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Nouvelles

Observation du scrutin du 11 avril : Djogbénou en visite dans les Q.g. électoraux des Osc
Le président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou, a visité, ce samedi 10 avril, à Cotonou, les deux différents Q.g. électoraux des Organisations de la société civile (Osc), installés dans le cadre de l’observation de la présidentielle de ce dimanche. Il s’y est rendu pour s’imprégner de leur fonctionnement et encourager les acteurs. Le premier quartier général (Q.g.) d’observateurs de la société civile béninoise, visité par le président de la Cour constitutionnelle, est la « Salle de situation électorale » de la Plateforme électorale des Osc du Bénin, installée dans un hôtel à Cotonou. A ce niveau, les préparatifs vont bon train. Ils sont conduits, entre autres, par Léontine Idohou et Fatoumata Batoko Zossou, présidente de la Plateforme électorale des Osc. Avec elles, le président de la Cour constitutionnelle a parcouru les différents niveaux de traitement des données. Après cette étape, Pr Joseph Djogbénou s’est rendu au quartier général de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (​Coscep) qui mène ses activités d’observation électorale, dans un autre hôtel à Cotonou. Sous la conduite des responsables des lieux, Carmen Gaba, Coordinatrice de la Coscep et Justin Semassoussi, Secrétaire national du Centre afrika obota (Cao), le président de la Cour constitutionnelle a fait le tour des niveaux de traitement des données de la « Command center ». Durant ses deux visites, Pr Joseph Djogbénou a eu droit à des explications sur le fonctionnement de chacune des deux différentes missions d’observation électorale qui informent avoir déployé, chacun de son côté, des observateurs dans les 546 arrondissements que compte le pays. Pour ces deux différents déplacements, que cela soit à la « Salle de situation électorale » ou à la « Command center », le discours du président de la Cour constitutionnelle est resté le même. Il a fait savoir aux acteurs des deux structures qu’il est passé pour saluer leurs présences respectives, les féliciter et les encourager pour avoir initié et accepté de mener cette action nécessaire. « L’action de la société civile est une action nécessaire à la transparence et la qualité recherchée de l’élection. Elle complète, bien entendu, l’action des pouvoirs publics et elle a toujours existé, elle s’est maintenue, vous en êtes les porteurs, et je vous félicite et vous encourage d’avoir accepté de consacrer votre temps pour cela… Nous sommes tous sur le même bateau et nous fournissons chacun des efforts pour que ça puisse être maintenu et qu’aucun vent difficile ne le fasse chavirer. Donc, votre action est importante autant que celle de la Cour constitutionnelle, par exemple », a indiqué Pr Joseph Djogbénou. Il rappelle que la Haute juridiction assure une permanence depuis hier à son siège à Cotonou, dans le cadre de l’élection, et qu’elle veillera également. Le président de la Cour constitutionnelle a aussi fait part de la disponibilité de son institution à accompagner les deux missions d’observation électorale des Osc, conformément à ses prérogatives. Actualités 11 avr. 2021


Organisation de l’Election Présidentielle: Le matériel électoral convoyé vers les arrondissements dans l’Ouémé
En prélude au scrutin de demain, dimanche 11 avril, le matériel électoral est déjà présent depuis vendredi 9 avril dans les communes du département de l’Ouémé. Rodolphe Abadji, secrétaire général de la mairie d’Adjohoun, se réjouit du bon déroulement du processus et de la collaboration entre les différentes institutions chargées de l’organisation du scrutin. Pour lui, cette synergie d’action a favorisé le convoiement du matériel à bonne date.  « Nous nous conformons aux directives des institutions chargées d’organiser cette élection et tout se passe dans les règles de l’art », a-t-il déclaré.  Louis Affaton, point focal de la Cena dans la commune de Bonou, compte sur les forces de l’ordre et de sécurité pour réussir sa mission.  Sur instruction de leur hiérarchie, ces dernières ont aidé tous les points focaux de la Commission électorale nationale autonome ( Cena) à répartir les matériels sensible et  lourd. De Bonou à Missérété en passant  par Porto-Novo Adjohoun Dangbo, Avrankou, Adjarra et Sèmè-Kpodji,  elles veillent au déploiement du matériel électoral vers leurs arrondissements. « Nous avons échangé avec les commissaires qui assurent la sécurité du matériel », a-t-il déclaré. Emile Tiyo, secrétaire général de la mairie de Bonou, se félicite de la paix qui règne dans sa commune depuis le lancement du processus. « Tout se passe bien, nous n’avons enregistré aucun incident », a-t-il rassuré. Rencontré dans les locaux de la mairie de Bonou, Bolyvras Djitrinou, coordonnateur d’arrondissement Damé-Wogon, rassure que le matériel mis à sa disposition est gardé en lieu sûr suivant les dispostitions de la loi. Selon lui, tous les membres des bureaux ont été formés et sont prêts pour les opérations. « Nous travaillons en parfaite harmonie avec la police qui ne ménage aucun effort à nous soutenir depuis notre arrivée » a-t-il confié. Actualités 11 avr. 2021


