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Nouvelles

Crise sanitaire mondiale: Comment les religions abordent la Covid-19 au Bénin
Au Bénin, la Covid-19 passe pour un défi quotidien dans le rang des confessions religieuses. Tout en rivalisant d’ingéniosité, elles placent leur foi en Dieu pour conjurer ce sort qui éprouve le monde en perte de repère. Elles retiennent toutefois de l’avènement de ce virus, un message divin à l’humanité dont la crainte de Dieu laisse encore des questionnements. Samedi 27 février à l’Eglise catholique St Martin d’Akpakpa. Une messe de noces venait de s’achever. Autour des mariés, la foule que regorgent habituellement ces genres de cérémonies. Apparemment remplis de joie, les invités semblent momentanément se passer des mesures barrières. Mais cette effervescence fera long feu. Des vigiles sont commis pour rappeler systématiquement les gestes utiles contre la Covid-19. Loin de banaliser la pandémie, le Bénin l’intègre peu à peu dans son vécu, quoique la peur du mal demeure évidente. Alors que le déconfinement total tarde à être effectif dans le monde entier, les religions essayent de s’accommoder de la crise. En leur sein, le mal est interprété comme un appel divin aux errements du monde. « Tout mal est une interpellation divine. Nous sommes déconnectés de Dieu et il faut se recentrer sur lui qui nous apporte la guérison. Si le Seigneur ne veille sur la maison, en vain veilleront les gardiens. Cette maladie a permis à l’Eglise d’utiliser les moyens actuels de communication pour aller à la rencontre des gens tout en espérant que ces nouveaux choix ne suppriment pas la rencontre de l’Homme », admet Hubert Kèdowidé, directeur diocésain de la communication de l’Eglise catholique. Cette confession religieuse établit des liens bibliques historiques pour expliquer la survenue de cette crise. « Dans l’ancien testament, toute forme de pandémie était considérée comme une sentence, la punition divine d’un péché qu’on a commis qui vient comme pour ravager l’humanité. La promesse du Seigneur faite à Moïse pour se libérer des égyptiens, s’est traduite par les sept plaies », raconte-t-il. Pour corroborer sa thèse, il évoque la lèpre comme l’un des premiers signaux divins pour relever le monde en perdition : « Jésus-Christ va se définir d’abord comme celui qui est envoyé vers les malades, surtout la lèpre considérée en ce moment-là comme un péché grave et mortel et qui avait comme conséquence la séparation de l’individu de ses semblables ». Les musulmans ne réfutent pas ce point de vue. La croyance en Allah les aide à mieux surmonter les épisodes sombres de la Covid-19. « La communauté musulmane perçoit le mal comme une épreuve provenant de Dieu. Nous la vivons avec beaucoup de foi. Aucune maladie ne peut arriver si ce n’est le plan divin», se convainc Abdoul-Djalilou Touré, imam de la mosquée ‘’Cité tranquille d’Abomey-Calavi’’. Deux angles d’appréciation L’Eglise catholique analyse la maladie à coronavirus sous deux angles. Le premier est un regard évangélique interpellatif. « Cette pandémie rappelle à l’humanité, ses limites et la renvoie à une prise de conscience collective. L’homme qui, par le développement, se sent insurpassable, le-voilà mis à genoux et interpellé. Nous sommes rappelés à regarder à nouveau le créateur et à nous situer comme créateur et humbles dans nos succès, dans nos exploits, dans notre manière d’être », analyse-t-il. Le second, est un regard de confiance. « Quelles que soient nos précautions, étant donné que le mal nous a montré nos limites, nous ne pouvons plus continuer à compter uniquement sur nos forces. Nous sommes invités à renouveler notre confiance envers celui qui reste pour toujours accessible à nous tout en étant inaccessible de par sa nature », recommande-t-il. La philosophie des autres obédiences religieuses ne s’écarte pas trop de celle des hommes en soutane. Pour elles, la Covid-19 sert de canal pour redresser l’Homme : « A travers cette pandémie, Dieu nous exhorte à une prise de conscience divine dans le but d’être plus humain. Avec