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Nouvelles

Respect des droits de l'homme dans le processus électoral de 2021: Renforcement des capacités des journalistes pour une meilleure couverture
La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) a organisé, vendredi 18 décembre dernier à Parakou, une séance de renforcement de capacités à l’intention des professionnels des médias exerçant dans la ville. C’est sur le respect des droits de l’homme dans le processus électoral de 2021. Dans le cadre de la présidentielle de 2021, la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) a, grâce au financement de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), initié vendredi 18 décembre dernier à Parakou, un atelier de renforcement de capacités au profit d’une cinquantaine de journalistes de la ville. L’occasion a permis à ces derniers de s’approprier le guide en période électorale à travers ses grandes lignes. Pour le président de la Cbdh, Isidore Clément Capo-Chichi, les professionnels des médias sont des acteurs clés dans le processus électoral. A ce titre, insiste-t-il, ils doivent s’impliquer et veiller au respect des droits de l’homme, pour son déroulement normal et correct. Il est revenu sur la nécessité pour chaque citoyen de veiller à ce que ces droits ne soient pas violés. « Tout passe par le discours qui est tenu par le politique, la manière de le relayer ou de le traiter, le positionnement que l’on a », a-t-il averti. Au cours de l’atelier, le directeur de la communication de l’Oif, Tidiane Diop, et la chargée de mission de l’Association francophone des commissions nationales des droits de l’homme, Barbara Dotanta, sont même intervenus en direct depuis Dakar, au Sénégal. Outre leurs interventions, les journalistes présents ont suivi diverses communications. Il s’agit de la présentation du mandat de la Cbdh, le rapport sur l’état des droits de l’homme en 2019 au Bénin. La responsabilité et les obligations des journalistes par rapport au respect des droits de l’homme ont été passées en revue par les commissaires Prince Serges Agbodjan et Apol Américo Adjovi, appuyés par le président de la Commission, Isidore Clément Capo-Chichi. Selon le représentant de la présidente de l’Upmb, Aubin Tony, les journalistes ont un rôle capital à jouer avant, pendant et même, après la présidentielle de 2021. Assurer une couverture sans faille et professionnelle de cette élection reste, selon lui, un défi. D’où l’importance de cet atelier, a-t-il souligné. Société 23 déc. 2020


Hashim Hounkpatin, spécialiste en médecine préventive: « Le sucre est plus additif que la cocaïne »
Hashim Hounkpatin, spécialiste en médecine préventive et auteur de deux ouvrages sur le diabète, soutient que les populations peuvent vaincre le diabète en adoptant un mode de vie sain. Sa plateforme dénommée ‘’Araya’’ y travaille au quotidien à travers l’éducation du grand public via les canaux digitaux. La Nation : Vous avez développé une plateforme dénommée ‘’Araya’’ pour sensibiliser les populations au diabète. Qu’en est-il ? Hashim Hounkpatin : ‘’Araya’’ est une plateforme d’alphabétisation médicale de masse créée depuis 2017 pour sensibiliser les populations aux problèmes fréquents et majeurs de santé. Tout le monde n’a pas les moyens de faire de la médecine préventive. C’est difficile pour les gens de gérer les coûts liés à la maladie lorsqu’ils tombent malades. Nous avons proposé cette plateforme aux Béninois afin de les éduquer, les informer et les sensibiliser aux problèmes de santé. Nous soutenons les personnes qui vivent avec le diabète sur cette plateforme. Le diabète est une maladie chronique incurable. Elle crée d’énormes dépenses aux malades. Quelles sont les chances pour le citoyen analphabète résidant en milieu rural d’y accéder ? Vous posez une préoccupation pertinente. Pour le moment, nous ne sommes pas en mesure de satisfaire les besoins des populations qui n’ont pas accès aux outils digitaux. Nous y travaillons néanmoins. Pour l’heure, ceux qui peuvent accéder à notre plateforme sont ceux qui ont de téléphone portable et qui utilisent WhatsApp.Il suffit pour eux de partager leurs préoccupations pour recevoir gratuitement en retour des conseils et orientations à travers notre numéro de téléphone 67 90 40 46. En dehors du diabète, quelles sont les autres pathologies auxquelles s’intéresse la plateforme ? Environ cinquante mille personnes utilisent ce canal pour s’informer et s’éduquer chaque mois. Avec cet instrument, nous avons obtenu le prix du meilleur blog au Bénin en 2018. Il est reconnu aux plans national