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Nouvelles

Renforcement des capacités de production des agriculteurs:Les maraîchers des Aguégués dotés de matériel de travail
Pour permettre aux maraîchers de la commune des Aguégués organisés en groupements d’accroître leurs capacités de production, le gouvernement, à travers le Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar), les a équipés en matériel de toutes sortes. La remise des équipements a eu lieu, jeudi 10 décembre sur le site d’Avagbodji. Le renforcement des capacités de production et l’amélioration des conditions de vie des maraîchers ont sous-tendu le geste du gouvernement qui les a dotés d’équipements divers à travers le Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar). L’efficacité de la procédure d’acquisition des équipements a été saluée par Ousmane Kora, chef du projet Padmar. A l’en croire, il s’agit de la procédure dénommée passation de marchés avec les communes qui a facilité les choses et plus de 127, 033 millions F Cfa ont été injectés dans la commune. Ce montant a servi, d’une part, à l’aménagement de planches surélevées sur une superficie de 56 ha pour un coût de plus de 78, 4 millions au profit de 223 personnes. Selon Ousamane Kora, les planches relevées sont une technologie locale améliorée. Aujourd’hui, les besoins exprimés sont estimés à 400 ha à aménager, a-t-il fait savoir pour montrer le succès de cette option auprès des bénéficiaires. D’autre part, pour un montant de 48, 633 millions F Cfa, les équipements individuels et collectifs ont été acquis au profit de 716 maraîchers hommes, femmes et jeunes. S’agissant des équipements, ils ont reçu au titre de 2020, 208 arrosoirs, 208 pulvérisateurs, 95 Epi, 95 décamètres, 95 cordeaux, 308 houes, 308 coupe-coupe, 308 râteaux, 308 pelles et 48 motopompes. Le maraîchage fait partie des secteurs phares pour lesquels l’amélioration durable de la production, de la productivité et de la compétitivité tient à cœur au gouvernement. Pour y parvenir, a souligné Abdoulaye Toko, directeur adjoint de cabinet du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, il faut assurer le renforcement des capacités matérielles, techniques et financières des acteurs. « C’est dans ce cadre que le gouvernement a cofinancé avec le Fonds international de développement agricole (Fida) le Padmar qui contribuera, (…), à améliorer les conditions de vie et de travail des populations béninoises en général et celles des maraîchers des 27 communes du Sud Bénin que couvre ce projet en particulier », a-t-il expliqué. Les kits de petit matériel et équipements ainsi que les kits d’intrants et d’irrigation dont sont bénéficiaires 28 coopératives des Aguégués permettront, a-t-il espéré, d’atteindre ces objectifs. Selon lui, les appuis du Padmar contribueront à réduire la pénibilité du travail de 939 producteurs de piment et de gombo pour une superficie de 263 ha. Les impacts de ce projet sur l’économie locale sont sans équivoque. Pour Marc Gandonou, maire des Aguégués, les appuis reçus en 2019 ont permis aux producteurs d’emblaver de grandes superficies de terre. Ce qui, a-t-il poursuivi, a inondé le monde de produits vivriers d’Avagbodji et permis du coup à la mairie de percevoir la taxe de développement local (Tdl) plus que dans les années antérieures. « Les résultats sont satisfaisants», a-t-il retenu ajoutant qu’avec le nouvel appui, les choses s’amélioreront davantage tant pour les foyers des producteurs que pour la commune elle-même en matière de mobilisation de ressources. Toutes choses qui inspirent des mots de reconnaissance à Sylvère Sonon, représentant de la Fédération nationale des organisations des maraîchers (Fenoma) au nom des bénéficiaires. Alain Allabi Société 14 déc. 2020


Concours de recrutement des auditeurs de justice:1498 candidats composent pour 100 postes
Le ministre de la Justice, Séverin Quenum et sa collègue du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, ont lancé, samedi 12 décembre dernier au lycée technique Coulibaly à Cotonou, les épreuves écrites du concours de recrutement de 100 auditeurs de justice. A l'occasion, la délégation ministérielle a donné quelques précisions sur ledit concours et invité les candidats à la sérénité et à la discipline. Ils sont au total 1498 candidats dont 1449 non professionnels et 49 professionnels à prendre part au concours de recrutement des auditeurs de justice, samedi 12 décembre dernier à Cotonou. Durant deux jours, les candidats ont eu à composer dans trois matières à savoir : la culture générale, la procédure pénale et la procédure civile. Dans son intervention, le ministre de la Justice a affirmé que ce concours est lancé après autorisation du conseil des ministres de recruter 100 nouveaux magistrats. Séverin Quenum précise que ce concours de recrutement a pour but de renouveler et de rajeunir les effectifs déjà existants. «Vous savez que nous avons créé de nouvelles juridictions. Le personnel ancien tend vers la retraite et il faut donc pourvoir à tous les postes qui deviennent vacants », explique-t-il. Parlant de l’organisation de ce concours, le ministre de la Justice fait savoir qu’elle n’a souffert d'aucune défaillance et que le concours est ouvert à tous les postulants avec la réserve d’une proportion de 10 % sur titre pour ceux qui sont déjà dans la maison justice. Il ajoute que c’est en respect de cette proportion fixée par la loi que les dossiers de candidature ont été acceptés. « Il s’agit en moyenne de jeunes candidats qui sont destinés à un corps d’élite de l’Etat. Il est souhaitable que ceux qui seront retenus soient la crème parce que là-dedans, nous recherchons la compétence. Ensemble avec la ministre du Travail et de la Fonction publique, nous allons veiller à ce que tout se passe correctement selon le rythme de la Rupture », a-t-il assuré. Adidjatou Mathys a laissé entendre que depuis l’avènement de la Rupture, la transparence est de mise dans l’organisation des concours. Elle rassure les candidats ainsi que leurs parents que les meilleurs seront admis. Actualités 14 déc. 2020


