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Nouvelles

Audiences du président de la République: Le patron de UBA reçu par Boni Yayi

Le président de la République a reçu, hier jeudi 13 août à son cabinet, Tony Elumelu, PDG du groupe bancaire UBA. Ce dernier a évoqué d’autres possibilités d’investissements au Bénin.

Le richissime homme d’affaires nigérian, Tony Elumelu, patron du groupe bancaire United Bank for Africa (UBA) s’est entretenu hier avec le président de la République, Boni Yayi. Les deux personnalités ont échangé essentiellement sur l’environnement du secteur privé et surtout les activités de UBA au Bénin. «J’ai été impressionné par la compréhension profonde qu’a le président de la République du secteur privé. Nous avons échangé des opportunités d’investissements. Car au-delà de la banque, notre groupe entend explorer d’autres centres d’intérêts économiques», confie l’homme d’affaires nigérian au sortir de l’audience.
Tony Elumelu vise particulièrement le secteur de l’énergie à propos duquel il dit avoir été fortement sensibilisé par le président de la République. «Sans énergie, il n’y a pas d’investissement. Notre groupe constitue l’un des plus grands promoteurs de centrale thermique au Nigeria. Nous devons voir comment créer la synergie nécessaire pour étendre notre projet de promotion énergétique au Bénin», souligne-t-il.
A travers la Fondation Elumelu, le patron de UBA s’est lancé dans la promotion de l’entrepreneuriat sur tout le Continent africain. Environ 100 millions de dollars ont été mis en place pour financer 10 000 jeunes porteurs de projets, à travers le renforcement de leurs capacités managériales et l’appui à l’investissement. Tony Elumelu confie que sa présence au Bénin lui permettra de rencontrer huit jeunes béninois éligibles à son projet qui s’étale sur dix ans.

Actualités 14 août 2015


Audiences du président de la République:Le gouverneur de l’Etat de Kebbi au cabinet du chef de l’Etat

Le président de la République s’est également entretenu avec Abubakar Atiku Bagudu, gouverneur de l’Etat de Kebbi au Nigeria. Cet Etat frontalier du département de l’Alibori manifeste un intérêt certain pour les échanges économiques entre ses localités et celles des communes des départements du Borgou et de l’Alibori.

« Nous avons discuté d’un projet d’interconnexion entre notre Etat et le Bénin, principalement la construction des voies entre Sègbana et Madjé, puis Madjécali et Lolo», indique le gouverneur. Il se réjouit des efforts déjà consentis par le gouvernement béninois en réalisant le bitumage de la route Bodjécali-Madjécali-Illoua qui facilite désormais la liaison commerciale entre le Nord du Bénin et le Nord du Nigeria. La réalisation en cours du tronçon Kandi-Sè-gbana s’inscrit dans la même dynamique de rapprochement des deux pays. «Nous devons aider nos peuples à renforcer les échanges commerciaux entre eux, à promouvoir l’intégration. Le Nigeria et le Bénin constituent deux pays frères et je me réjouis de l’intérêt que le président Muhammadu Buhari porte pour le Bénin», conclut-il.

Gnona AFANGBEDJI

Actualités 14 août 2015


Perspective de l’élection présidentielle 2016: Eric Houndété au contact des forces vives du Borgou-Alibori

Les admirateurs d’Eric Houndété se mettent en ordre de bataille pour son élection au poste de président de la République en 2016. En tournée dans le septentrion, il a été investi candidat, hier mercredi 12 août à Kandi, par un mouvement de jeunes, après l’étape de Parakou où il était mardi dernier au contact des forces vives de la ville.

Potentiel candidat à l’élection présidentielle annoncée pour février prochain, Eric Houndété était au contact, mardi 11 août dernier, des forces vives de Parakou. En tournée dans le septentrion, l’homme politique, actuel premier vice-président de l’Assemblée nationale, a rencontré des autorités politico-administratives, des responsables religieux, des femmes, des étudiants dont il a sollicité le soutien en vue des prochaines échéances électorales. «La nature a voulu nous enseigner que nous sommes un et indivisible, que nous ne sommes pas séparables, que nous sommes un seul pays, que nous sommes une seule ethnie, que nous sommes un seul groupe...Mon souhait en venant à Parakou, c’est de faire alliance avec les forces vives de Parakou», a laissé entendre le futur candidat. «Je suis venu vous témoigner ma fraternité, mon amitié, mon engagement pour servir notre pays. Et je souhaite que nous nous donnions la main, que nous puissions marcher ensemble pour construire, reconstruire notre pays, pour construire et reconstruire notre cité : Parakou», a-t-il poursuivi. Le député qui aspire à la fonction de président de la République souligne que Parakou est la cité d’une partie de son enfance, que son père a servie et qu’il a le devoir de servir en tant que Béninois, en tant que dirigeant. «Je voudrais que vous me donniez la chance de me mettre au service de Parakou, de me mettre au service du Bénin. C’est ça que je suis venu négocier avec vous, pour que nous fassions la marche ensemble, que nous puissions nous donner la main», plaide Eric Houndété à la conquête de l’électorat de la cité de Kobourou.

Après Parakou, Eric Houndété a mis le cap sur la ville de Kandi où il a été investi candidat, hier mercredi, par un mouvement de jeunes dénommé Soutien à la candidature de Houndété Eric (SOUCHE-Alibori) pour la prochaine présidentielle. A en croire Aymar Cakpo Bessé, porte-parole dudit mouvement, l’actuel premier vice-président de l’Assemblée nationale serait «la seule alternative crédible pour le Bénin en 2016 » pour marquer la rupture avec les pratiques peu orthodoxes observées ces dernières années dans la gouvernance du pays.
« Je découvre la chaleur de Kandi. Vous avez choisi de penser à moi pour faire le développement de Kandi. Nous allons faire le chemin ensemble, nous devons faire le chemin ensemble. J’ai compris que la question de l’emploi des jeunes vous tient à cœur. Ensemble nous allons accompagner le monde rural », a déclaré Eric Houndété visiblement ému par la mobilisation massive des jeunes et des femmes qui ont effectué le déplacement du centre de loisirs Leman Fari. Selon le probable candidat, «Il ne s’agit pas de rechercher le pouvoir parce qu’on a envie de grandeur mais plutôt dans le dessein de changer quelque chose, pour transformer la communauté en bien et pour le bien des hommes et des femmes qui y vivent ». L’hôte indique qu’il revient très prochainement dans le septentrion pour échanger davantage sur les problèmes des jeunes, des femmes et de la cité en général afin d’envisager ensemble des solutions idoines et durables applicables à court, moyen et long termes.

