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Nouvelles

Trois questions à Amnock Akpo, coordonnateur de l’arrondissement d’Allada centre: « La Cena a pris toutes les dispositions pour un bon déroulement du scrutin »
Dans l’arrondissement centre de la commune d’Allada, il n’y a pas d’inquiétude pour le bon déroulement du scrutin. Amnock Akpo, coordonnateur de la Commission électorale nationale autonome, dans cet arrondissement rassure en évoquant, ce jeudi 14 mai, les dispositions prises par la Cena pour un bon déroulement du scrutin dimanche prochain. La Nation : Quel est aujourd’hui le niveau de préparation des élections au niveau de votre arrondissement ? Amnock Akpo : Les coordonnateurs d’arrondissement et leurs adjoints ont été formés le 09 mai dernier à la salle de réunion de la préfecture d’Allada. C’est à cette occasion qu’on nous a reçu les outils et les connaissances nécessaires pour former les membres des postes de vote désignés par la Commission électorale nationale autonome (Cena), pour une appropriation des démarches à suivre et les comportements à adopter pour que le scrutin du 17 mai soit une réussite. La Cena nous a envoyé les documents notamment la liste des membres des postes de vote par le biais de notre point focal. Bien après cela, nous sommes allés prendre connaissance du terrain, pour vérifier le matériel, son état puis nous avons fait le tour des postes avant de nous présenter aux autorités à divers niveaux. Parlant de la formation des membres de postes de vote, de quoi a-t-il été question ? Tenant compte des mesures édictées par le gouvernement, de tenir les élections dans les conditions qui respectent les dispositions prises pour contrer le Covid-19 à savoir les mesures de distanciation sociale, l’usage de gel hydro-alcoolique, le lavage des mains à l’eau et au savon, le port des masques… les agents ont été outillés sur le respectde toutes ces mesures.Nous avons abordé avec les membres de bureaux de vote leur rôle au cours des différentes phases des élections, les règles de fonctionnement avant, pendant et après le scrutin, pour assurer et sécuriser les documents électoraux et le matériel jusqu’à l’acheminement des résultats du vote au niveau du coordonnateur d’arrondissement. Les règles de fonctionnement à l’arrivée au poste de vote notamment le rôle du président, des assesseurs, le comportement à adopter au cours du déroulement du scrutin, le démarrage du scrutin, le remplacement des membres des bureaux de vote absents ont été évoqués. Il y a aussi au cours du scrutin une étape qu’on appelle identification et authentification du bulletin qui permet de s’assurer qu’il n’y a pas eu de fraude ou de vote suspicieux, la procédure pour identifier les bulletins uniques, l’attitude en face des personnes à mobilité réduite et devant les personnes âgées… n’ont pas manqué à la formation. Lorsqu’il y a des situations exceptionnelles, comment les membres de poste de vote vont gérer, etc.A tout ceci s’ajoute la procédure de vote par procuration et par dérogation pour que les agents puissent se l’approprier et l’adopter ainsi que le remplissage des documents électoraux et le convoyage des bulletins de vote… Pour votre part, que comptez-vous faire pour un scrutin réussi dans votre arrondissement ? Nous allons prendre les dispositions pour que dans l’arrondissement d’Allada, il n’y ait pas de fraude. Par le passé, nous n’avons pas eu de difficultés par rapport au matériel de vote. La Cena prend toujours les dispositions pour que nous ayons le matériel à temps pour nous préparer et démarrer le vote à temps. Nous avons ensemble avec le point focal Cena de la commune d’Allada fait le point du matériel. Il nous a rassurés que nous allons recevoir le matériel sensible au poste de la Police républicaine. Jusque-là, nous n’avons pas encore de problème majeur. Nous n’avons pas d’information qui puisse nous inquiéter au niveau de la Cena. Elle a pris toutes les dispositions pour former tous ses agents. Nous attendons l’arrivée du matériel. Généralement, quand les matériels arrivent, on fait le point avant leur acheminement vers les postes de vote. Actualités 15 mai 2020


Elections municipales et communales dans le Zou: Une campagne dans le respect des mesures prescrites
