreur théologique appelée hérésie que l’on fait en raisonnant ainsi. Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint ne sont pas les mêmes Personnes. Ce sont des Personnes bien distinctes l’une de l’autre. Et ce n’est pas du trithéisme parce qu’on se retrouverait devant trois (03) Dieux. Non ! Il s’agit d’une seule et même nature divine en trois Personnes bien distinctes. Le Père ne se confond pas au Fils, et le Fils ne se confond pas non plus à l’Esprit Saint. Il y a souvent deux hérésies que nous faisons en parlant de la Trinité et aussi de l’Esprit. Il s’agit du modalisme et du subordinationisme. Ce sont des termes, certainement nouveaux pour vous, mais le contenu nous est familier. Le modalisme ou la conception modaliste consiste à considérer l’Esprit Saint comme un mode de manifestation, c’est-à-dire une manière de manifestation de Dieu le Père ou du Fils, Jésus-Christ. Donc l’Esprit Saint ne serait au fond que Dieu le Père ou le Fils qui se manifesterait autrement sous le nom de l’Esprit Saint. Le subordinationisme ou la conception subordinationiste consiste à subordonner l’Esprit Saint au Fils et le Fils au Père. Et comme tel, le Fils et l’Esprit Saint seraient inférieurs à Dieu le Père, autrement dit, ils ne partageraient pas la pleine nature divine avec le Père. Quand nous voulons parler du Saint Esprit, il nous faut bien faire attention à ce que nous disons pour ne pas faire des hérésies et être littéralement dans l’erreur. Notre bonne volonté d’expliquer la Trinité et notamment le Saint Esprit aux gens ne suffit pas, il faut encore maitriser ce dont il est question.
L’Esprit Saint que Jésus donna à ses Apôtres après sa résurrection dans l’évangile de Saint Jean est-il différent de l’Esprit reçu au cénacle au jour de la Pentecôte ?
Monsieur le Journaliste, avec ces deux événements de descente du Saint Esprit, nous pouvons dire que les Apôtres ont connu deux Pentecôtes à savoir en Jean 20, 22 et en Actes des Apôtres 2. L’Esprit Saint reçu par les Apôtres à ces deux moments est le même, avec cependant des finalités bien différentes. Dans l’Evangile de saint Jean 20, 22, l’Esprit Saint donné est en vue de la rémission des péchés. Il faut relire le texte pour le savoir. Et dans les Actes des Apôtres, l’Esprit Saint donné est en vue de l’envoi en mission. Désormais, les disciples du Christ ont la force et la grâce d’être témoins de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. L’Esprit Saint reçu est le même, avec cependant des missions différentes à confier. Il en est d’ailleurs de même du baptême et de la confirmation parmi les sacrements de l’initiation chrétienne. L’Esprit Saint reçu au baptême nous fait naître à la vie des Fils de Dieu. L’Esprit Saint reçu à la confirmation nous rend adulte dans la foi afin que nous nous engagions pour notre foi.
De plus en plus, d’aucuns se disent avoir l’Esprit Saint et créent des communautés ici et là. Comment s’en convaincre?
Le souffle du Saint Esprit continue de souffler et il agit en qui il veut et où il veut. Ce souffle du Saint Esprit est la source d’un renouveau permanent dans l’Eglise à travers ses dons et charismes. Plusieurs communautés chrétiennes affectionnent le Saint Esprit. Plusieurs mêmes, au nom de telle ou telle inspiration reçue de lui, créent de nouvelles communautés chrétiennes. Et la seule question à se poser est de savoir si : l’Esprit Saint souffle-t-il pour que se multiplient les communautés (ou sectes) chrétiennes ou pour consolider notre unité (Jn 17, 21-26) dans la vérité ? Autrement dit, si l’Esprit Saint m’inspire et agit en moi, faudrait-il que moi aussi, je crée ma communauté chrétienne ? Est-ce cela être inspiré par l’Esprit Saint ? N’est-ce pas plutôt être un signe de renouveau et de vie pour ma communauté ? Beaucoup parlent du Saint Esprit et recherchent ses charismes de nos jours, ce qui est très bien car cela participe à la gloire de Dieu. Mais la question fondamentale est de se demander quelle est la place accordée au Christ dans notre relation à l’Esprit Saint d’une part et quelle est la part accordée à la Vierge Marie dans notre vie dans l’Esprit Saint. Celui qui prie le Saint Esprit et demande qu’il agisse en lui dans toute sa puissance, mais qui ne considère pas, ne vénère et ne prie pas la Vierge Marie n’est au fond pas cohérent avec lui-même. Car Marie est la première personne à l’aube des temps nouveaux, en qui l’Esprit Saint a déployé sa toute-puissance à travers la naissance de Jésus. Tout ce qui est dit de Marie, est dit en relation à Jésus Christ qui a fait don du Saint Esprit aux hommes. Pour apprécier la solidité et la cohérence d’un discours sur le Saint Esprit, voyez la place qui y est accordée au Christ et à Marie. Y sont-ils bien intégrés ou mis en quarantaine ?
Comment ouvrir les portes de sa vie à l’Esprit Saint ?