Élection Présidentielle 2021:  Retour à la vie normale après des jours de campagne animée  
Les duos candidats pour l’élection présidentielle de demain, dimanche 11 avril, ont fini avec la campagne électorale depuis ce vendredi 9 avril à minuit dans le département de l’Ouémé. De Porto-Novo à Adjohoun en passant par Dangbo, Adjarra et Missérété, plus d’affiches sur les grands carrefours, ni de caravanes sur les rues. La vie a repris son cours normal après deux semaines de campagne électorale mouvementée dans les communes du département de l’Ouémé. Plus d’affiches sur les grands carrefours, ni de mobilisation d’électeurs sur les places publiques.  C’est un calme plat qui règne depuis minuit dans les communes de l’Ouémé. Les partis ou mouvements soutenant les duos candidats ont pris leurs dispositions pour enlever les affiches et autres attributs à l’effigie des trois duos candidats. « Nous avons été sollicités pour retirer toutes les affiches de la ville », confie Aristide Gnansounou réquisitionné pour ce job au carrefour du Cinquantenaire à 23h30 ce vendredi. Les agents de la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité du Grand Nokoué (Sgds-Gn) chargée de nettoyer  les rues de la capitale ont été surpris un peu à une heure en train de remettre toutes les artères de la ville au propre.  Au carrefour Adjarra Docodji, plus d’ambiance de campagne. Les discothèques et les véhicules qui distillaient de la musique à la gloire des duos ont rangé leurs matériels. Certains se réjouissent du retour à la situation normale après avoir subi la pollution sonore durant ces jours de campagne.  « Tout est rentré dans l’ordre maintenant, nous allons à présent entendre moins du bruit», se réjouit Jean Lokossou, rencontré de retour de sport ce samedi matin. A Adjohoun comme à Avrankou, les banderoles et les panneaux publicitaires de campagne ont disparu. A la Maison des Jeunes de Sèmè-Kpodji, les coordonnateurs d’arrondissement forment les derniers agents électoraux tandis que sous un arbre à palabres, les conducteurs de taxi-motos, acteurs majeurs de la campagne de certains candidats, n’attendent que demain dimanche pour exprimer leurs suffrages. Politique 10 avr. 2021


Présidentielle du 11 avril : Les régulateurs des médias de l’espace Uemoa chez Tiando
Une forte délégation de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel de l’espace Uemoa a été reçue, dans la matinée de ce vendredi, par les membres du bureau de la Céna. Les échanges ont porté sur les préparatifs de la présidentielle du dimanche prochain. La plateforme est repartie, rassurée des dispositions prises pour le bon déroulement du scrutin. « Je voudrais au nom de toutes les délégations de l’Afrique de l’ouest, de l’Afrique centrale et du Maghreb, qui représentent les institutions chargées de la régulation des médias qui sont là pour participer aux côtés de la Haac, à la supervision de la couverture médiatique des activités des candidats à l’élection présidentielle du 11 avril. Notre mission se situe dans le cadre des échanges et des partages d’expériences que nous avons institués au sein de la plateforme des pays membres de l’Uemoa mais nous sommes aussi accompagnés par notre collègue du Congo Brazzaville et notre collègue de la Tunisie », explique Fodié Touré, président de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel de l’espace Uemoa et président de la Haute autorité de la communication du Mali. Satisfait de la rencontre avec le bureau de la Céna, Fodié Touré estime que les dispositions qui ont été prises tant par la Haac que par la Céna, rassurent sa délégation à plus d’un titre. Il apprécie de fort belle manière l’expérience du Bénin qui « s’est forgée au fil des années et permet à la Céna de prendre les dispositions qui garantissent la transparence, l’intégrité, la sincérité et la transparence du scrutin du dimanche prochain ». Le président de la plateforme souhaite, pour finir, que l’élection se déroule dans le calme, et qu’au terme du scrutin, les résultats qui seront proclamés provisoirement par la Céna, et définitivement par la Cour constitutionnelle, soient des résultats acceptés par tous, et que le seul vainqueur soit le peuple béninois. Actualités 10 avr. 2021


