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Nouvelles

Passation de service à la direction générale de la Fececam-Bénin: Clément N’koupin Yadonta succède à Victorin Codjo Houédanou
La Fédération des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel (Fececam-Bénin) a un nouveau directeur général. Clément N’koupin Yadonta remplace Victorin Codjo Houédanou qui a occupé cette fonction sur les dix dernières années. Vendredi 7 mai dernier, la passation de service a donné l’occasion aux acteurs du secteur de la microfinance de célébrer les deux hommes. Que de témoignages et d’honneurs, vendredi 7 mai dernier, à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, à l’endroit de Victorin Codjo Houédanou, ancien directeur général de la Fédération des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel (Fececam-Bénin) ! En somme, une séparation difficile, mais indispensable pour cadrer avec les mutations inhérentes à la vie de toute institution. Le directeur général sortant de la Fececam-Bénin a en tout cas l’avantage de partir la tête haute. Pendant dix ans, Victorin Codjo Houédanou s’est assigné pour mission de changer la donne qui conduisait la Fececam vers sa chute et à l’arrivée, les résultats sont élogieux. C’est ce dont témoigneront tour à tour, Innocent Fayalo, président du Conseil d’administration de l’institution, Mathieu Soglonou, directeur général de la Confédération des institutions financières de l’Afrique de l’Ouest, Ignace Dovi, directeur général de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés, Luc Sego Sounon, directeur des ressources humaines, formation et vie coopérative. Chevalier de la lutte contre l’impunité, apôtre du travail bien fait, ses collaborateurs et l’ensemble des acteurs des Sfd lui revaudront ses qualités à travers des dons divers. Pas moins d’une vingtaine de cadeaux pour remercier Houédanou, mais aussi pour dire au revoir à celui qui, tout en tournant la page de la Fececam, ouvre une autre de sa vie.
Résultats appréciables pour Victorin Houédanou
Sous sa direction, en effet, le nombre de clients est passé de 638 000 en 2011 à actuellement 1 193 857. Les encours de dépôts sont passés de 37 milliards à 61 milliards 700 millions et les fonds propres de l’institution, d’un milliard à 4 milliards, tandis que les encours de crédits qui étaient de 26 milliards sont passés à 77 milliards. Mais la décennie d’action de Houédanou n’aura pas été un fleuve tranquille. Il n’aura pas tout accompli. Il laisse derrière lui quelques chantiers non encore achevés comme la sécurisation du patrimoine contre les risques majeurs. Dans tous les cas, le succès est « collectif », reconnaît-il. A la Fececam-Bénin, « les gens ne vous tendent pas la main s’ils ne sentent pas votre cœur », indique-t-il. « Si vous voulez changer ce réseau, formez-vous un leadership de qualité », lancera-t-il également à son successeur.
Clément N’koupin Yadonta aux commandes
Clément N’koupin Yadonta, directeur général entrant, connait bien l’institution. Il y a occupé toutes les fonctions, depuis la base jusqu’au sommet. A son prédécesseur, il voue une admiration particulière pour ses capacités managériales dont il entend s’inspirer pour porter encore plus loin la Fececam-Bénin. Mais des défis, Clément N’koupin Yadonta en a à relever. Ceux-ci portent notamment sur le retard technologique de l’institution, le suivi du dossier pour l’obtention d’agrément auprès de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour l’émission et la gestion de la monnaie électronique, l’implémentation du nouveau logiciel Sab-At, la gestion de l’insatisfaction des plaintes des clients, la concurrence et la prévention puis la gestion des crises. Le nouveau directeur général s’est voulu rassurant sur chacune de ces attentes. « La Fececam a changé de directeur, mais n’a pas changé de direction. Nous allons maintenir le cap », a rassuré le nouvel homme fort de la boîte. Pour rappel, celui qui prend les rênes de cette institution de microfinance est né en 1963 à Boukombé. Il a été recruté en 1992 au poste de gérant. Depuis lors, il est monté progressivement en grade. Il a été entre autres chef zone Nord Unité de cantonnement, formateur zone Nord, chef service crédit, chef service ressources humaines et formation, directeur de la délégation technique régionale Atlantique-Littoral, secrétaire général chargé de la coordination depuis 2011. Il a été aussi président du Conseil d’administration de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés. Un parcours qui lui confère les compétences requises pour conduire désormais la Fececam, pour des résultats meilleurs.