Dans le cadre des élections municipales et communales au Bénin, les Béninois en âge de voter sont invités aux urnes le 17 mai prochain sur toute l’étendue du territoire. Déjà, le Zou est activement dans la fièvre électorale. Les candidats des partis politiques en lice s’affairent sur le terrain malgré les mesures de restriction en vigueur. Les mesures prises pour contrer la Covid-19 étant toujours en vigueur, la campagne électorale est réduite à des actions médiatiques. En lieu et place des meetings géants et des contacts directs entre les candidats et les électeurs, les affichettes sont les indices témoignant de  la fièvre électorale dans le Zou. Au carrefour Dako à Bohicon, des affichages accueillent royalement les voyageurs venus de Cotonou comme ceux en provenance de Parakou le sont à travers les affiches perchées sur les dalles des maisons au carrefour ‘’Moquas’’. Le constat est le même à Abomey, Djidja, et Agbangnizou avec les candidats têtes de lice de la circonscription électorale. La stratégie pour la plupart consiste à renouer avec certains leaders d’opinion ou notables des localités. Puis à rencontrer de petits groupes de militants et sympathisants avec lesquels on échange sur les objectifs à atteindre. C’est bien à cet exercice que se sont livrés hier jeudi certains ténors politiques des partis politiques en lice. Cette ambiance électorale s’explique par la présence des affichages dans les grandes artères de la ville de Bohicon et d’Abomey. Que ce soit la localité de Dan, dans la commune de Djidja, Kpassagon dans la commune de Bohicon, les jeunes se mobilisent dans les coins des rues pour échanger sur la campagne. A Covè et Zagananado, l’ambiance est timide. La campagne se fait également par le biais de "mégaphones, des griots et des crieurs publics’’. Toute forme de campagne est admise en dehors de grands regroupements de plus de cinquante personnes comme dans le passé. Par ailleurs, de 19 heures à 23 heures, la campagne bat bien son plein. Des acteurs politiques ont choisi l’organisation des caravanes à travers les grands compartiments des villes de Bohicon et d’Abomey. Voitures et motos zémidjan bardées des effigies des candidats arpentent les rues. Les tricycles appelés « cloboto » sont mis à contribution pour indiquer aux populations le choix à faire. Pendant ce temps, de la musique est distillée au niveau des sièges des partis politiques. On observe aussi par endroits de petits regroupements de femmes et de jeunes discutant ou expliquant l’organisation du scrutin du 17 mai prochain. En ce qui concerne le matériel de vote, le Zou est encore dans l’attente du convoyage de matériel sensible constitué du bulletin de vote, de la liste électorale, la liste d’émargement, les registres de vote par procuration et par dérogation, la feuille de dépouillement, les procès-verbaux de déroulement du scrutin, l’encre indélébile, les cachets de vote ainsi que le matériel sanitaire (masques, et gel) à utiliser par les électeurs dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19. Actualités 15 mai 2020


Préparatifs du scrutin du dimanche à Parakou: Formation des agents électoraux dans le respect des mesures barrières
Les trois coordinations d’arrondissements de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dans la commune de Parakou sont presque prêtes pour le scrutin du dimanche prochain. La formation des gents électoraux, l’un des préalables au vote, s’est déroulée sans anicroches et a pris fin ce vendredi dans le respect des mesures barrières contre le Covid-19. « Personne dans les salles de formation sans son masque bien porté ». Dans le premier arrondissement de la ville de Parakou ce vendredi matin, Dramane Moutawakilou, le coordonnateur des activités électorales, veille au grain. Bien qu’étant au four et au moulin pour s’assurer que la dernière vague de sessions de formation réponde aux exigences de la Commission électorale nationale autonome (Cena), l’homme garde l’œil ouvert sur le respect des gestes barrières contre le Covid-19. Dans la cour de l’école primaire publique de Madina où il a pris ses quartiers pour cet ultime exercice dans la perspective du vote du dimanche prochain, il s’emploie en personne à la disposition des agents électoraux dans les salles de formation. Tous ont pour obligation d’avoir leurs masques et de bien les porter. Mieux, les sièges sont espacés pour respecter la distanciation sociale et les occupants disposés de manière à garder une certaine distance. « Sans ces préalables, pas de formation », exige le coordonnateur. Ses consignes sont passées comme une lettre à la poste. Venus pour la plupart avec leurs masques, les aspirants à la formation se sont exécutés sans autre