La Nation Bénin...



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Nouvelles

Déploiement des e-services et plateformes numériques: Un coup d’accélérateur pour l’administration intelligente
Fidèle à sa vision de dématérialiser l’administration publique, le gouvernement du président Patrice Talon s’est investi à mettre en place une plateforme nationale d’interopérabilité et un portail national des services publics. Depuis lors, les Béninois bénéficient de plusieurs e-services, gage d’une administration intelligente. Finies les tracasseries avant d’accéder à certains services publics au Bénin! La floraison des e-services déployés ces derniers mois témoigne de la volonté du gouvernement de doter le Bénin d’une administration intelligente. Du e-visa au e-casier judiciaire en passant par e-notaire, e-conseil des ministres, e-passeport, e-résultats et autres plateformes de services numériques disponibles, ces services numériques permettent d’avoir un point d’entrée unique vers les services publics. Avec le développement du Portail national des services publics accessible sur le site www. service-public.bj, il est désormais possible d’avoir accès à plus de 250 e-services. Les usagers de l’administration publique peuvent entrer en possession des pièces importantes comme le casier judiciaire, le permis de construire, le certificat de conformité environnementale, l’extrait de Registre de commerce et de crédit mobilier (Rccm), l’attestation d’affiliation au Fonds national des retraités du Bénin, l’attestation de jouissance de pension, l’attestation de prise en charge pour les retraités et le certificat de nationalité en ligne.Toutes choses qui permettent au Bénin de franchir non seulement un pas de plus dans la simplification des formalités administratives aux créateurs d’entreprises, mais aussi dans la facilitation des démarches aux retraités et autres usagers de l’administration publique. Les risques pour les populations de payer des faux frais lors de l’accomplissement des formalités d’établissement des passeports sont écartés depuis le 29 juillet dernier avec le lancement de l’e-service passeport. Les citoyens béninois résidents ou non au Bénin ont la possibilité de recourir aux services publics sans contact avec des personnes intermédiaires. Une course contre la montre Les réalisations s’accélèrent dans le secteur du numérique depuis l’adoption du décret portant mise en place de la plateforme nationale d’interopérabilité et du portail national des services publics le 18 mars dernier. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation veille à l’opérationnalisation des différents services et plateformes numériques en collaboration avec les agences sectoriels et les cadres des autres ministères. La modernisation de l’administration publique devient de plus en plus une réalité avec la facilitation des procédures et démarches administratives aux usagers, l’amélioration de la qualité des services fournis aux usagers par la mise en cohérence des services dématérialisés, la pérennisation des systèmes d’information publics par l’emploi des normes et standards internationaux ; la maîtrise et la réduction des coûts liés au développement et à la maintenance de solutions. Ce faisant, le gouvernement offre également des opportunités aux entreprises et investisseurs à travers des plateformes dédiées à l’amélioration du climat des affaires au Bénin. C’est le cas de la solution numérique monentreprise.bj qui a amélioré le temps de création d’une entreprise au Bénin. Deux à trois semaines avant 2016, il suffit d’un temps record d’une heure d’horloge pour créer son entreprise aujourd’hui avec comme avantages : une meilleure gestion du traitement des dossiers de formalisation, des données et des statistiques, l’amélioration des indices de notations du Bénin et la mise à disposition de l’usager de façon électronique et instantanée des documents administratifs et autres s’offrent dans le cadre de la formalisation en ligne via monentreprise.bj. Dans le domaine de l’éducation, la mise en place de la plateforme e-learning https://etudiant.bj répond à la vision du gouvernement de moderniser les universités publiques en y instaurant la formation en ligne tandis que la plateforme e-résultats permet aux apprenants aux différents examens d’avoir leurs résultats et leur relevés de notes plus facilement. Différents types de services à savoir : accès aux ressources pédagogiques, messagerie électronique, service de visioconférence et d’assistance en ligne. A tout ceci s’ajoutent la plateforme du répertoire électronique des suretés relatives aux personnes physiques et morales et les initiatives privées possibles grâce aux différents allègements du gouvernement. Encadré Un cyberespace sécurisé Le gouvernement facilite non