Société 10 mai 2021


Togo: Une saisie de munitions de la police confirme les menaces sécuritaires au Bénin
Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a révélé, il y a quelques jours, un cas de saisie d’une importante quantité de munitions suite à un accident de la circulation. Dubitatifs, certains ont tenté de banaliser ces faits, désormais corroborés par une autre saisie de munitions par la police togolaise. « Le 30 avril 2021 aux environs d’une heure, l'équipe de patrouille du commissariat central de la ville de Lomé a interpellé une voiture suspecte sur le Boulevard de la République à Kodjoviakopé à hauteur du bar "La Cour des grands" à quelques centaines de mètres de la frontière avec le Ghana. Dans cette voiture suspectée se trouvaient cinq passagers, dont un Togolais, deux Nigérians, un Béninois et une Ghanéenne. La voiture a été ramenée à l'unité et sa fouille en présence des passagers a permis de retrouver, soigneusement dissimulés sous les bagages dans le capot, deux cartons contenant au total 1300 cartouches de chasse de calibre 12 mm. » Cette note d’information de la police togolaise rendue publique depuis quelques jours renseigne sur une saisie de munitions à destination du Bénin. En effet, ladite note indique que « ces cartouches servent à approvisionner les fusils et pistolets de fabrication artisanale utilisés dans la quasi-totalité des crimes commis au Togo » et que « le sieur Yaya Kadiri, de nationalité béninoise… déclare avoir acheté lesdites munitions au Ghana… il transitait avec ses colis par le Togo pour arriver à Kassoua (Bénin) où il réside ». La saisie opérée au Togo s’est effectuée le même jour que celle du Bénin, ce qui tend à donner raison aux allégations des autorités judiciaires béninoises dont les propos avaient été mis en doute par certaines sources qui ont tenté d’y voir de la manipulation. Les enquêtes en cours au niveau des deux pays permettront d’élucider ces saisines de munitions qui en rajoutent à la psychose après les violences préélectorales enregistrées au Bénin. De quoi donner raison au gouvernement béninois qui depuis peu, dénonce les projets de certaines personnes de mettre à mal la sécurité des personnes et des biens. Actualités 07 mai 2021


Conseil électoral/Cena: Le Parlement désigne Sacca Lafia et Abou Soulé Adam
Sacca Lafia et Abou Boukari Soulé Adam sont les deux représentants de l’Assemblée nationale au sein du Conseil électoral qui compose désormais avec la direction générale des élections (Dge), la Commission électorale nationale autonome (Cena). Fin de suspense à l’Assemblée nationale par rapport à la désignation des deux représentants de l’institution parlementaire au sein du Conseil électoral. Sacca Lafia et Abou Boukari Soulé Adam sont les deux personnalités choisies. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a été proposé par les députés de la Majorité parlementaire c’est-à-dire de l’Union progressiste. Abou Boukari Soulé Adam qui a remplacé Feu Moïse Bossou à la Cena en fin de mandature a été reconduit par les députés du Bloc républicain (Br) de la minorité parlementaire. Le choix des deux personnalités est en cohérence avec l’article 20 du Code électoral. Lequel dispose que : « Le Conseil électoral (Ce) est composé de cinq membres. Ils sont choisis parmi les personnalités reconnues pour leur compétence et leur probité et sont désignés ainsi qu’il suit : 01 par la majorité parlementaire ; 01 par la minorité parlementaire ; 01 par le président de la République; 01 par le chef de file de l’opposition et 01 magistrat en activité ou non, désigné en assemblée générale des magistrats ». C’est donc au regard de cet article que le Parlement a désigné ses deux représentants ce jeudi. Les députés avaient jusqu’au 13 mai prochain pour opérer leur choix. En effet, l’article 21 du Code électoral précise que les membres sont désignés au plus tard 60 jours avant la fin du mandat des membres sortants. Ce délai de 60 jours expire le 13 mai prochain.  
Les regards tournés vers Paul Hounkpè et autres
La désignation de Sacca Lafia et Abou Boukari Soulé Adam a été entérinée par la plénière des députés qui a adopté la clé de répartition, c’est-à-dire une personne par tendance parlementaire, proposée par la Commission en charge des Lois de l’Assemblée nationale. Les deux représentants du Parlement désignés seront complétés par les représentants du président de la République, Patrice Talon ; des magistrats et du chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè. Les regards sont désormais tournés vers ces derniers qui ne tarderont pas à faire diligence. Les cinq membres du Conseil électoral sont nommés ensuite par décret pris en Conseil des ministres pour un mandat de cinq ans non renouvelable. Ils entrent en fonction après prestation de serment devant le président de la République et le bureau de l’Assemblée nationale. Le Conseil électoral et la direction générale des élections (Dge) composent la Cena. Le Ce est dirigé par un président qui est le président de la Cena. La Dge, organe technique et opérationnel de la Cena, quant à elle, est chargée de la gestion de l’administration du Conseil électoral dont il assure le secrétariat. Elle est placée sous l’autorité du directeur général des élections qui est l’ordonnateur du budget de la Cena, précise le Code électoral?