forme de procédure, avant de se voir enseigner les pré-requis pour être dimanche prochain dans les postes de vote, soit en qualité de président, soit en qualité d’accesseurs. Dans le premier arrondissement de Parakou, 174 postes de vote sont prévus pour accueillir les électeurs dimanche prochain. Démarrée le jeudi 14 mai dernier, la formation des agents électoraux prend fin ce vendredi. Elle a accueille aussi bien les agents recrutés par la Cena que d’autres volontaires qui y ont pris part dans l’espoir de remplacer d’éventuels absents. Dans les deux arrondissements de la ville, ces mêmes mesures ont été imposées aux agents électoraux, ont assuré formateurs, coordonateurs et impétrants. Actualités 15 mai 2020


Rencontre préparatoire au 6e dialogue politique: Le gouvernement échange avec l'Union européenne
Hier jeudi 14 mai s'est tenue une séance d'échanges et d’information entre le gouvernement et la délégation de l'Union européenne au Bénin. Il s’agit d’une rencontre préparatoire au sixième dialogue politique entre le Bénin et l'Union européenne. « Ce n'est pas encore un dialogue politique conformément à l'article 8 ; c'est une rencontre préparatoire au dialogue politique pour que les deux parties soient au même niveau d'information », a précisé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, à l'entame de la séance. C'est ce que confirme, la chargée d'affaires de l'Union européenne: « Il s'agit bien d'une rencontre d'information... Nous sommes venus vous écouter ». En effet, cette séance permettra aux deux parties, d'évoquer quelques préoccupations d'intérêt commun, afin de construire un climat de dialogue propice à la tenue de leur prochain dialogue politique tel que prévu par l'article 8 de l'Accord de Cotonou. A l'occasion, le gouvernement était représenté par plusieurs ministres, notamment ceux de la Législation et de la Justice, de l'Economie et des Finances, des Affaires étrangères et de la Coopération ainsi que le conseiller spécial du chef de l'État. La délégation de l'Union européenne était composée des ambassadeurs résidant à Cotonou notamment ceux de la France, de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique sous la conduite de la chargée d'affaires de l'Union européenne Véronique Janssen. Dans son propos liminaire, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a salué la délégation pour les diligences faites pour qu'au niveau Programme, la coopération soit maintenue. Faisant part de ses échanges avec le vice-président de la commission de l'Union européenne, il rapporte que la conversation a été franche et constructive avec une convergence sur le respect des droits de l'homme, la bonne gouvernance et sur la nécessité des réformes. La présente rencontre préparatoire puis le dialogue politique qui suivra, devraient permettre aux deux parties, le Bénin et l’Union européenne, de retourner à un mode de fonctionnement normal sur le plan politique. Actualités 15 mai 2020


Déploiement du matériel électoral pour les communales: La Cena effectue les dernières diligences
Tout est fin prêt pour le bon déroulement des élections communales et municipales du dimanche 17 mai prochain. Hier mercredi 13 mai, le président de la Commission électorale nationale autonome, Emmanuel Tiando a rassuré du bon niveau de préparation du scrutin, lors du lancement des opérations de déploiement du matériel électoral. Les agents électoraux sont formés, les coordonnateurs d’arrondissement sont en place, le matériel électoral et le personnel de sécurité sont en train d’être déployés sur toute l’étendue du territoire. Toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des élections communales et municipales du dimanche prochain.« Nous commençons le déploiement par la partie septentrionale de notre pays qui est la plus éloignée de Cotonou. C’est pour que le matériel puisse y être à temps. Nous allons achever cette opération avec la partie méridionale du Bénin, de sorte que le vendredi 15 mai prochain, jour où prend fin la campagne électorale, tout le matériel électoral soit disponible au moins au niveau des communes sinon même au niveau des arrondissements, pour que le samedi 16 mai, ce matériel soit dispatché au niveau des postes de vote. Ainsi, le dimanche 17 mai au matin, tous les électeurs qui voudront voter, pourront trouver le matériel disponible dans chaque poste de vote », a expliqué le président de la Cena, Emmanuel Tiando, lors du lancement des opérations de déploiement du matériel