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Nouvelles

Chambre de commerce européenne du Bénin: Bilan élogieux pour Stéphanie Antar à la tête de l’institution
Elue en Assemblée générale ordinaire le 30 juin 2020 pour son deuxième mandat consécutif à la présidence de la Chambre de commerce européenne du Bénin (Cceb/Eurocham), Stéphanie Antar a réalisé un mandat qui force l’admiration. Soutenue par le Comité exécutif et une déléguée, elle a su développer et confirmer Eurocham en tant qu’organe de référence de la communauté d’affaires européenne au Bénin. Bien que la vocation première de Eurocham est d’être l’interface entre la Délégation de l’Union Européenne (Due) et les autorités béninoises, elle représente aussi l’ensemble des acteurs de la communauté d’affaire européenne, les entreprises européennes installées au Bénin et également les entreprises béninoises exerçant sur le marché européen. Reflet d’une diversité culturelle, linguistique et sectorielle, Eurocham affirme son engagement à travers ses missions qui consistent à informer ses membres sur les axes de développement de la coopération européenne, les opportunités d’investissements, à développer le réseau des membres à travers les rencontres organisées par la Chambre, contribuer à l’amélioration du climat des affaires et au développement des politiques Rse des sociétés européennes et béninoises.
Des actions pour une nouvelle dynamique
A la tête de la Chambre de commerce européenne du Bénin (Cceb/Eurocham) depuis le 30 juin 2020, Stéphanie Antar a réussi à insuffler un nouveau dynamisme à l’institution au cours de son mandat qui s’achève. Plusieurs réalisations portent sa signature à cet effet. Il s’agit entre autres, de l’organisation de conférences, réunions, rencontres, tables rondes et autres activités. Plusieurs séances pertinentes ont été également initiées à l’endroit des membres de Eurocham sur des thématiques fiscales, douanières, légales, ainsi que sur l’énergie. De même, Stéphanie Antar a organisé au cours de son mandat, des échanges avec le président du Tribunal de commerce, l'Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) et les chefs de coopération de l’Union européenne et des Etats membres sur les projets de développement en cours au Bénin, ainsi que plusieurs visites d’entreprises, au Port autonome de Cotonou et à la Centrale thermique 127Mw de Maria Gléta. C’est sous son mandat que Eurocham a activement participé en octobre 2020 au EU-Africa business forum (Eabf) qui a eu pour thème « Building resilient business linkages between Africa and Europe for the post-Covid-19 Era ». Un autre fait marquant du mandat de Stéphanie Antar a été l’adhésion de Eurocham au réseau mondial des Chambres de commerce européennes Ebo Wwn (European business organisation worldwide network). Une intégration qui offre de nombreuses opportunités à ses membres. L’autre fait à mettre également à l’actif du bureau sortant de la Cceb/Eurocham, est la participation de l’institution représentée par sa présidente à la réunion annuelle du Réseau mondial de l’organisation européenne des entreprises Ebo Wwn (premier réseau mondial représentant la voix des entreprises européennes dans le monde entier au service de plus de trente mille (30 000) entreprises exerçant dans plus de quarante (40) groupes sectoriels), qui s’est tenue pour la première fois à Tokyo (Japon) en décembre 2019. Trente-cinq (35) Chambres de commerce européennes du monde entier étaient présentes à ce grand rendez-vous. Un autre événement clé qui porte la signature de Stéphanie Antar et de son équipe est la conclusion d’un accord de partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) en décembre 2019. Cela, en vue de contribuer de façon concertée au développement économique du Bénin. Outre la promotion des start-up, l’autre axe de développement de Eurocham est l’internationalisation des Pme et Pmi afin d’encourager la croissance et la compétitivité desdites entreprises.
Faire rayonner Eurocham
En 2020, au cours de la 3e édition de Benin investment forum (Bif), la présidente de Eurocham et son homologue de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) ont planché sur le thème « Commerce intra-africain : Promouvoir le commerce intra-africain et stimuler le partenariat». A l'occasion, Stéphanie Antar et Arnauld Akakpo ont apporté des éléments de réponse aux différentes préoccupations des participants. Les deux invités ont abordé les points essentiels sur lesquels le commerce intra-africain doit s’appuyer pour sa réelle émergence avec le reste du monde. Pour la présidente de Eurocham, le commerce intra-africain implique forcément le développement des infrastructures de qualité, l’élimination des barrières non-tarifaires et l’accès aux financements et ceci, avec l’appui des accords inter-Etats pour accompagner les efforts des entreprises afin d’élargir leur périmètre d’activités. En 2021, Stéphanie Antar, en collaboration avec le directeur général des Impôts, Nicolas Yenoussi, a convié les membres de Eurocham à une rencontre afin d’échanger sur les questions d’ordre fiscal. Toujours avec la ferme volonté de faire rayonner Eurocham, Mme Antar a œuvré pour la mise en place d’un projet au profit des entreprises béninoises avec le soutien de l’Union Européenne. Le premier acte a été la signature d’un accord de partenariat entre la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) représentée par l’administrateur provisoire, M. Alain Hinkati et Eurocham représentée par sa présidente, Stéphanie Antar en décembre 2019. Enfin, Eurocham et la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) ont procédé, mardi 20 avril 2021, au lancement du projet ‘’Soutenir l’entreprise’’. Initié sous le leadership de la présidente, de son Comité exécutif et de la Déléguée, Eurocham en partenariat avec la Ccib œuvre à contribuer au développement économique durable et inclusif du Bénin à travers la mise aux normes des entreprises, l’amélioration de l’employabilité des jeunes et le renforcement de capacité des Mpme. Ce projet entend accompagner les entreprises béninoises dans l’amélioration de leurs activités et rendements avec un financement de 579 189 696 F Cfa. Lors de la conférence de presse de lancement de ce projet, le chef de coopération de l’Union Européenne au Bénin, Ruben Alba Aguilera, a précisé que ce projet constitue un dispositif d’appui aux entreprises béninoises pour l’amélioration de leur compétitivité et de l’emploi. A sa suite, le coordonnateur national de l’Ut Fed, Septime Ulrich Azonnoudo, a fait savoir que le projet ‘’Soutenir l’entreprise’’ s’inscrit dans la vision du gouvernement du Bénin, soutenu par l’Ue, pour la transformation structurelle de l’économie nationale. En plus de ses 15 années d’expériences professionnelles à divers niveaux de responsabilité en Afrique et dans divers pays, Stéphanie Antar est une polyglotte avérée. Elle a travaillé dans plusieurs multinationales qui opèrent dans les secteurs bancaire et industriel et détient un Mba de Insead (France, Singapore, Uae) et de Tsinghua University (Chine).   Source : Tribune Plurielle
