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Nouvelles

Services de communications électroniques: Le gouvernement prône l’identification efficiente des utilisateurs
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a été instruite par le Conseil des ministres, ce mercredi 22 avril pour veiller à l’application du décret portant modalités d’identification des utilisateurs de services de communications électroniques en République du Bénin. Pour le gouvernement du président Patrice Talon, l’efficacité du Portail national des services en ligne, est tributaire d’une identification efficiente des usagers. Or, les utilisateurs des services de communications électroniques ont besoin de communiquer, sous le sceau de la confidentialité, certaines informations avec l’intégrateur dudit portail, notamment les codes d’accès sécurisés et les notifications aux clients. Ce faisant, le Conseil des ministres entend combattre les incertitudes et les déviances notées dans l’utilisation des réseaux de communication électronique au Bénin. Conscient des menaces que peuvent constituer celles-ci pour les usagers, le gouvernement a pris sur lui la décision d’y opposer des mesures de sécurisation pertinentes. « L’identification des abonnés Gsm participe de cette démarche et résulte de l’application de la loi N°2017-20 portant Code du numérique en République du Bénin», rappelle le Conseil des ministres. Christian HOUNONGBE Actualités 23 avr. 2020


Lutte contre le Covid-19 au Parlement: Le défi de la distanciation relevé
Les députés ont mis en place une organisation à l’interne de leur groupe parlementaire pour assurer leur participation aux travaux en plénière. Ce qui rend du coup inutile toute proposition relative à la tenue des travaux parlementaires par visioconférence afin de contrer le risque de propagation de la pandémie du Covid-19 au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Il est possible pour l’Assemblée nationale de faire tenir ses séances plénières par visioconférence afin de contrer le risque de propagation de la pandémie du coronavirus au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Mais l’institution parlementaire devrait débourser près de 200 millions FCfa pour gagner ce pari. L’information a été lâchée par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, mardi 14 avril dernier, dans ses éléments de réponses aux préoccupations de ses collègues lors de la présentation de son rapport d’activités sur la période allant du 1er octobre 2019 au 31 mars dernier. En fait, tout est parti de certains députés qui sont revenus sur l’interdiction par le gouvernement des rassemblements dépassant 10 personnes. Cette exigence est difficile voire impossible à être respectée par une institution comme l’Assemblée nationale composée de 83 députés et dont certaines de ces décisions doivent être prises à une certaine majorité qualifiée de ses membres présents. L’idée de tenir les séances plénières par visioconférence n’était donc pas mal comme proposition. Un peu comme le fait d’ailleurs le gouvernement qui tient depuis quelques jours ses Conseils des ministres par visioconférence pour éviter tout risque de contamination au Covid-19. L’on se rappelle aussi que le président de la République, Patrice Talon a récemment tenu par visioconférence, une réunion avec les présidents des institutions de la République et la Commission électorale nationale autonomie (Cena), laquelle réunion a débouché sur le maintien des élections communales à la date du 17 mai prochain. Toutes choses qui montrent l’efficacité de la technique de la visioconférence. Seulement, le président de l’Assemblée nationale a estimé ce coût de 200 millions FCfa onéreux et difficile à supporter par le budget du Parlement. Ecart d’un mètre entre députés Surtout qu’il s’agit d’une dépense imprévue. Mais l’Assemblée nationale n’est pas restée les bras croisés. Elle a multiplié les actions pour notamment faire respecter la distanciation sécuritaire d’un mètre à l’intérieur de l’hémicycle comme c’est le cas depuis l’ouverture, mardi 7 avril dernier, des travaux de la première session ordinaire de l’année 2020. Mieux, dans le but de tenir toujours le pari, les députés ont opté, informent certaines sources, pour une présence tournante à l’hémicycle. Ils auraient mis en place une certaine organisation au sein de chacun des deux groupes parlementaires pour que la participation aux travaux en plénière soit faite groupe par groupe ou en tenant compte de la disponibilité de tel ou tel député. De sorte que le Parlement ne se retrouve pas en surnombre de députés de nature à rendre difficile la réalisation de la distanciation sécuritaire d’un mètre. Puisque la capacité technique de l’hémicycle serait au plus de 45 députés si le Parlement doit respecter rigoureusement cet espacement d’un mètre, informent les mêmes indiscrétions. Chaque groupe parlementaire gère la situation à sa manière pour permettre à l’institution parlementaire de ne pas être bloquée et de tourner normalement par ces temps de Covid-19. Bien qu’elle ne soit pas formelle, cette mesure d’usage en interne des groupes parlementaires vient renforcer les nombreuses autres prises par le président de l’Assemblée nationale pour éviter toute contamination au coronavirus au Parlement. Lesquelles dispositions concernent entre autres le respect des gestes barrières à travers la distribution de masques à tous les députés, ainsi qu’aux personnels