et international et permet aux gens de régler les problèmes urgents de santé. Nous nous intéressons à toutes les pathologies. Qu’est-ce qui vous a motivé à mettre en place un tel outil ? De notre position, nous discutons souvent avec plusieurs malades qui s’ouvrent à nous. Ils n’ont pas les moyens de supporter le coût des affections dont ils souffrent. La prévention est une arme efficace contre les maladies. L’idée, c’est d’informer les populations sur les pathologies comme le paludisme, le diabète, l’hypertension artérielle afin de les préserver. Et si malgré tout, ces affections surviennent, il faut qu’elles puissent savoir comment les gérer efficacement pour ne pas en mourir. Selon certaines opinions, le diabète est une maladie qui touche uniquement les personnes âgées. Est-ce à dire que les jeunes ne courent aucun risque d’en souffrir ? Tout le monde est concerné par le diabète. Environ 5 % de la population en souffrent. Il existe plusieurs types de diabète. On peut même détecter le diabète chez un nouveau-né. Il s’agit du diabète de type 1. D’autres types de diabète surviennent chez la femme enceinte ou à la suite d’autres maladies chez certains. Le diabète le plus répandu est celui de type 2. On le détecte souvent chez un individu de plus de 40 ans. De plus en plus, les jeunes de moins de 40 ans sont diagnostiqués du diabète. C’est une maladie qui est liée à nos comportements, à la façon dont nous vivons aujourd’hui. Nous sommes tout le temps devant les écrans de nos portables et ordinateurs. Ce qui réduit nos mouvements. Nous prenons nos repas quotidiens presque à la va-vite. Nous consommons n’importe quoi et n’importe comment. A ces comportements s’ajoute le stress. Tous ces facteurs favorisent le diabète. Doit-on comprendre que l’exposition aux écrans est un comportement pouvant provoquer le diabète ? De façon indirecte, l’exposition aux écrans implique la sédentarisation. Vous ne pouvez pas être devant un écran et être en mouvement. Quand on passe plusieurs heures devant un écran, cela suppose qu’on n’a pas été actif durant ces heures. Pouvez-vous nous décrire les manifestations des différents types de diabète ? On distingue classiquement quatre types de diabète. Le diabète de type 1, 2, 3 et 4. Le diabète de type 1 est héréditaire. Le diabète de type 2 survient après 40 ans. Il est lié à l’alimentation et au mode de vie. Le diabète de type 3 survient à la suite d’une autre maladie, telle qu’une tumeur ou un cancer du pancréas. Le diabète de type 4 survient pour la première fois au cours de la grossesse. La plupart du temps, ce type de diabète disparaît après la grossesse. Le diabète survient lorsqu’il y a une élévation de façon chronique du taux de sucre dans le sang. Ce qui est régulé par deux autres hormones à l’intérieur du corps. On apprend souvent qu’il y a des sucres adaptés aux personnes diabétiques. Peut-on retenir cette formule au nombre des comportements sains à adopter ? Beaucoup de fausses idées circulent au sein de l’opinion. Certaines personnes pensent que le diabétique doit consommer le sucre roux plutôt que le sucre blanc. Il n’y a pas de sucre pour le diabétique. Même lorsque les gens jettent leur dévolu sur des repas ou boissons supposés ‘’sans sucre’’. Dans les boissons ‘’sans sucre‘’, le sucre qui est le saccharose est remplacé par celui des édulcorants. C’est du sucre, mais différent de ce que consomme la grande masse. Il peut entraîner les mêmes problèmes de santé que le sucre classique, car potentiellement cancérigène. Pourtant, on observe une ruée des populations vers le sucre roux… Les fabricants du sucre roux font de la fausse publicité pour vendre. A partir du sucre blanc, on peut fabriquer le roux et vice-versa. Le sucre est fabriqué à partir de la canne à sucre ou de la betterave. Lorsqu’on arrête son processus de fabrication à une étape précoce, il ne garde plus la couleur blanche. Il n’y a pas une grande différence entre les éléments nutritifs que renferment les deux sucres. Il est vrai que le sucre roux a un pouvoir moins sucrant que le blanc. Ce qui amène certaines personnes à en mettre beaucoup dans leur repas. Le sucre est plus additif que la cocaïne. Il est plus facile d’arrêter la consommation de la cocaïne que celle du sucre. Certaines personnes âgées ou les diabétiques préfèrent la bière à la sucrerie, estimant que la bière contient moins de sucre que les sucreries. Là aussi, le piège reste entier. Pour comprendre cette erreur, il suffit d’apprécier l’index glycémique suivant nos consommations. L’index glycémique des boissons sucrées varie entre 60 et 70 