La Nation Bénin...
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Des personnalités politiques présentes à la séances de clarification du Fard-Alafia [/caption] Les membres du Bureau exécutif national du Fard-Alafia se sont réunis, samedi 1er juillet dernier, à leur siège à Parakou. Dans le communiqué final qui a sanctionné leurs travaux, ils suspendent leur participation aux activités de l’alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et réaffirment leur soutien au président Patrice Talon dans la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement.
Ce samedi 1er juillet à Parakou, le Fard-Alafia a clarifié sa position sur l’échiquier politique national. Il a décidé de tourner dos à l’alliance FCBE, en suspendant sa participation à toutes leurs actions. C’était au cours d’une réunion en présence de personnalités politiques telles que le député Barthélémy Kassa, l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Tawéma et le directeur de cabinet du médiateur de la République, Zourkarneini Toungou.
Au cours de leur conclave, les membres du Bureau exécutif national du parti ont procédé au bilan de leur participation à la gestion du pouvoir d’Etat aux côtés du président Boni Yayi. Dans leur communiqué final lu par le 2e secrétaire général adjoint du parti, Eugène Dossoumon, ils ont salué la clairvoyance des choix mis en œuvre par l’ancien président et ses différents gouvernements afin d’un développement harmonieux du Bénin. Tout en lui souhaitant la longévité, la santé et un repos mérité, ils estiment que l’objectif ayant justifié l’avènement des FCBE n’avait plus sa raison d’être. Mais, quelle ne fut pas leur surprise de constater contre toute attente, qu’il y a eu une redéfinition d’un nouvel objet des FCBE, sans que le cadre de concertation des chefs de partis dont le Fard-Alafia est membre, ne soit consulté. A cela, poursuit le même communiqué, il faudra ajouter l’adhésion des FCBE à l’Alliance des Forces du Sursaut patriotique et ses prises de position contraire aux valeurs de préservation de la démocratie, de la cohésion nationale, de l’image du pays comme l’a toujours prôné le président Boni Yayi et les textes fondateurs de l’alliance.
C’est donc pour toutes ces raisons et afin d’éviter les errements de leurs militants que le Bureau exécutif national, conformément aux prérogatives que lui confèrent les statuts et règlement intérieur du parti ont décidé de fausser compagnie à l’alliance FCBE, à compter de ce samedi 1er juillet. Le Fard-Alafia encourage le gouvernement du président Patrice Talon à poursuivre ses efforts en vue de la réalisation du PAG.
Politique 01 juil. 2017

1328,6 milliards Fcfa. C’est le montant prévisionnel du budget général de l‘Etat gestion 2018 contre 2010,59 milliards Fcfa en 2017. C’est du moins ce qu’on peut retenir du débat d’orientation budgétaire 2018 mené ce vendredi 30 juin à l’Assemblée nationale. Le Gouvernement a été représenté lors des travaux par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, en lieu et place de son collègue de l’Economie et des Finances en mission à l'étranger. Ce débat d’orientation budgétaire est une exigence de l’article 59 de la loi n°2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois de finances en République du Bénin. Ce texte oblige le Gouvernement à soumettre pour débat au Parlement au plus tard le 30 juin de chaque année, le document de programmation budgétaire économique pluriannuel et les documents de programmation pluriannuelle de dépenses. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a sacrifié à cette tradition ce vendredi 30 juin à l’hémicycle.
Sur les 1326 milliards Fcfa de budget prévisionnel, 425 milliards sont prévus pour les dépenses en capital c’est-à-dire le Programme d’investissements publics (Pip). Ce qui correspond à une baisse de 47,4% par rapport au Pip de 2017 estimé à 808 milliards Fcfa. Ces prévisions budgétaires tiennent compte du cadrage du Fonds monétaire international (Fmi).
Avec ce budget, le Gouvernement compte poursuivre ses efforts dans la relance de façon durable de la croissance et du développement économique et social du Bénin. Laquelle relance sera soutenue par le Programme d’action du Gouvernement (Pag), a expliqué le ministre d‘Etat chargé du Plan et du Développement.
Actualités 30 juin 2017

La problématique des enfants sans acte de naissance se pose avec acuité dans les départements du Borgou et de l’Alibori.
Malheureusement, les partenaires techniques et financiers qui se montrent sensibles face à la question, ne sont souvent pas encouragés. Ainsi, le reliquat des fonds que l’Unicef a mis à disposition pour les audiences foraines et dont toutes n’ont pas été organisées, a dû lui être reversé.
La période butoir pour dépenser les ressources mises à leur disposition par l’Unicef, afin de leur permettre d’organiser les opérations d’audiences foraines, étant arrivée à son terme, les Centres de promotion sociale (CPS) du Borgou et de l’Alibori, ont dû reverser le reliquat. C’est pour pouvoir avoir la possibilité d’introduire une autre demande de relance des opérations dans le cadre de la prochaine revue semestrielle de l’institution. Elle est prévue pour fin juin et début juillet.
