La Nation Bénin...
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Les débats portant sur l’examen du 26e dossier inscrit au rôle de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou se sont déroulés, mercredi 8 avril dernier. Ils ont été conduits par Michèle Odette Carrena-Adossou, présidente et dans le rôle d’assesseurs, Georges Toumatou et Célestine Bakpé. Les jurés titulaires avaient noms, Léopold Pascal Marcellin Bada, Dotou Désiré Gbedehessi, Mariette Ahouansou, Louise Olympiade Hounmènou et Léandre Alohou. Le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou et la mémoire de l’audience était tenue par Edouard Zavonon.
La jalousie et la vengeance ont largement plané sur les débats du 26e dossier de la Cour d’assises, mercredi dernier. Deux amis aiment la même femme et se la disputent au point où l’un d’eux en a voulu à l’autre et a incendié nuitamment la maison qui abritait son rival et son amante. Les faits se sont déroulés en 2008 à Agoué dans la commune de Grand-Popo.
Que s'est-il passé ?
En effet, Sossou Amessinko et Boni Amèkoudji vivant tous deux dans l’arrondissement d’Agoué (commune de Grand-Popo) courtisent la même femme, la nommée Adinsi Allowanou. Cette dernière a finalement porté son choix sur Boni Amèkoudji.
Mécontent et décidé à se venger des deux amoureux, Sossou Amessinko a, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2008, mis le feu à la case dans laquelle se trouvaient les deux fiancés et ceci à l’aide d’essence et d’allumettes qu’il a pris soin d’acheter à cette fin. Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou n’ont eu la vie sauve que grâce au secours porté par la population alertée.
Dans la même nuit, les amoureux Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou qui ont trouvé refuge dans une autre case, y ont été surpris une seconde fois par un incendie. Cette fois encore, la vigilance et la promptitude de la population ont permis de les sauver. Interpellé et inculpé de tentative d’assassinat et d’incendie volontaire, Sossou Amessinko reconnaît les faits même si à l’interrogatoire au fond, il nie être l’auteur du second incendie.
Le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation. L’enquête de moralité lui est plus ou moins favorable.
Sossou l'amoureux
A la barre, l’accusé Sossou Amessinko a reconnu les premiers faits d’incendie qui lui sont reprochés. Mais pour les 2es, il n’en reconnaît la responsabilité. Le feu aurait pu être propagé par le vent qui a soulevé la braise du foyer d’une vendeuse de pâte fermentée (communément appelée Konhoun) et l’a envoyé par mégarde sur ce toit. Pour lui, il était en amitié avec Adinsi Allowanou depuis environ deux mois et n’a nullement digéré que son amante qu’il déclare bien entretenir, s’accoquine avec son rival. Il a confié qu’il l’aime vraiment et qu’il pourvoit à tous ses besoins.
En ce qui le concerne, Boni Amèkoudji, l’amant de la femme, il ne se constitue pas partie civile. Pour lui, il y a eu deux semaines d’amitié entre la fille et lui. Il a confié que c’est lui qui rendait plutôt visite à Sossou Amessinko et non l’inverse. L’accusé ne le fréquentait pas.
La lecture des pièces du dossier a permis à la présidente de la cour, Michèle Odette Carrena-Adossou de donner la parole au ministère public pour ses réquisitions.
La vengeance, jalousie meurtrière
Pour Honoré Alowakinnou, citant André Malraux, «La vengeance est douce à tous les cœurs transis, il leur en faut une...». Sossou Amessinko, rappelle-t-il, a voulu se venger. Le voilà, a-t-il confié, devant votre cour. Tout est parti, selon lui, d’une aventure amoureuse qui a suscité une jalousie meurtrière. Pour lui, les deux rivaux vivaient à Ayiguinnou, arrondissement d'Agoué, commune de Grand-Popo. Le cœur d’Adinsi Allowanou battait beaucoup plus pour Boni Amèkoudji. Armé d’un bidon contenant de l’essence et d’une boîte d'allumettes, poursuit-il, il a mis le feu à leur demeure. Il reconnait vouloir leur faire du mal ; il dit vouloir leur occasionner des blessures. Lors de l’interrogatoire au fond, il a confirmé ses propos, rappelle le ministère public.
