La Nation Bénin...
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Que faire pour réduire la fréquence des flammes sur le site des palais royaux d’Abomey, à défaut d’y mettre définitivement un terme ? Sur la question, les approches ne manquent pas et les avis techniques sont tout aussi variés.
« Il faut absolument associer les familles royales et la mairie d’Abomey à la gestion du musée. Ces deux structures doivent jouer un rôle plus important à un niveau de responsabilité plus élevé sur la base d’un cahier des charges qui définit le rôle de chacun. Il faut également un investissement important pour sécuriser l’espace muséal, un renforcement du personnel d’entretien… ». C’est ce que préconise Didier Houénoudé, directeur du Patrimoine culturel au ministère du Tourisme et de la Culture, face aux incendies répétés dans les palais royaux d’Abomey. Il propose également la mise en place de « mécanismes d’alerte qui peuvent prévenir les risques d’incendie ». La finalisation du plan de gestion et du plan de gestion des risques peuvent aussi amoindrir les risques, pense ce docteur en histoire de l’art.
Pour Franck Ogou, spécialiste et expert en gestion de patrimoine culturel en service à l’Ecole du Patrimoine africain (Epa) à
Porto-Novo, en tenant compte de la nature et des causes de ces incendies, on peut être amené à faire trois observations. La première, c’est que « les communautés ne se reconnaissent plus dans leur bien et ne trouvent aucun intérêt à contribuer à leur préservation ». Cela implique, note-t-il, la mise en application de « l’une des recommandations de la mise en œuvre de la convention de 1972 à savoir l’implication des communautés dans la gestion des biens patrimoniaux ». Secundo, il relève la défectuosité des installations et la vétusté des matériels, sans oublier le faible effectif du personnel qui n’arrive pas à avoir le regard sur toute l’étendue du site. Selon lui, la résolution de ces trois problèmes constituera un début de solution aux incendies répétés à Abomey.
« Il est possible de remédier à cette catastrophe », pense aussi Pacôme Alomakpé, gestionnaire de patrimoine culturel, qui suggère comme « solution ultime », le respect du plan de gestion de ce bien patrimonial. Lequel, indique-t-il, intègre dans ses mesures, un code de sécurité stricte. « C’est ce qui est d’ailleurs universel et relève du bon sens quand il est question de la vie, de la protection et de la valorisation d’un bien culturel de reconnaissance mondiale », explique-t-il.
Au-delà de ces solutions plutôt techniques, le directeur du patrimoine culturel va en appeler aussi à la responsabilité des Béninois. Il s’agit, dit-il, « d’un bien qui appartient à tous les Béninois. L’Etat n’est pas le seul à devoir participer à la gestion et à la sécurité du site ». Pour Didier Houénoudé, accuser l’Etat ou encore le ministère en charge de la Culture n’aidera en rien à résoudre les problèmes des musées (fréquentation et autres difficultés). « Très peu de Béninois se soucient de leur fonctionnement et également très peu les fréquentent », déplore-t-il.
Risques de déclassement ?
La question de la fréquence des incendies sur le site va de pair avec les interrogations sur le déclassement ou non de ce site, le premier du Bénin classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Sur la question, les techniciens n’ont pas toujours une convergence de points de vue. Pour Franck Ogou, le risque de déclassement est permanent sur tous les sites inscrits au patrimoine mondial, seulement que ce n’est pas le même degré de risque partout.
S’agissant du cas d’Abomey, « le risque pourrait être plus élevé qu’ailleurs pour les nombreux problèmes de gestion du site, pas seulement à cause des incendies qui ne sont que la partie visible de l’iceberg ». Ce site « doit attirer plus l’attention des pouvoirs publics si nous voulons garder ce label », poursuit ce spécialiste du patrimoine à qui on doit, entre autres, la réfection du Jardin des plantes et de la nature de Porto-Novo. Aussi, révèle-t-il qu’un un plan de gestion des risques pour le site d’Abomey existe et résulte d’un atelier organisé en 2013. Un plan qui met l’accent sur les risques liés aux incendies et propose des solutions.
