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Nouvelles

Affrontement entre populations de Baréi et de Dangoussar à Djougou: Deux morts, des blessés graves et des maisons incendiées

Suite au blocage des opérations de vote du dimanche 26 avril dernier à Dangoussar dans la commune de Djougou par des populations réclamant l’électrification de leur localité, celles de Baréi, à 5km, sont allées sonner la vendetta. Pour une révolte d’humeur, hier lundi 27 avril, le bilan est bien lourd : deux morts, plusieurs blessés et des maisons détruites et incendiées.

Deux morts et plusieurs blessés graves et des maisons détruites et incendiées dans le village de Dangoussar. Le bilan de l’affrontement entre les populations de l’arrondissement de Barei et celles du village de Dangoussar, hier lundi, dans la commune de Djougou, est bien lourd. Pour une révolte d’humeur c’était l’apocalypse dans le petit village de Dangoussar victime de la vendetta des populations de Baréi, arrondissement qui l’abrite. Ces dernières qui n’ont pas accepté que le vote ait été perturbé dimanche dernier par des manifestants réclamant l’électrification de leur localité. Ce mouvement de protestation avait contraint la gendarmerie, les sages et notables du village de Dangoussar à négocier le déroulement des opérations de vote bloquées tôt le matin dimanche dernier. Bien que le scrutin ait commencé au-delà de douze heures, cette marche aurait empêché certains électeurs de Baréi dont les noms figurent sur les listes du centre de vote de Dangoussar, d’accomplir leur devoir civique. Et c’est le motif qui justifie l’expédition punitive organisée sur le village de Dangoussar. Ainsi tôt le matin, selon les témoignages recueillis sur place, certains habitants de Baréi auraient fait leur incursion dans le village de Dangoussar et passé à tabac ses habitants.
Baboukari Djibril, charpentier, sexagénaire à Dangoussar, a été tué à coups de machette. Un jeune homme de Baréi qui a reçu en pleine poitrine une balle de fusil artisanal, a succombé à l’hôpital de l’Ordre de Malte de Djougou. Par ailleurs un autre blessé du côté de Dangoussar, dans un état critique après avoir reçu un coup de machette, est sous soins intensifs toujours, dans cet hôpital.
Le corps du vieil homme tué a été dans la journée remis à sa famille sur instruction du procureur du Tribunal de Djougou, après un examen clinique effectué par Raïmi Yérima, infirmier chef du poste de Barei.
En dépit de la présence des Forces de l’ordre et de sécurité publique alertées par le délégué du village de Dangoussar, le pire n’a pas été évité.
Si la situation a été quelques heures plus tard sous contrôle, il faut noter que les affrontements ont repris de plus belle avec une chasse à l’homme dans le village de Dangoussar. Les habitants ont dû fuir vers le village d’Anoum, à 7 km de leur village pour éviter cette vague de violences qui a ensanglanté la localité. Le village a été déserté par les populations autochtones mais assiégé par les habitants de Baréi. Des instructions ont été données aux élèves du Collège d’enseignement général de Baréi provenant de Dangoussar, d’arrêter pour le moment les cours.

Société 28 avr. 2015


Conférence régionale des organismes de promotion du commerce (OPC): Le Programme BSOD pour le développement de filières d’exportation porteuses

Avec le soutien du Royaume des Pays-Bas, le ministère de l’Industrie, du Commerce, des petites et moyennes entreprises, à travers l’Agence béninoise de Promotion des Echanges commerciaux (ABePEC), est l’hôte de la Conférence régionale des OPC bénéficiaires du Programme néerlandais de Développement et de Promotion des exportations des fruits et légumes frais et des ingrédients naturels pour l’alimentation, les produits pharmaceutiques et cosmétiques 2014-2017. Ladite conférence a été officiellement ouverte hier jeudi 23 avril à Cotonou.