et celui de la bière entre 80 et 90. Le miel est préférable aux sucres. Il faut modérer la prise du sucre. En réalité, l’homme n’a pas besoin de sucre dans son alimentation. Nos ancêtres ont vécu plusieurs siècles sans y goûter. Le sucre est une fabrication industrielle. Les fruits ont un index glycémique bas. Ce qui veut dire que, plus le fruit est mûr, plus son index glycémique augmente. Est-ce à dire qu’il faut préférer les fruits non mûrs ? Il vaut mieux consommer les fruits mûrs. Certains fruits non mûrs contiennent du poison. En fin de compte, tout est interdit… Tout n’est pas interdit. C’est l’abus en toutes choses qui est interdit. Un diabétique a un régime alimentaire identique à celui d’un non-diabétique. Les interdits en matière d’alimentation pour les personnes diabétiques ne sont pas à encourager. Il faut qu’elles aient une alimentation diversifiée pour être sûres de ne pas manquer de nutriments dans l’organisme. Quels sont les symptômes du diabète ? Les symptômes sont multiples et multiformes. On parle des ‘’3P2A’’, pour les résumer. Les trois ‘’P’’, (polyurie : urine beaucoup, polydipsie : boit beaucoup, polyphagie : mange beaucoup). Les 2A concernent l’asthénie et l’amaigrissement. Quels conseils avez-vous à donner aux gens afin de les amener à avoir une vie saine? Nous sommes tous des potentiels diabétiques. Mon message va à l’endroit des personnes diabétiques ou non. Le diabète est une maladie du comportement. Un mode de vie sain passe par une bonne alimentation, une activité physique régulière et la soustraction du stress, car le stress en lui-même peut créer le diabète et d’autres maladies chroniques. Actualités 23 déc. 2020


Réception des cartes nationales d’identité biométriques: 180 mille bénéficiaires bientôt servis
Les personnes en situation d’extrême pauvreté entreront bientôt en possession de leurs cartes nationales d’identité biométriques. L’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) a réceptionné au profit de l’Agence nationale de protection sociale (Anps), chargée du volet « Assurance maladie » au Bénin, hier mardi 22 décembre à Cotonou, lesdites cartes. Au nombre de 180 mille, les cartes nationales d’identité biométriques ont été réceptionnées, hier mardi 22 décembre, par l’Agence nationale d’identification des personnes au profit de l’Agence nationale de protection sociale (Anps). Ce lot permettra à 180 mille personnes en situation d’extrême pauvreté et présentes dans 14 communes du Bénin d’avoir accès à l’assurance maladie. Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) explique que les 180 mille cartes sont destinées à des Béninois qui sont dans une situation d’extrême pauvreté et qui sont éligibles à la prise en charge dans le cadre du projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » (Arch). Il précise que sans la carte biométrique, ces personnes ne peuvent pas bénéficier de cette prise en charge et vu leur situation, le gouvernement a pris la décision de la leur offrir gratuitement. «Les extrêmes pauvres étant les privilégiés de la République, le gouvernement a décidé d’avoir un regard un peu plus favorable sur leurs demandes, ce qui a permis d’avoir aujourd’hui, la première plus grande livraison de 180 mille cartes biométriques dont les demandeurs ont pour parrain l’Agence nationale de protection sociale », a-t-il souligné. Quant aux autres demandeurs qui attendent d’être servis, Cyrille Gougbédji informe qu’ils seront satisfaits avant la fin du mois de janvier 2021 parce que toutes les dispositions ont été déjà prises pour satisfaire 35 mille autres demandeurs. Il fait savoir qu’il reste encore 100 mille cartes biométriques à livrer à l’Anps. Selon lui, en février prochain, le Centre national de personnalisation des titres sécurisés d’identité qui est un projet important du gouvernement sera rendu fonctionnel. Il va sonner, à l’en croire, la fermeture du régime des cartes d’identité non biométriques. Référentiel Cyrille Gougbédji ajoute que la carte biométrique au Bénin sera le référentiel pour avoir accès aux services du numérique. «L’Anip est né mais ce bébé doit faire face au gros défi du pays et nous nous organisons pour relever ce défi », a-t-il précisé. Il profite de l’occasion pour inviter les citoyens qui ne sont pas encore entrés en possession de leur cartes à la patience. Venant Quenum, directeur général de l’Agence nationale de protection sociale et coordonnateur du projet Arch, a dit toute sa fierté d’avoir réceptionné ces milliers de cartes au profit des citoyens qui attendent depuis quelque temps afin de bénéficier des services