seulement l’accès aux services numériques mais il veille également à la sécurisation de son cyberespace. C’est dans ce cadre que le Conseil des ministres a approuvé, le 6 mai dernier, la stratégie nationale de la sécurité numérique et de son plan d’action pour la période 2020-2022. Fidèle à sa vision, il a fait l’option d’accomplir des actions ciblées afin d’assurer la protection des systèmes d’information, des entreprises et des citoyens. L’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi) a élaboré avec la contribution d’autres structures, la Stratégie nationale de la Sécurité numérique assortie d’un plan d’action décliné en 47 projets autour de cinq axes stratégiques. A terme, la réalisation de ces projets aura pour conséquence de renforcer la position du Bénin sur l’échiquier continental et mondial en matière de cyber sécurité. Abondant dans ce sens, le gouvernement du président Patrice Talon a adopté le 29 juillet dernier, le projet de décret transmettant à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité et son protocole additionnel relatif à l’incrimination d’actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques. Actualités 06 août 2020


Crise du Covid-19: Les géants du numérique épargnés
Contrairement aux millions d'entreprises qui luttent dans le monde entier pour leur survie en pleine crise du Covid-19, les géants du numérique sont à l’abri des affres de la pandémie. Selon Claire Jenik de statista.com, ils ne sont pas impactés par la pandémie, la situation des géants du numérique Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft est reluisante. Au cours des six premiers mois de 2020, toutes ces sociétés désignées par l'acronyme Gafam ont enregistré une croissance de leurs revenus, et ce malgré l'expansion internationale de l'épidémie à partir du mois de mars. Selon les résultats de Statisca, Amazon a enregistré une hausse de ses revenus de plus de 30 % d'une année sur l'autre au cours des six premiers mois de 2020, avec un bénéfice trimestriel record au deuxième trimestre comme cerise sur le gâteau. Le succès du groupe de Jeff Bezos pendant la pandémie semble logique, étant donné que de nombreuses personnes sont passées aux achats en ligne pendant le confinement. On note une immunité relative d’Apple, Google et Facebook contre la crise. Les deux derniers dépendent fortement des dépenses publicitaires, qui ont sensiblement baissé au cours des derniers mois tandis qu'Apple vend des biens de consommation à prix relativement élevé, une activité qui ne semble pas adaptée aux périodes de chômage de masse et d'incertitude économique. Actualités 06 août 2020


Transfiguration progressive du Mono: Le préfet salue les actions gouvernementales
Raccordement de nombreux établissements scolaires au réseau de distribution de l’eau potable, ouverture de plusieurs chantiers de rues, construction de la route Aplahoué-Dévé-Lokossa, renforcement du plateau technique des centres de santé, et validation de l’année scolaire malgré le contexte de coronavirus. Le long chapelet des actions à impact positif sur le développement du Mono ne laisse pas indifférent le préfet. Komlan Zinsou a salué, à travers une déclaration que nous vous livrons in extenso, vendredi 31 juillet dernier à la préfecture de Lokossa, le leadership du chef de l'État dans le cadre de la célébration du soixantième anniversaire de l’indépendance du Bénin. « …Le contexte particulier dans lequel cette commémoration intervient en raison de la pandémie du Covid-19 et la sobriété à laquelle nous sommes invités s’agissant des couleurs que devrait prendre cette célébration ne sont pas moins aussi des éléments à l’aune desquels le bilan de notre marche en six décennies d’indépendance devrait pouvoir se faire avec beaucoup de satisfaction. En effet, la dernière année de la sixième décennie qui est en train de se fermer dans notre marche vers le Bénin de rêve, reste marquée par la pandémie du Covid-19. Face à ce mal qui affecte tous les pays du monde, notre pays aussi a été touché et cela, dans tous ses secteurs vitaux. Notre département compte à ce jour 38 cas positifs au Pcr, 34 cas positifs au Tdr, 21 patients guéris et deux décès pour 4186 tests réalisés chez plus de 2 700 personnes. Nous disposons, en outre, de six centres de dépistage et de prise en charge de la Covid-19 sans compter la possibilité pour toute personne qui ressent l’un ou l’autre des symptômes de la maladie, de se faire dépister dans les centres de santé, les hôpitaux de zone et au Chd Mono-Couffo. Il y a, à cet effet, des équipes disponibles en permanence pour la prise en charge diligente et gratuite de nos populations. Ces statistiques, ainsi que vous le savez déjà, traduisent l’enjeu de la mobilisation de tous contre cette pandémie et la nécessité de respecter