L’autre chose qui pourrait menacer le site et conduire vers son déclassement, analyse-t-il, ce sont les informations véhiculées à propos, « en des termes très alarmants et ambigus ». Son appel : « restons positifs et travaillons tous à préserver l’image de notre pays par la protection et la valorisation de nos patrimoines ». Didier Houénoudé, lui, pense que « pour l’instant il n’y a pas de risques de déclassement » car « l’incendie est mineur et n’a pas touché les collections, ni les réserves, ni les espaces d’exposition permanente et temporaire ». L’origine des flammes sur le site ne préoccupe pas moins ces techniciens et c’est sans mettre des gants que Pacôme Alomakpé soutient que « le défi du feu sur les sites des palais royaux d’Abomey sort de l’ordinaire et on peut croire que le mal provient de l’acte humain… le feu destructeur n’est pas anodin ».
Toujours est-il que le patrimoine culturel béninois ne se porte pas si mal que cela, affirme le directeur du patrimoine culturel. « Certaines pratiques rituelles et festives permettent de préserver le patrimoine immatériel. Des municipalités et des équipes du ministère en charge de la Culture travaillent à inventorier ce patrimoine culturel afin de pouvoir le rendre plus visible à l’international. Mais ce travail ne peut porter de fruits que si les populations elles-mêmes s’approprient leurs biens et décident de les protéger. Ce ne sont pas tous les éléments du patrimoine culturel qui ont besoin de grands moyens pour l’entretien ou la sauvegarde. Parfois, certains gestes simples de respect sont suffisants pour aider à une meilleure conservation du patrimoine culturel », certifie Didier Houénoudé n

Le Conseil des ministres de ce mercredi 6 septembre a entériné les propositions de la Commission permanente d’approvisionnement en facteurs de production, de commercialisation des produits agricoles et du commerce général relatives à la filière karité. Pour les acteurs de cette filière, c’est une bonne nouvelle qui devrait booster leurs activités.
La filière karité pourrait se hisser d’ici là au rang des filières d’avenir qui impacteront significativement l’économie béninoise. C’est du moins l’ambition du Gouvernement qui en fait une priorité. Il s’est penché sur le sujet, ce mercredi 6 septembre en Conseil des ministres. Le Gouvernement se propose de donner un coup de pouce à cette filière et d’aider ses acteurs à mieux se porter. Raison pour laquelle, il a entériné les propositions de la Commission permanente d’approvisionnement en facteurs de production, de commercialisation des produits agricoles et du commerce général relatives à la filière karité. A cette occasion, le prix plancher des amandes de karité a été fixé à 100 F Cfa le kilogramme.
Cette décision vise à encourager les acteurs à la base de la chaîne de collecte et de commercialisation à poursuivre l’observance des conditions optimales de traitement et de stockage afin d’améliorer sensiblement la qualité de ce produit, a-t-on appris. On devrait y lire également un attachement du Gouvernement à cette autre filière qui mobilise également de nombreux acteurs. Il y a peu, les acteurs de la filière anacarde jubilaient face à la prise de certaines décisions devant durablement impacter leur activité. Désormais, c’est autour de ceux qui s’investissent au niveau de la filière karité d’en faire autant.
Une aube nouvelle, pourrait-on dire qui vient rallonger les centres d’intérêt économique du chef de l’Etat et de son gouvernement et qui ne devrait point manquer d’impact sur les acteurs de la filière, sur l’économie béninoise et sur le développement national en général?
lOrientations pour l'entretien des pistes rurales
Ce mercredi en Conseil des ministres, le Gouvernement a envisagé des mesures pour un meilleur entretien des pistes rurales. L’objectif ici, c’est de faciliter la circulation des produits agricoles et de soulager les producteurs souvent enclins à d’énormes difficultés.
Plus de dilapidations de ressources dans l’aménagement des pistes rurales, moins de difficultés pour les producteurs, plus d’aisance dans le transport des produits agricoles. Ce sont là, autant de raisons qui expliquent la nouvelle orientation que compte donner le président de la République et son gouvernement à l’entretien des pistes rurales. Le Conseil des ministres du mercredi 6 septembre s’est penché sur cette question jugée de grande importance. En s’intéressant à la filière karité à laquelle il compte donner un nouveau coup de pouce, l’Exécutif a voulu par la même occasion aider le monde agricole à se soulager d’une des grosses difficultés, en l’occurrence le transport de ses produits.