Campagne électorale dans le Mono: Un déroulement sans heurt majeur en dépit de la psychose
Plus de peur que de mal ! La campagne électorale en vue de la présidentielle du dimanche prochain s’achève sans accroc majeur dans le département du Mono. Sans entrave, les équipes de campagne des trois duos en lice pour la présidentielle du 11 avril prochain ont sillonné les six communes du département Mono et leurs arrondissements, quartiers de ville, villages et hameaux pour prêcher pour leur paroisse. La propagande électorale s’est globalement déroulée dans une ambiance bon enfant, à l’instar de l’embrassade entre le candidat Corentin Kohoué de la dynamique Restaurer la confiance (Rlc) et le maire Cyriaque Domingo de Houéyogbé, militant pour le duo Talon-Talata. Ils se sont croisés mardi 6 avril dernier à hauteur du siège de l’arrondissement de Doutou et ont longuement échangé. Cependant, des groupes de campagne ont essuyé des invectives d’individus, notamment ce jeudi à Comè au meeting de l’Union progressiste (Up) en campagne pour le duo Talon-Talata. Pour sa part, le candidat Corentin Kohoué s’est plaint de la destruction des affiches de son duo alors qu’il dit n’en avoir pas mis suffisamment, faute de moyens. Aussi, des manifestations de protestation ont eu lieu, dans la nuit du 5 au 6 avril, avec des pneus brûlés sur la chaussée notamment à Doutou et à Dahè, commune de Houéyogbé, dans la polémique liée à la prorogation du mandat du président en exercice de 45 jours. Au lendemain de ces manifestations, et eu égard aux échauffourées dans d’autres localités du pays, l’équipe de campagne du candidat à la vice-présidence, Paul Hounkpè, a dû enlever les affiches sur les voitures de son cortège, pour ne pas s’attirer les foudres de gens malintentionnés. Mais la psychose s’est quelque peu dissipée, et il a poursuivi les rencontres de proximité avec ses potentiels électeurs. La campagne a pris fin en apothéose dans le département du Mono avec des caravanes sonorisées un peu partout, de géants meetings de l’Up à Comè, Bopa et Athiémé et un concert à Lokossa pour le duo Talon-Talata. Quoique ce ne fût pas la grande effervescence d’antan, certainement du fait qu’on ait seulement trois candidatures contre une vingtaine, voire une trentaine ou plus par le passé, la messe est dite. Les regards sont tournés vers le scrutin du dimanche 11 avril prochain qui permettra de connaître le successeur de Patrice Talon qui rempile. Actualités 09 avr. 2021


Entretien à bâtons rompus avec Hygin Kakaï, politiste : « Le système de parrainage a poli le jeu électoral »
Professeur agrégé de science politique et vice-doyen de la Faculté de droit et de science politique (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), Hygin Kakaï, observe que le système de parrainages qui suscite de vives controverses a permis plutôt de polir le jeu électoral au Bénin. Le politiste apprécie ici l’actualité liée à la présidentielle de 2021 et la mise en œuvre des réformes du système partisan. La Nation : De 33 candidats en 2016, 14 en 2011, 26 en 2006, 17 en 2001, 13 en 1991, l’élection présidentielle du 11 avril 2021 ne compte en lice que trois duos candidats. De votre position de politiste, peut-on dire que c’est une avancée ou un recul démocratique ? Professeur Hygin Kakaï : C’est une bonne question. Tous les Béninois déploraient la multiplicité de candidatures à l’élection présidentielle au Bénin. Par le passé, tous les acteurs et analystes politiques stigmatisaient les candidatures pléthoriques. Ce qui suppose que, dans le fond, ces candidatures ne faisaient pas avancer la démocratie. On observe que nous avions des candidatures attendues ou espérées, des candidatures spontanées, des candidatures fantaisistes et des candidatures négligeables. C’est une typologie que moi-même j’ai pu concevoir en analysant la sociologie de la présidentielle au Bénin. Si on se réfère à une autre typologie, celle de Pascal Jean en ce qui concerne la France, nous avions des candidats figurants qui n’existent pas politiquement; nous avons des candidats espoirs, ceux-là se présentent à l’élection présidentielle pour jauger leur légitimité, et nous avons enfin des têtes d’affiche qui sont des potentiels et réels candidats. Tous les acteurs et les analystes politiques étaient dès lors soucieux d’une rationalisation de ce fait. C’est pour cela que la mise en place du système de parrainage qui a permis de recentrer le nombre de candidatures à l’élection présidentielle ne peut pas être perçue comme un frein à la démocratie mais, à mon avis, comme une avancée. Car, quand bien même des candidatures ont été recalées, nous avions eu des candidats