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Nouvelles

Visite de courtoisie aux présidents des institutions de la République: Victor Dassi Adossou boucle sa tournée à la Haac
Le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, est allé échanger avec son collègue Remi Prosper Moretti de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) hier jeudi 22 avril, à la faveur d’une audience qui marque la fin d’un périple entamé après sa prise de fonction. Les deux personnalités ont envisagé le renforcement de la coopération entre institutions. « Il y a quelques semaines nous avions pris fonction en tant que président de la Cour suprême. Il est de mon devoir de faire une visite de courtoisie aux présidents des institutions constitutionnelles de la République. Je suis en train de boucler la boucle ici à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication », a indiqué Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême, à sa sortie de l’audience avec Remi Prosper Moretti, en charge de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. «Je suis venu saluer le président Moretti qui est un vieil ami à qui j’ai fait mes civilités », poursuit le président de la Cour suprême qui pour la circonstance s’est fait accompagner par Dandi Gnamou, secrétaire générale de la Cour suprême. D’après le nouveau président de la Cour suprême, au-delà des civilités, les deux personnalités ont échangé sur les relations possibles de travail, l’interaction, les missions aussi bien de la Cour suprême que de la Haac. « La Haac est une institution de la République qui rend des décisions à caractère juridictionnel et ses décisions, lorsqu’elles viennent à être attaquées, c’est la Cour suprême qui statue à travers sa chambre administrative », informe Victor Dassi Adossou. Il a souligné avoir fait le point du contentieux actuellement au niveau de la Cour et qui concerne la Haac. Remi Prosper Moretti et son hôte ont également saisi l’occasion pour échanger sur le déficit législatif qu’il y a au niveau de l’institution Haac. À ce sujet, le président de la Cour suprême a indiqué qu’il a été particulièrement heureux de voir le président de la Haac lui-même soulever cette question et son institution lui a marqué sa disponibilité à accompagner la Haac dans sa volonté de renforcer sa capacité en matière de législation. « Nous sommes disposés à accompagner le processus qui est déjà enclenché ici au niveau de la Haac afin de renforcer les textes et faire en sorte que le processus des progrès qui est en cours aujourd’hui partout dans le monde puisse être encadré au plan législatif au niveau de notre pays pour que la Haac puisse jouer convenablement son rôle», s’est engagé le président de la Cour suprême. Au terme de son périple, Victor Dassi Adossou a exprimé sa satisfaction. Il note avoir eu la chance de discuter avec ses aînés dans le cercle restreint des présidents des institutions de la République. Ces derniers entretiennent d’ailleurs un cadre de concertation au sein duquel il est désormais admis et il pense pouvoir y travailler pour apporter sa petite contribution à l’œuvre gigantesque qu’ils pilotent déjà dans l’intérêt du Bénin. Actualités 23 avr. 2021


Covid-19: Un accélérateur de la transformation numérique
L’avènement de la pandémie de la Covid-19 a occasionné beaucoup de bouleversements dans le monde. Si dans certains secteurs, la Covid-19 a conduit à l’hécatombe, dans celui des nouvelles technologies, elle apparaît comme un accélérateur de la transformation numérique. Une tendance observée un peu partout dans le monde et le Bénin n’est pas resté en marge de cette dynamique. L’avènement de la Covid-19 a compromis le bon déroulement des activités, aussi bien dans le secteur public que privé. Face au ralentissement, voire la cessation de leurs activités, des entreprises n’ont eu d’autre choix que de réagir rapidement et de trouver des voies et moyens pour assurer la continuité des services et par ricochet, leur survie. Elles ont dû s’adapter à la nouvelle donne en faisant abondamment recours aux ressources numériques. C’est ainsi que des applications et autres plateformes numériques ont été mises en place, non seulement pour gérer la pandémie mais aussi assurer le fonctionnement des services à la population dans un contexte de confinement ou de restriction des déplacements. De nouveaux standards ont été construits autour du travail. Le télétravail s’est révélé comme l’un des moyens les plus efficaces d’assurer à distance la continuité des activités. « Avec la pandémie, nous avons constaté que les pays disposant d’infrastructures numériques plus développées étaient souvent mieux outillés pour relever les défis immédiats et à moyen terme, à savoir fournir des services de santé et d’éducation en ligne et utiliser les services de paiements numériques », souligne le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) dans un rapport publié en août 2020.