Il est ainsi envisagé désormais, de regrouper en un seul programme tous les besoins d’aménagement et de réfection de pistes rurales sur l’ensemble du territoire national, de confier les travaux de réfection de pistes rurales au ministère en charge des Infrastructures, « d’actualiser la classification des pistes pour se conformer à la règlementation en vigueur » et de rendre disponible par la même occasion « un répertoire d’entreprises techniquement éligibles qui participeront aux consultations ».
Un meilleur entretien des pistes avec plus de rigueur, un meilleur suivi, un contrôle plus exigeant…, ce sont autant de résultats que visent Patrice Talon et son gouvernement en se proposant d’indiquer une nouvelle méthode de gestion des pistes rurales. De quoi susciter la joie au niveau des producteurs qui n’ont que trop souffert des difficultés de transport des produits issus de leurs activités. L’autre impact que pourrait avoir cette option du gouvernement, c’est d’améliorer les rendements et les performances du secteur agricole béninois.
J. F. M.

Stupéfaction dans le milieu culturel, mardi 29 août dernier au lendemain de l’incendie qui s’est produite dans le musée de la ville historique d’Abomey. Mais plus de peur que de mal, c'est les stands destinés à la vente des objets d'art qui ont été consumés par le feux.
Le Gouvernement saisi du drame, s’est penché sur la situation lors de la séance du Conseil des ministres de ce mercredi 30 août. De sources proches de la présidence de la République, le ministre en charge de la Culture, Ange N’koué, a fait le point au Gouvernement. Il en ressort que ce n’est pas le musée qui a brûlé, mais plutôt les stands d’exposition de vente. Les produits consumés sont estimés à environ 25 millions de franc Cfa. Selon les mêmes sources, la réfection des stands devrait coûter moins d’une dizaine de millions de nos francs.
Informée du drame qui a frappé cette partie du musée d’Abomey, l’Unesco a rassuré notre pays que le feu ne s’étant limité qu’aux stands, cela ne devrait en aucun cas inquiéter le Bénin par rapport à un risque de déclassement de son musée de la liste du patrimoine mondial. Une mission de l’institution est attendue chez nous en octobre prochain dans le cadre de la future inscription de Ganvié au patrimoine mondial pourra saisir l’occasion pour voir les possibilités d’aide à apporter à notre pays, renseigne notre source.
Même s’il faut reconnaître que ce drame en appelle davantage à une attention soutenue par rapport à la sécurisation de nos musées, il faut souligner que fort heureusement, c’est la partie stand de vente qui a été consumé. Ce qui maintient le musée de la ville historique dans le patrimoine mondial?
S. L.

Les fidèles de l’assemblée évangélique de la Bergerie de Dieu (Aebd) étaient ce week-end à Bohicon, pour une croisade de prières à l’occasion de la célébration de son 20e anniversaire d’existence. Une rencontre placée sous le thème « La reconnaissance ».
L’assemblée évangélique de la Bergerie de Dieu (Aebd) était en croisade du vendredi 25 au dimanche 27 août à Bohicon. Cette rencontre chrétienne a sonné la grande mobilisation des fidèles et pasteurs autour du révérend-pasteur Ferdinand Glaglanon, et a connu la participation de plusieurs invités de marque dont Mounir Salib, serviteur de Dieu venu de la Suisse. Placée sous le thème « La reconnaissance » tiré de Colossiens 3 v 15, elle a été une occasion pour le révérend-pasteur de rappeler aux fidèles de son église le devoir sacré de la reconnaissance, de la gratitude envers Dieu en toutes circonstances : dans la souffrance comme dans les moments de joie.
Durant les trois jours de prières, de louanges et d’adoration, les fidèles de l’Aebd ont célébré les œuvres de Dieu et ont rendu grâce au Tout Puissant pour les 20 ans d’existence de l’église. Ferdinand Glaglanon a rappelé que « pour tout croyant le Psaume 78 fait obligation de reconnaissance au peuple de Dieu ». Et puis, « Le peuple qui oublie les œuvres de l’Eternel rentre dans la souffrance », averti-t-il.
Les manifestations de ce 20e anniversaire ont donc été marquées par divers témoignages des actions de grâce de Dieu, la présentation de divers groupes, des prestations artistiques, des réjouissances.