la course à la technologie, au matériel, le monde commence par perdre le sens de l’humain et du divin. Nous sommes en train de briser certaines lois de la nature. Dieu nous appelle à corriger notre manière de vivre», souligne Clément Tanasso, pasteur de l’Eglise ‘’la Porte’’ d’Abomey-Calavi. Les communautés évangéliques ne traversent pas la présente crise avec plus de facilité. « La pandémie a complétement changé notre manière de vivre. Le nombre de personne admis pour les cultes a été modifié. Nous faisons des cultes intermédiaires pour combler ces fossés dans le respect des mesures barrières », explique-t-il. Certains chrétiens retracent les origines de cette maladie dans les Saintes Ecritures, en y référant des versets bibliques relatifs aux gestes barrières. Hubert Kèdowidé nuance ces allégations: « La Bible n’a pas prédit la Covid-19. Face à des situations pandémiques à l’époque des prophètes, notamment dans le livre des Lévitiques et des Nombres, la nature s’est déjà confrontée à des maladies graves. Nous pensons peut-être innover des mesures qui en réalité, existaient depuis toujours ». Si la Bible demeure le réservoir dans lequel les chrétiens puisent pour trouver des solutions à cette pandémie, les religions endogènes, se sont inculquées une discipline de groupe depuis des années. Le coronavirus n’a pas eu d’impact sur elles. « Chez nous, les ‘’Throns’’, habituellement, nous lavons toujours nos mains avant d’aller au temple. Aucun fidèle ne peut se prosterner devant les divinités sans respecter cette mesure. Ces gestes faisaient partie de nos habitudes avant la Covid-19», explique Olga Vigouroux, alias Dah Yovo, prêtresse de la divinité Thron Kpéto Déka Alafia. Ici, les divinités ont été accessibles durant la période du cordon sanitaire décrété par le gouvernement en mai 2020 pour freiner la propagation du virus. « On ne ferme pas le temple des divinités. Nous y allions toujours pour prier », assure-t-elle. Seule disposition pratique prise au niveau de cette religion, le respect de la distanciation sociale. La prévention, la meilleure arme De leur côté, les musulmans savent que la prévention est la meilleure arme pour se préserver de toutes souillures, impuretés ou virus. Le lavage des mains est une recommandation divine ancrée dans leurs habitudes. « Les prescriptions musulmanes recommandent l’ablution (lavage des mains, des parties des membres inférieurs et supérieurs et le visage) avant toute prière », explique Abdoul-Djalilou Touré, imam de la mosquée ‘’Cité d’Abomey-Calavi’’. L’Eglise catholique a mis en place un comité de veille dès le début de la crise sous l’égide de l’archevêque de Cotonou en vue de suivre de près l’organisation dans le cadre du respect des mesures barrières. Ledit comité est toujours à pied d’œuvre. « Environ 70% des paroisses ont mis en place un dispositif de rappel sous forme audio qui est répété avant le démarrage des messes en dehors de ce qui se fait dans les annonces en vue de maintenir la sensibilisation », assure Hubert Kèdowidé. Mieux, une série de modifications a été opérée au niveau de la liturgie (la manière de prier et de célébrer) grâce au concours de la commission liturgique de Rome qui donne des indications à suivre aux chrétiens catholiques. Illustration : la célébration du baptême qui impliquait autrefois l’imposition des mains et la signature avec l’huile sainte n’est plus de mise. Le coton tige remplace les doigts dans le cadre de cet exercice. Cette même formule a été adoptée au mercredi des cendres, où les prêtres font tomber la cendre sur la tête des fidèles sans aposer la signature. Idem pour le signe de paix, désormais écarté des rituels chez les catholiques. « C’est un acte religieux que de respecter les gestes barrières tout en vivant pleinement sa foi. Le Covid-19 nous fait gagner en maturité spirituelle », déduit Hubert Kèdowidé. Ces règles seront inchangées durant la semaine sainte. « Il n’y aura pas de procession le dimanche des rameaux. Nous allons également supprimer le dernier chemin de croix dans la rue », informe-t-il. Les communautés