Le secteur de l’éducation fortement impacté
Le Bénin n’est pas resté en marge de cette dynamique. Il faut noter que bien avant la pandémie de la Covid-19, le numérique occupait déjà une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). Depuis la détection du premier cas de Covid-19 le 16 mars 2020 au Bénin, les projets phares relatifs à l’administration intelligente et à la généralisation de l’usage du numérique dans l’éducation et la formation ont connu une accélération particulière. Lors d’un panel organisé pendant la Semaine du numérique, le directeur général de l’Agence pour le Développement du Numérique, Serge Adjovi, a reconnu qu’il y a eu une accélération de la livraison d’un certain nombre de services publics en ligne, parce que les exigences dans le domaine du numérique étaient devenues plus fortes dans le contexte de la crise sanitaire. A titre d’exemple, la plateforme e-resultats.bj qui a été déployée au cours de la pandémie pour permettre aux candidats aux différents examens de consulter leurs résultats en ligne n’était pas prévue dans le plan de travail annuel 2020 du secteur. Son déploiement a été accéléré en vue d’éviter les attroupements et des contacts humains dans les centres de délibération lors de la proclamation des résultats. Plus de 4 millions de recherches y ont été effectuées en moins de six mois, avec un pic de 710 000 recherches pendant la période de proclamation des résultats du baccalauréat 2020. Il y a également la plateforme apresmonbac.bj, déployée dans le contexte de la crise et qui a permis, grâce à la méthodologie de classement intégrée, d’attribuer près de 20 000 bourses aux nouveaux bacheliers à l’issue d’un processus totalement dématérialisé. L’orientation des bacheliers a été aussi dématérialisée à 100 %, contrairement aux années antérieures. En matière de formation, la plateforme e-learning des universités publiques, lancée dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19, a permis d’assurer la continuité des cours au titre de l’année académique 2019-2020, malgré les restrictions et de favoriser aux étudiants la validation de leur année. Dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire, la plateforme gouv.bj/coronavirus a été mise en place. Une plateforme pour tout savoir sur la gestion de la pandémie au Bénin, notamment les mesures de riposte, les gestes barrières, les contacts utiles et le point des dons reçus. Cette plateforme a permis de lutter contre les fausses informations sur la Covid-19, d’interagir avec les internautes.
Des initiatives solidaires
En appui aux actions de l’Etat, des organisations locales ou internationales, communautaires, des bénévoles, ont aussi rivalisé d’initiatives pour sensibiliser, informer et fournir diverses solutions pour lutter contre le coronavirus au Bénin. Afin de mettre en lumière et inciter davantage plus de personnes à agir dans le même sens, la plateforme gouvernementale a fait le relais de dizaines d’initiatives solidaires. Au nombre des initiatives du domaine du numérique, nous pouvons citer entre autres, l’application ludique « BonCitoyen229 », les outils numériques comme « HomeLearning », « Classes digitales», « Visage-Mify », «Apprendrenligne.com » consacrés à la formation et « Robot Covid » pour lutter contre la désinformation liée à la Covid-19. De l’organisation au travail en passant par les habitudes de consommation et le vivre-ensemble tout court, les bouleversements intervenus en 2020 à cause de la Covid-19 vont durablement impacter notre mode de vie. Plus personne ne doute aujourd’hui de la nécessité de faire du numérique un allié dans le fonctionnement des entreprises et organisations. Mieux, beaucoup attendent une accélération de la dynamique. Mais l’on ne saurait pleinement tirer avantage de ces outils numériques sans une connexion fiable et abordable et c’est ce défi que le Gouvernement s’attèle à relever. A l’occasion du lancement, le 23 février dernier, de l’agenda 2021 de son secteur, la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a mis en exergue les divers projets, considérés comme des extras, qui ont été mis en œuvre lors de la crise sanitaire. Pour 2021, il est prévu de poursuivre la dynamique en ce qui concerne les six projets phares du secteur : le déploiement de l’Internet haut débit et très haut débit sur l’ensemble du territoire, la transition vers la Télévision Numérique Terrestre (Tnt), la mise en œuvre de l’administration intelligente (Smart Gouv), la généralisation de l’usage de l’e-commerce, la généralisation de l’usage du numérique dans l’éducation et la formation puis la promotion et le développement de contenus numériques?