Sacca Lafia fixé sur son sort au prochain gouvernement
Sacca Lafia est plus que désormais sûr de ne pas faire partie de la prochaine équipe gouvernementale annoncée par le président de la République pour les tout prochains jours. Il devra se préparer à quitter son poste de ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique avec sa désignation hier pour siéger au sein de la prochaine mandature du Conseil électoral, puisque les deux fonctions sont incompatibles. Sacca Lafia serait même pressenti pour présider aux destinées de cette institution électorale et par ricochet présider la prochaine Cena.
Actualités 07 mai 2021


Résolution des contentieux commerciaux au Bénin: Le nouveau mécanisme séduit le secteur privé
La loi portant modernisation de la Justice et ses quatre arrêtés jumeaux ont révolutionné le secteur judiciaire béninois, notamment la gestion des contentieux commerciaux dont le nouveau mécanisme fascine le secteur privé. Un afterwork consacré à ce sujet, mercredi 5 mai dernier, a permis au gouvernement d’avoir un retour satisfaisant sur les mesures qu’il a prises pour la résolution rapide et efficace des contentieux commerciaux. Célérité, transparence, efficacité, exonérations,… Le nouveau mécanisme de gestion des conflits commerciaux au Bénin séduit les acteurs du secteur privé qui, dans l’exercice de leurs activités commerciales ont besoin de recourir à la justice. L’afterwork organisé, mercredi dernier, sur le sujet par le gouvernement via le ministère de l’Economie et des Finances a été l’occasion pour les bénéficiaires du nouveau mécanisme de témoigner des avantages de la réforme. « Avec la nouvelle procédure, on ne passe plus de longs moments dans les couloirs des tribunaux pour enregistrer nos assignations», partager des documents et autres, se réjouissent huissiers et avocats présents à la rencontre. L’association des banquiers du Bénin témoigne elle aussi de l’efficacité du nouveau système et de l’intégrité des juges, notamment ceux du tribunal de commerce. En effet, avec la loi n° 2020-08 du 23 avril 2020 portant modernisation de la Justice et ses quatre arrêtés, une procédure spéciale est mise en place au niveau des tribunaux (tribunal de commerce et tribunaux de première instance) pour la résolution des conflits commerciaux engageant un montant inférieur à cinq millions francs Cfa avec des exonérations à plusieurs niveaux. La procédure est encadrée de telle sorte que la décision de justice est rendue en moins de trente jours. Une décision qui est sans recours (pour les petites créances) et enregistrée gratuitement le même jour où elle a été rendue. Au niveau du tribunal de commerce, par exemple, la plainte peut être déposée en ligne, la conférence préparatoire au procès est obligatoire, les échanges ont lieu en ligne entre les parties impliquées dans le procès, le rôle d’audience est suivi en ligne de même que le statut d’un dossier. Le cadre légal offre également un mécanisme d’incitation financière pour les conciliations à l’amiable (50 % de la somme payée pour enregistrer la plainte sont retournés), le nombre de renvois devant les tribunaux en matière commerciale est limité à deux. A tout ceci, s’ajoute une plateforme exclusivement dédiée à la publication de la jurisprudence. Celle-ci permet aux professionnels du droit d’avoir accès à toute la jurisprudence commerciale quel que soit le degré de juridiction, explique Christian S. Agonvinon, directeur des systèmes d’informations au ministère de la Justice. « L’objectif de cette réforme, c’est de démystifier la justice et la procédure », insiste William Kodjoh-Kpakpassou, président du Tribunal de commerce de Cotonou, qui a présenté le cadre juridique en vigueur au Bénin en matière de justice commerciale et les nouveaux mécanismes de gestion des contentieux commerciaux.