C’est ce qu’a annoncé, mercredi 21 juin dernier à Parakou, le directeur départemental du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales par intérim du Borgou et de l’Alibori, Suanon Bakourégui. En 2016, explique-t-il, il y avait pour l’ensemble des 14 communes des deux départements, plus de 6 000 enfants sans acte de naissance. « L’Unicef, notre partenaire technique et financier, devait aider 4 000 de ces enfants, tout sexe confondu, à obtenir leur acte de naissance. La première phase de l’opération a été effectuée. Ainsi, il y au moins 2 000 qui se sont faits délivrer leur acte d’état civil grâce à l’organisation des audiences foraines par les tribunaux de première instance de Kandi et de Parakou dans les communes de Sègbana, Malanville, Kalalé et Nikki », a fait observer le directeur Suanon Bakourégui. « Maintenant, il reste une deuxième phase. Mais il se fait que, compte tenu de certaines difficultés, ces tribunaux n’ont pu organiser d’autres audiences foraines », a-t-il déploré. Selon lui, ce n’est pas que ces audiences sont bloquées. « Elles vont se poursuivre », a rassuré le directeur.
S’agissant du montant du reliquat, Suanon Bakourégui confie que le fonds alloué était de 8 millions F CFA, à raison de 2 millions par commune. « A ce jour, les dépenses effectuées avoisinent à peu près 3,2 millions et il ne resterait à peine 4 millions pour les activités qui devraient suivre », a-t-il précisé. Pour des problèmes d’indiscrétions, il n’a pas voulu épiloguer sur les difficultés qu’il a évoquées. « C’est sur la base d’un certain nombre d’échanges avec les mairies, les CPS et les tribunaux, qu’on pourra accorder nos violons. Le dialogue est en cours et on va poursuivre les activités. La cessation des opérations ne fera pas du bien à nos enfants », a rassuré le directeur. Après avoir remercié les présidents des tribunaux de Kandi et de Parakou pour leur sens aigu de responsabilité et leur souci permanent sur l’avenir de ces enfants qui sont sans acte de naissance, il a plaidé pour la poursuite des audiences foraines dès le début du deuxième semestre.
En effet, l’acte de naissance est un document très important dans la vie d’une personne. C’est un document qui permet d’identifier un enfant par son nom légal, établit sa citoyenneté et également sa filiation, c’est-à-dire son appartenance à sa famille. Une importance que les populations du Borgou et de l’Alibori n’arrivent pas encore à bien appréhender. La preuve, depuis quelques années, nombreux de leurs enfants n’arrivent pas à produire l’acte de naissance dans la constitution des dossiers du CEP. De 3 546 et 2 646 qu’ils étaient en 2014 et 2015 dans les communes du Borgou, l’effectif de ces enfants candidats au CEP est passé de 2 851 en 2016, à 3 166, cette année.
Société 24 juin 2017

Au nombre des réformes entreprises par la gouvernement, le réaménagement du cadre de vie est un chantier phare. Ce concept, nouveau sous nos cieux, n’est pas sans rendre perplexes des Béninois dont certains peinent encore à en cerner les contours. Eclairages du ministre José Tonato en charge de l’opérationalisation des projets censés transformer le cadre urbain.
La dénomination de Cadre de vie est nouvelle au Bénin. Qu’est-ce que cela revêt ?
C’est une innovation du président Patrice Talon dont nous sommes très fiers. Ce n’est pas nouveau qu’au Bénin, c’est nouveau en Afrique. J’ai reçu beaucoup d’appréciations positives de quelques ambassadeurs au Bénin qui m’ont dit ‘’pourquoi on n’y a pas pensé avant ?’’. Le cadre de vie, c’est vraiment ce qui traduit le plus la visibilité des toutes les actions d’aménagement, de construction, d’infrastructures. C’est la finalité. Ici c’est pensé comme le secteur qui met en synergie l’aménagement du territoire, le développement urbain, l’habitat, le logement et l’environnement sous toutes ses dimensions, y compris les changements climatiques, les eaux et forêts. C’est vraiment la perception dynamique de la synergie qui doit exister entre ces secteurs-là, parce que généralement et à tort, on intervient de facon parallèle dans ces secteurs alors qu’on devrait intervenir de façon croisée, c’est pour avoir une approche intégrée que le ministère du Cadre de vie a été créé.
