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Nouvelles

Processus de déclaration et paiement des cotisations sociales:La Cnss et les collectivités locales définissent de nouvelles modalités
Les relations entre les collectivités locales et la Caisse nationale de sécurité sociale sont loin d’être au beau fixe. C’est dans le but de corriger cet état de choses que les deux parties se sont retrouvées, hier jeudi 4 mars à Cotonou, afin d’échanger sur les problèmes liés au processus de déclaration et paiement des cotisations sociales et surtout la question de la production des déclarations nominatives. « La déclaration et le payement des cotisations sociales à la Caisse nationale de sécurité sociale par les collectivités locales », c’est le thème de l’atelier de sensibilisation des agents des collectivités locales qui s’est ouvert à Cotonou, ce jeudi 4 mars. Organisé dans le but d’améliorer les objectifs entre la Caisse nationale de sécurité sociale et les collectivités locales, de définir les modalités d’apurement des comptes cotisants dans leurs livres et celles de payement des arriérés de cotisation, l’atelier se tient à la suite des suggestions du Médiateur de la République de commun accord avec la structure en charge de la gestion de la sécurité sociale. Appolinaire Cadete Tchintchin, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, à l’ouverture des travaux, rappelle que les collectivités locales utilisent à côté des agents de l’Etat du personnel régi par les dispositions du code du travail. A ce titre, il pèse sur elles des obligations légales de déclaration de payement de cotisation de sécurité sociale mais aussi de production des listes nominatives au soutien des déclarations souscrites. Il souligne qu’il est à constater que les collectivités locales ne remplissent pas toujours leurs obligations. Les déclarations, selon ses dires, ne sont pas accompagnées des listes des déclarations nominatives telles que le législateur l’a institué et cet état de fait expose les travailleurs aux risques sociaux et les empêche de jouir pleinement de la protection sociale à eux offerte par le régime général de sécurité sociale. Le directeur général reconnaît quand même que son institution n’est pas exempte de reproches dans la situation décrite. Il avoue que c’est la raison pour laquelle la caisse a retenu dans son programme d’activités de l’année en cours d’échanger avec les représentants des collectivités locales afin de permettre à chacun de jouer efficacement sa partition dans le fonctionnement du système national de sécurité sociale. Il invite donc les participants à cet atelier à s’investir pleinement dans cette activité pour que les objectifs soient atteints. Jouer efficacement sa partition Rappelant que cet atelier a été suggéré par le Médiateur de la République à la Cnss suite aux audiences foraines au cours desquelles des plaintes ont été émises par les assujettis à la Caisse, Vincent Lézinmé, secrétaire général de cette institution, a noté qu’il y a beaucoup de difficultés de collaboration entre la Cnss et les collectivités locales. « C’est fort de cela que le Médiateur de la République a souhaité que les deux parties s’asseyent et discutent pour voir les modalités de déclaration des cotisations et les termes de leur collaboration. Car les agents des collectivités locales, pour la plupart, à la retraite ont des difficultés à cause du non-payement des cotisations sociales », précise-t-il. Il déclare que les collectivités estiment qu’elles sont sensiblement à jour dans les cotisations mais dans les livres de la Cnss, il y a des difficultés à le prouver. Il souhaite également que chacune des parties soit véritablement impliquée dans le déroulement de l’agenda. Adam Soualioun, chef service de la Solde et des Accessoires de la mairie de Cotonou, représentant du maire, a fait savoir que les agents des collectivités locales souffrent le martyre dès lors qu’ils font valoir leurs droits à une pension de retraite. Ceci est dû certainement, selon lui, à des déclarations accompagnées des risques. « Les agents retraités des collectivités locales souhaiteraient une fois admis à la retraite qu’ils puissent jouir de leur pension comme les autres agents de l’Etat. Vous comprenez alors l’importance de cette réforme actuellement entreprise au niveau de la Cnss », ajoute-t-il. Il a pour finir, tenu à remercier le gouvernement pour cette réforme qui s’avère utile pour les agents des collectivités locales qu’ils sont. Société 05 mars 2021


Audience inaugurale dans son siège rénové:La Cour constitutionnelle réitère son engagement au service des citoyens
