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Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu, vendredi 28 juillet dernier, Horace Adjolohoun, juriste à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp) à son cabinet à Cotonou. Au menu des échanges, diverses préoccupations dont le dialogue judiciaire continental.
Horace Adjolohoun, juriste à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp), a rencontré, vendredi 28 juillet dernier, le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. « Je suis allé présenter mes civilités au président qui est notre aîné dans le système universitaire au Bénin et en Afrique. Etant en séjour au Bénin, je n’aurai pas pu ne pas aller le saluer pour m’avoir cautionné intellectuellement », confie-t-il à sa sortie d’audience. « Je suis allé lui rendre compte de mes activités récentes du point de vue professionnel dans la fonction publique internationale mais également dans le système universitaire au niveau africain », poursuit-il.
Les deux hommes ont échangé sur des questions telles que le dialogue judiciaire continental prévu pour le mois de novembre prochain. « Le dialogue judiciaire est une activité organisée par la Cadhp sous l’égide de l’Union africaine qui rassemble les présidents des cours constitutionnels et suprêmes de tous les pays africains, mais aussi les présidents des cours régionales africaines et autres », a-t-il expliqué. Aux dires d’Horace Adjolohoun, cette réunion qui s’organise au niveau continental, permet aux sommités des juridictions nationales et continentales de se réunir pour échanger. « Le dialogue est placé cette année sous le sceau du renforcement des questions jurisprudence, cela prouve qu’en Afrique, il y a nécessité de mettre en place des systèmes d’échange de données visant à l’échange permanent de jurisprudences », a-t-il ajouté. Le juriste Horace Adjolohoun dit être satisfait du tête-à-tête avec le président Théodore Holo n

Un an après sa prise de fonction, le préfet de l’Atacora, Déré Lydie Chabi Nah, montre toute sa capacité à assumer la mission de représentant du chef de l’Etat dans le département. Tôt, sa volonté à instaurer la cohésion au sein de l’administration départementale et à ne point désarmer face aux divers problèmes des populations des neuf communes dont elle assure la tutelle, a conquis ceux qui se montraient bien sceptiques à son avènement.
L’intérieur du bureau en dit long sur le caractère de celle qui y travaille. Avec ses mobiliers en ordre, ses dossiers bien rangés sur la table, il séduit le visiteur qui éprouve dès lors l’envie de s’asseoir avec confiance pour écouter la maîtresse de céans : Déré Lydie Chabi Nah, 38 ans. A l’aise dans son boubou aux couleurs vives fleuries, cette native de la commune de Kérou, est tout un symbole. Préfet de l’Atacora, celle qui officiait, il y a peu de temps, comme assistante de son prédécesseur a tôt imprimé sa marque au pouvoir de commandement. Prenant de court ceux qui demeuraient sceptiques quant à sa capacité réelle à faire face à la mission à elle dévolue. « Telle une mère de famille qui sait gérer les divergences et les contradictions, elle a su instaurer au sein de l’administration préfectorale une bonne ambiance. Elle se bat beaucoup et sa présence sur tous les fronts le montre. Je dirai sans abuser des mots que c’est un administrateur civil au vrai sens du terme », témoigne Nestor N’tcha M’po, chef service Affaires générales de la Préfecture de Natitingou. Dans la Cité des Nanto, vieux et jeunes, hommes et femmes sont tous unanimes : sans le dynamisme et l’engagement de Déré Lydie Chabi Nah, nombre de situations auraient vicié l’entente entre les diverses communautés vivant dans le département de l’Atacora.
Check Nourou Dine Mouhamed Sanni, imam central de la commune de Natitingou, se rappelle de toute la diplomatie dont a usé le préfet pour aider au retour de la paix au sein de la communauté musulmane secouée par une crise de succession sans précédent.
