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Nouvelles

Fiscalité et développement au Bénin: Droits et devoirs de l’entrepreneur en matière d’impôts
En matière fiscale, l’entrepreneur est astreint à des obligations en même temps qu'il peut se prévaloir de droits que lui confèrent les textes. En matière fiscale, l’entrepreneur a le droit de contester certains avis d’imposition qui ne reflètent pas la situation réelle de sa société. Il peut faire recours au service du contentieux de l’administration fiscale pour clarification, se faire assister par les professionnels en la matière, selon Yves Chidikofan, consultant formateur en éducation financière. Mais encore faudrait-il qu’il soit à jour. En ce qui concerne ses obligations,indique-t-il, l’entrepreneur doit tenir un livre de recettes-dépenses (caisse) dans lequel il enregistre jour après jour et chronologiquement les opérations. Il doit préciser la nature (espèces, chèques) des versements reçus. Ce livre est conservé pendant au moins cinq ou dix ans selon le régime. Il doit établir une facture pour toute vente de bien ou prestation de service effectuée. La facture et tous autres documents administratifs doivent porter la mention de l’identifiant fiscal (Ifu) et le numéro du registre de commerce et de crédit mobilier (Rccm). De façon spécifique, précise Yves Chidikofan, le contribuable relevant du régime du forfait (Taxe professionnelle synthétique : Tps) doit tenir et présenter à toute demande de l’inspecteur des impôts un régistre récapitulatif par année, présentant le détail de ses achats avec les factures justificatives. En outre, le contribuable dont le commerce concerne ou englobe des opérations autres que la vente de marchandises, d’objets, de fournitures ou de denrées à emporter ou à consommer sur place a l’obligation de tenir et de communiquer à l’inspecteur des impôts un livre-journal rempli au jour le jour et présentant le détail de ses recettes professionnelles afférentes à ces opérations. Régimes fiscaux Il existe deux régimes fiscaux applicables aux entreprises au Bénin : celui du forfait (Tps) composé de la taxe due par les micro-entreprises et de la taxe due par les petites entreprises; et le régime du bénéfice réel. Pour ce qui est du régime du bénéfice réel, les petites entreprises qui désirent utiliser l’option prévue à l’article 268 1er nouveau du Code général des impôts (Cgi 2019) doivent remplir certaines conditions.Au nombre de celles-ci, Yves Chidikofan indique qu’elles doivent figurer au fichier des contribuables de la direction générale des Impôts (Dgi) et être à jour vis-à-vis de leurs obligations fiscales ; tenir une comptabilité régulière et être suivies par un comptable salarié régulièrement déclaré à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) ; disposer d’au moins un compte bancaire professionnel ; disposer d’un siège effectif dont les références et l’indication doivent être annexées à leur demande et y apposer de manière visible l’enseigne ou la plaque signalétique. L’option du régime est expresse et doit être formulée par une lettre adressée au Service des impôts du lieu du principal établissement et prend effet le premier jour du mois suivant celui au cours duquel la demande est introduite.Les entreprises nouvelles exclues du régime des micro-entreprises de la Tps ne peuvent exercer l’option que si le chiffre d’affaires déclaré atteint 20 millions F Cfa. L’acceptation de l’option est constatée par la délivrance au contribuable du certificat d’assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée (Tva). L’option couvre obligatoirement une période de deux ans. Elle est renouvelée par tacite reconduction pour une même durée, sauf dénonciation à l’expiration de ce délai. Les contribuables assujettis à ce régime paient mensuellement la Tva, l’Aib (Acompte sur impôt axé sur les bénéfices) et les impôts sur salaires (Irpp et versement patronal sur salaires) ; trimestriellement les acomptes provisionnels de l’Irpp et de l’Is ; annuellement la patente, le solde de l’Irpp ou de l’Is. Facture normalisée Tout assujetti à la Tva, qu’il soit redevable ou non, industriel, commerçant, artisan ou prestataire de services qui livre un bien ou fournit un service à un autre professionnel, ou à un consommateur final, est tenu de lui délivrer une facture normalisée dans le respect des dispositions de l’article 256 du Cgi. La facture normalisée est une facture ou un document en tenant lieu qui est émis et transmis au moyen d’une machine électronique certifiée de facturation (Mecef). Elle comporte le numéro d’ordre et la date d’établissement de la facture, le nom ou la dénomination sociale, le numéro Ifu et l’adresse du vendeur, le nom, la quantité, la dénomination précise unitaire des biens et services vendus, le prix unitaire et global, le montant de la facture Tva comprise, le numéro d’identification de la machine (Nim), la signature et le code électronique. Selon des indiscrétions, un projet de loi portant création du régime du forfait propose une nouvelle classification des entreprises selon le chiffre d’affaires en deux groupes. Il s’agit notamment des micro-entreprises dont le chiffre d’affaires va de 0 à 30 millions F Cfa et des petites et moyennes entreprises dont le chiffre d’affaires varie de 30 à 150 millions F Cfa. A noter que les impôts et taxes permettent à l’Etat de remplir ses missions régaliennes qui consistent à assurer l’éducation des jeunes et des citoyens, rendre la justice, construire des routes, des logements, des hôpitaux, payer les fonctionnaires, réaliser des forages, garantir la défense du pays et la sécurité. Economie 06 oct. 2020


Révolution numérique: Comment réussir sa transformation digitale ?