C’est en présence de plusieurs personnalités que la Cour constitutionnelle a tenu, hier jeudi 4 mars, l’audience solennelle d’inauguration de son siège rénové sis à Ganhi. A l’occasion, le président Joseph Djogbénou a réaffirmé l’attachement de la sixième mandature à accomplir sa mission avec détermination. « La présente cérémonie est symbolique au plan historique et au plan démocratique », a soutenu Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, à l’occasion de l’audience solennelle d’inauguration du siège rénové sis à Ganhi. Il explique qu’au plan historique, c’est en ces lieux que, le 11 mars 1953, le général de Gaulle, alors qu’il séjournait au Dahomey, a déposé ses valises ; plus précisément dans le bâtiment baptisé au nom d'une autre personnalité qui a tout aussi marqué l’histoire du pays : Conceptia Ouinsou. « Et l’on sait aussi que c’est au début du mois de mars de l’an 2011, que la deuxième présidente de la Cour constitutionnelle nous a quittés. Inaugurer ces bâtiments en ce début du mois de mars, c’est donc une réconciliation avec l’histoire », a relevé le président de la Cour constitutionnelle. Il poursuit : «Au plan démocratique, chacun sait les missions de la Cour constitutionnelle. Et au début de la présente mandature, des réformes ont été faites. Ces réformes sont allées dans le sens de l’ouverture de la Cour constitutionnelle aux citoyens et aux requérants, de la transparence de la procédure constitutionnelle, de l’appropriation par le citoyen de l’instance constitutionnelle. Il était normal que les suites de cette réforme se constatent et se consacrent par la destination d’un cadre approprié pour accueillir les citoyens qui sont les "procureurs" de la Constitution ». Le président Joseph Djogbénou a, par conséquent, réaffirmé sa gratitude à l’égard du gouvernement pour avoir fait en sorte que la Cour constitutionnelle ait un cadre agréable et adéquat qui lui permette de mieux assumer ses fonctions. L’audience solennelle s’est déroulée à la grande salle d’audience baptisée Mgr Isidore de Souza en présence de plusieurs personnalités dont le président du Conseil constitutionnel du Burkina Faso, le ministre de la Justice et de la Législation Maxime Sévérin Quenum, le bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin… A l’entame, le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, a rappelé les différentes phases qu’a connues la Haute juridiction et l’histoire du siège. Il a ensuite demandé acte de l’engagement du personnel à œuvrer avec professionnalisme. Satisfaisant aux réquisitions du secrétaire général, le président de la Cour constitutionnelle a pris acte et a invité le personnel à entretenir le cadre mis à sa disposition. « Le plus difficile, ce n’est pas de construire, c’est d’entretenir. Nous allons veiller avec vous à faire en sorte qu’il n’y ait pas de regret de la part de l’Etat », a conclu le président Joseph Djogbénou. Réunis dans la grande salle d’audience Mgr Isidore de Souza, les sages ont examiné douze recours lors de l’audience plénière qui a suivi l’audience inaugurale. Les dossiers ont été mis en délibéré après débats et rapports des conseillers. Actualités 05 mars 2021


Lancement de la 2e phase de la Route des pêches:35 km à bitumer pour la desserte et l’envol touristique
Le ministre Hervé Hêhomey a procédé, ce jeudi 4 mars à Ouidah, au lancement de la deuxième phase des travaux d’aménagement et de bitumage de la Route des pêches et de ses bretelles, de la Route des esclaves et de la Corniche Est de Cotonou. Il s’agit d’un projet intégré à visée environnementale, touristique et économique pour embellir la côte du Bénin. Les localités d’Adounko, Avlékété et Djègbadji dans la commune de Ouidah seront désenclavées avec la deuxième phase des travaux d’aménagement et de bitumage de la Route des pêches et de ses bretelles lancée ce jeudi à Djègbadji. Long de 21,38 km, le tronçon principal va d’Adounko à la Porte du non-retour en passant par Avlékété, pour 7,43 km en 2x2 voies et le reste en 1x2 voies, indique Serge Ahouandogbo, directeur général de la Société des infrastructures routières du Bénin (Sirb), maître d’ouvrage délégué. La bretelle Adounko - Cococodji porte sur une longueur de 4,93 km et sera aménagée en 2x2 voies et le tronçon Porte du non-retour - Bouche du Roy, long de 2,36 km, sera fait en 1x2 voies, poursuit-il. Le projet prend également en compte l’aménagement de la Corniche Est de Cotonou qui débute à la descente de l’ancien pont de Cotonou, longe la berge Est de la lagune et la mer au Sud et prend fin à la clôture Ouest de l’hôtel Plm Alédjo, pour une longueur totale de 2,2 km à aménager en 2x1 voie. La grande attraction sera sans doute la Route des esclaves et ses aménagements connexes dont les travaux portent sur un linéaire total de 4,10 km. Ces projets seront réalisés dans la continuité de la première phase de la Route des pêches sur le tronçon Cotonou - Adounko (12,5 km). Ils répondent à un triple objectif de mobilité et de desserte, de gestion environnementale et de mise en valeur des sites touristiques dans la zone côtière à Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah et Grand-Popo, souligne Hervé Hêhomey, ministre des Infrastructures et des Transports. Exécution sans faille ! Les travaux sont confiés au groupement d’entreprises Sogea Satom Bénin/Sogea Satom UK qui s’affaire déjà sur le terrain, avec une mission de contrôle assurée par le groupement Louis Berger/ Horse. Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique, a exhorté lesdites entreprises à honorer les engagements contractuels en livrant des ouvrages de qualité et en respectant le délai de 36 mois imparti pour les travaux. Tout en insistant sur l’exécution « sans faille » des travaux, le ministre Hêhomey joint sa voix à celle du maire Christian Houétchénou de Ouidah pour encourager l’entreprise exécutante à privilégier la main-d’œuvre locale. En réponse à la doléance du maire qui plaide pour l’avènement d’un projet spécial de rénovation des infrastructures routières dans la ville de Ouidah, le ministre annonce qu’il y revient dans quelques jours pour procéder au lancement officiel des travaux de construction du pont sur le lac Toho au PK 0+500 de la route Pahou - Tori et des travaux d’entretien de la route Ouidah - Savi. Il exhorte les populations riveraines à la prudence et au sens de civisme en respectant les prescriptions qui seront données en vue d’amoindrir les perturbations de la circulation qu’engendreront les travaux sur les axes concernés. Enfin la Route des esclaves ! Ouf ! Attendu depuis des lustres et promis par des gouvernements successifs, l’aménagement de la Route des esclaves sera une réalité dans quelques mois. Tronçon mémoire de la Traite négrière long de 4 km, il reliera la Route des pêches à la mythique et historique ville de Ouidah, partant de la Place aux enchères à la façade maritime (Porte du non-retour). Cette route retrace le périlleux parcours des esclaves vendus comme de vulgaires marchandises, avec différentes escales : Maison fleurie, Arbre de l’Oubli, Cases Zomaï, Mémorial du Souvenir, Arbre du Retour, avant l’embarquement dans les cales des bateaux négriers. Le pont sur le tronçon principal (3,5 km avec emprise entre 16 et 23 m) sera reconstruit ainsi qu’une bretelle de contournement de 600 m en 2x1 voie. Ces travaux auront un impact significatif sur les activités touristiques et constituent un véritable projet urbain et paysager avec un cheminement piéton qui permettra la mise en place d’un circuit de randonnée autour des sites sacrés comme la Place aux enchères, Zoungbodji, la Porte du Non-retour et le Comptoir colonial. Vivement qu’un projet du ministère de la Culture et du Tourisme prenne en compte la réfection des statues marquant les différentes étapes, dont certaines sont peu ou prou dégradées. C. U. P. Actualités 05 mars 2021


Filière anacarde: L’espoir d’un bon rendement cette année
Par rapport à la prochaine campagne de commercialisation de l’anacarde dans le septentrion, les producteurs béninois ont de quoi se réjouir. L’harmattan ayant été un peu plus clément cette année, les fruits ont tenu la promesse des fleurs dans les plantations. Dans le septentrion, le climat a été favorable à la production de l’anacarde cette année. Comparativement à la précédente, les anacardiers ont produit assez de fruits. La prochaine campagne commerciale, à en croire certains indices, s’annonce bonne. Les fruits ont tenu la promesse des fleurs dans les plantations. L’amélioration du rendement de la production d’anacarde espérée, explique le doyen de la Faculté d’agronomie de l’Université de Parakou, le professeur Hermann Batamoussi, est due au type d’harmattan qui a soufflé. Cette année, fait-il observer, les anacardiers ont non seulement donné assez de fleurs, mais également beaucoup fructifié. Selon lui, c’est parce que l’harmattan a été doux. C’est-à-dire, peu chaud, calme avec peu de vent. « Lorsque le temps est trop chaud, la chaleur peut influencer la floraison et le développement des plantes », a indiqué le professeur. « Si la moyenne des températures pendant la période de formation des fleurs excède les 32 %, celle recommandée pour une bonne croissance des plantes, les antennes, les pustules et les pollens vont brûler. Il ne peut y avoir de fécondation et de fructification », poursuit-il. « S’il y a trop de vent, même s’il y a eu floraison, une grande partie des fleurs va tomber », renseigne-t-il un peu plus loin. Selon lui, ces deux phénomènes n’ayant pas existé cette année, les anacardiers ont bien fleuri, puis fructifié. Par rapport à la production d’anacarde passée, celle de cette année connaîtra donc une hausse sur le plan national. En principe, cette nouvelle devrait réjouir les différents acteurs de la filière, notamment les producteurs ou propriétaires des plantations. Laisser mûrir les noix Mais encore faudrait-il que cette augmentation du rendement attendue ne fasse pas baisser le prix de cession au kilogramme de la noix d’anacarde sur le marché, au cours de la campagne de commercialisation. « Il faut que le