électoral. Il ajoute avec une certaine satisfaction : « C’est dire que pour nous, le travail de préparation du scrutin est en train de s’achever et j’ai bon espoir que ces camions qui démarrent, arriveront à bon port et que les élections communales vont se dérouler dans de bonnes conditions ».Un dispositif sécuritaire est mis en place pour garantir la sécurité du transport. Les coordonnateurs d’arrondissement dès qu’ils recevront ce matériel, se chargeront de les déployer dans tous les postes de vote. Le matériel électoral convoyé est essentiellement composé des bulletins de vote, des listes d’émargement, des cachets, encres et stylos. « Ce qui est nouveau cette année, c’est qu’il y aura dans le cadre des mesures de protection sanitaire contre le Covid-19, du gel hydroalcoolique pour se désinfecter les mains et des masques pour nous protéger contre la pandémie », a précisé Emmanuel Tiando. Il a saisi l’occasion pour rassurer que chacun aura, le jour des élections, un masque pour se prémunir contre toute contamination. Par ailleurs, le président de la Céna a exhorté les candidats qui s’entêtent à organiser des meetings, à se montrer responsables face au contexte sanitaire. « Le gouvernement et la Céna ont pris des mesures pour protéger les citoyens. Je ne vois comment ni pourquoi les candidats peuvent s’affranchir allègrement de ces mesures prises et se permettre de faire prendre des risques de contamination aux citoyens. Il en va de notre responsabilité collective ! J’en appelle encore une fois à cet esprit pour que chacun prenne la mesure de la gravité de la situation et ne se laisse pas aller à n’importe quel comportement», prévient Emmanuel Tiando. Actualités 14 mai 2020


Assouplissement des dispositions contre le Covid-19: Les mesures qui demeurent impératives !
Les classes ont certes repris, le cordon sanitaire est levé mais les gestes barrières et certaines restrictions restent d’actualité. En assouplissant les restrictions, le gouvernement a explicitement évoqué les mesures qui demeurent en vigueur. Lesquelles mesures doivent avoir force de loi sur toute l’étendue du territoire. Le Covid-19 continue de sévir au Bénin et les gestes barrières restent de mise. En dépit de la réouverture des classes et de la levée du cordon sanitaire, demeurent obligatoires les mesures suivantes : l’interdiction de circulation des bus et minibus de transport en commun de personnes ; les mesures relatives aux frontières terrestres et aériennes; le port obligatoire de masques en tous lieux ; le lavage systématique des mains à l’eau et au savon ou la désinfection des mains par une solution hydroalcoolique ; l’observance de la distance de sécurité sanitaire d’un mètre au minimum entre personnes; la fermeture des bars, discothèques, églises, mosquées et autres lieux de cultes, plages et autres lieux de réjouissance; l’interdiction aux taxis-motos de transporter plus d’une personne à la fois; l’obligation de respecter une distance d’un mètre au minimum entre usagers de restaurants et maquis; l’obligation pour les employeurs, sur les lieux de travail, de faire respecter le port systématique de masques, d’installer le dispositif de lavage des mains et de faire respecter la distance d’un mètre minimum entre personnes ; la limitation du nombre de passagers à bord des taxis à trois au maximum pour les véhicules de 5 places et à 5 au maximum pour les véhicules de 7 places ; la prescription aux usagers des espaces marchands (boutiques, magasins, supermarchés, marchés ordinaires et autres) d’observer la distance d’au moins un mètre entre personnes, avec port de masque; l’autorisation des rassemblements non festifs et des cérémonies d’inhumation ne regroupant pas plus de cinquante personnes lesquelles doivent respecter la distance d’un mètre minimum entre elles et le port de masque; l’interdiction des rassemblements de plus de cinquante personnes. Si les véhicules de transport en commun sont interdits de circuler, l’autorisation de circulation pour les véhicules de transport de marchandises reste maintenue. Le cordon sanitaire est désormais levé mais les déplacements sont possibles sur toute l’étendue du territoire, dans le respect des dispositions restent en vigueur. Le gouvernement précise que la levée du cordon sanitaire s’accompagnera de l’organisation progressive des dépistages de masse à commencer par les groupes les plus exposés. Les dépistages en masse ont déjà commencé et c’est ce qui explique la hausse du nombre de personnes contaminées. Il faut espérer que ces dépistages permettent très tôt d’isoler les personnes portant le virus et que le nombre de personnes contaminées reste sous contrôle. Société 14 mai 2020