Pour le deuxième incendie, il déclare que le feu serait venu du foyer de la vendeuse de pâte fermentée (konhoun). L’accusé, selon Honoré Alowakinnou, a soigneusement préparé son crime. Il a choisi d’attenter à la vie de son ami et de celle de leur amante commune. Il y a eu des actes préparatoires, relève le ministère public. Il n’en veut pour preuve que l’essence et l’allumette soigneusement apprêtées, a souligné le ministère public. Il ne s’est pas arrêté là, reconnaît-il encore, car il est passé à l’acte en mettant le feu. Il savait que son rival était couché avec Adinsi Allowanou. Partant donc de ces éléments constants du dossier, Honoré Alowakinnou a déduit que le crime d’incendie est constitué. Et pour lui, l’accusé Sossou Amessinko savait que des gens étaient couchés et a décidé de commettre un homicide volontaire sur eux. Il y a donc tentative d’assassinat et l’infraction d’incendie est établie en tous ses éléments constitutifs.
Parce que le casier judiciaire de Sossou Amessinko est vierge et qu’il n’est pas en état de démence au moment des faits, le ministère public a retenu qu’il est bien accessible à la sanction pénale et a requis de le condamner à 15 ans de travaux forcés et aux dépens, et ce serait justice, a-t-il retenu.
Prenant le contre-pied des réquisitions, Me Magloire Yansunnou l’avocat de la défense a expliqué que son client est un homme ordinaire alors qu’on le décrit comme un monstre. Les hommes sont généralement très jaloux. Ainsi, tous les hommes nourrissent ce sentiment et il trouve que c’est normal. « Tous les hommes nourrissent cette haine ; les femmes ne savent pas », explique-t-il.
Comme tout homme normal qui aime, il ne supporte pas de voir son rival et celle qu'il aime, se coucher ensemble. Il a donc entrepris de faire ce qu’il a fait, justifie-t-il. A suivre Me Magloire Yansunnou, le feu se propage souvent vite dans ces milieux; c’est un endroit que je connais bien ; l’on ne peut pas partir du feu de la 2e case pour dire qu’il veut assassiner ; quand la case du voisin est en feu, vous avez intérêt à l’éteindre, rappelle-t-il. «On l’a battu, il a subi des sévices de sorte que lorsqu’il était libre, il a dit la vérité. Il n’y avait pas de préméditation ; il aurait pu empoisonner puisque celui-là était son ami ; il n’y a aucune préméditation», observe la défense pour qui le ministère public ne l’a pas démontré.
Par contre, il y a eu, selon lui, incendie volontaire, il y a eu passion; obnubilé et subjugué par la passion, il n’a pu se retenir. Il faut diminuer sa peine, suggère la défense. «C’est un homme ordinaire », relève Me Magloire Yansunnou. «Vous n’avez aucun intérêt à le maintenir en détention», fait-il observer avant d’ajouter qu’il a déjà fait 4 ans. «Un an en plus et ce serait bien pour la répression ; c’est un enfant unique, essayez de ne pas l’éloigner afin qu’il s’occupe de sa mère et ce serait justice», conseille l’avocat.
Après délibérations, la cour l’a reconnu coupable des infractions mises à sa charge et l’a condamné à 10 ans de travaux forcés. Il retourne donc en prison pour environ un peu plus de 4 ans.

Les députés de la 6e législature lancent les travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 demain jeudi 2 avril au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. C’est leur toute dernière session qui risque de ne connaître l’examen d'aucun dossier avant l’installation des députés de la prochaine législature.
Terminus, les députés de la 6e législature descendent ! Ils amorcent le dernier virage de leur mandat constitutionnel de quatre ans qui a démarré le 16 mai 2011. Ce sera à la faveur de l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 qui s’ouvre demain jeudi 2 avril au Parlement. Cette ouverture est une exigence de la Constitution béninoise qui stipule en son article 87 que «L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois». Cette disposition constitutionnelle a été reprise in extenso par l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
C’est donc en application de ces dispositions que les députés ouvrent solennellement demain les travaux de la première session ordinaire de cette année. Cette ouverture solennelle se fait en présence des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin, des autorités religieuses et des têtes couronnées du pays. Comme par le passé, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago aura à prononcer un discours. Un discours dans lequel il se prononce sur la situation sociopolitique et économique du Bénin, de la sous-région et du monde. Son discours est très attendu. En ce sens que Mathurin Nago ne ratera certainement pas l’occasion de se prononcer sur l'actualité politique. Surtout que c’est peut-être la toute dernière fois qu’il aura l'opportunité de s'adresser à ses mandants depuis le perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale.