Le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Bénin et les Pays-Bas sont les pays qui participent à la conférence régionale des Organismes de promotion du commerce (OPC) qui s’est tenue hier à Cotonou. Selon Robert Akindé, directeur général de l’ABePEC, l’initiative de la conférence répond à la volonté de renforcer le partenariat entre le partenaire néerlandais (CBI) et les structures de promotion du commerce de la sous-région en général et du Bénin en particulier, en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises locales et l’accès au marché et débouchés pour les produits agro-alimentaires des pays concernés. Et c’est la première activité du Programme de développement et de promotion des exportations des fruits et légumes frais et des ingrédients naturels pour l’alimentation, les produits pharmaceutiques et cosmétiques (BSOD). Lequel programme vise, a-t-il indiqué, à promouvoir le développement de l’accès au marché et à l’information commerciale pour les entreprises. Il a aussi pour objectifs le développement des exportations des fruits et légumes frais et des ingrédients naturels et autres produits pharmaceutiques et cosmétiques; le renforcement du système d’information et d’amélioration de la qualité de l’information sur les marchés au profit des PME/PMI. En plus, souligne Robert Akindé, le Programme comporte trois volets essentiels que sont l’intelligence des marchés, le développement du portail d’exportation web, le développement et la mise en œuvre d’un système de gestion de la qualité. C’est dire, se convainc le DG/ABePEC, que cette conférence servira de plate-forme d’échanges de connaissances, d’expériences, d’opportunités et de bonnes pratiques entre les différents pays participant au Programme. Pour qu’au sortir de la conférence, les capacités de ces acteurs soient renforcées et qu’ils puissent mettre en place au profit de leurs entreprises, un système d’informations commerciales performantes, adaptées à leurs besoins ainsi qu’un système de gestion de la qualité permettant d’améliorer les performances de leurs structures respectives.
Pour Peter van Gilst, responsable régional du Centre néerlandais de promotion des importations en provenance des pays en voie de développement (CBI), l’importance des structures d’exportation est avérée et le partage d’expériences doit aider à améliorer leurs compétences et induire une amélioration des échanges dans la sous-région. Ce défi, croit-il, pourra être relevé grâce à cette Conférence régionale.
Au nom du ministre de l’Industrie, du Commerce et des petites et moyennes Entreprises, son conseiller technique aux petites et moyennes Entreprises, Y. Bruno Anagonou, a procédé à l’ouverture de la conférence. Il a, d’entrée, remercié le CBI pour les opportunités qu’il offre à l’ABePEC et à ses structures sœurs des pays présents. Réitérant les avantages de la conférence, il relève que le Programme BSOD répond aux réelles préoccupations et à un besoin pressant du gouvernement béninois et de tous les acteurs des filières d’exportations porteuses en général, et des filières spécifiques concernées. Avec au menu des ateliers thématiques se rapportant aux volets recherche et information sur les marchés, information et technologie web/portail, et système de gestion de la qualité, cette conférence aidera à un réel renforcement des capacités et à l’instauration d’une démarche qualité ainsi qu’à la bonne stratégie de gestion de la qualité, assure Y. Bruno Anagonou.

Actualités 24 avr. 2015


Audiences à la présidence de la République: Un projet d’exploitation de 20 000 hectares de terre à Kétou

Plusieurs personnalités étaient hier, mardi 21 avril, au cabinet du chef de l’Etat. Entre autres sujets, il a été question du projet dénommé ‘’ Bénin vert’’ qui prévoit l’exploitation de 20 000 hectares de terre à Kétou.

L’expérience des grandes exploitations agricoles sera bientôt une réalité à Kétou dans le département du Plateau. Le projet dénommé ‘’Bénin Vert’’ est une initiative du Français François Dobbelaere qui envisage la mise en exploitation de 20 000 hectares de culture dans la commune. «Nous voulons développer la production agro-alimentaire avec l’apport des technologies nouvelles, et nous comptons multiplier par cinq le rendement de la culture du maïs et du riz», confie-t-il, au sortir d’une audience avec le président de la République. Le promoteur prévoit également la production des semences certifiées au profit des agriculteurs locaux ainsi qu’un espace de renforcement des capacités des jeunes étudiants en agronomie, sa ferme étant située non loin de l’Université d’Agriculture de Kétou.
Le coût total des investissements est estimé à 100 millions d’euros, soit plus de 65 milliards F CFA sur quatre ans. A travers son exploitation, François Dobbelaere planifie la création de 10 000 emplois directs et de milliers d’emplois indirects au travers de l’effet d’entraînement de la production de la zone. «Nous avons constaté un cadre propice à l’investissement agricole au Bénin, et nous avons des autorités disponibles à nous accompagner», souligne-t-il, projetant la mise en production d’une première tranche de 5000 hectares d’emblavures pour juin 2016.
Le président de la République s’est également entretenu avec le directeur général de Colas, Stéphane Knebel. Ce dernier a surtout fait avec lui le point du projet d’aménagement de la route Savalou-Tchetti-frontière du Togo dont l’entreprise Colas est adjudicataire.
Boni Yayi a également reçu, Henri Djombo, ministre congolais de l’Economie forestière et du Développement durable. L’émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso lui a fait part de l’organisation d’un sommet sur le développement de la flore et de la faune en Afrique.

