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Nouvelles

Visite à la place Abêssan et à l’Epa à Porto-Novo: Un bel exemple de partenariat, selon la secrétaire d’Etat Zacharopoulou
A Porto-Novo, ce jeudi 30 mars, Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat français chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, s’est félicitée de son immersion culturelle à travers la visite des places vodoun réhabilitées sur financement de la France, et de ses échanges avec les responsables et étudiants de l’Ecole du patrimoine africain.Après son entretien tôt dans la matinée de ce jeudi, avec le président Patrice Talon, Chrysoula Zacharapoulou, secrétaire d’Etat française en charge du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, s'est rendue à Porto-Novo où elle a été accueillie par une forte délégation conduite par les ministres Jean Michel Abimbola de la Culture, et Aurélien Agbénonci des Affaires étrangères. Deux temps forts ont marqué son passage dans la ville aux trois noms. La visite de la place vodoun Abêssan élargie à toute la promenade lagunaire, et un entretien avec le corps professoral et les étudiants de l’Ecole du patrimoine africain (Epa). Sur les plus de 2 000 mètres de promenade piétonne le long de la berge Est de la lagune de Porto-Novo, la secrétaire d’État française s’est imprégnée de l’histoire de la place et du sens des 72 œuvres d’art (des bas-reliefs) réalisées le long des clôtures de la promenade par 12 artistes béninois, dans le cadre du projet Porto-Novo ville verte (Pnvv). A l’initiative du conseil municipal de la ville, et avec l’appui technique et financier de l’Agence française de développement (Afd) et d’autres partenaires, le projet vise à valoriser le patrimoine de Porto-Novo, tout en renforçant sa résilience aux changements climatiques. D’un montant total de 6,232 milliards F Cfa, le Pnvv comprend l’élaboration d’un plan de développement urbain durable afin de faire de la ville une cité résiliente et soucieuse de la préservation de son environnement. En partenariat avec la mairie, le projet améliore les conditions de vie des habitants par le pavage de 2 076 mètres linéaires de voirie et la réalisation de 2 615 mètres linéaires de caniveaux. Il intègre l’aménagement d’une promenade lagunaire, de voies d’accès aux berges, l’accompagnement d’activités génératrices de revenus (maraîchage, pisciculture) et l’assainissement des secteurs de Lokpodji et d’Agbokou. Chrysoula Zacharapoulou était heureuse de savoir que le projet a réhabilité une partie de l’histoire de Porto-Novo, et surtout que le Pnvv améliore les conditions de vie des populations. Le projet est avant tout le fruit d’un partenariat entre la France et le Bénin. « Ce projet entre nos deux pays, c’est la preuve d’une collaboration exemplaire à tous les niveaux…», a apprécié la secrétaire d’Etat au terme de la promenade. « On voit très bien que toutes les parties prenantes sont impliquées… Ce lieu est une belle réponse contre le changement climatique avec l’amélioration de la qualité de vie des populations mais aussi pour nous, touristes. On peut venir profiter de cette promenade culturelle… », s’est-elle réjouie.

Echanges à l’Epa

La dernière séquence de l’agenda de Chrysoula Zacharapoulou à Porto-Novo est sa visite à l’Ecole du patrimoine africain (Epa). Ici, elle a discuté à bâtons rompus avec les responsables et le corps professoral sur la mission de l’école, les programmes de formation y compris ceux exécutés sur financement de la France, les actions déjà réalisées, celles en cours et celles à venir mais aussi et surtout les défis à relever. Elle a aussi échangé avec ceux d’entre eux qui sont intervenus dans le cadre de la restitution et de l’exposition des 26 œuvres d’art rétrocédées par son pays. Alain Godonou, ancien commissaire de l’exposition diptyque et son équipe, ont alors partagé avec elle quelques moments forts de l’exposition et les expériences acquises. Face aux apprenants de l’école, la secrétaire d’Etat se fait le plaisir de leur distribuer la parole pour connaître les raisons pour lesquelles ils ont choisi l’Epa, et leurs perspectives d’avenir, avant de leur prodiguer de sages conseils. Au terme de la séance de travail, la secrétaire d’Etat a fait part de sa satisfaction par rapport à tout ce qu’elle a pu entendre. Grâce au partenariat avec la France, des apprenants et enseignants de l’Epa ont bénéficié de bourses de stages et de renforcement de capacités. L’école a aussi bénéficié, entre autres, d’un expert technique international afin de réaffirmer le positionnement régional de l’établissement, de réviser les curricula de formation pour positionner l’établissement dans les meilleurs standards internationaux, et favoriser, dans le cadre des partenariats établis, l’émergence d'un entrepreneuriat culturel innovant et créateur de valeur et d’emplois.
Actualités 31 mars 2023