scrupuleusement les mesures barrières. A ce propos et dans la droite ligne des nombreuses et salvatrices mesures que le gouvernement a prises, le comité départemental de gestion de la pandémie du Covid-19 a mené plusieurs actions qui vont de la surveillance de nos frontières aux actions de sensibilisation et de répression en passant par les opérations de dépistage et le suivi de la mise en œuvre des mesures qui vont dans le sens de l’atténuation des effets de la pandémie sur les activités économiques dans notre pays. Mais, au-delà du ralentissement que la Covid-19 a occasionné pour notre pays dans sa marche vers le Bénin de rêve, elle a aussi le mérite de révéler notre pays à la face du monde à travers les nombreuses prouesses dont nous faisons preuve à travers la stratégie de riposte définie par le président Patrice Talon et son gouvernement. Le Bénin ne cesse d’ailleurs d’inspirer bien d’autres pays du monde en cela. Sur ce même chapitre, nous pouvons évoquer aussi d’autres motifs de fierté tels que la validation de l’année scolaire en cours avec la tenue des examens de fin d’année, l’effectivité du raccordement de toutes les écoles du département au réseau d’eau de la Soneb, la distribution de masques à tous les apprenants et bien évidemment le renforcement du plateau technique médical dans notre département. Tout ceci n’a pas empêché la poursuite des actions visant à limiter les nuisances du paludisme grâce à l’innovation intervenue cette année dans la distribution des moustiquaires imprégnées aux populations. Par ailleurs, la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement se poursuit résolument dans tous les domaines de la vie sociale et économique de notre pays en dépit des secousses inhérents à la pandémie. Ainsi, les différents chantiers de réalisation des infrastructures routières se poursuivent et plusieurs sont même déjà presqu’à terme pour le bonheur de nos populations. Les travaux de la deuxième phase du projet d’asphaltage des rues seront lancés durant le dernier trimestre de cette année. Ils prendront en compte dans une certaine mesure de nouvelles communes ainsi que certains réaménagements par rapport à la première phase. Mieux, les chantiers de construction des stades de Comè et de Grand-Popo sont aussi très avancés et de bonnes nouvelles sont en attente de ce côté pendant que la route Lokossa-Dévé-Aplahoué est en train de prendre corps avec la concrétisation dans les jours à venir, d’un joyau pour la ville de Lokossa. Chères populations, cette dernière année de la sixième décennie de l’indépendance de notre pays a été marquée aussi par l’élection des acteurs de la quatrième mandature de l’ère de la décentralisation dans notre pays. En plus d’aller de l’avant dans l’affermissement graduel de son expérience démocratique, notre pays a aussi fait, à cette occasion, le choix de nouvelles orientations grâce auxquelles l’idéal de développement durable tant souhaité par nos populations à la base a désormais davantage de chances de se concrétiser. En ce moment déterminant où nous nous acheminons vers une autre phase de la vie de notre commune nation, je fais le vœu que chacun de nous puisse se laisser guider par l’objectivité et la quête de l’intérêt général afin que se poursuive de fort belle manière, la marche de notre pays vers le Bénin de rêve... ». Société 05 août 2020


Journée internationale de la femme africaine: Appel à la renaissance
Il y a 58 ans, la Journée internationale de la femme africaine (Jifa) a été instituée. Depuis 1962 où le coup d’envoi de cette célébration a été donné, à Dar es Salam, en Tanzanie, les Africaines n’ont eu de cesse de marquer l’histoire du continent. Mais, l’évènement reste tout de même peu connu du grand monde. Elle semble connaître moins de retentissement que les autres journées dédiées aux femmes. Pourtant, sa genèse remonte à 1962 à l’échelle internationale. Célébrée le 31 juillet de chaque année, la Journée internationale de la Femme africaine (Jifa) rappelle le rôle historique joué par les femmes en Afrique à une période où le continent se libérait peu à peu du joug de la domination coloniale. Elle témoigne de la capacité des femmes à réaliser et à conduire les changements sur le continent. La libération totale du continent africain, l'élimination de l'apartheid et l'instauration d'une justice commune qui défend les droits de l'Homme en tant qu'être humain, devenaient alors les objectifs prioritaires du mouvement des femmes africaines. Quelles soient princesses, défenderesses des droits humains, prophétesses, politiques ou actrices de la société civile, elles étaient nombreuses à s’impliquer dans la lutte anticoloniale après les tout premiers contacts entre les Européens et les Africains jusqu'aux années 1960. Près de 60 ans après