Politique 13 août 2015


Deux Nigérians poursuivis pour association de malfaiteurs (12e dossier): L’accusé Divine Obi tombe lourdement à l’audience, la cause renvoyée

Ce sont deux Nigérians, accusés des crimes d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de coups et blessures volontaires, qui comparaissaient devant la Cour d’assises de Cotonou, en sa deuxième session de l’année 2015, hier lundi 10 août. Divine Obi et Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, la quarantaine, sont présentés comme les braqueurs de la Recette-perception de Grand-Popo en 2006. Ils sont défendus par Mes Vincent Tohozin, Julien Togbadja et Bonaventure Essou. La cour de céans est présidée par Saturnin Calixte Avognon, assisté de William Kodjoh Kpakpassou et Virgile Kpomalègni (assesseurs) puis de Benoît Gbènassoua, Zanmènou Louis Hounkanrin, Hounyèmè Honoré Mello, François Koundé et Osséni Abiossè (jurés, le dernier étant suppléant). Des débats, Me Théogène Zountchékon, greffier, a assuré la transcription.

Les faits dont répondent les accusés remontent au 29 août 2006. Ce jour-là, à Grand-Popo, aux environs de 13h, Divine Obi, Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, un certain Bidémi Bada dit Coach et un autre non encore identifié, armés de fusils auraient fait irruption dans le logement de fonction de Cyrille Agnandji, receveur de la Recette des Impôts de Grand-Popo. Sous la menace d’armes à feu, ils ont tenu en respect Cyrille Agnandji et toute sa famille. Après avoir enfermé ses enfants dans une chambre, ils lui ont porté des coups et fait des blessures pour le contraindre vainement à leur ouvrir la porte de la caisse et à leur remettre la clé du coffre-fort de la Recette-perception. Tous les bureaux étaient passés aux peignes fins. Aux environs de 15h, chaque usager et employé de la Recette-perception était pris en charge par les malfrats. Ils auraient été roués de coups, dessaisis de leurs portables et de leur argent avant d’être enfermés dans un local de la Recette-perception. Michel Wongla, le caissier aurait été accueilli dans les mêmes conditions et contraint d’ouvrir le coffre-fort de la Recette d’où les malfrats auraient soustrait 10 000 000 F CFA avant de s’emparer des 8 639 719 F CFA se trouvant sous une trappe. A la fin, ils auraient enfermé toutes leurs victimes dans le magasin de la Recette avant de s’enfuir. Les bulletins N°1 de leurs casiers judiciaires ne portent mention d’aucune condamnation. Et il ressort du rapport d’expertise médico-psychiatrique des accusés qu’ils ne présentaient aucun trouble mental ni d’antécédent psychiatrique pouvant abolir le contrôle de leurs actes au moment des faits.

L’arrêt de renvoi renseigne par ailleurs que le receveur n’ayant pas donné la combinaison du coffre-fort, les malfrats ont maintenu leurs otages sous pression jusqu’à 15h, attendant l’arrivée des autres employés. C’est ainsi que le caissier Michel Wongla aurait été pris en charge… Et suite aux dénonciations de Watchiou Souin, le nommé Moukaramou Otekpola a été arrêté. Courant 2007, Chief Okofor et Divine, détenus à la prison civile de Cotonou dans le cadre du braquage du véhicule SAGAM (intervenu le 6 décembre 2006 derrière la présidence de la République) ont été identifiés par certaines personnes victimes du braquage de la Recette-perception de Grand-Popo…

Ils nient les faits

Les accusés passent déposer à la barre. Dans un français approximatif, ils plaident non coupables et quand ils n’en peuvent plus, ils y vont en anglais pour mieux se faire comprendre. Le traducteur joue alors sa partition. Parfois, un des accusés a le sentiment qu’il ne traduit pas bien ses pensées et le reprend. Le premier à déposer, Chief Okofor, raconte que le jour des faits, il était au Nigeria, vaquant à ses affaires. Et s’il a été en prison ensuite, parce que les policiers nigérians l’ont appréhendé et remis à la police béninoise, c’est que son nom a été cité dans le braquage intervenu derrière la présidence de la République courant 2006 ; et sa photo diffusée dans les journaux, alors qu’il n’aurait rien à y voir. Ce n’est qu’à l’occasion de son arrestation, dit-il, qu’il a vu Divine Obi pour la première fois au commissariat. «Mais quel sort le poursuit pour que, dans chaque cas de braquage, son nom surgisse ?», veut comprendre la Cour. Il jure qu’il n’a rien fait, explique qu’il était à sa boutique. Le ministère public s’étonne que l’accusé se souvienne bien de sa journée du 28 août 2006 mais oublie curieusement tout ce qu’il s’est produit le reste de l’année…
Comme lui, Divine vient clamer son innocence. Et si des plaignants disent l’avoir reconnu, il soutient n’avoir pas été sur les lieux du crime. C’est donc à tort, dénonce-t-il, qu’il est jeté en prison. «Mais que faisiez-vous à Grand-Popo ce jour-là ?», lance le président. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo». «Et comment se fait-il que deux personnes vous aient reconnu ?», «C’est une personne sur les trois qui a prétendu me reconnaître», rectifie-t-il. «Justement parce vous n’étiez pas postés au même endroit non, votre ami et vous ?», engage Saturnin Avognon, qui enchaîne en lui demandant combien ils étaient à mener l’opération. L’accusé ne varie pas. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo», remet-il. La Cour n’est pas satisfaite, cherche à tirer tout cela au clair. Aussi, demande-t-elle à l’accusé si la personne qui a dit le reconnaître, en sa présence, est dans le prétoire. Lui est imperturbable : «Je ne connais personne». Mais si les policiers nigérians n’étaient pas convaincus de son implication dans les faits, pourquoi auraient-ils remis un national de chez eux à une police étrangère? N’était-il pas associé au braquage de la boutique Azar Jean à Cotonou ?, veut encore savoir Christophe Atinmankan du ministère public… Divine assure que le jour des faits de Grand-Popo, il était en voyage sur l’Espagne et n’est rentré au Nigeria qu’en décembre 2006, que son passeport fait foi mais est gardé par la police nigériane. Déclaration contenue dans le procès-verbal d’interrogatoire au fond, fait observer Me Julien Togbadja. Qui précise que l’accusé, au Nigeria, était allé voir au commissariat la femme de son frère aîné, lui-même en fuite, lorsque les policiers ayant su les liens de parenté, l’ont gardé à son tour. Car des amis à ce frère auraient perpétré le coup du 6 décembre à Cotonou et c’est une carte Sim délaissée dans le véhicule utilisé pour l’opération qui aurait permis d’établir la connexion.