Actualités 22 avr. 2015


Drame à Akassato:Neuf morts dans un incendie d’essence de contrebande

L’essence de contrebande a fait de nouvelles victimes. Dans la nuit du mercredi au jeudi 16 avril dernier, aux environs d’une heure du matin, un incendie d’une rare violence a consumé une habitation et tous ses occupants dans la localité d’Akassato, commune d’Abomey-Calavi.

En effet, neuf membres d’une famille ont brûlé vifs dans cet incendie dû à l’essence de contrebande appelée communément «kpayô».
Selon les recoupements, il sonnait 00h30 quand un véhicule bâché a perdu le contrôle et a fini sa course dans une habitation dans laquelle, les membres de la famille victime qui dormaient, ont stocké des bidons d’essence de contrebande. Le choc a alors occasionné un incendie d’une rare violence qui a consumé tout sur son passage. Pendant plusieurs heures, les éléments des sapeurs pompiers, venus promptement n’ont pas pu maîtriser la furie des flammes qui ont en plus des personnes tuées, causé plusieurs dégâts matériels.

Jonas DETODJI (Stag)

Société 17 avr. 2015


Audience à la Cour constitutionnelle,Le litige domanial entre les populations de Ouidah abordé

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, vendredi 10 avril dernier, à son cabinet, plusieurs personnalités. En dehors des visites de courtoisie, le sujet relatif au litige domanial entre les populations de la commune de Ouidah et la collectivité Aho Glèlè René a été abordé.

L’ambassadeur de Turquie près le Bénin, Turgut Kural, le président du Cadre de concertation des Organisations de la société civile de la commune de Ouidah, Honorat Aguessy et le nouveau consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite), Loya Mohamed Allassane, ont été reçus par le président de la Cour constitutionnelle dans la matinée du vendredi 10 avril dernier.
Des trois personnalités reçues, deux n’ont effectué que des visites de courtoisie : l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin et le consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite). Pour l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Turgut Kural, il est tout à fait normal qu’il fasse une visite de courtoisie en début de son séjour d’ambassadeur afin de renforcer les liens qui existent entre les deux pays. Le nouveau consul général du Bénin à Djeddah, Loya Mohamed Allassane, est quant à lui, allé à la rencontre du président de la Cour constitutionnelle pour recevoir de lui des conseils qui pourraient l’aider à mener à bien sa mission. Il s’agit, entre autres, de l’organisation du Hadj, de la résolution des problèmes des Béninois vivant au quotidien en Arabie Saoudite.
La troisième personnalité reçue est le président du Cadre de concertation des organisations de la Société civile de la commune de Ouidah, le professeur Honorat Aguessy. Il a rencontré le président de la Cour constitutionnelle pour lui faire part de la situation traumatisante que vivent les populations de la commune de Ouidah. «Quand nous les responsables nous apprenons ce qui se passe en matière de terrain, nous ne pouvons pas laisser la situation se dégrader. Nous sommes donc venus traiter de cela avec le président de la Cour constitutionnelle pour qu’il nous aide à trouver des solutions et non qu’il tranche», a-t-il déclaré. Il a souhaité que l’aspect humain, prime sur les revendications sur le plan foncier où à l’en croire, il y a beaucoup de faux.

Actualités 13 avr. 2015


Pour tentative d’assassinat et incendie volontaire :Sossou Amessinko condamné à 10 ans de travaux forcés (26e dossier)

Les débats portant sur l’examen du 26e dossier inscrit au rôle de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou se sont déroulés, mercredi 8 avril dernier. Ils ont été conduits par Michèle Odette Carrena-Adossou, présidente et dans le rôle d’assesseurs, Georges Toumatou et Célestine Bakpé. Les jurés titulaires avaient noms, Léopold Pascal Marcellin Bada, Dotou Désiré Gbedehessi, Mariette Ahouansou, Louise Olympiade Hounmènou et Léandre Alohou. Le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou et la mémoire de l’audience était tenue par Edouard Zavonon.