Outre la gestion de la crise de l’imamat à Natitingou et des questions liées à la sorcellerie dans la commune de Ouassa-Péhunco, elle s’est distinguée par la conduite de l’opération de déguerpissement des espaces publics dans la commune de Natitingou, la lutte contre l’alcool frelaté dans le département, le combat contre les grossesses précoces en milieu scolaire et d’apprentissage, les actes de légalité au profit des collectivités locales et l’assistance-conseil, le suivi et la mise en œuvre des actions du Gouvernement, égrène le chef service des Affaires générales pour montrer toutes les actions à mettre à son profit. S’il y a lieu de considérer également celles dont bénéficient les agents de la Préfecture, Nestor N’tcha M’po cite le paiement d’arriérés de primes de carburant, l’amélioration des conditions de travail au niveau de différents services, les travaux de rénovation de bâtiments et la construction d’un nouveau parking. Des initiatives qui n’ont pas été prises sans l’avis des agents à travers leurs représentants au Comité de direction.
« Je trouve qu’elle est brave. Elle donne plus qu’on en attend d’elle. La manière dont elle a conduit l’opération de libération des espaces publics dans la ville de Natitingou est à saluer », apprécie son prédécesseur, Gervais N’Dah Sékou. Celui-là même qui lui a mis le pied à l’étrier et qu’elle appelle affectueusement ‘’papa’’.
Loin de s’attribuer ces faits d’arme, Déré Lydie Chabi Nah, en toute modestie, rend hommage à ses collaborateurs dont elle se dit très proche et sans qui « ses actions n’auraient pas aujourd’hui leur impact ». Mieux, confie-t-elle, du haut de son bureau, « Aucune de mes décisions n’est prise sans les conseils avisés de mes collaborateurs ». A l’écoute de ces derniers dont elle salue le professionnalisme, elle ne transige pas sur les principes de l’administration et attache du prix au sens du devoir et au service. Ceci dans l’intérêt des usagers de l’administration publique.
Femme battante
Stagiaire à ses débuts à la préfecture de Natitingou, celle qui a perdu ses parents, dès les classes du cours primaire, a vite gravi les échelons au sein de l’administration publique, révélant ses capacités à transcender les écueils et difficultés qui s’érigent sur son parcours.
Un parcours qu’elle n’aurait pas connu sans l’aide de ses tuteurs et de sa volonté caractérielle à s’en sortir. Dans l’Atacora, Déré Lydie Chabi Nah a très tôt pris conscience du fléau de l’illettrisme et de la déscolarisation, sources de sous-développement. Par ignorance, manque de ressources financières ou du fait des pratiques coutumières (excision, mariage forcé et précoce…) et des préjugés sexistes, rares sont les parents qui envoient leurs enfants à l’école et les y maintiennent. Pis, les grossesses précoces assombrissent l’avenir des jeunes filles. Plus nombreuses, mais aussi plus marginalisées, les jeunes filles ont un destin de femme tout tracé : aider leur mère dans les tâches domestiques, attendre qu’on leur trouve un mari et faire à leur tour des enfants. Ce qui renforce le cercle vicieux de la pauvreté.
1485 cas de grossesses précoces ont été enregistrés dans les collèges de l’Atacora entre 2013 et 2016. Pour celle qui, ayant été à l’école en connaît les bienfaits, il faut inverser la tendance. D’où son engagement à éradiquer les grossesses en milieu scolaire d’ici l’an 2020, avec l’appui d’institutions internationales telles que Unfpa et Plan International. Le péril des grossesses précoces en milieu scolaire est à réprimer par toutes les voies et moyens, admet-elle.
En véritable amazone de la lutte contre les grossesses précoces, elle répand partout la bonne nouvelle de la réussite des filles à l’école et démontre aux communautés la nécessité d’envoyer les enfants et, surtout les filles, à l’école. En même temps, elle ne marchande pas sa disponibilité à prendre part à toutes les initiatives allant dans ce sens. Présentée comme un modèle de réussite dans le département elle écume les collèges et lycées des neuf communes du département pour appeler les jeunes filles à résister à la sirène des hommes et rappelle aux potentiels auteurs de grossesses précoces les textes de lois qui réprimandent leurs actes.
