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Nouvelles

Disponibilité des produits sanguins: Le digital comme solution aux entraves
Les technologies peuvent contribuer à résorber la pénurie récurrente des produits sanguins labiles. Elles permettront non seulement d’inciter le public à participer aux collectes de sang, mais aussi de s’assurer de leur disponibilité en temps réel. Pour un besoin de 117 330 poches de sang en 2019, l’Agence nationale pour la transfusion sanguine (Ants) n’a enregistré que 88 150 poches effectivement disponibles pour un total de 56 990 donneurs. Il en ressort qu’il y a moins de deux dons par donneur par an, alors que les hommes peuvent donner jusqu’à quatre fois de leur sang par an et les femmes, trois fois. Telle est la problématique de la pénurie criante des produits sanguins labiles (Psl) au Bénin. Les difficultés rencontrées au niveau des banques de sang par les professionnels de la santé, sont relatives à la pression du temps à cause de l’urgence et surtout à la pénurie des produits à savoir les concentrés de globules rouges, le plasma frais congelé, les concentrés de plaquettes standards pour les malades dans le besoin, signale Urbain Djodjo, chef service Information et Statistique de l’Ants. L’insuffisance des dons de sang, la faible mobilisation, la faible fidélisation (dons peu fréquents), le faible suivi des mouvements des donneurs de sang sont les principales difficultés, renchérit Paulin Kpodji, biologiste médical, chef cellule Assurance qualité et hémovigilance de l’Ants. A l’ère de la digitalisation, les solutions numériques s’avèrent un moyen pour corriger nombre de ces dysfonctionnements et entraves. Elles permettront d’inciter le public à participer aux collectes de sang, de notifier les campagnes y afférentes, d’informer des conditions et procédures de participation ainsi que des rappels de rendez-vous de don pour les anciens donneurs, indique Urbain Djodjo. Les technologies peuvent également permettre de vérifier en temps réel la disponibilité de ces produits, l’état du patient et d’assurer leur meilleure distribution. Attentes En fait, souligne Paulin Kpodji, les donneurs de sang et les recruteurs attendent de disposer d’un canal d’échange et de recueil de conseils avec le personnel de l’Ants. L’accès en ligne au résultat et les informations sur le don de sang et les activités de collecte de sang pourront leur permettre de gagner du temps. Cela permettra de corriger le faible niveau d’information sur les programmes de collecte de sang en équipe mobile, et l’oubli des dates des prochains dons. En ce qui concerne le personnel de l’Agence, précise M. Kpodji, un système informatique de gestion et de communication sur le don de sang est nécessaire. Cela permettra à l’agent de la banque de sang de s’assurer de la disponibilité et l’accessibilité des produits et de s’enquérir de la qualité de l’échantillon et de la demande. Jusque-là, les agents ne disposent presque pas de moyens pour contacter les donneurs. L’historique des donneurs de sang est parfois difficile à retrouver, occasionnant un faible suivi de leurs mouvements. Les regards sont tournés vers les résultats du concours « Healthtech Challenge » qui rassemble, du 2 au 12 février à Cotonou, de jeunes étudiants de l’Ecole de l’innovation et de l’expertise informatique (Epitech). Sur l’initiative de l’Agence belge de développement (Enabel), ils sont appelés à développer des solutions numériques dans le domaine de la santé en général et de la transfusion sanguine en particulier. En outre, le don de sang doit être spontané, afin que le précieux liquide vital attende les malades dans les banques de sang. Car, quand le besoin se fait sentir pour cause d’anémie ou autre anomalie, le pronostic vital est déjà engagé. Il importe que l’acte social de don ou de collecte de sang soit érigé en tradition au niveau des ménages, des entreprises publiques et privées. Santé 10 févr. 2021


Conseil communal de Banikoara: Le nouvel organigramme de la mairie adopté