civil et militaire, l’installation de dispositifs de lavage des mains à plusieurs endroits du palais des gouverneurs et au niveau de ses services annexes et la prise de la température de chaque usager de l’Assemblée nationale. Encadré Assemblée nationale: Trois dossiers sur la sécurité routière en examen ce jeudi Les députés tiennent une séance plénière ce jeudi 23 avril à partir de 10 h au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Ils sont invités à examiner trois projets de lois portant autorisation d’adhésion du Bénin à des textes internationaux. Il s’agit du projet de loi portant autorisation d’adhésion à la Convention de 1968 sur la signalisation routière, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 08 novembre 1968, du projet de loi portant autorisation d’adhésion à la Convention des Nations Unies sur la circulation routière adoptée à Vienne le 08 novembre 1968 et du projet de loi portant autorisation de ratification de la Charte africaine sur la sécurité routière adoptée à Addis-Abeba ( Ethiopie) le 31 janvier 2016. Le sort de chacun de ces trois dossiers sera connu à l’issue de la séance plénière de ce jour convoquée par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Th. C. N. Actualités 23 avr. 2020


Campagne médiatique des élections communales: La Haac fixe les règles et distribue les cartes de presse
A quelques jours du lancement de la campagne pour les élections communales et municipales prochaines, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a procédé à la remise des cartes de presse aux professionnels des médias. Mais avant, elle a présenté la décision n° 20-022/Haac du 22 avril 2020 portant règlementation de la campagne médiatique pour les élections communales du 17 mai prochain. Dans sa volonté de permettre aux professionnels des médias d’exercer leur mission en toute quiétude lors des prochaines élections communales et municipales, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a procédé à la distribution des cartes de presse, ce mercredi 22 avril à Cotonou. Invités par Bastien Salami, président de la Commission chargée de la carte de presse, de l’éthique et de la déontologie, des professionnels des médias ont reçu le précieux sésame des mains du président de l’institution et des conseillers. C’est l’occasion pour Rémi Prosper Moretti de prendre l’engagement d’oeuvrer afin que les demandes de délivrance ou de renouvellement de cartes de presse soient traitées avec diligence au Bénin. « Nous allons nous battre pour que la délivrance de cette carte ne connaisse plus de rupture afin que les journalistes qui remplissent les conditions puissent en bénéficier au besoin» a-t-il promis. A l’en croire, après cette cérémonie de remise symbolique, la Haac prendra les dispositions nécessaires pour une distribution effective de cette carte aux journalistes ayant fait la demande dans tous les départements du pays. En marge de cette cérémonie, le conseiller Fernand Gbaguidi a présenté à l’assistance la décision n° 20-022/Haac du 22 avril 2020 portant règlementation de la campagne médiatique pour les élections communales de l’année 2020. Des reportages sur la campagne interdits La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a interdit formellement la publication d’articles (reportages et comptes-rendus) sur la campagne électorale. Il est interdit également pendant la période la revue de presse dans quelque langue que ce soit. Selon, le président de la Haac, cette décision est motivée par le fait que les rassemblements et les mouvements de foule sont interdits jusqu’à nouvel ordre dans le pays. Pour lui, la décision parait difficile mais il faut que les médias s’y accommodent surtout en cette période de crise sanitaire. « Nous avons beaucoup échangé sur cette décision et nous pensons qu’il ne fallait pas faire autrement» a-t-il expliqué. Selon le président Rémi Prosper Moretti, pour une campagne égalitaire et équilibrée, il faut des sacrifices non seulement au niveau des partis politiques mais aussi au niveau des médias. Il pense que les médias béninois seront les pionniers de cette nouvelle expérience de campagne médiatique en respectant cette disposition. Le président de la Haac a rassuré les médias qu’une subvention leur sera accordée avec l’aide de l’Etat afin de compenser les manques à gagner qu’aurait occasionné cette décision. « Pour combler ce manque à gagner, il y aura une subvention avec l’aide de l’État, nous vous invitons à accepter de perdre un peu pour de grandes victoires dans le futur» a-t-il conclu. Actualités 23 avr. 2020


Infidélité chez la femme: Dah Agbatchia Gnidjazounnon en parle