la première édition de la Jifa, le rôle des femmes battantes africaines reste permanent et déterminant dans l’histoire des peuples et se fait davantage ressentir dans un contexte de crise sanitaire mondiale. En témoigne le thème retenu pour cette édition : «Renaître de ses cendres », en référence à la crise sanitaire mondiale du Covid-19. Là-dessus, des personnalités politiques reconnaissent le rôle prépondérant que joue la femme dans la reconstruction de l’édifice social et économique. « Par ces temps de pandémie, elles contribuent inlassablement à la résilience de nos familles. Elles sont aussi les actrices incontestables de la marche de notre continent vers de meilleurs horizons », relève Faure Gnassingbé, président du Togo dans un message sur les réseaux sociaux. Selon Sidonie Flore Ouwé, présidente fondatrice du Réseau des femmes leaders inspirantes d’Afrique (Reflai), la Jifa est un évènement qui « renforce l’idée de ce que les femmes ont vraiment besoin de cadres d’expression pour leur célébration. Elle est d’une importance en ce sens qu’elle a été instituée par les Nations Unies qui regroupent la totalité des pays du monde. Cette reconnaissance est particulière parce qu’elle se focalise sur la femme africaine et il importe à chaque femme africaine d’en prendre conscience en se l’appropriant par les actions fortes et pérennes ». En tant que femme africaine, elle vit cette journée comme une véritable reconnaissance de l’africanité féminine par le concert des Nations. « Il revient à nous les femmes d’en mettre le contenu pour que cette journée ne soit pas juste un rappel de l’engagement de nos aînées. La flamme doit être maintenue afin de passer le flambeau à nos enfants », indique-t-elle. Michelle Piardon Bah, présidente fondatrice du Réseau des femmes africaines (Réfa), pense que la Jifa doit mobiliser toutes les énergies. « La Jifa est utile pour mobiliser l’opinion publique et trouver les voies et moyens pour améliorer le sort des femmes ». Ce défi implique, par ailleurs, la solidarité entre les femmes, la volonté politique des dirigeants de prendre des lois et décrets forts pour améliorer les conditions de vie par la santé et l’éducation, la participation de la femme dans les instances de décisions, des projets générateurs de revenus pour son autonomie. Ces deux leaders africaines pensent qu’il faut œuvrer pour faire connaître la Jifa à tous. «La Journée internationale de la femme africaine est complètement méconnue. Il faudrait d’autres journées pour magnifier la femme encore considérée comme un être inférieur à l’homme dans plusieurs domaines. Il faut appliquer les résolutions prises dans les institutions internationales et sensibiliser la population féminine sur ses droits », suggère la Fondatrice du Réfa. Son homologue du Reflai s’attarde sur les défis de l’éducation et de l’autonomisation des femmes pour prêter main forte à une Afrique qui peine à prendre ses marques. « Il incombe pour les femmes de sortir des schémas classiques africains où elles continuent d’être chosifiées. Cela revient à ce qu’elles prennent conscience de ce qu’elles sont un sujet de droit à part entière. Cette prise de conscience passe par l’éducation, la communication et l’autonomisation économique des femmes », insiste-t-elle. Société 05 août 2020


Nécessité d’un second mandat pour Patrice Talon: Les Femmes leaders du Bénin misent sur ses réalisations
Encore du soutien au chef de l’Etat, Patrice Talon pour l’obliger à un second mandat. Jeudi 30 juillet dernier, c’est à travers une déclaration des Femmes leaders du Bénin (Flb) faisant état de ses réalisations que leur présidente, Georgette de Souza a invité l’actuel locataire de la Marina à briguer un second même s’il a promis de n’en faire qu’un. Les réalisations du président de la République depuis 2016 motivent les Femmes leaders du Bénin (Flb) à le solliciter pour un second mandat. Cet appel a été fait à l’occasion d’une déclaration lue par la présidente des Flb, Georgette de Souza. Dans sa déclaration, Georgette de Souza a d’abord rappelé l’état du Bénin avant l’avènement du président Patrice Talon en avril 2016. Selon elle, le pays souffrait du pillage de ses ressources, de la pauvreté, de la mal gouvernance, des grèves perlées et fantaisistes des travailleurs et autres. La situation socio-économique du pays était si désastreuse « qu’on se demandait si quelqu’un pouvait accepter de prendre les rênes » du pays, a-t-elle résumé. Mais grâce à son audace et sa détermination, Patrice Talon a su relever le pays. En quatre ans de gouvernance, il a opéré des réformes dans divers secteurs en mettant en œuvre son projet de société décliné en son programme d’action. Au profit des femmes, a relevé Georgette de Souza, la modernisation des infrastructures marchandes