qui ont une certaine potentialité et sont connus sur l’échiquier national. Mieux, le citoyen se fait simplement une idée des candidatures qui pourraient être retenues par la Commission électorale nationale autonome. A mon avis, on ne peut parler ni d’un recul démocratique, ni d’une stagnation, mais plutôt d’une avancée du processus démocratique. Paraphrasant le Professeur Francis Akindès de la Côte d’Ivoire, je dirai que le successeur de Boni Yayi devrait faire le choix d’être impopulaire et ce, dans la perspective de restaurer l’Etat démocratique. Je crois que Patrice Talon a fait librement cette option volontariste de servir l’Etat ; c’est un choix individualiste et rationnel que les Béninois seront capables de saisir dans un temps à venir. Le changement dans les politiques publiques s’accompagne toujours des facteurs de résistance. A vous entendre, la réforme du système partisan intervenue en 2018 était opportune… C’est une réforme à encourager, même si elle n’est pas parfaite. Elle est humaine. Toute réforme est perfectible. J’estime qu’il faut l’expérimenter. Je pense que ce n’est pas un recul, si on opte notamment pour l’expérience du duo présidentiel. Car, la démocratie est un jeu d’acteurs. A partir de ce moment, comme dans les démocraties anciennes et les grandes démocraties, elle a l’obligation de s’adapter aux réformes. Le processus démocratique est évolutif. Nous pouvons faire des expériences et en cours de chemin, opérer quelques corrections à nos pratiques. L’avantage majeur d’avoir quelques candidats à la présidentielle de 2021 est que le citoyen-électeur sera plus éclairé, judicieux et conscient de son choix, plutôt que de faire recours à des faits religieux ou ethniques comme des déterminants de vote. Il peut facilement apprécier la personnalité du candidat, analyser sa vision et enfin, faire un choix rationnel ; je parlerai de l’électeur rationnel. En dehors de l’innovation relative au duo présidentiel, il y a aussi l’exigence de parrainage des candidats par des élus (maires et députés) expérimenté pour la première fois à une présidentielle au Bénin. Comment l’appréciez-vous ? Le système de parrainage permet de filtrer et de polir le jeu électoral. Supposons 20 duos pour une élection présidentielle, c’est demander au même citoyen-électeur de choisir un candidat parmi tant de personnes. Il lui sera difficile de faire un choix judicieux. Le fait démocratique a besoin d’être rationnalisé, d’où un changement des objectifs de la politique électorale devient nécessaire. Elle n’est pas un fait ex-nihilo. Certes, il y a eu la Conférence nationale de février 1990 qui a opté pour le pluralisme politique mais cette option répondait beaucoup plus aux négations obtenues sous la période révolutionnaire. Du coup, le système pluraliste qui dure depuis 1990 au Bénin a besoin d’être repensé pour être performant. Plus de 250 partis politiques et 33 candidatures à une élection présidentielle, c’est un émiettement de la classe politique. Un tel contexte sonnait la fin des partis politiques. Êtes-vous d’avis avec ceux qui pensent qu’au nom du respect de nos institutions, surtout à la fonction présidentielle, le législateur doit prendre ses responsabilités en allant plus loin pour prévoir dans le code électoral des dispositions pénales, afin de décourager à l’avenir les candidats plaisantins ? Non, je crois qu’il ne faut pas pénaliser, puisque la Commission électorale nationale autonome (Cena) peut faire le tri. De même, du moment où le code électoral a prévu les critères, tout individu qui se rend compte qu’un candidat n’a pas rempli toutes les conditions procède lui-même au tri. Avant que la Cena ne publie la liste des candidatures retenues, la plupart des Béninois savaient déjà qui pouvait être candidat et qui ne pouvait pas l’être. Avec le temps, cette mauvaise pratique va se corriger. Car, tout changement engendre des résistances. Les acteurs ont déjà pris certaines habitudes et ont des intérêts en jeu, c’est avec le temps qu’ils vont s’adapter aux nouveaux comportements qui paraissent brusquement dans le système social que constitue l’élection. Je crois que d’ici deux élections présidentielles, ces types de comportements vont disparaitre. Certes, une procédure judiciaire peut bien être enclenchée contre les intéressés, mais je pense qu’il ne faut pas pénaliser, pour laisser une porte de sortie aux uns et aux autres. 