Des orphelins pris en charge par la Bergerie de Dieu ont été célébrés comme le témoignage même de la solidarité et la reconnaissance à Dieu et de Dieu. Des prières d’intercession et des offrandes ont été encore faites à leur intention. Dans cette même lancée, deux motos sont offertes à deux pasteurs pour leur bravoure et leur détermination dans le service de Dieu sur le terrain, puisque le peuple de Dieu agit dans la solidarité et la charité pour se soutenir.
Ce dimanche, la rencontre a pris fin par un culte d’adoration, de louanges et d’offrandes, sous l’égide de Mounir Salib. En insistant sur le caractère infiniment bon de Dieu pour ses enfants, le célébrant venu de la Suisse invite les fidèles à expérimenter une nouvelle vie en Christ pour bénéficier de cet amour infini. Cette adoration a été clôturée par le partage de la Sainte-Cène, « le repas du Seigneur » avec le pain et le vin transformés par la parole en chair et sang du Christ. Seuls ceux qui sont dignes ont été conviés à la table du Christ comme exigé en de pareilles occasions.
En trois jours, cette grande mobilisation de Bohicon aura aussi contribué à restaurer au sein du peuple chrétien, la puissance de Dieu à travers ses œuvres grandioses qu’il opère quotidiennement.
Pour ce 20e anniversaire de l’assemblée évangélique de la Bergerie de Dieu, de grands hommes de Dieu ont fait le déplacement de Bohicon pour appuyer les responsables ecclésiastiques de la communauté évangélique Aebd.
Ce fut aussi l’occasion pour ceux qui souffrent dans leur corps, dans leur âme d’obtenir la solution à leurs problèmes et le salut de leur âme par la rédemption en Jésus-Christ. Ils pourront désormais témoigner, par reconnaissance, de la gloire et de la puissance de Dieu. Le vœu de cette convention qui s’achève est que la prochaine se tienne sur le site même de l’Aebd. Et, à cet effet, un total de 2 226 500 F Cfa a été déjà mobilisé à travers des actions de grâce dans les églises de chaque localité.

L’opérateur de téléphonie mobile Mtn-Bénin a fait don d’un module de trois salles de classe, de vingt matelas et des vivres alimentaires à l’orphelinat-école « La prunelle de Dieu vivant » d’Avrankou. De quoi soulager la peine des enfants pensionnaires de ce centre en cette veille de rentrée scolaire. La cérémonie de remise officielle des dons a eu lieu, vendredi 25 août dernier, en présence du directeur général de Mtn-
Bénin, Stephen Blewett.
Mtn-Bénin donne à nouveau la preuve qu’elle est une entreprise citoyenne au service du développement du Bénin et surtout des démunis. La société de téléphonie mobile a inauguré, vendredi dernier à l’orphelinat-école « La prunelle de Dieu vivant » sis dans l’arrondissement de Gbozounmè, un module de trois salles de classe griffé aux couleurs du réseau Gsm. C’est un don de la Fondation Mtn-Bénin et du personnel de l’entreprise qui a cotisé pour la concrétisation du projet. La clôture et le portail de l’école ont été également réalisés, dans le cadre du programme social de Mtn-Bénin dénommé « 21 Days of Y’ello Care » c’est-à-dire 21 jours d’actions sociales au profit des personnes démunies que l’entreprise organise du 1er au 21 juin de chaque année depuis 2008.
Grâce à cette initiative, l’orphelinat-école « La prunelle de Dieu vivant » a changé de visage. Il offre désormais un cadre adéquat d’apprentissage à ses pensionnaires qui ne crècheront plus dans leurs salles de classe qui leur servaient en même temps de dortoir.
Le représentant des enfants bénéficiaires, Didier Hounkanrin, n’a pas caché sa joie de voir l’ouvrage réalisé en vingt-et-un jours seulement. Il a remercié la Fondation Mtn-Bénin et tout le personnel de l’entreprise qui ont ainsi fait œuvre utile. Didier Hounkanrin dit n’avoir pas trop cru lorsqu’au cours d’un déjeuner le promoteur de l’orphelinat leur avait annoncé la nouvelle de ce que Mtn-Bénin vole à leurs secours à travers un projet d’érection d’un module de trois salles de classe et autres. Aujourd’hui, il a vu que c’est du concret. Au nom des écoliers, Didier Hounkanrin, a promis à Mtn-Bénin de travailler davantage pour améliorer les résultats scolaires de l’école. « Nous ne sommes pas des enfants paresseux. Malgré notre situation et l’état de notre centre, nous donnons le meilleur de nous-mêmes aux études », laisse entendre le porte-parole des pensionnaires. Il en veut pour preuve les résultats obtenus à l’examen du certificat d’études primaires (Cep) de 2017 où l’école a obtenu 9 admis sur 13 candidats contre 100 % en 2016 et en 2015.