Tribunal de commerce de Cotonou: Deux nouveaux juges installés
Nommés juges au Tribunal de commerce de Cotonou par le Conseil des ministres en sa séance du 26 février 2020, les magistrats Valentin Vidjannagni Vidéhomè Kpako et Edmond Ahouansou ont été installés hier mardi 12 mai dans leurs fonctions. C’est lors d’une audience solennelle présidée par William Kodjoh-Kpakpassou, président du Tribunal de commerce de Cotonou. Valentin Vidjannagni Vidéhomè Kpako et Edmond Ahouansou siègent désormais comme juges au Tribunal de commerce de Cotonou. Ils ont été installés hier dans leurs nouvelles fonctions. Cette installation se fonde sur la lettre du garde des Sceaux en date du 16 mars 2020 au président du Tribunal de commerce de Cotonou portant notification du Décret 2020-098 du 26 février 2020 portant nomination au ministère de la Justice et de la Législation. Assuré par le procureur Mario Mètonou, le ministère public lors de l’audience solennelle d’installation, a d’abord félicité le Tribunal de commerce de Cotonou pour sa célérité dans le traitement des contentieux. A l’en croire, après deux années d’exercice, le Tribunal de commerce de Cotonou a redoré l’image de la justice commerciale autrefois lente à agir. Aujourd’hui, les affaires commerciales sont réglées en un temps record. « En 2017, il fallait 750 jours pour traiter un dossier, aujourd’hui il faut en moyenne 57 jours pour vider une affaire. Certaines procédures sont faites en 72 heures voire 24 heures... Et les décisions sont mises en ligne pour les rendre accessibles aux justiciables dans un souci de transparence », a reconnu le procureur Mario Mètonou avant de présenter les deux nouveaux juges et de requérir leur installation. Le magistrat Edmond Ahouansou vient du Tribunal de première instance d’Allada. Il y a été juge d’instruction et a présidé la chambre civile, sociale, commerciale avant d’être juge d’exécution de cette juridiction. Le magistrat Valentin Vidjannagni Vidéhomè Kpako vient, quant à lui, du Tribunal de première instance de Cotonou et a dirigé plusieurs chambres. Il a une bonne connaissance des langues anglaise et chinoise et est auteur de plusieurs publications. « Les deux ont un point commun. Ce sont deux majors de promotion, l’un en Master en Droit privé et l’autre en Dea en Droit et Politique de l’environnement... Ces deux magistrats mettront leurs talents au profit du Tribunal de commerce de Cotonou », assure le procureur Mario Mètonou. Exprimant sa joie d’accueillir de nouveaux collègues et les mettant face à leurs responsabilités, le président de céans, William Kodjoh Kpakpassou affirme : « C’est pour moi une joie de procéder à cet exercice, celui de l’installation de nouveaux juges… Vous avez un parcours brillant. Vos compétences témoignent pour vous. Comme vous le savez, la célérité est la marque du Tribunal de commerce de Cotonou. Vous allez vous inscrire, je n’en doute point, dans cette logique sans sacrifier la qualité des jugements rendus. La célérité ne doit pas l’emporter sur la qualité du jugement », a-t-il dit avant d’installer les nouveaux juges et de les renvoyer dans l’exercice de leurs fonctions. Société 13 mai 2020


Quatre ans de gouvernance de Patrice Talon: Les fruits tiennent la promesse des fleurs
Voici quatre ans que le président Patrice Talon, à la tête d’une équipe de technocrates, met en oeuvre sa thérapie pour sortir notre pays du gouffre dans lequel il gémit depuis des années. A un an de la fin du premier quinquennat du régime de la Rupture, que peut retenir le commun des Béninois ? Avant même son avènement au sommet de l’Etat, le candidat Patrice Talon avait une idée claire de ce qui l’attendait, une fois au pouvoir. La preuve, dans son projet de société intitulé ‘‘Le nouveau départ’’ il disait déjà: « Chers compatriotes, notre pays va mal sur tous les plans». Mais il ajoutait que les Béninois, pris individuellement, sont capables de renverser cette tendance et de vaincre la fatalité. Et voilà ! Seulement quatre ans et le pays se met à respirer. L’impunité, un mauvais souvenir L’une des interrogations qui ont toujours troublé l’esprit du commun des Béninois est de savoir si, un jour, les fossoyeurs de l’économie nationale (corrompus, corrupteurs, auteurs de diverses malversations etc...) pourront répondre