d’assurance maladie du projet Arch. Il note que l’initiative a démarré dans sept communes pilotes et les autres communes réclamaient leur tour. « Après la phase pilote qui vient d’être clôturée, le gouvernement a autorisé la généralisation du volet « Assurance maladie » dans toutes les autres communes du Bénin », a-t-il fait savoir. Selon lui, un processus est en cours pour l’identification du reste des populations pouvant bénéficier gratuitement de l’assistance de l’Etat pour accéder à l’Assurance maladie. Il informe que dans les prochains jours, l’équipe de l’Anps descendra sur le terrain pour distribuer à domicile les cartes biométriques aux bénéficiaires afin de leur ouvrir le droit aux soins de santé gratuitement pour le compte du projet Arch. Actualités 23 déc. 2020


Pour marquer ses cinq ans d’épiscopat au diocèse de Porto-Novo: Mgr Aristide Gonsallo publie son 2e recueil de poèmes
« Sur les ailes du temps ». C’est le titre du recueil de 52 poèmes publié par Mgr Aristide Gonsallo, pour célébrer ses cinq ans d’épiscopat à la tête du diocèse de Porto-Novo. Le lancement de l’ouvrage s’est déroulé, vendredi 18 décembre dernier, au centre pastoral saint Charles Lwanga de Porto-Novo, en présence du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, parrain de la cérémonie. Mgr Aristide Gonsallo a marqué d’une tache indélébile ses cinq années d’activités épiscopales à la tête du diocèse de Porto-Novo. Il a célébré ses noces de bois par le lancement d’un recueil de 52 poèmes qu’il a intitulé « Sur les ailes du temps ». Cet ouvrage est le troisième livre et le deuxième recueil poétique que publie l’évêque, docteur ès Lettres et en Théologie. Il est préfacé par le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola. Composé de 100 pages, l’opuscule mesure 20 cm sur 12 et pèse 350 grammes environ. Il a été présenté par l’écrivain-biographe Stephens Akplogan. Selon lui, ce recueil poétique qui ne pèse qu’environ 350 g, vaut cependant 52 kilogrammes de méditation. Il vaut, poursuit-il, « 52 occasions d’esseulement, de contemplation. 52 instants d’accaparement de la lumière. Car, celui qui médite vit dans l’obscurité ; celui qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. Nous n’avons que le choix du noir, dit Victor Hugo avec pessimisme ». Pour Stephens Akplogan, l’ouvrage « Sur les ailes du temps » permet de célébrer l’immersion de l’auteur Aristide Gonsallo dans cet entremêlement ordinairement multiple d’ombres épaisses, de silhouettes désargentées et d’éclats de lumière au bout desquels on conquiert la vie sur les décombres du tragique ou crée le beau avec des fragments du laid. « Les différents poèmes sont des célébrations de la vie ou des adresses au respect de la vie. La proportion de sens dans cette musicalité mouvante assumée de mots renseigne sur le profil du poète », souligne-t-il. Selon lui, les 52 poèmes qui se laissent lire très facilement et dans un style clair, évoquent, tour à tour, la paix, l’espérance, la douceur, l’éternité et l’intemporalité. Le présentateur félicite monseigneur Aristide Gonsallo pour cette publication poétique qui agrémente ses noces de bois d’épiscopat. Pour sa part, l’évêque de Porto-Novo a entretenu l’assistance sur le sens du bois, le symbole de cinq années de l’épiscopat qu’il célèbre. L’heureux du jour rend grâce au Seigneur à qui il doit la réalisation des œuvres qu’il accomplit depuis cinq ans à la tête du diocèse de Porto-Novo. Le bilan des réalisations de l’évêque a été présenté par le père Eric Okpéïcha. Parrain de l’évènement, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, dit, en toute humilité, qu’il n’est pas là pour un parrainage mais plutôt pour recevoir la bénédiction et être racheté. « Je suis là non pour parrainer un événement aussi spirituel que celui-ci. Dommage que le sacrement de la pénitence n’est pas public, sinon je me mettrais à genoux pour demander à Monseigneur l’absolution. Mais voilà que cela se fait dans la plus grande confidentialité de manière à ce que je voudrais implorer la clémence de Dieu de me bénir devant ce prestigieux public au lieu que je sois là pour un parrainage », a expliqué le président de l’Assemblée nationale. Société 22 déc. 2020


1er e-championnat africain de kata: Les karatékas béninois s’adjugent quatre médailles