évangéliques font preuve d’imagination pour mieux affronter la situation. « Nous sommes obligés de nous adapter à cette pandémie. Nous réfléchissons déjà à la manière d’aborder plusieurs cultes afin de maintenir nos fidèles », projette Clément Tanasso, pasteur de la communauté chrétienne la ‘’Porte’’. Des précautions certes, mais elles ne suffisent pas pour contrer la Covid-19. Les chrétiens placent Dieu au centre de la dynamique de la recherche de solutions à l’arrêt définitif de la pandémie. « L’Eglise sait que les évènements de la vie passée ont déjà participé à beaucoup de modifications structurelles sans que la foi ne soit modifiée. Elle reste ouverte à tous les appels divins, à tout ce que le Seigneur veut révéler au monde à travers cette crise et est à l’écoute de l’Esprit Saint pour des modifications au besoin dans sa manière de transmettre la foi », assure Hubert Kèdowidé. Même si chaque confession religieuse essaye de s’adapter à la crise, l’horizon demeure encore un peu flou, aucun remède définitif n’étant encore effectif contre le virus. Société 27 avr. 2021


À l’initiative du président américain: 40 chefs d’État ont pris part à un sommet virtuel sur le climat
Le président américain Joe Biden a mobilisé à un sommet virtuel sur le climat, jeudi 22 avril, en marge des négociations à l’Organisation des Nations Unies, quarante chefs d’État. Son acte se traduit par l’engagement des États-Unis à revenir dans l’accord de Paris signé en 2015 et qui vise à réduire l’émission des gaz à effet de serre à 1,5°C. En prenant part au sommet virtuel sur le climat de deux jours lancé, jeudi 22 avril dernier, à l’initiative du nouveau président américain, Joe Biden, les quarante chefs d’État s’engagent tous dans la lutte contre le réchauffement climatique. Selon l’Accord de Paris sur le climat, les pays du monde devraient œuvrer à réduire à 1,5° leurs émissions de gaz. Et c’est à cela que beaucoup de dirigeants travaillent afin de limiter les dégâts relatifs au dérèglement climatique qui ne manquent pas d’impact. Ouvrant officiellement la rencontre, Joe Biden, président des États-Unis d’Amérique, a annoncé l’engagement de son pays à aller au-delà des ambitions climatiques... Au cours de leurs échanges, les chefs d’État qui ont pris part au sommet par visioconférence ont eu l’opportunité de discuter de l’action climatique plus ambitieuse, de l’investissement dans l’action climatique, de l’adaptation et de la résilience, de la sécurité climatique… « Nous devons passer à l’action. Nous devons accélérer », a indiqué le président américain Joe Biden. Il a rappelé à l’ouverture qu’aucun pays ne pouvait résoudre cette crise tout seul. Selon Joe Biden, l’inaction face aux effets dévastateurs des changements climatiques peut avoir des conséquences sur la planète alors que les bénéfices économiques qui peuvent découler des réformes écologiques sont énormes. À ce titre, le président des États-Unis a rassuré qu’il va œuvrer à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la première économie mondiale de 50 % à 52 % d’ici 2030 par rapport à 2005. Cet objectif double quasiment l’ancien engagement de Washington d’une diminution de 26 % à 28 % à l’horizon 2025. Cet engagement pourra aider l’économie américaine à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Le retour à l’Accord de Paris des États-Unis a été apprécié par l’ensemble des dirigeants qui ont manifesté un intérêt à collaborer avec Joe Biden pour parvenir à la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui, selon l’Organisation météorologique mondiale, est passée du palier d’un 1,2°C d’augmentation des températures moyennes à plus des 1,5°C fixés par l’accord de Paris à partir des projections scientifiques. Xi Jinping, le président chinois a montré sa volonté de travailler avec la communauté internationale notamment les États-Unis dans cette dynamique. Le président chinois a réaffirmé l’objectif d’une neutralité carbone de la Chine d’ici 2060. Il y a lieu de saluer ce come-back des USA dans l’Accord sur le climat dans la perspective de la neutralité carbone par tous les Etats. Environnement 27 avr. 2021