Didier Hounkanrin a formulé des doléances à l’endroit de Mtn-Bénin. Il a demandé à la société de les aider dans la résolution des autres difficultés de l’école qui ne dispose pas de moyens de distraction, de dortoirs dignes du nom et d’infirmerie pour les premiers soins.
Que d’actions sociales !
Outre la construction des trois salles de classe et clôture, Mtn-Bénin a offert au centre vingt matelas pour le dortoir et des vivres tels que des sacs de maïs, de riz, des pâtes alimentaires, du lait, du sucre, des cartons de boites de sardines et de tomate, des bidons d’huile d’arachide. Ces dons viennent s’ajouter aux tables-bancs qu’avaient offerts la Fondation à l’orphelinat-école le mercredi 21 juin dernier, soit le dernier jour de l’édition 2017 de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care ». Cerise sur le gâteau, Mtn-Bénin appuie le champ de maïs, de haricot, de produits maraîchers et autres du centre en mettant à disposition des techniciens agricoles pour booster la production.
Le fondé de l’orphelinat-école, Georges Bonou Boton, a aussi exprimé toute sa gratitude au directeur général de Mtn-Bénin et tout son personnel pour l’érection du joyau. Il a promis faire un très bon usage des dons. Le chef d’arrondissement de Gbozounmè, Cyrille Nouyéflin, représentant le maire d’Avrankou, s’est dit aussi très satisfait de cette réalisation qui vient booster l’éducation dans sa commune. Il a invité Mtn-Bénin à faire un clin-d’œil aux autres écoles et centres d’Avrankou qui sont dans les mêmes situations de précarité que l’orphelinat-école « La prunelle de Dieu vivant ».
La présidente de la Fondation Mtn-Bénin, Viviane Sissuh a expliqué que l’orphelinat d’Avrankou n’a pas été le seul centre impacté dans le cadre de l’édition 2017 de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care ». Des réalisations ont été également faites au profit d’autres orphelinats dans les communes d’Aplahoué, de Ouidah, d’Abomey-Calavi et de Parakou. Mais l’orphelinat-école « La prunelle de Dieu vivant » a été le plus gros projet de la série. C’est d’ailleurs à juste titre que la Fondation a décidé de réceptionner l’ouvrage en présence du directeur général de Mtn-Bénin, a détaillé Viviane Sissuh. Elle assure que la société ne va pas s’arrêter en si bon chemin. La présidente de la Fondation Mtn-Bénin annonce que d’ici fin septembre prochain, l’électrification de tout le centre avec des panneaux solaires sera une réalité pour permettre aux enfants d’étudier même la nuit.
Le directeur général de Mtn-
Bénin se dit très content d’avoir fait cette œuvre utile avec tout son personnel au profit de cet orphelinat. Stephen Blewett remercie le promoteur de l’école pour avoir accepté que Mtn-Bénin construise le joyau pour améliorer un tant soit peu le cadre de vie et de travail dans l’orphelinat-école.


Les Ecureuils du Bénin n’ont pas fait mieux que de courber l’échine face à l’ogre nigérian, ce samedi au stade Sani Abacha de Kano. Vainqueurs des Nigérians (1-0) à l’occasion de la manche aller du dernier tour qualificatif du CHAN Kenya 2018, il y a une semaine au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, les Béninois n’ont pas pu maintenir l’espoir suscité par cette courte mais précieuse victoire à domicile en s’inclinant sur un score de 2 buts à zéro. Mama Séibou, Nabil Yarou, Dine Koukpéré, Marcellin Koukpo et leurs coéquipiers n’ont pas pu créer l’exploit en ramenant la qualification à la phase finale du CHAN au Kenya en 2018, à Cotonou. Face à leurs adversaires, les Super Eagles, les Ecureuils locaux sont tombés les armes à la main, vendant chèrement leur pelure.