Ouvrir les portes de sa vie à l’Esprit Saint revient à ouvrir son esprit à l’action du Saint Esprit, qui travaille à un renouvellement de notre mentalité pour nous unir toujours plus au Christ. Et pour se faire, nous devons d’abord avoir une vie de prière, ensuite nous familiariser à la Parole de Dieu à travers la lecture de la Bible et enfin, garder l’esprit ouvert à toutes les inspirations et motions du Saint Esprit, qui peut nous inspirer à travers nos parents, un ami ou un événement, etc. L’Esprit Saint est le plus grand Don de Dieu que le Christ ait fait aux hommes. Un don ou un cadeau s’accueille. L’accueil requiert un état d’ouverture d’esprit et du cœur dans la foi, l’espérance et la charité.
Vous l’avez évoqué, la Pentecôte était une fête juive. Allez-vous donner raison aux Africains qui pensent qu’on leur impose des fêtes juives et le Dieu des Blancs ?
Monsieur le Journaliste, votre question m’intéresse particulièrement car plusieurs Africains se la posent aussi. Si la Pentecôte a des racines juives, en quoi la descente de l’Esprit Saint célébrée par les chrétiens a-t-elle une connotation juive ? Et Jésus ou le Saint Esprit est le Dieu des Blancs qu’on imposerait à nous les Africains ? En aucun cas, Jésus ou le Saint Esprit n’est pas le Dieu des Blancs. Jésus Christ et le Saint Esprit sont Dieu non pas pour un groupe culturel ou territorial, mais pour tout l’univers, sans quoi il ne serait plus Dieu, car la Divinité est Transcendance et omnipotence. Jésus est venu pour tous les hommes et l’Esprit Saint qu’il nous donne est donné à tous les hommes. La preuve de l’universalité de la foi en Jésus-Christ est donnée dans le récit de la Pentecôte en Ac 2. Après les événements de la passion-mort et résurrection du Christ, la peur voulait tenir captive la Bonne Nouvelle car ses témoins, c’est-à-dire les disciples du Christ avaient peur et vivaient en cachette, enfermés dans une maison de Jérusalem. Mais la question est de savoir s’il était possible que la peur retienne enfermée la Bonne Nouvelle du Christ ? Le Christ n’est-il pas la Lumière à mettre sur le lampadaire pour qu’il éclaire tous les hommes? Et c’est cela, monsieur le Journaliste, il n’y aurait pas la Pentecôte que tout se limiterait à Jérusalem. Mais la puissance du Saint Esprit a ouvert les portes enfermées de nos cœurs pour que Jésus-Christ soit annoncé et accueilli par tous les peuples de la terre (Ac 2, 6-12). Tous les autres peuples présents à Jérusalem entendaient dans leurs propres langues la Bonne Nouvelle du Christ annoncée par les Apôtres, tout simplement parce que le Christ n’est pas seulement pour les Juifs, mais pour tous les peuples. Et symboliquement, tous les peuples de la terre étaient déjà présents à l’ouverture ou au lancement de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à la terre entière. Nous étions déjà tous présents à la Pentecôte, à la naissance de l’Eglise. Je termine en disant ceci : Jésus est universel et impacte la terre entière parce qu’il est rempli du Saint Esprit. C’est l’Esprit Saint qui est le principe de son universalité. L’œuvre des Apôtres a impacté l’univers parce qu’ils ont été ouverts à l’action du Saint Esprit. L’Eglise impacte le monde entier, non pas à cause de l’érudition ou le travail de ses membres, mais seulement grâce à la Présence du Saint Esprit dans l’Eglise. Et voici ma conclusion : chaque homme peut impacter l’univers et ses œuvres peuvent avoir un impact universel si et seulement s’il se laisse éclairer et guider par l’Esprit Saint. Que le Seigneur soit avec vous et avec tous nos Lecteurs. Bonne fête à tous et à chacun.