Economie 12 mai 2021


Fête du travail: La Cour constitutionnelle célèbre ses agents méritants
La valeur travail est la marque des grands hommes. Et la République est toujours fière de ses travailleurs les plus dévoués. C’est le sens à donner à la commémoration de la fête du travail à la Cour constitutionnelle. Hier lundi 10 mai, lors de la cérémonie des couleurs, Joseph Djogbénou, président de la Haute juridiction, a décerné des lettres de félicitations aux agents les plus méritants de l’institution. C’est devant les couleurs nationales que les travailleurs méritants de la Cour Constitutionnelle ont été honorés. Ils ont été désignés par leurs pairs qui ont reconnu en eux des travailleurs dévoués. Ils sont au total douze agents dont dix hommes et deux femmes, officiant dans divers services de la Cour constitutionnelle. « J’ai le plaisir de vous décerner la lettre de félicitations à la suite de votre désignation par vos pairs. Le plus important n’est pas de monter. Le plus important, c’est de rester toujours haut. Vous avez donc des efforts à faire pour maintenir le cap », a affirmé Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, à chaque récipiendaire. S’adressant à tous les agents de la Haute juridiction, il ajoute : « La valeur essentielle dans une société démocratique, c’est la valeur travail et nous sommes tous invités à donner le meilleur de nous-mêmes au quotidien ». Plus qu’un honneur, cette reconnaissance est pour les récipiendaires un encouragement à exceller. « Pour moi, c’est un défi. Je me dois de faire de mon mieux pour recevoir encore cette lettre de félicitations l’année prochaine »,  a promis Boniface Kossou, l’un des récipiendaires. Ayavi Togbévi se dit tout aussi motivé à donner le meilleurs de lui-même et a invité chaque agents à rivaliser d’ardeur pour être compté parmi les travailleurs méritants. Cette cérémonie de reconnaissance se tient dans le cadre de la célébration de l’édition 2021 de la fête du travail. Quoi de plus honorable que de commémorer la fête du travail en saluant le mérite des travailleurs exemplaires ! L’initiative est très appréciée. « Je voudrais particulièrement remercier le président de la Cour constitutionnelle pour cette reconnaissance. C’est pour la première fois qu’on a fait une élection visant à désigner les travailleurs méritants. C’est une initiative à saluer », a soutenu Anicette Ahouansou, l’une des récipiendaires. Et pour témoigner de l’ampleur des tâches que les agents de la Cour accomplissent au quotidien pour soutenir la vision du président de la Haute juridiction et des conseillers, Anicette Ahouansou poursuit : « Quand les gens passent devant la Cour et constatent le calme, ils se demandent ce qu’il y a à faire ici... En effet, il y a bien à faire à la Cour constitutionnelle. En outre, avec la modification de la loi organique ainsi que l’institution des audiences publiques, il y a davantage de travail ici ». Actualités 11 mai 2021


Dérèglement climatique: Un changement de comportement exigé des populations
Le département du Littoral ressent aussi les effets pervers des changements climatiques à l’instar d’autres régions du Bénin. Une telle situation nécessite le renforcement des capacités des acteurs des Organisations non gouvernementales qui font des plaidoyers pour un changement de comportement des populations pour assurer la résilience. Dans le département du Littoral, les changements climatiques se manifestent par les poches de sécheresse, la chaleur qui est très intempestive, les inondations, …, souligne Carin Karl Atondé, chargé de programme à Jeunes volontaires pour l’environnement. C’est une question sur laquelle les Organisations de la Société civile peuvent renforcer leurs connaissances pour mener à bien des plaidoyers dans le cadre des actions contre les effets pervers des changements climatiques. Les Organisations de la Société civile s’investissent dans le combat perpétuel contre les changements climatiques avec le soutien des autorités gouvernementales, d’après le chargé de programme. Ce qui reste, c’est la volonté des populations elles-mêmes pour aller vers la résilience. Carin Karl Atondé estime que ce qui incombe à la population pour accroître la résilience face aux changements climatiques est énorme. « Il faut que les populations intègrent la notion de changement climatique dans leur quotidien. Comme le Covid-19 s’est immiscé, on ne peut pas nier l’existence des changements climatiques », note-t-il. « Après la prise de conscience, il faut que les populations changent leur mode de consommation et de production. Il faut que chacun à son niveau change ses habitudes en posant des actes qui contribuent un tant soit peu à réduire les effets des changements climatiques pour plus de résilience », a ajouté Carin Atondé. Il évoque par exemple la gestion des déchets qui est devenue un sujet préoccupant. Selon lui, très peu de Béninois savent comment faire un tri sélectif des déchets au niveau des ménages. Cet acte, souligne-t-il, est déjà quelque chose dans le changement des habitudes. Il conseille d’opter pour des modes de production beaucoup plus durables avec la réduction de l’utilisation d’engrais dans les différents types de cultures et de bannir l’usage des sachets plastiques pour enfin se conformer à l’esprit de la loi n°2017-39 du 26 décembre 2017 y relative dont la mise en application peine toujours à prendre. Il convient d’avoir un comportement écoresponsable, comme il l’a suggéré, afin d’arriver à bout de ces sacs plastiques qui dégradent le cadre de vie. L’usage des sacs réutilisables et des emballages biodégradables est préférable aux sachets plastiques non biodégradables servis dans les marchés. A cela s’ajoute la question de la consommation énergétique. L’utilisation rationnelle et durable de l'énergie réduit l’impact sur l’environnement.