2e congrès ordinaire du Synatraciat-Pme: La démocratie syndicale saluée
Le Syndicat national des travailleurs de l’administration du commerce, de la culture, de l’industrie, de l’artisanat, des arts, du tourisme et des petites et moyennes entreprises (Synatraciat-Pme) a tenu son deuxième congrès ordinaire, samedi 12 décembre au ministère de l’Industrie et du Commerce. Une occasion pour le syndicat de renouveler ses instances dirigeantes. Les instances dirigeantes du Syndicat national des travailleurs de l’administration du commerce, de la culture, de l’industrie, de l’artisanat, des arts, du tourisme et des petites et moyennes entreprises (Synatraciat-Pme) ont été renouvelées à la faveur du deuxième congrès ordinaire du syndicat tenu ce samedi 12 décembre au ministère de l’Industrie et du Commerce. A l’occasion, Septime Biadja, secrétaire général sortant, a exprimé sa joie de voir ses syndiqués se réunir pour la noble cause syndicale malgré le contexte marqué par la pandémie du Covid-19. La participation active des délégués au congrès, souligne-t-il, témoigne de l’intérêt qu’ils accordent à la chose syndicale. Le renouvellement des instances dirigeantes du Synatraciat-Pme intervient après cinq ans, selon Septime Biadja. « 18 décembre 2015-18 décembre 2020, cela fait exactement cinq ans que je prenais les rênes du Synatraciat-Pme. Le chemin n’a pas été facile parce que parsemé d’embûches », a-t-il relevé. Il a profité pour rendre un hommage mérité aux travailleurs des ministères du Tourisme, de la Culture et des Arts, de l’Industrie et du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi. Les participants au congrès sont appelés à amender et à adopter les statuts et le règlement intérieur du Synatraciat-Pme ainsi qu’à procéder à l’élection et à l’installation des nouveaux membres du bureau national et des commissaires aux comptes. Hermane Chabi, secrétaire général du syndicat du ministère des Sports, venu soutenir les congressistes, a reconnu les difficultés que le bureau du Synatraciat-Pme a rencontrées au cours de son mandat, pour avoir collaboré avec lui pendant deux ans, suite au jumelage du ministère des Sports et celui de la Culture. « Le Synatraciat-Pme est une organisation singulière de par son élasticité et son caractère transversal, couvrant plusieurs secteurs d’activité sensibles sur toute l’étendue du territoire national. Il a su résister à tous les démons de la division grâce à l’unité de tous les travailleurs qui apportent quotidiennement et inlassablement une plus-value à notre tissu économique et social et grâce au leadership éclairé des responsables syndicaux qui ont, avec courage, porté haut l’étendard des idéaux qui constitue la principale marque de ce grand ministère de par sa taille, mais aussi sa valeur », témoigne-t-il. Saliou Odoubou, représentant le ministre Jean Michel Abimbola, a noté une démocratie syndicale au sein des syndicats, à travers la tenue de ce congrès ordinaire. Il a félicité les congressistes qu'il a invités à disposer d’un bureau consensuel au terme des travaux. Société 14 déc. 2020