Sports 19 août 2017

Les membres de la Haute Cour de justice sont à Abomey du 16 au 18 août pour la tenue d’une audience de simulation. Cette action de la haute juridiction vise à se mettre en condition pour d’éventuels clients qu’elle pourrait avoir dans les jours et mois à venir.
Après plusieurs décennies d’existence, la Haute Cour de justice est toujours au chômage pour défaut de clients. Cependant, les membres de cette institution veulent maintenir la veille, jouer leur partition et se tenir prêts à assumer à tout moment la charge qui leur est confiée. C’est dans ce cadre que se tient depuis ce mercredi et ce, jusqu’à demain vendredi, une audience de simulation.
En effet, s’interroge Marcelline Gbèha Afouda, présidente de la Haute Cour de justice, que peut-il y avoir de plus pragmatique que la représentation d'un procès pénal au cours duquel les juges, les membres du ministère public et du greffe de la haute juridiction se mettront en situation concrète pour, d'une part, apprécier les documents qu'ils ont précédemment élaborés, d'autre part, vivre la tension ou l'angoisse caractéristique d'un procès ? L'exercice paraît fort utile, en attendant que les dispositions constitutionnelles et législatives qui fondent la compétence matérielle et personnelle de la Haute cour de justice changent.
En procédant hier à la cour d’appel d’Abomey à l’ouverture de cette audience de simulation, la présidente Marcelline Gbèha Afouda présente l’institution qu’elle dirige en rappelant qu’en l'état actuel des textes, la Haute cour de justice continue toujours à être composée des membres de la Cour constitutionnelle à l'exception du président de cette institution, de six députés désignés par leurs pairs pour représenter l'Assemblée nationale au sein de la haute juridiction et du président de la Cour suprême. Provenant ainsi d'horizons divers, les membres de la juridiction, qui ne sont donc pas nécessairement des juristes ou des praticiens du droit, doivent se soumettre aux mêmes exigences déontologiques et aux mêmes règles de procédures pour l’accomplissement de leurs missions. Il est donc normal que celles-ci soient précisées, connues et respectées de tous pour promouvoir et maintenir la confiance des justiciables en la justice.
Pour Marcelline Gbèha Afouda, c'est pourquoi au cours de deux de ses rencontres qui ont eu lieu à Sègbohouè en 2014 et à Agoué en 2015, la Haute Cour de justice a eu à élaborer un code de déontologie et d'éthique du juge à la Haute Cour de justice et un manuel de procédure applicable au cours d'un procès devant elle. Conscients aujourd'hui de la nécessité de confronter le contenu de ces deux opuscules à la pratique, la Haute Cour de justice veut renouer avec sa pratique de veille intellectuelle permanente et active en regroupant en ces lieux tous ses membres, dans le cadre d'une audience de simulation.
L'article 136 de la Constitution de 11 décembre 1990 précise que « La Haute Cour de justice est compétente pour juger le président de la République et les membres du Gouvernement à raison de faits qualifiés de haute trahison, d'infractions commises dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l'Etat ». Et la loi organique qui fixe les règles du fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Haute Cour de justice précise en son article 17.2 que « La procédure de la Haute Cour de justice est celle appliquée devant la cour d'assises, sous réserve des dispositions contraires de la présente loi »?

Béninoises, Béninois,
Mes chers compatriotes,
Aucune nation ne peut se construire durablement sans rester enracinée dans l’histoire.
Une histoire que la conscience collective a le devoir de renouveler constamment en y puisant à chaque occasion majeure de la vie nationale, les enseignements utiles et nécessaires pour l’avenir.
C’est tout le sens de cette 57e célébration de l’accession de notre pays à l’indépendance.
Mais au-delà des symboles et des rituels qui fixent un événement historique, ce dernier se détermine aussi par le commentaire que l’on en fait et surtout les orientations qu’il nous inspire.
Si bien que ses conséquences sont constamment infléchies par la façon dont nous nous réapproprions les faits politiques, économiques et sociaux de la Nation.
C’est pourquoi je voudrais inviter chaque Béninoise et chaque Béninois à méditer cette année sur le sens et la portée de notre fête nationale, pour en sortir quelque chose de profond, au-delà des festivités diverses et variées organisées sur tout le territoire national.
Je reste persuadé que l’indépendance, c’est la liberté certes, mais c’est surtout le choix de la responsabilité.