L’accusé tombe lourdement, l’audience s’achève prématurément

Version trop belle pour être gobée par l’avocat de l’Agence judiciaire du Trésor, Me Victoire Agbanrin-Elisha. Autant que par la Cour qui lui demande de dire «Bonjour monsieur» en espagnol. Impossible. Surprenant pour quelqu’un qui dit avoir passé trois ans en Espagne à travailler dans un champ. Il lui est alors demandé de dire «Je suis au champ» en espagnol. Pas plus de chance. A chaque fois, le président de la Cour de céans lui donne la réponse. Ses avocats, pour l’aider, lui demandent de dire des mots espagnols qu’il connaît. Toujours rien. Saturnin Avognon lui propose alors de dire simplement «le mot» en espagnol. «Word» répond Divine. «C’est de l’anglais», lui fait observer le président qui vient une nouvelle fois à sa rescousse, déclarant que « le mot» en espagnol c’est «la palabra». Coup de théâtre, l’accusé se laisse lourdement tomber par l’arrière, raide tel un sac. Le sol carrelé révèle des traces de sang. Hypoglycémie ? Cinéma ? Malaise ? Les gendarmes du service d’ordre se penchent sur lui, lui font des signes de mains. Il réagit bien. «Il est lucide, c’est le plus important», lâche l’un d’entre eux. Entre-temps, Saturnin Avognon a prononcé la suspension de l’audience, le temps que l’accusé soit pris en charge… Celui-ci, une dizaine de minutes plus tard, se redresse et s’assied, la nuque légèrement ouverte et ensanglantée. Il secoue la tête, évalue la blessure par un toucher de la main gauche, puis se couche à nouveau. Son compère, Chief Okofor le regarde, lui-même la tête portant des traces de coupures antérieures…Une trentaine de minutes plus tard, les sapeurs-pompiers sont là. Ils l’emmènent sur une civière. Dans le véhicule de secours, il reste bras croisés, les détend pour faire des gestes quand un pompier engage la conversation avec lui, pour s’assurer qu’il est toujours conscient.
Quelques instants plus tard, la Cour fait constater l’incident et l’acheminement de l’accusé sur le CNHU et prononce le renvoi de l’affaire à une session ultérieure de la Cour d’assises.

Société 10 août 2015


Deux Nigérians poursuivis pour association de malfaiteurs (12e dossier): L’accusé Divine Obi tombe lourdement à l’audience, la cause renvoyée

Ce sont deux Nigérians, accusés des crimes d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de coups et blessures volontaires, qui comparaissaient devant la Cour d’assises de Cotonou, en sa deuxième session de l’année 2015, hier lundi 10 août. Divine Obi et Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, la quarantaine, sont présentés comme les braqueurs de la Recette-perception de Grand-Popo en 2006. Ils sont défendus par Mes Vincent Tohozin, Julien Togbadja et Bonaventure Essou. La cour de céans est présidée par Saturnin Calixte Avognon, assisté de William Kodjoh Kpakpassou et Virgile Kpomalègni (assesseurs) puis de Benoît Gbènassoua, Zanmènou Louis Hounkanrin, Hounyèmè Honoré Mello, François Koundé et Osséni Abiossè (jurés, le dernier étant suppléant). Des débats, Me Théogène Zountchékon, greffier, a assuré la transcription.

Les faits dont répondent les accusés remontent au 29 août 2006. Ce jour-là, à Grand-Popo, aux environs de 13h, Divine Obi, Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, un certain Bidémi Bada dit Coach et un autre non encore identifié, armés de fusils auraient fait irruption dans le logement de fonction de Cyrille Agnandji, receveur de la Recette des Impôts de Grand-Popo. Sous la menace d’armes à feu, ils ont tenu en respect Cyrille Agnandji et toute sa famille. Après avoir enfermé ses enfants dans une chambre, ils lui ont porté des coups et fait des blessures pour le contraindre vainement à leur ouvrir la porte de la caisse et à leur remettre la clé du coffre-fort de la Recette-perception. Tous les bureaux étaient passés aux peignes fins. Aux environs de 15h, chaque usager et employé de la Recette-perception était pris en charge par les malfrats. Ils auraient été roués de coups, dessaisis de leurs portables et de leur argent avant d’être enfermés dans un local de la Recette-perception. Michel Wongla, le caissier aurait été accueilli dans les mêmes conditions et contraint d’ouvrir le coffre-fort de la Recette d’où les malfrats auraient soustrait 10 000 000 F CFA avant de s’emparer des 8 639 719 F CFA se trouvant sous une trappe. A la fin, ils auraient enfermé toutes leurs victimes dans le magasin de la Recette avant de s’enfuir. Les bulletins N°1 de leurs casiers judiciaires ne portent mention d’aucune condamnation. Et il ressort du rapport d’expertise médico-psychiatrique des accusés qu’ils ne présentaient aucun trouble mental ni d’antécédent psychiatrique pouvant abolir le contrôle de leurs actes au moment des faits.

L’arrêt de renvoi renseigne par ailleurs que le receveur n’ayant pas donné la combinaison du coffre-fort, les malfrats ont maintenu leurs otages sous pression jusqu’à 15h, attendant l’arrivée des autres employés. C’est ainsi que le caissier Michel Wongla aurait été pris en charge… Et suite aux dénonciations de Watchiou Souin, le nommé Moukaramou Otekpola a été arrêté. Courant 2007, Chief Okofor et Divine, détenus à la prison civile de Cotonou dans le cadre du braquage du véhicule SAGAM (intervenu le 6 décembre 2006 derrière la présidence de la République) ont été identifiés par certaines personnes victimes du braquage de la Recette-perception de Grand-Popo…