Sommet 2020 sur l’ambition climatique
L’Organisation des Nations Unies, le Royaume-Uni et la France organisent conjointement, samedi 12 décembre, le Sommet de 2020 sur l’ambition climatique, en partenariat avec le Chili et l’Italie. Ce Sommet est une étape phare avant la COP26, qui aura lieu au Royaume-Uni en novembre 2021 à Glasgow. La réunion virtuelle rassemble ceux qui sont prêts à prendre de nouveaux engagements afin de s’attaquer aux changements climatiques et de tenir les promesses de l’Accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015.Vendredi, les Européens ont donné leur feu vert à une baisse des émissions du continent d'"au moins 55%" d'ici 2030, afin d'arriver à la neutralité carbone en 2050. L’ONU a récemment averti que la pandémie aura un effet « négligeable » sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre. La Planète s'achemine vers un réchauffement de +3°, et les objectifs fixés lors de l'Accord de Paris, il y a cinq ans, s'éloignent. Pourtant, selon les experts, des promesses de baisse d'émissions de carbone permettraient de sauver la situation. Grâce à la Covid19, une bonne partie de l'économie mondiale est à l’arrêt et les activités humaines ont été réduites de manière significative. Les émissions devraient ainsi baisser d'environ 7% pour le CO2, principal gaz à effet de serre. D'ici à la fin du siècle, la trajectoire de réchauffement est estimée à 3,2 °C de plus, même si tous les engagements actuels de Paris étaient tenus. Accord de Paris Le 12 décembre 2020 marquera le cinquième anniversaire du texte historique qu’est l’Accord de Paris, adopté à la COP21 sous la présidence de la France. Cet Accord rassemble tous ses signataires autour d’efforts ambitieux de lutte contre les changements climatiques et d’adaptation à leurs effets et prévoit à cette fin l’offre d’un appui renforcé aux pays en développement. Arrêtant un nouveau cap vers une action climatique mondiale accélérée, l’Accord acte la nécessité de s’adapter aux changements en cours ou déjà causés par le climat et a pour objectif d’aider les plus vulnérables à prendre les mesures voulues. Il doit également permettre de mobiliser des ressources financières suffisantes pour étayer l’action menée à l’échelle mondiale afin d’atteindre ces deux objectifs. Piliers de l’Accord de Paris Lors du Sommet de 2020 sur l’ambition climatique, les pays prendront de nouveaux engagements audacieux au titre des trois piliers de l’Accord de Paris que sont l’atténuation, l’adaptation et le financement. Les déclarations d’ordre général n’y auront pas leur place. Ces engagements prendront la forme de nouvelles contributions déterminées au niveau national, de stratégies à long terme dessinant la voie à suivre pour réduire à zéro les émissions nettes, d’engagements de financement de l’action climatique à l’appui des plus vulnérables et de plans d’adaptation et de principes directeurs ambitieux. Ils contribueront à donner l’impulsion vers un relèvement vert et résilient pour l’après COVID-19. Programme Des discours seront prononcés par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, António Guterres, le Premier Ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, le Président français, Emmanuel Macron, le Président chilien, Sebastián Piñera, et le Premier Ministre italien, Giuseppe Conte. Des déclarations seront également faites par d’autres chefs d’États et de gouvernements et d’acteurs non étatiques, qui définiront de nouveaux engagements en matière de lutte contre les changements climatiques, et par la Présidente de la COP en cours et les Présidents des COP précédentes, qui esquisseront la voie à suivre pour assurer le succès de la COP26, en 2021, à Glasgow. COP 26 Le Royaume-Uni accueillera la 26e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26), à Glasgow, du 1er au 12 novembre 2021. Ce sera l’occasion pour les parties de se rassembler, si le contexte sanitaire le permet, en vue d’accélérer l’action menée pour atteindre les objectifs définis dans l’Accord de Paris et la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Dans l’exercice de sa présidence, le Royaume-Uni entend montrer qu’il est urgent de passer à une économie zéro carbone, que cette transition présente de nombreuses possibilités et que, grâce à la coopération internationale, il est possible de régler les problèmes mondiaux les plus graves. par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office de Nations Unies à Genève (Suisse)     Environnement 12 déc. 2020


Accueil triomphal du chef de l’Etat à Ouidah: Deux kilomètres de haie d’honneur pour Patrice Talon
Déjà 19 jours que le président Patrice Talon sillonne tout le Bénin pour rendre compte de son action aux populations. Mais ce mardi 8 décembre, la cité des Kpassè était dans une ferveur exceptionnelle marquée par un dispositif colossal d’accueil sur une longue distance. Un signe de fierté mais surtout d’hospitalité et de reconnaissance, généré par un bilan élogieux après environ cinq ans de gouvernance. Sur environ deux kilomètres le long de la rue menant à la Maison de la culture de Ouidah se déploient des groupes d’animation qui pour exécuter des chants et danses, qui pour scander des slogans ou des panégyriques. L’entrée de Patrice Talon dans la ville de Ouidah en cet après-midi du mardi 8 décembre est édifiante. Tout porte à croire que la ville s’est arrêtée un moment pour accueillir son hôte de fils. Boutiques, commerces, maquis, restaurants ont gardé leurs portes closes. A mesure que l’on avance dans la ville, des posters géants à l’effigie du chef de l’Etat témoignent de la satisfaction de sa commune d’origine face à l’œuvre de bâtisseur qu’il accomplit à la tête du pays. Immeubles, murs, panneaux… tout a été mis à contribution pour mettre en exergue les qualités du président Patrice Talon et exprimer surtout la fierté qu’éprouve Ouidah pour l’honneur qu’il lui fait. Une ville très enthousiasmée et dont les populations se sont massivement mobilisées pour rallier les alentours de la Maison de la culture, lieu retenu pour la séance de reddition de comptes du président de la République. Pour gagner les lieux, un bain culturel et même touristique s’est imposé à l’hôte à travers tout ce que peut revendiquer d’attrayant la cité des Kpassè. Environ une quarantaine de revenants «Egoungoun», des dizaines de gardiens de nuit, des dizaines de danseurs pour l’honorer. Le chef de l’Etat n’en était lui-même pas moins fier. A travers des gestes de mains, des signes approbateurs, il laissait voir que le premier des Béninois n’est pas insensible à cet accueil à lui réservé par sa cité d’origine. C’est l’ambiance qui a précédé la reddition de comptes proprement dite. Séance au cours de laquelle l’on ne pourrait occulter le tourisme, première richesse de Ouidah. Actualités 11 déc. 2020