La société et l’économie sont à l’ère du numérique. La digitalisation est devenue un enjeu majeur pour répondre aux nouveaux défis dans un contexte dynamique, fortement concurrentiel et surtout marqué par l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les chiffres statistiques 2020 du Digital dans le monde sont assez évocateurs et interpellent les organisations sur l'urgence de démarrer ou accélérer leur processus de transformation numérique afin de s’adapter à la nouvelle donne pour améliorer leur performance et rester compétitives. En effet, 4,54 milliards de personnes sont désormais en ligne dans le monde, ce qui représente un taux de pénétration de 60 %. Près de la moitié de la population mondiale utilise désormais les réseaux sociaux, soit une augmentation de 9 % par rapport à 2019. Il y a aujourd’hui 5,19 milliards d’utilisateurs de téléphones mobiles dans le monde et pour la première fois, plus de la moitié (50,1%) du temps passé sur Internet se fait via les appareils mobiles. 52 % des achats en ligne se font également sur appareils mobiles et environ 80 % de la population en Afrique dispose d’un téléphone portable. Dans son rapport 2018 sur la mobilité, le groupe Ericsson affirmait que le taux de pénétration des smartphones en Afrique et au Moyen-Orient sera de 70 % en 2024 contre 40 % en 2018. Selon une étude de l’agence PwC Digital, 57% des dirigeants attendent une croissance de leur chiffre d’affaires en investissant dans le digital, et 80 % d’entre eux pensent que leur entreprise doit se digitaliser pour pouvoir innover. La transformation digitale ou numérique est un processus qui consiste à intégrer totalement les technologies digitales dans l’ensemble des activités de son entreprise. Elle met à contribution l’utilisation des technologies et techniques de management adéquates afin d’améliorer les performances de l’organisation. Ce qui contribue ainsi à une meilleure gestion interne et surtout à une meilleure qualité de service délivrée aux clients et autres partenaires. L’introduction de ces technologies au sein de l’organisation implique de nouveaux usages et modes de fonctionnement qui la rapprochent du client et le mettent au centre du Business Model. Dans le contexte actuel, la transformation numérique apparait aujourd’hui comme une des clés de la survie pour de nombreuses entreprises, mais il s’agit un processus complexe et délicat dans sa conception et sa mise en œuvre (taux d’échec qui atteint les 75 %). Les entreprises qui atteignent grâce aux technologies numériques des niveaux supérieurs de profit, de productivité et de performance existent mais sont rares. Nous vous livrons ci-dessous six conseils pour réussir son projet de digitalisation : 1.Définir une vision claire et mobiliser toute l’entreprise autour d’elle: Les projets de transformation digitale ont généralement un fort impact sur l’organisation, la direction doit définir une vision claire et susciter l’adhésion de tout le personnel. Il est essentiel que les équipes aient une parfaite compréhension des objectifs du projet, de ses étapes clés et comprennent comment ce projet soutient la stratégie de l’entreprise. Afin de mobiliser l’ensemble des collaborateurs, ces données doivent être régulièrement communiquées en interne, le but est de saisir les enjeux de la transformation avant de l’implémenter, car il est important de savoir dans quelle direction on va et d’inculquer une culture numérique au sein de l’entreprise. 2.Réaliser une analyse de l’existant, quelle est la situation digitale de votre entreprise ? : Cette analyse doit vous permettre de faire un état des lieux interne (forces et faiblesses) et externe (menaces et opportunités) de la situation de l’entreprise afin de prendre des décisions éclairées et définir des objectifs Smart. Elle doit permettre d’identifier les différents besoins (compétences, infrastructures, technologies, ressources humaines et financières…) et de mieux planifier les actions à réaliser. Il convient également d’identifier et d’analyser les risques liés à ce projet, qu’ils soient technologiques, ou même organisationnels. 3.Combiner les deux dimensions de la transformation numérique : Les maîtres du numérique doivent leur maîtrise à l’excellence dans les deux dimensions de la transformation numérique : capacités numériques ou digital capabilities et capacités managériales ou leadership capabilities. Ces deux dimensions parfaitement distinctes avec des rôles différents sont complémentaires pour réussir une transformation numérique, c’est en les combinant que les maitres du numérique prennent nettement l’avantage sur leurs concurrents. 4.Définir et mettre en œuvre une véritable politique de gestion du changement : la transformation digitale s’accompagne toujours d’une multitude de changements à mettre en place sur le plan organisationnel et opérationnel. Il faut préparer le personnel et l’entreprise dans son ensemble à ces mutations. Les entreprises dans le cadre d’un projet de transformation numérique doivent consacrer autant d’efforts et de ressources à la gestion et au management du changement. En outre, cela consiste à amener les utilisateurs à s’approprier et à utiliser les outils/technologies que vous mettez en place pour que vous puissiez obtenir une véritable valeur ajoutée. 