Amélioration du climat des affaires au Bénin: 40 000 entreprises créées en 2020 grâce aux facilités
Les facilités de création d’entreprise au Bénin ont fait, ce lundi 26 avril à Cotonou, l’objet d’échange entre les responsables de l’administration des Finances, l’Apiex et les chefs d’entreprise. Quelque 40 000 nouvelles sociétés ont été enregistrées en 2020 grâce aux réformes « Doing business ». De 13 000 en 2015, le nombre d’entreprises créées est passé à 40 000 en 2020, selon Laurent Gangbès, directeur de l’Agence pour la promotion des importations et des exportations (Apiex). C’est le fruit des réformes « Doing business » engagées depuis quelques années pour améliorer le climat des affaires au Bénin. Ces réformes ont porté notamment sur la réduction du nombre de procédures, du temps, des coûts et du capital minimum exigé. Depuis le 17 février 2020, il est possible de créer son entreprise et d’effectuer toutes les formalités en ligne sans avoir à se déplacer à l’Apiex, via la plateforme www.monentreprise.bj, indique Eric Akoutey, directeur des Etudes à l’Apiex. Les avancées enregistrées portent sur la suppression de la procédure de vérification physique de l’unicité du nom de l’entreprise et de la déclaration d’existence et de l’acte de mariage pour la femme lors de l’établissement des documents d’identité, fait-il savoir. Créer son entreprise depuis chez soi est possible en quelques clics et en deux heures, après le dépôt de capital dans une banque et activation du compte bancaire, et le promoteur obtient tous les certificats par emails en version dématérialisées authentifiées par QR Code, assure M. Akoutey. Toutes choses qui ont amené la Cnuced à classer récemment le Bénin comme le pays le plus rapide en matière de procédure de création d’entreprise. Une interface existe entre l’Apiex et la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) : plus besoin de se déplacer pour y inscrire l’entreprise et ses salariés. De même, la déclaration d’inscription auprès de l’administration fiscale n’est plus une obligation. Pendant les douze premiers mois de son existence, l’entreprise ne reçoit pas les services des Impôts, même pas pour une visite de courtoisie des inspecteurs, laisse entendre Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts. Survie ! Avec une simple déclaration sur l’honneur, les promoteurs peuvent reprendre leurs entreprises qui ont cessé de fonctionner depuis plusieurs années tout en faisant preuve de bonne foi, ajoute M. Yènoussi. Mais au-delà du dispositif simplifié mis en place pour faciliter la création et l’installation des entreprises, les promoteurs se préoccupent des réformes du gouvernement en vue de réduire la pression fiscale et d’améliorer leur survie. Le Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep), la loi sur la promotion des micros, petites et moyennes entreprises et les mesures d’incitations et d’amélioration du climat des affaires contenues dans la loi de finances, sont autant d’instruments visant à améliorer le climat des affaires et à certainement faire progresser le Bénin dans le prochain classement Doing Business de la Banque mondiale. Par ailleurs, le directeur général des Impôts annonce la refonte générale du Code général des investissements et la délivrance dès le mois prochain des attestations fiscales en ligne. Economie 27 avr. 2021


Examen du Certificat de qualification aux métiers: Un centre de composition pour les détenus de la prison civile de Parakou