Sortie discographique: ‘’Sometime’’ relance Rayan Cris
Femme d'entreprise, Ambassadrice Miss Oréel Courbes Aquitaine et artiste de musique Afro french Urbaine, Romao Innocencia, alias Modeliac Rayan Cris la Reine sort son nouvel album intitulé ‘’Sometime’’. Elle revient ainsi au devant de la scène après 10 ans de break.Une carrière lancée tambour battant et qui connaît un coup d’arrêt pour diverses raisons. Dix ans après son premier album intitulé ‘’Aimer simplement’’, Modeliac Rayan Cris la Reine se relance avec un nouvel album, ‘’Sometime’’. Ce 31 mars en effet, elle lance son deuxième album toujours nourri par cette appétence à chanter et magnifier l’amour sous diverses coutures. ‘’Sometime’’, dès ce vendredi, sera disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et c’est tout l’intérêt de l’artiste à être parmi les siens pour partager ces instants de passion et de fun autour de variétés musicales. Pour elle, il s’agit, à travers ce retour sur scène, de prendre contact avec le public béninois, et tous ceux qui aspirent à la joie de vivre et d’aimer. « La vie, c’est de l’aventure et on revient toujours de son aventure avec gloire et fierté pour partager la fierté de son travail. Il faut oser l’aventure ; il faut oser l’audace», note-t-elle, bien enjouée. Album à dix titres comme le tout premier, ‘’Sometime’’ est une ode à l’amour. Un élément vital qui aura boosté le devenir d’Innocentia Romao. Celle qui aura connu sa passion pour l’art depuis sa tendre enfance mais aura été en butte à l’opposition de ses parents a su trouver en l’amour l’antidote pour arriver à ses fins. Passer de simple comptable à là où elle en est aujourd’hui sans oublier ses études universitaires reste un pas franchi par l’artiste dans son ambition de s’accomplir. « Tout gravite autour de l’amour, à mon avis. Il nous faut de l’amour pour vivre et le titre ‘’So what’’, mon coup de cœur, est une véritable surprise pour le public», défend-elle. Ambassadrice des femmes d’Aquitaine à travers son sacre en tant que Miss Oréel Courbes Aquitaine, Modeliac Rayan Cris la Reine chante en français, en haoussa, djerma, fon, mina, yoruba et goun. Une qualité qu’elle doit à ses origines. « Je suis prête à reprendre là où je me suis arrêtée. Il me faut avancer, aller de l’avant et ne pas stagner », lance-t-elle, à qui veut l’entendre. Sur la scène musicale béninoise, Innocentia Romao entend se frayer un chemin. Si d’aucuns retiennent néanmoins quelques-uns des clips de son premier album ‘’Aimer simplement’’ sorti en 2013, diffusés sur des chaînes de télévision, la carrière de la Franco-bénino-nigérienne est loin d’avoir eu l’accueil qu’elle espérait dans son pays. Pour un premier coup d’essai plutôt réussi en France où l’album ‘’Aimer simplement’’ a vu le jour, sa promotion en Afrique a été plombée par diverses contingences. Conseillère en images, chanteuse-musicienne, comédienne et passionnée de mode et de danse, l’artiste s’est tôt lancée dans le secteur de l’art mais s’est finalement donné un break pour approfondir son intérêt pour la chose artistique en entrant au conservatoire et se consacrer pleinement à sa vie de famille. Dix ans après, la passion pour la musique est sauve et reprend ses droits dans la vie de l’artiste qui pendant sa trêve n’a pas manqué d’écumer les planches pour des représentations de théâtre et relever d’autres challenges artistiques ■ Culture 31 mars 2023


Inclusion financière au Bénin: Les grandes lignes de la stratégie nationale
Elaborée avec minutie, la stratégie nationale d’inclusion financière au Bénin (2023-2027) est désormais disponible. Elle a été adoptée par le gouvernement en Conseil des ministres, ce mercredi 29 mars, et contribuera à accélérer la réduction de la pauvreté.Les acteurs publics et privés intervenant dans le secteur de l’Inclusion financière disposent désormais d’un document de référence pour une conduite harmonieuse de leurs activités et l’atteinte des résultats escomptés. La stratégie nationale d’Inclusion financière a été adoptée, ce Mercredi 29 mars, en Conseil des ministres. C’est un pas important qui vient ainsi d’être fait dans l’élan du « hautement social » que met en œuvre le gouvernement depuis le début du second quinquennat de Patrice Talon, président de la République. La stratégie quinquennale 2023-2027 se décline en trois orientations stratégiques et en trois programmes que sont le renforcement du cadre institutionnel, légal et réglementaire, le développement et l’amélioration de l’offre des produits et services financiers et la promotion de l’éducation financière. Cette stratégie vise à corriger les défaillances du marché et à éliminer les barrières non marchandes freinant l'accès aux services financiers. Dans la pratique, l'inclusion financière est le fait de permettre à toute personne d'avoir accès aux services financiers de base qui sont nécessaires au quotidien : un compte bancaire, des moyens de paiement adaptés, un accès au crédit pour réaliser de petits projets d'insertion. Elle rend compte de la possibilité pour les individus et les entreprises d’accéder à toute une gamme de produits et services financiers tels que les transactions, les paiements, l’épargne, le crédit, l’assurance, qui soient d’un coût abordable, utiles, adaptés à leurs besoins et proposés par des prestataires fiables et responsables. Grâce à cette offre de services financiers et bancaires de base, les personnes qui sont en marge du système financier classique ou qui sont pauvres parviennent à obtenir un faible coût spécifique. C’est une thématique assez importante au point qu’elle constitue pour le Groupe de la Banque mondiale un facteur essentiel de réduction de la pauvreté et de promotion de la prospérité partagée. De plus, l’accès aux services financiers est un facteur de progrès pour sept des 17 Objectifs de développement durable (Odd). Précisons que le but de la stratégie est de contribuer à réduire davantage le niveau de la pauvreté et de la vulnérabilité et qu’elle rentre en parfaite cohérence avec les orientations du Pag 2021-2026 en son volet accélération de la croissance économique et sociale. La vision de cette stratégie est qu’à l’horizon 2027 : « les populations bénéficient d’une éducation financière et ont un accès sécurisé aux produits et services financiers adaptés, dans un cadre légal et réglementaire adéquat». Elle se traduit déjà dans les faits car la composante A du micro-crédit Alafia traite clairement de l’éducation financière et un point de la Composante B a trait à la formation de tous les bénéficiaires en éducation financière dans l’utilisation des services financiers digitaux ■ Actualités 30 mars 2023


