La Nation Bénin...



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Nouvelles

Développement inclusif: La leçon de Patrice Talon
Au nombre des concepts en vogue chez les porteurs de normes, figure en bonne place celui de ‘’développement inclusif’’ qui met en lien le binôme développement et inclusion sociale. Il y a une telle obstination à ce propos que, dans les pays en développement notamment, un véritable procès en sorcellerie est fait, dirait-on, aux décideurs publics. Il leur est reproché de se contenter de faire du chiffre à travers la croissance économique dont ils s’enorgueillissent, sans se soucier de son partage équitable sur le plan national ! Le président Talon se démarque à ce propos et invite ainsi à faire un aggiornamento, une remise en cause de ladite norme. Le Bénin du président Patrice Talon n’échappe pas au procès sur le ‘’développement inclusif’’. Au détour de l’interview qu’il a accordée récemment à deux médias français, ses interviewers n’ont pu résister à l’envie d’y aller de leur tacle à propos de cette norme dont, semble-t-il, tout le monde doit faire sa religion. Ce à quoi répondant, passablement agacé par la tournure de la question, le chef de l’Etat béninois n’y est pas allé de main morte : « Dans quel pays au monde avez-vous vu la croissance profiter à tout le monde à la fois ? », lance-t-il à ses vis-à-vis. Et d’enchaîner : « Nous sommes dans un pays libéral donc chacun gagnera en fonction des efforts qu’il a fournis. C’est normal que les prouesses enregistrées en si peu de temps ne puissent pas impacter pareillement tout le monde », plaide-t-il, quand bien même « la croissance affiche de bons chiffres… », comme l’a affirmé le journaliste en face de lui. Il s’avère que 1 % des plus riches de la population mondiale possèdent environ 40 % des richesses mondiales, alors que la moitié la plus pauvre n’en possède pas plus de 1 %, selon les chiffres de l’Ocde. Que faire dans une telle condition, pour marquer ‘’l’inclusion’’ en question ? Vaste programme !
Une préoccupation obsessionnelle ?
En effet, les inégalités sont devenues un sujet de préoccupation majeure en économie politique du développement, depuis le Sommet mondial pour le développement social, tenu en 1995 à Copenhague, avec en pointe la problématique d’un développement économique et social inclusif indiqué comme un ‘’défi politique de premier plan’’. Aussi, en filigrane, la question formulée au cours de cette interview revenait à savoir si la croissance économique enregistrée au Bénin, ces dernières années, et saluée par les agences de notation et celles onusiennes comme la Banque mondiale ou le Fmi, a permis de générer un agenda cohérent de réduction de la pauvreté. Ce à quoi, Patrice Talon, sans détour, a répondu : « Notre espoir est que l’action publique permette à notre pays de se développer de manière plus large, car une manière inclusive ne veut rien dire. L’eau et l’électricité impactent tout le monde. D’ailleurs dans deux ans, tous les Béninois auront accès à l’eau potable et à l’électricité dans deux ans et demi. Nous faisons l’effort de faire un développement équilibré si vous êtes informés de ce qui se passe dans le pays. C’est une manière de faire profiter tous les Béninois de nos performances collectives », soutient l’homme du Nouveau départ qui vient de renouveler son bail pour le palais de la Marina.
L’Adn du Pag ‘’Bénin révélé’’
Et en cela, il a raison, car le Programme d’action du gouvernement qu’il a inspiré et porté en cinq ans a eu pour Adn les objectifs de développement durable, et jamais comme par le passé. Il lui est par conséquent aisé de soutenir que la croissance générée par son action à la tête du gouvernement répond aux défis relatifs aux inégalités criantes, aux faillites et aux barrières institutionnelles et aux vulnérabilités personnelles… Tableau de bord frôlant l’électrocardiogramme plat dont il avait hérité. Et par conséquent, la croissance économique qui a découlé de son action ne peut être qu’inclusive, de par les réalisations qui impactent tous les Béninois, du nord au sud, de l’est à l’ouest, ne serait-ce que par le projet Asphaltage, le programme d’adduction d’eau qui a atteint des régions comme Dassa ou Savè où on disait qu’il était quasi impossible d’apporter l’eau potable… Cela recèle un mérite indéniable, d’autant plus que, comme le soutient le chef de l’Etat, chose notable du reste, « …en 60 ans d’indépendance… le Bénin n’a réussi à donner aucun signe de développement… ». Mieux encore, à sa décharge, « Moins de la moitié des Béninois avait accès à l’eau potable en 2016 » lorsqu’il accédait à la fonction présidentielle : « …Le Bénin ne connait d’électricité que par épisodes et encore quelle qualité d’électricité... », apprécie-t-il, avant d’ajouter que des routes et des pistes « Le peu réalisé en 60 ans est mal fait... C’est une catastrophe. La santé, c’est pareil... », relève-t-il.