La jalousie et la vengeance ont largement plané sur les débats du 26e dossier de la Cour d’assises, mercredi dernier. Deux amis aiment la même femme et se la disputent au point où l’un d’eux en a voulu à l’autre et a incendié nuitamment la maison qui abritait son rival et son amante. Les faits se sont déroulés en 2008 à Agoué dans la commune de Grand-Popo.

Que s'est-il passé ?

En effet, Sossou Amessinko et Boni Amèkoudji vivant tous deux dans l’arrondissement d’Agoué (commune de Grand-Popo) courtisent la même femme, la nommée Adinsi Allowanou. Cette dernière a finalement porté son choix sur Boni Amèkoudji.
Mécontent et décidé à se venger des deux amoureux, Sossou Amessinko a, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2008, mis le feu à la case dans laquelle se trouvaient les deux fiancés et ceci à l’aide d’essence et d’allumettes qu’il a pris soin d’acheter à cette fin. Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou n’ont eu la vie sauve que grâce au secours porté par la population alertée.
Dans la même nuit, les amoureux Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou qui ont trouvé refuge dans une autre case, y ont été surpris une seconde fois par un incendie. Cette fois encore, la vigilance et la promptitude de la population ont permis de les sauver. Interpellé et inculpé de tentative d’assassinat et d’incendie volontaire, Sossou Amessinko reconnaît les faits même si à l’interrogatoire au fond, il nie être l’auteur du second incendie.
Le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation. L’enquête de moralité lui est plus ou moins favorable.

Sossou l'amoureux

A la barre, l’accusé Sossou Amessinko a reconnu les premiers faits d’incendie qui lui sont reprochés. Mais pour les 2es, il n’en reconnaît la responsabilité. Le feu aurait pu être propagé par le vent qui a soulevé la braise du foyer d’une vendeuse de pâte fermentée (communément appelée Konhoun) et l’a envoyé par mégarde sur ce toit. Pour lui, il était en amitié avec Adinsi Allowanou depuis environ deux mois et n’a nullement digéré que son amante qu’il déclare bien entretenir, s’accoquine avec son rival. Il a confié qu’il l’aime vraiment et qu’il pourvoit à tous ses besoins.
En ce qui le concerne, Boni Amèkoudji, l’amant de la femme, il ne se constitue pas partie civile. Pour lui, il y a eu deux semaines d’amitié entre la fille et lui. Il a confié que c’est lui qui rendait plutôt visite à Sossou Amessinko et non l’inverse. L’accusé ne le fréquentait pas.
La lecture des pièces du dossier a permis à la présidente de la cour, Michèle Odette Carrena-Adossou de donner la parole au ministère public pour ses réquisitions.