Des Osc du Littoral mises à contribution
Dans la perspective d’une lutte réussie contre les changements climatiques, Carin Karl Atondé a indiqué que Jeunes volontaires pour l’environnement, membre du Pool thématique 6 de la Maison de la société civile, a bénéficié d’une formation sur l’environnement et les changements climatiques. Dans l’optique de restituer cette formation à d’autres Ong, Osc, mouvements ou autres activistes qui s’intéressent à cette thématique, une séance a été organisée à l’intention d’une vingtaine d’Osc opérant dans le Littoral. L’objectif est de renforcer les connaissances des membres d’Organisations de la Société civile et de partager avec eux les leviers d’actions indispensables pour conduire efficacement des actions de plaidoyer et de sensibilisation dans le domaine de l’environnement et des changements climatiques. Ils ont été outillés sur le cadre juridique et politique en matière d’environnement et de changement climatique, les grands enjeux et défis liés à la gestion environnementale et un aperçu des programmes nationaux phares dans le domaine de l’environnement et des changements climatiques ainsi que quelques projets y afférents. Carin Atondé est rassuré que ces Osc du Littoral disposent des éléments en termes de stratégie et de politiques publiques, de documents nationaux sur lesquels ils doivent s’appuyer pour faire leur plaidoyer, leur lobbying sur tout ce qui touche à l’environnement et aux changements climatiques. Car, les effets des changements climatiques se ressentent chaque jour avec le dérèglement des saisons et leurs conséquences sur la production agricole, d’après Carin Atondé.
Les atouts du Bénin
« Le Bénin fait quand même des efforts en se dotant de différents documents politiques, plans ou stratégies », se félicite le chargé de programme. Il cite à titre d’exemples le Plan national d’adaptation, la stratégie nationale du Bénin pour la mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (2003), le Programme d'action nationale d'adaptation aux changements climatiques du Bénin- Pana (2008), première et deuxième communications nationales du Bénin sur les changements climatiques, la stratégie de développement à faible intensité de carbone et résilient aux changements climatiques 2016–2025, les Contributions prévues déterminées au niveau national du Bénin …. qui constituent des outils permettant d’orienter les actions dans le cadre de l’atténuation des effets des changements. « On constate qu’il y a une panoplie d’actions qui sont menées par le gouvernement, les organismes gouvernementaux et les Ong et Osc qui s’investissent dans le domaine. En tant qu’Ong, nous apportons notre contribution à la lutte contre les changements climatiques au Bénin en essayant de mettre en œuvre des projets qui contribuent à réduire l’émission des gaz à effet de serre, renforcer la résilience des communautés vulnérables. Tout ça mis ensemble montre qu’il y a une marche vers la résilience des populations », a martelé Carin Atondé. Son souhait est que ces actions se poursuivent pour le bien-être des populations. D’où l’implication des Osc sur le volet gestion des déchets solides ménagers, ville durable, assainissement, mise en terre de plants,…?
Environnement 11 mai 2021


Production durable de l’igname: Le projet de promotion des variétés tolérantes à la sécheresse lancé
La commune de Tchaourou, dans le département du Borgou, a servi de cadre, vendredi 7 mai dernier, au lancement du projet de promotion des variétés d'ignames tolérantes à la sécheresse à travers un système semencier Minisett (Vits-Minisett). C’est à l’initiative du Laboratoire société-environnement du professeur Mohamed Nasser Baco engagé pour la production durable de l’igname. Très consommée et appréciée au Bénin, l’igname est un tubercule qui fait l’objet de nombreux travaux de recherches qui visent à améliorer davantage sa qualité et la rentabilité de sa production. Le projet de promotion des variétés d'ignames tolérantes à la sécheresse à travers un système semencier Minisett (Vits-Minisett) dont le lancement a eu lieu, vendredi 7 mai dernier, à Tchaourou, dans le département du Borgou, participe de cette démarche. Chaque saison, ce sont d’importantes quantités d’ignames qui pourrissent, à défaut de pouvoir résister à l’âpreté du climat. Il s’agit surtout de certaines variétés comme le « laboko ». Convoitées et très prisées à cause de leur qualité, elles n’arrivent pas à être conservées pendant longtemps, à la grande déception de leurs nombreux consommateurs. D’où la nécessité de faire la promotion des ignames tolérantes à la sécheresse, la plupart des localités du septentrion reconnues productrices du tubercule étant souvent confrontées à cette situation climatique. En effet, initié par le Laboratoire société-environnement (Lasen) de l'Université de Parakou (Up) à travers le professeur Mohamed Nasser Baco, avec l'appui financier du Fonds national pour l'environnement et le climat (Fnec), ce projet vise plusieurs objectifs. Outre la promotion de ces variétés d'ignames, il vise également celle des pratiques de gestion durable des terres, par rapport à leur production. Il participe à l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages ruraux au Bénin. De façon spécifique, il s'agira, entre autres, d'adapter la technique de Minisett aux variétés locales d'ignames tolérantes à la sécheresse au Bénin; de promouvoir les meilleurs modèles d'affaires et les bonnes pratiques climato-sensibles de production des semences d'ignames, puis de renforcer les capacités des semenciers et producteurs d'ignames sur les pratiques de gestion durable des terres, ont précisé les différents intervenants au cours de la cérémonie de lancement. Le projet doit être mis en œuvre dans les communes de Tchaourou et Ouéssè. D’une durée de 2 ans, il impactera 7 000 bénéficiaires dont 60 semenciers et 1200 producteurs d'ignames. La cérémonie a connu la présence de plusieurs acteurs du développement rural et de l’environnement. Parmi eux, il y avait le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou, Damien Hounkpèvi, son collègue du Cadre de vie et du Développement durable, Sanni Orou Pibou, et le représentant du directeur général du Fnec, Adam Bouko. Environnement 11 mai 2021


Entretien avec Joël Atayi Guèdègbé: « La Cour des comptes est un gendarme financier »
Nommée présidente de la Cour des comptes lors du conseil des ministres du mercredi 28 avril dernier, Ismath Bio Tchané Mamadou a la lourde mission de rendre visible et utile son institution. Et ce défi passe par la lutte contre la corruption. A travers cet entretien, Joël Atayi Guèdègbé, politologue et expert en bonne gouvernance, souligne qu’il n’y a pas de démocratie sans reddition de comptes, notamment des comptes financiers et que le rôle de la Cour des comptes est de veiller au bon emploi des fonds publics.