Ils nient les faits

Les accusés passent déposer à la barre. Dans un français approximatif, ils plaident non coupables et quand ils n’en peuvent plus, ils y vont en anglais pour mieux se faire comprendre. Le traducteur joue alors sa partition. Parfois, un des accusés a le sentiment qu’il ne traduit pas bien ses pensées et le reprend. Le premier à déposer, Chief Okofor, raconte que le jour des faits, il était au Nigeria, vaquant à ses affaires. Et s’il a été en prison ensuite, parce que les policiers nigérians l’ont appréhendé et remis à la police béninoise, c’est que son nom a été cité dans le braquage intervenu derrière la présidence de la République courant 2006 ; et sa photo diffusée dans les journaux, alors qu’il n’aurait rien à y voir. Ce n’est qu’à l’occasion de son arrestation, dit-il, qu’il a vu Divine Obi pour la première fois au commissariat. «Mais quel sort le poursuit pour que, dans chaque cas de braquage, son nom surgisse ?», veut comprendre la Cour. Il jure qu’il n’a rien fait, explique qu’il était à sa boutique. Le ministère public s’étonne que l’accusé se souvienne bien de sa journée du 28 août 2006 mais oublie curieusement tout ce qu’il s’est produit le reste de l’année…
Comme lui, Divine vient clamer son innocence. Et si des plaignants disent l’avoir reconnu, il soutient n’avoir pas été sur les lieux du crime. C’est donc à tort, dénonce-t-il, qu’il est jeté en prison. «Mais que faisiez-vous à Grand-Popo ce jour-là ?», lance le président. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo». «Et comment se fait-il que deux personnes vous aient reconnu ?», «C’est une personne sur les trois qui a prétendu me reconnaître», rectifie-t-il. «Justement parce vous n’étiez pas postés au même endroit non, votre ami et vous ?», engage Saturnin Avognon, qui enchaîne en lui demandant combien ils étaient à mener l’opération. L’accusé ne varie pas. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo», remet-il. La Cour n’est pas satisfaite, cherche à tirer tout cela au clair. Aussi, demande-t-elle à l’accusé si la personne qui a dit le reconnaître, en sa présence, est dans le prétoire. Lui est imperturbable : «Je ne connais personne». Mais si les policiers nigérians n’étaient pas convaincus de son implication dans les faits, pourquoi auraient-ils remis un national de chez eux à une police étrangère? N’était-il pas associé au braquage de la boutique Azar Jean à Cotonou ?, veut encore savoir Christophe Atinmankan du ministère public… Divine assure que le jour des faits de Grand-Popo, il était en voyage sur l’Espagne et n’est rentré au Nigeria qu’en décembre 2006, que son passeport fait foi mais est gardé par la police nigériane. Déclaration contenue dans le procès-verbal d’interrogatoire au fond, fait observer Me Julien Togbadja. Qui précise que l’accusé, au Nigeria, était allé voir au commissariat la femme de son frère aîné, lui-même en fuite, lorsque les policiers ayant su les liens de parenté, l’ont gardé à son tour. Car des amis à ce frère auraient perpétré le coup du 6 décembre à Cotonou et c’est une carte Sim délaissée dans le véhicule utilisé pour l’opération qui aurait permis d’établir la connexion.

L’accusé tombe lourdement, l’audience s’achève prématurément

Version trop belle pour être gobée par l’avocat de l’Agence judiciaire du Trésor, Me Victoire Agbanrin-Elisha. Autant que par la Cour qui lui demande de dire «Bonjour monsieur» en espagnol. Impossible. Surprenant pour quelqu’un qui dit avoir passé trois ans en Espagne à travailler dans un champ. Il lui est alors demandé de dire «Je suis au champ» en espagnol. Pas plus de chance. A chaque fois, le président de la Cour de céans lui donne la réponse. Ses avocats, pour l’aider, lui demandent de dire des mots espagnols qu’il connaît. Toujours rien. Saturnin Avognon lui propose alors de dire simplement «le mot» en espagnol. «Word» répond Divine. «C’est de l’anglais», lui fait observer le président qui vient une nouvelle fois à sa rescousse, déclarant que « le mot» en espagnol c’est «la palabra». Coup de théâtre, l’accusé se laisse lourdement tomber par l’arrière, raide tel un sac. Le sol carrelé révèle des traces de sang. Hypoglycémie ? Cinéma ? Malaise ? Les gendarmes du service d’ordre se penchent sur lui, lui font des signes de mains. Il réagit bien. «Il est lucide, c’est le plus important», lâche l’un d’entre eux. Entre-temps, Saturnin Avognon a prononcé la suspension de l’audience, le temps que l’accusé soit pris en charge… Celui-ci, une dizaine de minutes plus tard, se redresse et s’assied, la nuque légèrement ouverte et ensanglantée. Il secoue la tête, évalue la blessure par un toucher de la main gauche, puis se couche à nouveau. Son compère, Chief Okofor le regarde, lui-même la tête portant des traces de coupures antérieures…Une trentaine de minutes plus tard, les sapeurs-pompiers sont là. Ils l’emmènent sur une civière. Dans le véhicule de secours, il reste bras croisés, les détend pour faire des gestes quand un pompier engage la conversation avec lui, pour s’assurer qu’il est toujours conscient.
Quelques instants plus tard, la Cour fait constater l’incident et l’acheminement de l’accusé sur le CNHU et prononce le renvoi de l’affaire à une session ultérieure de la Cour d’assises.

Société 10 août 2015


Audience au palais des Gouverneurs à Porto-Novo : Le président de la BOAD chez Me Adrien Houngbédji

Le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Christian Adovèlandé, était hier jeudi 6 août, au cabinet du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Au-delà des civilités, Christian Adovèlandé a profité de l’occasion pour présenter son institution financière à son hôte et évoqué avec lui, les méthodes d’intervention de sa banque, les activités qu’elle mène et les perspectives de développement.