Le cadre de vie, nous le percevons comme la visibilité de l’action gouvernementale et le ressenti que les populations en ont. Vous conviendrez donc que ce n’est pas une mince affaire, car j’ai parlé de ressenti donc le jugement ne dépend pas que de nous. Si le cadre de vie des populations est assaini et agréable, si les populations en sont contentes et satisfaites, là nous saurons que nous avons réussi notre mission. C’est la raison d’être du cadre de vie, évidemment qui croise la dimension du développement durable, les notions de gouvernance, d’économie, et de gestion du social, de l’environnement, toute la thématique environnementale associée à l’aménagement du territoire, au développement urbain, à l’habitat…
Le message que j’ai perçu à travers ce choix du président Talon c’est que la gouvernance doit avoir une finalité : améliorer les conditions de vie. Notre action doit consister à améliorer notre cadre de vie, ce n’est pas gouverner pour gouverner, être ministre pour être ministre, c’est pour démontrer la nécessité d’aller vers une utilité de la gouvernance, de l’action publique. Le cadre de vie traduit bien cette utilité-là puisque les populations en ressentent l’impact, et on peut chez eux mesurer le degré de satisfaction de notre action.
Il en ressort un aspect écologique…
Ah oui, forcément ! Quand vous avez en charge l’environnement qui couvre la biodiversité, les changements climatiques, les eaux et forêts, vous êtes ministre de l’écologie. Parce que l’écologie, c’est l’action qu’on apporte pour mieux gérer l’environnement vu dans sa dimension holistique, globale, intégrant tous les aspects de préservation de la nature.
Que dites vous des récriinations suite à l’opération de libération de l’espace public ?
D’abord, je dois dire que le gouvernement est conscient de ce que les populations dans leur chair au quotidien sont confrontées à des moments difficiles. Mais c’est à tort que la gouvernance passée leur a laissé croire qu’elles pouvaient occuper le domaine public, qu’occuper le domaine public est un droit, est normal, que le domaine public appartient à celui qui s’en accapare le premier. Mais non ! Le domaine public à d’autres fonctions. Celle de mobilité, de service, de l’hygiène, de salubrité et de sécurité.
Nous avions un espace public où le piéton, le plus faible était brimé, n’avait pas de place alors que les trottoirs sont faits pour eux, et non pour l’exposition de marchandises. Nous avons donc estimé qu’il faut réhabiliter la conception initiale de l’espace urbain, à savoir qu’il est d’abord dévolu aux infrastructures de service public et non aux activités commerciales.
Quelle en sera la phase suivante ?
L’espace public est dédié aux infrastructures d’assainissement, de voirie, à l’éclairage public, au mobilier urbain, bref c’est un espace de circulation, c’est idéalement un poumon d’aération dans la ville. Donc, ceux qui se demandent ce qu’adviendra de l’espace libéré doivent savoir que l’espace public doit par essence être un espace totalement libéré de toute occupation. Dans tous les pays du monde, c’est comme cela. Maintenant que nous avons libéré l’espace public, il faut sauvegarder les aménagements existant, et aménager là où il n’y avait pas d’infrastructures. Voyez-vous, sur nos terres-pleins, des arbres plantés depuis des années n’ont jamais prospéré. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à côté, on vend du riz, et quand on lave les plats, on verse l’eau usagée composée de savon et d’huile.
Mais sur tout autre plan, ceux qui occupaient l’espace public subissaient une double peine. Ils payaient à la ville qui percevait indument des taxes, j’insiste là-dessus, et ils payaient encore aux personnes dont ils occupaient la devanture. Pendant ce temps, d’autres ont loué des boutiques régulièrement, mais se voient ravir la vedette par ceux qui se sont installés dans le domaine public, car on ne voit pas leurs boutiques. Face à un tel désordre, il fallait réhabiliter l’espace public, mais ensuite travailler pour l’attractivité de nos villes.
Et quand je parle d’attractivité, je ne parle pas d’esthétique seulement, je parle aussi d’économie, car pour qu’un investisseur décide de venir chez nous il faut que la ville lui plaise. C’est pourquoi le gouvernement a prévu une série d’aménagement qui va intervenir dans les mois à venir. Vous avez déjà sans doute entendu parler de l’opération asphaltage, la réhabilitation par le bitumage et l’assainissement de l’essentiel de la voirie urbaine, de la voirie primaire, de la voirie secondaire. Donc l’opération de libération de l’espace public, ce n’est pas une brimade, et ceux qui ont suivi la présentation du Programme d’action du gouvernement se sont rendu compte qu’il y a de l’aménagement qui vient derrière. Pour la première fois, depuis quarante ans, on va par exemple géréer de façon globale l’assainissement de la ville de Cotonou, le Bénin va désormais s’occuper de façon moderne de la gestion des déchets. La finalité est de moderniser et de donner la priorité aux emplois durables, car avec tous les travaux d’aménagement en vue c’est des emplois sur les cinq années à venir.
Il est reproché au gouvernement malgré ses belles intentions de ne pas avoir prévu de mesures d’accompagnement. Qu’en dites-vous ?
C’est le volet sur lequel je parle moins, car nous avons un projet tellement bien pensé. Et les mois à venir édifieront à ce propos. Mais parlant de mesures d’accompagnement, savez-vous que dans Cotonou sur la vingtaine de marchés secondaires que nous avons, moins de 40% des places sont occupées ? Et ce, pour la simple raison que devant les marchés, les mêmes autorités qui louent les places autorisent d’autres à s’installer pour vendre les mêmes produits que ceux de l’intérieur ! Résultat, tout le monde veut s’installer dehors sur l’espace public. Il a manqué un minimum de rigueur dans la gestion.