Les épreuves de l’examen du Certificat de qualification aux métiers (Cqm) ont lieu, ce lundi 26 avril, sur toute l’étendue du territoire national du Bénin. A Parakou, les 1 330 candidats inscrits sont attendus dans six centres de composition dont celui qui sera ouvert à la prison civile. A l’instar de plusieurs autres localités au Bénin, Parakou accueille également l’examen du Certificat de qualification aux métiers (Cqm), ce lundi 26 avril. C’est dans six centres de composition que ses candidats seront répartis. L’innovation, cette année, c’est l’ouverture d’un centre à la prison civile de la ville où certains détenus vont composer. Pendant qu’ils sont en train de purger derrière les barreaux les peines et sanctions qui leur ont été infligées, certains qui n’avaient pas une occupation réelle profitent pour apprendre un métier. C’est pour leur reconversion dans la vie active, une fois qu’ils recouvreront leur liberté. Ainsi, après quelques années d’apprentissage, certains parmi les détenus de cette prison s’apprêtent à décrocher leur parchemin. En effet, à la prison civile de Parakou, le cadre est aménagé pour former les détenus sur une base volontaire à divers métiers de leur choix. Outre le jardinage, l’élevage de petits ruminants, la fabrication de savon ou de divers produits, l’opportunité leur est offerte de s’adonner au tissage de pagne, à la taillerie, à la coiffure, etc. Cela contribue à leur formation pour une réinsertion post-carcérale. La Base d’appui des artisans, la Direction départementale du commerce, la salle d’alphabétisation, le Centre de formation des mécaniciens à des engins à deux roues à Albarika et le centre Rut situé à Tourou, informe le vice-président du Collectif des artisans de Parakou, Jules Wakoudé, sont les cinq autres centres de composition retenus à Parakou. Comme candidats, ils sont au total 1 330 inscrits dans 32 corps de métiers. Il s’agit de la mécanique, la couture, la coiffure, la vulgarisation, l’électricité, la soudure, le tissage, la menuiserie, la tôlerie, la peinture, la maçonnerie, la boulangerie, l’hôtellerie et bien d’autres métiers. A la Base d’appui des artisans où composera le plus gros effectif, ils seront 668 dont 523 hommes et 145 filles. Société 26 avr. 2021


Émission de billets de 50 000 F Cfa : La Bceao publie son démenti formel
Des informations diffusées sur les réseaux sociaux font croire à l’introduction imminente d'une nouvelle coupure de 50 000 F Cfa dans la circulation, par la Banque centrale des États d'Afrique de l'ouest (Bceao). A travers un communiqué publié sur son site internet, l'Institution martèle qu'il s'agit de "messages frauduleux'' qui lui sont attribués. La Banque précise qu’elle n’a apporté aucune modification à la gamme actuelle des billets de son émission en circulation, et qui demeurent valides. La Bceao en appelle donc à la plus grande vigilance des populations à qui elle demande de toujours se référer, face à des annonces du genre, à ses seules voies de communication officielles usuelles. Elle rappelle à cet effet que tous ses communiqués sont publiés sur son site internet, ainsi que dans la presse écrite et audiovisuelle. S'adressant aux instigateurs de ces fausses informations, l'Institution d'émission des billets de F Cfa indique qu'elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et complices des actes et messages de nature à porter atteinte aux signes monétaires ayant cours légal dans les Etats membres de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa). Actualités 26 avr. 2021


Message à l’occasion de la Journée mondiale du livre: Jean Michel Abimbola rêve d’une industrie du livre créatrice de richesses
L’adresse du ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola, à l’occasion de la Journée mondiale du livre célébrée le 23 avril de chaque année lui a donné l’occasion de réitérer ses ambitions pour le secteur du livre et ses acteurs. Secteur qu’il souhaite voir sous peu devenir créateur de richesses et d’emplois. La communauté internationale marque une pause chaque 23 avril depuis 1995 pour célébrer le livre. La Journée mondiale du livre a été initiée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en mémoire du 23 avril 1616, date de décès de trois grands auteurs que sont William Shakespeare, Miguel de Cervantes et Inca Garcilasco. Pour la célébration de cette année, le ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola, a adressé un message aux acteurs de la chaîne du livre pour leur rappeler combien important devient ce secteur appelé à devenir pourvoyeur d’emplois et de devises. « Du projet de