Selon la tradition béninoise, l’infidélité de la femme la rend impure. A cet effet, elle encourt la colère des ancêtres et de la divinité "Tôhiyô". Dans certaines collectivités, cet acte est un "péché" impardonnable qui conduit à la répudiation de la femme. Mais dans d’autres clans plus cléments, comme les Hanna, l’adultère est pardonné avec à la clé des rituels d’expiation pour la restauration de la femme. Dah Agbatchia Gnidjazounnon, chef de la collectivité des Hanna de Gnidjazoun dans la commune de Bohicon, dévoile dans cet entretien les exigences coutumières qui engagent la femme adultère. La Nation : De nos jours, l’adultère est de plus en plus banalisé. Selon vous, qu’est-ce qui explique ce phénomène ? Dah Agbatchia Gnidjazounnon: Nous parlons d’adultère chez la femme quand celle-ci entretient des relations extraconjugales avec d’autres partenaires. C’est un problème qui se pose aujourd’hui au niveau de presque chaque foyer et ça dépend des conditions dans lesquelles l’adultère est commis. En principe, la femme doit être éternellement fidèle à son mari. L’adultère, c’est un acte qui est dénoncé et puni dans plusieurs collectivités chez nous. Plusieurs raisons peuvent pousser la femme à commettre l’adultère. Lorsque dans les fiançailles, les deux partenaires n’ont pas fait assez de temps pour se connaître davantage, -si les deux n’ont pas pu faire au moins un an avant de se mettre en couple, ils ne vont pas se connaître correctement. Si le foyer est fondé dans ces conditions, les mauvais comportements commencent par se révéler de part et d’autre. L’homme à des manquements vis-à-vis de son épouse. Cela peut être lié à un problème pécuniaire et la femme commence par négliger le foyer. Il arrive que le mari, par nervosité, demande à sa femme de rejoindre sa famille parce qu’il y a toujours des problèmes dans le foyer. Mais cette séparation de corps n’est pas encore un divorce prononcé. Lorsque l’homme demande à son épouse d’aller rester chez elle et ne lui donne pas à manger ou ne la soigne pas, la femme est obligée d’aller chercher d’autres hommes pour se nourrir. En dehors de ce cas, il y a certaines femmes qui, à cause des difficultés, se donnent, bien qu’étant encore sous le toit conjugal, sans pudeur à des soupirants. Chez vous, dans la collectivité Hanna, comment traitez-vous une femme adultère? C’est une question complexe parce que dans d’autres collectivités, lorsqu’une femme commet l’adultère, la famille ne la reprend pas. Dans la collectivité des Hanna, il y a la divinité ancestrale qu’on appelle "Tôhiyô" qui tolère et demande au mari de bien vouloir accorder à sa femme une nouvelle chance en l’acceptant. Lorsque le mari cocu est d’accord, on soumet la femme à des rituels de purification. Ces rituels sont aussi complexes. Car avant de subir les rituels, la femme adultère doit d’abord se confesser auprès des "Tanyinon" et du "Dah", c’est-à-dire des sages et notables. Elle doit tout avouer et sans réserve. A défaut, les rituels peuvent avoir des répercussions négatives sur sa santé, voire entraîner sa mort. Parfois, ces répercussions peuvent tomber sur sa progéniture et souvent, ce sont des cas de maladies. Quand la femme commet l’adultère et ne l’avoue pas, elle commencera par voir des choses bizarres ou les ancêtres, soit en sommeil, soit bien qu’étant en éveil. Et elle sera obligée de se confesser. Sous l’approbation des deux conjoints, la femme sera purifiée. L’autre exigence, c’est la femme seule qui doit faire face aux dépenses liées à l’achat des éléments nécessaires pour les rituels de purification sans la moindre contribution de son mari, ni de sa belle-famille. A la rigueur, elle peut se faire aider par ses propres parents. Ce sont les "Tanyinon" qui se chargent de lui fournir la liste du nécessaire à acheter. Le jour des rituels, elle doit apporter les habits qu’elle avait portés pour commettre l’adultère aux "Tanyinon" qui vont la conduire au temple de la divinité "Tôhiyô". Ces habits sont distribués aux femmes pauvres de la collectivité. Les Tanyinon sont les femmes d’un certain âge qui réveillent les ancêtres quand on veut faire des libations. Avant de commencer les cérémonies, elles s’assurent que la femme a vidé son cœur sous peine d’être frappée de démence. Et lorsque l’adultère est commis avec beaucoup de soupirants dans plusieurs tenues, que faire ? Elle est obligée de tout ramener parce qu’elle ne doit plus porter ces habits. Les parures, boucles d’oreilles, chaînes et perles. Car le jour des cérémonies, elle sera purifiée complètement, et sa tête et toutes les parties où se trouvent de poils sur son corps seront rasées (les cheveux, les poils du pubis et des aisselles). Donc, c’est une purification. Elle renaît. Et après les cérémonies, aucune femme de la collectivité n’a le droit de se moquer d'elle en référence à son infidélité lors des querelles. Cela est-il sanctionné par vos divinités? C’est bien sanctionné. Si le chef de collectivité apprend ça, la femme qui injurie celle qui a commis l’adultère et qui est déjà purifiée, sera conduite à "Adjalalassa" où elle sera châtiée. Et lorsque la femme au dehors laisse entrevoir, même par inadvertance, ses dessous, est-ce puni ? Là, c’est un peu pardonnable. Car le vrai acte n’a pas été commis. Mais lorsque vous êtes femme mariée et vous laissez par complaisance un autre homme tâter vos seins, vos fesses, vous embrasser, vous faire des baisers, vous êtes obligée de le dire. C’est une sorte d’adultère. L’acte n’est pas commis, mais vous êtes sur le chemin de commettre l’adultère. C’est aussi sanctionné. La preuve est qu’un homme ne doit pas tirer le pagne d’une femme mariée. C’est une tentative d’adultère. Si cela arrive à la femme au marché, en chemin, quelque part, une fois à la maison, elle doit en informer son mari ou le chef de la collectivité. Si elle ne les informe pas et que cela s’accumule, elle n’aura pas la paix. Ça va rejaillir sur ses activités et sa santé. C’est pour cela qu’une femme mariée ne doit pas uriner en désordre. On ne doit pas voir ses cuisses. Elle doit chercher un endroit caché pour uriner. Lorsqu’une femme lettrée épouse un Hanna et porte des mini jupes qui laissent voir son entrejambe, quelle serait la réaction de vos divinités ? En principe, c’est le mari même qui doit interdire cela à sa femme. Lorsque vous êtes femme mariée, il y a votre habillement qui vous différencie des jeunes filles. Lorsque vous êtes régulièrement mariée, vous ne devez pas porter de mini jupe. Quand c’est le pagne que vous nouez, ça doit tomber en dessous des genoux et vous devez mettre un second pagne là-dessus. C’est la vraie femme mariée qui respecte les totems de sa belle-famille. Aujourd’hui, les jeunes se marient en désordre et ne se rapprochent pas de leurs collectivités. C’est généralement les femmes mariées qui ignorent les totems de leur belle-famille qui se permettent de commettre l’adultère. Lorsqu’on vous marie, le premier rituel, c’est de vous présenter aux ancêtres devant leur temple. On leur dit que celle-ci est venue pour leur préparer à manger. Lorsqu’elle prépare pour son mari, ça veut dire qu’elle prépare déjà pour les ancêtres. Les "Tanyinon" profitent de cette occasion pour citer les interdits de la collectivité, les comportements qu’une femme mariée doit adopter pour avoir la paix du cœur et au foyer. Lorsque la personne est d’une confession religieuse qui n’est pas en lien direct avec la collectivité, est-ce que la divinité "Tôhiyô" peut punir à distance? Quand on parle de mariage même s’ils sont des religieux, la loi a prévu que la femme soit dotée. S’ils sont mariés religieusement et leur religion est incompatible avec la loi de la tradition, qu'ils s’éloignent. Il y a certains qui s’entêtent et qui restent dans la collectivité. C’est ça qui est très dangereux. Tu as construit sur la terre des aïeux et tu refuses de participer aux activités de la collectivité, tu seras mal vu et tu seras châtié. Lorsque les enfants et leur mère sont souvent malades dans le foyer, on consulte l’oracle. A travers ce canal, les ancêtres nous dévoilent les causes de ces maladies. L’oracle nous révèle qu’il y a problème dans le foyer et la femme doit se confesser. Cela arrive aussi à ceux qui pratiquent les religions importées et qui se marient en famille. Il y a des choses qui leur échappent économiquement, mais ils ne le savent pas parce que les maris de ces femmes qui sont dans les religions importées se font tellement confiance qu’ils laissent leurs femmes aller n’importe où et à n’importe quelle heure. Or, on ne doit pas autoriser la femme à sortir n’importe comment sauf dans des cas exceptionnels. Dans la société, il y a plusieurs sortes d’esprits. Il y a les bons et les mauvais. Vous faites confiance à votre femme et d’autres fidèles vont la détourner. Il y en a plein qui se plaignent après et qui recourent à la collectivité. Pour avoir la paix réelle, pour éviter les dépenses inutiles après que vos femmes eurent commis des erreurs, les jeunes doivent toujours être à l’écoute et appliquer les règles de la collectivité dont ils sont issus. Combien de fois la divinité "Tôhiyô" pardonne-t-elle la femme qui commet l’adultère ? Ce n’est pas bon de le dire, mais on est obligé de le dire parce que les femmes vont se permettre le vilain luxe de commettre l’adultère. En principe, la femme qui se respecte et qui a de la dignité ne doit jamais faire ça parce que c’est un acte suicidaire. Mais parfois, on oblige les femmes à commettre l’adultère. Lorsqu’elle est enfermée, kidnappée quelque part, elle ne peut rien. C’est à cause de ces cas que la divinité protège et pardonne. Lorsqu’elle est pardonnée la première fois, elle ne va plus jamais chercher à commettre l’adultère une seconde fois. Mais si ça devient récurrent et qu’elle récidive, c’est difficilement que la collectivité va accepter de la purifier. Et c’est une honte pour le foyer. Le rituel d’expiation n’est jamais fait trois fois pour la même femme. Car cela est dangereux pour la femme et son mari. Lorsque la femme commet l’adultère et continue à préparer pour son mari au foyer, quel impact cela aura sur ce dernier ? Si le mari sait que sa femme a commis l’adultère et qu’elle continue d’aller au lit avec lui et de lui préparer à manger, les divinités vont attaquer le mari. Normalement, quand la femme commet l’adultère, pour la paix et la concorde, elle doit le déclarer ou carrément abandonner le foyer ; sinon, c’est très dangereux pour elle-même, pour le mari et les enfants. La femme peut-elle mourir de l’adultère ? Ah oui ! Elle peut en mourir. Si les divinités voient qu’elle a trop exagéré, bien qu’elle soit dans de très bonnes conditions chez son mari, c’est elle qui va ramasser les pots cassés. Mais les femmes cachent tout et continuent de vivre avec le mari comme si de rien n’était. C’est quand les maladies commencent par arriver et que certains esprits commencent par hanter le foyer ou s’afficher à la femme ou au mari que ça intrigue et attire l’attention que quelque chose d’anormal se passe. A partir du jour que la femme déclare qu’elle a commis l’adultère, qu’elle ait cité les personnes ou pas, le mari n’a qu’à commencer par se réserver et ne plus s’approcher d’elle. C’est pour cela qu’il y a des blagues que la femme ne doit pas dire à certains moments lorsqu’elle s’énerve ou lorsqu’elle ne veut pas coucher ensemble avec son mari. Il y a des femmes qui disent qu’elles sont fatiguées et quand les maris insistent, elles lui opposent un refus catégorique en disant qu’elles sont infidèles. Or, c’est une blague, c’est pour empêcher les maris de les bousculer pendant cette période-là. Lorsqu’elles disent ça et que les maris commencent par crier, elles doivent aller se confesser pour dire que c’est plutôt une blague. Devant ces cas, la même cérémonie est accomplie comme si elle était adultère ? Non, puisque là c’est un mensonge pour avoir la paix, pour que les maris les laissent. Or, elles ne doivent pas dire ces genres de blagues parce que les maris ne vont pas considérer ces blagues comme telles. Elles doivent se confesser à leurs maris qui vont rendre compte rapidement aux parents. Ils iront au village s’ils sont à Cotonou ou Parakou parce qu’ils ont besoin de la collectivité en ce temps-là pour tirer les choses au clair. Culture 23 avr. 2020