« Le phénomène non seulement réduit de façon drastique le nombre de filles dans les collèges et lycées avant la classe de terminale, mais surtout donne d’argument à certains parents à ne plus envoyer leurs filles à l’école, parce que pour eux, la finalité c’est leur ramener une grossesse », estime-t-elle.
Si pour nombre d’observateurs, l’engagement du préfet constitue une arme pour contraindre les indélicats à se ranger, ils adoubent cette responsabilité sociale qu’elle porte en plus de ses charges administratives. « Il fallait un engagement fort pour faire face à certaines réalités dont les grossesses précoces en milieu scolaire et la non déclaration des naissances. Et l’autorité de tutelle l’incarne à merveille dans l’Atacora à travers ses prises de position et décisions », constate Roger Bakary, directeur de l’Unité de programme Nord de Plan International Bénin.
Une sensibilité qui ne surprend d’ailleurs pas Gervais N’dah Sékou. « J’avais fait d’elle une spécialiste des cas sociaux. Lorsqu’il y avait un cas social, elle le gérait à la perfection », se rappelle-t-il, fier d’elle.
De nature tempérée et assez joviale, cette jeune dame, au teint bronzé et aux yeux pétillants derrière ses verres clairs, fait montre d’une simplicité qui contraste avec sa rigueur quand il s’agit de travailler. Des principes que prennent en compte ses collaborateurs qui n’entendent nullement s’attirer sa foudre.
Administrateur civil sortie en 2012 de l’École nationale d’Administration et de Magistrature (Enam) de Ouagadougou au Burkina-Faso après une maîtrise en Droit privé à la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi, elle assume avec dévouement sa mission sous l’égide du chef de l’Etat à qui elle témoigne toute sa reconnaissance. Lui qui, selon elle, affiche sa vision de voir les populations de l’Atacora s’épanouir à travers le Programme d’action du Gouvernement. Elle en veut pour preuves les efforts déployés par le Gouvernement tant en moyens matériels qu’en stratégies d’intervention des forces de sécurité publique pour faire face à l’insécurité grandissante dans le département, les travaux de bitumage de la route nationale Inter-Etats Natitingou-Boukombé-Korentière et la relance du projet de micro-crédits aux plus pauvres Nouvelle-génération.
Et croit au renouveau de la région de l’Atacora avec les différents projets du Pag dont les plus importants demeurent le développement du secteur touristique, le projet d’asphaltage des rues de certaines communes. En digne défenseuse de son terroir elle n’est pas prête à baisser les bras face aux enjeux de développement de l’Atacora et se félicite de cette ambitieuse vision du président de la République, Patrice Talon à changer le visage du département.

Les travaux des quatrièmes journées scientifiques de la Société béninoise de parasitologie-mycologie (Sobepam) ont été lancés, ce mardi 25 juillet à Cotonou, par le ministre de la Santé
Alassane Séïdou. Portant sur le thème « Prise en charge du paludisme et des maladies tropicales négligées », ces journées offrent l’occasion de faire le point des actions qui ont été menées par le Bénin pour lutter contre lesdites maladies.
« Une société scientifique vit par la qualité des activités qu’elle organise », affirme le président du Comité scientifique de la Société béninoise de parasitologie-
mycologie (Sobepam), le docteur Marcel Zannou. Cela traduit le bien-fondé des quatrièmes journées scientifiques sur le thème « Prise en charge du paludisme et des maladies tropicales négligées » dont les travaux ont démarré hier à Cotonou.
La présidente de la Sobepam, le professeur Dorothée Akoko Kindé-Gazard, a situé le contexte de la tenue desdites journées avant de faire le point des actions qui ont été menées jusque-là par son organisation. Créée en 2009, la Sobepam, selon sa présidente, entend assurer l’arrimage entre les institutions qui effectuent les recherches scientifiques et les structures qui sont appelées à mettre en application les résultats des recherches.