La liberté ne devient véritablement un acquis que lorsque nous en faisons un pari ambitieux : celui de la volonté inébranlable d’aller toujours vers le progrès économique et social pour un bien-être durable.
C’est fort de cette conviction que, depuis le 6 avril 2016, notre pays, sous l’impulsion de mon gouvernement, a pris avec courage, un nouvel élan vers le progrès et la modernité. En témoignent les réformes entreprises et les chantiers déjà engagés à cet effet.
Progressivement, les piliers durables d’un Etat démocratique, économiquement et socialement viable, sont en train d’être posés.
Je voudrais remercier chacune et chacun de vous, et vous encourager pour votre engagement ainsi que votre disponibilité.
Pour ma part, je reste dévoué et fidèle à la République : c’est le serment que j’ai prêté, et je m’y emploie, même par les temps d’épreuves.
A cet égard, je voudrais vous exprimer toute ma gratitude pour les prières, les vœux, les pensées positives dont vous m’avez récemment gratifié.
J’en ressens un immense réconfort et j’en ressors plus déterminé que jamais, plus engagé encore, à servir au mieux notre cher et beau pays, au grand dessein.
Mes chers compatriotes,
Oui, notre pays a un grand dessein.
C’est autour de cette conviction que je fonde l’action de mon gouvernement.
Une action qui appelle des efforts constants certes, mais nécessaires à la relance de notre économie, à sa transformation structurelle en vue d’assurer l’amélioration de nos conditions de vie.
C’est ce qui justifie mon appel à la mobilisation de toutes les énergies, à la confiance en l’avenir radieux de notre pays, et à la foi en notre capacité à réussir ensemble.
Ce sont là en effet, les ressorts indispensables à la réussite de cette œuvre palpitante, exigeante, mais ô combien passionnante !
Au cours de ces derniers mois, mon gouvernement a finalisé la conception de plusieurs chantiers de développement, avec des modèles économiques et financiers désormais fiables.
Ces projets, dont la viabilité et la pérennité sont assurées, sont sur le point de voir le jour dans le cadre d’un aménagement équilibré du territoire national.
Nous avançons donc au quotidien sur ces nombreux chantiers qui auront un impact positif et durable sur les conditions de vie de la population béninoise tout entière.
Il s’agit notamment :
- de la sécurité dans nos villes, nos campagnes et sur nos axes routiers ;
- de la fourniture et de la distribution de l’eau et de l’énergie électrique ;
- de l’éducation avec l’installation prochaine du Conseil national de l’Education Nouvelle Génération ;
- de la mise en place d’un nouveau système de santé pouvant garantir des soins de qualité ;
- d’un nouveau mécanisme de protection sociale surtout en faveur des populations vulnérables ;
- de la modernisation de la gestion des déchets dans l’agglomération du Grand Nokoué ;
- du développement agricole et de l’amélioration des revenus des producteurs agricoles ;
- du lancement de la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir, à Sèmè-Podji ;
- de la promotion immobilière ;
- de la finalisation des projets touristiques sur les sites prioritaires à Abomey, Allada, Ouidah, Porto-Novo et Nikki ;
- du nouveau mode de gestion sécurisée de la Pendjari et du Parc régional W ;
- de l’assainissement des plans d’eau et de la réinvention de la Cité fluvio-lacustre de Ganvié ;
- de l’instauration de la meilleure gouvernance dans tous les secteurs et de la lutte contre l’impunité, pour ne citer que ces chantiers.
Pour réaliser tout cela et l’inscrire dans la durée, je reste persuadé que chaque compatriote est convaincu qu’il n’y a pas de réponses concrètes et durables aux aspirations individuelles et collectives, sans une économie bien structurée, une justice crédible et des services sociaux de qualité.
Nous y travaillerons tous ensemble et je vous félicite pour les sacrifices que vous y consentez.
C’est aussi le lieu de rassurer les générations montantes, de notre détermination à leur assurer un mieux-être pérenne et à leur créer les conditions favorables afin qu’à leur tour, quand le moment viendra, ils se consacrent avec ardeur à leur devoir vis-à-vis de la République.
C’est dans cette perspective que j’ai décidé d’instaurer, pour compter de l’année 2018, l’initiative présidentielle de promotion de l’excellence.
Il s’agit, ainsi, pour stimuler les talents, de décerner chaque année, à la veille de la célébration de la fête nationale, des prix d’excellence aux plus méritants.