Réhabilitation de la route Cotonou-Lomé: Impact positif sur l’économie locale
L’accessibilité d'une importante zone agricole au Benin s’est améliorée grâce à la première phase du projet de réhabilitation de la route Cotonou-Lomé et de facilitation du transport au corridor Abidjan-Lagos. Ce projet soutenu par le Fonds africain de développement a un impact positif sur l’économie locale.Le désenclavement d’une importante zone de production agricole et halieutique au Bénin est devenu réalité grâce à la première phase du Projet de réhabilitation de la route Cotonou-Lomé et de facilitation du transport au corridor Abidjan-Lagos. Lancé en 2011 et achevé en 2022, ce projet a été financé grâce à un prêt de 63 millions de dollars américains et à un don de 63,35 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet de prêts à taux concessionnel du Groupe de la Banque. « Il y a dix ans, il fallait près de deux heures pour parcourir les 76,3 kilomètres entre Pahou et Hillacondji. Mais depuis la fin des travaux de réhabilitation de la voie, le voyage se fait en moins d’une heure. Le trafic s’est désormais beaucoup plus fluidifié sur la section béninoise du corridor Abidjan-Lagos », indique Ismaël Amadou, coordonnateur de la partie béninoise du projet. La fluidité du trafic s’explique notamment par la réalisation de plusieurs infrastructures dont la construction de la route Pahou-Ouidah, longue de 18,75 kilomètres en deux voies, l’aménagement de 110 kilomètres de pistes rurales et la construction de postes de contrôle juxtaposés à la frontière entre le Bénin et le Togo. Réceptionnés en octobre 2021, ces postes de contrôle ont réduit le temps de passage des camions de marchandises à la frontière : 13 heures 50 minutes désormais, contre 24 heures auparavant. Et il n’y a plus qu’un seul barrage routier sur 100 kilomètres, au lieu de 7 par le passé. Au Bénin, le projet couvre quatre communes du Sud et du Sud-Ouest à savoir : Ouidah, Kpomassè, Comè et Grand-Popo. Il s’agit d’une région essentiellement rurale, où 80% de la population pratique l’agriculture et la pêche. La région fournit 15 % des produits vivriers du Bénin, avec une prépondérance du manioc, des tomates et de l’ananas. Avant le projet, la productivité agricole et halieutique était freinée par l’absence de moyens de production et de transformation appropriés et par l’accès compliqué aux zones de production et aux marchés, faute d’infrastructures routières adéquates. Mais, depuis la réalisation de la route, l’accessibilité de la zone s’est améliorée, avec un impact positif sur l’économie locale, la sécurité des transports et la réduction de la pauvreté. « Plusieurs groupements de femmes ont bénéficié d’un appui pour acquérir des équipements de transformation de produits agricoles. Les écoles situées le long de la route ont bénéficié de la construction de clôture et de latrines et les localités traversées ont bénéficié de forages d'eau. Tout cela contribue à améliorer les conditions de vie des populations », souligne Ismaël Amadou. La mise en œuvre du projet s’est accompagnée du curage des caniveaux et de la plantation d’arbres pour limiter les risques d’inondation et servir de puits de carbone ■ Economie 30 mars 2023