Pour réussir les actionsvisant une meilleure santé des populations, Dorothée Akoko Kindé-Gazard estime qu’il faut orienter les réflexions sur ce qu’elle appelle « les déterminants de la santé ». Il s’agit, explique-t-elle, des facteurs qui entrent en jeu afin que les populations soient en bonne santé ou non. Il s’agit, a-t-elle souligné, des facteurs socio-économiques qui se rapportent à l’habitat, l’urbanisme et l’aménagement rural, les modes de vie, la situation de l’emploi, les modes de consommation, les loisirs. Elle cite également les facteurs psychoculturels qui sont relatifs à la scolarisation, la mentalité des populations devant les problèmes sanitaires, les coutumes, croyances et traditions en matière de santé. La présidente de la Sobepam affirme qu’il y a tant à faire dans la lutte contre les maladies qui affectent les populations les plus pauvres.
Initiative salutaire
Le représentant du représentant-résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Bénin, le docteur Télesphore Houansou, a salué l’initiative qui vise à faire le point des recherches réalisées au Bénin dans le cadre de la lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées. Des recherches dont les résultats permettront, selon lui, d’améliorer les performances des programmes du ministère de la Santé dans les domaines abordés au cours des travaux.
Le docteur Télesphore Houansou souligne que l’Oms met un point d’honneur à la recherche surtout lorsqu’elle est portée par les chercheurs/scientifiques qui vivent dans les zones où sévissent les maladies concernées. En tant que source d’informations nouvelles pour établir le diagnostic, déterminer les besoins et résoudre les problèmes de santé, la recherche, estime le représentant du représentant-résident de l’Oms, doit avoir une place de choix dans chacune des initiatives. Pour ce faire, il faudrait à son avis, intégrer dans les démarches, des activités de recherche multidisciplinaire, qui sont susceptibles de promouvoir les formes endogènes de traitement et de prévention des maladies.
Heureux de la tenue de ces journées scientifiques, le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, estime qu’elles constituent une occasion exceptionnelle. Car, elles permettront une discussion et des échanges entre parasitologues, entomologistes, biologistes, médecins, anthropologistes, praticiens de la Médecine traditionnelle, chercheurs, professionnels de la santé, scientifiques de tous horizons. Elles sont également une occasion de faire l’état des lieux des affections les plus meurtrières du Bénin, notamment par rapport aux connaissances nouvelles acquises par la communauté scientifique. C’est pourquoi, il se réjouit d’être avec les chercheurs et les différents acteurs dans le cadre de ces journées scientifiques.
Durant les deux jours de travaux, il sera question de deux grandes conférences dont celle inaugurale a été donnée hier par la présidente de la Sobepam et d’une trentaine de communications.

Tito Rutaremara, sénateur rwandais et co-fondateur du Front patriotique rwandais, parti au pouvoir, a échangé ce mardi 18 juillet avec une poignée de journalistes francophones en séjour à Kigali. Les échanges ont été vifs, nourris, mais surtout très instructifs sur le modèle politique rwandais, le style de gouvernance, en bref la démocratie à la rwandaise.
Souriant, barbe sel bien taillé, le poids de l’âge et sans doute celui de l’expérience aussi se lisaient sur le visage de l’homme qui nous a reçus à son cabinet, ce mardi 18 juillet. Tito Rutaremara, sénateur rwandais, un des vétérans de la politique dans son pays avait tout de même des raisons d’être content. A nouveau, il parle de son pays à des reporters. « L’exercice le passionne » avions-nous appris avant la séance. Et à l’épreuve, le sénateur Tito comme l’appellent de nombreux jeunes militants au sein du Front patriotique rwandais (Fpr), formation politique du président Paul Kagamé (au pouvoir) ne fera que le confirmer.
Très diplomatique dans ses réponses sur certaines questions comme celles en lien avec l’Uganda, il s'st montré tout de même assez ouvert, explicite et surtout très détaillé sur certaines préoccupations de son histoire. Au cours des échanges qui ont duré plusieurs heures, les hôtes de Tito Rutaremara ont appris à connaître davantage l’histoire du Rwanda, ses élites politiques, ses déboires, son génocide, ses plaies, ses douleurs, mais aussi et surtout ses efforts de réconciliation, son engagement pour la paix et le développement.