Harcèlement sexuel au sein des médias:L’Upmb outille les femmes sur les mécanismes de prévention
L’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) outille les femmes journalistes sur la thématique du harcèlement sexuel. C’est à la faveur d’un atelier de formation qui s’est déroulé, ce mercredi 9 décembre au siège de l’Upmb à Cotonou, avec l’appui d’Oxfam. Les femmes journalistes en savent désormais un peu plus sur les mécanismes de prévention et de répression du harcèlement sexuel. La formation organisée à leur intention, ce mercredi, par l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) sur la thématique vise à les outiller sur le cadre légal de la dénonciation et de la répression du phénomène. Selon Zakiath Latoundji, cette tribune est initiée dans le souci de contribuer à un environnement de travail sain pour les femmes des médias. Le phénomène du harcèlement sexuel a la peau dure en dépit de l’arsenal juridique existant. « Près de 70 % des femmes béninoises disent avoir subi au moins une fois dans leur vie une violence, selon une étude du ministère de la Famille et de la Solidarité nationale réalisée en 2009. Le phénomène avec le temps a malheureusement pris de l’ampleur malgré les différents textes et lois adoptés », se désole-t-elle. Aucun effort n’est de trop pour en arriver à bout. « Jusqu’à présent, beaucoup d’actions ont été mises en place, mais aucune n’est jamais de trop, car la thématique de l’égalité des sexes a acquis une grande visibilité et importance », souligne Zakiath Latoundji. Les seize jours d’activisme contre les violences basées sur le genre interviennent au bon moment pour sensibiliser les femmes des médias au sujet. D’où l’intérêt de l’Upmb pour la présente formation. « La violence n’est pas que physique et Oxfam a souhaité en 2020 mettre à l’honneur les femmes influentes qui s’efforcent de sensibiliser leur communauté aux différentes formes de violences sexistes liées à l’accès aux ressources et aux perspectives d’avenir. Une importante entreprise à laquelle l’Upmb s’associe à travers l’implication active des femmes des médias, toutes catégories confondues du Bénin, car nombreuses d’entre nous sont également victimes de différentes formes de violences basées sur le genre au quotidien aussi bien en milieu professionnel que privé », ajoute-t-elle. Deux communications ont meublé cet atelier. La première est intitulée « Les violences faites aux femmes : causes, conséquences et moyens de résistance au phénomène » et la seconde, « Cadre légal de la dénonciation et de la répression des violences faites aux femmes au Bénin ». Société 10 déc. 2020


Fermeture de carrières illégales de ressources minérales:La protection de l’environnement en jeu
Des mesures de fermeture de carrières illégales de ressources minérales ont été approuvées par le Conseil des ministres du mercredi 9 décembre. Le relevé de cette réunion hebdomadaire du gouvernement souligne la nécessité de préserver l’environnement à travers le respect de la règlementation en vigueur en la matière. « Le constat général, en matière de carrières d’exploitation de ressources minérales dont le sable, la latérite, le gravier roulé, les pierres et les substances précieuses, révèle que dans la plupart des communes, les sites sont ouverts au mépris de la règlementation en vigueur », a fait constater le Conseil des ministres de ce mercredi 9 décembre. En conséquence, poursuit le relevé du Conseil des ministres, ces activités incontrôlées engendrent non seulement des dégâts au plan environnemental mais aussi sont sources d’insécurité, à cause de la recolonisation non maîtrisée des sites antérieurement fermés. « En vue d’y mettre définitivement fin, le Conseil a instruit les ministres concernés à l’effet de procéder au recensement exhaustif des carrières clandestinement ouvertes dans les communes aux fins de délivrer des autorisations d’ouverture et d’exploitation artisanale à celles qui seront éligibles, mettre en place des équipes de veille pour prévenir en temps utile, l’ouverture et l’exploitation de carrières clandestines sur toute l’étendue du territoire national, et instituer des brigades mobiles de contrôle, chargées de faire appliquer la règlementation en vigueur en la matière », décide le gouvernement. Les maires sont responsabilisés pour la délivrance des autorisations d’ouverture et d’exploitation de carrières sur le territoire de leurs communes respectives. Ils devront veiller sans complaisance, à l’interdiction formelle d’activités des carrières non autorisées, insiste le gouvernement. Environnement 10 déc. 2020


Zone économique spéciale de Glo-Djigbé : Contractualisation pour la réalisation des travaux d’alimentation en énergie électrique

Le gouvernement a annoncé au cours de son Conseil des ministres du mercredi 9 décembre 2020, la contractualisation pour la réalisation des travaux d’alimentation en énergie électrique de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé.