Quant aux solutions envisagées, il y a l’installation des gens déplacés dans ces marchés. Le maire de Cotonou a parlé de 1000 places, mais il y en a plus. Comme autres mesures d’accompagnement, nous allons travailler sur la réahabilitation des marchés. Et dans le même temps, nous avons identifié des espaces qui seront réaménagés et où, ceux qui ont été amenés à libérer l’espace public, seront installés.
Concrètement, en quoi va consister la réhabilitation ?
La réhabilitation va consister au réaménagement des installations des marchés. Les hangars vont être reconstruits, les espaces sanitaires seront modernisés. Imaginez-vous que les gens viennent rester dans les marchés 12 heures par jour, ils n’ont pas un espace sanitaire convenable ou se mettre à l’aise, les infrastrutures sont dans un état lamentable, pourtant les bonnes femmes ont régulièrement payé leurs droits et taxes. Vous remarquerez qu’il y a une cohérence dans les projets : modernisation du marché Dantokpa, aménagement des berges, contournement de Cotonou, libération de l’espace public, opération d’asphaltage, modernisation de la gestion des déchets, etc. Voilà le dispositif dans lequel on est, ce n’est pas des projets coup par coup, mais des projets bien conçus pour que d’ici cinq ans, nos villes aient une autre image et que nous gagnions en attractivité.
Autre écueil relevé, la coopération entre le pouvoir central et les mairies. Qu’en est-il concrètement ?
Je ne suis pas un spécialiste de la décentralisation, mais je connais les textes de la décentralisation. En l’occurrence, les collectivités détiennent un pouvoir délégué du pouvoir central. Nous sommes dans une opération qui implique une quinzaine de villes. Combien sont-ils de maires à se plaindre ? Le gouvernement n’empiète sur les plates bandes d’aucune mairie. Lorsque le gouvernement signe un accord de financement avec les bailleurs de fonds qui profite aux collectivités locales, je n’entends pas dire qu’il empiète sur les plates bandes de personne, ce faisant. Mais lorsqu’on décide d’aider les mairies sur un terrain où ils sont visiblement en difficulté, on parle de plates bandes. On a nettoyé les plages, est-ce des prérogatives du pouvoir central ? Moi je vois plutôt un accompagnement des communes dans la réussite de leurs missions. Pour éviter tout malentendu, le chef de l’Etat a même pris langue avec les maires pour leur faire part de ce qu’il est sensible à leurs difficultés y compris politiques et leur a demandé de dire aux populations que c’est lui et non eux les maires qui sont responsables des opérations. Moi-même j’ai discuté avec les maires et les préfets pour expliquer les buts de l’opération. Je ne vois donc pas de raison qui justifie la polémique que vous évoquez. Ailleurs comme en Côte d’Ivoire, il y a eu la même opération sans la moindre mesure de sensibilisation qui a duré six mois chez nous. Nous avons même marqué les lieux pour prévenir les concernés et leur indiquer ce que nous n’acceptons pas, afin qu’il n’y ait pas de malentendu. Quelle autre mesure prendre? L’Etat central n’a-t-il pas suffisamment à faire que d’aller encore se mêler des affaires des collectivités locales ? On ne peut pas réussir cette opération sans les collectvités locales et pérenniser les réalisations si les autorités locales ne sont pas impliquées, nous avons l’obligation de les impliquer. Toutefois, s’il y en a qui ont des préoccupations particulières, qu’ils les mettent sur la table pour que nous en discutions.
Le ministère du Cadre de vie est le ministère par définition du partenariat avec les collectivités locales. Toutes ces interventions, en plus de changer nos cadres de vie, sont pourvoyeuses d’emplois. Si je prends, ne serait-ce que l’opération d’assinissement des plages, elle a mobilisé plus de 4 000 jeunes. C’est autant d’aspects positifs que nous ne devons pas perdre de vue, et donc prioriser la synergie d’action.
On vous reproche également de vouloir transformer Cotonou en Paris du jour au lendemain…
Je sais que tous les Cotonois rêvent de voir Cotonou transformé en Paris. Nous avons libéré, déblayé, puis rendre propre avant d’aménager selon le planning retenu. Et quand je parle d’aménagement, c’est l’assainissement des caniveaux, l’asphaltage, l’éclairage solaire, l’installation de banquettes et poubelles, le reboisement, etc. A terme, avec toutes ces mesures, nous envisageons de disputer le titre de ville la plus propre d’Afrique à Kigali. Mais en plus, il y aura des orodateurs, nous allons mettre en place des systèmes de gestion des parkings, gratuits et payants…. Nous allons revenir sur les fondamentaux de gouvernance en matière d’urbanisme dans le seul but d’améliorer notre cadre de vie. Vous savez, quand le baron Haussmann a décidé de tailler dans Paris pour la transformer, ce fut le tollé général, si on avait pu le pendre, ses détracteurs n’auraient pas hésité. Mais les résultats sont là, aujourd’hui tout le monde ne jure que par Haussmann.