de leurs actes dans notre pays. Sous le régime du président Patrice Talon, très tôt, cette psychose a fait place à un réel espoir. Désormais, les agents de l’Etat autrefois attirés par l’odeur des deniers publics craignent pour leurs postes, leurs poches et leur liberté. La peur est visible de nos jours sur tous les visages : plus personne n’ose accepter de pot-de-vin à visage découvert ... Des chiffres ! Sous le mandat du président Patrice Talon, le Bénin a battu des records. Dans le secteur de l’agriculture, le pays passe au 2e rang en matière de production de cultures vivrières au sein de l’Uemoa. Devant la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad, notre pays, le Bénin est le premier sur le continent dans la production du coton. A titre illustratif, de 200 000 tonnes en 2016, nous sommes passés à 700 000 tonnes en 2019. Aucune de ces performances n’aurait pu être atteinte sans le leadership éclairé du chef de l’Etat et sa détermination à sortir notre pays de l’ornière. Par ailleurs, les réformes du gouvernement de la Rupture dans le système éducatif ont mis fin aux grèves interminables auxquelles nous étions habitués. De plus, aujourd’hui, aucun citoyen ne peut plus aller à la craie sans en avoir la qualité ou la compétence. Les retombées d’une telle mesure sont visibles dans l’amélioration des résultats aux divers examens dans notre pays. Des routes, de la lumière et de l’eau pour les populations Conscient que la route du développement passe par le développement de la route, le projet asphaltage annoncé par le gouvernement Talon est entré dans sa phase pratique. Et, partout dans le pays, de nombreuses voies sont pavées ou bitumées ou en cours de l’être. Aucune commune, aucun arrondissement n’échappe aux travaux: Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Lokossa, Ouidah, Dassa, Abomey-Calavi, Bohicon, Kétou, etc. Vu la qualité du travail fait et surtout le grand nombre des chantiers ouverts, les citoyens se demandent si les ressources financières dont dispose le Bénin peuvent suffire à les achever. Le visage de notre pays, chacun en est convaincu, sera profondément changé au terme des travaux. La construction ou la réhabilitation des marchés démarrés il y a quelques mois se poursuivent et donnent déjà de la joie au cœur des femmes qui y mènent leurs activités. Dans le secteur de l’énergie électrique, les populations se réjouissent de la disponibilité en tout temps du courant électrique. Ce qui se traduit par la fin du délestage. A cette allure, le Bénin s’en va quitter son ancien statut d’acheteur d’énergie électrique pour devenir exportateur de courant électrique. De la même manière, la fourniture de l’eau potable aux populations de toutes les localités de notre pays s’en va devenir réalité. L’eau, source de vie, longtemps attendue par nos compatriotes. Au plan sécuritaire, les forces de l’ordre ont réussi à mettre fin aux fréquents actes d’insécurité qui troublaient la quiétude des paisibles populations: braquages, vols à main armée, cybercriminalité, viols et assassinats d’enfants, etc. Aujourd’hui, les patrouilles de jour comme de nuit permettent aux citoyens de se déplacer en toute sécurité et à tout moment. Les banques autrefois attaquées et vidées par les hors-la-loi sont désormais sécurisées par des forces de l’ordre. Ce dispositif qui fait peur aux individus malintentionnés les dissuade à plus d’un titre et met les usagers en confiance. Au plan sanitaire, les médicaments contrefaits sont supprimés de nos marchés et quartiers. Les acteurs de ce commerce sont arrêtés et répondent de leurs forfaits. Par ailleurs, les cliniques qui se sont installées sans autorisation sont fermées et les propriétaires invités à régulariser leur situation avant toute réouverture. Ce sont là quelques avantages des réformes engagées par Patrice Talon, mais qu’aucun chef d’Etat n’a jamais eu l’audace d’initier dans notre pays. Le président de la République a réalisé autant de prouesses en seulement quatre ans de gestion du pou voir d’Etat, mais sans tambour ni trompette. De l’extérieur, le Bénin gagne en dignité, en respect et en confiance auprès des partenaires au développement. Au regard de toutes ces performances dont le chef de l’Etat a gratifié notre pays en si peu de temps, nous ne pouvons que lui transmettre nos vives et chaleureuses félicitations. Par cette même occasion, nous lui souhaitons une bonne santé, la longévité et du courage dans la réalisation de cette œuvre salvatrice qu’il a accepté d’accomplir pour le bonheur de ce peuple autrefois désespéré mais qui, sous son mandat, tend vers le bout du tunnel. Mais, tant qu’il reste à faire, dit-on, rien n’est fait. Alors, que Dieu le bénisse, lui accorde la paix et le succès ainsi qu’à son équipe, sans oublier sa famille pour des prouesses plus grandes et nobles. Par Christophe S. APOVO (Coll extérieur) Opérateur économique Actualités 13 mai 2020