Au-delà des normes et concepts
Dans un tel contexte, et c’est en cela que la norme de ‘’développement inclusif’’ pèche, on ne saurait juger pertinemment de l’inclusion sociale dans un pays comme le Bénin en fonction de sa seule croissance économique. Et à Patrice Talon de rappeler, à raison une fois encore, que « Nous avons atteint un niveau de démocratie admirable selon ceux qui nous observent, mais catastrophique selon les constats de développement qu’on peut faire au Bénin ». La nécessité de lever les verrous de la pauvreté voire de l’inégalité par de la croissance économique est certes justifiée. Mais toute proportion gardée, n’est-ce pas déjà le cas au Bénin, avec par exemple le programme de microcrédit aux plus vulnérables ? Les programmes visant la protection sociale proprement dite, dans les politiques publiques les cinq dernières années sous la férule de Patrice Talon, sont loin donc d’être résiduels. Ce qui l’autorise à retoquer les propos de son interviewer tendant à laisser croire le contraire.
Actualités 04 mai 2021


Fête internationale du travail: Le personnel parlementaire célèbre l'évènement
L’Assemblée nationale n’est pas restée en marge de la célébration de l’édition 2021 de la fête du travail, samedi 1er mai dernier. A l’occasion, le président du Parlement, Louis Vlavonou, a reçu le cahier de doléances du personnel civil de l’institution. « Sensibilisation et appropriation du régime béninois sur la sécurité sociale par la communauté parlementaire ». C’est autour de cette thématique que l’Assemblée nationale a célébré, samedi 1er mai dernier, la fête du travail. A l'occasion, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu le cahier de doléances du personnel civil de l’institution. Louis Vlavonou a partagé avec l’assistance ses connaissances en matière de militantisme syndical pour avoir dirigé pendant des années le syndicat de l’administration des Douanes. « C'est un syndicaliste qui parle à un syndicaliste. Recevez mes salutations militantes...», a dit le président de l’Assemblée nationale à l’entame de son propos. Il a partagé avec ses collaborateurs la genèse de la fête du travail célébrée le 1er mai de chaque année. Il a rappelé la lutte ouvrière et a surtout mis l’accent sur l’aspect spirituel de la fête. Syndicaliste bon teint à la retraite, Louis Vlavonou a conseillé aux travailleurs de l’Assemblée nationale de placer leurs activités sous la coupe divine. « ...Il faut bénir Dieu de vous avoir donné du travail. Au-delà des revendications, mettons Dieu au centre de nos préoccupations...», a exhorté l'autorité parlementaire. Louis Vlavonou a rassuré le personnel parlementaire par rapport à ses doléances. « Concernant vos doléances, elles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Elles seront étudiées avec minutie et réglées en fonction des moyens que l'État va mettre à notre disposition», a souligné le président de l’Assemblée nationale.
Vlavonou, syndicaliste nostalgique
Louis Vlavonou a invité ses collaborateurs à plus de disponibilité et à une franche collaboration afin de trouver des solutions justes au profit du rayonnement du Parlement. Fulbert Acapo, secrétaire général du Syndicat autonome du personnel de l’Assemblée nationale (Synapa), qui a remis le cahier de doléances après lecture, a félicité le président Louis Vlavonou pour sa présence effective à la cérémonie. Il a fait remarquer que, depuis plusieurs législatures, c'est l'une des rares fois que le président de l'Assemblée nationale accepte de participer à la fête du travail. Car, généralement, a-t-il expliqué, ils se font représenter. « C'est une qualité, Monsieur le président et ce faisant, vous honorez votre promesse lors de l’audience que vous avez accordée, jeudi 25 mars dernier, au bureau exécutif du syndicat. Votre présence ici est élégante et expressive de la place que vous accordez à votre personnel », a salué Fulbert Acapo. Le Sg/Synapa a dit tout sa reconnaissance au président Louis Vlavonou pour d’autres actions posées à travers diverses décisions en faveur du personnel parlementaire. Il cite surtout la création de la commission administrative paritaire de l’Assemblée nationale avec des attributions clairement énoncées et chargée de débattre des questions utiles en vue de faire des propositions pertinentes pour le mieux-être des travailleurs.