Les travaux envisagés, souligne le gouvernement, visent à rendre disponible l’énergie électrique pour les premiers investisseurs de ladite zone économique. Lesdits travaux consistent en la construction en mode accéléré des lignes haute et moyenne tensions pour desservir la zone du projet, l’installation d’un câble souterrain d’alimentation de 240 mm2 et la construction partielle d’un poste de répartition de 20 KV pouvant desservir plusieurs industriels.

Dans ce cadre, le gouvernement marque son accord pour la contractualisation avec le groupe retenu, ce dernier devant justifier de solides références en la matière. Ladite zone a fait objet du décret n°2020-030 du 15 janvier 2020 portant délimitation et déclaration d’utilité publique du périmètre de la zone économique spéciale de Glo-Djigbé. L’article 1er dudit décret déclare d’utilité publique le périmètre de ladite zone à Glo-Djigbé entre les communes d’Abomey-Calavi, Tori-Bossito et Zè.

Ces communes constituent un pôle de concentration de projets phares du Programme d’action du gouvernement sur environ 10 000 hectares. La création de cette zone vise à favoriser le développement des activités économiques, tout en préservant les agglomérations et les noyaux villageois. Ainsi, le gouvernement a subdivisé le périmètre du projet en trois lots. La réalisation des travaux d’électricité sur le site amorcera en effet la procédure devant aboutir à la libération des sites. Rappelons que les ministres impliqués dans l’aménagement du domaine prendront les dispositions subséquentes relativement à la sécurisation des lieux, aux évaluations foncières et immobilières, puis au dédommagement des personnes affectées, selon le Conseil des ministres en date du mercredi 15 janvier 2020.