La Nation: Pourquoi une Cour des comptes ?
L’idée d’une Cour des comptes n’est pas nouvelle. A tout le moins, le Bénin disposait déjà d’une Chambre des comptes qui était prévue par la Constitution. A partir de 1994, vu l’adoption du traité de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) avec l’addition du volet économique et suite à la dévaluation de janvier 1994, il était devenu important pour les Etats d’adopter les moyens qui permettent de mieux assurer la convergence des économies des huit pays membres et de se surveiller mutuellement, parce qu’on ne peut pas mener des politiques économiques sans un instrument de contrôle fondamental qu’est la Cour des comptes. Premièrement, on a la mise à niveau réclamée au niveau communautaire. Secundo, on a la recherche de l’efficacité et d’une meilleure gouvernance dans la gestion et le contrôle des finances publiques. Cela n’est pas allé de soi si bien qu’en 2000, à travers la directive 2, l’Uemoa a rappelé encore à ses Etats membres l’exigence d’une Cour des comptes. L’un dans l’autre, avec la nécessité de la modernisation ou de l’amélioration de l’efficacité, il est apparu nécessaire d’élever la Chambre des comptes au niveau d’une Cour des comptes qui a des pouvoirs et des moyens plus conséquents par rapport à sa mission. Il faut se souvenir que la Cour constitutionnelle actuelle existait également sous forme de Chambre constitutionnelle de la Cour suprême depuis les années 60. Et pour tout dire, elle n’a jamais eu de rayonnement, de rendement encore moins de visibilité tant qu’elle n’était pas sortie de la Cour suprême. Chacun aura noté l’importance qu’a prise la Cour constitutionnelle dans notre dispositif institutionnel depuis 1994 qu’elle a été effectivement installée. C’est un peu avec les mêmes attentes que l’idée d’une Cour des comptes s’est progressivement diffusée et imposée jusqu’à l’avènement de la révision de la Constitution de novembre 2019 qui a consacré, à travers l’article 134, la création de la Cour des comptes et la définition de ses missions.
Quelles sont donc les missions dévolues à la Cour des comptes ?
Je vais vous renvoyer à la Constitution en ses articles 134-3 qui disposent que la Cour des comptes est la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics. Elle vérifie les comptes et contrôle la gestion des entreprises publiques et organismes à participation financière ou bénéficiant des fonds publics. Elle est l’institution supérieure de contrôle des finances publiques. En plus, la Cour des comptes veille au bon emploi des fonds publics. Les décisions de la Cour des comptes ne sont susceptibles d’aucun recours. On voit une analogie avec la Cour suprême et la Cour constitutionnelle. Ses décisions s’imposent aux pouvoirs exécutif, législatif ainsi qu’à toutes les institutions. Il est aussi précisé que la compétence, la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Cour des comptes sont déterminés par une loi organique. La loi organique qui a été évoquée à ce niveau a été également adoptée par l’Assemblée nationale, le 31 décembre dernier, et a fait l’objet d’une promulgation. A la vérité, ce texte n’est pas encore disponible mais la Cour constitutionnelle en a fait l’examen de contrôle de constitutionnalité et on attend qu’un numéro lui soit attribué en tant que loi organique. Elle marque que c’est une institution comme les autres institutions de la République. L’actualité a remis tout ça au goût du jour avec la nomination de la présidente de la Cour des comptes lors du dernier conseil des ministres. L’article 134-4 stipule que le président de la Cour des comptes est nommé pour une durée de cinq ans par le président de la République après avis du président de l’Assemblée nationale et parmi les magistrats, les juristes de haut niveau, les inspecteurs des finances, les administrateurs du trésor ou des impôts, les administrateurs des services financiers, les économistes, les experts comptables ayant au moins quinze ans d’expérience professionnelle par décret pris en conseil des ministres. Il est aussi dit que le président est inamovible pendant la durée de son mandat qui est renouvelable une seule fois. Ses fonctions sont incompatibles avec la qualité de membre du gouvernement et l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire ou de toute autre activité professionnelle ainsi que toute fonction de représentation nationale.
Peut-on s’assurer réellement de l’indépendance des membres de la Cour des comptes ?