Seriez-vous le Haussmann du Bénin ou diriez-vous comme Churchill qu’il y aura larmes et sang ?
Il n’y aura ni larmes ni sang. Et je me fie à la capacité d’adaptation et de résilience des Béninois.
PS : interview réalisée en mars dernier pour La Nation Magazine. Mais toujours prégnante!
Actualités 24 juin 2017

Le bureau transitoire de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) est allé dire, ce mercredi 21 juin, ses gratitudes au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji et lui annoncer la fin de son mandat.
« Nous sommes venus d’abord remercier le président de l’Assemblée nationale pour tout ce qu’il fait dans la gestion du conflit qui avait secoué l’Eglise protestante méthodiste du Bénin durant les deux dernières décennies ». C’est par ces propos que Nicodème Alagbada a dévoilé l’objet de l’audience que sa délégation a eue, ce mercredi 21 juin, avec le président Adrien Houngbédji à Porto-Novo. Le bureau de transition de l’Epmb a saisi l’occasion pour informer le président du Parlement des perspectives visant à consolider les bases de l’unité retrouvée. La délégation a d’ailleurs informé à cet effet Me Adrien Houngbédji de l’organisation du synode général qui doit marquer la fin du mandat dudit bureau lors de la convention de proclamation de l’organe de réconciliation et de réunification de l’Epmb. Cette rencontre aura lieu du 26 juin au 2 juillet prochain. « Nous allons organiser ce synode général au cours duquel le nouveau président et le secrétaire général seront élus et en profiter pour installer la nouvelle équipe dirigeante », informe Nicodème Alagbada. Il trouve normal pour les membres de son bureau de venir annoncer la fin de leur mission au président de l’Assemblée nationale qui a été témoin le 3 juillet 2016 des charges qui leur ont été confiées.
Selon le président de l’Epmb, Me Adrien Houngbédji a été très heureux de constater effectivement que cette mission qui a été confiée au bureau transitoire depuis le 3 juillet 2016 s’achève dans la joie. Le président de l’Assemblée nationale a assuré de son soutien pour la réussite de ce synode général, a confié Nicodème Alagbada?

L’initiative « 21 Days of Y’ello Care » de Mtn-Bénin a connu son épilogue ce mercredi 21 juin, à l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant » à Avrankou. Ce centre a reçu la visite de presque tout le personnel du réseau de téléphonie mobile qui est allé donner un coup de main aux travaux de construction de salles de classe, de clôture et de réalisation de mobiliers financés par la fondation Mtn-Bénin.
L’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant » d’Avrankou va changer de visage d’ici quelques jours. Ce centre qui sert à la fois de dortoir et d’école pour ses pensionnaires bénéficie de plusieurs dizaines de tables-bancs et de la construction de trois salles de classe et de clôture actuellement en chantier. Ces réalisations sont l’œuvre de Mtn-Bénin. Elles s’inscrivent dans le cadre de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care », c’est-à-dire 21 jours d’actions sociales au profit des populations démunies qu’organise Mtn depuis 2008, durant le mois de juin de chaque année. A travers celle-ci, le personnel du réseau de téléphonie mobile et ses partenaires laissent parler leurs cœur et générosité en volant au secours des plus démunis. L’édition de cette année a démarré le 1er juin et a connu son épilogue ce mercredi 21 juin à l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant ». Plus de 90% du personnel de Mtn-Bénin avec à sa tête le directeur général, Stephen Blewett et certains des partenaires de l’entreprise dont Huawei ont fait le déplacement d’Avrankou. Ils sont allés donner un coup de main aux ouvriers engagés pour les différents travaux commandés par la société pour soulager un tant soit peu la peine des 130 enfants qui crèchent dans cet orphelinat. Habillés en tee-shirts griffés à l’effigie de Mtn-Bénin, femmes et hommes au service du réseau se sont convertis, le temps d’une journée, en maçons et menuisiers.
Coup de main
Les ouvriers de circonstance se sont scindés en deux groupes. Un premier groupe s’est engagé aux côtés des maçons en leur fournissant des briques, du sable, des graviers et autres. Ce travail à la chaîne n’a pas laissé indifférent le directeur général Stephen Blewett qui s’est confondu aux agents en ramassant aussi des briques. Le second groupe s’est engagé pour les travaux de menuiserie. Il a poncé et verni les tables-bancs acquis par la société au profit de l’orphelinat. Les fenêtres, les portes des salles de classe et le portail de l’école commandés par Mtn-Bénin ont été aussi ramassés par les agents et disposés en lieu sûr en attendant leur installation. Cerise sur le gâteau, le personnel de Mtn-Bénin est retourné dans le champ de l’orphelinat sis à plus d’un kilomètre de l’école, pour voir l’évolution du manioc qu’il avait planté et du haricot semé, il y a quelques jours, toujours pour accompagner le centre. Ici encore, les agents ont usé de leurs efforts physiques en défrichant les mauvaises herbes pour faciliter l’accroissement des plants et des semis.