Société 23 avr. 2021


Mairie de Cotonou: Un sphinx nommé Luc Atrokpo
Nouvel édile de la ville de Cotonou, Luc Atrokpo revient de loin après des ennuis de santé dont il a triomphé tel un sphinx. Reste qu’il va devoir faire les miracles attendus de lui à la tête de la ville. Il n’a pas droit, dans cette perspective, à l’erreur. Depuis la mise en œuvre de la décentralisation au Bénin, sous le renouveau démocratique, il y a eu Nicéphore Soglo en précurseur dont l’aura est jugée grande mais avec quel résultat en définitive pour la ville? A celui-ci a succédé son fils, Léhady Soglo dont les résultats sont restés plus que mitigés voire discutables. A l’intérim assuré par Isidore Gnonlonfoun, la problématique est restée de savoir comment déloger l’oiseau rare pour la ville vitrine du Bénin ? Cet oiseau rare, c’est Luc Atrokpo, nouveau maire de Cotonou, semble-t-il, car sur lui s’est porté le choix de conduire les destinées de la ville. Au-delà d’une ambition qui peut s’aborder comme étant personnelle, que peut-on retenir du nouvel homme fort de Cotonou et de ses capacités à diriger une municipalité aussi complexe que la ville phare du Bénin ? Au scepticisme noté chez certains lors de la campagne, Luc Atrokpo ne tardera pas à répondre, le pied à l’étrier d’un puissant destrier nommé Cotonou dont il fait petitement la preuve du management, après un intermède sanitaire qui lui aurait pu être fatal. A cette fin, Luc Atrokpo a le soutien du pouvoir central dont l’ambition de développement, notamment à travers l’initiative Grand Nokoué fait ses preuves, surtout avec une ville de Cotonou débarrassée de ses oripeaux et propre comme jamais. Cela étant, Luc Atrokpo a les ressources, avec 17 ans déjà à son actif d’expérience dans la gestion locale au service du développement. Car, il ne faut pas occulter que Luc Atrokpo, c’est depuis 2003 le premier adjoint au maire de Bohicon puis maire de la même ville depuis 2007. Atouts majeurs A son expérience d’édile de Bohicon, s’ajoute celle de président de l’Union des communes du Zou et de l’Association nationale des communes du Bénin. Sur le plan international, il a été premier vice-président du Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa, membre du Conseil d’administration de l’Association internationale des régions francophones, et membre des Réseaux de l’Association internationale des maires francophones. Cotonou a besoin d’un tel manager, de son expérience et de son carnet relationnel. Aussi, réputé pour sa proximité avec ses administrés à l’écoute de qui il aime être, Luc Atrokpo, nouveau maire de Cotonou, saura incarner la lumière que requiert une telle capitale, lui impulser les actions nécessaires pour la porter loin, lui donner la visibilité digne de son rang. L’atout majeur de Luc Atrokpo qui fait de lui l’édile providentiel pour Cotonou ? Sa proximité avec le pouvoir, sa volonté à transformer, à innover, suffisent aussi à miser sur ses capacités pour un Cotonou plus dynamique que l’image qui a été projetée de la capitale ces dernières années… Comme diraient les dévots, que Dieu lui prête santé. Actualités 23 avr. 2021


Journée des jeunes filles dans le secteur des Tic: Aurélie Adam Soulé Zoumarou prône l’autonomisation par le numérique
Engagée à réduire la fracture numérique liée au genre, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a procédé, ce jeudi 22 avril, à l’ouverture d’un webinaire dans le cadre de la célébration au Bénin de la Journée des jeunes filles dans le secteur des Tic. Au cours de cette rencontre, elle a rappelé les investissements du gouvernement béninois en infrastructures numériques avant de réitérer sa volonté d’œuvrer pour l’autonomisation des jeunes femmes par le numérique. Réuni autour du thème « Former les jeunes femmes aux métiers des Tic pour un avenir brillant: les leviers d’actions », un panel 100% féminin a animé un webinaire dans le cadre de la célébration au Bénin de la Journée des jeunes filles dans le secteur des Tic. Composé de Salwa Toko, présidente du Conseil Numérique (France), Rachel Orumor, vice-présidente à African Ictf, Country mentor à Google Developer, Chérifatou Abdoulaye, développeuse, responsable Recherche et Développement chez Sodson Corp, ce groupe de femmes inspirantes a partagé son expérience avec les jeunes filles dans le secteur des Tic. Pour Salwa Toko, beaucoup de femmes