Distribution gratuite de moustiquaires imprégnées à Pèrèrè: Deux chefs de villages priés de restituer aux populations des sous indûment perçus
Démarrée depuis mardi 14 avril dernier sur toute l’étendue du territoire national, la distribution des moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d’action se déroule non sans quelques anomalies à Guinangourou, dans la commune de Pèrèrè. Ce qui met en cause leur gratuité. Mais déjà, les auteurs de cette situation ont été rappelés à l’ordre par les divers responsables. La campagne de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action à tous les ménages est en cours sur toute l’étendue du territoire national. Malheureusement, cette distribution est loin d’être gratuite dans deux villages de Guinangourou, dans la commune de Pèrèrè. Il s’agit du village de Sonnon où les populations se faisaient remettre leurs moustiquaires contre 50 F Cfa par coupon. Quant à celles du village de Nannin, elles devraient débourser 100 F Cfa par coupon. C’est ce que les chefs de ces deux villages ont décidé, pour assurer le convoyage des moustiquaires. Mais depuis hier, mercredi 22 avril, le superviseur local du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), Dramane Maman, les a priés de mettre un terme à leur pratique. Il leur a également demandé de restituer ce qu’ils ont indûment perçu auprès de leurs populations respectives En effet, sommé par le chef de l’arrondissement de Guinangourou, Alassane Mama Touré, pour expliquer les raisons pour lesquelles il collecte 50 F Cfa par coupon, le chef du village de Sonnon a reconnu que l’Etat a voulu que la distribution soit gratuite. Il a fait observer que c’est jusqu’à Guinangourou-Centre que le ballot de moustiquaires destiné pour son village a été déposé. C’est pour mobiliser les frais de transport pour le convoyage des 10 000 moustiquaires par les taxi-motos, se défend-t-il, qu’il a été procédé à la collecte des 50 F Cfa par coupon. Son homologue de Nannin a fait la même chose. Ce village étant plus éloigné de Guinangourou, il a fixé le montant à 100 F Cfa par coupon. Et pourtant, confirme le superviseur du Borgou pour la distribution des moustiquaires, Augustin Kpémassè, ces frais doivent être assurés par la zone sanitaire de Pèrèrè. Les chefs quartiers, estime-t-il, en sont informés. « Il n’y a pas à collecter le moindre sou auprès des populations », a averti le superviseur. Société 23 avr. 2020


Chambre des appels de la Criet: La Cour suprême installe le président
La Cour suprême a officiellement installé ce mardi, le président de la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Cyriaque Dossa, également président de cette juridiction. L’audience solennelle d’installation s’est déroulée au siège de la Criet à Porto-Novo et a été présidée par Ousmane Batako, président de la Cour suprême. La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) est désormais en place. Elle est officiellement opérationnelle depuis ce mardi avec l’installation de son président, Cyriaque Dossa, également président de la Criet, nommé par décret n°2020-206 du 11 mars 2020. L’audience solennelle d’installation a été présidée par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. Occasion pour celui-ci de féliciter le président de la République, Patrice Talon pour son sens d’écoute. Selon le président Ousmane Batoko, le chef de l’Etat a été sensible aux critiques et autres observations portées par certaines personnes et même des acteurs de la famille judiciaire contre la loi sur la Criet dans son ancienne formule avec impossibilité d’appel de ses jugements pour les parties. Le président de la Cour suprême se réjouit que l’idéal du double degré de juridiction, soit consacré avec l’avènement de la loi n°2020-07 du 17 février 2020 sur la Criet créant désormais une chambre de jugement et une chambre des appels. Il estime donc que c’est une nouvelle ère qui s’ouvre ainsi pour la Criet. Bien qu’il s’agisse de la même personne dans la même juridiction,le personnage, le cadre et le contexte juridique ont totalement changé, observe Ousmane Batoko. Ce qui appelle forcément à de nouveaux défis. C’est pourquoi, le président de la Cour suprême a prodigué de sages conseils à Cyriaque Dossa pour la réussite de sa mission. Il l’a conseillé surtout à avoir de la science, de la sagesse et du courage. Cyriaque Dossa, en tant que président de la chambre des appels et président de la Criet doit relever plusieurs défis, dont celui de corriger les erreurs judiciaires des juges de la chambre de jugement. Le président de la Cour suprême n’a pas manqué de rappeler l’impartialité et la crédibilité qui caractérisent l’office du juge. Ousmane Batoko a invité le président de la chambre des appels à ne jamais perdre cela de vue afin de rendre des décisions exemptes de tout