produit soit d’abord disponible en quantité, avant que les acheteurs, les exportateurs et les transformateurs ne se présentent », confie le président de la Fédération nationale des acheteurs des produits agricoles et tropicaux du Bénin (Fenapat), Ibrahim Boukary. Selon lui, tout dépendra de la demande sur le marché. « Si la demande est forte, les prix vont monter. Il y a de nouvelles usines qui sont en train d’être installées. Dans ces conditions, je pense que les prix ne vont pas chuter comme ce fut le cas l’année dernière », insiste le président. Toutefois, il appelle les uns et les autres à laisser les noix mûrir sur les arbres, au lieu de les cueillir. Tout en lançant des mises en garde contre les cas de vol dans les plantations, il prévient que la campagne n’a pas encore été lancée ». Préoccupé par la qualité des produits, son avertissement s’adresse surtout aux acheteurs dont la présence sur le terrain pousse, selon lui, les enfants à se mettre en première ligne pour aller voler les noix d’anacarde dans les champs. « S’il y a la qualité, les prix seront également bons », rassure Ibrahim Boukary. S’agissant du vol des noix d’anacarde dans les plantations, l’Association des chasseurs à la battue de Parakou maintient son interdiction. La chasse battant actuellement son plein, elle l’a rappelé à ses membres. Le maire de N’Dali, Daouda Saka Méré, a aussi pris une mesure dans ce sens. Actualités 04 mars 2021


Mahiédine Moussaoudou au sujet du concours panafricain #Fast Track Tech:« Ce prix est une reconnaissance et un véritable encouragement… »
En novembre dernier, la start-up Azowato.com a remporté le concours organisé par #Fast Track Tech et Afric Arena au profit des start-up prometteuses au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Éthiopie, au Mali, au Rwanda, en Tanzanie et en Zambie. Dans cette interview, Mahiédine Moussaoudou, fondateur de cette start-up parle de cette innovation qui leur a permis de gagner 5 000 Usd en espèces de #FastTrackTech et 25 000 Usd de crédit Amazon Web Services (Aws) et plaide pour la pérennisation de cette initiative. La Nation : Dans le cadre du projet #Fast Track Tech, vous avez remporté le concours panafricain des start-up tech au niveau du Bénin. Quelles sont vos impressions ? Mahiédine Moussaoudou: Nous sommes très heureux d’avoir remporté cette compétition panafricaine. Ce prix est une reconnaissance du travail bien fait et un véritable encouragement pour notre équipe. Le parcours de toute start-up est jonché de difficultés, mais lorsqu’une institution internationale reconnaît vos mérites, cela donne envie de se surpasser. Qu’est-ce qui a milité en faveur de votre start-up pour lui valoir ce prix ? Azowato.Com est une plateforme web collaborative de mise en relation entre les talents africains dans les domaines du graphisme, du développement web, de la rédaction web, du référencement web avec les entreprises et particuliers qui souhaitent se faire réaliser des tâches ponctuelles rapidement et à juste prix. Nous avons participé à cette compétition avec une ferme conviction de proposer une véritable solution qui servira à la jeunesse africaine en général, et celle béninoise en particulier. En plus d’avoir une grande expérience dans ce type de compétition, nous nous sommes vraiment apprêtés pour attirer l’attention du jury. Nous avons également été focus sur ce que nous souhaitons faire avec les ressources qui nous seront allouées. Vous bénéficiez d’un appui de 5 000 Usd pour mettre en œuvre des activités liées au développement de l’entreprise. Comment vous y prenez-vous ? Avant de participer à cette compétition, nous avons toujours eu une feuille de route stricte. Nous savions à l’avance ce que nous allions faire en cas d’entrée de ressources techniques et financières. C’est d’ailleurs les différentes actions à mener, ainsi que les indicateurs de performances que nous avons décrits au jury lors de la compétition. Actuellement, nous avons démarré les actions prévues. Ce concours a été organisé dans le cadre du projet Fast Track Tech. Que pensez-vous de cette initiative ? Au lancement du projet Fast Track Tech, nous n’avons pas cru en son efficacité, car de nombreux programmes naissent, mais n’aident pas vraiment les entrepreneurs. Généralement, tout se limite à des séries de formations. Avec Fast Track Tech, nous sommes allés au-delà des formations et du coaching personnalisé. Nous avons bénéficié d’une diversité d’expertises en fonction de nos besoins. Pas de contrainte ! Nous sommes libres de participer à la formation de notre choix. Ce qui nous permet d’optimiser notre temps et nos ressources. Nous avons également eu l’opportunité de participer à deux évènements internationaux, dont Afric Arena (Afrique du Sud) et Web Submit 2020 (Portugal). Nous avons également bénéficié de 25 000 $ de crédit Aws Amazon et de nombreuses réductions sur des solutions numériques. Pensez-vous