5.Procéder pas à pas : la transformation digitale de votre entreprise ne se fera pas en une seule étape. Vous risquez d’engager des frais très importants pour des résultats souvent décevants. Il faut procéder par des phases bien définies dans une démarche itérative et adaptative sur la base des résultats obtenus à la suite d’hypothèses émises. 6.Mettre le client au centre du projet et innover sans limitation : Même si le digital est un fabuleux moyen d’augmenter la productivité et l’efficacité opérationnelle, un projet de transformation digitale se doit de mettre le client au cœur de la chaine de valeur. C’est pour cette raison qu’il faut prendre en compte les besoins essentiellement dynamiques du client et innover sans cesse pour les combler. A cet effet, il importe d’analyser, puis optimiser le parcours client pour proposer la meilleure expérience possible sur tous les canaux. Il est donc essentiel d’évaluer et déterminer les nouvelles capacités dont l’entreprise doit se doter pour proposer cette expérience. Ainsi, les entreprises qui réussissent leur transformation numérique encore appelées les maitres du numérique sont caractérisées par une forte vision d’ensemble, une excellente gouvernance transversale, une multitude d’initiatives digitales bien structurées qui créent de la valeur mesurable et une forte culture numérique. En dehors des entreprises du domaine des Tic comme Amazone et Netflix, nous pouvons citer comme exemples les sociétés Nike, le géant fabricant d’articles de sport (https://www.nike.com/) et Asian Paint, le premier fabricant de peinture en Inde et troisième d’Asie (https://www.asianpaints.com/). Ces entreprises sont devenues des leaders dans leur secteur d’activité, grâce à une transformation numérique réussie par rapport aux nombreux concurrents. Pour le cas de l’Afrique, la transformation digitale est déjà en marche dans de nombreux secteurs d’activité et au sein des structures de nombreux Etats pour régler les problématiques de transparence, de lutte anti-corruption et de bonne gouvernance. Que ce soit dans les services, la banque, l’agriculture, les transports, la santé ou l’éducation, l’économie est bouleversée par de nouvelles offres qui apparaissent tous les jours et qui dynamisent l’écosystème. La révolution numérique a transformé le secteur bancaire qui est l’un des plus avancés en termes de digitalisation. Les géants du secteur sont à l’avant-garde du numérique. Ainsi, un groupe bancaire panafricain a lancé dès 2016 une application mobile qui permet, non seulement d’ouvrir un compte depuis son smartphone et d’effectuer instantanément des transferts de fonds dans 33 pays du continent, mais aussi de contracter des crédits, d’épargner de l’argent, d’accéder à des produits d’assurance, de bloquer sa carte de crédit et de consulter son compte à distance. Cette transformation numérique a largement contribué au redressement spectaculaire des résultats financiers du groupe bancaire basé à Lomé. Après des pertes de 39 millions de dollars en 2016, Ecobank a annoncé un bénéfice de 182 millions de dollars en 2017. Dans cette dynamique, plusieurs groupes bancaires et de nombreuses start-up africaines ont enclenché leur processus de digitalisation avec des résultats financiers satisfaisants, malgré les suppressions de postes ayant conduit à des pertes d’emploi. En réponse à la crise sanitaire actuelle de la Covid-19 et au contexte marqué par une révolution numérique, la digitalisation est devenue une priorité pour les entreprises, à condition de mener à bien le processus pour générer de la valeur pour l’entreprise. *Par Romaric Cyrille TEGUO* Consultant en SI, Gestion des Risques et du Changement, Expert en Transformation digitale Société 06 oct. 2020


Versement des fonds de « Soigner les certitudes » à un orphelinat: Reckya Madougou joint l’acte à la parole
Neuf jours après le lancement de son ouvrage « Soigner les certitudes », Reckya Madougou joint l’acte à la parole. Dimanche 4 octobre dernier, elle était l’hôte de l’orphelinat Claudio Migneco d’Agassa Godomey. La conseillère spéciale du chef de l’Etat togolais à la tête d’une forte délégation, est allée offrir aux pensionnaires de ce centre les fruits de la vente de l’ouvrage comme promis. Le dimanche 4 octobre 2020 entre dans l’histoire de l’orphelinat Claudio Migneco d’Agassa Godomey. Depuis plus de dix ans qu’il existe, c’est la première fois que ce centre reçoit une personnalité de la trempe de Reckya Madougou. Responsables et pensionnaires du centre à travers chants, danses, ballets ont exprimé leur joie de voir leur hôte venir leur faire des dons. Reckya Madougou et son équipe ont visité à l’occasion les dortoirs et salles de classe des orphelins. Un grand moment d’émotion que l’ancienne ministre de la Justice et de la Microfinance a vécu. Son émotion davantage grande lorsqu’elle s’entendra dire que le centre n’a pas coutume des visites d’une telle envergure. « Nous avons l’habitude des gens ordinaires qui viennent pour leurs dons », ont indiqué les responsables des lieux. Victorine Kouago, élève en classe de Cinquième, de sa petite voix, a fait un état des lieux de l’orphelinat à qui elle doit la vie, l’éducation, la nourriture, les vêtements et les soins. « L’histoire de notre centre retiendra que nous avons reçu ce jour une grande dame, l’icône de toute une génération, une personnalité forte… Nous sommes sidérés par une si grande générosité qui nous est salutaire », déclare la jeune collégienne. Au total, rappelle-t-elle, cet orphelinat compte 217 pensionnaires dont 16 