Société 25 mai 2021


Autorité de régulation des marchés publics: Les nouveaux membres prêtent serment
Nommés en Conseil des ministres, mercredi 12 mai dernier, les nouveaux membres de l'Autorité de régulation des marchés publics (Armp) ont prêté serment, vendredi 21 mai dernier à la Cour d'appel de Cotonou. Ils ont juré de remplir leurs fonctions avec honnêteté, intégrité et dans le respect des procédures légales. Les six nouveaux membres de l'Autorité de régulation des marchés publics ont été renvoyés à l’exercice de leurs fonctions par Justin Gbènamèto, président de la Cour d’appel de Cotonou, avec la recommandation d’honorer leur serment. Il s'agit de Séraphin Agbahoungbata en qualité du président du Conseil; de Gilbert Ulrich Togbonon au titre de représentant du ministère de la Justice et de la Législation, de Francine Aïssi Houangni et de Derrick Bodjrenou au titre du secteur privé ; de Carmen S. Oredolla Gaba et Martin Vihoutou Assogba au titre de la Société civile, en qualité de membres. La prestation de serment des membres de l'Autorité de régulation des marchés publics tient son ancrage légal du décret 2020-295 de décembre 2020 portant attributions, fonctionnement et organisation de l'Autorité de régulation des marchés publics. Dans ses réquisitions, Pierre Dassoundo Ahiffon, procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, rappelle aux récipiendaires que le serment est un acte sacré qui engage l’assermenté. Leur relisant le serment: « Je jure de remplir fidèlement mes fonctions de Conseiller au sein de l'Autorité des marchés publics avec honnêteté, impartialité, intégrité, en toute indépendance et dans le respect des lois de la République », le procureur général les a invités à en mesurer la portée. Il ajoute qu’aux termes de l'article 9 du décret 2020-295 portant attributions, fonctionnement et organisation de l’Armp, les membres du Conseil d'administration sont tenus à l'obligation du secret des délibérations, au respect du secret professionnel, à l'obligation de discrétion pour ce qui concerne le processus de règlement des différends. Aussi, le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou les a exhortés à lutter contre la corruption et tous les vices entachant les marchés publics. Avant de les renvoyer à leurs fonctions, le président de céans, Justin Gbènamèto a félicité les impétrants et rappelé que l’Armp est une autorité administrative indépendante chargée de la commande publique, rattachée à la Présidence de la République et dotée de la personnalité juridique. Evoquant l’article 2 du décret 2020-295 portant attributions, fonctionnement et organisation de l’Autorité de régulation des marchés publics, il précise que l'Armp a pour mission, entre autres, de veiller au respect des procédures en matière de commande publique ; et de formuler des conseils au président de la République sur tout ce qui pourrait contribuer à l'efficience dans la commande publique… Et c’est fort de l’assurance que les nouveaux membres de cette instance sauront accomplir leurs missions avec compétence que Justin Gbénamèto a reçu leur serment et les a renvoyés à leurs fonctions. Actualités 25 mai 2021


Patrice Talon lors de son discours d'investiture : « Ce mandat sera hautement social »
Le nouveau mandat du président Patrice Talon sera largement marqué par des œuvres à caractère social. Il l'a confirmé, ce dimanche 23 mai, à l’occasion de son discours d’investiture. Durant le quinquennat qui vient de démarrer, Patrice Talon travaillera pour un bien-être collectif et individuel durable de tous, de même que ceux des générations à venir. « Ce mandat sera donc hautement social », assure-t-il avant d’indiquer que son vœu personnel, à la fin du mandat, c’est de mériter le surnom fon qui lui a été donné par les populations. « Mon souhait en ce qui me concerne personnellement, c’est qu’il soit établi à la fin du mandat, que j’ai donné le meilleur de moi-même pour notre satisfaction commune et que véritablement, je mérite d’être appelé « Agbonnon », a déclaré Patrice Talon d’un air tout souriant. S’agissant de son programme de société, le chef de l'Etat informe qu'il entend poursuivre et achever les œuvres entamées depuis 2016. Ainsi, l’accès à l’eau potable pour tous et l’autonomie énergétique du Bénin, seront totales d'ici 2022. La densification du réseau routier entre les communes, l’accès aux soins de santé de qualité, la promotion de l’enseignement professionnel et technique, seront choses effectives. Le tourisme, la culture, l’agriculture sont aussi des secteurs dans lesquels le gouvernement Talon va accentuer ses efforts. En outre, que l’Etat béninois va signer son retour dans le secteur industriel, a annoncé le président de la République. « L’objectif étant de lancer la dynamique industrielle pour rendre notre environnement plus attrayant à l’investissement privé », explique Patrice Talon qui, de plus, promet de poursuivre ses efforts pour l’amélioration du climat des affaires au Bénin. Actualités 23 mai 2021


Réélu à la tête du Bénin : Patrice Talon a prêté serment ce dimanche
C’est fait ! Le président de la République du Bénin, Patrice Talon, reconduit le 11 avril dernier à la tête du Bénin, a prêté serment, ce dimanche 23 mai, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo en présence des présidents et membres des institutions de la République, de personnalités béninoises de haut rang, des membres du corps diplomatiques accrédités, et bien d’autres invités. La cérémonie d’investiture du chef de l’Etat Patrice Talon s’est déroulée en six séquences. Après l’entrée et l’installation du couple présidentiel et de la vice-présidente élue, Mariam Chabi Talata, les membres de la Cour constitutionnelle se sont réunis en audience solennelle ad’ hoc. Une audience au cours de laquelle Patrice Talon a prononcé son serment de président de la République. C'est un moment qui a été précédé de la lecture de la décision de la Cour constitutionnelle portant proclamation des résultats définitifs de la présidentielle dernière. Une décision lue par le secrétaire générale de la Cour, Gilles Badet. La haute juridiction a donc reçu le serment du président, le félicite et lui souhaite plein succès dans l'accomplissement de sa mission républicaine. Par la suite, Patrice Talon reçoit ses attributs de grand maître de l'Ordre national du Bénin des mains de la grande chancelière, Kuburat Osseni. Le président de la République va en outre remettre le drapeau de commandement au chef d’Etat-major général des Forces Armées béninoises puis, le renvoie à ses fonctions. C’est aussi l’instant au cours duquel l’armée béninoise fait allégeance au chef de l'Etat. Pour la première fois, la cérémonie d’investiture du président de la République a connu une nouvelle séquence : celle de la remise des attributs de Grand chancelier de l’Ordre national du Bénin à la vice-présidente élue, Mariam Chabi Talata. Patrice Talon a par la suite pris la parole pour prononcer son discours d’investiture. Un discours bilan et programme puisque le chef de l'Etat est revenu sur les œuvres qu'il a accomplies les cinq dernières années et a dressé les chantiers sur lesquels il entend s'investir durant le mandat prochain. La cérémonie d'investiture a pris fin par les salutations d’usage, l’exécution de l’hymne national dans les formes requises et la revue des troupes militaires et paramilitaires par le président de la République qui, naturellement, a reçu les honneurs militaires dus à son rang. Actualités 23 mai 2021


Journée mondiale de la communication sociale: L’abbé Hubert Kèdowidé explique cet événement pastoral
Lorsqu’on parle de Journée mondiale de la communication sociale, l’on pourrait penser, non sans raison, que c’est l’une des multiples journées instituées par l’Organisation des Nations Unies. L’on est bien loin de s’imaginer qu’il s’agit d’un événement pastoral. Et pourtant, c’en est un ! Dimanche 16 mai dernier, les catholiques ont célébré l’événement avec engouement. Abbé Hubert Kèdowidé, chargé de la communication personnelle de l’Archevêque de Cotonou, éclaire sur l’origine et la portée de cette journée.