Communales du 17 mai prochain: 18 942 cartes d’électeur déjà distribuées dans l’Ouémé
Les statistiques encore partielles créditent le département de l’Ouémé d’un taux de 43,73 % de cartes d’électeur distribuées pour le compte des communales du 17 mai prochain. Un délai supplémentaire de quatre jours qui expire ce jeudi a été accordé aux retardataires pour retirer leur précieux sésame. 18 942 cartes d’électeur ont été déjà distribuées sur un total de 43 319, soit un taux de 43,73 %, dans le département de l’Ouémé comprenant neuf communes, 52 arrondissements et 742 centres de vote. Ce taux est encore partiel parce qu’il ne prend en compte que les cartes distribuées à la date du 10 mai dernier pour certaines communes et 11 mai pour d’autres. Au niveau du classement communal, la commune de Dangbo arrive en tête avec un taux de retrait de 88,46 %. 2176 cartes d’électeur ont été distribuées sur 2460. Elle est suivie de la commune d’Adjohoun avec un pourcentage de 70,14 %. Sur 2612 cartes d’électeur reçues, 1832 ont été retirées. La commune de Bonou se positionne à sa suite avec un pourcentage de 67,26 %. Ici, 1052 cartes d’électeur ont été retirées sur un total de 1564 reçues par les agents distributeurs. Akpro-Missérété vient ensuite dans le classement avec 3160 cartes d’électeur distribuées sur 5425 reçues, soit un taux de 62,89 %. Avrankou, quant à elle, enregistre une performance de 53,45 % avec 1993 cartes distribuées sur 3729 reçues. Ces statistiques créditent la commune des Aguégués de 51,33 % de taux de distribution. 443 cartes d’électeur ont été retirées ici sur un ensemble de 863 destinées pour les trois arrondissements répartis en 32 centres de vote. La commune de Sèmè-Podji vient ensuite dans les statistiques. 3044 cartes d’électeur ont été distribuées sur 9518 envoyées dans cette commune comprenant six arrondissements et 118 centres de vote. Ce qui correspond à un taux de retrait de 31,98 %. La commune de Sèmè-Podji est talonnée par son homologue d’Adjarra avec 1044 cartes d’électeur partagées sur un total de 3289 reçues, correspondant à un taux de 31,74 %. La municipalité de Porto-Novo est la lanterne rouge. Ici, 14 259 cartes d’électeurs ont été convoyées dans la ville capitale qui compte cinq arrondissements et 157 centres de vote. Mais seulement 4 198 cartes ont été retirées, soit un taux de 29,44 %. Pour Carlos Chabi, expert de l’Agence nationale de traitement (Ant) du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi) et superviseur de l’opération de distribution des cartes d’électeur, ce taux global départemental de 43,73 % révèle une faible mobilisation des populations concernées, surtout à Porto-Novo, Sèmè-Podji et Adjarra. Quatre jours de plus Le taux est largement en deçà des 50 % dans ces trois communes. Selon lui, cette situation peut s’expliquer notamment par le fait que l’opération de distribution a coïncidé avec la période de mise en œuvre du cordon sanitaire dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Ce qui a empêché les populations de se déplacer facilement à l’intérieur du département avec près de huit communes confinées. Carlos Chabi se réjouit que les responsables de l’Ant et du Cos/Lepi aient été sensibles à la situation en prorogeant le délai de quatre jours. Ainsi, l’opération de distribution des cartes d’électeur qui était initialement prévue pour se dérouler du 2 au 10 mai est prorogée jusqu’à demain, jeudi 14 mai. Cette prorogation devrait permettre aux retardataires de retirer leur précieux sésame. En réalité, ces cartes Lepi en cours de distribution sont de trois catégories. Il y a celles non retirées lors des élections législatives de 2019, celles issues de l’actualisation de la Lepi de 2020 avec les nouveaux majeurs âgés de 18 ans révélés par la base de données du fichier électoral et les cartes d’électeurs issues des demandes de duplicata au niveau du département de l’Ouémé. Toutefois, l’expert de l’Ant rappelle aux électeurs que la carte Lepi n’est plus la seule dont ils ont forcément besoin pour aller accomplir leur devoir civique le dimanche 17 mai prochain. A défaut de cette pièce, ils peuvent aussi voter avec leur carte d’identité nationale, leur passeport, leur permis de conduire, la carte d’identité professionnelle pour les personnels en uniforme, le livret de pension civile ou militaire comportant la photo du titulaire, le certificat d’identification personnel et la carte d’identité biométrique répondant aux normes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Ces nouvelles pièces d’identification des électeurs ont été autorisées par la loi N°2019-43 portant Code électoral en République du Bénin. Actualités 13 mai 2020