enfants à la pouponnière, 111 enfants du Ci au Cm2, 84 collégiens et six étudiants. Depuis sa création, l’orphelinat a toujours obtenu 100 % comme taux de réussite aux divers examens et plusieurs de ses pensionnaires figurent parmi les meilleurs. Avant elle, le père Roger Mèdji à qui l’on doit l’avènement du centre fait la genèse des lieux et sa rencontre avec Claudio Migneco en Italie, la donatrice qui a permis à l’orphelinat de prendre son envol. Respect de la parole donnée « Nous avons été émerveillés par ce qui se fait ici », assure Tatiana Yabi, au nom du laboratoire de réflexion Team Rm. L’amélioration des conditions de vie des plus démunis, notamment des enfants, des femmes, des jeunes a toujours été une préoccupation pour ce creuset de réflexion, soutient-elle, d’où le combat auprès des gouvernants pour une « politique qui inclut les faibles ». Aussi, s’est-elle fait le devoir d’exposer substantiellement les dons offerts au centre. Il s’agit, entre autres, d’une enveloppe financière, des vivres pour une alimentation équilibrée des enfants, des produits pour l’entretien et les soins aux plus petits et bien d’autres choses utiles aussi bien pour les enfants que pour le fonctionnement du centre. Par pudeur et par respect pour ces personnes en situation difficile, la donatrice n'a guère voulu que la valeur financière du don soit révélée. Mais cela ne semble pas suffisant, aux yeux de Reckya Madougou. La visite des lieux l’a édifiée sur d’autres besoins. Ainsi, elle a promis sur place d’apporter une dotation annuelle pour le fonctionnement et un appui à la scolarisation des étudiants. « Votre présence ici est un témoignage à la vie », lance-t-elle aux enfants. « J’ai été très émue. J’ai vu des enfants en très bonne santé… je voudrais dire mon admiration au père Mèdji. Cet orphelinat est un espoir et une chance de vie pour ces enfants », fait-elle observer. Elle assure avoir remarqué chez eux le leadership, la bonté la témérité… autant de valeurs qui transparaissent dans son ouvrage. « Les enfants que nous voyons ici seront les leaders de demain », espère Reckya Madougou. Société 06 oct. 2020


Journées scientifiques à Savè: La filière anacarde, l’autre espoir du Bénin
Les acteurs de la filière anacarde et des chercheurs universitaires étaient, la semaine écoulée à Savè, dans le cadre des journées scientifiques sur cette filière en plein essor au Bénin. L’anacarde représente le deuxième produit agricole d’exportation après le coton. Cette filière contribue à 8 % aux recettes d’exportation et à 25 % aux revenus agricoles d’exportation. Un véritable enjeu qui mobilise déjà tout le savoir-faire des chercheurs. Ces journées scientifiques ont été initiées par l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). Elles visent à partager avec les utilisateurs et les décideurs les résultats de recherche sur l’anacardier, sélectionner les technologies et innovations à présenter aux acteurs de la filière anacarde à travers le comité régional de recherche-développement, et identifier les actions prioritaires constituant les perspectives de recherche sur l’anacardier puis les sources de financement possibles pouvant contribuer au développement de la filière. De nouvelles générations de semences Dans le cadre de ces journées scientifiques, des universitaires et autres acteurs de cette filière se sont rendus dans la matinée du jeudi 1er octobre dernier à Ouoghi, un village situé à 12 km de la ville de Savè, qui abrite le site expérimental de l’amélioration de l’anacardier, pour mieux apprécier ce qui se fait au Bénin afin de booster davantage cette filière. Il s’agit d’un verger de production de semences «polyclonales», de «gërmoplasme» d’anacardiers (des greffages de types nouveaux), de parcs à bois d’anacardiers, de pépinières de production de plants greffés, de parcelles des premiers hybrides d’anacardiers installés en 2019 et 2020 et de parcelles des plants introduits d’ailleurs. Nestor Adjovi Ahoyo, directeur général adjoint de l’Inrab, et les techniciens du site ont eu à présenter tout l’appui scientifique apporté à cette filière par la recherche. A cette occasion, le directeur général de l’Inrab, Dr Adolphe Adjanohoun, a rappelé que la filière anacarde fait partie de celles à hautes valeurs ajoutées retenues par le gouvernement du Bénin pour assurer le développement économique du pays. L’anacarde contribue aujourd’hui à 3 % au produit national brut (Pnb) et à 7,4 % au produit intérieur brut agricole (Piba). Ce faisant, le programme national de développement de la filière anacarde s’est fixé comme objectif de doubler prochainement la production nationale des noix d’anacarde en la portant à 300 000 tonnes à partir de 2021. Identifier les priorités et les perspectives de recherche Pour réussir ce pari, Dr Adolphe Adjanohoun précise qu’il était indispensable de capitaliser et de partager avec les acteurs de la filière anacarde les acquis de recherche « les nouvelles connaissances scientifiques et technologiques générées par l’Inrab et de discuter de leur validité scientifique ». Puis, il ajoute qu’elles permettront par ailleurs de répertorier les technologies et innovations à mettre à la disposition des acteurs pour le développement de la filière anacarde. Mieux, elles permettront d’identifier les actions prioritaires qui constitueront les perspectives de recherche à court, moyen et long termes sur l’anacardier en vue de chercher