La Journée mondiale de la communication sociale et l’Eglise catholique, quel lien ?
La Journée mondiale de la communication sociale est un produit du Concile Vatican II. Le Concile Vatican II, c’est cette grande réunion mondiale qui a permis à l’Eglise de réfléchir sur les enjeux pastoraux. Et parmi les enjeux pastoraux, le concile s’est penché sur la communication sociale. S’en est suivi le décret Inter mirifica portant sur les moyens de communication et promulgué par le Pape Paul VI. Ce décret prône les moyens de communication comme étant des instruments par lesquels l’Eglise peut proclamer la vérité et faire progresser la sainte volonté de Dieu. Dans ce document conciliaire, la question relative à l’information, notamment à la collecte et à la diffusion des nouvelles, a été fondamentalement abordée. L’Eglise travaille pour que l’opinion publique soit informée dans la vérité, la fiabilité des informations, surtout dans le respect des règles de la déontologie. Depuis le concile Vatican II, l’Eglise a choisi de toujours célébrer une Journée mondiale de la communication sociale et c’est toujours le dimanche entre la célébration de l’Ascension et le dimanche de la Pentecôte. Mais déjà, les 24 janvier de chaque année, en la fête de Saint François de Sales qui est le patron des journalistes, le Saint Siège publie le message du Souverain pontife. Dans ce message, le Pape donne le thème de la Journée mondiale de la communication sociale. Cette année, le dimanche entre la fête de l’Ascension et la fête de la Pentecôte, c’était le dimanche 16 mai dernier. C’est ce jour que l’Eglise a célébré la Journée mondiale de la communication sociale. Contrairement aux années précédentes où l’événement était célébré au plan national, cette année, c’est chaque diocèse du Bénin qui l’a célébré.
Comment l’événement a-t-il été célébré dans l’archidiocèse de Cotonou ?
L’archidiocèse de Cotonou a célébré l’événement sur la Paroisse Saint Martin de Cotonou. Nous avons, à l’occasion, développé le thème que le Pape nous a proposé cette année. Ce thème, c’est : « Venez et voyez». C’est sur ce thème qu’ont porté nos échanges. Nous avons rassemblé sur la paroisse Saint Martin de Cotonou, les professionnels des médias et toutes les personnes qui sont dans des instances de responsabilité partout dans l’archidiocèse de Cotonou : le bureau diocésain des groupes de prières, des chorales et de toute autre association… Le thème est tiré de l’évangile selon Saint Jean, au chapitre 1, verset 46. Le Pape, dans son message, a voulu faire de la communication, un lieu de rencontre ; communiquer en rencontrant les personnes où et comme ils sont. Les mesures barrières ne doivent pas nous empêcher de rencontrer les gens, de fraterniser, de faire communion, de faire route ensemble, car c’est rester avec les gens qui nous permet de mieux les connaître et de sauter les barrières des incompréhensions. Pendant nos échanges, nous nous sommes interrogés sur les moyens disponibles et accessibles pour aller à la rencontre des gens. Nous avons aussi discuté du projet du gouvernement relatif à la Télévision numérique terrestre, un projet de grande importance qui va permettre au plus grand nombre des Béninois d’avoir accès à des images de bonne qualité sur la totalité du territoire. Nous avons invité un spécialiste qui nous a parlé de l’opportunité que ce projet pourrait représenter pour l’Eglise catholique surtout si nous ambitionnons d’avoir la télévision catholique. Nous avons également initié les participants à préparer tout ce qui relève de la communication. Les anciens journalistes catholiques nous ont parlé de comment ils préparent et tiennent leurs émissions (avant, pendant et après). Toutes choses qui ont permis aux responsables de groupes liturgiques de comprendre que communiquer est essentiel et pour bien communiquer, il y a des dispositions à prendre avant, pendant et après. La célébration de cette journée a donc été un mini-atelier d’initiation pour que chaque participant reparte avec une plus-value, afin que la communication soit au cœur de la pastorale. Beaucoup de personnes au Bénin pensent que la communication, c’est juste parler ou présenter. Or cela implique beaucoup de ressources. Surtout quand c’est l’audiovisuel, la communication implique un équipement lourd et un travail d’équipe. Derrière un présentateur, il y a toute une équipe qui travaille et ça implique aussi des ressources financières et matérielles. Donc, il faut essayer de convertir la mentalité de gratuité que nous avons habituellement quand il s’agit d’avoir accès aux médias. Les médias dans tous les secteurs ont besoin d’investissement. Autant le gouvernement investit pour que les journalistes puissent avoir les moyens de faire leur travail en toute crédibilité, autant il faut que ceux qui travaillent dans la communication, au niveau de l’Eglise, puissent avoir les moyens. Nous ne sommes pas toujours éveillés dans ce sens. Après les échanges, il y a eu une célébration eucharistique à midi. Elle a été présidée par le père Roger Sevoh, vicaire général chargé de la pastorale dans l’archidiocèse de Cotonou, et curé de la paroisse saint Martin de Cotonou. La messe a été concélébrée par douze prêtres en référence aux douze apôtres de Jésus-Christ. Et puisque c’est notre fête, nous avons conclu la Journée entre journalistes et hommes des médias catholiques, par le partage du pain de l’amitié.