La vengeance, jalousie meurtrière

Pour Honoré Alowakinnou, citant André Malraux, «La vengeance est douce à tous les cœurs transis, il leur en faut une...». Sossou Amessinko, rappelle-t-il, a voulu se venger. Le voilà, a-t-il confié, devant votre cour. Tout est parti, selon lui, d’une aventure amoureuse qui a suscité une jalousie meurtrière. Pour lui, les deux rivaux vivaient à Ayiguinnou, arrondissement d'Agoué, commune de Grand-Popo. Le cœur d’Adinsi Allowanou battait beaucoup plus pour Boni Amèkoudji. Armé d’un bidon contenant de l’essence et d’une boîte d'allumettes, poursuit-il, il a mis le feu à leur demeure. Il reconnait vouloir leur faire du mal ; il dit vouloir leur occasionner des blessures. Lors de l’interrogatoire au fond, il a confirmé ses propos, rappelle le ministère public.
Pour le deuxième incendie, il déclare que le feu serait venu du foyer de la vendeuse de pâte fermentée (konhoun). L’accusé, selon Honoré Alowakinnou, a soigneusement préparé son crime. Il a choisi d’attenter à la vie de son ami et de celle de leur amante commune. Il y a eu des actes préparatoires, relève le ministère public. Il n’en veut pour preuve que l’essence et l’allumette soigneusement apprêtées, a souligné le ministère public. Il ne s’est pas arrêté là, reconnaît-il encore, car il est passé à l’acte en mettant le feu. Il savait que son rival était couché avec Adinsi Allowanou. Partant donc de ces éléments constants du dossier, Honoré Alowakinnou a déduit que le crime d’incendie est constitué. Et pour lui, l’accusé Sossou Amessinko savait que des gens étaient couchés et a décidé de commettre un homicide volontaire sur eux. Il y a donc tentative d’assassinat et l’infraction d’incendie est établie en tous ses éléments constitutifs.
Parce que le casier judiciaire de Sossou Amessinko est vierge et qu’il n’est pas en état de démence au moment des faits, le ministère public a retenu qu’il est bien accessible à la sanction pénale et a requis de le condamner à 15 ans de travaux forcés et aux dépens, et ce serait justice, a-t-il retenu.
Prenant le contre-pied des réquisitions, Me Magloire Yansunnou l’avocat de la défense a expliqué que son client est un homme ordinaire alors qu’on le décrit comme un monstre. Les hommes sont généralement très jaloux. Ainsi, tous les hommes nourrissent ce sentiment et il trouve que c’est normal. « Tous les hommes nourrissent cette haine ; les femmes ne savent pas », explique-t-il.
Comme tout homme normal qui aime, il ne supporte pas de voir son rival et celle qu'il aime, se coucher ensemble. Il a donc entrepris de faire ce qu’il a fait, justifie-t-il. A suivre Me Magloire Yansunnou, le feu se propage souvent vite dans ces milieux; c’est un endroit que je connais bien ; l’on ne peut pas partir du feu de la 2e case pour dire qu’il veut assassiner ; quand la case du voisin est en feu, vous avez intérêt à l’éteindre, rappelle-t-il. «On l’a battu, il a subi des sévices de sorte que lorsqu’il était libre, il a dit la vérité. Il n’y avait pas de préméditation ; il aurait pu empoisonner puisque celui-là était son ami ; il n’y a aucune préméditation», observe la défense pour qui le ministère public ne l’a pas démontré.
Par contre, il y a eu, selon lui, incendie volontaire, il y a eu passion; obnubilé et subjugué par la passion, il n’a pu se retenir. Il faut diminuer sa peine, suggère la défense. «C’est un homme ordinaire », relève Me Magloire Yansunnou. «Vous n’avez aucun intérêt à le maintenir en détention», fait-il observer avant d’ajouter qu’il a déjà fait 4 ans. «Un an en plus et ce serait bien pour la répression ; c’est un enfant unique, essayez de ne pas l’éloigner afin qu’il s’occupe de sa mère et ce serait justice», conseille l’avocat.
Après délibérations, la cour l’a reconnu coupable des infractions mises à sa charge et l’a condamné à 10 ans de travaux forcés. Il retourne donc en prison pour environ un peu plus de 4 ans.

Société 10 avr. 2015


Assemblée nationale:La session ordinaire des adieux de la 6e législature s’ouvre demain

Les députés de la 6e législature lancent les travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 demain jeudi 2 avril au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. C’est leur toute dernière session qui risque de ne connaître l’examen d'aucun dossier avant l’installation des députés de la prochaine législature.

Terminus, les députés de la 6e législature descendent ! Ils amorcent le dernier virage de leur mandat constitutionnel de quatre ans qui a démarré le 16 mai 2011. Ce sera à la faveur de l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 qui s’ouvre demain jeudi 2 avril au Parlement. Cette ouverture est une exigence de la Constitution béninoise qui stipule en son article 87 que «L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois». Cette disposition constitutionnelle a été reprise in extenso par l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
C’est donc en application de ces dispositions que les députés ouvrent solennellement demain les travaux de la première session ordinaire de cette année. Cette ouverture solennelle se fait en présence des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin, des autorités religieuses et des têtes couronnées du pays. Comme par le passé, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago aura à prononcer un discours. Un discours dans lequel il se prononce sur la situation sociopolitique et économique du Bénin, de la sous-région et du monde. Son discours est très attendu. En ce sens que Mathurin Nago ne ratera certainement pas l’occasion de se prononcer sur l'actualité politique. Surtout que c’est peut-être la toute dernière fois qu’il aura l'opportunité de s'adresser à ses mandants depuis le perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale.
Il ne manquera pas non plus de faire le bilan global de la présente législature dont il évoquera sans doute les forces et faiblesses. Ensuite, il aura à dire au-revoir à ses collègues députés avec qui il est resté à l'hémicycle certains, depuis huit ans et d’autres quatre ans. Ils vont se dire au-revoir et se souhaiter bonne chance surtout ceux d’entre eux qui sont candidats aux législatives du 26 avril prochain.
Après cette ouverture, les députés vont se quitter pour descendre sur le terrain. Ils n’auront plus la tête à examiner les dossiers avant l’ouverture de la campagne électorale. Les nombreux dossiers en instance dans leurs tiroirs et placards seront alors reversés à la prochaine législature, la 7è de l’ère du renouveau démocratique qui prendra le relais à partir du 16 mai prochain. C’est donc la session des adieux de la 6e législature qui s’ouvre demain à l’hémicycle.