le financement pour leur mise en œuvre. Car, explique Dr Adolphe Adjanohoun, puissant moteur du développement agricole, la recherche agricole nationale a pour défi de développer des technologies plus performantes en termes de productivité, de revenus monétaires et de préservation de l’environnement. Dès lors, des travaux de recherche se mènent depuis ces deux dernières décennies dans des domaines variés par les enseignants-chercheurs et chercheurs du système national de recherche agricole. A Savè, plusieurs autres intervenants ont été séduits par la qualité du travail fait pour améliorer le rendement de cette filière. Ceux-ci seront appuyés par le représentant du Maep, Gonroudobou Orou Dèkè, qui a mis en exergue le travail scientifique significatif fait par l’institut sur cette filière. Un travail scientifique qui permet désormais l’amélioration variétale de l’anacardier au Bénin. Il y va de l’amélioration des itinéraires techniques de production de l’anacardier n Société 06 oct. 2020


Mono: Des mesures fortes contre la divagation des bêtes domestiques
Levée de boucliers contre la divagation des bêtes domestiques dans le département du Mono. En première ligne de ce combat, le préfet Komlan Zinsou suivi des maires et leurs conseils respectifs. Dans les communes, les dispositions sont en train d’être prises pour ne plus voir les animaux domestiques disputer les voies avec les véhicules. Fini l’état de grâce pour les animaux qui se pavanaient sur les espaces publics des territoires du Mono. Des mesures fortes allant jusqu’à la saisie des bêtes en divagation suivie de sanctions pécuniaires pour leurs propriétaires sont désormais remises en vigueur. Il est prévu également, au titre des mesures, la remise des bêtes capturées aux pensionnaires de la prison civile de Lokossa ou à ceux des orphelinats pour leur alimentation. Ceci, au cas où les propriétaires n’accompliraient pas les diligences pour libérer leur bête dans un délai de 72 heures. La guerre contre la divagation des bêtes domestiques a été déclenchée par le préfet du département, Komlan Zinsou, qui a instruit, à travers le message radio numéro 9/581/Pdm/Sg/Spat, les conseils communaux à jouer leur partition. Du coup, de Bopa à Grand-Popo en passant par Lokossa, Athiémé, Houéyogbé et Comé, des diligences ont été accomplies dans le sens de mettre fin à la divagation des animaux domestiques, devenue un facteur d’insécurité, notamment pour les usagers de la voie. Aucune voie du département n’est épargnée par le phénomène des bêtes disputant la chaussée avec les véhicules.Le spectacle est plus affligeant au niveau du chef-lieu du département et sur la principale route appelée Colodo (Comé-Lokossa-Dogbo). De lourdes sanctions En se basant, par exemple, sur l’arrêté numéro 96/057Cl/SG/Dsapp/Dst-Sse/Sa portant interdiction de la divagation des animaux domestiques sur le territoire communal de Lokossa, acte administratif pris suite à la circulaire du préfet, on se rend compte que c’est avec la main lourde que toute transgression du nouvel ordre sera découragée.Signé du maire Gervais Hounkpè Houénou,l’arrêté stipule que tout animal surpris en divagation contraint son propriétaire à payer une amende de 10 000 francs Cfa à la mairie en plus de la saisie de l’animal. La sanction pécuniaire passe à 20 000 francs Cfa en cas d’accident causé par une bête laissée en divagation. Dans ce contexte, outre l’amende à verser à la mairie, la bête ayant causé l’accident sera saisie et son propriétaire contraint à prendre en charge l’intégralité des frais relatifs aux soins administrés aux victimes de l’accident. S’il s’agit d’une volaille surprise en état de divagation, elle sera non seulement saisie mais son propriétaire va verser une somme de trois mille francs Cfa dans les caisses de la mairie. Tout manquement à ces dispositions ainsi que l’absence de propriétaire pour les bêtes capturées contraignent la mairie à faire don des animaux à la prison civile de la cité des Kotafon ou aux orphelinats. Ceci, 72 heures après la capture des bêtes surprises en divagation. Les prochains jours ne sont donc plus à l’avantage des animaux habitués à se pavaner dans les rues ainsi que leurs propriétaires. Société 05 oct. 2020


Enseignement secondaire: De nouvelles salles équipées pour 15 collèges publics
Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestp) a remis, vendredi 2 octobre dernier, au Collège d’enseignement général (Ceg) d’Assanlin à Tindji dans la commune de Za-Kpota, les clés de nouveaux modules de classe équipés aux responsables de quinze collèges de plusieurs départements. Le coût global des réalisations est de 840 40 478 F Cfa, entièrement financé par le budget national. Le besoin des établissements secondaires en infrastructures scolaires est un tant soit peu satisfait. C’est le moins qu’on puisse dire au regard de la cérémonie de remise de clés de nouveaux modules de classe équipés aux responsables de quinze établissements de plusieurs départements qui a eu lieu à Za-Kpota. Parlant du projet, Arsène Zocli, directeur de la Programmation et de la Prospective du Mestp, indique que pour le compte de l’enseignement secondaire général, des modules de quatre salles de classe au profit de quinze établissements publics d’enseignement secondaire général sont destinés aux communes d’Abomey- Calavi, de Ouidah, d’Allada, de Toffo, d’Athiémé, de Comè, de Houéyogbé, de Zogbodomey, et de Zakpota. Outre