Projet d’aménagement hydroagricole dans la vallée du Mono: La Badea satisfaite après évaluation des installations
Evaluer le projet d’aménagement hydroagricole et d’adaptation aux changements climatiques que porte le gouvernement béninois sur une aire de 3000 hectares dans les vallées du Mono et du Niger. C’est l’objectif de la délégation de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) en visite au Bénin, du 13 au 22 mars dernier, sous l’encadrement de Dr Zul-Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat.La mission de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) au Bénin s’inscrit dans le cadre du Projet d’aménagement agricole et d’équipement de 3 000 hectares dans les vallées du Mono et du Niger. Un projet cher au gouvernement béninois qui attache un intérêt particulier au secteur de l’agriculture. La première étape de cette mission encadrée, du 13 au 22 mars dernier, par Dr Zul-Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat, a conduit la délégation uniquement sur les installations de la vallée du Mono qui prend en compte une superficie de 1 500 hectares. La visite des 1 500 autres hectares dans la vallée du Niger sera programmée ultérieurement par le gouvernement béninois. Ainsi, la délégation, au cours de sa mission, a visité à pas de charge des installations de plusieurs aménagements hydro agricoles dans les localités de Lokossa, Athiémé, Grand-Popo et eu des discussions avec les populations concernées, ainsi qu’avec les autorités béninoises notamment au niveau des ministères des Finances, de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur. L’objectif de la visite, selon Hatem Al Bejri, chef de la division secteur public pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale à la Badea, c’est d'évaluer le projet en confrontant par ailleurs les documents y relatifs avec les informations sur le terrain et échanger avec les populations de ces régions. Et la délégation, au terme de la visite, n’en est pas moins satisfaite. Cette mission, a-t-il indiqué, concrétise la coopération exemplaire entre le gouvernement béninois et la Badea qui, depuis ces dernières années, a connu un nouvel essor très significatif avec pratiquement un projet par an et des engagements consistants, sous le leadership de Dr Sidi Ould Tah, directeur général de l’institution financière. Le projet d’aménagement hydroagricole de la vallée du Mono, soutient-il, est un projet novateur et stratégique parce qu’il touche à la fois la sécurité alimentaire, l’amélioration du niveau de vie des populations, l’adaptation aux changements climatiques et aux changements extérieurs que le monde subit de plus en plus du fait de l’instabilité sur le globe ou du renchérissement des prix des matières premières et des produits agricoles. Il s’articule, selon ses dires, autour de l’aménagement de 1500 hectares de terres agricoles qui seront irriguées pour la promotion de plusieurs filières dont essentiellement le riz, les cultures maraîchères et le maïs. Il y aura également le développement de la pisciculture. Des étangs piscicoles seront aménagés. Des équipements associés et des infrastructures connexes nécessaires seront installés dans les sept villages bénéficaires à Athiémé et les autres localités concernées.

Approche innovante

Il convient de relever que le projet ne s’arrête pas aux aménagements techniques ou physiques. Il y a des zones d’irrigation, de drainage, des kits de protection contre la remontée des eaux du fleuve Mono. L’aménagement de pistes de circulation et de désenclavement autour de ces sites est également projeté. Chaque site sera relié au village principal par une piste. Il y aura également à côté de ces aménagements des travaux de génie civil, des travaux connexes et le développement des chaînes de valeurs agricoles et piscicoles. « Après la réalisation de ces infrastructures, les bénéficiaires seront encadrés pendant deux ans. Une ligne de crédit leur sera dédiée pour faciliter leur accès. On a estimé à 2500 opérateurs pendant ces deux premières années dont au moins 60 % de jeunes et de femmes qui seront concernés par les activités de transformation, conditionnement, transport, préparation, fumage de poissons, toutes les activités qu’on peut imaginer autour des filières agricoles et piscicoles. Notre approche est participative et inclusive et nous travaillons de concert avec la population», précise le chef de la division secteur public pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale à la Badea. Un projet à grande portée salué par Dr Zul-Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat à qui il témoigne sa reconnaissance pour la qualité de sa gouvernance, son leadership et ses actions qui portent, selon lui, vers des signaux très élevés du développement du pays et la prospérité de ses populations. « Ce projet a une grande portée, pour des raisons multiples. D’abord c’est environ 35 milliards F Cfa de financements concessionnels, c’est-à-dire adaptés aux infrastructures pour la vallée du Mono. Prioritairement après la vallée du Mono, c’est le même montant de 35 milliards qui sera affecté à la vallée du Niger», souligne-t-il, tout en remerciant le ministre de l’Agriculture pour l’orientation donnée à la mission de la délégation pendant les 10 jours de travaux. Le projet, apprécie-t-il, permettra de créer de la valeur ajoutée, d’aider les populations, d’accroître la production agricole et halieutique, de créer des emplois, de réaliser des infrastructures sociocommunautaires et de générer des revenus. Avec les experts du ministère de l’Agriculture et leurs collègues de la délégation il a été question d’analyser l’organisation générale, l’architecture du projet ainsi que les problèmes de pérennité et durabilité surtout en matière de structuration des coûts. Une expertise de haute facture qu’a relevée Dr Zul - Kifl Salami, au terme des travaux. La visite des installations a permis à la délégation de confronter les prévisions à la réalité du terrain. Ainsi, il a été permis à la mission de visiter le fleuve Mono, d’apprécier son débit, la fertilité du sol et surtout de rencontrer les populations qui sont les ultimes bénéficiaires. A ces communautés il a été expliqué qu’il ne s’agit nullement d’exproprier mais d’aménager des terres agricoles aux frais de l’Etat et de leur restituer ces exploitations une fois aménagées. Une approche innovante que n’ont pas manqué de saluer les populations acquises à la cause, vu le caractère holistique du projet. La délégation a concomitamment visité les logements sociaux de Ouèdo. La Badea est en effet l’un des premiers financiers de ce projet porté par le gouvernement béninois avec la Banque islamique de développement (Bid) et la Banque ouest africaine de développement (Boad). Les membres de la délégation ont été impressionnés par la qualité des travaux, la finition et l’impact sur les populations. Et c’est sur cette base, qu’ils ont réagi très favorablement, selon le chargé de mission du chef de l’Etat, à la requête potentielle du gouvernement pour financer 1666 logements additionnels. Ceci à la condition que la bonne gouvernance soit au rendez-vous ainsi que la célérité et la réactivité dans l’action de part et d’autre, éléments essentiels pour porter le projet rapidement à sa phase de matérialisation, à en croire Dr Zul-Kifl Salami ■  
Economie 30 mars 2023