 
Actualités 09 déc. 2020


137e session du Conseil d’administration de la Cica-Re: Un chiffre d’affaires de 107 milliards F Cfa visé pour 2021 (Olivier Mebiame Assame du Gabon élu président)
Cotonou a abrité, ce mardi 8 décembre, la cent-trente-septième session du conseil d’administration de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cica-Re). Les administrateurs ont fait le point des réalisations de l’exercice en cours et adopté les grandes lignes de la stratégie au titre de 2021. L’examen des projets, programmes et budget exercice 2021 était au cœur de la cent-trente-septième session du Conseil d’administration de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cica-Re)qui s’est tenue hier à Cotonou. Les travaux se sont déroulés à huis clos sous l’égide de Blaise Abel Ezo'o Engolo, président dudit conseil. Les administrateurs ont passé en revue les réalisations faites jusqu’au 31 octobre 2020 avant d’envisager les perspectives de développement.Dans le processus de son développement, la Cica-Re a convenu de l’augmentation de son capital avant la fin de l'année. La session a permis aux administrateurs de vérifier si cette augmentation du capital a été atteinte. Le chiffre d’affaires s’élève à 75 milliards F Cfa au 31 octobre dernier, contre 61 milliards F Cfa l’année dernière à la même date, précise Jean-Baptiste Kouamé N’guessan, directeur général de la Cica-Re. L’objectif est d’atteindre 90 milliards F Cfa en fin d’exercice, souligne-t-il, rappelant que le plan stratégique de la compagnie adopté en 2009 prévoyait en 2020 un chiffre d’affaires de 40 milliards F Cfa, montant révisé à 70 milliards en 2015 et qui est aujourd’hui largement atteint. Le conseil s’est penché notamment sur la cession légale dont bénéficie le réassureur, confie Blaise Pascal Ezo'o Engolo, au sortir de la session. La cession légale, explique-t-il, constitue la mobilisation de ressources particulières définies par les Etats pour permettre à la compagnie de mieux jouer son rôle à travers une collecte de primes auprès des cédantes de compagnies d’assurance,et d’accompagner le financement des économies. Depuis le 1er janvier dernier, le taux de cession légale sur les traités de réassurance devrait passer de 15 % à 10 % et en contrepartie, le réassureur bénéficie d'une cession au premier franc de 5 % sur toutes les affaires directes des sociétés d'assurance de la zone Cima. Satisfecit Le président du conseil d’administration salue le travail «formidable » abattu par Jean-Baptiste Kouamé Nguessan, actuel directeur général de la Cica-Re. « Depuis treize ans, se réjouit M.Ezo'o Engolo, il a encadré la conduite de cette compagnie aux destinées qui sont aujourd’hui admirables. » Au nom du conseil, il lui adresse sa satisfaction et ses félicitations pour avoir contribué à l’augmentation constante du chiffre d’affaires qui tournait autour de 14 milliards à son arrivée à la tête de la compagnie en 2008. Au-delà de la hausse du chiffre d’affaires, la Cica-Re réalise des bénéfices, paie des dividendes à ses actionnaires et fait face à ses engagements vis-à-vis des compagnies d’assurance, se félicite Jean-Baptiste Kouamé Nguessan. Gagnant en notoriété, elle a pu ouvrir des bureaux aussi bien dans la zone Cima qu’en dehors, notamment en Afrique de l’Est et en Afrique du Nord, ajoute-t-il. En fonction des objectifs fixés par les ministres des Finances de la Cima, la Cica-Re devra atteindre un niveau de chiffre d’affaires qui, de par les agences de notation, va concourir à une consolidation des acquis et surtout à une amélioration significative de sa capacité à impulser les affaires. Une tâche qui incombe aux nouveaux responsables élus de la compagnie? Nouveaux dirigeants et engagements La session de Cotonou a été marquée par l’élection pour un mandat de trois ans d’un nouveau président du conseil d’administration de la Cica-Re, en la personne d’Olivier Mebiame Assame, directeur national des Assurances du Gabon. Il remplacera le Camerounais Blaise Abel Ezo'o Engolo qui a été élu, le 4 décembre dernier, secrétaire général de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cima). Olivier Mebiame Assame témoigne sa gratitude à l’ensemble des membres du conseil pour la marque de confiance à son égard. Au nombre des défis, appréhende-t-il, la Cica-Re qui évolue dans un environnement « hautement concurrentiel », s’efforcera d’atteindre les objectifs fixés en collaboration avec la nouvelle direction générale. «Nous ne ménagerons aucun effort pour faire évoluer les résultats appréciables enregistrés jusque-là », assure Olivier Mebiame Assame. Karim Diarrassouba, administrateur en chef des services financiers, et directeur des Assurances de la Côte d’Ivoire, avait été élu pour un mandat de cinq ans par le conseil d’administration lors de sa 134e session tenue le 13 août dernier. Les administrateurs se sont penchés hier sur les modalités de sa prise de fonction dès le 2 janvier 2021 au siège de l’institution à Lomé au Togo. Le nouveau directeur général de la Cica-Re entend poursuivre dans la dynamique imprimée par son prédécesseur pour porter le chiffre d’affaires à hauteur de 107 milliards F Cfa en 2021 comme projeté, tout en renforçant les ratios de solvabilité de la compagnie et en veillant à la mise en œuvre du nouveau dispositif de cession légale en accord avec les compagnies d’assurance. « Nous allons redorer le blason de la Cica-Re avec les pays de la Cima mais aussi à travers l’Afrique », s’engage-t-il. « La compagnie a les atouts et les potentialités techniques pour atteindre un chiffre d’affaires de 150 milliards d’ici trois ans », estime Karim Diarassouba. Pour ce faire, il compte mettre un accent sur une gestion saine et la rentabilité des opérations tout au long de son mandat. CUP Missions La Cica-Re est créée en 1981 par les douze Etats membres de la zone Franc d’alors à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Ces pays avaient constitué dans les années 70 la Conférence internationale de contrôles d’assurance (Cica), devenue en 1992, la Cima. Cette organisation internationale à gestion commerciale a pour missions, de promouvoir le développement des activités nationales d’assurance et de réassurance dans les pays membres, favoriser la croissance des capacités de souscription et de rétention nationales, régionales et sous-régionales et contribuer au développement économique de l’Afrique, suivant l’accord portant sa création. Cet accord est révisé plusieurs fois et la dernière révision est intervenue le 10 octobre 2019. Avec son slogan « Un réassureur qui rassure », la Cica-Re intervient à travers les branches : Incendie Ra-Risques techniques, Transport-Aviation-Energie, Automobile- Responsabilité civile décennale–Accident, Risques agricoles, Vie. En sa qualité de réassureur, elle apporte à l’assureur direct, une plus grande sécurité des fonds propres ainsi qu’une stabilité de ses résultats lorsque des sinistres importants se produisent, en la couvrant au-delà de sa capacité de conservation. Elle permet aux assureurs d’accroître leur capacité de souscription et met à leur disposition des liquidités importantes sous forme d’avances de fonds, en cas de survenance de gros sinistres, par le mécanisme du paiement des sinistres au comptant. Auprès des cédantes, elle joue un rôle de conseil et d’assistance, en les aidant à définir leurs besoins en réassurance et à construire le programme de réassurance le plus efficace en fonction de leur niveau de capital et du profit de leur portefeuille. La compagnie contribue au renforcement de leurs capacités notamment en matière de formation technique, d’organisation, de comptabilité ou d’informatique et leur apporte son expertise dans la visite et l’analyse des risques, la tarification, l’évaluation des provisions mathématiques, la sélection médicale. Aux promoteurs, la Cica-Re apporte son expertise dans la création des compagnies d’assurances. CUP Economie 09 déc. 2020