ces modules de classe, 1200 m linéaires de mur de clôture ont été construits ainsi qu’un bloc administratif respectivement au Ceg la Vallée de Gbèko dans la commune de Dangbo et au Ceg3 de Ouidah. Pour sa part, Mathias Affomaï, conseiller technique en charge du suivi des réformes et des projets,précise que le coût global des réalisations dans ces établissements publics est de 840 406 478 F Cfa, entièrement financé par le budget national.Quant aux réalisations faites dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels dans les communes de Ouidah, Comé, Savalou et Tchaourou, elles portent sur la construction des modules de salles de classe, dortoirs, blocs administratifs et réfectoires et d’une valeur de 284 202 648 F Cfa. Au total, ajoute Mathias Affomaï, une bagatelle de 1 124 609 126 F Cfa a été investie pour construire ces différents ouvrages au profit de l’enseignement secondaire général et la formation technique et professionnelle. Après la réception des clés des nouvelles infrastructures, tour à tour, les bénéficiaires ont remercié le gouvernement pour cet important investissement qui témoigne une fois encore de l’intérêt porté pour le système éducatif en général et le sous-secteur de l’enseignement secondaire et la formation technique et professionnelle en particulier. Il faut rappeler que ce projet relève du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui fait de l’éducation l’une de ses priorités dans son axe stratégique n° 5 qu’est « l’amélioration des performances de l’éducation » et des plans de travail annuels 2019 et 2020 du ministère de l’Enseignement secondaire. Education 05 oct. 2020


2e édition du Festival du sport féminin: Les femmes réfléchissent sur les défis
Venues des associations et fédérations nationales, les femmes leaders du mouvement sportif national ont participé samedi 3 octobre dernier à la 2e édition du Festival du sport féminin à Cotonou. Au cours de cet évènement organisé par le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) elles ont réfléchi sur les défis à relever en vue d’une meilleure pratique des activités sportives. Réunies autour de Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben), les femmes leaders du mouvement sportif national ont pris part à l’atelier de réflexion organisé dans le cadre de la 2e édition du Festival du sport féminin. Elles ont réfléchi sur plusieurs thèmes au cours de cet évènement tenu en marge de la Journée internationale de la femme mais différé à cause du coronavirus. L'objectif du Cnos-Ben, selon Julien Minavoa est d'offrir aux femmes un espace d'échanges, de partage d'expériences, de réflexion pour permettre au Cnos-Ben d'orienter sa politique pour la promotion du leadership féminin au sein du mouvement sportif béninois. Ainsi, les six panels constitués de femmes se sont penchés sur les freins à la pratique du sport féminin ainsi que sur les défis et les actions à mener pour améliorer les performances des athlètes féminines dans le sport de haut niveau. « Nous avons fait du chemin et il est nécessaire de faire un bilan d’étape de ce parcours du combattant parfois parsemé d’embûches », a-t-il déclaré. Après les travaux en atelier, Constance Meffon, coordonnatrice des travaux au niveau du premier panel, a exprimé sa satisfaction pour cette initiative qui a permis aux femmes de réfléchir sur les actions pour rendre visible le sport féminin au Bénin. Plusieurs raisons justifient la non valorisation de la pratique du sport chez les dames. Il s’agit de l’ignorance des avantages et la mise sous le boisseau des performances des femmes athlètes. « Il faut non seulement que l'athlète femme donne l'importance à ce qu'elle fait mais aussi que son milieu favorise son émergence », a-t-elle confié. Elle recommande que les responsables d’associations et de fédérations aident les athlètes à créer leurs fan-clubs. Elle propose aussi que les fédérations élaborent une politique de communication pour donner de la visibilité aux femmes sportives. Au sujet des obstacles à la pratique du sport de haut niveau par les femmes, Lamatou Tégbé, ancienne basketteuse, experte-formatrice de basket-ball pense qu’ils sont liés à l'absence de politique, à la culture africaine ou béninoise et au manque de suivi de la femme sportive. Elle invite les associations et les fédérations à lever ces barrières en vue de l’épanouissement de la gent féminine en sport. Après avoir travaillé sur le thème ''Femmes et encadrement technique: défis'', le groupe de Rafiatou Sitou, présidente de l’Association pour la promotion des valeurs sportives, estime que les femmes ont besoin de soutiens financiers, de formation et de sensibilisation à l’alphabétisation afin de saisir les opportunités d'emploi que le sport offre. Sports 05 oct. 2020


Accès universel à l'éducation: La scolarité des migrants menacée par le Covid-19