L’indépendance est une garantie formelle. Un magistrat qui a quinze ou vingt ans d’expérience en a plus vu manifestement et a, a priori, plus d’assurance pour toucher du doigt ce qui ne va pas que quelqu’un qui est en début de carrière. Nul n’est au-dessus de la loi. C’est le rôle de la Cour d’interpeller tout gestionnaire des finances publiques. Les différentes dispositions qui figurent dans la loi font en sorte qu’il y a des garanties d’indépendance pour le président, voire les autres conseillers. Par rapport à la mission, il y a une indication importante des prérogatives. C’est dans l’idée de l’indépendance de cette Cour que son budget est appelé à être adopté selon les moyens dont dispose notre pays. Il n’est pas question qu’elle vienne réclamer des moyens que notre pays n’aurait pas. Pour assurer l’indépendance de la Cour des comptes, il est crucial qu’elle n’attende pas le bon vouloir du ministère des Finances pour disposer des moyens nécessaires à sa mission. C’est à l’œuvre que l’opinion publique saura si l’institution viendra à bout des attentes et si elle est suffisamment indépendante de l’ensemble des pouvoirs y compris du gouvernement. L’indépendance ne veut pas dire hostilité des institutions mais cela implique une nécessaire collaboration. La séparation des pouvoirs ne peut être absolue mais c’est une manière de s’assurer qu’il n’y ait pas collusion sur le dos du peuple qui est souverain. D’ailleurs, il est dit que la Cour des comptes, à l’instar des tribunaux, rend ses arrêts au nom du peuple. L’accès à la Cour des comptes doit intervenir dans les conditions de qualité, d’excellence et d’intégrité et c’est à travers le mérite qu’on doit se retrouver au sein de cette institution comme dans les corps de l’Etat. Il faut espérer que les nouvelles lois qui seront prises pour compléter les dispositions de la Constitution la renforcent afin que nous puissions avoir un système assez solide, intègre et performant.
Dans l’optique d’avoir un système solide, intègre et performant, quels sont les défis que doit relever la nouvelle présidente de la Cour des comptes ?
La présidente de la Cour des comptes n’est pas toute nouvelle à la tâche. Il y a une forme de continuité dans la mesure où elle était présidente de la Chambre des comptes depuis trois ans. Mais elle arrive à la tête de la Cour, avec de nouveaux pouvoirs et de nouveaux moyens. Elle a la redoutable mission de rendre visible et utile la Cour des comptes. Il est urgent qu’au-delà de sa nomination, la Cour des comptes se trouve rapidement un siège. La loi organique a fixé le siège à Porto-Novo et il faut pouvoir identifier les locaux et qu’il soit assez fonctionnel pour la mission attendue. Les anciens membres de la Chambre des comptes devraient être reversés à l’effectif de la nouvelle Cour des comptes. Aussi, la question de recrutement va se poser. Il y a un certain nombre de décrets à prendre qui touchent notamment à la carrière des magistrats ainsi que le vote d’un collectif budgétaire pour insérer les moyens dont pourrait avoir besoin la Cour des comptes pour le restant de l’année qui vient de commencer. On espère qu’elle pourra se mettre au travail pour le semestre qui vient et aider au vote de la loi du budget de l’Etat. La Chambre des comptes, depuis 1999, a peu ou prou contribué à l’apurement des comptes de l’Etat par les déclarations de conformité, les examens qu’elle fait pour permettre au gouvernement de solliciter l’adoption du budget. Et ce défi attend aussi la nouvelle Cour des comptes. Une Cour des comptes n’est pas qu’un père fouettard auprès des comptables publics mais elle tiendra désormais responsables ces comptables publics. Le public a besoin de savoir ce qui a été fait comme contrôle au sommet de l’Etat et ceux qui les gèrent ont aussi besoin d’accompagnement. Une Cour des comptes a en réalité une mission d’audit. Il est aussi indispensable qu’une Cour des comptes s’organise pour penser à la question de l’archivage des documents. Non seulement, cela assure la possibilité d’avoir, à nouveau, accès aux documents à la suite des contrôles mais aussi de faire le meilleur suivi possible. Il faut aller vers la modernisation et l’utilisation des moyens informatiques. Ça fait partie des critères qui évaluent la bonne organisation d’une Cour des comptes. A tous les niveaux, la Cour des comptes doit nous donner l’image d’une institution avec des normes élevées de travail. D’ailleurs, on ne risque pas d’avoir suffisamment de conseillers et d’auditeurs pour le travail qui attend une Cour des comptes. A l’occasion, elle est appelée à s’appuyer sur des auditeurs externes ou sur l’audit privé, mais cela ne peut se faire qu’en référence à des normes spécifiques. La Cour des comptes doit être en mesure de garantir que le travail qu’elle fait faire pour rendre compte de la gestion de l’Etat réponde à des normes supérieures de contrôle. Elle a besoin vraiment que le gouvernement l’accompagne et que l’Assemblée lui accorde les moyens pour que la démocratie aboutisse un tant soit peu à ce niveau de reddition de comptes. Le contrôle a été souvent le maillon faible de notre démocratie. C’est à travers l’installation d’une juridiction supérieure comme la Cour des comptes que notre pays pourra, enfin, commencer à se doter des moyens techniques et institutionnels appropriés à une véritable lutte contre la corruption. Le président de la République doit être félicité pour son courage à mettre en place une institution indépendante comme la Cour des comptes qui rassure les citoyens de ce qu’au sommet de l’Etat et dans les administrations publiques, il y ait une bonne gestion des finances publiques.
N’y a-t-il pas une sorte de concurrence entre la Cour des comptes et la Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet)?
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) n’est pas en concurrence avec la Cour des comptes. Elle n’est pas explicitement prévue par la Constitution comme une institution judiciaire, mais elle relève de l’organisation judiciaire en vigueur au Bénin et est instituée par une loi. C’est une juridiction spéciale et non un tribunal ordinaire et elle prélève son personnel sur les tribunaux ordinaires. La Criet connaît des infractions alors que la Cour des comptes contrôle, fait l’audit, relève les dysfonctionnements et a l’obligation de dénonciation. Pendant les contrôles, la Cour des comptes peut tomber sur des situations de détournement. Il va sans dire que les conseillers de la Cour ont l’obligation de dénoncer ces situations et d’aller vers la demande de sanction. La Cour des comptes prononce quelques sanctions pécuniaires mais transfère aux autres Cours de l’ordre judiciaire ce qui est d’ordre pénal et, selon le cas, cela peut être orienté vers la Criet.
Qui a qualité pour saisir la Cour des comptes ?