Actualités 04 mai 2021


Fête internationale du travail: Sous le signe des défis de développement économique
A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a commémoré, ce samedi 1er mai, la fête internationale du travail. A l’occasion, Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, a félicité les travailleurs de tous les secteurs d’activités ainsi que les employeurs pour leur contribution à l’édification d’une société épanouie et équilibrée. Elle a souligné que cette célébration doit amener l’ensemble des acteurs de la vie économique à réfléchir sur les grands défis à relever face aux impératifs du développement économique de la nation. Dans son message, Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, a fait savoir que cette fête symbolise un devoir de mémoire et de souvenir des événements de Chicago de 1886 qui ont permis d’instaurer la durée de travail de huit heures par jour. Elle s’inscrit, par ailleurs, dans une démarche de reconnaissance des sacrifices consentis par les travailleurs qui, par leurs luttes historiques, ont versé leur sang pour le respect des droits individuels et collectifs d’une part et de la dignité humaine d’autre part. Sur la base de ce fondement historique, elle indique que le 1er mai est considéré comme une fête spécifique aux travailleurs. Au nom du gouvernement, elle a souhaité à tous les travailleurs une bonne fête, exprimé sa gratitude aux secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales de travailleurs, pour leur engagement dans la défense des droits et intérêts des travailleurs et surtout pour leur contribution à l’instauration d’un climat social apaisé. Quant aux employeurs, créateurs d’entreprises et pourvoyeurs d’emplois, elle loue leur mérite pour l’opportunité qu’ils offrent à une frange importante des citoyens d’assurer la subsistance et le bien-être de leurs familles par le biais du travail. Disponibilité du gouvernement Adidjatou Mathys rappelle que, le 24 janvier 2021, a eu lieu la troisième édition des élections professionnelles nationales à l’issue de laquelle trois confédérations syndicales de travailleurs sont sorties représentatives à savoir la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) et la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin). En application des dispositions de l’article 9 du décret n° 2020-458 du 23 septembre 2020, portant différentes formes d’organisations syndicales de travailleurs et critères de leur représentativité en République du Bénin, elle note que ces organisations syndicales de travailleurs sont désormais celles qui sont éligibles pour siéger au sein des instances de dialogue social aux niveaux national et international, et pour prendre part aux manifestations officielles organisées par le gouvernement ou autres autorités administratives. Tout en réitérant ses chaleureuses félicitations à leurs dirigeants, elle compte sur leur disponibilité à rechercher constamment le consensus et à continuer d’œuvrer pour le renforcement d’un dialogue social fructueux. « A propos des préoccupations des travailleurs exprimées dans les cahiers de doléances, il me plaît de rappeler que l’approche de la concertation et de la négociation collective adoptée par le gouvernement de notre pays constitue le mécanisme adéquat par lequel ces doléances seront examinées pour aboutir à des solutions idoines et consensuelles. Je voudrais, en outre, rassurer les travailleurs de la disponibilité du gouvernement à faire aboutir leurs préoccupations essentielles dans un avenir proche pour un climat social encore plus apaisé », fait-elle savoir.
Mesures de résilience face au Covid-19
Une fois encore, ajoute-t-elle, la fête internationale du travail est célébrée dans un contexte socio-économique marqué par la pandémie de la Covid-19 et ses variantes. Selon Adidjatou Mathys, il est indéniable que cette pandémie a engendré la vulnérabilité des entreprises, la vulnérabilité psychologique des travailleurs, avec ses impacts psychologiques, anthropologiques et sociaux. Face à cette situation, il convient de renforcer, dit-elle, les mesures de résilience aussi bien des entreprises que des travailleurs pour une gestion anticipée et plus rationnelle de la crise. A cet égard, poursuit-elle, les nouvelles technologies de l’information et de la communication structurées autour de l’ingénierie informatique sont devenues des technologies indispensables aux entreprises pour la gestion de la crise sanitaire. Alors, un ajustement technologique s’impose pour la survie à l’ère de la Covid-19. La ministre du Travail et de la Fonction publique exhorte donc les employeurs à en prendre davantage conscience et à s’adapter par la prise de mesures idoines pour la renaissance de l’entreprise et le bien-être des travailleurs.