Le Conseil communal de Banikoara a tenu, lundi 8 février dernier, sa deuxième session extraordinaire. Il a, à cette occasion, procédé à l’adoption du nouvel organigramme de la mairie. Se conformant aux textes sur la décentralisation au Bénin, les membres du Conseil communal de Banikoara se sont retrouvés, lundi 8 février dernier, à l’occasion de leur deuxième session extraordinaire. Leur rencontre a été consacrée à l’examen et à l’adoption du nouvel organigramme de la mairie. Le maire Bio Sarako Tamou et les membres de son conseil se sont également penchés sur le cadre organique de même que le plan de formation des agents de la mairie. Procédant à l’ouverture des travaux, le maire Bio Sarako Tamou a expliqué que l’urgence de cette session est motivée par des instructions données par le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. La nouvelle classification effectuée au niveau des communes au Bénin par ce ministère impose des organigrammes-types pour les administrations communales, suivant la catégorie de commune. Selon le maire, ce nouvel organigramme permettra à Banikoara de disposer d’une administration beaucoup plus au service du développement à la base. C’est dire une administration qui offre des services de qualité aux populations, a-t-il insisté. En effet, désormais considérée comme une commune ordinaire de type 1, Banikoara devrait procéder à des réajustements, puis à l’actualisation de son organigramme afin de répondre aux exigences de son ministère de tutelle. Grâce à l’appui de l’Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori (Apida), ce nouvel outil, tout comme le cadre organique, et le plan de formation du personnel de la mairie sont donc devenus réalité. Société 10 févr. 2021


Réalisation de projets de développement:La Chine offre plus de quatre milliards FCfa au Bénin
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec) et Jingtao Peng, ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, ont signé, ce mardi 9 février, l’accord de coopération économique et technique entre les deux pays. Cet accord aidera à l’exécution de divers projets dont conviendront le Bénin et la Chine. L’axe Cotonou-Pékin se renforce. C’est à travers la signature de l’accord de coopération économique et technique entre les deux pays. Il s’agit d’un don de cinquante millions de yuans chinois, soit environ quatre milliards deux cents millions de Francs Cfa destinés à appuyer le Bénin dans la réalisation de ses projets de coopération bilatérale définis par les deux pays. « Il constitue une action chinoise pour concrétiser les orientations décidées par les deux présidents à la faveur du Sommet de Beijing en 2018», explique Jingtao Peng, ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin. La nouvelle année se veut encore plus fructueuse en matière de coopération entre les deux pays. « 2021 sera une année de récolte pour la coopération entre la Chine et le Bénin. Plusieurs grands projets d’investissements dans différents secteurs vont démarrer ou seront inaugurés au cours de l’année. La menace de Covid-19 sera toujours cruelle, mais la coopération sino-béninoise sera encore plus prometteuse », annonce-t-il. Pour y arriver, la Chine continuera d’apporter son soutien au gouvernement et au peuple béninois en vue de soutenir ses réformes et la modernisation du pays. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, croit au leadership des dirigeants des deux pays pour offrir de meilleures conditions de vie à leurs peuples. « Cette pandémie n’enlève pas seulement la vie à nos concitoyens çà et là. Elle nous vole nos rêves, elle enlève la pertinence de nos choix. Mais il faut tenir. C’est dans cet esprit que nos dirigeants ont fait le choix de continuer de se soutenir pour surmonter cette pandémie et poursuivre le chemin du développement afin d’améliorer les conditions de vie des populations en renforçant notre partenariat », assure-t-il. Le présent don intervient pour conforter le Bénin dans son élan de développement. Il sera orienté vers les projets phares du pays dans le respect mutuel et de la solidarité humaine. La riposte à la Covid-19 sera accentuée. D’où les mots de gratitude d’Aurélien Agbénonci à l’endroit de Pékin. « Je voudrais vous remercier pour votre soutien à la riposte à la pandémie. La Chine fait partie des tout premiers pays à venir à notre chevet, nous a assistés et a facilité la mise en place du dispositif qui permet aujourd’hui au Bénin d’être parmi les pays qui font face le mieux à cette pandémie ». « Le président de la République, Patrice Talon, et le gouvernement apprécient hautement votre geste. Je voudrais vous prier au nom du gouvernement et du peuple béninois de transmettre au président de la République chinoise la gratitude du Bénin», poursuit-il. Occasion pour lui de dire toute son admiration à l’ambassadeur de la République populaire de la Chine près le Bénin : «J’apprécie votre engagement personnel, votre détermination et le suivi que vous mettez à ce que les actions convenues dans le cadre du Sommet sino-africain de Beijing soient mises en avant ». Aurélien Agbénonci a promis au nom du gouvernement que ces fonds seront gérés avec rigueur et dans la transparence totale. Actualités 10 févr. 2021


Direction de l’Omc: Moment historique en vue