Serge Adjovi, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique: «La finalité du Code du numérique est d’organiser la société et de protéger les citoyens »
Les ambitions du gouvernement du président Patrice Talon pour le secteur du numérique l’ont poussé à doter le pays de la loi n°2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin. Dans cet interview, Serge Adjovi, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique (Adn), lève un coin de voile sur les innovations apportées par cette loi en matière de protection des données à caractère personnel, de services de confiance en l’économie numérique et de commerce électronique. La Nation: Quelles sont les motivations du gouvernement en dotant le Bénin d’un Code du numérique ? Serge Adjovi : La loi n°2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin a été adoptée et promulguée pour deux principales raisons. La première est liée au fait que le numérique occupe une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). La deuxième raison est liée aux grandes ambitions du Bénin dans le secteur du numérique. En effet, en optant pour la dématérialisation des services de l’administration publique, il était nécessaire pour le Bénin de se doter d’un Code du numérique, document absolument indispensable pour la simplification de la vie du citoyen dans ses démarches administratives. Le Code du numérique a également permis de rassembler tous les textes existants qui concourent à l’avènement de l’économie numérique. Des textes, il y en avait déjà, mais épars. Aujourd’hui, le Code permet de les avoir en un seul document. Le document dont nous disposons aujourd’hui est la partie législative du Code du numérique. C’est la loi. En principe, un Code est constitué non seulement de la loi, mais aussi de la règlementation qui permet de clarifier et de préciser la loi lors de son application. Cette partie réglementaire est en cours d’élaboration et devra faire l’objet, très prochainement, du deuxième volume du Code du numérique du Bénin. Quelles sont les innovations du Code du numérique en matière de protection des données à caractère personnel ? Le Code a renforcé les attributions de la Commission nationale pour l’Informatique et les Libertés (Cnil) et l’a rebaptisée Autorité de Protection des Données Personnelles (Apdp). Il définit des règles pour que lorsque vous donnez vos informations personnelles dans un cadre particulier, elles restent dans ce cadre que vous avez approuvé. La loi interdit de faire une exploitation des informations collectées auprès des clients autre que celle qui était prévue. Il est indispensable de protéger les données à caractère personnel parce que, ce faisant, nous protégeons aussi notre vie privée. Cela signifie que lorsqu’une banque ou une autre entreprise a besoin de vos informations personnelles (nom, prénom, date de naissance, numéro de téléphone, adresse…) pour pouvoir rendre un service, elle peut collecter, traiter et stocker ces informations. En la matière, le Code du numérique impose à la banque (ou tout organisme collecteur de données personnelles, y compris l’Etat) un certain nombre de contraintes dans son livre 5 sur la protection des données à caractère personnel, telles que leur utilisation exclusive à l’objet initial pour lequel elles ont été collectées. Pouvons-nous dire qu’il y a eu des changements en matière de cybersécurité depuis l’adoption du Code du numérique ? Nous avons aujourd’hui une Agence nationale pour la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi). Cette agence créée par le Code du numérique a la responsabilité de veiller à ce que les systèmes informatiques de l’administration soient protégés. Au-delà de l’administration, l’Anssi fait un travail appréciable afin que les systèmes informatiques des entreprises et autres organisations d’intérêt vital soient protégés. Il s’agit des banques, des opérateurs télécoms, des grandes sociétés, etc. Plus nous allons dans le monde du numérique, plus il faut qu’on ait de la protection des réseaux et des données. C’est l’Anssi qui assure cette protection, conformément aux dispositions du Code du numérique. Comment le Code du numérique traite-t-il les questions liées aux réseaux et services de communication électronique? Le livre premier du Code du numérique rassemble l’essentiel des lois qui régissent l’organisation de l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep), l’activité de l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) et les exigences envers les opérateurs de communications électroniques, en particulier en termes de couverture du territoire et de la qualité de service. Dans la définition de sa mission, l’Arcep se positionne comme l’organisme de régulation qui reçoit les plaintes des usagers et qui a le pouvoir de sanctionner les opérateurs ou de leur demander la rectification d’un comportement qui porte préjudice au consommateur. S’il y a des différends, le consommateur doit aller vers l’Arcep et déposer sa plainte. De la même manière, les pouvoirs publics exigent de l’Arcep que la qualité des services livrés par les opérateurs corresponde à ce qui est prescrit dans leur convention de licence. Quid des outils et écrits électroniques ? C’est le livre deuxième qui permet de dire qu’effectivement il y a la possibilité de considérer un document électronique au même titre qu’un document papier, à certaines conditions. Si par exemple on veut se servir d’un document dématérialisé comme preuve devant une juridiction, il faut qu’on puisse s’assurer que ce document électronique a été conservé dans des conditions qui garantissent son intégrité et qu’il n’a pas été modifié. Ensuite, ce livre parle de la signature électronique et de l’horodatage électronique. Avec le développement de la signature électronique, il y aura la possibilité d’apposer une signature qui ne ressemble pas à notre belle signature manuscrite, mais qui est simplement un code sécurisé, résultat d’un cryptage. Du coup, le document que j’ai signé électroniquement, a la même valeur que le document que j’aurais signé de manière