Il ne manquera pas non plus de faire le bilan global de la présente législature dont il évoquera sans doute les forces et faiblesses. Ensuite, il aura à dire au-revoir à ses collègues députés avec qui il est resté à l'hémicycle certains, depuis huit ans et d’autres quatre ans. Ils vont se dire au-revoir et se souhaiter bonne chance surtout ceux d’entre eux qui sont candidats aux législatives du 26 avril prochain.
Après cette ouverture, les députés vont se quitter pour descendre sur le terrain. Ils n’auront plus la tête à examiner les dossiers avant l’ouverture de la campagne électorale. Les nombreux dossiers en instance dans leurs tiroirs et placards seront alors reversés à la prochaine législature, la 7è de l’ère du renouveau démocratique qui prendra le relais à partir du 16 mai prochain. C’est donc la session des adieux de la 6e législature qui s’ouvre demain à l’hémicycle.

Orabank Bénin a procédé, hier jeudi 26 mars à son siège à Cotonou, avec l’Agence des banques populaires pour la coopération et le développement (ABPCD), à la signature d’un contrat d’assistance technique dans le cadre du Projet d’Appui à la Mésofinance (PAMESO). Cette cérémonie consacre officiellement le démarrage des activités de ladite banque en faveur des Très petites entreprises et des Petites et moyennes entreprises.
Le Projet d’Appui à la Mésofinance (PAMESO) vise à permettre aux Très petites entreprises (TPE) et aux Petites et moyennes entreprises (PME) d’accéder plus aisément aux services bancaires et financiers. Il est financé par l’Union Européenne et est délégué à l’Agence française pour le développement (AFD).
Avant la signature du contrat d’assistance technique du projet d’appui à la mésofinance et l’échange des documents, le directeur général d’Orabank, Rizwan Haider a tout particulièrement tenu à remercier les principaux partenaires qui ont permis sa concrétisation. Il s’agit de l’Union Européenne, de l’AFD dont l’appui technique, financier et matériel a permis, selon lui, à l’équipe technique de sa banque de procéder à la sélection d’un consultant international. La mission de ce consultant, a-t-il indiqué, est d’assister sa banque dans la création et la structuration d’une agence spécialisée dans le financement des TPE et Petites entreprises. « Depuis 2011, Orabank Bénin a développé une stratégie commerciale ambitieuse dont l’objectif principal est de lui permettre de figurer parmi les banques les plus dynamiques et les plus innovantes au Bénin », a-t-il confié, en assurant que grâce au projet PAMESO, son institution pourra bien diversifier à court terme son segment de clientèle et d’entreprises qui peinent à obtenir des financements bancaires. C’est conscient qu’aucun pays ne peut se développer sans son secteur privé, qu’Orabank Bénin a opté pour ce projet, a justifié le directeur général Rizwan Haider.
Le sens de l'engagement
Il a, par ailleurs, rappelé le processus ayant conduit à la sélection de l’ABPCD. «Orabank Bénin n’a pas l’intention de dormir sur ses lauriers», a-t-il poursuivi. Dans les mois à venir, a laissé entendre Rizwan Haider, elle ouvrira à Akpakpa son agence destinée à la mésofinance.
A sa suite, la directrice générale de l’ABPCD, Cathérine Barbero, a fait remarquer qu’Orabank Bénin l’honore de la confiance qu’elle a placée en son agence. Aussi, a-t-elle réaffirmé son engagement à signer le contrat d’assistance et à s’acquitter avec dévouement la mission qui lui a été assignée à travers l’exécution de ce projet aussi bien ambitieux pour la banque, les TPE et le développement économique du Bénin. «L’enjeu est de taille. Nous en sommes conscients et nous contribuerons à la réalisation des objectifs poursuivis dans le respect des engagements pris de part et d’autre», a-t-elle promis.