Après le départ anticipé du chef de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc), en août de l’année dernière, le processus de sélection d’un nouveau Dg a été mis en route. En octobre 2020, un consensus aurait dû se former autour de la finaliste nigériane, préférée des Etats-membres, face à la Sud-coréenne mais, en refusant de jouer le jeu, l’administration Trump avait bloqué l’élection. Le 5 février, dans un communiqué officiel, les Etats-Unis ont pris note du retrait de la candidate de la Corée du Sud et ont affirmé leur appui solide à celle du Nigeria. La voie est désormais libre pour que le Dr Ngozi Okonjo-Iweala soit confirmée comme 7e directeur général de l’Omc. Elle sera le premier dirigeant d’origine africaine et la première femme à ce poste. Le 28 octobre 2020, les représentants des 164 Etats-membres de l’Organisation mondiale du Commerce se sont réunis durant l’après-midi dans la Salle William Rappard de l’Organisation mondiale du Commerce, basée à Genève (Suisse). Le président du Conseil général, entouré de ses deux co-facilitateurs, avait révélé que Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des Finances du Nigeria et directrice générale de la Banque Mondiale, avait obtenu plus de soutien que sa concurrente, Yoo Myung-hee, actuelle ministre du Commerce et de l’Industrie de la Corée du Sud. Retrait de la candidate sud-coréenne et annonce des Etats-Unis Par la voix de leur représentant auprès de l’organisation, l’ambassadeur Dennis Shea, les Etats-Unis avaient fait savoir qu’ils apposaient leur veto à la candidate africaine. Le blocage du processus d’élection du directeur général de l’Omc, était une manœuvre supplémentaire de l’administration Trump dans ses assauts contre l'institution. Le 5 février, la Corée du Sud a annoncé le retrait de sa candidate. Le même jour, dans un communiqué de presse, «l’administration Biden-Harris a confirmé son appui solide à la candidature du Dr Ngozi Okonjo-Iweala comme prochaine directeur général de l’Omc. » Le document précise aussi que les américains sont désormais prêts à s’engager dans la prochaine étape pour obtenir le consensus. Prochaine étape On s'attend à ce que le président du Conseil général, l’Ambassadeur David Walker de Nouvelle-Zélande, annonce la date de la tenue de la réunion du Conseil général et que le processus puisse se poursuivre. Actuellement membre du conseil d'administration de l'alliance pour les vaccins (Gavi), Ngozi Okonjo-Iweala, âgée de 66 ans, avait déclaré qu’en cas de victoire elle (l'Omc) devrait jouer un rôle pour aider les pays les plus pauvres à accéder aux médicaments et aux vaccins pour lutter contre la Covid-19. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès des Nations Unies à Genève (Suisse) Economie 09 févr. 2021


Sortie officielle de l’association « Jeid » au Bénin: Développement local et bonne gouvernance comme priorités
Plusieurs jeunes portés par le même idéal ont mis en place le mouvement dénommé «Jeunesse engagée pour les initiatives de développement» en janvier. Samedi 6 février dernier à Cotonou, ils ont fait leur première sortie officielle pour exprimer leur détermination à œuvrer pour le développement local et la bonne gouvernance afin d’impacter les collectivités locales. L’association Jeid s’est fixé des objectifs clairs, précis et aussi bien variés qu’ambitieux. Mise sur les fonts baptismaux en janvier dernier, l’association « Jeunesse engagée pour le développement local » (Jeid) a officiellement lancé ses activités, ce samedi 6 février à Cotonou.Elle entend œuvrer pour le renforcement du développement local à travers une veille citoyenne accrue et la promotion d’initiatives et d’actions de développement novatrices. Nicéphore Noulekoun, président de la Jeid, rappelle qu’au Bénin, les gouvernements qui se sont succédé depuis 2003 ont fait l’option de la décentralisation en associant les collectivités locales au processus de développement. Cela s’est traduit par l’installation des conseils communaux dans les 77 communes que compte le Bénin. Cette évolution crée le contexte d’une approche participative du développement local et rencontre un accueil très favorable de la part des organisations internationales mais aussi des populations à la base qui souhaitent être actrices de leur propre développement et participer activement à la conception, au suivi et à l’évaluation des stratégies de développement au niveau local. Cependant, il ajoute que depuis 17 ans d’expérience de la décentralisation et malgré les efforts inlassables de l’Etat central, la jeunesse n’a véritablement pas pris sa part de responsabilité dans cette marche vers le développement. « Face