dans tout le pays et le renforcement du microcrédit. A ces actions, il faudra ajouter, entre autres, la suppression des grèves dans les écoles, les hôpitaux et l’administration publique, la lutte contre l’impunité et la corruption, la mise en œuvre de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), la résurrection et la dynamisation des cantines scolaires, la densification, l’extension et la modernisation du réseau routier sur tout le territoire. Admiratives de ces résultats obtenus en quatre ans par le régime de la Rupture, a confié Georgette de Souza, les femmes demandent que le président de la République accepte de renouveler son mandat. « Nous avons juste besoin de votre oui pour lancer le rouleau compresseur », a-t-elle indiqué. Cette réélection permettra au chef de l’Etat de poursuivre l’œuvre entamée, a laissé entendre Georgette de Souza tout en martelant que «le mariage de développement » entre Patrice Talon et les femmes du Bénin ne doit pas prendre fin de sitôt ni s’arrêter en si bon chemin. Société 04 août 2020


Indépendance du Bénin: Commémoration symbolique dans le Mono et le Couffo
Les soixante ans de l'indépendance, au plan départemental, ont été commémorés à Lokossa pour le compte du Mono puis à Aplahoué dans le Couffo. A cause de la crise sanitaire ces festivités ont été marquées par un dépôt de gerbe en mémoire des martyrs, samedi 1er août dernier. Les départements du Mono et du Couffo ont commémoré, samedi dernier, la fête de l’indépendance du Bénin, désormais vieille de 60 ans. En respect de la décision du gouvernement, la manifestation commémorative s’est limitée au dépôt de gerbe, acte ouvrant, par le passé, le bal des défilés et réjouissances populaires. A Lokossa, la couronne de fleurs a été posée par le préfet Komlan Zinsou, au pied du monument érigé en l’honneur des martyrs, sur la Place de l’Indépendance. C’était dans une ambiance de recueillement. Ont pris part à la cérémonie l’Exécutif communal conduit par le maire Gervais Hounkpè Houenou, et le directeur départemental de la Police républicaine, Lambert Agblo. Contrairement aux éditions précédentes, il y avait, samedi dernier, moins d’une quarantaine d’invités au rang desquels des fonctionnaires des unités paramilitaires telles que la Compagnie des sapeurs-pompiers et l’Inspection des Eaux, Forêts et Chasse. Seule manifestation ayant prévalu également à Aplahoué pour le compte du Couffo, la cérémonie de dépôt de gerbe, présidée par le préfet Christophe Mègbédji, n’a pas dérogé à la règle. Seule particularité, les maires des communes de Dogbo, Klouékanmè, Djakotomey et de Lalo sont venus rejoindre, à Aplahoué, leur collègue Maxime Allossogbé pour saluer, ensemble avec le préfet, la mémoire des illustres disparus du pays au nom des communautés du Couffo. A Lokossa comme à Aplahoué, les privilégiés ayant assisté aux cérémonies de dépôt de gerbe, distants les uns des autres, étaient tous munis de masque facial. Aussi, dans les douze communes des départements du Mono et du Couffo, aucune manifestation populaire n’a été tolérée à la suite du dépôt de gerbe. Conformément aux instructions gouvernementales, chacun des préfets a fait diffuser, en boucle sur les stations de radiodiffusion communautaires, des communiqués rappelant les communautés à l'ordre. Au dire des autorités préfectorales, les mesures restrictives imposées au plan national, visent à limiter la propagation du coronavirus. Les préfets n'ont pas manqué, chacun à son niveau, d’exhorter aux gestes barrières tels que le port de masque facial, le lavage des mains et le respect de la distanciation physique. Abondant dans le même sens au terme de la cérémonie de dépôt de gerbe, les maires se sont attardés, tour à tour, sur la nécessité de croire en la présence du Covid-19 dans les communautés. Soulignant l’utilité d’observer les mesures barrières en vue de contenir la propagation de la pandémie, ils estiment que c'est  le seul moyen pouvant permettre, pour le moment, un retour à la normale. Spécifiquement à l’étape de la cité des kotafon, le maire Gervais Hounkpè Houenou pense qu’il va de soi que chaque citoyen participe à la lutte contre le coronavirus. Sur le bilan des soixante ans d’indépendance du Bénin, l’autorité communale retient que le pays a fait du chemin en matière de développement. Volet qui, selon lui, a connu un bond qualitatif sous le quinquennat en cours. Saluant, à son tour, les efforts du gouvernement pour le Bénin en général, le préfet Komlan Zinsou estime que le soixantième anniversaire devrait être une nouvelle occasion de faire la part des succès et des échecs. Parce que, soutient-il, à partir de ce qui se fait aujourd’hui, le Bénin peut obtenir de meilleurs résultats dans l’avenir notamment sur le plan agricole. Pour ce faire, il exhorte à l’implication de tous. « La révélation du Bénin au reste du monde prônée par le chef de l’Etat, retient-il, nécessite la contribution de tous les Béninois», tout en appelant les citoyens à redoubler d’effort. Actualités 04 août 2020