Le Bénin a décroché 4 médailles dont une d’argent et 3 de bronze au premier e-championnat africain de kata qui s’est achevé, samedi 19 décembre dernier. Bararath Abé Codjo, Giovanna Aditi, Laissu Diallo et Ihsane Adjanohoun ont réussi à porter haut l’étendard du pays à cette compétition réservée aux enfants de 8 à 13 ans. Les athlètes béninois se sont illustrés de fort belle manière au premier championnat africain de kata à distance qui a connu son épilogue, samedi 19 décembre dernier. Six des huit karatékas présents ont séduit par leurs talents les arbitres de l'Union des fédérations africaines de karaté (Ufak) en décrochant 4 médailles dont une d’argent et trois de bronze. Qualifiés pour les demi-finales mercredi dernier, Bararath Abé Codjo, Giovanna Aditi et Laissu Diallo ont disputé les troisièmes places et ont réussi à s’adjuger les médailles de bronze respectivement dans les catégories des filles de 9 ans et 13 ans et des garçons de 8 ans. Ihsane Adjanohoun, quant à lui, a terminé médaillée d’argent après avoir disputé la finale dans la catégorie individuelle des garçons de 12 ans. Gracia Aboudou, Skeriane Azonyitoto et Jorès Kpadonou arrivés au deuxième tour ont fini à la 5e place tandis que Blaise Wongla, éliminé au premier tour, a terminé à la 11e place dans sa catégorie. Rock Quenum, président de la Fédération béninoise de karaté, se dit satisfait de la performance de ses athlètes qui ont réussi à défendre vaillamment les couleurs nationales malgré la pandémie du coronavirus qui a conduit à la suspension des activités sportives au Bénin depuis mars dernier. « Rien que le fait d’arriver en finale est une bonne performance car ce n’était pas gagné d’avance vu que nos athlètes sont sans compétition depuis mars », a-t-il confié. Au tableau des pays qui ont remporté des médailles lors de cette compétition virtuelle, le Bénin est 6e derrière le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, l’Afrique du Sud et Madagascar en tête avec 13 médailles. Le Sénégal et le Rwanda occupent respectivement les 7e et 8e places. A noter qu’au total 11 pays soit 283 athlètes inscrits ont participé à cette compétition à distance. Sports 21 déc. 2020


Crises alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest et au Sahel: L’anticipation pour éviter le pire en 2021
La 36e réunion annuelle du Réseau de prévention des crises alimentaire et nutritionnelle s’est déroulée virtuellement dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le 3 décembre dernier. Elle a fait le point de la campagne agropastorale 2020-2021 et des perspectives alimentaires et nutritionnelles, ainsi que des réponses apportées à la crise alimentaire 2020. « Pour la deuxième année consécutive, la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest doit se préparer à une crise alimentaire et nutritionnelle majeure en 2021. Près de seize millions sept cents personnes ont besoin d’une assistance alimentaire immédiate et vingt-trois millions six cents pourraient être concernées pendant la soudure 2021, en juin-août, si des mesures appropriées ne sont pas prises ». Cette alerte a été lancée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao), à la faveur de la 36e réunion annuelle du Réseau de prévention des crises alimentaire et nutritionnelle (Rpca). Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la prévalence de la malnutrition aiguë globale dépasse le seuil élevé de 10 % dans plusieurs pays sahéliens. Au regard de ces données, le réseau recommande l’urgence de « sonner au plus tôt la mobilisation politique et financière afin d’apporter des réponses appropriées face à cette situation alimentaire et nutritionnelle inédite, fortement exacerbée par les effets croisés des crises sécuritaire, sanitaire et de l’inflation ». Ibrahim Assane Mayaki, président honoraire du Csao, partage ses inquiétudes : « Cette année 2020 fut particulièrement difficile, car l’espace Sahel et Afrique de l’Ouest a dû faire face à la superposition de plusieurs crises alimentaire et nutritionnelle, sécuritaire, sanitaire, sans oublier la menace du péril acridien qui n’est pas totalement écartée ». Cette situation alimentaire et nutritionnelle sans précédent est provoquée par la conjonction de chocs socioéconomiques, sécuritaires et sanitaires. L’inflation qui frappe le Nigeria, le Liberia, la Sierra Leone, la Gambie et la Guinée ne facilite pas les choses. Cette perte de pouvoir d’achat des devises locales ajoutée aux effets des mesures sanitaires liées à la Covid-19 maintiennent à la hausse les prix alimentaires et limitent l’accès aux effets des plus vulnérables. Ibrahim Assane Mayaki évoque deux mesures pour réduire les chocs de la crise alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Sahel. La première, indique-t-il, la région doit « s’atteler avec plus de vigueur à mettre à jour le logiciel des instruments de prévention, d’anticipation