La Cour des comptes n’est pas saisissable comme un tribunal ordinaire mais à travers la loi organique, il y a quelques possibilités. Fondamentalement, c’est elle-même qui définit son programme d’intervention. Au niveau institutionnel, malgré la séparation des pouvoirs, le gouvernement peut saisir la Cour des comptes pour le conseiller en matière de règlementation financière et pour aller plus loin dans certains contrôles. De l’autre côté, l’Assemblée nationale qui dispose de moins de moyens techniques pour connaître des comptes des sociétés des finances peut aussi actionner la Cour des comptes. Pendant qu’une commission d’enquête est en cours, elle peut demander le contrôle technique de la Cour des comptes. Egalement, elle peut demander conseil à la Cour des comptes sur le plan de la règlementation des lois. En France, aux Etats-Unis et au Canada, les gens tremblent devant le contrôle de la Cour des comptes. Or les contrôles ne sont pas faits seulement pour couper la tête des sujets. En moyenne au Bénin, il y a trois cents comptes à contrôler et il faut un effectif d’une soixantaine d’auditeurs pour faire un travail de qualité. Si nous avons une chambre des comptes squelettique, ça veut dire qu’on aurait une institution vidée de sa substance. C’est vraiment un gros gendarme financier qu’on est en train de mettre en place au Bénin et qui sera beaucoup mieux que les institutions spectaculaires.
Actualités 11 mai 2021


Passeport vaccinal pour la Covid-19: L’Union africaine émet des inquiétudes
Les pays africains n’approuvent pas l’idée de la mise en place d’un passeport vaccinal comme le projettent ou l’ont déjà fait certains pays du monde. Lors de la récente réunion extraordinaire des ministres africains du Transport aérien, l’organisation régionale a demandé aux pays ayant ce projet de passeport vaccinal, de s’en abstenir. Certains pays du monde comptent instaurer sur leurs territoires, le passeport vaccinal pour les personnes immunisées contre la Covid-19. L’outil sera, en effet, un préalable aux voyages internationaux. Mais l’idée d’un tel document sanitaire de voyage n’est pas du goût de l’Union africaine (Ua). Réunis par visioconférence, il y a quelques jours, les ministres des Transports du continent africain ont fait part de leurs inquiétudes par rapport à ce projet, et invité les pays qui veulent instaurer ce type de passeport à s’en abstenir. « La réunion a appelé tous les pays des différentes régions du monde qui ont introduit ou sont en train d’introduire des passeports vaccinaux comme condition préalable aux voyages internationaux à s’abstenir de le faire, étant donné que jusqu’à présent, le vaccin n’est pas disponible en nombre suffisant, comme l’a confirmé l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), et que le continent africain a un nombre considérable de ses citoyens qui n’ont pas encore reçu leurs doses de vaccin », lit-on à travers le communiqué de presse qui a sanctionné la réunion. Comme solution alternative au passeport vaccinal, les ministres des Transports des Etats membres de l’Ua, ont suggéré que le test Pcr ou le test antigénique soit maintenu comme seule exigence jusqu’à ce que les vaccins soient suffisamment disponibles. En outre, l’institution panafricaine encourage ses Etats membres à adopter le test numérique «dans la mesure du possible», en tant que certificat de santé vérifiable et plateforme fiable pour l’information des voyageurs, et à coordonner toutes les parties prenantes concernées pour la mise en œuvre du projet « Call for action on safe re-opening of borders », élaboré par le groupe de travail multisectoriel pour l’initiative « Saving lives, saving economies and livelihoods » mise en place par l’Union africaine. Au sein de l’Union européenne, plusieurs pays ont déjà annoncé vouloir mettre en place un passeport vaccinal (arrivée et départ de l’aéroport). C’est le cas, par exemple, de la Grèce, de l’Italie, du Portugal, de Chypre, de la Hongrie, de la République Tchèque, du Danemark et de la Suède. Ces pays ont aussi indiqué qu’ils sont en train de réfléchir à mettre en place ce certificat pour qu’il serve d’accès à certains lieux d’activités culturelles ou sportives. Mis à part les quelques pays européens cités, l’Israël et le Maroc ont, eux-aussi, fait part de leur volonté d’instaurer ce type de passeport. Santé 10 mai 2021


Harcèlement sexuel en milieu universitaire: Éléonore Yayi Ladékan à l’assaut du phénomène à l’Université de Parakou
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Éléonore Yayi Ladékan, était à l’Université de Parakou, vendredi 7 mai dernier. C’est dans le cadre de sa tournée de sensibilisation au harcèlement sexuel en milieu universitaire qu’elle a démarré depuis quelques semaines par l’Université d’Abomey-Calavi. Elle a profité de cette occasion pour procéder à l’inauguration d’un amphithéâtre à la Flash de ladite université. Malgré les engagements pris par le gouvernement pour le réprimer, le phénomène du harcèlement sexuel en milieu universitaire continue de dicter sa loi au Bénin. En témoigne la quinzaine de cas qui y a été déplorée. L’approche envisagée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Éléonore Yayi Ladékan, pour en arriver à bout, l’a conduite, vendredi 7 mai dernier, à l’Université de Parakou où, il y a également eu des interpellations, sans oublier des cas de suspicions et de dénonciations. C’est pour sensibiliser les acteurs de ce campus. A l’occasion, un certain nombre de mesures, si possible, disciplinaires, ont été prises pour dissuader les auteurs de cette pratique. En effet, pour une lutte efficace contre le phénomène, ses auteurs peuvent même être relevés de leurs fonctions après enquête et audition d’une commission administrative. Par rapport à certains cas, la justice peut être sollicitée pour se prononcer. La ministre est également revenue sur la conduite à tenir pour ne pas être victime. Selon elle, pour éradiquer ce fléau, tous les acteurs du système éducatif sur ce campus ont un rôle à jouer. A sa suite, le recteur de l’université, Prosper Gandaho, a aussi fait des recommandations et prodigué des conseils pour combattre le phénomène. Diverses communications sur des thématiques relatives au harcèlement ont été présentées. Les professeurs Diane Gandonou, Clarisse Tama, Christine Ouinsavi, Mocktar Adamou et le deuxième vice-recteur de l’université, Holden Fatigba se sont succédé pour les exposer. Par ailleurs, profitant de son passage, la ministre a procédé à l’inauguration du nouveau décanat de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash). La cérémonie a consisté en la remise officielle des clés des locaux aux responsables dudit établissement. Education 10 mai 2021