L’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Ménager et la directrice de l’Agence française de développement à Cotonou, Cathérine Bonnaud, ont ensemble souligné la vision, l’ambition, ainsi que le sens de l’innovation et de l’engagement qui ont conduit Orabank Bénin à devenir partenaire du projet PAMESO dès 2013. Ce projet, ont-elles admis, appuyé par le chef de la section économique et gouvernance à la délégation de l’UE au Bénin, Rafal Lapkowski, répond à de vrais enjeux, surtout en ce qui concerne le rapport Doing business 2015 de la Banque mondiale rendu public le 29 octobre dernier. Il soulignait, malgré les progrès réalisés par 10 économies dont celle du Bénin, que l’indicateur concernant l’accès aux financements n’a lui malheureusement pas évolué. «C’est dans ce contexte et parce que les enjeux sont autant économiques, sociaux que politiques que la France à travers l’Agence française de développement et l’Union Européenne ont souhaité apporter des solutions aux TPE/PME béninoises - et se sont engagées, ensemble, autour du projet PAMESO», a insisté l’ambassadeur français.
C’est par la signature du contrat d’assistance entre le directeur général d’Orabank Bénin et la directrice générale de l’ABPCD, que la cérémonie à pris fin.

Le président de la République a reçu en audience, samedi 21 mars dernier, le ministre d'Etat congolais Aimé-Emmanuel Yoka. Il a été essentiellement question de la coopération bilatérale entre le Bénin et le Congo.
«Les relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et le Congo sont très vieilles, mais toujours fraîches, de plus en plus portées par les liens fraternels qui unissent les présidents des deux pays», a indiqué , Aimé-Emmanuel Yoka, ministre d'Etat congolais Garde des Sceaux, chargé de la Justice et des Droits humains, «Nous avons fait un bref inventaire de ces relations sur tous les plans, et réfléchi sur les voies et moyens pour les promouvoir et les diversifier autant que faire se peut, d'autant qu'il y a une importante colonie congolaise au Bénin et vice-versa» affirme-t-il. Pour l'émissaire du président Denis Sassou Nguesso, il est de la responsabilité des dirigeants des deux pays de faire en sorte que ces communautés soient totalement intégrées et se sentent comme chez elles dans leur pays d'accueil respectif.
Le président de la République a également échangé avec son ministre en charge de l'Urbanisme, Christian Sossouhounto, en compagnie des responsables des agences de maîtrise d'ouvrage délégué que sont l'AGETUR, l'AGETIP, et la SERHAU. D’abord, il a été question de l'état d'avancement du Programme d'assainissement des 77 communes lancé depuis peu. A ce sujet, la situation des villes de Sakété, Pobè, Ouidah, Bohicon a été passée au peigne fin. Avec la dernière visite effectuée auprès des institutions partenaires, à savoir la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque d'investissement de la CEDEAO (BIDC), et la Banque africaine de développement (BAD), les derniers réglages ont été effectués et les travaux sont prévus pour démarrer dans la première quinzaine du mois d'avril, notamment à Pobé et Sakété.
S'agissant du Projet d'aménagement urbain d'appui à la décentralisation (PAURAD) financé par la Banque mondiale et qui prend en compte les villes de Kandi, Parakou, Sèmè-Podji, Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Bohicon, les études sont bouclées et les travaux démarreront incessamment, assure le ministre. Quant au Programme d'urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), les travaux avancent également avec satisfaction.
Certains chantiers ouverts au titre de ce projet sont déjà achevés, tel que le pont de Funai. Les autres, rassure Christian Sossouhounto, avancent à un rythme soutenu et augurent d'une livraison des travaux à bonne date.
Vendredi 20 mars, le président de la République a reçu, Mgr François Gnonhossou, nouvel évêque de Dassa-Zoumé, en compagnie de Mgr Antoine Ganyè, président de la Conférence épiscopale du Bénin.

Un grand dépôt d’essence de contrebande communément appelée « kpayo » a pris feu dans l’après-midi du samedi 14 mars dernier au quartier Ganou dans le 1er arrondissement de Parakou.
Grâce à la détermination des sapeurs-pompiers qui sont venus à bout des flammes au bout de quatre heures d’horloge, l’on ne déplore, fort heureusement, aucune perte en vie humaine mais les dégâts matériels sont considérables. Des centaines de bidons d’essence de 25 litres sont partis dans les explosions laissant apercevoir des flammes intenses et une épaisse couche de fumée dans le ciel. Il y avait au total 932 bidons dont 58 bidons d’huile à moteur et plus de 240 bidons vides, à en croire Abdoulaye Gado, gérant du dépôt. L’incendie s’est déclenché, raconte-t-il, alors qu’un client sans bidon vidait l’essence pour défaut de «garanti».