et de la gouvernance de la sécurité alimentaire en général. L’Afrique de l’Ouest est à la pointe de la réflexion et de l’innovation en la matière ». La seconde, insiste-t-il, «l’Afrique de l’Ouest et le Sahel doivent être en mesure de suivre et d’anticiper un nombre beaucoup plus important de facteurs qui interagissent pour créer la spirale de la faim et de la malnutrition. Cet exercice doit également intégrer un grand nombre de fragilités structurelles qui font que certaines zones et des groupes de la population ne sont pas en état de faire face aux chocs de toute nature ». ------------------- Bonnes perspectives en dépit des crises --------------------------------- Le Rpca note tout de même de bons résultats cette année dans le cadre de la campagne agropastorale 2020-2021. « Elle est globalement bonne malgré des inondations ayant engendré des pertes humaines et d’importants dégâts agricoles, notamment sur le riz au Niger et au Nigeria. La production céréalière prévisionnelle, estimée à 74.7 millions de tonnes, est en hausse de 1.4 % comparée à celle de la campagne précédente et de 9.3 % à la moyenne quinquennale », note le relevé de conclusion de la réunion. La production de tubercules est estimée à 194.8 millions de tonnes, en hausse de 3.7 % par rapport à la dernière campagne et de 11.6 % à la moyenne quinquennale. Comparativement à la précédente campagne, les productions des cultures de rente attendues sont en hausse, à l’exception du coton (-6 %), du niébé (-2 %) et du cacao (-4 %). Economie 21 déc. 2020


Amélioration des conditions d’études des enfants handicapés:Handicap International offre des classes adaptées à l’Epp Yénawa Daho
L’Ong Handicap International veille à l’accès ainsi qu’au maintien des enfants handicapés à l’école. Pour ce faire, elle a construit des modules de salles de classe et de latrines adaptées au profit des apprenants en situation de handicap de l’Ecole primaire publique de Yénawa Daho groupe A à Akpakpa dans la commune de Cotonou. Jeudi 17 décembre dernier, les bâtiments ont été remis aux bénéficiaires. L’Ong Handicap Inter-national contribue à l’accès et au maintien à l’école des enfants handicapés de l’Ecole primaire publique de Yénawa Daho à Akpapka. Elle a construit au sein de cette école des modules de classe et des toilettes avec des aménagements pour faciliter la circulation des enfants en situation de handicap plus magasin et bureau du directeur. Lors de la cérémonie de remise des infrastructures, Just Klotoé, responsable pays de Handicap International, fait savoir que l’accès et le maintien des enfants handicapés à l’école constituent l’un des défis de l’Ong Handicap International. A cet effet, elle met en œuvre depuis 2015 le projet Education inclusive dont la construction des infrastructures au niveau de l’Epp Yénawa Daho fait partie. Selon lui, les bâtiments ont coûté à son organisation 18, 651 millions F Cfa. En termes d’aménagements, des rampes ont été réalisées en appoint aux bâtiments pour permettre aux enfants handicapés d’accéder aux salles de classe et aux toilettes et de se déplacer facilement au sein de l’établissement. A cela s’ajoutent les aménagements du sol en pente pour l’accès aux salles en plus des pavés pour les toilettes. Pour leur mobilité, trois enfants ont aussi bénéficié de tricycles. Le handicap constitue un facteur d’exclusion en matière d’éducation. Beaucoup d’enfants en situation de handicap abandonnent les études en raison du manque d’infrastructures adaptées à leurs conditions physiques. « Plus de 50 % des enfants handicapés ne terminent pas l’école primaire », précise Just Klotoé. Au-delà de l’amélioration de l’accessibilité, poursuit-il, l’Ong fournit aussi du matériel pédagogique adapté pour l’apprentissage de cette catégorie d’enfants. Idrissou Alao Amoussa, directeur de l’Epp Yénawa Daho groupe A, se réjouit du geste de Handicap International. Après avoir souligné les avantages et les problèmes que permettent de résoudre les bâtiments construits, il promet d’en prendre bien soin pour qu’ils puissent servir longtemps son établissement vieux de 33 ans. Gatien Adjagboni, deuxième adjoint au maire de Cotonou, salue le geste de Handicap International. A l’en croire, cela permet de lever les obstacles qui empêchent les enfants en situation de handicap de bénéficier d’une éducation équitable. « C’est une chance pour le Bénin en général et la ville de Cotonou en particulier de pouvoir compter sur un partenaire comme Handicap International », note-t-il, ajoutant que ce projet rejoint la politique sociale de la municipalité. En initiant la construction de ces infrastructures, Handicap International a vu juste, selon Blaise Agossa, directeur de l’Enseignement primaire. Le problème d’infrastructures se pose avec acuité au système éducatif alors qu’elles en sont l’épine dorsale, souligne-t-il. Plaidant pour la durabilité de l’appui, il rassure le donateur qu’un bon usage en sera fait pour le bonheur des enfants et le développement du système éducatif béninois. Guillaume Houéto, président de l’Association des parents d’élèves, en a profité pour présenter d’autres besoins de l’établissement dont les classes du groupe B sont jumelées avec un nombre anormal d’enfants par table. Société 21 déc. 2020