Rencontre appréciée
L’afterwork organisé par le ministère de l’Economie et des Finances a été apprécié par l’ensemble des participants. A en croire le ministre de la Justice, Séverin Quenum, le nouveau cadre légal a été mis en place grâce aux suggestions des acteurs de la justice lors des séminaires, ateliers et autres. Il est donc de bon ton que ce nouveau cadre au service des justiciables soit vulgarisé. Et qui dit vulgarisation, dit suggestions, recueillir les avis des uns et des autres, ajoute le garde des sceaux. C’est tout le sens de la rencontre, explique-t-il. « Nous ne sommes qu’au début, nous avons mis en place tout l’arsenal qu’il faut, (…), nous avons envoyé les acteurs judiciaires en mission (…), et nous voulons donc espérer qu’il y aura une nouvelle dynamique qui se crée pour consolider la célérité, la transparence et l’efficacité du règlement des litiges qui sont soumis à nos juridictions… », souhaite Séverin Quenum. Cela est important puisque, rappelle-t-il, le règlement rapide et efficace des contentieux participe d’un côté à l’exécution des contrats et de l’autre, à l’amélioration du climat des affaires au Bénin. Comme suggestion, les participants à la rencontre ont unanimement plaidé pour la mise en place de la Cour d’appel du Tribunal de commerce de Cotonou. Un projet sur lequel le gouvernement travaille déjà, explique le garde de sceaux tout en donnant quelques détails sur ce qui est prévu dans ce sens.
Actualités 07 mai 2021


Métier de Zémidjan à Porto-Novo: De l’épanouissement au déclin
Le métier de conducteur de taxi-moto communément appelé Zémidjan, développé à Porto-Novo dans les années 1980, est aujourd’hui un tremplin pour de milliers de personnes, surtout des jeunes sans emploi. Il leur permet de joindre tant bien que mal les deux bouts en attendant de trouver mieux. Mais depuis quelque temps, le secteur bat de l’aile. Autrefois rentable pour les acteurs, la conduite de taxi-moto Zémidjan ne les satisfait plus ces derniers temps. Chemise bleue enfilée sur un pantalon Jeans déchiré par endroits sur une moto de marque Boxer de couleur rouge. La journée démarre ainsi pour Camille Migan, conducteur de taxi-moto à Porto-Novo. Depuis près de dix ans, il accomplit le même rituel chaque jour et parcourt la ville à la recherche de clients. Selon lui, la conduite de Zémidjan autrefois perçue comme un métier de seconde zone est de plus en plus embrassée par bon nombre de jeunes. Ils sont des milliers de conducteurs à s’acharner toute la journée et toute la nuit dans les rues de Porto-Novo. « C’est un métier d’homme », fait observer Camille Migan. Cela, au regard de l’effort physique et de l’endurance que cela requiert. Richard Kponou est conducteur de taxi-moto. Ce quadragénaire, père de trois enfants, dit exercer le métier depuis 19 ans. « J’ai commencé en 2002. J’en ai fait ma profession. C’est grâce à cela que j’ai pu me réaliser », confie-t-il, tout fièrement. Ce métier était vraiment rentable, insiste Camille Migan. Selon lui, par le passé, il pouvait faire jusqu’à 6000 FCfa de recette en une seule journée. Il trouvait même plus les dimanches à cause des cérémonies funèbres qui sont très prisées à Porto-Novo. « Le dimanche, quand je ne suis pas invité à une de ces fêtes, je peux gagner jusqu’à 8 000, voire 10 000 FCfa. Les dimanches sont mes jours fastes », ajoute-t-il. Camille Migan fait savoir qu’il y a des mois où il peut se retrouver à plus de 100 mille de recette. Selon lui, la conduite de taxi-moto lui a permis d’acquérir son premier engin grâce auquel il a pu dégager un bénéfice de 150 à 200 mille F Cfa.
Les difficultés
Les temps ont changé aujourd’hui, regrette Camille Migan, car le rendement n’est plus proportionnel à l’investissement physique. « On se faisait beaucoup d’argent avant sans grands efforts. Le métier payait mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas», raconte-t-il. La raison : le métier est pris d’assaut par des milliers de personnes, toutes catégories sociales confondues. Chômeurs, étudiants, ouvriers, artisans, enseignants et autres se sont lancés dans le métier. «Nous sommes trop nombreux, comparativement à notre effectif par le passé », dénonce Romain Affognon, président de l’Association des conducteurs de taxi-moto Espoir de Pobé La Gare. Il signale l’existence parmi eux de faux zémidjan qui enfilent juste une chemisette bleue pour chercher de l’argent. A l’en croire, avec l’avènement des faux conducteurs, les recettes ont baissé. Lazare Hounnoukon, propriétaire de sa moto, note que l’infiltration du secteur par d’autres acteurs fait aujourd’hui que le métier ne marche plus comme avant. «Je fais difficilement aujourd’hui une recette de 3000 F Cfa par jour. Si j’enlève les frais de carburant et de nourriture de ma famille, il me reste à peine 1000 FCfa », a-t-il déclaré. Ce bénéfice, à l’en croire, est dérisoire par rapport aux charges d’amortissement de la moto. Une fois interpellés par l’association, ces intrus sont conduits à la mairie de Porto-Novo où ils sont sommés de remplir les formalités d’obtention de numéro de conduite de taxi-moto. Romain Affognon assure que son association a mis en place une organisation pour traquer ces faux Zémidjan et les sortir de leurs rangs. Mais tout comme Camille Migan, Lazare Hounnoukon dit ne pas avoir le choix. En dépit des difficultés, il est obligé de conduire pour ne pas manquer à ses obligations familiales. « C’est à cause de ma situation que je suis devenu conducteur de taxi-moto. Je suis dans ce métier, cela ne fait pas encore un an. J’ai commencé en septembre 2020», raconte Sébastien Assogba, le visage triste. Vendeur de pièces détachées par le passé, il dit s’être reconverti en zémidjan à cause des difficultés financières.