« Le Rwanda est un petit pays. On peut le parcourir en une journée », introduit Tito Rutaremara : 26 336 Km² pour 11 millions d’habitants. Soit une forte densité de 415 personnes par kilomètre. Il évoque les coulisses des conciliabules politiques des années 80. Entre souvenirs et nostalgie, le sénateur parcourt les détails du long activisme politique de ses pairs et lui. Il évoque notamment la création des courants, l’organisation des jeunes, des femmes et surtout des écoles politiques qui ont servi à actionner le militantisme et le modèle politique de leur rêve.
Mais c’est surtout sur le génocide et l’histoire d’après que Tito Rutaremara va se révéler un fin connaisseur de l’histoire politique de son pays. Pour mieux se faire comprendre, il parcourt d’un doigt la carte du pays, survole les régions et explique le déroulement du conflit. Puis, il enchaîne sur le pays d’après-guerre, la reconstruction. Il était d’ailleurs très attendu sur ce pan de l’exposé. Le plus dur a été « d’éduquer les populations à s’accepter et à travailler pour reconstruire un pays complètement détruit », révèle-t-il. « La première chose que nous avons faite était de donner la sécurité au reste de la population » avant d’aller chercher les autres, indique-t-il ensuite.
S’inspirer du modèle politique rwandais
A en croire le sénateur Tito Rutaremara, le modèle politique, sinon la démocratie de son pays, est inspiré du modèle suisse. « Nous avons préféré le modèle suisse qui nous convenait le mieux. Nous avons voulu construire une démocratie consensuelle », apprécie-t-il. Et ce modèle, selon ses explications, s’illustre par le fait que celui qui gagne ne doit pas tout prendre. Au niveau du Gouvernement rwandais, 50% des portefeuilles doivent être donc détenus par le parti au pouvoir et les 50% restants aux autres formations politiques. Le même modèle démocratique stipule que le président du Parlement et le chef de l’Etat ne peuvent être de la même mouvance politique, soutient Tito Rutaremara. « On doit écouter les autres. Nous optons pour le système de la proportionnelle qui donne des chances à tout le monde », avance-t-il. Au niveau du sénat, une faible part est concédée au parti au pouvoir.
L’illustration de la singularité de la démocratie rwandaise, bâtie sur un modèle qui favorise la réconciliation, selon lui, c’est la création et l’institutionnalisation du « Forum consultatif des partis politiques ». Chaque parti, quel que soit son bord y est représenté par deux hommes et deux femmes en son sein et dispose d’un droit de véto. « Le Parlement représente le peuple, mais pas toutes les idées du peuple. Ceux qui n’ont pas été élus mais qui ont de bonnes idées doivent être pris en compte. Beaucoup d’idées partent de là en direction des dirigeants », lance le sénateur. Il décrit alors ce forum, innovation rwandaise, comme « une plateforme pour entretenir le dialogue national ». Aussi, dira-t-il que c’est « l’intolérance qui a créé le génocide » et soutient qu’il « faut apprendre à la population à s’accepter ». Il faut, note également ce sénateur rwandais, « tolérer les idées des autres, même s’ils disent des bêtises ». Cette séance lui a également donné l’occasion de se prononcer sur sa formation politique, le Front patriotique rwandais (au pouvoir). Un parti « organisé, structuré », mais aussi « majoritaire parce qu’il a un système de mobilisation fiable », selon lui.
Par Josué F. MEHOUENOU (Envoyé spécial à Kigali)
International 19 juil. 2017

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a procédé à la remise, ce jeudi 13 juillet, des enveloppes financières aux populations d’Akpakpa Dodomey, Enagon et environs. Il s’agit du dédommagement dans le cadre du projet de protection de la côte Est de Cotonou.
Les populations d’Akpakpa Dodomè, Enagnon et environs ont reçu, ce jeudi, des enveloppes financières en guise de dédommagement pour s’installer ailleurs, suite à leur déguerpissement dans le cadre du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou. Cet acte intervient après plusieurs mois d’échanges entre José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, et les habitants des zones ciblées.