Actualités 04 mai 2021


Décès de Francis Ducreux: Une perte énorme pour le cyclisme africain
Ancien coureur professionnel français et par la suite très impliqué dans le cyclisme africain, Francis Ducreux a tiré sa révérence à l’âge de 76 ans, samedi 1er mai dernier à Ouagadougou au Burkina Faso. Il laisse orphelins de nombreux tours cyclistes africains dont celui du Bénin. Avec le décès, samedi 1er mai dernier à Ouagadougou au Burkina Faso, du Français Francis Ducreux, le cyclisme africain vient ainsi de perdre un infatigable promoteur et un précieux soutien pour la plupart de ses tours. L’annonce de sa disparition a été faite par la Fédération burkinabè de cyclisme dont il était également le régisseur du Tour. Coureur professionnel entre 1968 et 1973, Francis Ducreux a pris part au Tour cycliste de France. C’est à partir des années 1970 qu’il a commencé à organiser des courses dont le Tour de Corse. Sur le continent africain, c’est à partir de 1980 qu’il commencera par se signaler à travers l’organisation des Tours du Burkina Faso, Togo, Mali, Madagascar, Bénin, Mauritanie, Guinée et Niger. Tout comme le Tour du Faso prévu en octobre prochain et dont il travaillait encore à l’organisation, celui du Bénin programmé du 17 au 22 mai et qui sera à sa 16e édition souffrira de son absence à cause de son expertise appréciable. Sur le continent africain, l’homme a engrangé près de 40 ans de travail au service de la « Petite Reine ». Il a aidé la plupart des tours cyclistes à avoir plus de visibilité, et à être mieux organisés et plus professionnels, à travers la recherche des sponsors. Déjà, les témoignages pleuvent. « C’était un ami, mon ami», confie Frédéric Gassmann, ancien chef du service des sports de Rfi. « Je le connaissais depuis 1998. À l’époque, il m’avait invité à suivre le Tour du Burkina Faso. Fidèle auditeur de notre antenne, il voulait entendre parler du cyclisme africain sur nos ondes. Il avait la capacité de convaincre et dernièrement, il avait eu l’idée de relancer le Tour de Djibouti. Il s’occupait de tout, il était infatigable, c’était un pionnier», poursuit-il. « C’était quelqu’un de très jovial. Un vrai passionné du cyclisme africain. Il a pas mal bourlingué sur le continent. Il était très dynamique. Le Burkina Faso, c’était son pays. Il n’avait pas la nationalité, mais il est toujours resté à Ouagadougou. Il voulait organiser des épreuves régionales pour que les cyclistes africains puissent prendre part aux courses », ajoutera à sa suite le responsable du continent africain pour l’Union cycliste internationale, Laurent Bezault. Actualités 03 mai 2021


Interception de cartouches d’armes: Déclaration du Parti Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (UDBN)
Le samedi 1er mai 2021, le Procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (Criet), a effectué une sortie médiatique au cours de laquelle il a restitué les premiers éléments d’enquête sur la découverte d’une forte cargaison de munitions d’armes de guerre sur notre territoire, plus précisément dans la commune de Bantè, au centre du pays. De l’information rendue publique par le Procureur spécial, il ressort qu’un accident de la voie publique s’est produit dans l’arrondissement d’Atokoligbé, Commune de Bantè, entre un minibus en circulation et un grand bus en stationnement. Les fouilles effectuées sur le minibus ont permis de découvrir 56 sacs de jute soigneusement dissimulés et contenant 70 000 cartouches de calibre 12. Il apparaît clairement de ces constatations, que notre pays est en danger. Suite à ces informations, le Bureau Exécutif National du Parti Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (Udbn), très attaché à la paix, s’est penché en urgence sur la situation. Il ressort de l’analyse, un certain nombre d’observations:
  1.  Un accident mortel de la circulation, événement tragique et malheureux, est devenu un miracle de Dieu, qui a révélé le complot en préparation avancée contre notre pays. Preuve de la main divine sur notre pays et sur son Président. En effet, n’eût été la survenance de cet accident mortel, cette cargaison de munitions de guerre serait allée à destination, prête à être utilisée par les ennemis de la République pour y perpétrer des actes ignobles.
  2.  Au regard de ces faits, on est en droit de se poser certaines questions :
    • Combien de cargaisons de munitions et d’armes ont été déjà convoyées de l’étranger vers des localités de notre pays ?
    • Cette forte cargaison interceptée et qui était prête à être déversée dans le pays, n’autorise-t-elle pas à tirer, sans risque de se tromper, la conclusion que les armes pour lesquelles ces munitions sont convoyées, se trouvent déjà quelque part aux mains des ennemis sur le territoire béninois?