Actualités 16 mars 2015

Le président de la République s’est rendu samedi 28 février dernier sur les chantiers de construction du Poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Sèmè-Kraké et du nouveau siège de l'Assemblée nationale à Porto-Novo. Boni Yayi tient à l’exécution des travaux dans les délais contractuels.
Deux chantiers de construction d’édifices publics ont eu droit samedi dernier à une visite surprise du chef de l’Etat: le Poste de contrôle Juxtaposé de Sèmè-Kraké et le nouveau siège du Parlement béninois à Porto-Novo.
Sur le premier site, l'entrepreneur a fait à Boni Yayi le point d'exécution des travaux, dans ses différents segments, rassurant sur les dispositions prises pour un bon achèvement. Le président de la République n'a pas caché son impatience de voir les travaux finir, au plus tard dans le délai contractuel d'août 2015. «Vous devez tout faire pour respecter le délai contractuel. De jour comme de nuit, vous devez travailler. Nous avons trop attendu» déplore le chef de l'Etat tout en soulignant l'intérêt de cette infrastructure pour le Bénin.
La position géographique par rapport au grand voisin Nigeria, souligne-t-il, exige la mise en place d'infrastructures à caractère intégrateur afin de tirer le meilleur profit de ce voisin qui est aujourd'hui la première économie du continent. «Nous ne pouvons pas blaguer avec ces projets intégrateurs. C'est la voie de l'avenir,» conclut-il.
Au siège de l'Assemblée nationale en construction, Boni Yayi a vu des ouvriers à l'œuvre à l'intérieur du chantier. Plusieurs travaux s'exécutent à l'intérieur, contrastant avec le calme apparent observé sur le chantier. «La première phase, qui prend en compte le bloc administratif, l'hémicycle, la restauration, sera achevée en novembre prochain, promet l'entrepreneur. La deuxième phase, à savoir les bureaux des députés et des questeurs, suivra aussitôt,» poursuit-il.
De son côté, le colonel Bonaventure Vigan-Medji, directeur du génie militaire, rassure le chef de l’Etat des dispositions prises pour le renforcement de l'équipe dès la semaine prochaine en vue d'accélérer les travaux. Si le chantier a connu un léger retard dans sa reprise, explique-t-il, c'est en raison des nouveaux équipements techniques mis en place sur le chantier et qui nécessitent la formation des techniciens locaux.
Boni Yayi se réjouit du redémarrage de chantier qui a connu plusieurs péripéties. Selon le chef de l'Etat, il était nécessaire de prendre toutes les dispositions pour s'assurer de la qualité des travaux et du respect des engagements par l'entrepreneur. «L'essentiel, c'est que nous avons repris. Notre capitale doit être à l'image de notre pays et de l'émergence que nous appelons de tous nos vœux. Nous voulons changer complètement la physionomie de Porto-Novo, notre capitale,» promet le chef de l'Etat qui rappelle dans cette dynamique, les projets de construction de l'autoroute Sèmè-Podji - Porto-Novo, la construction d'un nouveau pont à l'entrée de la ville, la construction de la Rocade, de l'autoroute Porto-Novo-Sakété-Pobé-Kétou-Illara.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun s’est entretenu avec une délégation de quatre ambassadeurs béninois nouvellement promus et en partance pour rejoindre leurs postes respectifs à l’étranger. C’était hier jeudi 26 février, au siège de l’institution à Porto-Novo.
Récemment nommés en Conseil des ministres, Bio Toro Orou Guiwa, ambassadeur du Bénin près le Maroc, Mèmouna Kora Zaki Léadi, ambassadeur du Bénin près le Niger, Eusèbe Agbangla, ambassadeur du Bénin près le Royaume du Danemark et Chabi Imorou Azizou, ambassadeur du Bénin près l’Iran, s’envolent bientôt pour rejoindre leurs postes respectifs. Comme il est de tradition, ils font le tour des présidents d’institutions de la République pour recevoir leurs conseils pour la réussite de la mission à eux assignée par le gouvernement.
Les quatre ambassadeurs étaient hier jeudi 26 février en audience chez médiateur de la République. Ils sont allés partager avec Joseph Gnonlonfoun, leurs priorités respectives, une fois à leurs nouveaux postes à l’étranger et recevoir de lui ses conseils avisés.