Quels enseignements s’en dégagent ?
Ce qu’il est essentiel de retenir, c’est que la communication est au cœur de notre engagement ecclésial. La Parole était auprès de Dieu et la Parole était Dieu. La Parole s’est fait chair, elle a habité parmi nous et nous avons vu sa grandeur, nous dit l’évangile selon Saint Jean. Cette Parole, Jésus, une fois qu’il est mort et ressuscité, avant de passer de ce monde à son père, va dire à ses disciples : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples… Allez proclamer la Bonne nouvelle ». Il s’agit donc d’aller communiquer Dieu, d’aller communiquer la vérité, l’amour, la miséricorde de Dieu. Et les disciples vont parcourir le monde entier pour annoncer la bonne nouvelle. Ils ont utilisé les moyens de ce temps comme Jésus a utilisé les moyens de ce temps pour communiquer. Jésus allait à la rencontre des gens dans les synagogues, sur les lieux publics… Aujourd’hui, le Pape nous demande aussi d’aller à la rencontre des gens. La communication, c’est l’établissement d’une relation qui suppose une prise en compte du récepteur. Si le récepteur n’est pas pris en compte, on ne peut pas établir la relation. Tous les chrétiens sont appelés à ne pas avoir peur de l’autre. Que l’autre ne soit pas un étranger, c’est-à-dire quelqu’un qui est étrange. Mais que l’autre, quelle que soit son apparence, devienne un frère, une sœur. Et pour y arriver, il faut le rencontrer, cheminer avec lui, partager l’existence avec lui, communiquer avec lui. Et la communication, c’est une commune action, on se rallie autour d’un projet commun. Le communicateur, c’est donc celui qui médiatise les opinions différentes afin que puisse naitre un consensus, une nouvelle opinion qui reflète l’ensemble. Le communicateur n’est pas un semeur de troubles. Il est celui qui arrive à créer un medium, un lieu pour la synergie des différences, un cadre d’émulation pour une action commune. Le Pape insiste là-dessus. Je pense que la leçon à tirer de cette journée, c’est que notre vie est toujours une vie d’équipe. Le vivre-ensemble doit pouvoir nous conforter. En tant que fils du même pays, en tant que famille, en tant qu’église, faisons communion, faisons route ensemble et marchons ensemble pour nous aider les uns les autres.
Que pourrions-nous retenir d'autre?
L’autre enseignement de cette journée, c’est de savoir que c’est en vivant avec les gens que nous pouvons mieux les connaître, mieux les tolérer et les supporter, car on sait ce qu’ils ont de bon et de moins bon ; et alors, on peut les aider. A la rencontre de l’autre, on diagnostique le mal de la division et on peut essayer de l’éviter en dialoguant. Aller à la rencontre, c’est initier le dialogue, l’échange. Je salue alors tous les journalistes du Bénin, et tous ceux qui aiment que triomphent la justice, la vérité, la paix et l’amour entre les fils et les filles d’un même pays. Je souhaite que naissent dans nos milieux, beaucoup de journalistes crédibles qui portent l’étendard de la cohésion sociale et le souci de la fiabilité de l’information. Dans son message, le Pape a d’ailleurs salué les journalistes martyrs de la vérité, martyrs dans les régimes dictatoriaux, ainsi que les journalistes qui sont sur les fronts de guerre ou les lieux de famine pour susciter la conscience collective de notre monde afin qu’ensemble nous luttions contre la guerre, la misère, l’injustice et tout ce qui peut contribuer à l’anéantissement de l’humain.