Amélioration des conditions de travail et de service; L’agence Sbee de Sèkandji déménage et s’offre de nouvelles commodités
La Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) s’est inscrite depuis peu dans la logique de la mise aux normes de ses agences pour accueillir et satisfaire sa clientèle. Une option qu’expérimentent les abonnés de Sèkandji et environs depuis quelques jours. Leur agence est logée dans de nouveaux locaux plus spacieux et plus confortables. Nouveau bâtiment qui fait la fierté de la société et dont l’inauguration s’est effectuée par son directeur général, vendredi 31 juillet dernier. Imposant et majestueux se dresse l’immeuble qui accueille la nouvelle agence de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) à Sèkandji. Habillée aux couleurs blanche et rouge de la société, il retient tout de suite l’attention par son éclat et son emplacement. Des choix stratégiques opérés par la direction générale de la société et répondant aux exigences de la nouvelle politique en vogue au sein de la structure depuis novembre dernier. Ce choix, loin de relever du hasard, répond plutôt à un besoin de performance de la société. Société qui, à en croire son directeur général, Jacques Paradis, s’impose l’obligation de mettre abonnés, clients et employés dans les conditions idoines. D’ailleurs, de lui, on attend qu’il crée le paradis au sein de la Sbee. Ce n’est pas impossible, assure le directeur général. Mais pour y arriver, il faut poser des balises et même consentir des sacrifices. Toutes choses pour lesquelles la société s’est déjà engagée, en témoigne l’agence de Sèkandji qui fait peau neuve. Ce n’est qu’un prélude. « Le meilleur reste à venir…. Soyez patients afin d’atteindre le paradis. Cela se fera avec l’ensemble du pays », promet le directeur général. Le bâtiment qui abritait l’ancienne l’agence de Sèkandji était difficile d’accès pour les clients, notamment en saison des pluies. Un passé désormais révolu. « Aujourd’hui, nous avons changé la donne et effectivement nous avons pris l’engagement de changer cet emplacement et d’offrir un nouvel emplacement qui réponde aux attentes des clients. Nous avons un leitmotiv, faire en sorte de satisfaire la clientèle », fait savoir Jacques Paradis. Le chantier est grand, beaucoup de choses restent à faire, reconnaît-il. Mais les chantiers vont s’ouvrir les uns après les autres. « Nous y travaillons pour améliorer la qualité du service et la desserte aux clients. Nous sommes dans un programme ambitieux qui va changer la donne et ce n’est pas du jour au lendemain parce que cela prendra quelques années pour parvenir à ce qui est envisagé », projette-t-il. La première clé pour y arriver, c’est bien la motivation du personnel et là-dessus, le patron des électriciens semble bien satisfait de la détermination de sa troupe. A l’écoute des clients et travailleurs Jacques Paradis n’est pas le seul à éprouver de la fierté avec la mise en service de cette nouvelle agence. Pour ses collaborateurs, le nouveau bâtiment de niveau R+1 mis à leur disposition est assez spacieux et surtout offre une sécurité au travail, notamment par ces temps où la maladie à coronavirus impose des réaménagements liés à l’espace. En leur nom, Claude Dossou, directeur régional Littoral 2, apprécie la vision de la direction générale de faire de la satisfaction de la clientèle une priorité. « Cette cérémonie est la preuve que la direction est à l’écoute du personnel », salue-t-il. Le maire de la commune de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto, est aussi heureux. Les nouvelles conditions de travail le satisfont. Ce qu’il attend désormais de la société, c’est qu’elle rende l’énergie disponible pour tous. Une bonne partie de la population de cette commune n’a pas encore accès à l’énergie, fait observer le maire qui invite la société à couvrir les besoins sans cesse grandissants de la population. « Nous faisons beaucoup de choses que les gens ne voient pas nécessairement », indique le directeur général. Selon lui, la Sbee est aujourd’hui capable de répondre plus rapidement aux demandes. Dans le même temps, elle travaille à l’amélioration du réseau et projette de déployer d’ici 2021 son nouveau programme avec en toile de fond un nouveau règlement de service pour que les clients soient mieux satisfaits et rapidement desservis. Rapidité dans le service, mais aussi dématérialisation, simplification des formalités et diminution des frais de branchement, assure Jacques Paradis. « Nous ferons encore plus d’efforts pour promouvoir l’accès à l’électricité », a-t-il promis. Société 04 août 2020