Lucien Tanda, employé à Mtn-Bénin, se dit fier d’avoir participé à cette œuvre sociale en faveur de l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant ». Il loue l’initiative du fondé du centre qui a pris son argent pour aller chercher des enfants d’autrui, les élever, les former et les instruire.
Le fondé de l’orphelinat, Georges Bonou, infirmier d’Etat à la retraite, a remercié Mtn-
Bénin et son personnel pour leur œuvre caritative au profit des 130 enfants démunis de son centre créé en 2009 et qui dispose aujourd’hui des classes de CI jusqu’en 5e des cours secondaires. Il a prié Dieu de rembourser les donateurs au centuple.
90 millions F Cfa mobilisés
Le directeur général de Mtn-Bénin se dit très content d’avoir fait cette œuvre utile avec tout son personnel au profit de cet orphelinat. Pour Stephen Blewett, nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Les pensionnaires de l’orphelinat ont aussi le droit de bénéficier d’un cadre adéquat pour étudier. Le directeur général se réjouit de constater qu’à la fin des travaux de construction en cours et financés par son réseau, les enfants n'étudieront plus dans leurs dortoirs en guise de salles de classe. Leurs dortoirs seront séparés de leurs salles de classe. Ce qui ne manquera pas d’impacter positivement leur rendement scolaire, souligne le directeur général de Mtn-Bénin. Stephen Blewett se dit très satisfait du bilan de l’édition 2017 de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care » avec une touche particulière dans les secteurs de l’éducation et de l’informatique. Satisfaction partagée par Viviane Sissuh, directeur des Ressources humaines et présidente de la Fondation Mtn-Bénin. Elle salue cette initiative du personnel de l’entreprise qui a donné de son temps, de son énergie et de son argent aux démunis. Avant Avrankou, Mtn-Bénin a fait les mêmes actions sociales en faveur d'autres orphelinats à Hévié dans la commune d’Abomey-Calavi et à Ouidah. Lesquelles ont coûté plus de 90 millions F Cfa pendant les vingt-et-un jours de solidarité. 55 millions F Cfa ont été mobilisés par Mtn-Bénin et le reste par le personnel et les partenaires du réseau, a détaillé Viviane Sissuh. Ces actions sociales, précise-t-elle, viennent en renfort à celles que réalisent au quotidien la Fondation Mtn et ses amis sur le terrain.
Société 22 juin 2017

Le projet de construction de logements sociaux a été un véritable gouffre financier sous le régime passé. C’est du moins ce qui ressort des explications fournies, ce jeudi 15 juin, aux députés par le ministre chargé du Cadre de vie, Didier Tonato dans sa réponse à la question orale avec débat relative à l’évaluation des logements sociaux.
A l'en croire, sur les 10 000 logements sociaux prévus, 1543 ont été seulement construits pour un montant de 14, 668 135 milliards F Cfa. Adjarra, Avrankou, Abomey-Calavi, Lokossa, Sémè-Podji, Parakou sont les communes bénéficiaires de ces joyaux. A la date d’aujourd’hui, seulement 893 logements économiques sur les 1543 sont entièrement achevés et 650 encore en chantier. 450 logements sont aujourd’hui occupés dont 203 directement vendus et 216 en location-vente avec paiement mensuel en cours. Selon le ministre chargé du Cadre de vie, ce projet a été « un échec ». Didier Tonato n’est pas allé du dos de la cuillère pour mettre aux bancs des accusés le Gouvernement qui a choisi des sites inappropriés pour le projet. Aussi, ajoute-t-il, la non viabilisation des sites et des conditions d’accès très difficiles et le mauvais état des travaux à plusieurs endroits.
Aux dires du ministre, c’est tirant leçon de l’échec de ce projet que le Gouvernement du Nouveau départ a décidé de réaliser un vaste programme de 20 000 logements économiques sur un besoin estimé à 300 000 pour satisfaire les populations les moins nanties. Ce projet hautement social ne tardera pas à démarrer pour soulager un tant soit peu la peine des populations défavorisées en matière d’abri, a-t-il rassuré.
Th. C. N.
Actualités 16 juin 2017

Les statistiques affolent s’agissant des grossesses en milieu scolaire au Bénin. Le département de l’Atacora n’en est pas en marge et l’initiative « Semaine de la fille de l’Atacora » portée par le préfet Déré Lydie Chabi Nah fait écho. A travers cet entretien, elle évoque ses motivations et son espoir de voir les tendances s’inverser d’ici 2020.