Société 21 mai 2021


Soutien de la Banque européenne d’investissement au Bénin: 92 milliards F Cfa pour la résilience sanitaire et climatique
Important financement acquis dans le cadre de la riposte à la Covid-19 et de l’assainissement pluvial des villes du Bénin. La Banque européenne d’investissement vient appuyer les efforts de résilience du Bénin aux aléas sanitaire et climatique pour un montant évalué à près de 92 milliards de francs Cfa. Les contrats de financement ont été signés, hier jeudi 20 mai, par Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin, et Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances. Le Bénin bénéficie à nouveau du soutien de l’Union européenne, en l’occurrence de la Banque européenne d’investissement pour un montant de 140 millions d’euros, soit près de 92 milliards F Cfa. Il s’agit précisément d’un appui supplémentaire de 30 millions d’euros pour la riposte sanitaire face à la menace de la Covid-19 et d’une mobilisation additionnelle de 110 millions d’euros pour l’assainissement pluvial des villes secondaires du Bénin, notamment Sèmè et Abomey-Calavi. Pour Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin, c’est un tournant important du soutien de la Banque européenne d’investissement à la résilience sanitaire et à l’action climatique. « Cette cérémonie est le témoignage, une nouvelle fois, de l’engagement réel et constant de l’Union européenne auprès de la République du Bénin et de ses autorités pour assurer un bien-être social et un cadre de vie sain à ses populations », a-t-elle affirmé. L’ambassadeur Sylvia Hartleif rappelle que l’Union européenne, depuis près de 60 ans, entretient avec le Bénin des relations solides dans les domaines de la coopération politique, économique et commerciale. Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances, se dit très heureux du soutien considérable et constant apporté par l’équipe Europe au Bénin depuis plusieurs décennies. Il évoque le décaissement de l’appui budgétaire 2019 intervenu en mai 2020, en plein cœur de la crise sanitaire au Bénin. Ce décaissement, fait savoir le ministre de l’Economie et des Finances, a été déterminant dans la maîtrise de la gestion de la crise. Il a exprimé l’engagement de l’ensemble de l’équipe du ministère de l’Economie et des Finances à faire en sorte que les deux grands projets objet de la présente signature soient exécutés avec rigueur et célérité. « Nous ferons tout ce qui est en notre capacité pour que ces projets aient les impacts prévus», a déclaré le ministre Romuald Wadagni. La cérémonie de signature des accords de financement s’est déroulée en présence de José Tonato, ministre du Développement durable et du Cadre de vie, de Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, avec la présence virtuelle de la directrice pour les opérations de partenariat international de la Banque européenne d’investissement et de la cheffe d’unité Afrique de l’Ouest de la Commission de l’Union européenne.
Les efforts du Bénin encouragés
Le soutien constant de l’Union européenne donne la preuve de la vitalité des relations de coopération avec le Bénin et vient soutenir les efforts de résilience mis en œuvre par le Bénin. En effet, la Délégation de l’Union européenne au Bénin, pour aider le Bénin dans sa gestion sanitaire et socioéconomique de la Covid-19, a déjà procédé depuis fin 2020 à la remise d’un montant de plus de 56 millions d’euros. Cet appui complémentaire de 140 millions d’euros constitue un soutien à la reprise après la Covid-19 et à la lutte contre l’impact social et économique du changement climatique. « Comme la Covid-19, le changement climatique et la dégradation de l’environnement constituent des menaces existentielles pour nos peuples. Il est donc impérieux de faire de la lutte contre le changement climatique une des priorités de la coopération entre l’Union européenne et l’Afrique », a expliqué Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin. Elle fait remarquer que le projet de lutte contre les inondations s’inscrit dans le Programme d’action du gouvernement et reste conforme aux objectifs stratégiques du Plan national de développement (Pnd 2018-2025) tout en prenant en compte les Objectifs de développement durable et l’agenda 2063 de l’Afrique. « C’est le lieu de saluer, une fois encore, les différents efforts engagés par le gouvernement du Bénin et son chef, le président Patrice Talon, qui a su prioriser la lutte contre les effets néfastes de la pandémie de la Covid-19 et assurer, à travers les investissements d’infrastructures robustes, l’amélioration du cadre de vie des Béninois », a reconnu Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin. Saisissant l’occasion de la signature des accords de financement, Romuald Wadagni a souligné la disponibilité du gouvernement béninois à être aux côtés de l’équipe Europe dans les réflexions qui sont en cours pour le soutien et la solidarité globale aux pays africains dans la phase post-Covid.
Actualités 21 mai 2021


Télévision numérique terrestre: Les conseils d’administration de Bénin Diffusion et Sbir Sa installés
Les membres du conseil d’administration de la Société Bénin Diffusion et de la Société béninoise d’Infrastructures de radiodiffusion ont été installés, hier jeudi 20 mai à Cotonou, par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Leur installation marque une étape importante dans la mise en œuvre de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a fait d’une pierre deux coups en installant, hier jeudi 20 mai à Cotonou, les membres du conseil d’administration de la société Bénin Diffusion et de la Société béninoise d’Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir Sa). Les cinq membres du conseil d’administration de la société Bénin Diffusion, chargée de diffuser les programmes de la Télévision numérique terrestre (Tnt) auprès des foyers béninois ont été renvoyés à leur mission. Il s’agit de trois représentants de l’Etat et de deux du secteur privé. Ainsi, Houégnon Geoffroy Bonou, Jean Toboula et Eric Ahokpè, représentant respectivement les ministères du Numérique et de la Digitalisation, de l’Economie et des Finances et celui de la Communication et de la Poste sont mandatés par l’Etat béninois au sein de cette institution. Ils auront à accomplir leur mission avec deux promoteurs de télévisions privées à savoir Claudine Afiavi Prudencio et Agapit Napoléon Maforikan, représentant les éditeurs. A l’occasion, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a exprimé sa satisfaction. Selon elle, cette cérémonie d’installation est l’aboutissement d’un long processus inclusif. La ministre du Numérique et de la Digitalisation explique que Bénin Diffusion est une société d’économie mixte où le gouvernement et le secteur privé se donnent la main pour la réalisation de ce projet phare du Programme d’action du gouvernement (2016-2021). C’est pourquoi, elle a salué la présence des éditeurs privés dans le conseil d’administration qui aura la lourde responsabilité de donner les orientations au directeur général de la société. « Bénin Diffusion sera un maillon clé dans l’écosystème de la Tnt et de la production des contenus des médias audiovisuels au Bénin », a-t-elle précisé. Au nom des administrateurs, Claudine Afiavi Prudencio se félicite du choix porté sur elle et les autres membres dans le cadre de la mise en œuvre de la Tnt. Elle prend l’engagement, en leur nom, d’accomplir loyalement cette mission.