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a déjà plus de 40 ans d’existence. A la date d’aujourd’hui, elle a réussi à mobiliser 3400 milliards de francs CFA pour environ 750 opérations dans la sous-région. Selon Christian Adovèlandé, président de cette institution financière, reçu hier en audience par le président de l’Assemblée nationale, les domaines d’intervention de la banque sont notamment les infrastructures, la sécurité alimentaire, l’environnement et l’appui au secteur privé. La BOAD est financièrement équilibrée et ses résultats ont toujours été positifs. Les agences internationales de notation confirment la bonne santé de cette institution financière. Elles lui ont accordé le grade d’investissement. Ce qui ouvre la BOAD au marché international, explique Christian Adovèlandé. Toutefois la BOAD connaît des difficultés en matière de mobilisation des ressources.
En effet, explique Christian Adovèlandé, le rôle de sa banque est de soutenir les Etats en leur apportant des ressources à des conditions acceptables. Ce qui n’est plus le cas depuis 5 ans. La BOAD propose aux Etats parties, des ressources de marché, des ressources concessionnelles qui sont chères. Malgré cela, elle continue de mettre l’accent sur des ressources structurantes qui ont des impacts réels sur la croissance économique, les investissements et la vie des populations.
Le président de la BOAD a aussi rassuré le président de l’Assemblée nationale de la bonne coopération qui existe entre son institution financière et le Bénin. A ce jour, la banque y a mené 107 opérations pour un montant de 450 milliards de francs CFA dans les domaines des infrastructures, de la sécurité alimentaire, de l’assainissement et de l’énergie... A ce titre le Bénin occupe le 3e rang en termes d’investissement de la BOAD dans la sous-région,
En ce qui concerne les perspectives, la banque continuera à travailler pour la résolution des problèmes d’énergie, précise Christian Adovèlandé. Il est question d’investir à présent dans la production de l’énergie avec la construction de centrales électriques. Pour les infrastructures routières, le cap sera maintenu les années à venir. Enfin, sur les conseils du président de l’Assemblée nationale, la banque organisera dans les jours à venir, un séminaire pour présenter aux députés, ses activités et contraintes en matière de mobilisation des ressources. Le président Adrien Houngbédji a aussi insisté sur l’approche qu’il faut avoir avec les populations. Il a souhaité une meilleure sélection des projets et leur suivi afin qu’ils aient un impact réel sur la vie de tous.


Le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Christian Adovèlandé, était hier jeudi 6 août, au cabinet du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Au-delà des civilités, Christian Adovèlandé a profité de l’occasion pour présenter son institution financière à son hôte et évoqué avec lui, les méthodes d’intervention de sa banque, les activités qu’elle mène et les perspectives de développement.

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a déjà plus de 40 ans d’existence. A la date d’aujourd’hui, elle a réussi à mobiliser 3400 milliards de francs CFA pour environ 750 opérations dans la sous-région. Selon Christian Adovèlandé, président de cette institution financière, reçu hier en audience par le président de l’Assemblée nationale, les domaines d’intervention de la banque sont notamment les infrastructures, la sécurité alimentaire, l’environnement et l’appui au secteur privé. La BOAD est financièrement équilibrée et ses résultats ont toujours été positifs. Les agences internationales de notation confirment la bonne santé de cette institution financière. Elles lui ont accordé le grade d’investissement. Ce qui ouvre la BOAD au marché international, explique Christian Adovèlandé. Toutefois la BOAD connaît des difficultés en matière de mobilisation des ressources.
En effet, explique Christian Adovèlandé, le rôle de sa banque est de soutenir les Etats en leur apportant des ressources à des conditions acceptables. Ce qui n’est plus le cas depuis 5 ans. La BOAD propose aux Etats parties, des ressources de marché, des ressources concessionnelles qui sont chères. Malgré cela, elle continue de mettre l’accent sur des ressources structurantes qui ont des impacts réels sur la croissance économique, les investissements et la vie des populations.
Le président de la BOAD a aussi rassuré le président de l’Assemblée nationale de la bonne coopération qui existe entre son institution financière et le Bénin. A ce jour, la banque y a mené 107 opérations pour un montant de 450 milliards de francs CFA dans les domaines des infrastructures, de la sécurité alimentaire, de l’assainissement et de l’énergie... A ce titre le Bénin occupe le 3e rang en termes d’investissement de la BOAD dans la sous-région,
En ce qui concerne les perspectives, la banque continuera à travailler pour la résolution des problèmes d’énergie, précise Christian Adovèlandé. Il est question d’investir à présent dans la production de l’énergie avec la construction de centrales électriques. Pour les infrastructures routières, le cap sera maintenu les années à venir. Enfin, sur les conseils du président de l’Assemblée nationale, la banque organisera dans les jours à venir, un séminaire pour présenter aux députés, ses activités et contraintes en matière de mobilisation des ressources. Le président Adrien Houngbédji a aussi insisté sur l’approche qu’il faut avoir avec les populations. Il a souhaité une meilleure sélection des projets et leur suivi afin qu’ils aient un impact réel sur la vie de tous.

Actualités 07 août 2015


Concert de musique militaire: Renforcer les liens Armée/Nation tout en mélodies

Le 25e escadron de musique du 2e Bataillon interarmes (BIA) de Parakou a particulièrement marqué la célébration de la fête de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale dans la cité des Kobourou. Et pour cause !

En dehors du maniement des armes, les forces de défense et de sécurité savent également manipuler avec maestria les instruments musicaux. Elles l’ont prouvé une fois encore jeudi dernier à l’occasion de la 2e édition du concert militaire en prélude à la célébration du 1er août donné à la salle des fêtes de Parakou par le 25e escadron de musique du 2e bataillon interarmes (BIA) de Parakou commandé par l’adjudant René Gbaguidi. «C’est un signe de renforcement des liens Armée/Nation que nous prônons», a laissé entendre le commandant du 2è BIA, Faïzou Gomina, à l’entame de la soirée.

Dans un premier temps, c’est la fanfare militaire qui a déroulé son répertoire de musiques militaires et de chansons populaires de différentes régions du pays. Puis l’orchestre moderne «Les Flamboyants du septentrion» s’est installé pour égayer le public qui a effectué le déplacement. En somme, trois heures de bonheur musical vécu par le public et qui plonge ainsi la cité des Kobourou dans la fièvre de la célébration de la fête du 1er août. Préfet du Borgou-Alibori, maire de Parakou, délégué militaire Borgou-Alibori, directeur départemental de la Police nationale, directeur régional des Droits indirects, membres de la Conférence administrative départementale, officiers, sous-officiers, militaires de rang, gendarmes, agents de police, agents des Douanes et autres invités ont participé à cette partie de fête en prélude à la célébration du 1er août. Dans la nuit du vendredi dernier, veille de la fête du 1er août, le groupe musical a rehaussé l’éclat de la retraite aux flambeaux à l’occasion de laquelle, lampions et lampes torches en main, les Forces de sécurité et de défense et de nombreux citoyens ont arpenté plusieurs artères en chants et en danses, pour annoncer les festivités.
Créé le 13 octobre 2008, le 25e escadron de musique du 2e BIA de Parakou était composé au départ d’une fanfare militaire et d’une fanfare de cérémonie. Il a pour prérogative de couvrir toutes les manifestations militaires en priorité et accessoirement celles civiles sur demande dans le septentrion et le centre du pays, informe le commandant Faïzou Gomina. Mais depuis mars 2013, ajoute-t-il, cet escadron a été doté de matériel pour activer son orchestre moderne baptisé «Les Flamboyants du septentrion» né en mai 2012, lequel fournit des prestations lors des couvertures de certaines manifestations telles que les mariages, les baptêmes. Le 25e escadron de musique de l’Armée de terre a déjà participé à la fête de l’indépendance de la Belgique en juillet 2002, au Festival international de musique militaire à Mons et Nivelle (Belgique) en 2005.