que la pérennisation du projet pourra contribuer à l'éclosion des start-up ? Oui, les start-up africaines ont besoin de programmes performants comme Fast Track Tech. Si nous avions connu ce type de programme dès nos débuts en 2017, nous serions peut-être déjà très loin. Nous souhaitons vivement que ce programme se pérennise et soit soutenu davantage par les partenaires techniques et financiers. En dehors de ce prix, avez-vous déjà reçu d’autres lauriers ? Bien sûr, Azowato s’est toujours démarquée dans l’écosystème entrepreneurial. Elle a démarré ses activités en 2017 et depuis ce temps, elle a remporté plusieurs prix et participé à plusieurs événements internationaux : Lauréat Tony Elumelu Fondation 2018, "Meilleures start-up Made in Benin 2018", lauréat du programme « 100 African Startups Initiative 2018 » de Wyf en Egypte, finaliste « Prix Afrique » de « 10 000 Start-up pour changer le monde » de La Tribune et Bnp Paribas ; finaliste Get In The Ring Bénin 2019 ; Start-up incubée et accélérée par le programme Incubima de Sèmè City. Quelles sont vos relations avec les autres start-ups surtout en cette période de crise sanitaire due au coronavirus ? Azowato collabore beaucoup avec les autres start-ups de son écosystème, car elles sont ses premiers clients, surtout lorsqu'elles démarrent leurs activités. C’est le moment propice pour les aider à bénéficier de l’expertise de nos free-lances sans exploser leur portefeuille. Depuis l’avènement de la crise liée au Covid-19, nous facilitons la continuité des activités sans contact physique et le respect des mesures barrières pour éradiquer ce virus. Quels sont vos conseils aux jeunes pousses ? Au regard de notre expertise dans l’univers des start-up, je pense qu’il faut commencer petitement, sacrifier du temps et de l’énergie, accepter mettre ses propres ressources pour évoluer jusqu’à un niveau donné avant de prétendre bénéficier d’un appui quelconque. Même vos proches et amis veulent être convaincus que votre solution ou produit marche avant de le tester. Société 04 mars 2021


Election présidentielle:Le Frd réclame l’organisation d’un dialogue national
Les dirigeants du Front pour la restauration de la démocratie (Frd) maintiennent leurs réclamations par rapport à l’organisation d’un dialogue national pour une élection présidentielle inclusive. A la faveur d’une conférence publique qu’ils ont animée dans l’après-midi de ce mercredi 3 mars à Porto-Novo, Valentin Aditi Houdé, président du Frd, Eric Houndété, président du parti Les Démocrates ainsi que Joël Aïvo et Reckya Madougou, tous deux candidats recalés à la présidentielle du 11 avril prochain et autres ténors du collectif de l’opposition, ont à tour de rôle insisté sur l’urgence pour le président de la République, Patrice Talon, d’organiser un dialogue politique national sur le processus électoral. Selon eux, la tenue de ces assises devant déboucher sur des résolutions consensuelles constitue la seule voie pacifique pour sauver la paix et l’unité nationale. Valentin Houdé pense que le président Patrice Talon a encore les moyens pour permettre au Bénin de relever ce défi et de faire en sorte que l’élection présidentielle se déroule de façon inclusive comme l’ont été les six précédentes organisées sous le renouveau démocratique. Le Frd tend la main à la majorité présidentielle afin que dans un sursaut collectif les candidats recalés pour défaut de parrainage soient réintégrés dans la compétition électorale. « Nous allons défendre l’opposition jusqu’à notre dernier souffle. Nous irons jusqu’au bout et nous allons utiliser toutes les voies démocratiques pour faire le combat », insiste Reckya Madougou. Selon elle, sa détermination à se porter candidate à l’élection présidentielle aux côtés de son colistier Patrick Djivo sous la bannière des Démocrates a été motivée par des personnalités politiques qui l’ont convaincue dans sa décision. Joël Aïvo, professeur de droit constitutionnel rassure que les protestations vont se mener dans la paix. « Il n’y aura pas de violence, de casses, de morts. Mais nous allons régler le problème », martèle Joël Aivo. Reckya Madougou interpellée par la Police Aux dernières nouvelles, Reckya Madougou a été interpellée par les éléments de la Police républicaine. Elle a été arrêtée au niveau du pont de Porto-Novo, sur le chemin de retour pour Cotonou, après la conférence publique à laquelle elle a participé. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 04 mars 2021


Interpellée hier:Que reproche-t-on à Reckya Madougou ?(Les éclaircissements du procureur spécial ce jour)