Mme le préfet, vous vous investissez depuis quelques jours dans une campagne de sensibilisation des élèves sur les grossesses en milieu scolaire dénommée « Semaine de la fille de l’Atacora ». Quelles en sont les motivations ?
C’est l’ampleur que continue de prendre le phénomène qui m’a motivée. En prenant connaissance des statistiques de la direction départementale de l’Enseignement secondaire et celle de la Famille et des Affaires sociales sur le fléau, j’ai eu froid au cœur. De 2013 à 2016, le département s’est retrouvé avec 1485 cas de grossesses dont 505 dans la période 2013-2014, 488 l’année scolaire qui a suivi et 492 pour la période 2015-2016. En allant un peu plus loin il convient de relever qu’au cours de l’année scolaire 2015-2016, la commune de Kouandé a enregistré 77 cas, Tanguiéta 74 cas, Boukoumbé 62 cas, Natitingou 62 cas. Dans la même période, nous déplorons 55 cas à Péhunco, 51 à Cobly, 51 également à Matéri, 46 cas à Kérou et 14 à Toucountouna. Avec ces chiffres, nous ne pouvons que prendre notre bâton de pèlerin. La femme est déjà assez marginalisée dans le département pour qu’on reste passif face à un fléau qui hypothèque l’avenir du peu de filles qui ont eu la chance d’être envoyées à l’école. Le phénomène non seulement réduit de façon drastique le nombre de filles dans les collèges et lycées avant la classe de terminale, mais surtout donne d’argument à certains parents à ne plus envoyer leurs filles à l’école, parce que, pour eux, la finalité c’est leur ramener une grossesse. Je suis une femme et une féministe convaincue. Je n’ai donc plus besoin d’une autre motivation pour défendre l’avenir de la femme.
Y-a-t-il matière à voir une autorité politico-administrative de votre rang s’engager dans une telle campagne avec le lot d’organisations de la société civile déjà impliquées à divers niveaux ?
Les Organisations de la Société civile, notamment les ONG ont fait et continuent de faire ce qu’elles peuvent. Je veux à travers ce canal saluer une fois encore leur engagement et surtout les exhorter à véritablement poursuivre le combat. Le jour où j’ai eu ces statistiques, je me suis demandé ce que ç’aurait été si les Ong n'avaient pas agi. C’est dire donc que c’est une bataille dans laquelle personne ne sera de trop. D’ailleurs, je ne mène pas cette action de façon isolée, je suis accompagnée par Plan International Bénin qui fait partie des organisations phares œuvrant dans le domaine. J’ai voulu apporter ma touche au noble travail que font les Ong pour que dans une synergie d’actions nous puissions atteindre l’idéal de zéro grossesse dans ces collèges et lycées d’ici 2020. Je pense aussi que le fait d’être femme peut créer le déclic. Elles pourraient tabler sur ma réussite pour se décider à aller loin en évitant de tomber dans ce piège infernal.
En tant que préfet, quelle est la teneur des messages que vous portez à l’endroit de ces jeunes filles des lycées et collèges de votre département ?
D’abord, j’essaie de toucher leur sensibilité en leur exposant les chiffres sur les cas de grossesses dans le département, dans leur commune et surtout dans leurs établissements. Ensuite, je leur montre l’intérêt qu’elles ont à observer l’abstinence sexuelle. Ça leur permet de garder leur dignité, de faire la fierté des parents, de bien travailler à l’école et d’être sûres d’avoir un avenir radieux. Je leur fais comprendre combien c’est illusoire tout ce qui leur est proposé par les hommes pour abuser d’elles. Je mets un point d’honneur sur l’obligation qu’elles ont de travailler pour que les femmes ne soient plus laissées pour compte. Plus loin, je leur fais remarquer que rien n’est impossible à celle qui veut réussir.
Au-delà des filles, je mets en garde les auteurs de ces actes, dont font partie les enseignants et les élèves garçons, en leur expliquant les dispositions prises par le législateur pour sanctionner ceux qui se rendraient coupables.
Dans les localités où la pauvreté tend à encourager le phénomène, n’avez-vous pas l’impression de prêcher dans le désert ?
La pauvreté oui, mais la dignité absolument. Sans vous mentir, dans la plupart des établissements sillonnés surtout dans la zone Pendjari, c’est l’argument qu’invoquent souvent les filles. « Nos parents n’arrivent pas à subvenir à nos besoins », avancent-elles. Et à moi de leur demander : « C’est quand vous revenez avec des grossesses qu’ils arrivent à satisfaire ces besoins ? ». Absolument pas ! En réalité, les besoins dont parlent les filles, c’est de chercher à s’habiller, à manger, bref se comporter comme celles dont les parents sont à l’abri du besoin. Se contenter du peu que les parents font l’effort de nous apporter, pour être soi-même demain c’est la vraie réussite. Moi qui vous parle, je ne suis pas issue d’une famille riche.