préjugé où ne doit être suspecté ni le juge ni le politique. La crédibilité et la prévisibilité dans l’office du juge en général et du juge d’appel en particulier doivent être de mise, rappelle Ousmane Batoko. Un expert hors pair Il a conseillé à Cyriaque Dossa d’être toujours du côté du droit et de la justice. Il faut qu’il concilie aussi sagesse et humanisme dans le maniement de la redoutable arme qu’il détient à savoir juger ses semblables. Mais le président de la Cour suprême dit n’avoir aucune crainte par rapport à Cyriaque Dossa sur qui le choix a été encore porté pour poursuivre la mission qu’il a commencée depuis son installation en août 2018. Mais avant le président Ousmane Batoko, c’est d’abord le procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé qui a pris ses réquisitions. Il a félicité aussi le président de la Chambre des appels de la Criet pour la confiance renouvelée placée en lui. Le procureur général près la Cour suprême estime que cette nomination n’est pas le fruit du hasard. Elle est plutôt celui du mérite de Cyriaque Dossa nanti d’un doctorat en droit privé en sciences criminelles. « Cyriaque Dossa est expert dans la quasi-totalité des matières relevant de la compétence de la Criet », vante le procureur général près la Cour suprême. En dehors des qualités intellectuelles et morales du président de la chambre des appels de la Criet, Onésime Madodé salue par ailleurs ses engagements au service d’une justice de qualité. Le procureur général près la Cour suprême a invité Cyriaque Dossa à maintenir le cap avec la même foi et la même détermination pour le renforcement de la Criet dans l’organisation judiciaire au Bénin. Ce n’est qu’à ce prix que les justiciables encore sceptiques seront rassurés de l’intérêt et de l’importance de la Criet dans la promotion de la bonne gouvernance et du développement au Bénin, requiert Onésime Madodé. Encadré Plusieurs autres magistrats de la Criet installés Aussitôt investi de sa mission, le président de la Criet, Cyriaque Dossa a présidé, à tour de rôle, l’audience d’installation des conseillers assesseurs de la chambre des appels, du président de la chambre de jugement de la Criet, du président de la commission d’instruction et ses conseillers assesseurs puis des 2e et 3e substituts du procureur spécial près la Criet. Tous les magistrats concernés ont été nommés dans le décret n°2020-206 du 11 mars 2020. C’est dire que la machine de la Criet est désormais bien huilée pour plus d’efficacité dans sa mission n Th. C. N. Actualités 22 avr. 2020


Couffo: Distribution effective des moustiquaires aux ménages
Commencée le 14 avril dernier, la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Miild) se déroule sans difficulté majeure dans les six communes du Couffo. Le constat a été fait hier, lundi 20 avril, par une délégation conduite par Christophe Mègbédji, préfet du département. De Dokponouhoué dans la commune d’Aplahoué à Adégbami à Lalo en passant par Kètèklèhoué (Klouékanmè), Natabouhoué (Toviklin), Adromey (Dogbo) et Attohoué (Djakotomey), le préfet Christophe Mègbédji et sa suite, dont le directeur départemental de la Santé, ont noté l’effectivité de la distribution des moustiquaires imprégnées. Au grand bonheur des ménages bénéficiaires de ces différentes localités, les agents passent, de maison en maison, pour remettre gracieusement les moustiquaires contre les coupons obtenus lors des opérations de recensement digitalisées. Cette nouvelle approche qui tranche avec la distribution en poste fixe des éditions précédentes est retenue en vue de se conformer aux mesures préventives édictées contre la propagation du coronavirus. Sur le terrain, tout se passait bien ce lundi 20 avril, septième jour de cette initiative gouvernementale. Et la délégation préfectorale a pu se rendre compte non seulement de l’engouement des bénéficiaires dans les localités sillonnées, mais aussi de ce que la distribution se déroule sans difficultés majeures. Au dire de Jean Yaovi Daho, directeur départemental de la Santé, depuis le 14 avril dernier, les équipes sont effectivement sur le terrain et la stratégie de distribution retenue est bien observée… Il renseigne que « tout se passe comme prévu, et les équipes profitent de leur passage pour sensibiliser à l’entretien et au bon usage des moustiquaires ». A l’en croire, le taux de couverture des ménages avoisine déjà 47 % dans le Couffo où quelque 645 mille moustiquaires sont mobilisées. Au terme du périple d’hier, le préfet aussi s’est dit satisfait et encourage au maintien du bon élan qui caractérise cette première phase de distribution prévue pour prendre fin le 29 avril prochain. Il a également appelé les bénéficiaires à dormir effectivement sous les moustiquaires reçues. Lesquelles, dit-il, ne doivent pas être utilisées pour couvrir les jardins de tomates, les plantations des agrumes... Pour finir, il a félicité le gouvernement pour avoir, en dépit de l’actualité du Covid-19, tenu à prémunir les populations contre le paludisme à travers la poursuite de la campagne nationale digitalisée de distribution gratuite de moustiquaires. Estimé à 44,9 % des causes des consultations médicales au Bénin, le paludisme est une maladie contre laquelle le gouvernement oppose, entre autres stratégies, la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Miild). Société 21 avr. 2020


Réaménagement du calendrier scolaire: Quel impact sur le personnel enseignant ?