à la dynamique de décentralisation en cours, il urge que la jeunesse s’engage à pleinement jouer son rôle d’acteur de premier plan dans la construction de sa communauté. La réussite d’un tel engagement dépend de l’éducation civique assurée aux femmes, aux jeunes mais également aux adultes », souligne-t-il. Il précise que la promotion des activités socio-économiques, le soutien à la création d’emploi, le développement du civisme fiscal, la protection de l’environnement, l’organisation de la solidarité entre habitants et entre communautés, l’éducation à la bonne gouvernance sont, entre autres, les chantiers sur lesquels la Jeid entend travailler. Les jeunes de la Jeid prennent l’engagement de mettre en place un dispositif sociocommunautaire à travers l’activation des cellules de veille citoyenne pour l’identification des réels problèmes des différentes couches de la population. Le président fait savoir qu’à l’horizon 2023, l’association sera représentée dans toutes les communes du Bénin à travers les coordinations communales, celles d’arrondissement et les cellules de veille citoyenne. Nicéphore Noulekoun annonce également que, les jours à venir, il sera procédé à l’installation de tous les organes statutaires dans la ville de Cotonou et d’ici la fin de l’année, dans les 11 autres chefs-lieux des départements du Bénin. Société 09 févr. 2021


Projections post-Covid 19 pour le Bénin : Les menaces sur l’atteinte des Odd
Un rapport d’étude sur les impacts socioéconomiques de la Covid-19 au Bénin est disponible depuis vendredi 5 février dernier. Fruit d’une collaboration entre le Système des Nations Unies, les décideurs béninois et les Partenaires au développement, le document vise à aider à agir de toute urgence afin d’atténuer les impacts socioéconomiques de cette pandémie et appuyer le gouvernement dans la prise de mesures meilleures. La pandémie de la Covid-19 a créé une récession économique historique avec des niveaux record de précarité et de chômage, ce qui provoque une crise humaine sans précédent qui frappe plus durement les personnes les plus vulnérables en mettant en cause la mise en œuvre de l’Agenda de développement 2030. A l’instar des autres pays du monde, le Bénin n’est pas épargné par la crise. La pandémie est apparue à un moment où le pays commençait à bénéficier des gains de sa croissance économique de l’ordre de 6 % en moyenne annuelle enregistrée durant les trois dernières années, relève à l’occasion du lancement du rapport, Aouale Mohamed Abchir, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Selon les premières analyses, la crise sanitaire et ses effets sur l’économie pourraient saper les avancées enregistrées par le Bénin sur le sentier des Objectifs de développement durable en l’absence d’efforts hardis, poursuit-il. C’est donc dans une logique d’approfondissement de l’évaluation de la situation socio-économique nationale, que la présente étude a été initiée. L’objectif général de l’étude est d’identifier les canaux de transmission et d’évaluer les impacts de la pandémie du coronavirus sur les plans économique, social et environnemental au Bénin en vue d’informer les politiques nationales, locales et les mesures de réponses économiques et sociales du gouvernement et des partenaires à court, moyen et long termes. Les résultats qui en sont issus permettront à l’Exécutif et à ses Partenaires techniques et financiers de mieux collaborer dans la mise en œuvre du Plan de riposte national. Méthodologie L’étude a été réalisée suivant une approche méthodologique combinant la revue documentaire et l’utilisation des données statistiques primaires et secondaires. S’agissant des données primaires, une enquête a été réalisée au niveau national par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). Elle a porté sur près de 2 360 ménages, 1 192 unités de production informelles, 62 entreprises formelles, couvrant tous les 12 départements du pays. Elle servira de bréviaire en vue de guider les interventions de l’Equipe-pays des Nations Unies et celles d’autres organismes internationaux de coopération au développement en vue de mieux accompagner les efforts du Bénin dans le cadre de la pandémie. Des conclusions de ce travail, il ressort un impact sévère de la pandémie sur l’économie béninoise. Lequel tient au fait que les mesures de lutte contre la pandémie, en particulier les confinements au niveau international et le cordon sanitaire portent une atteinte directe aux activités et secteurs de concentration du Pib du Bénin articulé autour des échanges extérieurs avec un taux d’ouverture de 54 % (2019), du tourisme (5 %) et des services, dont les