Réussite professionnelle: Mtn à l’avant-garde de l’accompagnement de la jeunesse
Les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi se sont donné rendez-vous pour la Master Class organisée par l’opérateur de téléphonie mobile Mtn sur les étapes de la réussite professionnelle, samedi 8 mai dernier. Entretenus par Vincent Kadio, coach ivoirien et Viviane Sissuh, directrice des Ressources humaines de Mtn Bénin, ils s’en sont sortis édifiés quant à leurs projets de vie. L’amphithéâtre Houdégbé du campus universitaire d’Abomey-Calavi affichait comble au démarrage de la Master Class organisée par l’opérateur de téléphonie mobile Mtn à l’endroit des étudiants. Face à ces derniers, ce samedi 8 mai, Vincent Kadio, coach ivoirien de grande renommée et Viviane Sissuh, directrice des Ressources humaines de Mtn Bénin pour animer cette séance portant sur les étapes de la réussite professionnelle. Viviane Sissuh a été la première à prendre la parole pour donner aux participants les clés qu’il faut pour s’assurer une réussite dans sa vie professionnelle. Partant de son expérience personnelle, elle fera savoir aux étudiants que leur avenir se prépare depuis le choix de leur filière après le baccalauréat. Une option faite en fonction des opportunités de l’heure et des aptitudes des concernés. Il faille tenir compte des compétences que réclament aujourd’hui les entreprises. Face au progrès et à l’évolution des métiers, les jeunes sont appelés à opérer les bons choix et à se mettre à jour. La directrice des Ressources humaines leur fera part de la préparation d’un entretien d’embauche une fois lancés sur le marché de l’emploi, leur formation achevée. Ainsi que des erreurs à éviter quand ils passent un entretien de recrutement. Elle insistera sur la ponctualité, la confiance en soi, la tenue face aux recruteurs. Une fois recrutés, les employés, à son avis, ne devraient nullement manquer d’être en apprentissage continu. Aussi professionnels qu’ils soient, ils ont besoin d’acquérir des connaissances pour se mettre à jour et savoir combler leur équipe quand ils en viennent à être des responsables. Faire en sorte d’être le meilleur maillon de la chaîne une fois dans une entreprise. Une communication assez dynamique et participative qui aura suscité bien d'enthousiasme de la part de son auditoire resté attentif de bout en bout. Préoccupés par leur devenir, nombre d’entre les participants ont montré combien cette séance a été assez pertinente pour eux.   Les clés de réussite L’intervention du coach ivoirien Vincent Kouadio n’en est pas moins. A l’endroit des participants, ce dernier a indiqué que le secret de la carrière professionnelle, « c’est déjà commencer à avoir un Cv percutant ». Selon ses dires, « il y a un certain nombre d’éléments qu’on doit mettre sur le Cv qui font que le recruteur a l’envie de nous prendre. Tout commence par la compétence. On a les diplômes mais ce que les entreprises achètent, c’est notre compétence, notre capacité à produire des résultats. L’essentiel de mon message, c’est vous dire qu’en tant qu’étudiants, c’est maintenant qu’il faut chercher à acquérir les compétences. Les offres d’emploi sont déjà disponibles et on sait exactement de quoi les entreprises ont besoin. Si je développe les compétences aujourd’hui en tant qu’étudiant dans la vie associative, je peux vendre cette compétence demain dans la vie professionnelle ». S’agissant des astuces sur l’entretien d’embauche, il cite la capacité pour le candidat à l’emploi de bien se tenir et montrer toute la valeur ajoutée qu’il apporte à l’entreprise. Il les encouragera à utiliser le temps qu’ils ont en dehors des cours pour pouvoir entrer dans la vie professionnelle afin de gagner de la compétence. Ce qui facilitera demain leur insertion professionnelle. La séance d’information des étudiants sur les étapes de la réussite professionnelle s’inscrit, selon Viviane Sissuh, dans la dynamique du réseau de téléphonie mobile Mtn d’accompagner la jeunesse en vue de la préparer pour son insertion professionnelle. « L’un des grands programmes du gouvernement béninois est de donner à la jeunesse les outils nécessaires pour être compétitive sur le marché du travail. Mtn a pensé qu’il serait utile dans cette même lancée d’accompagner la jeunesse en lui donnant ces compétences dont elle a besoin pour pouvoir être de bons professionnels demain », ajoute-elle. Pour Jean Christophe Bobda, directeur commercial de Mtn Bénin, l’intérêt que porte l’opérateur de téléphonie mobile à la réussite professionnelle de la jeunesse n’est point à démontrer. Les initiatives entrant dans ce cadre sont nombreuses et tiennent aux plans de formation pour préparer la cible à faire face à la vie professionnelle à travers des outils adéquats. Ces initiatives, annonce-t-il, seront étendues à toutes les villes du Bénin pour impacter toutes les communautés? Société 10 mai 2021


Opérations de déstabilisation du Bénin: Le gouvernement s’engage à préserver la paix et la sécurité