Après avoir prorogé les congés de Pâques jusqu’au dimanche 10 mai prochain, le gouvernement a procédé au réaménagement du calendrier scolaire. Une nouvelle donne, en raison de la persistance de la pandémie du coronavirus, qui induit des répercussions dans certaines écoles et collèges privés. Le réaménagement du calendrier scolaire intervenu, après la prorogation des congés de Pâques au dimanche 10 mai prochain, au lieu du lundi 13 avril initialement annoncé, n’est pas sans impact sur le personnel enseignant. Sans avoir été préparés pour l’être, les enseignants des établissements scolaires privés de Parakou, à l’instar d’autres dans le pays font les frais du Covid-19 qui sévit actuellement. Comme les promoteurs de leurs établissements qui sont embarrassés, ils ont également été pris de court par la situation. En effet, à Parakou, certains parmi eux ne se font beaucoup d’illusions. Par rapport au salaire du mois en cours, ils estiment qu’il y a plus de doutes que de certitude. « Pour assurer notre quotidien, nous nous en remettons à la providence. Nous n’avions pas le choix. Mais, nous espérons que les responsables des établissements privés dans lesquels nous intervenons, vont se préoccuper de nous. Tout comme eux, nous ne sommes également pas responsables de ce qui se passe», a confié sous le sceau de l’anonymat, B. A, un professeur de Mathématiques dans l’un des nombreux collèges privés ouverts dans la cité des Koburu. « Puisqu’on leur a permis de régler par tranches la scolarité de leurs enfants, c’est à la fin de chaque mois que la plupart des parents ont pris l’habitude de se présenter », a indiqué Claude Tikou. Ce dernier est promoteur de l’un des établissements privés à Parakou, mais aussi coordonnateur départemental du patronat des écoles privées du Borgou. Selon lui, presque tous les parents attendent la période du 30 mars au 5 avril pour se manifester. « Mais, contre toute attente, nous sommes précocement partis en congés le vendredi 28 mars dernier», a-t-il fait observer. Pour n’avoir pas fait le recouvrement, insiste-t-il, ce sont aussi bien les promoteurs que les enseignants et tous les acteurs des établissements privés qui sont en difficulté. « Il n’y a pas que les enseignants qui soient nos partenaires. Il y a les services des impôts, les charges de sécurité sociale, puis les institutions de microfinance et les banques commerciales avec lesquelles nos établissements ont également pris des engagements, sans oublier les actifs immobilisés», poursuit Claude Tikou. Par rapport à la situation des enseignants, il a rappelé que le calendrier scolaire va désormais jusqu’à la fin du mois de juillet. « Mais, ce ne sont pas tous les établissements qui ont des contrats de 12 mois avec leurs collaborateurs dont les enseignants. Il y en a qui ont signé des contrats de 11 mois, 10 mois et même de 9 mois», a-t-il précisé. « Donc, si les enseignants n’ont pas travaillé au cours du mois d’avril, ils ne devraient alors pas espérer ce salaire», a insisté le promoteur. « Là où je suis, mon budget dépend de ce que produit mon établissement», a fait observer son collègue Urbain Toussaint Anato, très peiné. « Si les enseignants doivent être payés, par ces temps de crise sanitaire, cela dépendra des parents qui sont appelés à respecter leurs engagements envers la comptabilité de l’établissement», a-t-il souligné. Avec les contrats qui les lient, aussi bien les promoteurs de ces établissements que les enseignants concernés doivent pouvoir s’entendre sur ce qu’il y aura de mieux pour eux. En la matière, la Convention collective générale du travail applicable aux entreprises relevant des secteurs privé et parapublic en République du Bénin, a déjà tout prévu. Soutien de la décision gouvernementale Par ailleurs, les enseignants et promoteurs de ces établissements approuvent la décision prise par le gouvernement de proroger ces congés jusqu’au dimanche 10 mai prochain. Selon eux, ce faisant il veille sur le bien-être des populations. Ne pouvant présager de l’issue de la crise sanitaire, tous souhaitent voir, comme le gouvernement, l’année scolaire être sauvée à tout prix. « En réalité, nous les promoteurs ou chefs des établissements scolaires privés n’étions pas sûrs de la reprise des activités pédagogiques annoncée pour mardi 14 avril dernier. Il n’y a qu’à voir l’évolution que connait la pandémie pour s’en convaincre. Bien avant le départ précoce pour les congés de pâques, de nombreux parents avaient déjà décidé de garder leurs enfants à la maison », a expliqué le promoteur Claude Tikou. Par rapport à la poursuite de l’année scolaire, il n’est pas inquiet. Au niveau des classes intermédiaires, informe-t-il, il ne restait en réalité que trois semaines d’activités