ont été à l’origine de plusieurs initiatives dans le domaine des Tic. Elle a insisté sur le fait qu’il faut mettre les femmes en avant dans le secteur afin d’inspirer celles qui doutent encore de son utilité. A l’ouverture du webinaire, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a rappelé l’objectif de cette journée instituée par la communauté internationale pour encourager les jeunes filles et les femmes en général à embrasser une carrière dans le secteur du numérique. « Elle est célébrée le quatrième jeudi du mois d’avril de chaque année dans tous les Etats membres de l’Union internationale des Télécommunications (Uit) », a-t-elle souligné. A l’en croire, la problématique des jeunes filles dans le secteur des Tic a toujours été au cœur des préoccupations du gouvernement de la République du Bénin. « La transformation digitale en cours dans notre pays depuis 2016 sous le leadership du président Patrice Talon, a abouti d’importants investissements en infrastructures numériques, et la mise en place de l’administration intelligente ‘’Smart Gouv’’, sources d’opportunité pour les jeunes en général et des jeunes filles en particulier », a-t-elle poursuivi. Selon elle, au-delà de ses nouveaux leviers, le secteur du numérique accorde une importance particulière à l'égalité entre les hommes et les femmes et à l'autonomisation des filles et des femmes par les Tic sur l'ensemble du territoire national. « A ce titre, nous œuvrons à ce que 50% des jeunes bénéficiaires des sessions de formation aux métiers du numérique que nous organisons gratuitement au Learning du ministère du Numérique et de la Digitalisation soient des femmes », a-t-elle fait remarquer. Plus de 5 000 femmes ont déjà bénéficié des formations offertes dans les 12 départements du Bénin, à l’occasion de l’initiative Bénin Digital Tour, selon la ministre du Numérique et de la Digitalisation. Enumérant les autres événements au profit de la gent féminine, notamment la compétition dénommée « Amazones du digital », elle se félicite des efforts consentis pour la réduction de la fracture numérique liée au genre au Bénin. « A l’ère de l’inclusion digitale, l’Etat, la famille, la société civile et les filles elles-mêmes devraient être les parties prenantes de l’accroissement de l’intérêt des jeunes femmes pour le secteur du numérique », a-t-elle conclu n Société 23 avr. 2021


Exposition «Etat d’esprit» à la Médiathèque des diasporas: Des œuvres engagées pour sensibiliser les jeunes
Charles d’Almeida alias Dal-c, jeune plasticien, présente ses œuvres à la Médiathèque des diasporas. L’exposition donne l’occasion de découvrir un artiste au futur prometteur qui s’exprime à travers des couleurs, ses émotions et des réalités de son temps. Les œuvres de Charles d’Almeida alias Dal-c s’apparentent à première vue à un travail de récupération. Le jeune artiste donne l’impression de faire de l’assemblage. Il faut donc voir ses œuvres de plus près pour constater qu’il s’agit d’une identité artistique en pleine construction. Il fait le choix des couleurs vives, les manipule à sa guise. Ses mélanges sont excessifs, mais tout aussi expressifs. En fait, c’est un jeune pinceau qui s’exprime derrière des images et des formes qui portent bien de messages. On reconnaît un travail de passionné. Une envie de s’exprimer à travers des bouches ouvertes çà et là sur plusieurs de ses tableaux. Sa technique est mixte et il oscille entre tableaux, sculptures et installations. Ses sculptures présentent de jeunes personnages identifiables à leurs paires de baskets, vieux jeans et dreadlocks. En réalité, tout le travail de ce jeune artiste renvoie à la jeunesse dont il peint les envies, les mots, les maux, les cris, les angoisses, les joies et sans doute les peines aussi. Mode de vie, faux amis, harcèlement sexuel, solidarité… constituent quelques-uns des titres de l’exposition qu’il présente depuis quelques jours à Cotonou. Autant l’exposition donne à découvrir son talent en pleine émulation, autant elle permet de se rendre à l’évidence que Charles d’Almeida est un artiste de talent, malgré son jeune âge. Il a en effet vu le jour en 1993 et est titulaire d’une Licence en technique commerciale et marketing de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam). « Dans cet univers où chacun apporte ses valeurs et normes, certains fanatiques refusent de