Installé sur le domaine public non aedificandi, ces populations sont contraintes au déménagement, en vue de l’aménagement des lieux qui seront libérés.
L’autorité ministérielle estime que la tâche n’a pas été facile mais qu’à force d’échanges et de sensibilisations, ils en viennent à bout. « Nous sommes allés tambour battant ; les études ont été actualisées ; nous avons finalisé les dossiers d’appel d’offres et avons mobilisé les ressources et le défi a été relevé. Nous voici à la veille du lancement des travaux d’aménagement, ce n’est pas facile », s’est-il félicité. Le ministre affirme que ces enveloppes sont symboliques. « Ce qui a été fait est profond et plein de sens », a-t-il laissé entendre.
Le ministre s’est réjoui de l’engagement du représentant des sinistrés à libérer les lieux pour faciliter le lancement des travaux. C’est un discours encourageant, relève-t-il, car pour faire des omelettes, on doit casser des œufs. « Le développement de notre pays est une tâche commune », fait observer le ministre qui souligne qu’avec les travaux, l’activité de pêche sera plus sécurisée et durable. « Il ne sera jamais question d’éléphant blanc », promet-il
Saluant l’initiative du Gouvernement, le préfet du Littoral, Modeste Toboula explique aux riverains qu’ils avaient érigé leurs domiciles sur des domaines publics de la côte Est de Cotonou. Les questions liées à l’évacuation des populations posent, selon le préfet, la problématique des mesures sociales. « C’est la première fois que je vois un Gouvernement prendre des engagements de cette nature. C’est également l’une des rares fois que les populations s’engagent », se réjouit le préfet Modeste Toboula qui a salué l’acte du ministre, donc du Gouvernement qu’il qualifie de « pragmatique ». « C’est heureux que des mesures sociales aient précédé l’évacuation, je salue cette décision », indique-t-il.
Les habitants des quartiers Akpakpa Dodomè, Enagnon et leurs environs ainsi dédommagées peuvent désormais se trouver un endroit fixe pour se faire un toit. Koffi Mathieu Gossa, leur représentant, exprime la joie qui les anime face au geste du ministre en charge du Cadre de vie. « Nous remercions l’Etat béninois pour cette initiative qui nous permet d’avoir une meilleure habitation », signifie Koffi Mathieu Gossa. « L’Etat est une continuité. Nous autres sommes des "aquatiques" et avons besoin d’être soutenus », relève-t-il. Les habitants de ces localités ont compris l’importance de leur retrait des lieux et s’engagent à accompagner le Gouvernement dans son projet d’aménagement. « Nous sommes prêts à travailler main dans la main avec l’Etat pour que l’objectif visé soit atteint », conclut-il.

Une locomotive tirant plusieurs wagons a pris feu, ce mercredi 12 juillet à Savè. L’incendie de cette locomotive du train s’est déclaré dans la localité d’Ouogui dans l’arrondissement de Sakin dans la commune de Savè. Outre la locomotive brûlée, il n’y a pas de blessé, et ce, grâce à l’habileté de l’équipe technique à bord. L’incendie a été très tôt maîtrisé et les marchandises transportées dans les wagons ont pu être sécurisées.
Le drame s’est produit sur la voie ferrée inter-Etats Parakou-Cotonou. Selon les témoignages recueillis sur place, c’est une défaillance électrique qui serait à la base de l’incendie.
Encore le train et encore à Savè !, diront certains qui s’étonnent déjà de la fréquence de ces problèmes de train dans cette localité. Cet accident est le second enregistré en un mois. Le dernier qui s’est produit au petit matin du mardi 13 juin dernier avait fait plusieurs morts. Il s’agissait d’une collision avec un bus de transport en commun. Hier, le train était seul sur les rails quand l’incendie s’est déclaré.
Valentin SOVIDE A/R Zou-Collines

La ville de Mumbai en Inde a accueilli, vendredi 7 juillet dernier, le tirage au sort du Mondial U-17 de football. Les quatre représentants de l’Afrique connaissent désormais leurs adversaires dans les différents groupes.