transports-logistiques (12 %). Les conséquences de la crise mondiale et cette croissance potentiellement négative, ou modeste, affectent les finances publiques avec la baisse des recettes, la hausse des dépenses et de la dette, mais aussi la consommation privée et publique, l’investissement privé et public, le commerce extérieur, les revenus des ménages, les inégalités, l’incidence de la pauvreté, renforçant la vulnérabilité et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au sein des populations. Sont aussi impactés, l’accès aux services sociaux de base, la santé, l’éducation, aux niveaux national ou local. Aider à une meilleure prise de décision Plusieurs branches d’activités ont connu une baisse importante du volume horaire de travail. Parmi elles figurent l’hôtellerie et restauration, les transports, le commerce, et l’industrie. On devra s’attendre face au ralentissement des activités et au déclin du taux de croissance, à un effet dépressif important de la crise sur l’emploi. Pour ce qui est de la perte d’emplois, elle varie de 360 000 à 620 000 personnes touchées en 2020. Les pertes d’emplois notamment, dans les secteurs des transports (18 %) et du tourisme-hôtellerie (20 %), du commerce (34 %) découlant du ralentissement temporaire des activités couplées à une reprise lente, auraient des répercussions sur les revenus des ménages et par conséquent sur la pauvreté, indique l’étude. Salvator Nyonzima, coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, qui salue l’avènement d’une telle étude présente ses résultats comme une offre en lien avec les priorités nationales. Elle a permis, reconnait-il, de quantifier l’ampleur de la crise, d’identifier les canaux de transmission de la pandémie aux secteurs socioéconomiques et de dégager les orientations globales pour une réponse cohérente en lien avec le contexte socioéconomique du Bénin. « Sur la base des résultats, les équipes techniques des Nations Unies ont revisité leur plan de travail en cohérence avec les orientations de la réponse socioéconomique du gouvernement mais aussi aux cinq priorités des Nations Unies pour un relèvement socioéconomique immédiat post-Covid ». Il s’agit entre autres de la protection des services et du système de santé pendant la crise, de la protection des populations, par le renforcement de la protection sociale, de la protection des emplois, des Pme et des travailleurs et travailleuses du secteur informel et du renforcement de la cohésion sociale, sans oublier la résilience des populations, notamment des jeunes, des femmes et personnes en situation particulière de vulnérabilité. Au nom du gouvernement, Adidjatou Mathys, représentant le ministre d’Etat en charge du Plan, à l’occasion se réjouit de la qualité du document. Document dont le gouvernement se servira pour une meilleure prise de décision, assure-t-elle. Actualités 09 févr. 2021


Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines: Le gouvernement décidé à ne pas baisser la garde
La 19e édition de la Journée internationale de Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines a été célébrée, samedi 6 février dernier. Au Bénin, c’est à Kalalé, dans le département du Borgou, que les manifestations officielles ont eu lieu. Le Bénin n’est pas resté en marge de la célébration, samedi 6 février dernier, de la 19e édition de la Journée internationale de Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. A Kalalé, dans le département du Borgou, où ont eu lieu les manifestations officielles, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a rappelé l’engagement du gouvernement à combattre les violences faites aux femmes et filles. En effet, au nombre de ces violences, l’excision est considérée comme étant une pratique rétrograde qui porte atteinte à la dignité féminine. Malgré toutes les sensibilisations et les sanctions prévues contre leurs auteurs, elle perdure encore dans la plupart des contrées. Au regard du nombre important des victimes qu’elle continue de faire dans les rangs des filles, la communauté internationale ne pouvait pas rester insensible. C’est depuis près de 19 ans qu’elle ne cesse de se mobiliser pour réprimer sa pratique. La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a rassuré qu’avec le phénomène qui se fait recrudescent, le gouvernement ne baissera pas les bras. « Le président de la République s’est déjà engagé à œuvrer pour l’élimination de toutes les formes de violences faites aux enfants et aux femmes», a-t-elle rappelé. Par ailleurs, son ministère s’est également doté d’un numéro vert, le 138, pour dénoncer leurs auteurs. Face à l’ampleur que la mutilation génitale des filles