faire preuve d'ouverture d'esprit et d'accepter leurs contemporains avec ce qu'ils ont de positif de leur culture. Cette intolérance est dénoncée par le travail que je développe », soutient l’artiste. Il se voit comme un défenseur de la mise en valeur des identités culturelles de chaque peuple. Pour lui, la protection d'un aspect d'une valeur culturelle ne doit pas constituer un frein à la compréhension et à l'acceptation d'une variance contraire. « Je défends la complémentarité des cultures », relève-t-il. Cette exposition est d’ailleurs intitulée "Etat d'esprit" et d’après son géniteur, il n’est rien d’autre qu’un cri d'alarme « pour dénoncer quelques travers qui sont justifiés par quelques esprits malins sous prétexte de respect d'une certaine norme désuète ». Découvrir un jeune artiste La posture de l’artiste ne s’éloigne pas trop des impressions qui se dégagent de son œuvre. Blaise Tchétchao, directeur des Arts et du Livre, fait partie des premiers visiteurs. « Je suis venu découvrir un jeune artiste. J’ai visité les œuvres et j’en ai profité pour encourager l’artiste parce que ce genre d’initiative doit être soutenu », laisse entendre cet homme averti du milieu des arts dont le souhait est que le public vienne voir son travail et lui apporte des critiques pour l’aider à s’améliorer et à grandir. « Pour ce qui est du regard critique que je porte sur son travail, je dois dire qu’il a réalisé des œuvres qui parlent. Il exprime des choses qui touchent à la jeunesse comme la délinquance, la violence… Il exprime aussi ce que pensent les jeunes de certains faits sociaux. Ce sont des tableaux qui poussent à la conscientisation et je peux dire que je commence à identifier la signature de l’artiste », relate le visiteur quelque peu satisfait. Jules Koukpodé, commissaire d’exposition, acteur introduit dans le milieu des arts plastiques le crédite lui aussi d’un avenir radieux. L’envie d’apprendre, l’humilité, l’ouverture d’esprit constituent des qualités de Charles d’Almeida alias Dal-c. Lesquelles devraient l’amener à aller à l’école des grands pour peaufiner, parfaire et polir son art et son œuvre. Culture 23 avr. 2021


Didier Hubert Madafimè, expert en environnement: « La restauration de la terre doit être un principe sacré »
Ce 22 avril, le monde entier voue un certain respect à la terre. A défaut d’une célébration discrète et sporadique, les hommes devraient plutôt vénérer cette ressource naturelle à l’instar des dieux, car ils y puisent l’essentiel de leur vie terrestre et y retournent encore à leur mort. C’est le point de vue que défend Didier Hubert Madafimè, expert en environnement, à l’occasion de la Journée mondiale de la terre. Il dénonce les comportements dégradants de l’homme envers la terre et indique des pistes pour sa restauration. La Nation : La communauté internationale célèbre, ce jeudi 22 avril, la Journée mondiale de la terre. Quelle importance revêt cette journée ? Didier Hubert Madafimè : De toutes les célébrations, la Journée mondiale de la terre devrait être la plus importante. La terre représente toute notre vie. Sans elle, point d’activité agricole. Tous les écosystèmes reposent sur elle. Nous retournons à la terre après notre passage terrestre. Malheureusement, on observe peu d’intérêt autour de cette ressource naturelle. Lorsque nous tombons malade, nous nous rendons à l’hôpital pour recevoir des soins, par contre quand la terre est malade, personne ne la soigne. Cette journée passe discrètement alors qu’on devrait saisir l’occasion pour sensibiliser les populations à l’utilisation des techniques qui la protègent, comme les plantes fertilisantes. Comment sait-on que la terre devient malade ? Les maladies de la terre sautent à l’œil. En temps normal, elle doit répondre à un certain nombre de critères. Elle ne doit pas être dégradée. Dans le cadre des productions agricoles, on doit éviter les produits chimiques qui l’altèrent. On tire l’essentiel de la terre, mais on ne lui accorde aucun respect. Tous les jours, nous devons vénérer la terre. Voulez-vous dire qu’il faut vénérer la terre comme un dieu ? La terre est un dieu. L’humanité vit sur la terre. Et toutes nos activités gravitent autour d’elle. La terre est aujourd’hui menacée, du fait des pressions anthropiques. Au même moment, on la qualifie de ressource nourricière ? Comment peut-on comprendre ce