Depuis ce mercredi 3 mars, Reckya Madougou a été interpellée par la police à la suite d’un meeting politique à Porto-Novo. Sur la question, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) fera une sortie au cours de la journée pour situer sur les mobiles de l’arrestation de la candidate recalée à la présidentielle d’avril 2021. Reckya Madougou, membre du parti Les démocrates et candidate recalée à l’élection présidentielle d’avril 2021, a été interpellée à la suite d’un meeting politique auquel elle a pris part à Porto-Novo. Son interpellation est intervenue dans la soirée de ce mercredi 3 mars et agite l’opinion. Sur les mobiles de son arrestation, le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) animera au cours de cette journée du jeudi 4 mars un point de presse pour des précisions, selon nos sources. Cette sortie du procureur spécial est attendue pour situer l’opinion et mettre fin aux supputations. Des faits probables d’appel à l’insurrection seraient à la base de son interpellation, selon nos sources. Qui rappellent par ailleurs que des actes de vandalisme et de violences seraient ourdis à travers son entregent pour saper le processus électoral. Processus dont elle dit être injustement écartée à l’instar d’autres. Me Renaud Agbodjo, son avocat, intervenant sur la radio Rfi indique qu’elle a été arrêtée sans avoir été convoquée. Son interpellation serait le fait du procureur spécial de la Criet avec pour motifs ‘’association de malfaiteurs et terrorisme’’. Il dénonce une arrestation, illégale. Reckya Madougou est gardée à vue à la Brigade économique et financière, selon son avocat. Actualités 04 mars 2021


Sport au service du développement:Le Conseil économique et social à l’écoute des dirigeants sportifs
Avec à leur tête Arouna Lawani, président de la Commission des affaires sociales et de l'éducation du Conseil économique et social (Ces), les conseillers de l’institution ont rencontré, lundi 1er mars dernier, les responsables des fédérations sportives et du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén) au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au menu des discussions, l’état des lieux et les problèmes qui minent le développement du sport au Bénin. Arouna Lawani, président de la Commission des affaires sociales et de l'éducation du Conseil économique et social (Ces) et huit conseillers de l’institution ont échangé, au cours de leur descente, lundi 1er mars dernier, au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, avec les dirigeants des fédérations sportives autour du thème « Le sport au service du développement économique et social au Bénin ». Cet exercice s'inscrit dans la volonté du Conseil économique et social (Ces) de contribuer à l’éclosion du sport au Bénin, selon Arouna Lawani. « Le plus important est de pouvoir recueillir des informations et formuler des recommandations en vue du développement des activités sportives », a-t-il déclaré. C’est l’occasion pour Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois de faire l’état des lieux du sport béninois à ses hôtes. Selon lui, le Comité olympique compte 21 fédérations de sports qui ont permis au Bénin de disposer de quelques champions d'Afrique. Fustigeant les cadres juridique, administratif et organisationnel du sport au Bénin, il a estimé qu’il est important de travailler davantage pour les améliorer. Il s'est réjoui de cette démarche des conseillers qui ont bien voulu s’enquérir des problèmes qui minent le développement du sport au Bénin. « Nous pensons que les choses pourraient changer et nous nous attelons depuis quelques années à diagnostiquer les problèmes au niveau de chaque discipline », a-t-il ajouté. Invités à se prononcer sur la situation de leur discipline, les présidents de fédérations sportives ont, les uns après les autres, évoqué les problèmes relatifs à l’inadéquation ou l’inexistence des infrastructures sportives, à la formation des athlètes, au financement, au cadre juridique et autres. « La gestion du sport est difficile dans ce petit pays », martèle Romuald Hazoumè, président de la Fédération béninoise de Cyclisme qui se bat malgré les difficultés pour sortir le vélo béninois des sentiers battus. Comme lui, Abdon Déguénon, président de la Fédération béninoise de Natation et David Gbadamassi, président de la Fédération béninoise d’Aviron, déplorent l’absence d’infrastructures de sports nautiques. Quant à Viérin Dégon, président de la Fédération béninoise d’Athlétisme, il sollicite le soutien du Conseil économique et social afin que les doléances relatives aux infrastructures soient portées au plus haut niveau de l’Etat. A l’unanimité, tous pensent que la politique sportive mérite d’être revisitée. Satisfaite des échanges, la délégation du Ces a pris l’engagement de jouer sa partition pour l’essor des sportifs au Bénin. Sports 03 mars 2021


Audition:Une personne sur 4 devrait avoir des problèmes d’ici 2050