La santé à rude épreuve
En plus, des problèmes de santé se posent à eux. « C’est un métier qui fatigue. On se tue à petits feux, à force de conduire tous les jours», fait savoir Camille Migan, les yeux tout rouges et les paupières lourdes de fatigue. Il dit ressentir des courbatures dans tout le corps, notamment aux épaules, aux avant-bras et à la hanche. Pis, poursuit Camille Migan, rester assis sur la moto pour conduire toute la journée a entraîné des dysfonctionnements érectiles à son niveau. Il y a aussi des accidents de la circulation qui sont monnaie courante dans leurs rangs à Porto-Novo. Pour docteur Franck Houétomènon, la conduite de taxi-moto ne saurait donner de troubles érectiles. Selon lui, les zémidjan peuvent être exposés aux accidents de la circulation, aux problèmes respiratoires, aux troubles oculaires, aux infections et au rhume. « Je recommande aux conducteurs de taxi-motos de se faire consulter fréquemment auprès d'un médecin, de travailler avec modération et de ne pas parcourir de longue distance de façon répétée, de se programmer des heures de repos. Il faut aussi qu’ils aient une moto en parfait état pour contribuer à leur confortabilité», conseille Dr Houétomènon. Par Immaculée HOUEDETE (Stag). A/R Ouémé-Plateau
Société 07 mai 2021


Conformité des installations électriques intérieures au Bénin: Les membres du Conseil d’administration de Contrelec installés
Après l’approbation des statuts de l’Agence de contrôle des installations électriques intérieures (Contrelec), les membres de son conseil d’administration ont été installés dans leurs fonctions, le jeudi 6 mai. C’est Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie, qui a présidé la cérémonie au sein de l’agence à Cotonou. Les nouveaux membres du conseil d’administration de l’Agence de contrôle des installations électriques intérieures (Contrelec) sont entrés en fonction. C’est à la faveur d’une cérémonie fort simple présidée par Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie. Après lecture du décret portant nomination des membres du conseil d’administration de Contrelec, Armand Dakehoun, directeur de cabinet du ministre de l’Energie a fait savoir que le gouvernement a ainsi doté l’agence de son organe de gouvernance. Ayant un mandat de trois ans renouvelables, le conseil d’administration est composé de sept membres représentant six ministères et la présidence de la République. Le président répond au nom de Faïkou Yaya (ministère de l’Energie), et les membres sont Serge Hervé Houssou (Présidence de la République), Stéphane Yarou (ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement), Djibril Labirou Amadou (ministère de l’Economie est des Finances), Victor Ananou (ministère du Cadre de vie et du Développement durable), le lieutenant-colonel Zoulkifouli Sani (ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique) et Aboudou Latifou Saliou (ministère de l’Industrie et du Commerce). Procédant à leur installation, Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie, a rappelé le contexte de création de l’agence Contrelec. Selon lui, elle a été mise en place pour faire face à l’anarchie observée au niveau des installations électriques intérieures au Bénin. Cette anarchie est relative au non-respect des normes de sécurité et au mépris des règles de l’art. Son objet, a-t-il souligné, est de veiller au respect « des normes et règlements en matière de conception, réalisation et exploitation des installations électriques intérieures dans le but de protéger les personnes et les biens contre le risque électrique». Il en déduit que sa mission est d’effectuer des contrôles obligatoires sur les installations électriques intérieures avant leur première mise sous tension. Mais au constat, retient le ministre de l’Energie, il y a défaillance. A titre illustratif, il évoque la situation récente dans un grand centre de santé dont les installations électriques ont causé des dégâts qu’il a dû gérer. « Le compte n’y est pas», relève-t-il pour signifier aux nouveaux membres du conseil d’administration les défis. Dès lors, il invite et l’agence et le conseil d’administration à plus d’efficacité dans la mise en œuvre de leur mission. S’adressant au conseil d’administration, il indique qu’il constitue un organe suprême de décision et de gestion. A ce titre, il fait savoir qu’il a des pouvoirs les plus étendus. « Le conseil d’administration a la responsabilité d’orienter, de guider et de conduire les destinées de l’agence », a-t-il martelé, exhortant au dynamisme et à l’innovation. Par Alain ALLABI Société 07 mai 2021


Lancement de la phase 2 du Prodere: 2,430 milliards F Cfa pour booster les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique
Le Programme de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Prodere) mis en œuvre avec le concours de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) déploie, depuis jeudi 6 mai, sa deuxième phase. Grâce à cette initiative communautaire, le Bénin renforcera l’électrification des zones rurales tout en travaillant à la promotion des énergies renouvelables. Face à la crise énergétique de 2008 et sur instruction des autorités de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), il a été adopté en 2009 une stratégie dénommée « Initiative régionale pour l’énergie durable (Ired) » avec pour ambition de trouver des solutions durables aux questions liées à cette crise. L’un des objectifs stratégiques de l’Ired est de faire passer la part des énergies renouvelables y compris l’hydroélectricité dans le mix-énergétique de l’Union de 36 % en 2008 à 82 % en 2030. C’est dans cette perspective que la commission appuie la mise en œuvre du Programme de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Prodere) en deux volets dans les Etats membres, a expliqué Yawovi Batchassi, représentant résident de la Commission de l’Uemoa à Cotonou, à l’occasion du lancement officiel du Prodere, jeudi 6 mai à Cotonou. Ce programme dont le premier volet a été lancé en mai 2013 a permis l’installation au Bénin de six mini-réseaux électriques solaires, 164 kits solaires, 676 lampadaires solaires, 1303 lampes à basse consommation dans l’éclairage public, 8 systèmes d’adduction d’eau potable, a indiqué Yawovi Batchassi. Toutefois, soutient-il, la mise en œuvre de ce volet a rencontré des difficultés qui ont amené le Conseil des ministres de l’Uemoa à instruire la Commission à poursuivre l’exécution d’un deuxième volet avec les agences nationales en charge de l’énergie de chaque Etat. Dans cette logique, poursuit-il, la Commission de l’Uemoa a signé le 17 juillet 2020 une convention avec l’Aberme pour un montant de 2,430 milliards francs Cfa financé sur ressources propres de l’Uemoa. Yawovi Batchassi rappelle que les objectifs de ce projet au Bénin sont la construction de mini-centrales solaires avec réseau électrique pour améliorer l’accès des populations à l’énergie verte, l’installation de lampadaires solaires dans le cadre de l’amélioration de l’éclairage public, la substitution des lampes d’éclairage public par des lampes à basse consommation. L’ensemble de ces activités sera exécuté sur une période de 36 mois.
Susciter de nouvelles performances énergétiques
L’apport des accords de coopération régionale et sous-régionale aux défis qui touchent le secteur de l’énergie est apprécié par le directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), Jean Francis Tchekpo. Face aux nombreux défis liés à l’électrification rurale, il est devenu nécessaire de créer des conditions pour renverser la tendance qui affecte sérieusement le développement des localités enclavées ou isolées, souligne-t-il. Le Prodere arrive donc à propos, selon le directeur général de l’Aberme qui ne manque pas de mettre en évidence l’apport du gouvernement béninois. L’Exécutif a aussi pris d’importantes mesures, ces deux dernières années, en vue du financement de l’électrification rurale avec l’appui des partenaires techniques et financiers, mentionne-t-il. Autres prouesses, l’adoption d’un cadre réglementaire de l’électrification hors-réseau et la prise du décret portant normes minimales de performance énergétique des lampes, réfrigérateurs et climatiseurs individuels. Pour lui, la phase 2 du projet cadre bien avec cette vision du gouvernement à travers ses deux composantes dont l’une dédiée au développement des énergies renouvelables et l’autre à la maîtrise des consommations énergétiques. Grâce à cette initiative portée par l’Uemoa, le Bénin bénéficiera de la substitution de 4 500 lampadaires d’éclairage public par des lampadaires Led à basse consommation dont 2 500 dans les communes de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Parakou, Abomey et Bohicon et 2 000 dans les autres communes. Il est aussi prévu l’acquisition et l’installation de 500 lampadaires solaires dans des localités rurales frontalières et aux abords de postes péage- pesage, de même que la construction et l’exploitation de microcentrales solaires photovoltaïques dont le nombre sera déterminé par les conclusions des études de faisabilité à conduire dans un ensemble de 22 localités dans les départements de l’Alibori, du Borgou, des Collines, de la Donga, de l’Ouémé, du Plateau et du Zou, le tout pour un investissement total de 2 430 961 990F Cfa. Eu égard au contenu du Prodere, le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, ne pouvait que se réjouir. Le Prodere contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers l’amélioration durable du système énergétique béninois, particulièrement celui concernant le milieu rural qui demeure l’enfant pauvre du système électrique, salue le ministre. « On retrouve à travers ce projet l’attachement des institutions régionales et internationales à cette dimension », reconnait-il avant de leur exprimer la gratitude du gouvernement. Autant que cette institution régionale, le gouvernement s’emploie également à travers des dispositions à améliorer le système énergétique du pays. En cinq ans, de grandes avancées ont été accomplies, apprécie Dona Jean Claude Houssou. Néanmoins, il porte des exigences pour une mise en œuvre diligente du Prodere. Il s’agit notamment du respect de la qualité de réalisation et des délais. « Pas d’éléphant blanc… Il n’y a pas de raison que ce projet n’aboutisse et permette aux bénéficiaires d’en jouir le plus efficacement possible », a lancé le ministre aux acteurs du secteur. Pour lui, ce projet va impacter l’environnement et est en parfaite adéquation avec le Pag. « Le Bénin a décidé de donner aux énergies renouvelables toute leur place», indiquera le ministre. Il n’a pas manqué de mentionner la mise en place de la Politique nationale de développement des énergies renouvelables, qui est une première au Bénin.