Concession du stade de l'Amitié général Mathieu Kérékou: Le gouvernement approuve la signature d’une convention avec la Cnss
Réuni en Conseil des ministres, mercredi 29 mars, le gouvernement a marqué son approbation pour la signature d'une nouvelle convention de concession avec la Caisse nationale de Sécurité sociale (Cnss). Cet accord va remplacer celui conclu précédemment pour le stade René Pleven.Le gouvernement du président Patrice Talon a décidé, hier mercredi 29 mars, en Conseil des ministres de la concession du stade de l'Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), puis le recrutement d'un gestionnaire délégué et d'une entreprise pour la réalisation de travaux confortatifs. Cette mise en concession qui intervient suite à la demande de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) de disposer dudit stade pour les activités de son club professionnel, l’Association sportive Cotonou Omnisports, est conforme à l'option du gouvernement de confier la gestion des infrastructures sportives aux grandes sociétés propriétaires de clubs. « L'offre de la Caisse est, par ailleurs, source de garantie d'une meilleure gestion ainsi que de la modernisation et de la mise en conformité de l'ouvrage avec les standards internationaux», précise le compte-rendu du Conseil des ministres. Mais, comme la gestion quotidienne d'une infrastructure sportive ne relève pas du cœur de métier de la Cnss, le gouvernement lui a donné son accord pour qu’elle procède au recrutement d'une entreprise spécialisée pour son exploitation et sa maintenance, à charge pour le concessionnaire d'en assurer la gestion efficiente sous la supervision du ministère des Sports, avec à l'appui, un rapport annuel exhaustif au gouvernement. En plus de la réhabilitation du stade déjà effectuée par le gouvernement quelques travaux confortatifs devront être réalisés par la Cnss. Il s'agit principalement de la construction d'un terrain annexe de football en gazon synthétique, d'une piste d'athlétisme de huit couloirs, des aires de jeux de basketball, handball et volleyball, des terrains de tennis et d'une piscine olympique pour remplacer les aires de jeux démolies dans le cadre des travaux de construction de la Galerie commerciale de Kouhounou. Faut-il le signaler, cette décision du gouvernement du président Talon est prise conformément au Programme d’action du gouvernement qui a entrepris un vaste programme de construction de 22 stades omnisports de type communal, comprenant notamment des terrains de football, de basketball, de handball, de volley-ball, une piste d’athlétisme, un espace dédié aux arts martiaux, un bloc administratif et une salle de soins. Sports 30 mars 2023


Célébration de 15 ans d’existence: Isocel Bénin baisse ses prix et augmente ses offres
Fournisseur d’accès à internet depuis 2008, Isocel Bénin célèbre 15 ans d’existence. Dans la droite ligne de sa vision, celle de rendre accessible la fibre optique à tous les Béninois, Isocel a baissé ses prix, augmenté les volumes et promet plein d’autres services préférentiels à sa clientèle. L’annonce a été faite, ce mercredi 29 mars, lors d’un point de presse.« Nous sommes conscients du défi que représente l’accès à l’internet pour tous les Béninois. C’est pourquoi dans le cadre de la célébration de nos quinze ans d’existence, nous avons décidé de baisser les coûts d’abonnement mensuel de 25 mille francs Cfa à 15 mille francs Cfa. Aujourd’hui, vous pouvez donc avoir internet illimité à la maison à 15 mille francs Cfa sans avoir à vous soucier de ce que vous avez déjà consommé, de ce qu’il vous reste à consommer...», a annoncé Robert Aouad, directeur général d’Isocel. L’offre de 10 Mbps passe donc à 15 mille Ttc par mois avec un coût d’installation fixé à 15 mille francs Cfa pour les résidentiels et les petites et moyennes entreprises. C’est une bonne nouvelle pour tous les Béninois. Mais ce n’est pas tout ! Dans le cadre de la célébration de ses quinze ans d’existence, Isocel Bénin veut donner de la joie à tous ses abonnés. « Nous souhaitons vous remercier pour votre fidélité en vous offrant une augmentation de débit sans aucun changement tarifaire. Ce cadeau sera fait à tous nos clients en fibre optique. Pour les résidentiels, le débit de 20 Mbps augmente à 30 Mgbs sans changement de tarif. Pour les Pme, nous offrons la liberté de choisir sans contrainte parmi toutes nos offres », fait savoir Robert Aouad. Les quinze ans d’Isocel marquent le début d’une nouvelle ère dans l’accès à la connexion illimitée à haut débit. Le directeur général d’Isocel Bénin a salué les premiers artisans, les premiers clients et les premiers partenaires qui ont permis à l’entreprise de relever les défis de la demande. C’est sans occulter les autorités béninoises. « Ce que nous avons fait n’aurait pas pu être fait sans une vision. Je remercie donc les autorités et en premier le chef de l’Etat », a affirmé Robert Aouad. Il annonce par ailleurs la mise en service progressive d’une offre multimédia dont le processus suit son cours. «Non seulement vous pourrez avoir un accès illimité à internet mais aussi vous pourrez avoir avec le même abonnement, du contenu audiovisuel, regarder des chaînes nationales et internationales… », va expliquer le fondateur d’Isocel. « Isocel était là depuis 2008, elle est encore là aujourd’hui et elle sera toujours là », a-t-il conclu pour exprimer la ferme détermination d’Isocel Bénin à relever les défis de la demande.