Nos meilleurs élèves et étudiants, agriculteurs, artisans, artistes, journalistes, hommes et femmes de lettres, et d’autres encore, se verront décerner ce prix, sur la base des critères de qualité et de compétence qui auraient permis de les identifier.
Ce faisant, j’ai la conviction que la saine émulation faisant son œuvre, nous irons d’exploit en exploit.
Mes chers compatriotes,
Mon devoir est de vous convaincre que le prix à payer pour y parvenir est dans l’organisation efficiente de notre administration publique, dans la rigueur qui accompagne l’action et dans la lutte quotidienne contre toutes les formes de déviance, qui ternissent l’image de notre pays.
Il nous faudra sans doute, avec plus d’engagements que par le passé, lever toutes les barrières qui retiennent encore l’élan de notre communauté vers le progrès attendu.
L’adhésion de tous aux réformes prévues en est la clé.
Enfin, conformément à la tradition, à l’occasion de notre fête nationale, j’ai décidé de gracier certaines catégories de prisonniers.
Et ce faisant, parce que je crois que chacun peut s’améliorer, je les exhorte à retrouver leur place au sein de la société et à contribuer sainement à son évolution positive.
Ensemble, nous sommes plus forts et notre pays connaîtra un beau dessein.
Vive la République !
Vive le Bénin ! Bonne fête à tous.
Je vous remercie.

Les cinquante meilleurs candidats du Bénin à l’issue de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) ont été récompensés ce mardi 1er août, jour de la célébration de la fête nationale par la Fondation Claudine Talon. Un geste qui vise à les encourager.
Une pépinière à encourager et à entretenir ! Les cinquante meilleurs élèves au Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2017) ont été récompensés pour leurs efforts, ce mardi 1er août, par la Fondation Claudine Talon. « Ils ont démontré qu’ils ont des capacités. Ils se sont appliqués et nous voulons les aider à poursuivre leurs rêves », a indiqué le père Alain Ayimihouè, porte-parole des encadreurs au cours de la cérémonie. Et des rêves, ils en ont vraiment.
Pédiatre, expert-comptable, ingénieur, concepteur de robot, neurologue… Les carrières envisagées par ces jeunes apprenants sortent de l’ordinaire, mais répondent également aux besoins identifiés par eux au niveau de la société. Des ambitions qui font la fierté de cette fondation qui porte le nom de la Première dame du Bénin. C’est la raison pour laquelle Claude Borna de la Fondation a partagé avec les lauréats, les valeurs de ladite fondation, qui se résument en la solidarité, le soutien aux indigents, la promotion et la consolidation de la famille, le respect des différences, l’intégrité, la confiance, la fiabilité, la transparence, l’humilité, le dévouement, l’efficacité …
A chacun de ces 50 apprenants méritants, Claudine Talon a personnellement remis un lot composé d’un ordinateur-
tablette et d’un power-bank solaire pour l’alimentation en énergie. Ces tablettes et ordinateurs proposent un riche contenu de plus de 60 activités éducatives, ludiques et instructives. « Des outils d’apprentissage qui leur seront très utiles dans leur cursus scolaire, non seulement pour apprendre mais aussi pour communiquer tout en utilisant les nouvelles technologies », estime la fondation. « Une récompense largement méritée », dira pour sa part Claudine Talon qui a exprimé les félicitations de son institution aux encadreurs et parents des heureux lauréats. Ce don, elle le voit comme une marque d’engagement et un outil utile à même d’aider les 50 candidats à se maintenir dans le cercle de l’excellence. C’est d’ailleurs leur plus gros challenge, pense aussi le père Alain Ayimihouè qui les a invités à se maintenir au sommet.
Là-dessus, Mauricette Makin, porte-parole des heureux du jour, invite à leur faire confiance. « Dans trois ans, à l’issue du Baccalauréat, nous serons à nouveau dans les locaux de la fondation pour être récompensés », s’est-elle engagée au nom de ses camarades. « Cette cérémonie ne sera pas pour nous un alibi pour nous reposer, mais ce sera comme une stimulation », poursuit, heureuse, Mauricette. Aux côtés du Gouvernement et d’autres partenaires, la Fondation Claudine Talon entend davantage apporter sa contribution pour que tous les enfants du Bénin aient un accès équitable à une éducation de qualité.