17 des 20 candidatures enregistrées par la Cena ont été recalées, notamment pour défaut de parrainages. Qu’en dites-vous ? Je pense que dans une certaine mesure. Ces candidats qui n’ont pas pu capter les parrainages doivent s’en prendre à eux-mêmes. J’ai appris qu’un groupe politique a saisi par voie d’huissier le président d’un parti politique. Je pense que même pour la courtoisie et pour les relations de sociabilité qui existent entre les Béninois, ce n’est pas par voie d’huissier qu’il faut saisir le chef d’une formation politique et demander les parrainages. Les Béninois ont l’habitude de se parler. Même en contexte de crise, ils trouvent les voies de médiation sociale pour échanger entre eux. À partir de ce moment, ces candidats devraient faire le pas vers ces partis politiques pour demander les parrainages. Si ces derniers ne donnaient rien, on aurait compris. Mais rester dans une posture intransigeante pour exiger des parrainages par voie d’huissier, cela ne me paraît pas trop suffisamment réfléchi. Car, si l’on voudrait avoir quelque chose de quelqu’un, il est judicieux d’en faire la démarche socialisante vers lui, au lieu d’entreprendre une procédure totalement formelle, sachant que l’intéressé détient ce qu’il faut et a le dernier mot. L’autre chose qui a surtout bouleversé les candidatures, ce n’est même pas les parrainages. C’est la constitution des duos présidentiels. Les ténors des formations politiques, notamment ceux de l’opposition, ont en effet passé le clair de leur temps à se battre entre eux. On a vu comment tel front a désigné tel candidat ; le même jour on change et le lendemain on change à nouveau. De quel temps disposent finalement les partis politiques de l’opposition pour aller négocier les parrainages quand ils ont passé tout leur temps à constituer et à reconstituer les équipes en leur propre sein ? Déjà, il y a eu des sanctions à l’interne. En principe, les formations politiques aussi bien de la mouvance que de l’opposition devraient constituer les duos depuis un bon moment au point où, si les négociations politiques en termes de captation de parrainages échouent, le peuple prendra à témoin les formations politiques qui refuseraient de mettre à la disposition des autres cette pièce capitale. Avec les trois duos retenus, peut-on dire que le pari d’une élection présidentielle inclusive est gagné ? Je pense qu’il s’agira d’une élection inclusive à partir du moment où le camp présidentiel qui détient la grande majorité des parrainages nous a permis d’avoir d’autres duos en lice. Les trois duos ont leur autonomie de battre campagne sur l’ensemble du territoire national qui constitue ici la circonscription électorale. Le système électoral demeure ainsi ouvert. S’il était fermé, on allait dire que le processus n’était pas inclusif. Mieux, on constate que la Cena dispose d’assez de temps pour conduire le processus électoral. L’élection présidentielle a lieu le 11 avril 2021 et les candidats sont définitivement connus depuis le 22 février 2021. Ainsi, près de deux mois avant le scrutin, on connait déjà les candidats. Je crois que c’est une bonne réforme même si elle est perfectible. Par le passé, c’est peut-être à quelques instants du scrutin que les candidatures seraient rendues publiques. La réforme permet aujourd’hui à chaque électeur béninois de suivre le discours, les faits et gestes des candidats sur le terrain. Il a le temps de fouiller dans la vie politique de ces candidats pour se faire une idée de la personne pour qui il va voter. Je pense que l’opposition politique béninoise doit éviter de se prendre pour une victime. Elle devrait élaborer des stratégies qu’il faut pour contrer la mouvance. Dans aucun Etat, on ne verra une mouvance qui ouvre les portes pour accepter l’opposition. Cela n’existe nulle part au monde. Dans tous les pays où l’opposition politique se prend pour une victime, cela ne donne rien. On peut faire des colloques, des conférences publiques, etc. pour dénoncer et se victimiser, mais la portée est très limitée. Il s’agit d’une instrumentalisation de l’électeur. Il faut que les opposants béninois développent des stratégies de conquête du pouvoir et de l’alternance politique. À mon avis, lorsqu’ils savent que le terrain ne leur est pas favorable pour la captation des parrainages, ils devraient prendre très tôt leurs dispositions pour ficeler leurs candidatures et négocier les parrainages à temps, avec les partis politiques de la mouvance. Maintenant, si ces négociations échouent, le peuple verra que dans le fond, le système de parrainage n’est pas ouvert. Que diriez-vous en guise de conclusion ? Il faut que les acteurs politiques évitent la violence électorale. Car, ces derniers jours, la tension politique est vive mais il ne faut pas que l’on aille loin. Il faut que l’on s’arrête à l’étape de contestations puisque le peuple béninois demeure un et unique. Actualités 09 avr. 2021