  3. Il est clairement établi que notre pays est en danger du fait de ces ennemis de la patrie, tapis dans le rang de certains compatriotes, avec leurs soutiens étrangers, décidés à déstabiliser notre Nation. Face à un tel tableau, le Parti Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (Udbn), très attaché à la légalité, à la paix et au respect de l’ordre institutionnel : a) Condamne énergiquement ces actes attentatoires à la sûreté de l’Etat, à la stabilité et à la paix dans notre pays ; b) Exhorte expressément les autorités étatiques, les forces de défense et de sécurité, à mettre tous les moyens en œuvre pour identifier les caches d’armes qui pourraient exister dans des localités du pays, afin de préserver la vie des citoyens ; c) Prie les forces de défense et de sécurité et tout l’appareil de renseignements de l’Etat, en collaboration avec toutes les autorités politico-administratives, de mettre les bouchées doubles pour identifier les auteurs, commanditaires et complices de ces actes extrêmement graves, afin que ceux- ci en répondent devant les instances judiciaires de notre pays, à la mesure de leurs crimes contre la Nation béninoise.
Aux acteurs politiques, le Parti Union Démocratique pour un Bénin Nouveau, rappelle s’il en était encore besoin, que le jeu politique, quelles que soient les divergences qui peuvent le caractériser, ne devrait jamais conduire à ces extrémités gravissimes et indignes de la terre de Béhanzin, de Kaba et de Bio Guéra. A son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Chef Suprême des armées, le Parti Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (Udbn), réitère son soutien indéfectible pour qu’il puisse (comme il sait si bien le faire), tenir ferme face à ces agresseurs, car Dieu est dans la barque et les signes sont évidents! Excellence Monsieur le Président de la République, ces complots que Dieu Lui-même déjoue de façon palpable, sont voués à l’échec et c’est le moment plus que jamais pour que notre pays, sous votre leadership, aille plus loin dans son développement, son vrai développement amorcé depuis cinq (05) ans. Enfin, le Parti Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (Udbn), soutient sans retenue, la rigueur et la fermeté avec lesquelles le Chef de l’Etat entend assurer la stabilité et préserver la paix aux filles et fils du Bénin. Cette fermeté qu’il a d’ailleurs réaffirmée lors de l’entretien qu’il a accordé, le vendredi 30 Avril 2021, aux médias internationaux France 24 et Rfi. Que Dieu protège et bénisse toujours notre nation ! Ce samedi, 1er mai 2021 La présidente Claudine Afiavi Prudencio
Actualités 03 mai 2021


Carnet noir: Le bédéiste Jo Palmer a cassé ‘‘son crayon’’
Le dessinateur, illustrateur et réalisateur Joseph Kodjo Akligo, plus connu sous le nom de Jo Palmer, n’est plus. Il a tiré sa révérence, ce samedi 1er mai au Cnhu-Hkm de Cotonou, des suites d’une courte maladie, a-t-on appris de source proche de sa famille. Dessinateur de presse, il a publié de nombreux dessins dans La Gazette du Golfe, Le Matinal, La Nation au Bénin, Forum Hebdo, Atopani expresss, Tribune des démocrates dans son Togo natal. Le caricaturiste a également collaboré avec les revues Planète Jeunes, Planète Enfants, Courrier International, Sodabi Magazine. Bédéiste, il est l’auteur des albums On a fumé Malrobo, Soukrou ou les méfaits des sacs plastiques, Boulevard Sida, Le livre magique, Les extraterrestres Pygamous. Il a participé à plusieurs albums collectifs avec les œuvres telles qu’Avec toi, Amina ne sera pas excisée. Il a dirigé dès 2010 le studio d’animation Afriqu’Art Toon de l’association Bénin-Dessin qui a sorti en 2009 le premier dessin animé made in Benin : Anna et Bazil (5 min). Jo Palmer réalise Anna Bazil et le masque sacré qui reçoit le Python Tapis, prix du meilleur film d’animation au festival de cinéma Quintessence de Ouidah en 2010. Il a participé à plusieurs festivals en Afrique et en Europe, notamment le Salon africain de la bande dessinée de Kinshasa en 2000, les ateliers BD destinés aux jeunes à Lagos et à Kano en 2001, le Stage d’arts graphiques à Bruxelles en Belgique et “Africa e Medirraneo” en 2006. Né à Lomé au Togo le 29 mai 1967, Joseph Akligo est titulaire d’une maîtrise en Socio-anthropologie et d’un master en Communication visuelle. L’artiste ne meurt pas : ses œuvres le rendent éternel. Salut l’artiste ! Claude Urbain PLAGBETO Société 03 mai 2021


Interception de cartouches d’armes: Déclaration du procureur spécial de la Criet