Actualités 01 avr. 2015


Appui à la mésofinance:Contrat d’assistance technique signé entre Orabank Bénin et l’ABPCD

Orabank Bénin a procédé, hier jeudi 26 mars à son siège à Cotonou, avec l’Agence des banques populaires pour la coopération et le développement (ABPCD), à la signature d’un contrat d’assistance technique dans le cadre du Projet d’Appui à la Mésofinance (PAMESO). Cette cérémonie consacre officiellement le démarrage des activités de ladite banque en faveur des Très petites entreprises et des Petites et moyennes entreprises.

Le Projet d’Appui à la Mésofinance (PAMESO) vise à permettre aux Très petites entreprises (TPE) et aux Petites et moyennes entreprises (PME) d’accéder plus aisément aux services bancaires et financiers. Il est financé par l’Union Européenne et est délégué à l’Agence française pour le développement (AFD).
Avant la signature du contrat d’assistance technique du projet d’appui à la mésofinance et l’échange des documents, le directeur général d’Orabank, Rizwan Haider a tout particulièrement tenu à remercier les principaux partenaires qui ont permis sa concrétisation. Il s’agit de l’Union Européenne, de l’AFD dont l’appui technique, financier et matériel a permis, selon lui, à l’équipe technique de sa banque de procéder à la sélection d’un consultant international. La mission de ce consultant, a-t-il indiqué, est d’assister sa banque dans la création et la structuration d’une agence spécialisée dans le financement des TPE et Petites entreprises. « Depuis 2011, Orabank Bénin a développé une stratégie commerciale ambitieuse dont l’objectif principal est de lui permettre de figurer parmi les banques les plus dynamiques et les plus innovantes au Bénin », a-t-il confié, en assurant que grâce au projet PAMESO, son institution pourra bien diversifier à court terme son segment de clientèle et d’entreprises qui peinent à obtenir des financements bancaires. C’est conscient qu’aucun pays ne peut se développer sans son secteur privé, qu’Orabank Bénin a opté pour ce projet, a justifié le directeur général Rizwan Haider.

Le sens de l'engagement

Il a, par ailleurs, rappelé le processus ayant conduit à la sélection de l’ABPCD. «Orabank Bénin n’a pas l’intention de dormir sur ses lauriers», a-t-il poursuivi. Dans les mois à venir, a laissé entendre Rizwan Haider, elle ouvrira à Akpakpa son agence destinée à la mésofinance.
A sa suite, la directrice générale de l’ABPCD, Cathérine Barbero, a fait remarquer qu’Orabank Bénin l’honore de la confiance qu’elle a placée en son agence. Aussi, a-t-elle réaffirmé son engagement à signer le contrat d’assistance et à s’acquitter avec dévouement la mission qui lui a été assignée à travers l’exécution de ce projet aussi bien ambitieux pour la banque, les TPE et le développement économique du Bénin. «L’enjeu est de taille. Nous en sommes conscients et nous contribuerons à la réalisation des objectifs poursuivis dans le respect des engagements pris de part et d’autre», a-t-elle promis.
L’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Ménager et la directrice de l’Agence française de développement à Cotonou, Cathérine Bonnaud, ont ensemble souligné la vision, l’ambition, ainsi que le sens de l’innovation et de l’engagement qui ont conduit Orabank Bénin à devenir partenaire du projet PAMESO dès 2013. Ce projet, ont-elles admis, appuyé par le chef de la section économique et gouvernance à la délégation de l’UE au Bénin, Rafal Lapkowski, répond à de vrais enjeux, surtout en ce qui concerne le rapport Doing business 2015 de la Banque mondiale rendu public le 29 octobre dernier. Il soulignait, malgré les progrès réalisés par 10 économies dont celle du Bénin, que l’indicateur concernant l’accès aux financements n’a lui malheureusement pas évolué. «C’est dans ce contexte et parce que les enjeux sont autant économiques, sociaux que politiques que la France à travers l’Agence française de développement et l’Union Européenne ont souhaité apporter des solutions aux TPE/PME béninoises - et se sont engagées, ensemble, autour du projet PAMESO», a insisté l’ambassadeur français.
C’est par la signature du contrat d’assistance entre le directeur général d’Orabank Bénin et la directrice générale de l’ABPCD, que la cérémonie à pris fin.