réhabilitation et de modernisation des bibliothèques et centres de lecture publics en passant par celui de numérisation de leurs fonds documentaires, de la mise en place du fonds de bonification au profit des industries culturelles à l’organisation d’activités phares de promotion du livre et de ses acteurs (Grand prix littéraire du Bénin, Salon national du livre) en passant par les actions d’encadrement des divers métiers de la chaîne du livre, le gouvernement du Bénin manifeste sa détermination à faire du livre et de ses métiers connexes un véritable levier de développement humain, social et économique », a indiqué le ministre dans son adresse. Conscient des multiples défis à relever pour en arriver là, Jean Michel Abimbola va en profiter pour inviter tous, acteurs publics, privés, partenaires, mécènes et amoureux du livre et de lecture « à fédérer les énergies pour qu’enfin naisse dans notre pays une véritable industrie du livre, créatrice d’emplois, de richesses, mais aussi espace de connaissances, de rencontres et de voyages pour l’ensemble de notre communauté ». Pour y parvenir, il a rappelé que le livre est un compagnon de vieille date de l’être humain et que, depuis toujours, nombreux sont celles et ceux qui se tournent vers le livre pour combattre l’isolement, la solitude et bien d’autres maux exacerbés par les diverses crises contemporaines telles que la période de pandémie que nous traversons. Rapportant les propos de la directrice générale de l’Unesco, il indique que « les livres ont cette capacité de nous divertir, de nous instruire, d’être tout à la fois l’instrument d’une sortie de soi, d’une rencontre avec un auteur, une autrice, un univers ou une culture et d’offrir un temps pour plonger plus profondément en soi-même ». Ils sont à la fois un instrument de divertissement et de loisirs, mais aussi d’apprentissage, de brassage et d’acquisition de la connaissance, poursuit le ministre dans son message. Pour lui, le livre est ce mélange de magie, d’évasion et d’apprentissage dont chacun a besoin en ces moments où l’humanité affronte l’une des pandémies les plus sévères de son existence. «Nous devons en effet aux livres d’avoir été des fenêtres sur le monde durant les moments forts de cette pandémie » souligne-t-il. Jean Michel Abimbola précisera aussi que la publication d’un livre est certes un travail d’équipe, mais le premier maillon qui en alimente la fabrication reste avant tout l’écrivain dont les efforts de créativité, les milliers d’heures consacrées à l’œuvre exigent qu’il soit, en retour, rémunéré. Culture 26 avr. 2021


Message du Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, à l’occasion du 25 avril 2021
Malgré la pandémie de Covid-19 et les multiples crises qu’elle a entraînées, le nombre de pays qui ont éliminé le paludisme ou sont en bonne voie d’y parvenir ne cesse de croître. Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, nous félicitons tous les pays qui ont atteint cet objectif ambitieux : ensemble, ils montrent au monde qu’un avenir sans paludisme est possible. Dans les pays maintenant exempts de paludisme, les services de prévention, de diagnostic et de traitement nécessaires ont été mis à la disposition de toutes celles et tous ceux qui risquaient de contracter la maladie, et ce sans considération de nationalité ou de moyens financiers. Un financement durable, des systèmes de surveillance solides et une population mobilisée ont également été les clés du succès. À l’heure où nous célébrons ces avancées, nous ne pouvons toutefois oublier les millions de personnes qui, partout dans le monde, continuent de souffrir de cette maladie et d’en mourir. Chaque année, le paludisme fait plus de 400 000 morts, et la majorité des victimes sont de jeunes enfants en Afrique. Et chaque année, on dénombre plus de 200 millions de nouveaux cas de cette maladie parasitaire mortelle. Mais le paludisme peut être vaincu. C’est par un engagement politique fort, des investissements suffisants et un arsenal de stratégies que nous pourrons atteindre notre objectif commun : un monde exempt de paludisme. Santé 26 avr. 2021