Mesdames et messieurs, Vendredi 30 avril 2021, aux environs de 5h du matin, le Commissariat de Gouka a été saisi d’un cas d’accident mortel de la circulation qui s’est produit à hauteur du village Agbon, dans l’arrondissement de Atokolibé, commune de Bantè. Les premières constatations ont permis de relever que l’accident s’est produit entre un minibus de marque Mazda immatriculé BH 0337 RB, de couleur rouge, et un bus de marque Renault appartenant à la compagnie « Coopérative Transport Voyageurs» (Ctv), immatriculé BH 1479 Rb sur la Route Nationale Inter-États n° 3, (Rnie3) tronçon Savalou- Bantè. Venant de Gouka, le minibus qui roulait certainement à très vive allure en direction de Bantè est entré en collision frontale avec le bus qui était en stationnement au bord de la voie. Des quatre occupants du minibus, deux sont décédés sur le champ et un troisième, le conducteur, a succombé à ses blessures quelques instants plus tard à l’hôpital de zone de Savalou. La fouille du minibus a permis de découvrir qu’il transportait 56 sacs de jute imbibés d’huile rouge. Cependant, à l’ouverture des sacs, en lieu et place de l’huile rouge, il a été découvert des cartons de munitions de calibre 12 soigneusement emballés. Au décompte, ce minibus transportait soixante-dix mille (70 000) cartouches de calibre 12. Tout porte à croire que le marquage des sacs à l’huile rouge est destiné à tromper la vigilance des forces de défense et de sécurité. Le seul rescapé de l’accident dit répondre au nom de Kankalala Aziz, de nationalité togolaise, il réside à Aledjo au Togo. De ses premières déclarations, il ressort qu’il a l’habitude d’aider le conducteur du minibus, également de nationalité togolaise à décharger ses marchandises. Cette fois-ci, il aurait été sollicité la veille aux environs de 20 heures à Aoro, village situé sur l’axe routier Bassila - Bantè pour aider à décharger la cargaison à Gouka et à Akpassi dans la commune de Bantè. Il précise qu’au moment où il prenait place à bord du véhicule, s’y trouvaient déjà deux individus en plus du conducteur. Mis au courant de ces événements, j’ai fait ouvrir une enquête en vue d’établir l’origine précise de la cargaison, le lieu de son chargement, le ou les expéditeurs, le ou les destinataires, leurs motivations réelles ainsi que l’usage auquel la cargaison est destinée. Les officiers de police judiciaire chargés de cette enquête sont à pied d’oeuvre et je garde un contact permanent avec eux. Je rappelle que ces faits interviennent dans un contexte où plusieurs actes de violence, d’attaque et d’agression ont été planifiés pour empêcher l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Certains de ces actes ont malheureusement été mis à exécution et ont engendré de nombreux blessés graves au sein des forces de défense et de sécurité de notre pays dont certains ont été atteints par des balles de calibre 12 et d’armes de guerre dans les localités de Bantè, Gouka, Akpassi, Savè, Papane, Tchaourou, Parakou pour ne citer que celles-là. Il faut rappeler qu’aux termes de l’article 161 de notre code pénal : «Constitue un acte de terrorisme, (……) l’infraction prévue aux articles 162 et 163 ci-après qui, de par sa nature ou son contexte, peut porter gravement atteinte à l’Etat et commise intentionnellement dans le but d’intimider gravement la population ou de contraindre indûment les pouvoirs publics à accomplir ce qu’ils ne sont pas tenus de faire ou à s’abstenir de faire ce qu’ils sont tenus de faire, pervertir les valeurs fondamentales de la société et déstabiliser les structures et/ou institutions constitutionnelles, politiques, économiques ou sociales de la Nation » L’article 162 du même code précise : «Constitue, aux conditions prévues à l’article 161 ci-dessus, un acte de terrorisme : 1- l’atteinte à la sûreté intérieure et/ou extérieure de l’État ; 2- l’atteinte volontaire à la vie des personnes, à leur intégrité, ou à leur liberté, ainsi que l’enlèvement ou la séquestration des personnes ; (…..) 5- la mise au point, la fabrication, le transport, la mise en circulation ou l’utilisation illégale d’armes, d’explosifs, de munitions, de substances explosives ou d’engins, fabriqués à l’aide de telles substances;» Je ne manquerai pas, s’il y a lieu, de vous apporter de plus amples informations sur l’évolution de cette enquête. Je vous remercie Fait au Parquet Spécial, le 1er mai 2021 Le Procureur spécial, Elonm Mario Metonou Actualités 03 mai 2021


25e Journée africaine de la prévention des risques professionnels: La Cnss promeut la résilience face au Covid