La Sbir rendue opérationnelle
Nommés en conseil des ministres, en janvier dernier, pour un mandat de trois ans qui court à partir de leur installation, les membres du conseil d’administration de la Société béninoise d’Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir Sa) ont été aussi installés. Il s’agit d’Ahmed Sacca Yarou, du ministère du Numérique et de la Digitalisation, Edouard Loko, de la présidence de la République, Alain Ahounou, du ministère de l’Economie et des Finances, Roger Tohoundjo, du ministère du Plan et du Développement et Séraphin Loussin, du ministère de la Communication et de la Poste. Selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gouvernement a consenti d’énormes investissements dans le cadre de la transition vers la Tnt. « La Tnt est un projet important qui vient moderniser toute la chaîne de valeur de la production, de multiplexage et de la diffusion dans notre pays », a-t-elle indiqué. A l’en croire, tout le patrimoine infrastructurel est logé au sein de la Sbir qui est une société qui aura à cœur de participer à la gestion, au développement, à l’entretien ainsi qu’à l’exploitation d’infrastructures publiques de transmission et de diffusion audiovisuelle au Bénin. «Vous êtes les personnes appelées à accompagner la direction générale afin que les objectifs du gouvernement soient atteints», a-t-elle conclu.
Société 21 mai 2021


16e édition du tour cycliste international du Bénin: Castel Beer accompagne l’évènement
Abomey a accueilli la 4e étape de la 16e édition du tour cycliste international du Bénin le jeudi 20 mai. Les équipes en compétition ont à faire le traçon Abomey–Lokossa sur 87 Km. Au total, 37 cyclistes venus de plusieurs pays africains sont à cette étape. Il sonnait 10 h 20 min, quand le top a été donné pour le trajet Abomey-Lokossa sur de 87 kilomètres. Ce sera la quatrième étape avec l’accompagnement des marques Castel Beer, Aquabelle et la boisson énergisante XXL Energy présentes sur le 16e tour cycliste du Bénin. La veille déjà, à l’étape précédente, le Tour cycliste du Bénin a été remporté par le Burkinabè Paul Daumont avec un chrono de 2 h 46 min 51 s. Ce qui fait de lui le vainqueur des trois premières étapes de ce 16e Tour cycliste du Bénin. Son compatriote Koné Souleymane avec un chrono de 2h 48min 36s est arrivé deuxième tandis que l’Ivoirien Abou Sanogou s’est offert la troisième place en 2 h 48 min 38 s. Pendant ce temps, c’est Bachiki Idrissou qui vient sauver l’honneur du Bénin en se hissant à la quatrième place avec un chrono de 2 h 48 min 44 s. Avant l’étape d’Abomey-Lokossa, les 37 cyclistes ont fait le trajet Toucountouna-Djougou long de 100 km. Les villes de Natitingou et Copargo ont vu la traversée des sportifs qui ont rivalisé d'endurance pour finir la course. A l'arrivée, le cycliste Burkinabè réalise un doublé, car ayant déjà gagné la première étape de 123 km. Après lui, l'Ivoirien Abou Sanogou est arrivé deuxième, suivi en troisième position du Béninois Bachiki Idrissou.
Castel Beer, partenaire privilégié de la compétition
Interrogé sur ses performances, Paul Daumont, gagnant des trois premières étapes, indique que c'est le travail d'une équipe qui a donné lesdits résultats. Il a salué l'accompagnement de Castel Beer, partenaire privilégié de la compétition, qui a mis les grands moyens pour permettre à la compétition d'être une réussite. Papoen Osho, entraîneur des cyclistes béninois, promet que le Bénin va gagner ce 16e tour cycliste pour honorer la Sobebra qui soutient l'équipe nationale des Ecureuils cyclistes à travers la marque La Béninoise ». Il en veut pour preuve l'amélioration de la performance de ses poulains entre les deux jours de compétition. Il sera appuyé par Bachiki Idrissou arrivé troisième lors de la 2e étape, pour qui la victoire est la seule façon pour l'équipe d'être reconnaissante envers la Sobebra à travers ses marques Castel Beer, Aquabelle et la boisson énergisante XXL Energy. Pour Aurel Amoussou, assistant chef production de la Sobebra, cette 16e édition du tour cycliste du Bénin qui dure du 17 au 22 mai a accueilli six pays de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Nigeria et Sénégal) avec 37 coureurs pour 632 km de parcours. La marque Castel Beer se positionne comme le sponsor N°1 sur cette compétition.