Une nouvelle cargaison de munitions de calibre 12 mm en partance pour le Bénin a été interceptée le 30 avril dernier par les autorités togolaises à quelques mètres de la frontière avec le Ghana à la suite de la première découverte dans la commune de Bantè, le même jour. Lors d’un point de presse, samedi 8 mai dernier à son cabinet, Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a fait savoir que ces actes font état sans aucun doute d’un plan de déstabilisation du Bénin. Il note que le gouvernement poursuivra ses efforts en vue de garantir la paix et la sécurité aux citoyens. Le vendredi 30 avril 2021, la police républicaine a, au détour d’un accident mortel de la circulation survenu vers 5 heures du matin à hauteur du village Agbon, arrondissement d’Atokolibé, commune de Bantè, mis la main sur une cargaison de 70 000 cartouches de calibre 12 mm. Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, lors d’un point de presse tenu, samedi 8 mai dernier, à son cabinet, a précisé que tous les recoupements faits indiquent que ladite cargaison était destinée à être livrée dans les localités de Gouka et Akpassi dans la même commune. Ce dossier, affirme-t-il, est déjà aux mains de la justice et les enquêtes sont en cours pour que toute la lumière soit faite sur ses tenants et ses aboutissants. C’est dans ce contexte, poursuit-il, que les autorités togolaises ont révélé avoir arraisonné, le même vendredi 30 avril 2021, aux environs de 1h du matin, une voiture immatriculée TG 8827 AH dans la ville de Lomé, à quelques centaines de mètres de la frontière avec le Ghana. La fouille dudit véhicule a permis de retrouver deux cartons contenant au total 1300 cartouches de calibre 12 mm soigneusement dissimulés sous des bagages. Il note que parmi les personnes se trouvant à bord du véhicule, figure un Béninois qui a déclaré avoir acquis lesdites cartouches au Ghana pour les acheminer au Bénin. Sacca Lafia a profité de l’occasion pour remercier les autorités politiques et la police togolaise pour leur engagement sans équivoque dans la lutte contre la prolifération des armes et munitions destinées à troubler la paix et la quiétude dans la sous-région. «Je me félicite particulièrement de la coopération agissante qui existe entre nos deux pays et rassure que le Bénin continuera de jouer convenablement sa partition », a-t-il fait savoir. Par ailleurs, indique-t-il, cette prise en territoire togolais, ajoutée à celle de 70 000 cartouches saisies par la police républicaine, achèvent de convaincre du sérieux des informations faisant état d'un plan de perturbation de la quiétude nationale, de déstabilisation du Bénin et de menaces graves à son intégrité. En outre, ajoute-il, ces prises interviennent à la suite d’appels publics lancés par certains acteurs politiques en faveur d’un soutien conséquent à des personnes armées appelées chasseurs, auteurs des actes graves enregistrés dans les communes de Savè, Bantè et Tchaourou dans le cadre de l’élection présidentielle du 11 avril dernier. En tout état de cause, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique rassure que le gouvernement poursuivra ses efforts en vue de garantir la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire national. Actualités 10 mai 2021


Cour des comptes: Talon reçoit le serment de Ismath Bio Tchané
La présidente de la Cour des comptes a prêté, vendredi 7 mai à Cotonou, devant le chef de l’Etat, le serment qui consacre sa prise de fonction. La sobre cérémonie organisée à cet effet a eu lieu dans les locaux annexes de la présidence de la République. « Je jure de bien et fidèlement remplir ma fonction, de l’exercer en toute impartialité dans le respect des lois, de garder le secret des délibérations et des votes. De ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation à titre privé sur des questions relevant de la compétence de la Cour et de me conduire partout comme un digne et loyal magistrat ». Cette formule consacrée prononcée par Ismath Bio Tchané épouse Mamadou, vendredi 7 mai dernier, dans les locaux annexes de la présidence de la République à Cotonou, est synonyme de prestation de serment du tout premier président de la Cour des comptes. En effet, conformément aux prérogatives constitutionnelles conférées au chef de l’Etat par l’article 134-4 de la loi 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin modifiée par la loi 2019 -40 du 7 novembre 2019, le président Patrice Talon a procédé à la nomination de Ismath Bio Tchané épouse Mamadou en qualité de présidente de la Cour des comptes. Avant son entrée en fonction, il lui est fait obligation de prêter serment, ainsi que l’exige la loi organique N° 2038 du 11 février 2021 sur la Cour des comptes. Les dispositions y afférentes sont contenues dans les alinéas 1 à 3 de l’article 19, dont un extrait a été lu par Dandi Gnamou, secrétaire générale de la Cour suprême. Après quoi, Edouard Ouin Ouro donnera lecture du Décret N° 2021-182 du 28 avril 2021 portant nomination de la présidente de la Cour des comptes. Le serment de Ismath Bio Tchané épouse Mamadou sera reçu par le président Patrice Talon qui la renverra à l’exercice de ses fonctions. Sauf que le chef de l’Etat ne s’est pas contenté de la simple formule protocolaire. Il en a profité pour magnifier le talent de l’heureuse promue et à travers elle, toutes les femmes béninoises. « Je voudrais partager avec vous ma fierté pour ce nouveau vent qui souffle dans notre pays, celui qui révèle de mieux en mieux la femme béninoise », a indiqué d’entrée le président Talon. « Votre parcours vous donne le mérite de votre nomination. Veuillez ne pas avoir le complexe que c’est au profit de notre volonté de promouvoir la femme béninoise que vous avez été nommée comme présidente de la Cour des comptes. En tout cas, ce n’est pas ce qui m’a guidé pour vous proposer à la tête de cette institution qui vient de naitre », a expliqué le chef de l’Etat. Pour lui, la nomination de dame Bio Tchané donne une opportunité de corriger une insuffisance qui date de fort longtemps à savoir que les femmes ne sont pas suffisamment représentées à la tête des institutions. « Je vous réaffirme que je n’ai pas eu le choix, donc ce n’est pas ma volonté de promouvoir la femme qui a conduit à votre nomination ; vous ne m’avez pas laissé le choix. Votre parcours, votre position actuelle dans les institutions de la République ont été les seuls facteurs de votre nomination», a reconnu le président de la République. Par la même occasion, le chef de l’Etat exprimera sa satisfaction de constater que de plus en plus, à la tête des institutions, « les compétences les plus avérées et méritées pour notre bien-être commun » sont promues. Actualités 10 mai 2021


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