Une indépendance sous contrôle ?

Si de nombreux Parakois ont montré un certain engouement pour les manifestations du 1er août, plusieurs y sont restés toutefois indifférents. Même pour ceux qui ont effectué le déplacement des scènes de célébration, les applaudissements sont peu nourris. Et leur manque d’enthousiasme peut se justifier par la morosité économique ambiante et la cherté de la vie. S’il est logique de célébrer la paix et la marche vers la démocratie vieille d’un quart de siècle malgré les soubresauts politiques au Bénin, il ne paraît pas opportun aux yeux de beaucoup de personnes, de s’égosiller et de parler d’indépendance, quand les besoins basiques d’eau potable, d’énergie, de sécurité, d’infrastructures se posent encore avec acuité dans plusieurs localités. Est-ce donc une indépendance inachevée qui se célèbre avec faste ? Tout porte à le croire. Après plus d’un demi-siècle, le Bénin et d’autres pays africains ne sont pas entièrement maîtres de leur destin, continuant d’être la base arrière des anciennes métropoles coloniales, notamment sur le plan économique. La liberté reste parcellaire puisque les devises et la valeur des monnaies dépendent du bon vouloir de l’Occident, les économies restent tributaires des financements extérieurs et des influences des capitales européennes. Aussi, des Etats restent-ils instables et divisés du fait du diktat des étrangers voulant avoir une mainmise sur leurs richesses naturelles. Les quelques leaders éclairés qui osent afficher une position d’affranchissement de la dominance étrangère et, ou qui prônent le panafricanisme, subissent les sorts les plus tragiques. Et ainsi, le vrai chemin pour l’indépendance totale pourrait être encore très long.

Société 04 août 2015


Concert de musique militaire: Renforcer les liens Armée/Nation tout en mélodies

Le 25e escadron de musique du 2e Bataillon interarmes (BIA) de Parakou a particulièrement marqué la célébration de la fête de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale dans la cité des Kobourou. Et pour cause !

En dehors du maniement des armes, les forces de défense et de sécurité savent également manipuler avec maestria les instruments musicaux. Elles l’ont prouvé une fois encore jeudi dernier à l’occasion de la 2e édition du concert militaire en prélude à la célébration du 1er août donné à la salle des fêtes de Parakou par le 25e escadron de musique du 2e bataillon interarmes (BIA) de Parakou commandé par l’adjudant René Gbaguidi. «C’est un signe de renforcement des liens Armée/Nation que nous prônons», a laissé entendre le commandant du 2è BIA, Faïzou Gomina, à l’entame de la soirée.

Dans un premier temps, c’est la fanfare militaire qui a déroulé son répertoire de musiques militaires et de chansons populaires de différentes régions du pays. Puis l’orchestre moderne «Les Flamboyants du septentrion» s’est installé pour égayer le public qui a effectué le déplacement. En somme, trois heures de bonheur musical vécu par le public et qui plonge ainsi la cité des Kobourou dans la fièvre de la célébration de la fête du 1er août. Préfet du Borgou-Alibori, maire de Parakou, délégué militaire Borgou-Alibori, directeur départemental de la Police nationale, directeur régional des Droits indirects, membres de la Conférence administrative départementale, officiers, sous-officiers, militaires de rang, gendarmes, agents de police, agents des Douanes et autres invités ont participé à cette partie de fête en prélude à la célébration du 1er août. Dans la nuit du vendredi dernier, veille de la fête du 1er août, le groupe musical a rehaussé l’éclat de la retraite aux flambeaux à l’occasion de laquelle, lampions et lampes torches en main, les Forces de sécurité et de défense et de nombreux citoyens ont arpenté plusieurs artères en chants et en danses, pour annoncer les festivités.
Créé le 13 octobre 2008, le 25e escadron de musique du 2e BIA de Parakou était composé au départ d’une fanfare militaire et d’une fanfare de cérémonie. Il a pour prérogative de couvrir toutes les manifestations militaires en priorité et accessoirement celles civiles sur demande dans le septentrion et le centre du pays, informe le commandant Faïzou Gomina. Mais depuis mars 2013, ajoute-t-il, cet escadron a été doté de matériel pour activer son orchestre moderne baptisé «Les Flamboyants du septentrion» né en mai 2012, lequel fournit des prestations lors des couvertures de certaines manifestations telles que les mariages, les baptêmes. Le 25e escadron de musique de l’Armée de terre a déjà participé à la fête de l’indépendance de la Belgique en juillet 2002, au Festival international de musique militaire à Mons et Nivelle (Belgique) en 2005.

Une indépendance sous contrôle ?

Si de nombreux Parakois ont montré un certain engouement pour les manifestations du 1er août, plusieurs y sont restés toutefois indifférents. Même pour ceux qui ont effectué le déplacement des scènes de célébration, les applaudissements sont peu nourris. Et leur manque d’enthousiasme peut se justifier par la morosité économique ambiante et la cherté de la vie. S’il est logique de célébrer la paix et la marche vers la démocratie vieille d’un quart de siècle malgré les soubresauts politiques au Bénin, il ne paraît pas opportun aux yeux de beaucoup de personnes, de s’égosiller et de parler d’indépendance, quand les besoins basiques d’eau potable, d’énergie, de sécurité, d’infrastructures se posent encore avec acuité dans plusieurs localités. Est-ce donc une indépendance inachevée qui se célèbre avec faste ? Tout porte à le croire. Après plus d’un demi-siècle, le Bénin et d’autres pays africains ne sont pas entièrement maîtres de leur destin, continuant d’être la base arrière des anciennes métropoles coloniales, notamment sur le plan économique. La liberté reste parcellaire puisque les devises et la valeur des monnaies dépendent du bon vouloir de l’Occident, les économies restent tributaires des financements extérieurs et des influences des capitales européennes. Aussi, des Etats restent-ils instables et divisés du fait du diktat des étrangers voulant avoir une mainmise sur leurs richesses naturelles. Les quelques leaders éclairés qui osent afficher une position d’affranchissement de la dominance étrangère et, ou qui prônent le panafricanisme, subissent les sorts les plus tragiques. Et ainsi, le vrai chemin pour l’indépendance totale pourrait être encore très long.