Alors que les Nations Unies essaient de concrétiser les Objectifs de développement durable et particulièrement le quatrième consistant à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, la pandémie du Covid-19 pourrait réduire à zéro de nombreux efforts fournis récemment. Dans tous les pays, le quotidien des enfants est particulièrement chamboulé par la présence du Covid-19. Garderies, crèches, écoles, universités, apprentissages, formations, tout est perturbé. Quand on sait que plus de la moitié des 79,5 millions de personnes déplacées internes ou des réfugiés sont des enfants, on comprend mieux l’inquiétude, dans le contexte actuel, du chef du Haut-commissariat en charge des réfugiés, Filippo Grandi. Il constate que «l’écart entre les élèves réfugiés et la population scolaire générale demeure énorme, surtout aux niveaux plus élevés d’enseignement. Avec l’augmentation incessante du nombre de personnes déracinées à travers le monde, stabiliser les taux de scolarisation relève de l’exploit. » Taux de scolarisation des réfugiés : Primaire : 77 % ; Secondaire : 31 % ; Enseignement supérieur : 3 % Enseignement supérieur En 2018, le taux de scolarisation des réfugiés dans le secondaire est passé de 23 à 24 % et, 3 % étaient inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur. L’année 2019 a été une année record pour le programme de bourses d'études supérieures du Hcr, connu sous le nom de programme Dafi (Albert Einstein German Academic Refugee Initiative), qui est largement financé par les gouvernements allemand et danois. Les boursiers étaient originaires de 45 pays. La majorité des étudiants venaient de Syrie (29 %), suivis de ceux d’Afghanistan (14 %), du Soudan du Sud (14 %), de Somalie (10 %) et de la République démocratique du Congo (6 %).Les cinq principaux pays d'accueil étaient l'Éthiopie, la Turquie, la Jordanie, le Kenya et le Pakistan. Dans les pays où le taux brut de scolarisation des réfugiés est inférieur à 10 %, comme l'Éthiopie et le Pakistan, toutes les filles risquent de ne plus jamais retourner à l'école. Les filles particulièrement concernées Selon une étude du Fonds Malala sur l’éducation des filles et le Covid-19, près de 10 millions de filles pourraient ne plus fréquenter le secondaire une fois la pandémie de coronavirus passée. Concernant les jeunes filles réfugiées, environ 50 % d’entre elles pourraient ne pas retourner à l’école, à la reprise des cours. Les filles réfugiées déscolarisées sont exposées à des risques accrus d’exploitation, de violences sexuelles et sexistes, de grossesse et mariage précoces. Nous savons pourtant que les femmes qui font des études secondaires gagnent en moyenne près de deux fois plus que celles n’ayant aucune éducation. Selon l’Unesco, si toutes les filles terminaient le cycle élémentaire, les mariages d’enfants diminueraient de 14 %. Si celles-ci finissaient l’école secondaire, ce chiffre chuterait de 64 %. Covid-19 La pandémie du Covid-19 a aussi des répercussions sur l’éducation des étudiants-réfugiés, dont 85 % résident dans des pays en développement. Certains étant touchés par les fermetures d'écoles, l'apprentissage à distance n'est pas toujours disponible et même si c'est le cas, les téléphones portables, tablettes, ordinateurs portables, téléviseurs et radios ainsi que la connectivité Internet ne sont souvent pas accessibles aux personnes déplacées. Le coronavirus pourrait réduire à néant les rêves et les ambitions de ces jeunes réfugiés. Les conséquences socio-économiques de la pandémie non seulement restreignent les opportunités, mais peuvent également contraindre les élèves déplacés et démunis à abandonner l'école et à travailler, à la mendicité et aux mariages précoces, pour essayer de subvenir aux besoins de leur famille. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Education 05 oct. 2020


Riposte contre le Covid-19:Du matériel de prévention aux ménages à Ifangni
5 00 dispositifs de lavage des mains et 2 000 cache-nez à usage continu ont été offerts, ce jeudi 1er octobre, aux ménages à Ifangni. Le geste émane de l’Ong Autre Vie pour permettre aux bénéficiaires de mieux se protéger contre la pandémie du Covid-19. 6 50 ménages de la commune d’Ifangni bénéficient de 500 dispositifs de lavage des mains et de 2 000 masques à usage continu. Ce lot d’équipements officiellement remis ce jeudi au maire d’Ifangni, Franck Okpéïcha, est un don de l’Ong Autre vie en vue de permettre aux communautés de mieux faire face à la pandémie du Covid-19. Pour le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie, Romuald Djivoessoun, ce don s’inscrit dans la série d’activités en communauté engagées par son organisation dans le cadre de la mise en œuvre du projet de nutrition et de développement de la petite enfance (Pndpe) dont l’objectif est d’améliorer la prestation des interventions et des services de nutrition et de développement de la petite enfance dans les zones cibles, notamment la commune d’Ifangni. Il s’agit d’un projet du gouvernement béninois financièrement appuyé par l’Association internationale pour le développement (Aid) à travers le secrétariat permanent du Conseil national de l’alimentation et la nutrition. En d’autres termes, le projet vise à renforcer les interventions communautaires pour l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène et le lavage régulier des mains à l’eau et au savon. La finalité de toutes ces actions, précise Romuald Djivoessoun, est de contribuer au renforcement du capital humain, l’un des piliers du Programme d’action du gouvernement (Pag) et de promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène pour la maitrise du taux de malnutrition. Le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie a invité les populations bénéficiaires à une bonne utilisation des équipements pour l’atteinte des objectifs, notamment celui de sauver les vies. Des impacts positifs Romuald Djivoessoun a insisté sur les impacts positifs du projet qui permet d’observer sur le terrain de