Société 07 mai 2021


Présidence de la République: Les membres de la Cena reçus par le chef de l’Etat
Les membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena) étaient, mercredi 5 mai, au cabinet du chef de l’Etat. En fin de mandat, Emmanuel Tiando et ses pairs ont profité pour faire des propositions en vue de l’amélioration des prestations de l’institution. La première mandature permanente de la Commission électorale nationale autonome (Cena) est en fin de mission, après sept ans de labeur. Mercredi 5 mai, les membres de l’institution ont été reçus en audience par le président Patrice Talon qui a tenu à leur dire son admiration, celle de son gouvernement et du peuple entier. Après des minutes d’échanges avec le président de la République, Emmanuel Tiando, président de la Cena et ses pairs n’ont pas caché leur satisfaction de voir que le travail abattu en sept ans dans le cadre de différents scrutins est reconnu et salué. Mais autant ils sont félicités, autant ils sont reconnaissants envers tous ceux qui ont contribué à ce résultat, depuis les autres institutions de la République jusqu’au citoyen lambda. Au terme de l’expérience, Tiando et son équipe ont fait des suggestions visant à professionnaliser davantage l’institution et à la rendre plus performante en termes de rendement. Pour y arriver, il faut, entre autres, consulter l’institution sur certains sujets comme le vote des lois portant Code électoral, Charte des partis politiques… « Si on doit procéder à la révision de ces textes, que la Cena chargée de la mise en œuvre soit consultée», suggère Emmanuel Tiando. S’agissant de la proclamation des grandes tendances de scrutin et de résultats, il plaide pour que la retouche des textes permette qu’elle se fasse même sans les résultats physiques, puisque l’institution a pris des dispositions pour les recevoir par système phonique. Actualités 06 mai 2021


Multimédia et guidage touristique: Des jeunes mieux aguerris pour le marché de l’emploi
Dix jeunes retenus dans le cadre du projet « Insertion économique et renforcement des capacités des jeunes en création numérique et communication axée sur la promotion de la culture, du patrimoine et du tourisme au Bénin » ont reçu, vendredi 30 avril dernier à Porto-Novo, leurs attestations de fin de formation. Au terme de six mois d’apprentissage, ces derniers sont désormais des guides de tourisme polyvalents, capables de produire des supports de communication numérique sur les sites touristiques du Bénin. Guidage touristique, photographie, cadrage et montage vidéo, création de site internet et graphisme. Ce sont là les domaines dans lesquels ont été formés, durant six mois, les dix jeunes au Centre culturel Ouadada. Pour la phase pratique de leur formation, ils ont réalisé plusieurs dépliants et vidéos sur les sites touristiques de la ville de Porto-Novo. Ces documents ont été exposés aux autorités présentes sur les lieux. Charlemagne Yankoty, maire de la ville de Porto-Novo, a exprimé sa joie de voir la qualité des œuvres présentées par les récipiendaires. Il a noté que ces initiatives viennent non seulement régler le problème de chômage des jeunes, mais aussi donner un souffle nouveau au secteur du tourisme au Bénin. Les jeunes formés constituant désormais un « vivier de vrais professionnels », le maire de la ville capitale envisage déjà de solliciter leurs compétences pour la mise en œuvre des projets de développement touristique du conseil municipal de Porto-Novo. Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a cité plusieurs projets initiés par le gouvernement dans le but de « densifier et améliorer l’offre touristique au Bénin ». Il note qu’à Porto-Novo, il s’agit, entre autres, de la rénovation-réhabilitation du musée ethnographique Adandé et du musée Honmè. L’autorité ministérielle précise qu’il est prévu également la création du musée Vodun Orisha du Bénin qui va être une véritable cathédrale du vodun à travers le monde. Un tel musée permettra, selon le ministre, de démystifier le culte vodun et de le magnifier. A Abomey, Ouidah, Nikki, Natitingou…, plusieurs infrastructures seront mises en place, toujours dans la dynamique de booster la destination Bénin. Il ajoute que les