Société 27 mars 2015


Audiences au palais de la Marina:Un émissaire de Denis Sassou Nguesso reçu par Boni Yayi

Le président de la République a reçu en audience, samedi 21 mars dernier, le ministre d'Etat congolais Aimé-Emmanuel Yoka. Il a été essentiellement question de la coopération bilatérale entre le Bénin et le Congo.

«Les relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et le Congo sont très vieilles, mais toujours fraîches, de plus en plus portées par les liens fraternels qui unissent les présidents des deux pays», a indiqué , Aimé-Emmanuel Yoka, ministre d'Etat congolais Garde des Sceaux, chargé de la Justice et des Droits humains, «Nous avons fait un bref inventaire de ces relations sur tous les plans, et réfléchi sur les voies et moyens pour les promouvoir et les diversifier autant que faire se peut, d'autant qu'il y a une importante colonie congolaise au Bénin et vice-versa» affirme-t-il. Pour l'émissaire du président Denis Sassou Nguesso, il est de la responsabilité des dirigeants des deux pays de faire en sorte que ces communautés soient totalement intégrées et se sentent comme chez elles dans leur pays d'accueil respectif.
Le président de la République a également échangé avec son ministre en charge de l'Urbanisme, Christian Sossouhounto, en compagnie des responsables des agences de maîtrise d'ouvrage délégué que sont l'AGETUR, l'AGETIP, et la SERHAU. D’abord, il a été question de l'état d'avancement du Programme d'assainissement des 77 communes lancé depuis peu. A ce sujet, la situation des villes de Sakété, Pobè, Ouidah, Bohicon a été passée au peigne fin. Avec la dernière visite effectuée auprès des institutions partenaires, à savoir la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque d'investissement de la CEDEAO (BIDC), et la Banque africaine de développement (BAD), les derniers réglages ont été effectués et les travaux sont prévus pour démarrer dans la première quinzaine du mois d'avril, notamment à Pobé et Sakété.

S'agissant du Projet d'aménagement urbain d'appui à la décentralisation (PAURAD) financé par la Banque mondiale et qui prend en compte les villes de Kandi, Parakou, Sèmè-Podji, Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Bohicon, les études sont bouclées et les travaux démarreront incessamment, assure le ministre. Quant au Programme d'urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), les travaux avancent également avec satisfaction.

Certains chantiers ouverts au titre de ce projet sont déjà achevés, tel que le pont de Funai. Les autres, rassure Christian Sossouhounto, avancent à un rythme soutenu et augurent d'une livraison des travaux à bonne date.
Vendredi 20 mars, le président de la République a reçu, Mgr François Gnonhossou, nouvel évêque de Dassa-Zoumé, en compagnie de Mgr Antoine Ganyè, président de la Conférence épiscopale du Bénin.

Actualités 23 mars 2015


Incendie d’un dépôt d’essence à Parakou:Des centaines de bidons de «kpayo» partis en fumée

Un grand dépôt d’essence de contrebande communément appelée « kpayo » a pris feu dans l’après-midi du samedi 14 mars dernier au quartier Ganou dans le 1er arrondissement de Parakou.

Grâce à la détermination des sapeurs-pompiers qui sont venus à bout des flammes au bout de quatre heures d’horloge, l’on ne déplore, fort heureusement, aucune perte en vie humaine mais les dégâts matériels sont considérables. Des centaines de bidons d’essence de 25 litres sont partis dans les explosions laissant apercevoir des flammes intenses et une épaisse couche de fumée dans le ciel. Il y avait au total 932 bidons dont 58 bidons d’huile à moteur et plus de 240 bidons vides, à en croire Abdoulaye Gado, gérant du dépôt. L’incendie s’est déclenché, raconte-t-il, alors qu’un client sans bidon vidait l’essence pour défaut de «garanti».

Actualités 16 mars 2015


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