Appui de la Banque mondiale au développement: 54 milliards F Cfa pour le fisc, l’énergie et le numérique
La Banque mondiale approuve un nouveau financement de 100 millions de dollars soit environ 54 milliards F Cfa au profit du Bénin,a-t-on appris par voie de communiqué de presse de l’institution. Cette aide vise à renforcer la gestion des finances publiques et de la dette, à améliorer la viabilité financière du secteur de l’énergie et à favoriser le développement de l’économie numérique, précise le document en date du 16 décembre parvenu à notre rédaction. L’appui permettra de soutenir les efforts engagés par les pouvoirs publics en vue d’une croissance plus rapide et durable, dans un contexte marqué depuis plusieurs mois par la pandémie de Covid-19. Il contribuera à assurer une économie plus résiliente aux chocs et favorable à la création d’emplois plus productifs et à l'innovation des petites et moyennes entreprises (Pme) en assurant la viabilité du secteur de l’électricité et en renforçant la fourniture de services d’internet aux citoyens et à des coûts plus abordables, détaille Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, cité dans le communiqué. Le financement sera orienté vers des réformes relatives à la mobilisation et l’administration des recettes fiscales et à la gestion de la dette. Il sera également question d’aider à accroitre la viabilité financière et la compétitivité de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), à développer des technologies d’énergies renouvelables et à promouvoir un secteur numérique compétitif, sûr et accessible. La Banque mondiale avait déjà approuvé, le 12 décembre 2019,un financement d’un montant de 100 millions de dollars puis un financement additionnel de 50 millions de dollars, le 26 juin dernier, dans le cadre de la réponse budgétaire à la crise du nouveau coronavirus.Le nouveau financement vient renforcer la première opération et s’inscrit dans l’approche de maximisation des financements pour le développement et l'initiative Economie numérique pour l’Afrique (DE4A) de l’institution. Claude Urbain PLAGBETO Actualités 18 déc. 2020


Visite du site de construction du marché de Natitingou: Niveau d’avancement satisfaisant
Dans le cadre du suivi des réalisations du Pag à Natitingou, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a fait, mercredi 16 décembre dernier, le tour du nouveau marché de Natitingou en construction. « Globalement, le taux de réalisation de l’infrastructure est satisfaisant ». C’est la conclusion du ministre du Cadre de vie et du développement durable, José Tonato, à la fin de la visite du chantier de construction du marché de Natitingou. Selon lui, la qualité y est avec un taux de réalisation physique de 48 % pour 60 % de réalisation à la date du 10 décembre, et un retard approximatif de 10% que l’entrepreneur a promis de rattraper. A l’étape actuelle, le ministre a confié avoir constaté des malfaçons qui seront corrigées par la suite. De sorte que d’ici à la fin du mois d’avril ou mai, le marché va être livré après sa réception. Selon le ministre José Didier Tonato, le délai prévu pour la livraison du site sera respecté à la suite des échanges et de ses constats sur le terrain. Pour lui, c’est une infrastructure marchande complète qui sera livrée à la réception. Car, se réjouit-il, des hangars aux boutiques disposées le long de la clôture, en passant par l’assainissement, tous les détails ont été passés en revue, pour offrir toutes les commodités aussi bien aux marchandes qu’aux clients et même plus. Dans la mesure où il y aura un dispensaire et un espace dédié au village artisanal. Même si Ouindéyama Taté , maire de Natitingou, s’est réjoui du fleuron qui honorera dans quelques jours la cité des Nanto, cela ne l’a pas empêché d’exposer quelques doléances. Notamment,la mosquée, le poste des sapeurs-pompiers et un poste de police afin de dissuader éventuellement