Le rayonnement du cyclisme
Cette marque de bière panafricaine, explique Aurel Amoussou, contribue au rayonnement du cyclisme africain pour vivre des moments de passion avec ses consommateurs et le peuple africain. Il rappelle que Castel Beer qui est présente sur ce tour est aussi disponible sur le marché en verre consigné de 50 cl et 33 cl pour le plaisir des consommateurs. A la suite de cette marque de bière fidélisant de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), sur le tour, ajoute-t-il, la marque d'eau Aqua Belle (une eau minérale et naturelle de la Sobebera), disponible sur le marché en format Pet 150 cl et 50 cl, très indispensable aux sportifs pour le maintien de l'équilibre naturel, la santé et le bien-être. Car, devait-il ajouter, qui parle de cyclisme, parle d’énergie, force, endurance et puissance. Raison pour laquelle, Castel Beer a associé l'image de la marque de boisson énergisante XXL Energy à cette édition du Tour du Bénin. Pour rappel, XXL Energy est une boisson énergisante au goût sucré à base d'éléments naturels, disponible en format 30 cl en verre consigné et 30 cl Pet. Le top est donné par Romuald Hazoumè, directeur général du tour et président de la Fédération béninoise de cyclisme (Febecy), entouré de plusieurs acteurs aussi bien béninois, africains qu’internationaux. Satisfait des efforts des équipes béninoises qui prennent part à cette compétition, il s’est réjoui de la tenue effective de la présente édition, perçue comme celle du changement et du repositionnement du cyclisme béninois. Un repositionnement qui intervient dans une période où la pandémie du Covid sévit et a empêché la tenue du tour en 2020. Notons que la 4e étape de cette 16e édition du Tour cycliste international du Bénin est faite d’un circuit composé de deux sprints intermédiaires aux étapes de Klouékanmey Clcam et du début de la double voie après Kpodavé. A la fin de cette étape, Salifou Yarbango du Burkina Faso, Vitalis Bethe du Nigeria et Antoine Kouadio de la Côte d’Ivoire ont respectivement occupé la 1re, la 2e et la 3e place.
Sports 21 mai 2021


Médiateur de la République: Joseph Gnonlonfoun passe service à Pascal Essou
Le médiateur de la République, Pascal Essou, ambitionne de rendre davantage visible par des actions concrètes, l’institution dont il a désormais la charge. Il a dévoilé ce rêve à la faveur de la cérémonie de passation de service, le jeudi 20 mai à Porto-Novo, entre lui et son prédécesseur, Joseph Gnonlonfoun. « Notre mandat sera consacré à rendre davantage visible le médiateur de la République. Ce rêve passera par des actions concrètes », a souligné ce jeudi 20 mai, le médiateur de la République, Pascal Essou, dans son discours de passation de charge entre lui et son prédécesseur, Joseph Gnonlonfoun. Mieux, il entend davantage renforcer les relations entre le médiateur de la République et les autres institutions de la République avec l’instauration d’une complicité agissante et fructueuse afin de mieux rassurer, satisfaire et répondre aux attentes des réclamants. Pascal Essou s’engage à accorder une attention particulière aux recours qui seront déposés dans le cadre de sa mission d’intercesseur gracieux entre l’administration publique et les administrés. «Nous allons en outre œuvrer pour davantage hisser l’étendard de l’organe au rang des grandes nations », promet-il. Le médiateur de la République n’a pas manqué de remercier le président de la République, Patrice Talon, pour la confiance placée en sa modeste personne en le nommant à la tête de cette institution. Pascal Essou rassure le chef de l’Etat qui, lors de la réception de son serment, mercredi 19 mai dernier, à la présidence de la République, dit attendre de lui qu’il œuvre plus pour le maintien de la paix, le dialogue social et la recherche de solutions durables aux griefs des administrés relatifs au fonctionnement de l'administration centrale de l'Etat, des collectivités décentralisées, des établissements publics. 6 120 plaintes reçues Pour ce faire, Pascal Essou invite ses collaborateurs à se serrer les coudes pour relever ces grands défis pour le bonheur des administrés. Il félicite le médiateur de la République sortant pour ses efforts dans la visibilité de l’institution. « Les citoyens-plaignants dont les recours ont été traités avec dextérité sont les vrais témoins. C’est pourquoi, je puis vous garantir que la même dynamique sera impulsée afin que l’institution continue d’accomplir davantage la mission qui est la sienne sur l’échiquier national et de rayonner au niveau sous-régional et mondial », a ajouté Pascal Essou. Joseph Gnonlonfoun, pour sa part, informe que depuis la création de l’institution en 2007 jusqu’à ce jour, 6 120 plaintes des citoyens dont 3 542 sous son mandat ont été reçues et étudiées avec diligence et équité. Ce qui montre toute l’utilité de l’institution, fait remarquer le médiateur de la République sortant. Il plaide pour la révision de la loi instituant l’organe pour plus d’efficacité. « Je suis venu au médiateur de la République. J’ai vu et j’ai compris que si à la loi on ajoute un zeste d’humanité, on peut faire de nos administrations des havres de paix », a noté Joseph Gnonlonfoun à l’issue de ses 7 ans et 7 mois passés à la tête de cette institution basée à Porto-Novo. Actualités 21 mai 2021


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