Observation de la présidentielle du 11 avril: Trois missions au cabinet de Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou, a reçu, ce jeudi 8 avril, trois délégations de mission d’observation électorale dans le cadre de la présidentielle du dimanche prochain. Il s’agit respectivement de la mission de contact et d’information de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), et des missions d’observation électorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) puis du Conseil de l’entente (Ce). Trois missions d’observation électorale étaient hier jeudi, au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou, dans le cadre de la présidentielle du 11 avril. La première à être reçue par le président de la haute juridiction est celle de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), conduite par Minata Samate Cessouma. Au sortir de l’audience, la cheffe de la mission de l’Oif, explique qu’elle conduit une mission de contact et d’information. « Nous sommes une mission de contact et d’information dépêchée par madame la Secrétaire générale de l’Oif dans le cadre du processus électoral au Bénin. Une mission de contact et d’information, une mission d’accompagnement dans le cadre de la déclaration de Bamako qui a été acceptée par l’ensemble de nos Etats membres, qui prévoit que nous puissions être aux côtés des Etats membres sur les questions de démocratie, de gouvernance, de droits de l’homme, électorales… Nous n’observons pas en tant que tel comme le font la Cedeao et l’Ua, mais nous sommes là également pour faire ce travail, pour être aux côtés de nos pays pour les accompagner… », précise la cheffe de la délégation. Elle souligne que les échanges avec le président de la Cour constitutionnelle ont porté sur les préparatifs du scrutin et comment l’Oif peut aider à pallier les difficultés éventuelles. « Comme vous le savez, la Cour constitutionnelle du Bénin joue un important rôle dans le processus électoral, c’était de bon droit pour nous de rencontrer son président pour échanger avec lui sur l’organisation du processus, ce qui est prévu et surtout s’il y a des difficultés, et comment l’Oif peut être aux côtés des acteurs politiques béninois pour nous assurer que nous aurons une élection sans difficulté majeure. Il y va de l’intérêt pas uniquement du Bénin mais également de tous les Etats membres de l’Oif et du continent africain… », informe Minata Samate Cessouma. A la fin de la mission, souligne-t-elle, « des recommandations seront formulées (…) pour permettre d’accompagner, de corriger, s’il y a des choses à corriger, et aussi d’apprécier ». Par ailleurs, la mission dit avoir noté, suite à ses échanges, « qu’il y a de bonnes pratiques au Bénin, et l’Afrique de l’Ouest et le continent africain en général ont pu bénéficier d’une des bonnes pratiques du pays, et que l’objectif aussi, c’est de partager ces bonnes pratiques avec les Etats membres de l’Oif ». La délégation de la Cedeao A la suite de la délégation de l’Oif, le président de la Cour constitutionnelle a reçu la mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), conduite par l’ancien président Sierra-léonais, Ernest Bai Koroma. Le vœu de sa mission, dit-il, c’est qu’au soir du 11 avril, tous les acteurs impliqués dans le processus électoral soient satisfaits du scrutin. « Nous sommes là en tant que mission d’observation de la Cedeao pour le compte de la présidentielle du 11 avril, et nous avons eu des discussions avec toutes les parties engagées dans le processus. C’est dans ce cadre que nous sommes à la Cour constitutionnelle qui joue un rôle de premier plan avant, pendant et après l’élection. Je puis vous assurer que nous avions eu une rencontre fructueuse avec le président de la Cour qui nous a entretenus sur le rôle de l’institution et nous a rassurés que la Cour est bien préparée pour ce processus électoral. Et le plus important pour nous, en tant que mission d’observation électorale, c’est qu’à la fin du processus, tout le monde puisse retrouver le sourire, que nous puissions avoir des élections libres, transparentes et satisfaisantes pour toutes les parties », a déclaré le chef de la mission d’observation de la Cedeao. La troisième délégation reçue par le président de la Cour constitutionnelle est celle du Conseil de l’entente. Conduite par Kommabou Fandjinou, cette mission n’a pas fait de déclaration à la presse au terme de son audience. Actualités 09 avr. 2021


Kohoué-Agossa : Nous sommes la seule chance de la paix au Bénin