Covid-19: Hommes et femmes différemment touchés
Alors que le coronavirus poursuit sa rapide propagation à travers le monde, professionnels de la santé et experts ne peuvent que constater l’importance du genre, déterminant la façon dont les personnes sont touchées. D’une part, les hommes sont plus enclins à être infectés et à mourir lorsqu’ils sont hospitalisés pour des formes graves. D’autre part, les femmes constituent la majorité des travailleurs de la santé dans le monde et à ce titre, sont naturellement plus exposées. Une analyse des patients Covid-19 enregistrés en Chine de décembre 2019 à février 2020 souligne que les hommes représentent environ 60% des personnes infectées tombant malades. Selon le Centre chinois de contrôle des maladies, le taux de mortalité chez des infections masculines confirmées était environ 65% plus élevé que les féminines. Même constatation en Corée du Sud. Les hommes représentaient près de 62% de tous les cas, et ceux infectés avaient 89% plus de chance de mourir que les femmes. Idem en Europe où l’agence italienne de recherche en santé publique, constate que 60% des cas de coronavirus et 70% des décès dans le pays jusqu'à présent (mars 2020) sont survenus chez des hommes.Selon les experts, la fragilité de la population masculine face au coronavirus s'expliquerait, entre autres, par le fait qu’elle soit majoritairement fumeuse. Ainsi leurs poumons sont endommagés et deviennent un terrain fertile aux inflammations. Mais selon les scientifiques qui ont étudié d’autres formes de coronavirus (Sars & Mers), les hormones œstrogènes pourraient également avoir un rôle important dans la protection des femmes face au Covid-19. Les femmes majorité des travailleurs de la santé dans le monde D’après une analyse de 104 pays réalisée par l'Organisation mondiale de la Santé (Oms/2019), environ 70% de la main-d'œuvre mondiale des soins de santé est composée de femmes. Dans la province chinoise du Hubei, où le virus est apparu pour la première fois, plus de 90% des agents de santé sont féminines. Les premières études locales montrent qu’elles sont les plus exposées en raison de leur rôle. Pour rappel, fin février,on comptait au moins 3.300 agents de santé qui avaient contracté le virus dont 13 sont décédés, selon les autorités sanitaires locales. Dans la région Europe, l’Oms souligne que 43% des docteurs sont des femmes et 84% sont infirmières.En Espagne, d’après un rapport publié le 23 avril par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (Ecdc) environ 20% des travailleurs de la santé étaient infectés par le Covid-19, soit 35,295 des cas enregistrés dans le pays. Aux Etats-Unis, où le nombre de cas ne cesse de grimper, le US Census Bureau annonce que les femmes occupent 76% des emplois dans le secteur de la santé. Et dans le domaine des soins infirmiers, où les travailleurs sont en première ligne des interactions avec les patients, elles représentent plus de 85% des effectifs. On craint que la ruée des personnes testées positives vers les hôpitaux surcharge les agents de santé, les affaiblisse et finisse par les rendre à leur tour très vulnérables. Opportunité L’actuelle épidémie de Covid-19 est source de désarroi, et souvent de peurs. Elle met à nu les faiblesses d’une société mondialisée, hyper connectée, qui se sentait invincible dans une vie à 2.000 à l’heure où mobilité extrême et maîtrise des fuseaux horaires était la norme. Cette crise sanitaire mondiale aura peut-être non seulement le mérite d’offrir une formidable opportunité de ralentir le tempo, de retrouver de vraies valeurs, mais également de désormais, scientifiquement et politiquement, prendre en compte la question de sexospécificité. Par Catherine Fiankan-Bokonga Correspondante accréditée auprès des Nations Unies à Genève (Suisse) Société 12 mai 2020


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