plus en plus des changements dans les pratiques alimentaires et nutritionnelles du nourrisson et des jeunes enfants dans les villages d’intervention ; l’accroissement de l’utilisation par les ménages des services de santé; l’organisation des femmes de plus en plus renforcées dans la production, la conservation, le stockage et la transformation ainsi que la consommation des aliments locaux à haute valeur nutritive et l’adoption par les communautés plus que par le passé des bonnes pratiques en matière d’assainissement, d’hygiène et de traitement de l’eau de boisson à domicile. Le projet promeut par ailleurs une alimentation scolaire intégrée destinée à augmenter le taux de rétention en milieu scolaire et le renforcement des capacités des apprenants. Toutes ces actions ont été rendues possibles grâce à une équipe d’animateurs spécialisés déployée sur le terrain à cet effet dans les communautés bénéficiaires, informe Romuald Djivoèssoun. Le maire d’Ifangni, Franck Okpéicha, loue cette initiative de l’Ong Autre Vie qui vient rehausser les efforts du conseil communal dans le cadre de la riposte contre la propagation du coronavirus au niveau de la commune. Société 02 oct. 2020


Opportunités aux demandeurs d’emploi: La plateforme ‘‘Emploisanté’’, une réalité
La plateforme ‘’Emploisanté’’ a été mise en service, ce jeudi 1er octobre par Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Elle vient combler un vide en matière de gestion prévisionnelle des ressources humaines en santé du point de vue de l’offre et de la demande. La plateforme ‘’Emploisanté’’ est une aubaine pour les jeunes diplômés sans emploi, en condition de sous-emploi et les professionnels de la santé à la retraite. Cette marque du gouvernement conçue pour promouvoir des opportunités d’emploi à l’endroit de ces cibles est aussi une bouffée d’oxygène pour le secteur de la santé. « Pour réussir les réformes dans le secteur de la santé, il est nécessaire en dehors du renforcement en équipements d’infrastructures, de disposer de ressources humaines compétentes pour animer les formations sanitaires. La plateforme ‘’Emploisanté’’ est une banque de données des professionnels de la santé disponibles sur le marché du travail, destinée à rendre plus performante l’offre de soins au regard des fortes sollicitations auxquelles doivent faire face les formations sanitaires », explique Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique. La conception de cet outil fait suite à certaines irrégularités relevées. « Les différents diagnostics réalisés sur le système sanitaire au Bénin révèlent des déficits quantitatifs et qualitatifs en ressources humaines en santé dans notre pays. Ce déséquilibre est plus accentué dans certains départements et plus particulièrement dans certaines zones sanitaires du pays où l’Etat a du mal à assurer la fidélisation au poste des agents recrutés », dévoile-t-elle. La base de données des professionnels de la santé conçue est une réponse appropriée à ces préoccupations dans une large mesure. Cette initiative permettra de résoudre la question du chômage des jeunes en permettant de les mettre à la disposition des formations sanitaires, après une sélection rigoureuse et transparente par le biais d’un contrat de prestation selon leur domaine de compétence. « Pour lutter contre le chômage, il faut permettre aux jeunes en fin de formation d’avoir accès à l’information sur les offres de services ainsi que sur la main-d’œuvre déjà disponible. ‘’Emploisanté’’ apporte dorénavant une réponse à ce besoin », développe Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Un outil au service des professionnels de la santé C’est un outil simple au service des professionnels de la santé où qu’ils se trouvent. « Emploisanté » est une plateforme nationale dynamique, facile d’accès et de mise à jour et vise une base de données des professionnels de la santé, toutes catégories confondues disponibles sur le marché du travail au niveau national et de la diaspora », apprécie-t-il. Il présente la charpente de la plateforme : « C’est un outil de mise en relation de l’offre et de la demande dans le secteur de la santé qui permet de recenser les titulaires des diplômes des professions de la santé en situation de chômage, de retraite et de sous-emploi, d’évaluer les compétences des professionnels recensés conformément aux exigences du métier, de réaliser une cartographie des compétences retenues et des zones à desservir et de présenter l’état des lieux des compétences recensées mobilisables pour un futur déploiement dans les formations sanitaires publiques qui en ont un grand besoin ». En introduisant dans un navigateur plateforme web l’adresse www.emploisantegouv.bj, les professionnels de la santé en quête d’emploi seront redirigés vers la page d’accueil à partir de laquelle, ils pourront s’inscrire et se connecter afin d’accéder aux différentes fonctionnalités. La mise en oeuvre de cette nouvelle solution pour le renforcement du capital humain dans le secteur de la santé démarre avec l’expérimentation du processus de recrutement des sages-femmes d’Etat au cours de ce mois d’octobre. Benjamin Hounkpatin et Adidjatou Mathys exhortent les professionnels de la santé concernés à s’inscrire massivement et à suivre son animation au quotidien afin de ne pas rater les opportunités d’emploi qui seront publiées. Société 02 oct. 2020


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