Le duo Kohoué-Agossa ne se donne aucun répit. L’heure était à la parade ce mercredi 7 avril, à Bohicon, où la caravane de la vague orange a sillonné la ville, appelant les électeurs à un choix judicieux le jour du scrutin. Toute la journée, la dynamique Rlc a distillé le son de l’espoir, de la réconciliation et de l’unité nationale à travers la ville. Puis cap a été mis, le lendemain, sur Zangnanado, en région Agonlin où Iréné Agossa candidat au poste de vice-président du duo de la transition, s’est entretenu avec sa base. Il y est allé en territoire conquis. Son message en langue fon, prône l’apaisement, le renouveau et la prospérité pour tous. « Nous pensons que les enfants du Bénin souffrent sur plusieurs plans. C’est ce qui motive notre candidature. Nous avons choisi d’être candidat pour vous sortir de la pauvreté », assure-t-il. La vague orange veut aller plus loin en trouvant une solution définitive à la question de la transhumance dans la région. Idem pour les défis du numérique pour lesquels le tandem de la dynamique ‘’Restaurer la confiance (Rlc)’’, veut combler les écarts à travers la formation technique et le recrutement massif de jeunes. A ceux qui allèguent qu’ils sont en campagne pour la mouvance présidentielle, le duo Kohoué-Agossa lève cette équivoque : « Faux ! Nous ne nous revendiquons pas de la mouvance. Nous avons accepté d’être candidats pour sauver ce pays. Nous sommes la seule chance de la paix au Bénin », vante Iréné Agossa, assurant qu’il est capable de gérer efficacement le pays plus que les autres candidats. Le cahier des charges de la dynamique ‘’Rlc’’ pour les cinq prochaines années sera axé sur la promotion du numérique et des métiers techniques, de l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes. « Je sais comment lutter contre le sous-emploi et le chômage. Le reste vous appartient, populations d’Agonlin et du Zou. Si vous votez pour la liste Kohoué-Agossa, vous votez votre épanouissement », convainc-t-il. Il espère que la forte mobilisation à ce meeting se traduira également dans les urnes, dimanche 11 avril prochain. Les populations de la 24e circonscription électorale jubilent de voir un des leurs dans la course à la Marina. Elles promettent de faire le plein dans les urnes au terme du scrutin. Soumanou et Hounkpè, bientôt à la Marina ? De son côté, le duo Soumanou-Hounkpè est aussi à pied d’œuvre sur le terrain. De Djidja à Glazoué en passant par Covè, les militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), ont remué le Zou, ce mercredi, pour solliciter les suffrages des ‘’Mahis’’. Les populations, elles, sont disposées à les envoyer au palais de la Marina. « J’ai l’habitude d’accorder ma voix aux Fcbe. Mon choix ne changera pas cette fois-ci. J’apprécie leur projet de société, surtout leurs ambitions pour le secteur éducatif », apprécie Anzim Aïdobè, jeune ressortissant de Djidja. Il est convaincu que le duo Soumanou-Hounkpè pourra panser les plaies et remettre le pays sur les rails . Par Maryse ASSOGBADJO Actualités 09 avr. 2021


Présidentielle du 11 avril: Atlantique: Caravanes et meetings comme stratégies de campagne
Les populations du département de l’Atlantique, notamment celles des communes d’Allada, Ouidah, Kpomassè, Tori, Godomey et Abomey-Calavi ont eu droit, dans le cadrre de la campagne électorale, à la caravane des militants des duos candidats à l’élection présidentielle et au meeting de sensibilisation sur le choix à opérer dimanche 11 avril prochain. Des caravanes organisées par les militants des duos candidats à la présidentielle, de géants meetings de sensibilisation, des consultations et échanges avec les populations. Telles sont les stratégies de campagne adoptées dans l’Atlantique par les militants des candidats en lice pour la présidentielle du dimanche 11 avril prochain. Dans les communes d’Allada, Abomey-Calavi, Tori-Bossito… les militants multiplient ces actions pour rallier les populations à la cause de leur duo. Elles permettent de marquer sa présence dans le cœur des populations, comme l’a souligné Salomon Odjo, directeur adjoint de campagne du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Son parti n’entend plus organiser de géants meetings comme ceux de Djougou et Parakou, mais compte mobiliser de petits groupes pour leur expliquer les enjeux de la présidentielle pour le parti du duo Alassane Soumanou-Paul Hounkpè,souligne-t-il. Cette présidentielle est importante dans la vie de ce parti qui, à en croire son secrétaire exécutif, Paul Hounkpè a fait ses expériences à la tête du Bénin. Si le duo Kohoué-Agossa se manifeste très peu dans ces communes, celui Talon-Talata y multiplie ses stratégies. A Sô-Ava, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, président du Parti du renouveau démocratique, a rencontré les populations, mardi 06 avril dernier. Une foule immense est allée rencontrer le président du Prd venu soutenir Aladja Moudatou Gbadamassi, native de la commune. Des populations de