Des services concurrentiels

Depuis son installation en 2008, Isocel Bénin s’est donné pour vision : l’Internet pour tous. Son challenge est de connecter particuliers et professionnels à Internet haut débit, en volume illimité et à moindre coût. A en croire Fabrice Houessou, directeur administratif d’Isocel Bénin, ce défi a été au cœur des actions de l’entreprise. Il rappelle qu’en 2019, Isocel Bénin a déployé un réseau indépendant en réponse à la demande de plus en plus croissante en bande passante de ses abonnés. Il ajoute qu’en 2022, grâce à un investissement de près de 6 millions d’euros, Isocel a poursuivi et achevé l’extension de son réseau en fibre optique de 500 km sur les 13 arrondissements de Cotonou. « Aujourd’hui, vous êtes dans n’importe quel arrondissement de Cotonou, vous pouvez avoir accès à la fibre optique et bénéficier d’une connexion illimitée », a assuré Fabrice Houessou. Après 15 ans, Isocel peut se targuer d’avoir fait des progrès significatifs pour mieux desservir les populations. L’entreprise dispose aujourd’hui d’un réseau privé en fibre optique. Isocel est en effet détentrice de capacités en bande passante sur le câble Ace (Africa Coast to Europe). La technologie fibre utilisée est entièrement conçue, financée et contrôlée par Isocel ; du câble sous-marin jusqu’au modem récepteur de l’abonné. C’est pourquoi, Isocel offre des services compétitifs à des prix imbattables. Les coûts d’installation sont sensiblement réduits pour faciliter l’accès à la fibre optique à tous les Béninois. En outre, les abonnés d’Isocel peuvent aujourd’hui renouveler leur abonnement sans se déplacer grâce à la plateforme de réabonnement en ligne Isopay.
Société 30 mars 2023


Entretien avec Chrysoula Zacharopoulou: « La relation entre la France et l’Afrique est passionnante, car forte »

La Secrétaire d’État française chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou, en visite ce jeudi 30 mars à Cotonou, s’est confié à nous sur les enjeux de ses attributions ministérielles en rapport avec l’Afrique. L’agenda de son séjour au Bénin n’est pas occulté au cours de la présente interview.La Nation : Madame la Secrétaire d‘Etat, le département chargé du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux est un nouveau portefeuille, et donc peu connu notamment en Afrique. Quels sont les enjeux majeurs auxquels sa création répond ?

Chrysoula Zacharopoulou: Vous le savez, la France est un pays très engagé à l’international, et particulièrement avec le continent africain. Que ce soit par nos partenariats de développement, nos investissements économiques, nos échanges culturels, ou tout simplement par nos liens humains, nous sommes pleinement investis aux côtés des pays partenaires. Ma mission, comme Secrétaire d’Etat, c’est de mettre en œuvre et de renforcer ces partenariats qui sont essentiels. Notamment sur le continent africain, un continent d’avenir, qui est notre voisin et avec qui nous avons des liens humains uniques. En termes de méthode, cela signifie que je me déplace beaucoup, que je dialogue énormément avec les dirigeants mais aussi toutes les forces vives des pays comme le Bénin, où je rencontrerai de nombreux jeunes, artistes, et acteurs de l’économie béninoise. Lors de ces échanges, je chercherai à percevoir les attentes en termes de partenariat avec la France, et ma mission sera ensuite de contribuer à y apporter des réponses concrètes, en mobilisant nos opérateurs, nos entreprises et notre société civile.

Selon toute évidence, vous avez la lourde charge de porter et de faire entendre la voix de la France sur les enjeux globaux. N’est-ce pas une tâche éprouvante aujourd‘hui, en Afrique où cette voix est plutôt chahutée ?