contraste ? Le contraste est né de la poussée démographique à l’échelle mondiale. Il est question aujourd’hui de nourrir plusieurs bouches. A partir de cet instant, les hommes ont commencé par en faire une utilisation exagérée, car pour augmenter les rendements agricoles, il fallait lui apporter des nutriments. D’où la naissance des problèmes que l’homme a créés à cette ressource naturelle. A force de couper tous les arbres dans le cadre des plantations, on expose la terre aux aléas climatiques. Or, les changements climatiques sont des facteurs aggravants. On peut produire sur de petits espaces et augmenter le rendement. Lorsque la terre sur laquelle le paysan cultive devient infertile, il quitte cette terre pour occuper un autre espace, laissant sa première ressource de production au gré des aléas. Du nord au sud, des terres sont à la fois moyennement et fortement dégradées. L’effort qui doit accompagner cette dégradation ne suit pas. Nous ne sommes pas un pays désertique, mais nous avons déjà commencé par ressentir les effets du désert, étant donné que nos terres subissent également des dégradations et que nous sommes à proximité des pays désertiques. Il y a trop d’exagération de l’homme sur la terre. Au Sommet de Rio en 1992, plusieurs conventions ont été ratifiées sur le changement climatique, la biodiversité et l’environnement. Mais les lignes n’ont pas vraiment bougé. Chaque pays gère la terre comme il l’entend. Il existe des techniques pour sauver la terre, mais qui sont peu expérimentées. Il n’existe pas une politique de sauvegarde ou de restauration de la terre. La Journée mondiale de la terre est à sa 50e édition cette année. Faudra-t-il encore peut-être 50 ans voire 100 ans avant que l’homme ne prenne conscience des préjudices qu’il fait subir à la terre ? Si nous ne revoyons pas nos comportements vis-à-vis de la terre, nous risquons de manquer d’espace pour vivre un jour. Chaque pays devrait revoir sa politique de conservation de la terre. Après la ratification des trois conventions que j’ai évoquées plus haut, les pays européens ont refusé de mettre en place la Convention sur la dégradation des terres. Aujourd’hui, les nations investissent beaucoup dans les préoccupations liées au changement climatique, parce qu’elles savent que les effets n’épargnent aucun pays. La biodiversité est préservée ailleurs en vue de mieux faire face aux maladies émergentes. La dégradation des terres concerne notamment l’Afrique et l’Asie. L’Afrique peine à mettre en place les outils pour faire avancer les problèmes liés à la terre. Doit-on comprendre que les bonnes pratiques tardent à faire école en Afrique ? Au Burkina Faso par exemple, la technique du ‘’Zaï’’ est privilégiée par les paysans. Il s’agit d’une pratique ancestrale dans ce pays. Les paysans font des poquets dans lesquels ils mettent des déchets de telle sorte que l’intérieur de ces poquets est toujours humide même en saison sèche. Ces paysans allient les pratiques ancestrales et modernes pour en tirer le meilleur de leurs productions agricoles. Cette technique exige beaucoup d’efforts mais elle permet de sauver la terre, en produisant sur un espace réduit et d’avoir un rendement élevé. Dans notre pays, quelques Ong apprennent aux paysans cette technique. Les paysans préfèrent utiliser les engrais pour rapidement sauver leurs cultures. Or, les engrais qu’ils utilisent, détruisent la terre au bout d’un temps. Ce qui explique le nomadisme des paysans lors des plantations. Si rien n’est fait pour renverser la tendance, l’humanité court à sa perte. Le désert va s’installer partout. Quelles actions fortes les pays peuvent-ils mettre en place pour redonner vie à la terre ? La restauration de la terre doit être un principe sacré. Il faut redonner vie à toutes les terres dégradées. A la Cop22 au Maroc, des Ong ont manifesté leur volonté à soutenir le Bénin dans cet élan. Il est possible de sauver les terres dégradées. Il suffit juste d’avoir la volonté. Environnement 22 avr. 2021


Ecolo four Dev: Une initiative de gestion intelligente des déchets solides ménagers