Loin de moi donc la prétention d’impacter à 100%, mais je suis convaincue que mon message passe à 98%. Les différentes préoccupations que les filles soulèvent souvent après mes messages, me réconfortent et m’apportent l’assurance que je ne prêche pas dans le désert.
J’ai la ferme conviction d’atteindre zéro cas de grossesses d’ici 2020, et dans cet engagement personne ne sera de trop, même les médias qui nous accompagnent dans toutes nos initiatives?

Les hommes en uniforme ont rendu hommage, vendredi 2 juin dernier à Cotonou, à feu Vincent Guézodjè, colonel des forces armées à la retraite et ancien ministre. Ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation, hauts gradés de l’armée, parents et amis ont dit adieu à l’homme décédé fin avril dernier avant qu’il soit conduit à sa dernière demeure.
Décédé le 27 avril dernier, Vincent Guézodjè, colonel à la retraite et ancien ministre sous la Révolution, a reçu les hommages des forces armées béninoises (Fab) dans le cadre de ses obsèques. Trois étapes ont marqué la manifestation. Il sonnait exactement 9 h 25 lorsque la dépouille arrive dans un car militaire à l’état-major général des armées à Cotonou. En reconnaissance des loyaux services qu’il a rendus à la nation, la dépouille du feu Vincent Guézodjè a fait le tour des hommes en uniforme sous la cadence de la musique militaire.
Dans son oraison funèbre, le chef d’état-major, le général Laurent Amoussou, n’a pas manqué d’éloges à l’égard du disparu. Selon lui, l’homme a servi dans l’intégrité au sein de l’armée et au poste politique. Les qualités du regretté sont énormes, a-t-il laissé entendre, avant d’inviter l’assistance à prier pour le repos de l’âme de ce serviteur. S’ensuivra le recueillement des différentes personnalités dont les ministres de l’Intérieur, Sacca Lafia et de la Décentralisation, Barnabé Dassigli et des parents et amis devant la dépouille mortelle.
Pour rappel, Vincent Guézodjè est né en 1942 à Abomey. Il décroche le certificat d’études primaires (Cep) d’alors en 1955, le brevet d’étude du premier cycle (Bepc) et le baccalauréat (Bac) respectivement en 1959 et 1962. Il fut incorporé dans l’armée le 1er septembre 1963 et est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 1er octobre 1993.
Passionné de la politique, Vincent Guézodjè fut successivement ministre de l’Education nationale, ministre de l’Intérieur, puis ministre de la Justice, garde des Sceaux sous la Révolution. Feu colonel Vincent Guézodjè est marié et père de plusieurs enfants.

4 buts à 2 en faveur de Power Fc d’Akodeha. Tel est le verdict qui a sanctionné ce samedi 3 juin, la finale du tournoi de football de la 96e édition de Nonvitcha à Grand-Popo. C’était à l’issue de l’épreuve fatidique de tirs au but que l’équipe finaliste de football de Grand-Popo s’est vu ravir la vedette sur ses propres installations.
Avant la séance des tirs au but, le jeu s’est déroulé en deux parties de 35 minutes chacune au cours desquelles le moindre but n’a pu être marqué. Comme dans une parfaite entente, les deux équipes se sont succédé au contrôle des deux parties. Power Fc d’Akodeha a pesé sur la première partie avant que la formation de Grand-Popo ne prenne le contrôle de la situation dès le retour de la mi-temps. Et c’est en ce moment que certaines combinaisons et individualités ont donné le ton du spectacle au grand bonheur du public qui exultait de joie pour saluer les dribbles, les débordements et centres manqués des joueurs comme Gérard Yolou.
L’équipe championne, à savoir Power Fc d’Akodeha a été gratifiée d’un trophée, d’une enveloppe financière de 200 mille francs Cfa, de deux jets de maillots et de ballons. Celle de Grand-Popo a aussi bénéficié d’une enveloppe financière, des jets de maillots et de ballons. Les formations des autres arrondissements de Grand-Popo qui ont pris part à cette compétition ont également bénéficié des jets de maillots et de ballons.
En dépit du score, aucun incident n’a été enregistré entre les supporters des deux équipes finalistes. Ce qui s’entend du côté des organisateurs du tournoi comme l’appropriation de l’esprit nonvitcha. Quatre membres du gouvernement, à savoir les ministres Oswald Homeky, José Tonato, Aurelien Agbénonci et Odile Atanasso ont marqué de leur présence cette finale. Le ministre Oswalf Homeky n’a pas manqué de rappeler que la réhabilitation du stade du football de la localité est bel et bien inscrite dans le Programme d’action du gouvernement. « C’est un chantier qui va s’ouvrir sous peu », a souligné le ministre.
Il faut noter que Power Fc d’Akodeha, représentante de la commune de Comé à cette compétition, est l’équipe championne de la fête de Nonvizan qui a connu son apothéose dimanche 15 avril dernier à Akodeha.
Sports 04 juin 2017