Selon le porte-parole de la délégation au terme de l’audience, Mèmouna Kora Zaki Léadi, l’entretien leur a été très bénéfique. La délégation a pu bénéficier du médiateur de la République, par ailleurs, ancien ministre de la Justice et ancien membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), de ses expériences et conseils d’aîné. Lesquels ils comptent mettre en pratique pour pouvoir relever les défis qui attendent chacun d’eux en poste. Joseph Gnonlonfoun leur a conseillé de créer des cellules pour travailler en synergie.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir, par ailleurs, échangé avec leur hôte sur les problèmes de bonne gouvernance.
A ce sujet, le porte-parole confie que le médiateur de la République leur a demandé de faire preuve de bonne gestion tout au long de leur mission diplomatique. Toutes choses qui ne feront que rayonner l’image de marque du Bénin auprès de ces pays respectifs. Principalement au Niger, Mèmouna Kora Zaki Léadi inscrit comme priorité des priorités le renforcement des relations économiques, culturelles que le Bénin entretient avec ce pays voisin. Elle compte initier dans ce cadre des foires bénino-nigériennes pour vanter les richesses économiques et culturelles des deux pays. Un peu comme ce qui se fait déjà avec l’Iran où une foire commerciale est organisée chaque année au Bénin, soutient l’ambassadeur du Bénin près le Niger et porte-parole de la délégation de diplomates.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir été principalement instruite par Joseph Gnonlonfoun pour aller rencontrer le médiateur de la République du Niger pour fouetter les relations d’amitié et de travail entre leurs deux institutions.

Le tout nouveau directeur de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Coovi Célestin Ahonon était face à la presse dans l’après-midi d’hier lundi 23 février. C’était pour faire le point de ses 100 jours à la tête de l’institution avant d’annoncer des perspectives heureuses pour cette structure.
14 novembre 2014-22 février 2015, cela fait 100 jours que Coovi Célestin Ahonon a pris les rênes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pour que cette date ne passe hier pas inaperçue, il a rencontré la presse hier pour faire le point des activités menées pendant ces 100 jours.
Après avoir dit sa gratitude au président de la République et à son ministre de tutelle qui lui ont fait confiance en le plaçant à la tête d’une institution aussi importante dans le développement du pays, Coovi Célestin Ahonon a d’abord rappelé les difficultés que traversait la caisse lorsqu’il a été nommé directeur général. «Il a fallu l’intervention répétée de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (CIPRES) dont le travail a permis la résolution de la crise qui a été parachevée au cours de la 21è assemblée extraordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale des 22 Etats membres de la CIPRES», a-t-il indiqué.
Entre autres actions, il a ajouté qu’il a dû mettre les bouchées doubles afin de faire bénéficier les agents de la Caisse et au grand bonheur des assurés sociaux, des instruments stratégiques de travail tel que le Plan de travail annuel (PTA) 2015 et le budget exercice 2015. «Ceci à l’avantage de mettre en exécution et de façon accélérée les différentes réformes à la CNSS» a dit le nouveau directeur général qui a évoqué également le renforcement des ressources disponibles mais en quantité réduite.
«105 agents ont été recrutés dans une première vague et une quarantaine est en attente de recrutement pour le même statut» a-t-il indiqué.
Coovi Célestin Ahonon a ajouté qu’il a également fait des tournées dans les directions régionales et structures sous tutelle pour s’enquérir des conditions de travail des agents. Ce qui lui a permis, dit-il, de constater qu’il y a encore beaucoup à faire. « Les échanges ont permis de prendre la mesure des attentes tant au niveau des pensionnaires, des allocataires, des rentiers et du personnel de l’administration locale », a-t-il souligné.
Le directeur général de la CNSS a précisé que pour faire face aux enjeux, il entend conformer la CNSS aux exigences qu’impose la modernisation. A cet effet, il parle de la numérisation de toutes les déclarations en collaboration avec le guichet unique de formalisation des entreprises et la mise en place d’un dispositif permettant le paiement électronique des pensions et des allocations familiales. Ce qui passe par l’établissement des cartes de paiement électronique. Pour y arriver, Coovi Célestin Ahonon précise que l’interconnexion de la direction générale avec ses agences régionales s’avère nécessaire. Pour lui, l’aboutissement des réformes passe par l’engagement de chacun à rénover les infrastructures adéquates.