Paludisme : Un nouveau vaccin montre son efficacité à 77 %
Des chercheurs de l'université d'Oxford et des scientifiques du Burkina Faso ont mis au point un vaccin contre le paludisme. Durant la deuxième phase des essaies, ce vaccin a montré son efficacité à 77 %. L’étude a porté sur 450 enfants au Burkina Faso, selon une publication de The Lancet, une revue scientifique médicale hebdomadaire britannique. D'après plusieurs acteurs intervenant dans la lutte contre cette maladie, le taux d’efficacité du nouveau vaccin est une avancée majeure dans la mesure où le seul traitement qui existe jusque-là n’est efficace qu’à moins de 50 %. Pour la prochaine phase, le vaccin fera l'objet d'essais à grande échelle. En effet, près de cinq mille enfants de moins de trois ans seront pris en compte, annonce-t-on. En Afrique subsaharienne, plus de quatre cent mille personnes dont des milliers d'enfants de moins de cinq ans, meurent chaque année de cette maladie, selon des chiffres publiés par l'Oms. Actualités 23 avr. 2021


Respect des règles d’hygiène et d’assainissement de base au CEG 1 Djougou: ProSEHA/GIZ pour mieux contrer la propagation de la covid19
Le programme Eau, Hygiène et Assainissement de la Coopération Allemande au développement, ProSEHA GIZ antenne Atacora-Donga, a commémoré le mercredi 21 Avril dernier, en différé, la Journée Nationale de l’Hygiène et de l’Assainissement (JNHA) édition 2021. Trente élèves ambassadeurs du CEG 1 Djougou ont assisté aux activités entrant dans ce cadre, le tout visant à leur faire toucher du doigt le lien étroit entre le respect des mesures barrières contre la Covid-19 et l’hygiène et l’assainissement de base. Rappeler le respect des gestes barrières et montrer la relation étroite entre la Covid-19 et l’hygiène et l’assainissement de base. Tel était le but assigné à cette rencontre commémorative de la Journée Nationale de l’Hygiène et de l’Assainissement en organisant l’activité, a affirmé Tahiratou Alassane, Conseillère Technique Djougou du ProSEHA/GIZ. Il a également été question de présenter la situation de la Covid-19 dans la Donga. La séance devait donner, selon la Conseillère technique, un contenu concret au thème dédié à la journée ainsi libellé : « Promouvoir l’hygiène et l’assainissement de base, c’est accélérer la lutte contre la Covid-19». De manière pratique, les apprenants et l’encadrement ont constitué deux groupes d’observation pour apprécier comment les règles d’hygiène et d’assainissement sont vécues et mises en œuvre au CEG1. Ainsi le constat à l’arrivée, sur la base de la synthèse des fiches d’observation faite par Bienvenu Kankanhouin, représentant du bureau de zone sanitaire Djougou-Ouaké-Copargo, n’était pas reluisant, dans la mesure où la note 08/20 a été accordée. Les questions ou repères d’appréciation ont permis d’attribuer 8 points positifs et de retenir 12 points négatifs. La première fiche présente, entre autres, que la cour de l’établissement est propre, que les portes et toits des latrines sont solides, que les accès et couloirs des cabines sont sarclées. Par contre, les ordures ne sont pas bien conditionnées, la méthode d’incinération desdites ordures n’est pas adaptée au regard de l’article 109 du code de l’hygiène et de l’assainissement. Sur la même fiche, si les aliments sont couverts pour contrer mouches et intempéries, aucune des vendeuses mercredi dernier ne portait de masque de protection et il avait été noté le défaut de lave-main devant les toilettes et à côté des vendeuses. Ainsi, toujours selon le représentant du bureau de zone sanitaire Djougou-Ouaké-Copargo, la deuxième fiche révèle un effectif total de 2512 élèves pour cet établissement pourvu de 42 cabines ne remplissant pas les normes d’hygiène fondamentale; tout le CEG 1 dispose de trois unités d’urinoirs utilisées de façon désordonnée. De plus, l’existence de dépotoirs sauvages par blocs de classes n’arrange pas ce tableau déjà peu reluisant. Cette journée prévue pour être célébrée tous les 15 avril, mais commémorée en différé, rappelle