En collaboration avec ses partenaires, la fondation Gnidéhoué initie un écolo-kathon sur le thème central ‘’Économie des déchets’’, dénommé «?Ecolo4Dev?», pour inciter des jeunes à la création d’applications mobiles innovantes pouvant faciliter la gestion écoresponsable des déchets. «?Ecolo4Dev?», initiative de la fondation Gnidéhoué, vise à inciter à la création et au développement de solutions mobiles innovantes et accessibles aux usages numériques des citoyens, quel que soit leur niveau intellectuel et la ville dans laquelle ils résident. Cette initiative permettra également d’accompagner les communes dans la gestion écoresponsable des déchets produits sur leurs territoires, contribuera au développement d’une économie circulaire autour du recyclage, de la réparation ou de la réutilisation de certains déchets ménagers. Selon la présidente de la fondation, Christelle Gnidéhoué, pendant une semaine, des équipes composées de cinq ou sept jeunes de différents profils s’affronteront pour créer des applications mobiles innovantes sur deux thématiques. La première porte sur la gestion écoresponsable des déchets numériques, la seconde est relative à la gestion écoresponsable des déchets ménagers. «?A moyen et long termes, les équipes lauréates seront accompagnées dans la mise en œuvre de leurs solutions en vue de développer un réel « Green Business » tout en contribuant activement à la protection de la biodiversité au Bénin et dans la région ouest-africaine. Dans cette dynamique, les solutions devront être duplicables dans n’importe quel pays subsaharien ayant les mêmes spéci?cités?», a informé Christelle Gnidéhoué. Elle a souligné que la gestion durable de ces déchets, dès maintenant, à travers la mise en œuvre de mécanismes innovants, serait salutaire pour le bien-être de la biodiversité dont nous tirons le maximum de profit pour satisfaire nos besoins vitaux à savoir la respiration, la nourriture, le vêtement, le logement, la boisson … «?Nul ne saurait être de trop dans la réalisation de cette cause commune », informe la présidente Christelle Gnidéhoué dont la fondation a été soutenue dans cette perspective par des partenaires. Créée en 2012, la fondation s’engage à promouvoir l’écocitoyenneté auprès des jeunes en milieu scolaire, à œuvrer pour la conservation de la nature et la gestion durable du cadre de vie, au développement d’une culture environnementale au Bénin à travers diverses activités. Elle participe depuis lors aux efforts nationaux de lutte contre le changement climatique et au reboisement des centres urbains et périurbains. Elle contribue aussi à la promotion de la culture environnementale en développant chez les citoyens les réflexes écoresponsables et s’investit dans plusieurs campagnes de sensibilisation dans les écoles, les universités, les médias et des communautés rurales, selon Christelle Gnidéhoué. Environnement 22 avr. 2021


Distribution des cartes d’identité biométriques: L’opération gagne le département du Borgou
Le gestionnaire mandataire de l'Agence nationale d'identification des personnes (Anip), Cyrille Gougbédji, a procédé hier, mercredi 21 avril à la salle de conférence de la préfecture de Parakou, au lancement officiel de la distribution des cartes d'identité biométriques pour le compte du Borgou. C'est en présence des maires du département et de certains responsables des services déconcentrés de l'Etat. Au total, 491 cartes d'identité biométriques dont 314 pour la seule municipalité de Parakou, seront distribuées à partir de ce jour pour les requérants du Borgou. C’est ce qui ressort de la cérémonie de lancement officiel pour le compte du département effectuée hier, mercredi 21 avril à Parakou, par le gestionnaire mandataire de l'Agence nationale d'identification des personnes (Anip), Cyrille Gougbédji. En effet, la carte d'identité biométrique est le fruit des réformes entreprises par le gouvernement de la « Rupture », dans le domaine de l'état-civil au Bénin, depuis quelques années. Elle allie innovation, sécurisation et efficacité à travers l'identification des personnes, dans une démarche d'inclusion sociale. Le gestionnaire mandataire de l'Anip s'est réjoui d'être avec les maires pour le lancement de la distribution des cartes d'identité biométriques. Ce qui vient mettre un terme aux inquiétudes justifiées de certains requérants. Les différentes réformes du système d'identification visent in fine l'assainissement de l'état-civil afin d'en faire un véritable outil de développement socioéconomique du Bénin. Il a remercié tous ceux et celles qui n'ont ménagé aucun effort pour le succès des réformes, avant de procéder