L’Inde accueillera du 8 au 26 octobre prochain le mondial U-17 de football. Au total, six villes abriteront l’évènement. Le Niger, qui sera à sa toute première participation, devra batailler dur dans le groupe D aux côtés de la Corée du Sud, du Brésil et de l’Espagne.
Le Ghana est logé dans le même groupe que le pays hôte : l’Inde, et peut faire valoir ses qualités, avec les Etats-Unis d’Amérique et la Colombie.
La Guinée a hérité du groupe C bien en forme qui comporte l’Iran, l’Allemagne et le Costa Rica
Les champions d’Afrique en titre, les Aiglonnets du Mali, sont classés dans le groupe B dans lequel sont également logés le Paraguay, la Nouvelle Zélande et la Turquie.
Le match d’ouverture est prévu pour le samedi 8 octobre prochain et opposera l’Inde pays organisateur aux Etats-Unis d’Amérique.

De 15,58 % l’année dernière, le Borgou a enregistré à l’examen du Bepc, session de juin 2017, un taux d’admissibilité de 50,01%. Ne pouvant rester insensible par rapport à ce résultat, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, était à la Direction départementale de l’Enseignement secondaire, mardi 4 juillet dernier. Il a témoigné sa reconnaissance aux acteurs du système éducatif du département pour les efforts qu’ils ont consentis pour atteindre ce résultat.
Sur les douze départements que compte le Bénin, le Borgou a occupé la 6e place avec un taux d’admissibilité de 50,01 % qu’il a enregistré à l’examen du Bepc, session de juin 2017. Un pourcentage qui réjouit le préfet du département, Djibril Mama Cissé, tout comme le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Ayouba Garba, dont il était l’hôte, mardi 4 juillet dernier. Il a remercié tous les acteurs du système éducatif qui ont contribué à l’amélioration des résultats.
En 2016, ce taux était de 15,58%, alors qu’il venait à peine d’être nommé à la tête du département, le préfet n’avait pas apprécié cette contre-performance.
Le taux de 50,01%, a-t-il confié, fait leur fierté. Selon lui, il honore également le département. Il espère que les résultats aux examens du Bac et du Cep connaîtront aussi le même sort. Le préfet Djibril Mama Cissé attend une amélioration par rapport à ceux de l’année dernière.
Pour le directeur départemental Ayouba Garba, le résultat obtenu est aussi l’œuvre du préfet. Ce dernier, a-t-il rappelé, n’a cessé de multiplier les actions à l’endroit du système éducatif dans sa zone de compétence. Il évoque au passage sa rigueur dans la mise en œuvre des réformes engagées par le Gouvernement à travers le ministère en charge de l’Enseignement secondaire. Ayouba Garba est revenu sur l’assistance permanente du préfet et son engagement à faire de l’éducation, un vecteur de développement dans le Borgou.
Le préfet a saisi l’opportunité pour s’enquérir des préparatifs de l’organisation des épreuves orales et sportives du Bepc qui ont démarré ce mercredi 5 juillet. Il est également revenu sur les travaux de correction du Bac qui se déroulent au Lycée Mathieu Bouké de Parakou?

Les épreuves orales ainsi que celles d’éducation physique et sportive de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2017 ont effectivement démarré ce mercredi 5 juillet dans les 76 centres de composition. Les candidats rencontrés à Cotonou se disent satisfaits des sports collectifs choisis cette année.
La plupart des candidats qui affrontent, depuis ce mercredi 5 juillet, les épreuves d’éducation physique et sportive se frottent les mains. La raison est toute simple. Cette année, seuls les sports collectifs ont été choisis. Il s’agit du football, du handball et du volley-ball. Ces différentes activités sportives sont pratiquées par équipe. Ce qui, selon certains candidats, est plus relaxe que les sports individuels qui leur donnent plus de stress. C’est le cas de Mario Codjia qui pense que ces sports collectifs sont plus agréables à pratiquer. « Les sports collectifs sont toujours plus amusants et plus relaxes à pratiquer, on se fatigue moins rapidement », dit-il. C’est aussi l’avis de Mouhazatou Ilou qui estime que, dans le jeu collectif, les coéquipiers encouragent les autres à faire des efforts. « Le fait de jouer en groupe avec les autres camarades permet de fournir plus d’efforts et d’améliorer sa performance individuelle sans s’en rendre compte », affirme-t-elle.