Société 04 août 2015


Ordre des Experts-Comptables et Comptables agréés du Bénin (OECCA-Bénin): Cosme Goundété préside le nouveau bureau de l’Ordre

Les Experts-comptables et Comptables agréés du Bénin ont un nouveau président : Cosme François-Xavier Goundété. Il est officiellement entré dans ses fonctions hier jeudi 30 juillet au siège de l’Ordre devant un parterre de praticiens.

C’est une nouvelle page qui se tourne à l’Ordre des Experts-comptables et Comptables agréés du Bénin (OECCA-Bénin). Blaise Richard Sah passe le témoin à Cosme François-Xavier Goundété. Cette passation de charge fait suite aux élections tenues le 18 juillet dernier au bout de trois ans d’exercice sous la direction du sortant.

A l’occasion de la passation de service hier, le président sortant souligne que gérer une organisation comme l’OECCA-Bénin relève du sacerdoce. Pendant les trois ans, soutient-il, le Conseil et lui-même ont travaillé à donner reconnaissance, prospérité et dynamisme à l’Ordre, toutes choses constatées par les rapports soumis à l’Assemblée générale. Aussi Blaise Richard Sah invite-t-il le Conseil entrant à poursuivre l’œuvre, en imprimant sa propre marque, pour faire avancer encore plus l’Ordre et consolider les acquis.
Conscient des nouveaux sillons à tracer et de ce que c’est au bout de l’ancienne corde que l’on tisse la nouvelle, Cosme François-Xavier Goundété aura un mot de reconnaissance pour son prédécesseur. Invoquant le «Bon vent» et la «Pleine Lumière» sur son équipe et sur l’Ordre en général, il juge utile que les lanternes des Experts-comptables et Comptables agrées du Bénin soient éclairées afin que ceux-ci, à leur tour, éclairent les sentiers du développement du Bénin.
Le président entrant, promet que le Conseil qui prend les rênes de l’OECCA donnera priorité à l’union et œuvrera à l’unisson à la consolidation et au développement de la corporation des Experts-Comptables et Comptables agréés.

Grande ambition

Dans cette perspective, l’ambition du président du Conseil de l’OECCA-Bénin est de mettre en œuvre 7 contrats d’objectifs, 4 contrats de consolidation et 3 contrats de développement. Ces contrats se déclinent notamment en: consolidation des acquis du monopole, consolidation institutionnelle des cabinets et de la confraternité, consolidation de la notoriété nationale et internationale de l’Ordre, développement dans le monopole, développement des produits de conseil à valeur ajoutée et développement de nouveaux produits. Ils portent aussi sur la prise de dispositions pour passer au statut de membre associé de l’IFAC à celui de membre à part entière, le renforcement des relations avec les autorités et les institutions nationales, le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour les faire recourir à l’expertise nationale pour les audits, les missions d’organisation et les missions d’assistance dans les projets.
Cosme François-Xavier Goundété ambitionne aussi de discipliner la tarification des audits en faisant respecter l’application du décret relatif aux honoraires d’audit, d’effectuer le contrôle qualité régulier des cabinets, de prendre des dispositions pour l’édification d’un siège pour l’Ordre, de promouvoir le sauvetage d’entreprises en difficulté, d’initier et de conduire des rencontres interprofessionnelles d’analyse et de proposition avec les associations d’employeurs, ainsi que de poursuivre la participation active de l’Ordre aux instances internationales de comptabilité et d’audit avec un impact accru sur l’économie nationale…

Déception et encouragement…

Président d’honneur de l’OECCA-Bénin, Augustin de Campos, pas moins fier de ses jeunes confrères, pour la conduite des affaires de l’Ordre, aura des mots d’encouragement et de soutien à leur endroit.
Christian Migan, premier président de l’OECCA-Bénin et aujourd’hui président d’honneur, rappelle le parcours de combattant ayant conduit à la création de l’Ordre en avril 2006. Et sous ses deux mandats, vante-t-il, l’Ordre a réussi à mettre en place des normes qui en font la force, et à s’imposer au niveau sous-régional et international. Une notoriété qui fait la fierté de l’Ordre aujourd’hui. Sans oublier le principe du reversement des comptables agréés dans l’Ordre. Autant d’acquis qu’il doit, signale-t-il avec modestie, à ses collaborateurs, regrettant que le reversement des comptables agréés ne soit pas encore devenu une réalité. Christian Migan, à ce propos, se fait amer à l’égard du bureau sortant et exhorte le bureau entrant à savoir prendre le bon rythme, et à se souvenir que le Conseil de l’Ordre n’est pas au-dessus de l’Assemblée générale de l’Ordre. Il se fait enfin disponible à souhait pour apporter sa contribution avisée au nouveau Conseil de l’Ordre.
Quant à Alice Affo, représentant Thomas Azandossessi, Commissaire du gouvernement près de l’OECCA, elle félicite le Conseil sortant, félicite et encourage l’entrant. Prenant ensuite acte de l’installation du nouveau Conseil, de son président et de ses membres, elle leur souhaite plein succès dans l’accomplissement de leur mission ; convaincue que la consistance de celle-ci ne sera pas de nature à les démotiver. Bien au contraire, c’est un challenge que les nouveaux responsables de l’Ordre doivent relever, engage-t-elle.

Qui est Cosme François-Xavier Goundété ?

Expert-comptable (Promotion 1994 en France), Agrégé d’Economie et Gestion et Consultant international notamment pour la Banque mondiale, la BAD, le FIDA, le PNUD, la BOAD, l’ONUDI…, il est directeur général du Cabinet Audit SARL au Bénin depuis 17 ans, et du Cabinet FIDEXPERT CONSEIL en Côte d’Ivoire depuis 20 ans. Parti de l’Administration publique en 1991 après 6 ans de présence, il a été entre autres Assistant des Conseillers techniques à l’Economie et au Développement rural du président de la République, puis Conseiller du ministre des Finances et de l’Economie. Dans ces dernières fonctions, il a principalement eu comme charges le traitement du courrier confidentiel, l’organisation et le suivi des sociétés sous tutelle (SBEE, SITEX, SONICOG, SCB, SCO, SONACI, BCB, BBD, CAA, CNCA, SSS, OBEMINES, PPS) et la supervision des projets Ciment et Pétrole.