Meilleur suivi des cantines scolaires: Le Pam offre 12 motos et du matériel informatique au Memp
Le Programme alimentaire mondial (Pam) met à la disposition du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp), un lot de motos et de matériel informatique pour accompagner le Programme national de l’alimentation scolaire intégrée au Bénin. La cérémonie de remise s’est déroulée, jeudi 30 juillet dernier, dans l’enceinte du ministère à Porto-Novo. 12 motos tout terrain de marque Yamaha plus casques, bottes et imperméables ; 12 ordinateurs de bureau munis chacun de son unité centrale et de l’écran ; 12 imprimantes HP et 12 onduleurs de marque Apc smart. C’est le lot de matériels que le Programme alimentaire mondial (Pam) met à la disposition du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) pour accompagner davantage sur le terrain l’alimentation scolaire. D’un coût global de 30 millions F Cfa, ce lot de matériels roulant et informatique vise, selon le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua, à faciliter le travail de terrain et de rapportage des responsables des cantines scolaires au niveau départemental et des directions départementales des Enseignements maternel et primaire (Ddemp). Lesquels responsables doivent régulièrement produire de rapports de visite, collecter et traiter des données statistiques, élaborer des rapports mensuels qui seront en retour partagés avec les autorités dans des délais raisonnables. Guy Adoua précise que ce lot de matériels vient en complément de celui remis en février 2019 au profit de la direction de l’Alimentation scolaire dont le but était de renforcer et d’améliorer la qualité de suivi des activités liées aux cantines scolaires dans les écoles bénéficiaires du Programme national de l’alimentation scolaire intégrée au Bénin. Le représentant résident du Pam au Bénin assure que son organisme prépare activement la nouvelle rentrée scolaire prévue pour le 28 septembre prochain afin que les enfants puissent bénéficier de repas scolaires chauds dès le premier jour de classe. Recevant officiellement le lot de matériels, au nom du gouvernement, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, félicite le Pam pour cette œuvre utile devant soulager un tant soit peu les acteurs de terrain engagés dans le suivi des cantines scolaires. Selon lui, cet énième appui du Pam en l’espace de deux ans donnera un coup d’accélérateur aux efforts du gouvernement et renforcera les capacités d’action et d’intervention des Ddemp. Société 04 août 2020


Commune de Parakou : L’élection du nouveau maire programmée pour mercredi 5 août
La commune de Parakou pourra connaître son nouveau maire ce mercredi 5 août 2020. Conformément à la décision de la Cour suprême, invalidant l’un des sièges du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), l’élection du maire de Parakou et ses adjoints devrait être organisée sous quinzaine, vu que cette décision de l’institution, juge des contentieux électoraux, a remis en cause l’élection du maire Aboubakar Yaya, issu du parti Fcbe majoritaire aux communales du mois de mai dernier. Le nouveau maire sera connu donc le mercredi 5 août 2020 au terme de l’élection programmée par le préfet du département du Borgou, selon nos informations. Au regard de ladite décision, le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui a le contrôle de la mairie de Parakou se retrouve désormais en difficultés. Il est réduit à seize conseillers communaux et perd ainsi la majorité absolue pour désigner d’office l’exécutif de la municipalité. Ce dernier sera en effet composé par accord de gouvernance selon le nouveau code électoral entre les partis politiques ayant la majorité des conseillers. Ce jeu de calcul se fera donc entre le parti Bloc républicain qui a eu 12 conseillers communaux et l’Union progressiste avec ses 4 conseillers. Il faut souligner que le Code électoral à travers ses dispositions stipule qu’à défaut d’un accord, chaque parti est en mesure de présenter ses candidats aux différents postes. Le parti dont les candidats obtiendraient le plus grand nombre de voix sera donc déclaré vainqueur au terme du scrutin. Actualités 04 août 2020


Mesures complémentaires pour la relance de l’économie: Du crédit à 12 % maximum pour les exploitants agricoles