à la remise de cartes. « Le lancement de la distribution des cartes d'identité biométriques dans le Borgou est la preuve de la poursuite du déroulement du Pag avec un fort impact sur le social », a indiqué le secrétaire général de la préfecture du Borgou, Sanni Bio Bayé. Il a exhorté les maires à sensibiliser les populations de leur commune respective sur les réformes de l'état-civil et à aller retirer leurs cartes d'identité biométriques. Car, a-t-il insisté, le gouvernement a fait de la question de l'état-civil, une préoccupation majeure. Le maire de Parakou, Inoussa Chabi Zimé, s'est dit heureux d'accueillir la délégation de l'Anip qui vient procéder à la remise des cartes d'identité biométriques. En dépit des nombreux avantages de la carte d'identité biométrique, le locataire de l'hôtel de ville de Parakou n'a pas manqué de lever le voile sur les écueils de la réforme qui ne plaident pas en faveur de son adhésion massive dans le rang des populations. Il a évoqué le coût d'établissement élevé et le délai. A cet effet, il a exhorté le gestionnaire mandataire de l'Anip à s'investir dans les recherches de solutions à cette fin. Société 22 avr. 2021


Redéploiement à la Police républicaine: La direction départementale du Borgou impactée
La Police républicaine a connu, mardi 20 avril dernier, la mutation de 16 de ses officiers supérieurs et de 31 de ses officiers subalternes. Comme bien de ses directions départementales, celle du Borgou n’a pas été épargnée. Le directeur général de la Police républicaine, le contrôleur général de police Soumaïla Yaya, a procédé, mardi 20 avril dernier, à des nominations. C’est à la faveur de ses décisions N° 2021/053/DGPR/SG/DRHC/SA du 20 avril 2021 portant mutation de 31 officiers subalternes de la Police républicaine et N° 2021/052/DGPR/SG/DRHC/SA du 20 avril 2021 portant mutation de 16 officiers supérieurs de la Police républicaine. La direction départementale de la police républicaine du Borgou a été atteinte à sa tête par la bourrasque qui a soufflé. Elle a désormais un nouveau directeur. En effet, c’est le commissaire divisionnaire de police Lambert Ablo qui vient d’être nommé en remplacement de son collègue Houndé Sédou. Ce dernier, nommé à ce poste le 31 mars 2020, est appelé à de nouvelles fonctions par la hiérarchie policière. Après y avoir passé un an, il rejoint la Direction de la Planification et des Statistiques pour emploi. Dans la foulée, son adjoint a également été emporté, puis remplacé par le commissaire principal de police, Alain Bamènou. Le commissaire central de Parakou a également été prié de céder son fauteuil au commissaire principal de police Abassi Djima Daouda. Il en est de même pour le commissariat du 3e arrondissement de Parakou désormais commandé par le commissaire de police de première classe Koffi Ambroise Hounhouédo. Quant au commissariat spécial de l’aéroport de Tourou, il a été confié au commissaire de police de première classe Sènanou Ambroise Tolomè. Société 22 avr. 2021


Présidentielle 2021 : Le duo Talon-Talata définitivement élu
La Cour constitutionnelle vient de proclamer ce mercredi 21 avril les résultats définitifs de l'élection présidentielle du 11 avril dernier. Sans surprise, le duo Patrice Talon et Mariam Talata Chabi a définitivement été déclaré élu et entrera en fonction le 23 mai prochain. Sont élus, respectivement dans les fonctions de président de la République et de vice-président de la République, Patrice Athanase Guillaume Talon et Mariam Talata Chabi. C’est la substance de la décision portant proclamation des résultats définitifs de l'élection présidentielle du 11 avril. Donnant lecture de ladite décision Joseph Dogbénou, président de la Cour constitutionnelle fait noter qu’aucune contestation n'a été déposée au greffe de la Cour par les candidats concurrents. De même, la Cour n’a relevé aucune irrégularité de nature à porter atteinte à la sincérité du scrutin et à induire son annulation. C’est par suite que la Haute juridiction déclare définitivement élu le duo Patrice Talon et Mariam Talata. La Cour rappelle que le mandat du président de la République en exercice, conformément à l’article 157 de la Constitution, expire le 23 mai 2021 à 00h, date et heure où prend instantanément effet le mandat du président élu. Politique 22 avr. 2021


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