les hors-la-loi. « Vu la qualité des infrastructures, ce sera un marché de taille. Cela va grandir Natitingou », s’est-il fécilité. Concernant la mosquée, le ministre a été clair en expliquant que le Bénin étant un pays laïc, la question sera étudiée pour envisager une approche en conformité avec ce vœu afin de ne pas heurter la sensibilité des autres visiteurs. Quant au poste de police, ladite doléance est prise en considération et de concert avec le ministre de la Sécurité, une solution sera trouvée. En ce qui concerne le poste des sapeurs-pompiers, le sujet sera résolu après concertation de ses homologues de la Défense et de la Sécurité. « J’encourage l’entrepreneur à garder la même trajectoire et à l’améliorer », a exhorté le ministre, espérant revenir dans quelques mois remettre un marché moderne, avec un rayonnement sur le plan régional à un gestionnaire exploitant sous la supervision de la mairie. Actualités 18 déc. 2020


Hommage au directeur de cabinet du Maep, Bonaventure Kouakanou: Un vaillant contributeur au développement agricole salué
Le personnel du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) ainsi que d’anciens ministres, collègues et le corps diplomatique accrédité au Bénin ont rendu un dernier hommage à feu Bonaventure Gbékpodé Kouakanou, précédemment directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Décédé le 27 novembre 2020 à soixante-huit ans, il a été inhumé ce jeudi à Porto-Novo. Que d’éloges à l’endroit de feu Bonaventure Gbékpodé Kouakanou, précédemment directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui ! En poste depuis vendredi 17 novembre 2017, il a rendu l’âme, vendredi 27 novembre 2020 dernier à l’âge de soixante-huit ans. À la veille de ses obsèques, le personnel du Maep lui a rendu un dernier hommage. Dans cet exercice douloureux, empreint de vives émotions et de tristesse, d’anciens ministres, cadres, collaborateurs et le corps diplomatique accrédité au Bénin se sont joints à la famille professionnelle de l’ancien directeur de cabinet, pour saluer sa mémoire. À l’évidence, toutes les personnalités qui se sont succédé au pupitre ont reconnu les qualités de ce cadre pétri de connaissances et de compétences. Il a mis son savoir-faire au service de la nation surtout dans la mise en œuvre des réformes du secteur de l’agriculture, selon les témoignages. « En tant que directeur de cabinet depuis vendredi 17 novembre 2017, tu as atteint l’apothéose de ta carrière dans le secteur agricole. Tes analyses, orientations et décisions nous manqueront au conseil de cabinet. Nous aurions souhaité que ce vendredi 17 novembre 2020 n’arrive jamais », regrette Françoise Assogba Comlan, secrétaire générale du Maep. Tout en évoquant sa force de persuasion au cours des ateliers de présentation des innovations institutionnelles. Les acteurs non étatiques, représentés par Arouna Lawani n’ont pas tari de mots pour magnifier les nombreuses contributions du regretté directeur de cabinet à l’essor du secteur agricole. «Les acteurs non étatiques sont reconnaissants du rôle majeur que vous avez joué dans leur vie et ne pouvaient en cette circonstance ne pas en rendre témoignage et en exprimer leur reconnaissance », indique-t-il. Reconnaissance L’honorable Mathieu Adjovi, président de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), a exprimé, au nom de tout le personnel de cette structure de développement du coton, sa gratitude au défunt pour sa contribution, son amour pour le travail bien fait ainsi que son attachement aux valeurs civiques et morales qui l’ont caractérisé à son passage au département Analyse et prospective de l’Aic. Notant qu’il est mort les armes à la main, Mathieu Adjovi suggère au ministre de trouver parmi ses collaborateurs un Bonaventure pour poursuivre la route. Victorin Honvo, porte-parole des directeurs de cabinet, note que le défunt est l’illustration du cadre qui a consacré toute sa vie au service de son pays. Dans cette même logique, Roger Dovonou, ancien ministre de l’Agriculture et ami du défunt, confirme que « professionnellement et techniquement, Bonaventure Kouakanou est bon », pour l’avoir côtoyé durant de longues années. Yannick Kouakanou, porte-parole de la famille et fils du défunt, a exprimé toute sa gratitude aux diverses personnalités pour leur soutien. Selon lui, la passion de son feu père et sa source d’épanouissement résident dans son travail, comme les témoignages l’ont si bien martelé. « Sa passion pour le secteur agricole est grande », confie-t-il. Société 18 déc. 2020


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