Trois mesures spécifiques pour un montant de 100 milliards F Cfa permettront aux entreprises agricoles d'avoir accès au crédit à 12 % au plus et partiellement garanti par l’Etat. Les tenants et les aboutissants de ce mécanisme visant à atténuer les effets du Covid-19 ont été expliqués, à la faveur d’une conférence animée, jeudi dernier à Cotonou, par cinq ministres. Faciliter et garantir l’accès au financement aux exploitants agricoles pour contribuer à la croissance de la production végétale, animale et halieutique, tel est l’objectif visé par le gouvernement en initiant des mesures complémentaires dans le cadre de l’atténuation des effets économiques de la pandémie du Covid-19. D’un coût total chiffré à 100 milliards de F Cfa, elles permettront aux entreprises agricoles d'avoir accès au crédit à un taux maximal de 12 % et partiellement garanti par l’Etat. Les ministres concernés par le sujet sont montés au créneau, jeudi 30 juillet dernier à Cotonou, pour expliquer le mécanisme de mise en œuvre desdites mesures qui viennent compléter celles prises en faveur de certaines catégories d’entreprises, le 10 juin dernier, par le gouvernement. Les premières mesures s’élevaient à 74 milliards F Cfa dont 63 milliards destinés aux entreprises, 5 milliards aux artisans et environ 6 milliards à titre de subvention sur les tarifs d’électricité et d’eau, rappelle Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Comme les précédentes, les nouvelles mesures s’inscrivent dans la même dynamique de relancer l’économie nationale. Il s’agit de faire en sorte que les acteurs principaux qui contribuent à la forte croissance, ces quatre dernières années, soient soutenus dans leur demande de ressources pour accroître leurs activités, explique M. Bio Tchané. Les mesures additionnelles sont constituées d’un package de trois volets destiné à soutenir le secteur agricole, premier contributeur au Produit intérieur brut (Pib) pour plus de 25 %, avec seulement 2,9 % des crédits bancaires, selon Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances. Pour le premier volet, détaille-t-il, les exploitants agricoles peuvent bénéficier de crédit à un taux maximum de 12 % auprès des banques ou systèmes financiers décentralisés (Sfd). Ceux-ci obtiendront un refinancement intégral au taux de 2 %, « donc pas cher », auprès du Fonds national pour le développement agricole (Fnda) à travers son sous-guichet «Fonds de garantie interbancaire pour le refinancement entre Institutions financières », pour un montant total de 50 milliards F Cfa. Une garantie de 50 % Le deuxième volet se traduit par une garantie de 50 % sous forme d'engagement par signature adossé à un « cash collatéral » de 35 milliards de F Cfa déposé à la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) au nom du Fnda. Activé à partir du sous-guichet « Fonds de garantie pour l’accès des promoteurs/entrepreneurs agricoles au crédit », il est question, précise le ministre Wadagni, de rassurer les banques en partageant avec elles le risque à hauteur de 50 % du montant du crédit et ce, dans une limite maximale de 500 millions francs Cfa par entreprise. Cette garantie sera appelée après épuisement de toutes les voies de recouvrement des fonds par la banque. Le troisième volet vient en appui aux deux autres et consiste en la mise en place d’un fonds de bonification de 15 milliards de F Cfa qui sera mis en place pour sortir les crédits à un taux de 2 % au profit des bénéficiaires, selon le ministre des Finances. Ces trois instruments cumulables devraient inciter les banques à étudier avec beaucoup plus d’assurance les dossiers de demande de financement des entreprises agricoles qui sont présentes dans les filières porteuses, espère Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture. Modeste Kérékou, ministre des petites et moyennes Entreprises, et Albin Fèliho, président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) nourrissent le même souhait, après avoir fustigé la frilosité encore patente des banques à octroyer les crédits, malgré les garanties apportées par l’Etat. 10 milliards aux micro entreprises Les micro et très petites entreprises ne sont pas du reste. Le gouvernement leur assure un financement auprès des systèmes financiers décentralisés (Sfd) à des taux n'excédant pas 12 % au lieu de 20 % en moyenne à elles habituellement appliqué. En fait, une ligne de refinancement de 10 milliards de F Cfa leur est destinée auprès du Fonds national de la microfinance (Fnm). Les institutions pourront disposer de ressources à un taux de 2 % qu’elles vont pouvoir prêter à leurs clients. Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, entend veiller non seulement à ce que les fonds aillent effectivement aux cibles mais aussi au retour des fonds injectés, à travers un dispositif rigoureux de prise de garantie et de suivi-évaluation. En cas de détournement des ressources, le remboursement anticipé des créances sera exigible, a averti le Conseil des ministres en sa séance du mercredi dernier. Le Fnm et l’Agence nationale de surveillance des Sfd (Anssfd) sont instruits pour vérifier l’utilisation des ressources. C. U. P. Economie 04 août 2020


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