Pour d’autres candidats, le jeu collectif ne favorise pas ceux qui font des exploits en sport. « Quand on a la performance en sport, le jeu collectif ne la favorise pas tellement, car les professeurs ne peuvent surveiller tous les joueurs au même moment », fait remarquer Océane Agossou. Elle souhaite qu’à l’avenir, on puisse avoir un mélange de sports collectifs et individuels pour mieux évaluer les candidats. Elle estime également que les sports collectifs permettent aux candidats de vite se libérer.
Seul le volley-ball a causé quelques problèmes à certains candidats qui disent ne l’avoir jamais pratiqué au cours de l’année scolaire. Mario Codjia dit découvrir ce jeu à l’occasion de ces épreuves sportives de l’examen. « Nous n’avons jamais pratiqué ce jeu dans notre collège, on ne connaît même pas les règles du jeu, et cela nous a joué des tours lors de notre évaluation », confie-t-il.
Cet état de choses est confirmé par l’un des encadreurs des candidats qui estime que plusieurs candidats ont eu des difficultés dans le volley-ball. « Nous avons constaté que certains candidats n’ont pas bien assimilé les règles du volley-ball ; il faut revoir l’encadrement au niveau de ce jeu en lui accordant plus de temps », suggère-t-il.
Ces épreuves sportives se déroulent sans anicroche dans les différents centres de composition. C’est le cas du centre de Gbégamey où Appoline Vlétien, coordonnatrice de l’examen du Bepc 2017, affirme que 912 candidats sur les 4222 candidats ont déjà subi ces épreuves pour le compte de la première journée. Elle estime qu’avec ce nombre de candidats, le centre doit continuer les activités jusqu’à demain vendredi pour permettre à tous les candidats de passer ces épreuves dans de bonnes conditions.
Rufin Michozounou, coordonnateur de l’examen au Collège catholique Père Aupiais (Ccpa), n’est pas confronté au problème d’effectifs. Il rassure que ces épreuves vont prendre fin ce jeudi 6 juillet. « Nos épreuves vont durer deux jours, nous n’avons pas de problèmes particuliers, sauf que la pluie nous a un peu dérangés ce mercredi matin, mais nous avons fini par nous adapter à la situation », confie Rufin Michozounou. Certains parents d’élèves ont dénoncé le retard observé au démarrage de ces activités au Ccpa. « C’est à notre arrivée que les enseignants ont commencé à tracer les terrains, ce sont des choses qu’ils auraient pu faire la veille », regrette Pierre A., parent de candidat. « Il faut corriger ces choses à l’avenir et prendre les dispositions à temps », préconise-t-il?
Par Lazare AKPAHOU et Peniella Shekinah ENGBUNDUKA (Stag)
Education 06 juil. 2017

Selon les résultats provisoires du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2017, les candidats vivant avec un handicap en particulier les sourds et muets affichent un taux d’admissibilité de 81,25%. Ce résultat corrige le tir de l’année académique 2015-2016 où leur pourcentage d’admissibilité était de 0% à cet examen.
Selon le directeur des Examens et Concours, Mahougon Kakpo, les copies desdits candidats ont été corrigés, contrairement à l’année dernière, par un corps professoral de leur système éducatif. « Ils ne sont pas comme les candidats normaux », a-t-il renchéri.
Toutefois, le responsable en charge de l’organisation de cet examen affirme que les admissibles vivant avec un handicap, aptes, seront aussi au rendez-vous dès le mercredi 5 juillet prochain pour les épreuves sportives et orales prévues pour se tenir dans 75 centres de composition sur toute l’étendue du territoire national.
Education 02 juil. 2017