connait dans les départements du septentrion, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a exhorté à la veille permanente. « Pourtant, entre temps, l’espoir était permis et les auteurs de ces pratiques en l’occurrence les exciseuses avaient pris des engagements dans certaines localités et plusieurs s’étaient même reconverties à d’autres activités », a-t-il fait remarquer. La résurgence de cette pratique ces dernières années et la persistance des poches de résistance nécessitent, selon lui, la mise en œuvre de stratégies plus efficaces et des actions hardies pour la réprimer définitivement. Le choix porté sur la commune de Kalalé pour accueillir la célébration de la présente édition de cette journée, n’est pas fortuit. Au Bénin, elle est considérée comme l’un des foyers de résistance de ce phénomène. L’année dernière, on y a enregistré cinq cas avérés. Tout en déplorant cette situation qui ne fait pas honneur à sa commune, le maire Tidjani Bani Chabi a appelé à la responsabilité parentale de ses populations. Les leaders religieux, chefs traditionnels, parents étaient nombreux à avoir pris part à cette célébration. Tous ont certainement pris conscience que l’excision est une pratique dont ils doivent se défaire. En 2012, l'Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 6 février de chaque année, Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (Mgf). C'est afin d’intensifier l’action mondiale visant à éliminer cette pratique. Le thème retenu pour la présente édition est « L’inaction n’est pas une option : s’unir, récolter des fonds et agir pour l’élimination des mutilations génitales féminines ». Ainsi, une action accélérée s’avère nécessaire pour sauver les filles de cette pratique qui viole leurs droits et affecte à la fois leur santé et leur bien-être. Société 09 févr. 2021


Café de la science à l’Université de Parakou:Les résultats des recherches sur les maladies virales émergentes vulgarisés
Avec l’appui de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), la Direction nationale de la recherche scientifique et des innovations (Dnrsi) du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a organisé, mercredi 3 février dernier à l’Université de Parakou, une activité scientifique dénommée « Café de la science ». C’est pour vulgariser les résultats des recherches sur les maladies virales émergentes. Communiquer et vulgariser les résultats des recherches scientifiques pour un large public afin de faire toute la lumière nécessaire sur ce qui se fait dans les laboratoires. Tel est l’objectif visé par la Direction nationale de la recherche scientifique et des innovations (Dnrsi) et l’Institut de recherche pour le développement (Ird), en initiant le « Café de la science ». De façon plus spécifique, mercredi 3 février, les participants ont eu droit à la présentation des résultats des recherches sur les maladies virales émergentes. Il s’agit de Ebola, de Lassa et du coronavirus. Relativement à la thématique centrale du « Café de la science », cinq sous-thèmes ont été présentés par un panel d’enseignants-chercheurs des universités nationales du Bénin. Ainsi, les aspects de diagnostic des maladies virales ont été développés par Dr Anges Yadouléton, directeur du Laboratoire national des fièvres hémorragiques virales au ministère de la Santé, alors que c’est le Dr Angelo Attinsounou, spécialiste des maladies infectieuses tropicales, qui a exposé les aspects cliniques desdites maladies. Le Pr Thierry Adoukonou, directeur de l’Ecole nationale de formation des techniciens supérieurs en santé publique et en surveillance épidémiologique de l’Université de Parakou, a développé le sous-thème épidémiologie des maladies transmissibles, Lassa et Ebola. Les deux derniers sous-thèmes ont été présentés respectivement par le Dr Rokiatou Babio en service au Centre hospitalier universitaire départemental du Borgou et le Dr Norbert Kpadonou du centre de formation et de recherche en matière de population. Il s’agit respectivement de la prise en charge de la fièvre de Lassa et des stratégies de riposte à la Covid-19. Les questions des participants ont permis aux panélistes de faire la lumière sur les résultats des recherches. Le professeur Innocent Bokossa, directeur de la Dnrsi, a rappelé que « Café de la science » est une activité scientifique qui se fait depuis 2015 et qui vise à faire connaître les résultats de la recherche scientifique. Selon lui, le reproche est souvent fait aux chercheurs de ne pas faire connaître les résultats de leurs différents travaux. Or, beaucoup de recherches se font avec des résultats qui, une fois mis en application, permettront de trouver