Sochanhoué, Sô-Ava, Ganvié, Akassato… sont sorties massivement pour écouter les militants du duo Talon-Talata. Selon Adrien Houngbédji, le Parti du renouveau démocratique ne va pas à cette élection, mais il soutient le candidat Patrice Talon et sa colistière Mariam Chabi Talata Zimé. Son choix est motivé par les actions entreprises par le chef de l’État pour développer le Bénin. Tant de réformes qui militent pour la réélection de Patrice Talon. C’est pourquoi Adrien Houngbédji exhorte les populations à voter pour Talon-Talata. A Calavi, le Fan-club de l’imam Chakirou Amoussou (Facica) a échangé avec les femmes. Une rencontre suivie de caravane dirigée par celles-ci. Des personnalités au contact des populations Au cours de la même journée, Bruno Amoussou est allé galvaniser l’équipe de campagne de l’Union progressiste à Abomey-Calavi. Il a échangé avec les différents coordonnateurs de campagne, les chefs d’arrondissement, les maires… avec des consignes pour la poursuite des activités prévues au cours de la période. A en croire Justine Winsou, coordonnatrice de l’Union progressiste à Togba, deux activités ont été exécutées sur les quatre prévues. La deuxième phase a démarré avec deux activités mardi 06 avril, a-t-elle indiqué. Elles consistent à poursuivre les caravanes, rencontrer les sages et têtes couronnées, les artisans, les femmes et leurs groupements. Mobilisées autour de leur fils le ministre d’État, secrétaire à la présidence, Irénée Koupaki, les populations de Kpomassè ont été sensibilisées sur la pertinence du choix du duo Talon-Talata. Au terme du géant meeting qui a mobilisé une foule de citoyens et d’acteurs politiques, l’engagement à la cause de ce duo de la mouvance semble acquis. A Allada, les enseignants ont été informés des actions à leur profit. Sous l’égide du Cercle d’action des enseignants engagés pour la réélection du duo Talon-Talata (Caev), ils ont été sensibilisés à ce choix devenu une priorité, selon Amour Kpochémè, coordonnateur d’arrondissement, membre de l’Union progressiste. « Ce qui a été fait pour vous les enseignants est trop », affirme-t-il . Actualités 09 avr. 2021


Incendie au marché Dantokpa: Le gouvernement au chevet des sinistrés
Suite à l’incendie survenu au marché Dantokpa, dimanche 4 avril dernier, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, accompagnée de Armand Gansè, directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), a effectué une descente, mardi 6 avril dernier, sur les lieux. L’objectif est d’évaluer les dégâts causés par les flammes et d’exprimer la compassion du gouvernement aux sinistrés. Le feu a encore fait parler de lui, ce dimanche de Pâques, au marché Dantokpa. Pour une énième fois, les flammes ont dévasté une cinquantaine de boutiques. Des hangars de fortune, céréales, vaisselle, fils électriques et autres sont consumés sur une superficie de 2000 m². Pour faire une évaluation rapide des dégâts causés par le feu et exprimer la compassion du gouvernement aux sinistrés, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce s’est rendue sur les lieux, mardi 6 avril. L’autorité ministérielle a exprimé toute sa désolation pour les dégâts causés par l’incendie. Elle affirme que le gouvernement suit cette situation de très près avec beaucoup de tristesse. «Quand on sait que Dantokpa est un poumon économique, il y a de quoi parer au plus pressé pour trouver des solutions face à la situation », indique-t-elle. Selon elle, le gouvernement a prévu dans son Programme d’action la modernisation des marchés, et c’est ce vaste programme qui est mis en oeuvre depuis deux ans et qui connaîtra son achèvement très bientôt. Elle souligne qu’il est nécessaire pour les femmes d’exercer leur commerce dans un cadre sécurisé. A l’en croire, grâce au leadership du président Patrice Talon, les incendies auxquels les Béninois assistent dans les marchés principalement dans le marché Dantokpa seront bientôt conjugués au passé. Au terme de la visite, la délégation a tenu une séance de travail avec les sinistrés au siège de la Sogema afin de connaître la position de chaque commerçant sur le site et d’avoir une idée approximative des pertes subies. Après avoir écouté les sinistrés et en attendant que la lumière soit faite sur les conditions de survenance de l’incendie, elle les rassure que le gouvernement prendra les mesures nécessaires pour les accompagner. Armand Gansè, directeur général de la Sogema renchérit que les sinistrés ne seront pas laissés pour compte. « La Sogema et le gouvernement prendront toutes les dispositions pour permettre aux femmes de vite reprendre leurs activités », promet-il. Actualités 08 avr. 2021


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