manuscrite. Aujourd’hui, nous utilisons des outils bureautiques pour saisir des textes. Ensuite nous imprimons ces documents pour les signer à la main avant de les scanner. La signature électronique nous permet de supprimer ces étapes « retour au papier » qui consistent à imprimer puis scanner après signature. Elle permettra également de diminuer la quantité de papier consommée et d’augmenter la productivité et l’efficacité de l’administration publique. Que signifient « services de confiance en l’économie numérique » et quelles sont les principales dispositions du Code du numérique en la matière ? Sous le vocable « services de confiance », le Code du numérique a retenu la signature électronique, le cachet électronique, l’authentification de sites internet, l’archivage électronique et l’horodatage électronique. Pour revenir à l’exemple de la signature électronique, il faudra que nous ayons au Bénin des prestataires de services de confiance en l’économie numérique dont parle le livre 3 du Code, qui permettront aux citoyens et aux entreprises d’en avoir l’usage. Il s’agit des entreprises privées qui permettent aux citoyens d’accéder à ce service. Ces entreprises prestataires sont des tiers de confiance qui garantissent par le cryptage, l’authenticité de la signature électronique. Ces entités ont une responsabilité qui est garantie par l’administration. C’est pour cette raison qu’il est désormais créé au sein du ministère du Numérique et de la Digitalisation, un Organe de contrôle des prestataires de services de confiance numérique, chargé de surveiller et de garantir auprès du public ces services électroniques. Cet organe a pour mission de créer les conditions équitables pour tous les prestataires de services de confiance numérique et de renforcer la confiance des consommateurs lors de l’usage des outils, écrits et transactions électroniques. Cela peut être assimilé au service recommandé de la Poste. Il a confiance en votre signature, parce que la Poste lui dit que c’est effectivement vous qui avez signé. C’est un mécanisme similaire, mais entièrement digitalisé. En quoi le Code du numérique contribuera au développement du commerce électronique au Bénin ? Le Code du numérique fixe des responsabilités en matière de commerce électronique. Dans la situation d’aujourd’hui, lorsque vous achetez par exemple une chemise dans une boutique et que cette dernière ne répond pas à vos attentes, vous pouvez repartir dans la boutique pour la faire changer ou pour être remboursé dans certaines conditions. Avec le Code du numérique, ce mécanisme est appliqué au commerce électronique. Vous avez la possibilité de vous rétracter lorsque vous avez une bonne raison de le faire et vous disposez alors de 14 jours pour le faire. Le marchand a l’obligation de vous rembourser. Dans le Code, le livre sur le commerce électronique prévoit une protection du consommateur pour lui donner confiance qu’il peut effectivement acheter sur les plateformes de commerce électronique et que ce faisant, il est protégé par la loi. De la même manière, le marchand ou le producteur qui est sur la plateforme de commerce électronique a des droits et des obligations. En bref, le Code du numérique définit des droits et des obligations qui constituent un socle pour le développement du commerce électronique qui, j’en suis sûr, va désormais se développer rapidement au Bénin. Quel commentaire vous inspirent les différentes réactions défavorables au Code du numérique ? La partie législative du Code est constituée de 647 articles. Mais vous parlez certainement du seul article qui a suscité des commentaires [article 550, ndlr]. En réalité, les réactions que nous enregistrons sur le Code ne se limitent pas à un article. Il y a des réactions extrêmement positives en particulier à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur du pays. Notre Code fait des émules. Certains pays nous demandent comment nous l’avons élaboré. Cependant, le point que vous soulignez concerne la diffamation ou le harcèlement par le biais d’outils numériques. Nous avions déjà ce type de loi auparavant, sauf qu’elle ne semblait pas s’appliquer dans un contexte numérique, lors de l’utilisation de réseaux sociaux, par exemple. Sur les réseaux sociaux, n’importe qui pouvait décider d’écrire et de raconter n’importe quoi, sans risquer des poursuites judiciaires, même si les propos étaient diffamatoires. Le Code a permis ce changement : transposer dans la sphère numérique ce qui existe déjà. En principe, la loi ne permet pas d’envoyer un support papier pour vous insulter impunément. Vous auriez le droit d’aller en justice. De la même manière, on ne peut pas vous envoyer un e-mail, publier un message sur les réseaux sociaux, donc à la terre entière en vous insultant. Là aussi, vous avez le droit d’aller en justice et de demander une réparation. Donc, la finalité du Code du numérique, à l’instar des autres lois, est d’organiser la société et de protéger les citoyens. Le Code du numérique n’a pas été élaboré dans le but d’embêter indûment qui que ce soit. Que faire pour permettre aux Béninois d’adopter ce Code du numérique ? Le Code du numérique a permis d’importantes avancées pour les Béninois. Il a par exemple permis la mise en œuvre du portail national des services publics « service-public.bj » où tout citoyen peut retirer son certificat de nationalité, son casier judiciaire ou d’autres documents en ligne. Il n’y a pas de désamour entre le Béninois et le Code du numérique. C’est un arsenal juridique mis en place pour les protéger et pour permettre la simplification de leur vie par l’utilisation des outils numériques. Comme l’illustre la rapidité d’adoption du téléphone portable et des réseaux sociaux, ces outils ne vont pas nous attendre avant de faire partie de notre vie quotidienne. Il est donc important de légiférer pour définir les droits et les obligations des acteurs de ce secteur, et ce faisant, permettre un développement harmonieux de notre société qui sera de plus en plus numérique. Société 09 déc. 2020


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