des solutions adaptées à de nombreux problèmes de développement dans divers domaines. Florent Engelmann, représentant de l’Ird au Bénin, a quant à lui souligné qu’il est important de porter à la connaissance du grand public les résultats des recherches scientifiques. C’est pourquoi, explique-t-il, son institut, dont l’objectif est de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable, accompagne la Dnrsi qui s’est inscrite dans cette dynamique à travers le « Café de la science ». A sa suite, Prosper Gandaho, recteur de l’Université de Parakou, s’est réjoui du choix porté sur son université pour abriter cette rencontre. Selon lui, elle permettra à la communauté universitaire de savoir ce qui se fait en matière de recherche scientifique dans le domaine des maladies virales qui font l’actualité. Société 08 févr. 2021


Mutilations génitales féminines:Deux millions de cas supplémentaires possibles
A l’occasion de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (6 février), la directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore, et la directrice exécutive de l’Unfpa, le Dr Natalia Kanem, ont signé une déclaration conjointe dans laquelle elles appellent à la mise en place « d’actions solidaires, concertées et financées de manière adéquate pour mettre fin à cette violation des droits fondamentaux. » Chaque année, près de 4 millions de filles dans le monde, pour la plupart âgées de moins de 15 ans, risquent d’être victimes d’une mutilation génitale féminine. Bien que le nombre exact de victimes à l’échelle mondiale reste inconnu, au moins 200 millions de filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans et originaires de 31 pays ont subi une mutilation génitale féminine. Des progrès considérables ont été réalisés ces 30 dernières années pour mettre fin à cette pratique néfaste mais dans des pays comme la Guinée ou la Somalie, plus de 90 % des femmes et des filles subissent une forme ou une autre de mutilation génitale féminine ou d’excision. Médicalisation de la pratique Il se note que les mutilations génitales féminines sont souvent pratiquées par des professionnels de la santé formés à cet effet, ce qui constitue une violation du Serment d’Hippocrate qui stipule que le praticien doit « s’abstenir de tout mal ». Selon une nouvelle analyse de l'Unicef, environ une fille sur quatre ayant subi une mutilation génitale féminine (Mgf), soit 52 millions de survivantes dans le monde, ont été excisées par un personnel de santé. Ceci ne rend pas la pratique plus sûre, étant donné qu’elle consiste toujours à retirer et à endommager des tissus sains et normaux et qu’elle continue d’entraver le fonctionnement naturel de l’organisme féminin. Au lieu d’éliminer les mutilations génitales féminines, certaines communautés les pratiquent désormais dans la clandestinité, ce qui signifie que les filles sont excisées plus jeunes dans le plus grand secret. Les victimes des Mgf subissent une forme de violence systématique. Elles ont souvent besoin d’un traitement d’urgence pour enrayer les hémorragies, d’antibiotiques pour combattre les infections, d’une chirurgie pour remédier aux difficultés à uriner ou de soins obstétricaux d’urgence en cas de complications de l’accouchement. Divers facteurs expliquent la perpétuation des mutilations génitales féminines, notamment des facteurs culturels et économiques qui rendent difficile l’abandon de la pratique pour les filles, les femmes et les communautés. Lutte contre la pratique De plus en plus de personnes s’opposent à cette pratique. Dans les pays touchés, le nombre de filles et de femmes pensant que les Mgf doivent cesser a doublé au cours des derniers 20 ans. L’Unicef et le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap) dirigent conjointement un vaste programme mondial pour mettre fin aux mutilations. Les agences onusiennes soutiennent l’élaboration de lois, de politiques de tolérance zéro et de nouvelles normes sociales. La collaboration d’agents de santé est requise pour l’élimination de cette pratique et fournir des soins aux victimes. Conséquence de la Covid19 Selon la directrice générale de l’Unicef et la directrice exécutive de l’Unfpa, « la réalisation des objectifs de développement durable visant à mettre fin aux mutilations génitales féminines d'ici à 2030 était un engagement ambitieux ». La pandémie a bouleversé les progrès réalisés. En effet, la fermeture des écoles et l’impossibilité de suivre des programmes qui d’habitude contribuent à protéger les filles de ces pratiques, pourraient entraîner l’exécution de deux millions de cas supplémentaires de mutilations génitales féminines au cours de la