la base de la pyramide sanitaire que constituent l’hygiène et l’assainissement. Ces constats et données recueillis prouvent la relation étroite entre Covid-19, hygiène et assainissement de base, car les 100 % de mesures barrières sont basées sur l’hygiène et l’assainissement, d’où ce lien. La mobilisation est indispensable pour leur respect, ont insistés la Conseillère technique ProSEHA/GIZ Djougou et le représentant du Bureau de la zone sanitaire Djougou-Ouaké-Copargo. Des positions également clairement affichées par le représentant de la Mairie de Djougou, Abdoulassidou Arouna, Secrétaire général de la Mairie et le Directeur du CEG 1, Lassidou Issa. Ceux-ci plaident pour qu’immédiatement les défauts et imperfections révélés soient corrigés pour un meilleur respect des mesures barrières en vue de réduire voir d’éliminer les cas de Covid-19. Société 23 avr. 2021


Visite de courtoisie aux présidents des institutions de la République: Victor Dassi Adossou boucle sa tournée à la Haac
Le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, est allé échanger avec son collègue Remi Prosper Moretti de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) hier jeudi 22 avril, à la faveur d’une audience qui marque la fin d’un périple entamé après sa prise de fonction. Les deux personnalités ont envisagé le renforcement de la coopération entre institutions. « Il y a quelques semaines nous avions pris fonction en tant que président de la Cour suprême. Il est de mon devoir de faire une visite de courtoisie aux présidents des institutions constitutionnelles de la République. Je suis en train de boucler la boucle ici à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication », a indiqué Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême, à sa sortie de l’audience avec Remi Prosper Moretti, en charge de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. «Je suis venu saluer le président Moretti qui est un vieil ami à qui j’ai fait mes civilités », poursuit le président de la Cour suprême qui pour la circonstance s’est fait accompagner par Dandi Gnamou, secrétaire générale de la Cour suprême. D’après le nouveau président de la Cour suprême, au-delà des civilités, les deux personnalités ont échangé sur les relations possibles de travail, l’interaction, les missions aussi bien de la Cour suprême que de la Haac. « La Haac est une institution de la République qui rend des décisions à caractère juridictionnel et ses décisions, lorsqu’elles viennent à être attaquées, c’est la Cour suprême qui statue à travers sa chambre administrative », informe Victor Dassi Adossou. Il a souligné avoir fait le point du contentieux actuellement au niveau de la Cour et qui concerne la Haac. Remi Prosper Moretti et son hôte ont également saisi l’occasion pour échanger sur le déficit législatif qu’il y a au niveau de l’institution Haac. À ce sujet, le président de la Cour suprême a indiqué qu’il a été particulièrement heureux de voir le président de la Haac lui-même soulever cette question et son institution lui a marqué sa disponibilité à accompagner la Haac dans sa volonté de renforcer sa capacité en matière de législation. « Nous sommes disposés à accompagner le processus qui est déjà enclenché ici au niveau de la Haac afin de renforcer les textes et faire en sorte que le processus des progrès qui est en cours aujourd’hui partout dans le monde puisse être encadré au plan législatif au niveau de notre pays pour que la Haac puisse jouer convenablement son rôle», s’est engagé le président de la Cour suprême. Au terme de son périple, Victor Dassi Adossou a exprimé sa satisfaction. Il note avoir eu la chance de discuter avec ses aînés dans le cercle restreint des présidents des institutions de la République. Ces derniers entretiennent d’ailleurs un cadre de concertation au sein duquel il est désormais admis et il pense pouvoir y travailler pour apporter sa petite contribution à l’œuvre gigantesque qu’ils pilotent déjà dans l’intérêt du Bénin. Actualités 23 avr. 2021


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