Le Bénin, à l’instar des autres pays francophones d’Afrique, a commémoré, vendredi 30 avril à Bohicon dans le département du Zou, la 25e Journée africaine de la prévention des risques professionnels (Japrp). C’est le directeur adjoint de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, entouré du représentant du préfet et du directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), qui a présidé les manifestations. Le thème retenu pour la célébration de la 25e Journée africaine de la prévention des risques professionnels intitulé : « Impact de la Covid 19 sur les activités de prévention des risques professionnels des organismes nationaux de Santé et Sécurité au Travail dans l’espace Iaprp » est d’une actualité incontestable. Ce thème vise à focaliser l’attention des différents acteurs de la prévention que sont l’Etat, les employeurs, les travailleurs et les institutions itervenant dans le domaine de la sécurité et santé au travail afin de leur permettre de mener des réflexions profondes et de dégager des actions pour ralentir la progression de cette pandémie aux conséquences désastreuses sur les plans économique et social. A l’occasion, le représentant du préfet du Zou, souligne que ce thème témoigne une fois encore de l’intérêt sans cesse croissant accordé à la préservation du capital humain, principal outil de développement, à travers la promotion de la prévention des risques professionnels. A sa suite, le directeur général de la Cnss, Apollinaire C. Tchinchin, quant à lui, fait savoir que ce thème choisi par l'Inter africaine de la prévention des risques professionnels (Iaprp ) permet à tous de réfléchir autour de l’«Impact de la Covid-19 sur les activités de prévention des risques professionnels des organismes nationaux de santé et sécurité au travail dans cet espace ». Il fait aussi l’amer constat que, malgré la riposte opposée à la pandémie de la Covid-19 par le gouvernement béninois, 7 720 cas de contaminations ont été enregistrés dont 97 décès à ce jour. La pandémie, poursuit-il, a également eu des répercussions sur l'économie nationale qui a présenté des signes évidents de résilience. Pour renforcer davantage cette résilience, il y a lieu de s'interroger sur le rôle des organismes nationaux de prévention des risques professionnels. Mieux, fait remarquer le Dg/Cnss, à travers ce thème, l'Inter africaine de la prévention des risques professionnels poursuit l'objectif de susciter une vaste concertation des organismes nationaux de santé et sécurité au travail et des acteurs de la prévention dans les différentes unités de production. Il s'agit surtout d'encourager l'implantation durable des structures de santé et de sécurité au travail en entreprise capables de répondre efficacement, par la prévention, aux défis induits par la pandémie de la Covid- 19. Ces structures de santé et sécurité au travail au sein des entreprises représentent à la fois des leviers essentiels et des relais incontournables de tout dispositif ou politique visant l'amélioration des conditions de travail et la garantie d'un milieu de travail sûr et salubre exempt de tout danger. Promouvoir les systèmes résilients La question préoccupe également Eusèbe Agoua, directeur adjoint de cabinet, représentant le ministre du Travail et de la Fonction publique, qui indique qu’à travers cette commémoration, « nous exprimons la volonté commune des acteurs de la prévention des risques professionnels d'œuvrer collectivement, par la réflexion et par des actions concertées à l'instauration de meilleures conditions de sécurité et de santé au travail ». Face à la Covid-19 et ses conséquences sur le monde du travail, il urge, selon lui, de fédérer toutes les énergies et particulièrement les acteurs internes de l'entreprise pour promouvoir dès maintenant des systèmes de sécurité et santé au travail adaptés à la situation et surtout des systèmes résilients. Eusèbe Agoua salue la clairvoyance du gouvernement du président Patrice Talon qui, pour faire face à la pandémie, a très tôt élaboré et mis en œuvre un ensemble de mesures visant à limiter la propagation du mal. Même si la stratégie adoptée par le gouvernement du Bénin n'a pas anéanti les activités économiques, elle n'a pas manqué d'avoir quelques répercussions sociales et économiques. Plus spécifiquement, le fonctionnement des organismes et autres comités de sécurité et santé au travail a été également impacté. Certains ont dû réajuster leurs activités alors que d'autres les ont purement et simplement suspendues. Le représentant du ministre en charge du Travail, pour conclure, souhaite que les échanges d'expériences et de bonnes pratiques développées au sein de entreprises respectives débouchent sur des propositions d'actions concrètes à soumettre à toute la communauté nationale, à la sous-région et même au niveau international. Ces propositions sont d'autant attendues que l’économie béninoise, en pleine croissance, ne peut s'accommoder d'une paralysie induite par la Covid-19. A la suite de la cérémonie d'ouverture officielle, les travaux se sont poursuivis avec la présentation des communications puis les travaux en ateliers pour approfondir les réflexions sur la 25e Journée africaine de la prévention des risques professionnels. Société 03 mai 2021