La relation entre la France et les pays africains est forte–c’est ce qui la rend passionnante. La France est très engagée sur les enjeux globaux – le climat bien sûr avec l’Accord de Paris, la biodiversité mais aussi la santé mondiale. L’Afrique est en première ligne sur ces enjeux majeurs pour notre planète et l’humanité. Et nous travaillons très étroitement avec tous les pays africains pour construire des réponses. Je pense notamment au partenariat pour une transition énergétique juste que nous avons élaboré avec l’Afrique du Sud, au partenariat que nous avons engagé sur la préservation des forêts tropicales à l’occasion du Sommet One Forest au Gabon, ou encore au partenariat Covax qui a permis de livrer des millions de doses de vaccins aux pays africains, mais aussi de financer des laboratoires de productions de vaccins, au Sénégal, au Rwanda et en Afrique du Sud, pour renforcer la souveraineté sanitaire des pays africains.

Les relations entre la France et l’Afrique appellent à un changement de posture, de perception et de discours. Êtes-vous d‘avis ? Et qu‘entendez-vous faire à cette fin ?

Les pays africains, notamment leur jeunesse, veulent des relations équilibrées et respectueuses de leur souveraineté. Nous partageons pleinement cette volonté. Le président de la République l’a réaffirmé dans son discours du 27 février. Le continent africain est un continent d’avenir et c’est une priorité de notre politique étrangère. La France est présente en Afrique, sans arrogance, mais sans complexe sur ses valeurs et ses intérêts. Nous reconnaissons que nous n’avons pas de solutions à tout, mais que nous pouvons apporter beaucoup, notamment en termes d’investissements et d’expertise, à nos partenaires africains qui le souhaitent, pour soutenir leurs priorités nationales. Et notre volonté, c’est que, au-delà des appuis que l’Etat peut apporter, tous les acteurs de la société française – les entreprises, les acteurs culturels, les scientifiques, et nos jeunes – nouent des relations de long terme avec l’Afrique.

La promotion de la Franco-phonie qui intègre vos attributions ne doit-elle pas être redynamisée pour répondre aux défis d‘un monde en pleine mutation, au-delà du multilatéralisme prôné ?

Dans un monde où certains prônent la division et la confrontation, la Francophonie est un trait d’union formidable entre les peuples et les continents ! Nous avons une langue et des valeurs en partage, sur lesquelles nous pouvons bâtir ensemble des réponses sur les grands enjeux globaux. Et l’avenir de la Francophonie, c’est avant tout la vibrante jeunesse du continent africain qui le porte. Lors du sommet de la Francophonie en France l’année prochaine, où nous accueillerons 88 représentants d’Etats membres, nous porterons l’ambition de renforcer encore plus nos coopérations francophones dans des domaines aussi variés que le numérique, l’éducation ou encore l’environnement.

Dans quel cadre s’inscrit votre séjour à Cotonou ?

Ma visite vient souligner et prolonger les relations excellentes entre nos deux pays, qui sont marquées par une très forte confiance et des liens humains inestimables. Lors de la visite du président de la République Emmanuel Macron en juillet dernier, nous avions pris des engagements forts, pour approfondir notre partenariat dans de très nombreux domaines: le développement économique, la culture, mais aussi la sécurité. Ma visite marque notre volonté de suivre et d’accélérer la mise en œuvre de ces engagements, et j’aurai l’occasion d’en parler avec l’ensemble des parties prenantes impliquées.

Quels sont la nature et l’état de la coopération de la France avec le Bénin sur les questions de développement, et relativement à la Francophonie ? Et à quelle évolution devrait-on s’attendre suite à votre séjour, dans ces domaines ?

La France est un des premiers partenaires du Bénin. Ce partenariat se déploie dans deux domaines en particulier: la coopération culturelle et la formation professionnelle. Notre partenariat culturel a un acte historique et fondateur: la restitution de 26 objets culturels issus des trésors royaux d’Abomey (novembre 2021) par la France, œuvres que le Bénin a remarquablement accueillies et valorisées. Depuis, nous approfondissons ce partenariat, avec de beaux projets communs auxquels le Bénin nous fait l’honneur de nous associer comme la construction du Quartier culturel et créatif de Cotonou, la réhabilitation des palais d’Abomey ou encore la formation aux métiers du patrimoine au Bénin. Nous savons aussi que la plus grande richesse du Bénin, comme de tout le continent africain, c’est sa jeunesse. Pour favoriser son accès aux opportunités et aux emplois, la France et le Bénin travaillent ensemble au développement de l’enseignement technique et professionnel, notamment à travers la construction de lycées techniques agricoles, la création d’écoles des métiers, ou encore en soutenant le pôle d’excellence de Sèmè City.
Actualités 30 mars 2023