L’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) publie le premier rapport mondial sur l’audition, à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition (3 mars). Le document souligne la nécessité d’intensifier les efforts de prévention et de lutte contre la perte auditive en investissant et en élargissant l’accès aux services de soins auditifs. D’ici 2050, près de 2,5 milliards de personnes dans le monde, soit une personne sur quatre, vivront avec un certain degré de perte auditive. Au moins 700 millions de personnes auront besoin d’avoir accès à des soins auditifs et à d’autres services de réadaptation à moins que des mesures ne soient prises. C’est l’ampleur estimée par le premier rapport de l’Oms sur l’audition. Des solutions qui pourraient être intégrées dans les systèmes de santé sont aussi proposées. Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’organisation en charge de la santé, a rappelé que la « capacité d’entendre est précieuse. Une perte auditive non traitée peut avoir un impact dévastateur sur la capacité des gens à communiquer, à étudier et à gagner leur vie. Elle peut également avoir un impact sur la santé mentale des personnes et leur capacité à maintenir des relations ». L’investissement dans les soins auditifs s’est montré rentable : l’Oms calcule que les gouvernements peuvent s’attendre à un rendement de près de 16 dollars pour chaque 1 $ US investi. Principales conclusions du rapport Le manque d’informations exactes et les attitudes stigmatisantes à l’égard des maladies de l’oreille et de la perte auditive limitent souvent l’accès aux soins pour ces affections. Même chez les fournisseurs de soins de santé, on constate souvent un manque de connaissances sur la prévention, l’identification précoce et la prise en charge de la perte auditive et des maladies de l’oreille, ce qui nuit à leur capacité de fournir les soins requis. Dans la plupart des pays, les soins auditifs ne sont toujours pas intégrés dans les systèmes de santé nationaux et l’accès aux services de soins est difficile pour les personnes atteintes de maladies de l’oreille et de perte auditive. De plus, l’accès aux soins auditifs est mal mesuré et documenté. Mais l’écart le plus flagrant dans la capacité du système de santé est dans les ressources humaines. Parmi les pays à faible revenu, environ 78 % ont moins d’un spécialiste de l’oreille, du nez et de la gorge (oto-rhino-laryngologiste / Orl) par million d’habitants ; 93 % ont moins d’un audiologiste par million ; seulement 17 % ont un orthophoniste ou plus par million; et 50 % ont un ou plusieurs enseignants pour les sourds par million. Cette lacune peut être comblée par l’intégration des soins auditifs dans les soins de santé primaires au moyen de stratégies telles que le partage des tâches et la formation, décrites dans le rapport. Même dans les pays où les proportions de professionnels de l’oreille et de l’ouïe sont relativement élevées, une répartition inégale des spécialistes est notée. Cela pose non seulement des défis aux personnes qui ont besoin de soins, mais impose également des exigences déraisonnables aux cadres qui fournissent ces services. Principales causes de perte auditive Chez les enfants, près de 60% de la perte auditive peut être évitée grâce à des mesures telles que la vaccination pour la prévention de la rubéole et de la méningite, l’amélioration des soins maternels et néonatals, le dépistage et la prise en charge précoce des médias otites (maladies inflammatoires de l’oreille moyenne). Chez les adultes, le contrôle du bruit, l’écoute et la surveillance sécuritaires des médicaments toxiques pour les oreilles, ainsi qu’une bonne hygiène de l’oreille peuvent aider à maintenir une bonne audition et à réduire le risque de perte auditive. L’identification est la première étape dans la lutte contre la perte auditive et les maladies connexes de l’oreille. Le dépistage clinique à des moments stratégiques de la vie permet d’identifier le plus tôt possible toutes pertes auditives. A l’aide d’une formation et des ressources, il est actuellement possible, grâce aux progrès technologiques, d’identifier les maladies de l’oreille et la perte auditive à tout âge, dans les milieux cliniques ou communautaires. Le dépistage peut même avoir lieu dans des situations difficiles comme celles rencontrées pendant la pandémie du Covid-19 et dans des régions mal desservies et isolées. Accès à des soins opportuns et appropriés Une fois diagnostiquée, l’intervention précoce est essentielle. Le traitement médical et chirurgical peut guérir la plupart des maladies de l’oreille, renversant potentiellement la perte auditive associée. Toutefois, lorsque la perte auditive est irréversible, la réadaptation peut faire en sorte que les personnes touchées évitent les conséquences néfastes de la perte auditive. Le rapport note que l’utilisation du langage des signes et d’autres moyens de substitution sensorielle tels que la lecture sur les lèvres sont des options importantes pour de nombreuses personnes sourdes. La technologie et les services d’assistance auditive tels que le sous-titrage et l’interprétation de la langue des signes peuvent améliorer davantage l’accès à la communication et à l’éducation pour les personnes malentendantes. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’office des Nations Unies à Genève (Suisse) Santé 03 mars 2021