Accès à l’électricité pour les Pme et Pmi: Les facilités appréciées
La demande de raccordement à l’électricité pour les Petites et moyennes entreprises (Pme) ou industries (Pmi) se fait désormais en ligne. Le processus, depuis la demande jusqu'à la mise en service du branchement, est gratuit et dure trente-six jours. A la faveur d’un afterwork, vendredi 30 avril dernier, toutes ces facilités ont été exposées à nouveau aux patrons d’entreprise qui ont témoigné de la mesure et fait des suggestions pour la consolidation de la qualité du service. Finies les tracasseries pour les Petites et moyennes entreprises (Pme) ou industries (Pmi) en matière d’accès à l’électricité. Lors d’un afterwork organisé, vendredi dernier, par le ministère de l’Economie et des Finances, les entrepreneurs et industriels ont été informés que le raccordement des Pme et Pmi au réseau de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) se fait désormais en ligne (www.sbee.bj). Une fois la demande introduite, la Sbee dispose de quatorze jours pour inspecter le site et proposer son devis, au besoin. Après la signature du contrat entre les deux parties, le transformateur électrique est posé, le raccordement est fait puis le réseau est mis en service. Cette troisième phase du processus dure vingt-et-un jours. En tout, l’opération de raccordement dure trente-six jours. Aucuns frais de prestation ne sont à payer pour les besoins de consommation de 140 à 160 Kva. Le raccordement est donc gratuit pour les besoins sus-indiqués, et il suit une procédure transparente quel que soit le type d’entreprise. L’autre bonne nouvelle, c’est que désormais l’avance sur consommation (caution) autrefois exigée est supprimée pour les besoins de 140 à 160 Kva. Pour le bonheur des consommateurs en général et des Pme/Pmi en particulier, un règlement de service a été conclu entre la Sbee et l’Autorité de régulation de l’électricité (Are). Ainsi, le changement de tarification est réglementé, les consommations sont notifiées deux mois à l’avance, les dommages causés en cas de coupure sont couverts grâce à une police d’assurance souscrite pas la Sbee. Toutes ces informations ont été partagées avec les responsables de Pme et Pmi présents. Occasion pour certains chefs d’entreprises de témoigner et d’apprécier fortement la nouvelle procédure de raccordement de même que sa célérité.
Préoccupations
Aussi ils ont soulevé des préoccupations liées notamment aux grandes entreprises, aux micro coupures, à la grille tarifaire de la Sbee et au règlement de services. Ces préoccupations ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, ont affirmé les organisateurs de la rencontre. Les patrons d’entreprises ont aussi fait des suggestions pour la consolidation de ces facilités. Dans son mot de clôture de la rencontre, Ilyass D. Sina, conseiller technique du ministre en matière de suivi des réformes, rappelle que la mesure d’accès des Pme et Pmi à l’électricité fait partie des initiatives mises en place par le gouvernement pour l’amélioration du climat des affaires, et que l’Exécutif béninois ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Le ministre de l’Economie et des Finances, superviseur général du programme d’amélioration du climat des affaires, a voulu que nous vous passions cette information, que nous gardions le contact afin que le dialogue ne soit jamais rompu et que vive mieux le secteur privé pour un meilleur développement de notre pays », a-t-il conclu. Au cours de la séance d’information, le conseiller technique du ministre a été appuyé, entre autres, par Éric Akoutey, directeur des Etudes de l'Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex), et Éric Gilson, directeur commercial et de la clientèle de la Sbee.
Société 03 mai 2021


Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers : Badanam Patoki nommé président
Le Togolais Badanam Patoki est le nouveau président du Conseil régional de l'épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) à compter du 1er mai 2021, pour un mandat de trois ans. Il a été nommé par le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui a tenu une session extraordinaire, jeudi 29 avril dernier, par visioconférence. Il remplace le Sénégalais Mamadou Ndiaye qui avait pris les commandes de cet organe de l’Union en 2017 et a conduit plusieurs chantiers majeurs. Entre autres, le Crepmf devrait devenir Autorité des marchés financiers (Amf), après ratification en juillet 2019 du traité signé par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union dans ce sens. Cette nomination est intervenue en application des orientations de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa dont vingt-deuxième session ordinaire a eu lieu le 25 mars dernier. Actualités 30 avr. 2021


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