Agriculture dans la Cedeao: Le mécanisme de lutte contre les mouches des fruits présenté
Il sera présenté aux participants de l’atelier qui s’est ouvert, ce mardi 28 mars à Cotonou, le mécanisme de surveillance et de veille phytosanitaire du Système régional innovant de contrôle des mouches des fruits en Afrique de l’ouest (SyRimao). Ce système se veut un instrument de suivi des productions de mangue dans les bassins de production, de veille et d’évaluation des taux d’infestation.D’un coût global de 13,9 millions d’euros et prévu pour une durée de quatre ans, le projet Système régional innovant de contrôle des mouches des fruits en Afrique de l’ouest (SyRimao) sera présenté au cours de la rencontre qui s’est ouverte, ce mardi 28 mars à Cotonou. Il permet de finaliser tous les protocoles de recherche et diffuser les résultats des techniques utilisées à grande échelle, de renforcer les capacités des acteurs aussi bien du public que du privé sur la nouvelle règlementation phytosanitaire de l’Union européenne. En cours de mise en œuvre depuis deux ans, le SyRimao a déjà obtenu des résultats concrets. Selon Alain-Sy Traoré, directeur de l’Agriculture et du Développement rural de la Cedeao, au 31 décembre dernier, il a déjà enregistré la formulation de deux technologies en produits finis de lutte, qui ont été testées en plein dans cinq pays, la formation de 236 techniciens et de plus de 463 inspecteurs phytosanitaires, l’appui à la mise en place de quatre mécanismes de financement de la filière, l’acquisition et l’installation de matériels de surveillance dans 34 zones de production, etc. Au regard de ces premiers résultats, Dossa Aguèmon, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, tout en exprimant sa fierté, a reprécisé les finalités du SyRimao. « Ce système se veut un instrument de suivi des productions de la mangue dans les bassins de production, de veille, d’évaluation des taux d’infestation, de lancement d’alerte auprès des différentes catégories d’acteurs de la filière. Cette perspective de gestion globale de la protection des végétaux contre les mouches des fruits devra permettre à terme de réduire les interceptions des exportations vers l’Union européenne et ailleurs, d’améliorer les revenus des producteurs de fruits et légumes, de renforcer la sécurité alimentaire et de réduire la pauvreté dans l’espace Cedeao», a-t-il indiqué. Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche profite pour faire l’historique de ce projet salvateur. En effet, de manière concrète, les pertes de production dues aux mouches de fruits varient de 60 à 80 % selon les bassins de production, soit un manque à gagner d’environ cinq milliards F Cfa pour les producteurs déjà confrontés à des conditions de vie relativement difficiles. C’est ce qui a motivé la Cedeao à initier avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine le projet de soutien au plan régional de lutte contre des mouches de fruits en Afrique de l’ouest (Pmlf). Selon Dossa Aguèmon, ce projet, cofinancé avec le concours de l’Union européenne et de l’Agence française de développement, a été mis en œuvre par la Cedeao pour gérer le problème des mouches des fruits aux niveaux régional et national, pour mutualiser les approches stratégiques, les méthodes de monitoring et d’intervention et la diffusion des résultats de la recherche de façon uniforme dans l’ensemble des pays affectés par ce fléau ■ Actualités 29 mars 2023


Suivi de la coopération entre la France et le Bénin: La secrétaire d’Etat Zacharopoulou à Cotonou jeudi
Le Bénin reçoit les 30 et 31 mars prochains Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat française auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux. Sa visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée au Bénin, au Togo et au Ghana pour la mise en œuvre et le suivi du partenariat entre la France et chacun des trois pays.Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, entame, ce jeudi 30 mars, une tournée sous régionale au Bénin, au Togo et au Ghana. Il s’agit d’une visite de travail de six jours, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat entre la France et les trois Etats, et du discours du président Macron, le 27 février dernier. La première étape de sa visite est le Bénin, les 30 et 31 mars prochains. Son séjour sera meublé d’entretiens, notamment avec le président Patrice Talon, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, de visites de terrain et des échanges avec des ministres dans différents domaines sur des questions techniques. Au plan de la culture, le Bénin et la France entretiennent un partenariat emblématique en lien avec la politique de développement du Bénin autour du Tourisme. Plusieurs éléments de la visite de Chrysoula Zacharopoulou vont porter sur cette coopération culturelle. En plus du dossier des œuvres culturelles restituées par la France, la sécrétaire d'Etat ira découvrir quelques réalisations du « Projet Porto-Novo ville verte » de l’Agence française de développement, notamment des places vaudou réhabilitées et des réaménagements des berges. Toujours dans la capitale politique, elle va échanger avec les enseignants et étudiants de l’Ecole du patrimoine africain sur la coopération patrimoniale et la formation professionnelle. S’agissant de la formation technique et professionnelle, la France apporte un appui important pour la construction de lycées techniques agricoles avec des programmes adaptés, à des Ecoles de métiers et à Sèmè-City avec plusieurs organismes de formation qui sont en partenariat avec ce pôle d’excellence. Dans la droite ligne de ce partenariat, la secrétaire d’Etat va signer des conventions de financement du projet « Pro-Far 2 » de formation professionnelle dans le domaine agricole. L’autre volet important de son déplacement est la sécurité dans les pays du golfe de Guinée. Sur ce plan, la France appuie le Bénin en termes de formation et d’équipements. La conférence de presse de clôture de sa visite, prévue pour vendredi, sera l’occasion pour elle et les autorités béninoises d’évoquer les actions menées au cours des deux jours. Après Cotonou, Chrysoula Zacharopoulou se rendra respectivement à Lomé et à Accra ■ Actualités 29 mars 2023


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