Société 31 juil. 2015


Ordre des Experts-Comptables et Comptables agréés du Bénin (OECCA-Bénin): Cosme Goundété préside le nouveau bureau de l’Ordre

Les Experts-comptables et Comptables agréés du Bénin ont un nouveau président : Cosme François-Xavier Goundété. Il est officiellement entré dans ses fonctions hier jeudi 30 juillet au siège de l’Ordre devant un parterre de praticiens.

C’est une nouvelle page qui se tourne à l’Ordre des Experts-comptables et Comptables agréés du Bénin (OECCA-Bénin). Blaise Richard Sah passe le témoin à Cosme François-Xavier Goundété. Cette passation de charge fait suite aux élections tenues le 18 juillet dernier au bout de trois ans d’exercice sous la direction du sortant.

A l’occasion de la passation de service hier, le président sortant souligne que gérer une organisation comme l’OECCA-Bénin relève du sacerdoce. Pendant les trois ans, soutient-il, le Conseil et lui-même ont travaillé à donner reconnaissance, prospérité et dynamisme à l’Ordre, toutes choses constatées par les rapports soumis à l’Assemblée générale. Aussi Blaise Richard Sah invite-t-il le Conseil entrant à poursuivre l’œuvre, en imprimant sa propre marque, pour faire avancer encore plus l’Ordre et consolider les acquis.
Conscient des nouveaux sillons à tracer et de ce que c’est au bout de l’ancienne corde que l’on tisse la nouvelle, Cosme François-Xavier Goundété aura un mot de reconnaissance pour son prédécesseur. Invoquant le «Bon vent» et la «Pleine Lumière» sur son équipe et sur l’Ordre en général, il juge utile que les lanternes des Experts-comptables et Comptables agrées du Bénin soient éclairées afin que ceux-ci, à leur tour, éclairent les sentiers du développement du Bénin.
Le président entrant, promet que le Conseil qui prend les rênes de l’OECCA donnera priorité à l’union et œuvrera à l’unisson à la consolidation et au développement de la corporation des Experts-Comptables et Comptables agréés.

Grande ambition

Dans cette perspective, l’ambition du président du Conseil de l’OECCA-Bénin est de mettre en œuvre 7 contrats d’objectifs, 4 contrats de consolidation et 3 contrats de développement. Ces contrats se déclinent notamment en: consolidation des acquis du monopole, consolidation institutionnelle des cabinets et de la confraternité, consolidation de la notoriété nationale et internationale de l’Ordre, développement dans le monopole, développement des produits de conseil à valeur ajoutée et développement de nouveaux produits. Ils portent aussi sur la prise de dispositions pour passer au statut de membre associé de l’IFAC à celui de membre à part entière, le renforcement des relations avec les autorités et les institutions nationales, le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour les faire recourir à l’expertise nationale pour les audits, les missions d’organisation et les missions d’assistance dans les projets.
Cosme François-Xavier Goundété ambitionne aussi de discipliner la tarification des audits en faisant respecter l’application du décret relatif aux honoraires d’audit, d’effectuer le contrôle qualité régulier des cabinets, de prendre des dispositions pour l’édification d’un siège pour l’Ordre, de promouvoir le sauvetage d’entreprises en difficulté, d’initier et de conduire des rencontres interprofessionnelles d’analyse et de proposition avec les associations d’employeurs, ainsi que de poursuivre la participation active de l’Ordre aux instances internationales de comptabilité et d’audit avec un impact accru sur l’économie nationale…

Déception et encouragement…

Président d’honneur de l’OECCA-Bénin, Augustin de Campos, pas moins fier de ses jeunes confrères, pour la conduite des affaires de l’Ordre, aura des mots d’encouragement et de soutien à leur endroit.
Christian Migan, premier président de l’OECCA-Bénin et aujourd’hui président d’honneur, rappelle le parcours de combattant ayant conduit à la création de l’Ordre en avril 2006. Et sous ses deux mandats, vante-t-il, l’Ordre a réussi à mettre en place des normes qui en font la force, et à s’imposer au niveau sous-régional et international. Une notoriété qui fait la fierté de l’Ordre aujourd’hui. Sans oublier le principe du reversement des comptables agréés dans l’Ordre. Autant d’acquis qu’il doit, signale-t-il avec modestie, à ses collaborateurs, regrettant que le reversement des comptables agréés ne soit pas encore devenu une réalité. Christian Migan, à ce propos, se fait amer à l’égard du bureau sortant et exhorte le bureau entrant à savoir prendre le bon rythme, et à se souvenir que le Conseil de l’Ordre n’est pas au-dessus de l’Assemblée générale de l’Ordre. Il se fait enfin disponible à souhait pour apporter sa contribution avisée au nouveau Conseil de l’Ordre.
Quant à Alice Affo, représentant Thomas Azandossessi, Commissaire du gouvernement près de l’OECCA, elle félicite le Conseil sortant, félicite et encourage l’entrant. Prenant ensuite acte de l’installation du nouveau Conseil, de son président et de ses membres, elle leur souhaite plein succès dans l’accomplissement de leur mission ; convaincue que la consistance de celle-ci ne sera pas de nature à les démotiver. Bien au contraire, c’est un challenge que les nouveaux responsables de l’Ordre doivent relever, engage-t-elle.

Qui est Cosme François-Xavier Goundété ?

Expert-comptable (Promotion 1994 en France), Agrégé d’Economie et Gestion et Consultant international notamment pour la Banque mondiale, la BAD, le FIDA, le PNUD, la BOAD, l’ONUDI…, il est directeur général du Cabinet Audit SARL au Bénin depuis 17 ans, et du Cabinet FIDEXPERT CONSEIL en Côte d’Ivoire depuis 20 ans. Parti de l’Administration publique en 1991 après 6 ans de présence, il a été entre autres Assistant des Conseillers techniques à l’Economie et au Développement rural du président de la République, puis Conseiller du ministre des Finances et de l’Economie. Dans ces dernières fonctions, il a principalement eu comme charges le traitement du courrier confidentiel, l’organisation et le suivi des sociétés sous tutelle (SBEE, SITEX, SONICOG, SCB, SCO, SONACI, BCB, BBD, CAA, CNCA, SSS, OBEMINES, PPS) et la supervision des projets Ciment et Pétrole.

Société 31 juil. 2015


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