prochaine décennie, comme indiqué par le secrétaire général de l’Onu dans son intervention sur le sujet. Selon l’Unicef et l’Unfpa plus de 2,4 milliards de dollars seront nécessaires au cours de la prochaine décennie pour mettre fin à cette pratique. Ce qui équivaut à moins de 100 dollars par fille, mais la majeure partie des fonds doivent être trouvés. Assurer l’accès à l’éducation, aux soins de santé, y compris aux services de santé sexuelle et reproductive, et à des moyens de subsistance, sont d’autres moyens pour éviter que les jeunes filles soient soumises aux Mgf. Les chefs des deux agences onusiennes engagées dans le combat contre les Mgf déclarent pour conclure que « l’élimination de cette pratique et la recherche de l’égalité des sexes sont des objectifs interdépendants qui se renforcent mutuellement. En d’autres termes, si l’égalité des sexes était une réalité, les mutilations génitales féminines n’existeraient pas ». Par Catherine Fiankan-Bokonga, correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 08 févr. 2021


Programme Defia / Appui à la commercialisation de l’ananas: Enabel subventionne 64 600 emballages pour 10 exportateurs
Dix exportateurs d’ananas bénéficient d’emballages de qualité subventionnés pour la commercialisation des produits, dans le cadre du Programme Defia de l’Agence belge de développement (Enabel). La remise symbolique des spécimens a eu lieu vendredi 5 février dernier à Cotonou. Engagée à renforcer l’image de marque de l’ananas du Bénin, l’Agence belge de développement (Enabel) permet aux exportateurs de disposer d’emballages de qualité, attrayants et à des prix compétitifs. Dans le cadre du Programme de développement de l’entreprenariat dans la filière ananas (Defia), elle subventionne à leur profit 64 600 cartons à hauteur de 40 %. Il s’agit de 46 080 cartons plats pour la variété « Pain de sucre » et de 18 520 cartons cubiques pour la « Cayenne lisse », pour un montant total de 100 000 euros (65,5 millions F Cfa), destinés à dix exportateurs d’ananas frais dont les projets ont été sélectionnés parmi dix-huit reçus, précise Wilma Baas, manager du programme Defia. D’une texture plus solide et moins épaisse que ce qui était utilisé jusque-là, les prototypes génériques ont été validés avec les exportateurs qui peuvent y coller leur identifiant (logo). Les premiers essais d’expédition sont concluants, selon Salami Ténakah, responsable de l’Intervention 1 du programme. «Aucun carton parti de Cotonou à destination de Paris n’est détérioré », informe-t-il. Toutefois, les réflexions se poursuivent en vue de perfectionner les emballages et d’aller à la certification pour éviter le piratage et répondre aux exigences des clients des exportateurs. La mise à disposition de ces emballages en carton de qualité permettra de garantir la qualité des fruits pendant l’exportation jusqu’aux consommateurs finaux, salue Chadrac S. Ahamidé, secrétaire permanent de l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin (Aiab). Au nom des acteurs de la filière, il témoigne sa gratitude à Enabel pour sa sollicitude constante à leurs côtés. Préserver le label Bénin Pour Prosper Agossou Sagbo, directeur général de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) Pôle 7 (regroupant les départements de l’Ouémé, de l’Atlantique, du Littoral et du Mono), les nouveaux emballages participent d’un meilleur conditionnement et d’un bon positionnement du label béninois connu à l’international. En plus de contenir le produit, de le préserver de toute contamination, de faciliter son transport, sa distribution, son stockage, son étalage, la fonction de l’emballage est plus importante surtout lorsqu’il s’agit des produits alimentaires comme les fruits. M. Agossou Sagbo exhorte les exportateurs à œuvrer à pérenniser le circuit d’approvisionnement au-delà de la durée du programme. L’ambition, souligne Mme Baas, c’est d’accompagner les exportateurs à avoir un accès permanent aux cartons de qualité qui favorisent le convoyage des ananas dans de bonnes conditions sur le marché international. Les besoins exprimés par les exportateurs sont chiffrés à 115 200 cartons plats (à monter) et 46 300 cartons cubiques. Chadrac S. Ahamidé plaide, pour sa part, pour la recherche de nouveaux marchés d’écoulement pour l’ananas frais et ses dérivés. Cette tâche incombe en partie à l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) dont la représentante, Gniré Corinne Sinatoko, insiste sur le suivi des étapes de traitement et de contrôle visant à garantir la qualité et à préserver l’image du Bénin. Société 08 févr. 2021


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