Présidentielle apaisée:L’Eglise protestante méthodiste du Bénin s’en préoccupe
L’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) organise trois grandes séances de prières à Porto-Novo, Dassa-Zoumè et Parakou pour implorer la bienveillance de Dieu afin que l’élection présidentielle du 11 avril prochain se déroule dans un climat apaisé. L’annonce a été faite en marge du culte de clôture du 1er synode biennal de l’église, célébré dimanche 28 février dernier à Sèmè-Podji. Le déroulement dans une atmosphère pacifique de l’élection présidentielle du 11 avril prochain préoccupe l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb). Le premier synode biennal de cette confession religieuse qui s’est déroulé du 22 au 28 février dernier au temple Grâce divine d’Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji s’est entre autres penché sur la situation sociopolitique du Bénin en cette période préélectorale. Selon la lettre qui a sanctionné les assises clôturées par un culte solennel célébré dimanche 28 février dernier, l’Epmb et le Conseil œcuménique national des églises du Bénin (Coneb) ont décidé d’implorer la bienveillance de Dieu sur le Bénin en cette période sensible. Ceci, à travers l’organisation de trois grandes séances de prières, a informé le révérend pasteur Clément Daré Akpaki, secrétaire général de l’Epmb qui a lu la lettre. Il a annoncé que la première grande prière aura lieu mercredi 10 mars prochain au temple Cité de Grâce de Porto-Novo. Les deux autres sont programmées respectivement pour mercredi 17 mars prochain au temple Jérusalem de Dassa-Zoumè et samedi 27 mars prochain au temple Ebénézer de Parakou Gare. Les trois séances de prières auront toutes lieu de 18 h à 18 h 30 min, précise-t-il. « L’Epmb et le Coneb conscients de l’esprit de convivialité et de paix qui caractérise le peuple béninois depuis l’historique Conférence des forces vives de la nation de février 1990, et au regard des résultats du dialogue politique d’octobre 2019, tiennent d’abord à féliciter le peuple béninois et le gouvernement en particulier pour l’organisation à bonne date de l’élection présidentielle qui aura lieu, le 11 avril 2021. Nous félicitons toutes les institutions républicaines, impliquées dans le processus en cours, qui jouent convenablement leur rôle pour une élection inclusive. Ainsi, nous en appelons à la paix, la paix et rien que la paix », renseigne la lettre. Pour l’Epmb, les contradictions et divergences d’opinion qui s’expriment et se développent actuellement sur le terrain dénotent la vitalité de la démocratie béninoise. Sept nouveaux pasteurs consacrés « C’est une bonne chose. Nous devons nous en féliciter car c’est un signe de la pluralité de pensés, de liberté d’opinion et d’expression démocratique. Que tout se déroule dans la paix, pour la paix et le développement holistique durable de notre pays », souhaitent les assises. Pour ce faire, l’Epmb et le Coneb exhortent les uns et les autres à éviter les écarts de langage en restant courtois, à préserver la paix en évitant tout acte qui n’est pas de nature à rassembler. Les pasteurs et les délégués à ce premier synode biennal louent les efforts du gouvernement pour le développement, l’investissement et le mieux-être des populations à travers les mesures sociales de plus en plus prioritaires pour le président de la République et son gouvernement. Ils encouragent ces efforts inlassables dans le cadre de la renaissance du Bénin et saluent le pragmatisme et le leadership éclairé du président Patrice Talon pour la mise en œuvre des grands projets visant la disponibilité et l’accessibilité à l’eau potable, l’éclairage, les infrastructures routières et sanitaires. Présent à ce culte de clôture dit par Kponjesu Amos Hounsa, président de l’Epmb, le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla a porté le message d’encouragement du chef de l’Etat à l’Epmb. Selon lui, le gouvernement se réjouit de constater que la réconciliation et la réunification amorcées avec la médiation du président de la République en 2016 portent leurs fruits. Alain Orounla félicite l’Epmb pour les appels à la paix et ses prières dans la perspective du déroulement dans un climat pacifique de l’élection présidentielle. Le culte au cours duquel sept nouveaux pasteurs ont été consacrés a connu la présence de plusieurs autres personnalités. Il s’agit du conseiller spécial du président de la République, Johannes Dagnon, du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, du président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian et du ministre de la Justice et de la Législation, Sévérin Quenum. Actualités 03 mars 2021


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