Le directeur général de la CNSS estime que ses objectifs, du moins ceux de la CNSS se traduisent à travers la vision qui est de servir des prestations en temps réel et assez réduit grâce à un système répondant aux normes actuelles. « Cela suppose également que la CNSS doit étendre sa couverture particulièrement aux travailleurs du secteur informel ou à ceux des professions libérales », a conclu Coovi Célestin Ahonon.

Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi a reçu plusieurs personnalités, hier mardi 17 février. Il était question pour lui, de discuter avec une délégation du rectorat de l’Université d’Abomey-Calavi des démarches administratives pour l’octroi d’une fréquence pour l’installation d’une télévision sur l’aire universitaire. Le représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Dr Koudaogo Ouédraogo et le président du comité de pilotage du Projet WASCI-Bénin, Jean-Baptiste Elias étaient également au siège de l’institution de régulation, pour évoquer des possibilités de partenariat et débattre de dossiers d’intérêt majeur.
Etudier les possibilités d’attribution de fréquence et d’installation d’une télévision universitaire au campus d’Abomey-Calavi. C’est l’objet de l’audience accordée, hier mardi 17 février, par le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi, aux autorités rectorales de cet haut lieu du savoir. La délégation conduite par le vice-recteur chargé de la Coopération inter-universitaire, des relations extérieures et de l’insertion professionnelle, Souaïbou Farougou, a échangé avec lui sur les conditions d’installation d’une chaine de télévision éducative à l’Université d’Abomey-Calavi. Selon Souaïbou Farougou, cette chaîne de télévision permettra de mieux communiquer avec les étudiants en particulier et le monde universitaire en général. «Cette chaîne de télévision va aider enseignants, chercheurs et étudiants dans leurs travaux de recherches et académiques», a souligné l’universitaire.
A l’en croire, le président de la HAAC a recommandé la production formelle des dossiers afin que les services compétents de la HAAC en étudient les contours. Au cours de cette audience, la délégation rectorale a évoqué la question de la formalisation de la fréquence utilisée par la radio univers. Dr Koudaogo Ouédraogo, représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), en fonction au Bénin depuis septembre 2014, était aussi chez Adam Boni Tessi pour lui présenter ses civilités. Une visite de courtoisie qui lui a permis de présenter l’UNFPA, ses missions et envisager des pistes de partenariats avec l’institution de régulation des médias.
Ce partenariat concerne des formations au profit des journalistes sur les thématiques de promotion du potentiel des femmes au Bénin. «Toute chose qui permettra aux journalistes et communicateurs d’avoir des bonnes informations sur les problématiques liées au bien-être de la femme», a précisé Frankèle Zossoungbo Kotannou, chargée de communication de l’UNFPA. En fonction depuis septembre 2014, Dr Koudaogo Ouédraogo est de nationalité burkinabée. Dans la même journée, Jean-Baptiste Elias, président du comité de pilotage du projet WASCI-Bénin, était lui aussi au cabinet du président de la HAAC pour discuter de la mise en œuvre du projet au Bénin.
Actualités 18 févr. 2015

La convocation du corps électoral pour les élections législatives est imminente. C’est ce qui ressort de l’audience que le chef de l’Etat a accordée, hier mercredi 11 février, au président de la CENA.
La Commission électorale nationale autonome (CENA) met les bouchées doubles afin que les élections législatives se tiennent dans les délais prescrits par la Cour constitutionnelle. Hier, son président, Emmanuel Tiando, a fait part au chef de l’Etat du niveau d’avancement des préparatifs et exposé les difficultés auxquelles l’institution est actuellement confrontée. «L’article 68 du Code électoral stipule que c’est le président de la République qui convoque le corps électoral. Nous sommes venus faire le point avec le président de la République et le rassurer que les conditions sont en train d’être réunies et sur cette base, il peut convoquer le corps électoral», confie-t-il.
Au sujet des préparatifs, Emmanuel Tiando informe que la CENA a déjà lancé le processus de recrutement des agents électoraux, validé le calendrier électoral et invité les candidats aux législatives à venir déposer leurs dossiers à partir du 20 février prochain.
Actualités 12 févr. 2015