débouchés dans le secteur sont énormes. Toutefois, l’autorité ministérielle invite les récipiendaires à être « créatifs et audacieux », condition nécessaire pour bénéficier d’une carrière fructueuse. Prenant acte des conseils à eux prodigués, les jeunes formés reconnaissent le bien-fondé du projet. Gratifié chacun d’un ordinateur portatif de dernière génération, avec les logiciels indispensables pour faire du multimédia, ils promettent de faire honneur aux initiateurs du projet. Tout en les félicitant, Sylvia Hartleif, ambassadrice de l’Union Européenne au Bénin, a dit sa fierté d’accompagner la jeunesse africaine. Son dynamisme et sa créativité constituent, selon elle, une chance et une opportunité pour le continent. Société 06 mai 2021


Distribution des kits scolaires aux filles par le projet Swedd-Benin: La première phase sous revue pour une meilleure performance
A la suite de la première phase de distribution de kits scolaires aux bénéficiaires ciblés par le projet Swedd-Benin, les acteurs se réunissent du 4 au 6 avril à Grand-Popo, dans le Mono, pour en évaluer les forces et faiblesses en visant de meilleures performances. Autour du thème «Capitalisation de la distribution des kits scolaires aux bénéficiaires du projet Swedd-Benin » se tient une rencontre de trois jours dont les travaux visent à identifier et corriger les dysfonctionnements pour améliorer le processus. Cette activité est d’une importance capitale dans le cycle de tout projet, a expliqué le représentant du ministre d’État chargé du Plan et du développement, Alastair Alinsato qui a donné le top des travaux. M. Alinsato retient que c’est l’occasion de capitaliser les bonnes pratiques et surtout de faire des propositions d’amélioration de tout ce qui n’a pas pu bien fonctionner. Selon lui, il est question de définir un nouveau cap de performance. « C’est seulement à ce prix que les prochaines séries de distribution se feront avec succès, afin que les objectifs de maintien des filles à l’école soient atteints de façon optimale», insiste Alastaire Alinsato, directeur de cabinet du Mpd. Sur initiative du gouvernement, le projet d’Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd) est entré, en mars 2020, dans sa phase opérationnelle avec le soutien financier de la Banque mondiale et l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). Entre autres objectifs, le projet vise, pour le compte du Bénin, à accroître l’autonomisation des femmes et des adolescentes et leur accès à des services de santé reproductive, infantile et maternelle de qualité. « La pleine réalisation des potentialités de la fille et de la femme poursuivie à travers le projet Swedd passe par la garantie de leur droit à l’éducation, à la santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’à leur autonomisation économique», développe Armelle Ahamidé Meangoua, coordonnatrice du projet par intérim. A ce titre, poursuit-elle, Swedd-Bénin fait du « maintien des filles à l’école» l’une de ses priorités et mieux, un sous projet.
23 000 kits scolaires déjà distribués
Au cours de l’année 2020-2021, le projet Swedd a permis de distribuer gracieusement 23 000 kits d’articles scolaires aux filles prédisposées à d’abandonner les classes au niveau des cours moyens des écoles primaires ainsi qu’au niveau des classes de la sixième en Terminale des lycées et collèges d’enseignement public. Le projet envisage de compléter sept mille nouvelles bénéficiaires au cours de l’année prochaine, selon Armelle Ahamidé Meangoua qui laisse entendre que c’est un effectif total de trente mille filles qui sera impactée d’ici à 2023. Les travaux devant permettre l’atteinte de cet objectif mobilisent, outre le personnel du projet, des cadres des ministères des Enseignements primaire et secondaire et ceux du ministère en charge des Affaires sociales et des responsables des centres de promotion sociale. Dans leur mot de bienvenue aux participants, les représentantes du ministère en charge des Affaires sociales ont reconnu, à tour de rôle, que la première phase de l’opération de distribution des kits scolaires a été marquée par quelques difficultés sur le terrain.
Société 06 mai 2021


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