pédagogiques pour libérer les enfants. « Le programme est presque terminé. Au cours du troisième trimestre, les premiers devoirs ont déjà eu lieu », a-t-il laissé entendre. « Si la reprise est effective le lundi 11 mai prochain, les enfants des classes intermédiaires vont finir au plus tard le 31 mai. Ce qui permettra, dans le mois de juin, de continuer avec les classes d’examen pour les conduire aux différents examens scolaires. Donc, il n’y a pas péril en la demeure », rassure Claude Tikou. En effet, avec la reprise attendue pour le lundi 11 mai, les écoliers et élèves n’auront qu’un mois et demi, les examens ayant été programmés pour juillet. Reste à savoir si ce temps suffira à leurs enseignants d’achever les programmes et les aider à mieux les maîtriser. Actualités 20 avr. 2020


Soutien à la lutte contre le Covid-19: Le Groupe NSIA fait don de matériels sanitaires au gouvernement
Solidaire du combat du gouvernement contre la pandémie du Covid-19, le Groupe NSIA a offert, ce jeudi 16 avril à Cotonou, un lot d’équipements médicaux au ministère de la Santé. D’une valeur de plus de 22 millions F Cfa, ce don vient en complément des contributions faites par ses filiales au Bénin dans le cadre de cette lutte. Trois lits de réanimation à trois sections, trois appareils d’électrocardiogramme, trois chariots de transport de malades, cinq lits d’hospitalisation avec relève de buste, cinq tables de consultation et divers matériels de consultation médicale dont dix tensiomètres électroniques… Voilà le lot d’équipements médicaux d’une valeur de plus de 22 millions de francs CFA offert par NSIA Assurances, NSIA Vie Assurances et NSIA Banque avec le soutien de la fondation NSIA au peuple béninois. Le Groupe NSIA qui célèbre ses 25 ans d’existence en 2020, est conscient de sa responsabilité sociétale et ne pouvait rester insensible à l’appel lancé par le gouvernement, indique Alain HOUNGUE, Président du Conseil d’Administration des filiales Assurances du Groupe NSIA au Bénin, accompagné pour la circonstance par Fabrice AGBOTA, DG NSIA Assurances, Magloire DOCHAMOU, DG NSIA Vie Assurances et Eugène AMONKOU, DG NSIA Banque représenté à l’occasion par Isaac HOUNSINOU. « Nous nous devions donc d’agir vite et de manière concrète pour soutenir les actions du gouvernement du Bénin au profit des populations », justifie-t-il. Le don réceptionné le jeudi dernier dans les locaux du ministère de la Santé à Cotonou émane de l’ensemble des sociétés du Groupe qui compte près de trois mille salariés et est présent dans 12 pays d’Afrique. C’est également celui de toutes les personnes qui font confiance aux sociétés du Groupe NSIA au Bénin, en y faisant leurs opérations d’assurances et de banque, précise M. HOUNGUE. « Il vient en complément des contributions faites par ses filiales au Bénin à travers leurs structures faitières respectives et contribuera certainement, au-delà de la lutte contre le Covid-19, à améliorer la prise en charge sanitaire des populations béninoises », espère le représentant du groupe. Bon geste Recevant le matériel, au nom du ministre et de tout le gouvernement, Pétas AKOGBETO, directeur de cabinet du ministre de la Santé, a rassuré que le matériel sera utilisé à bon escient. Il a témoigné sa gratitude aux donateurs pour leur solidarité envers l’Exécutif et le peuple béninois tout entier avant d’appeler d’autres bonnes volontés à emboîter le pas au Groupe NSIA. « Vous avez vu juste en pensant venir en aide au gouvernement parce que la riposte à la pandémie est une affaire qui concerne chacun et tous », laisse entendre Pétas AKOGBETO. Le représentant du ministre va poursuivre en remerciant les sociétés du Groupe NSIA pour le contenu du DON qui présente la particularité de prendre en compte tout le parcours de soins du malade et surtout servira au-delà de la lutte contre le Covid-19. Dans un élan de mutualisation des moyens et de synergie d’actions, le nouveau coronavirus pourra être vaincu, prône-t-il. Avant la remise symbolique du matériel, le président du Conseil d’administration des filiales Assurances du Groupe NSIA au Bénin, a exhorté les populations béninoises au strict respect de toutes les mesures barrières prescrites par le gouvernement, notamment le port systématique de masque, le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou au gel hydroalcoolique, le respect du cordon sanitaire, le respect de la distanciation sociale d’au moins un mètre entre les personnes. Alain HOUNGUE a, par ailleurs, assuré de la « constante disponibilité » du groupe à accompagner les actions du gouvernement pour endiguer et venir à bout de cette pandémie qui sévit dans le monde entier. Actualités 20 avr. 2020


Elections communales et municipales de mai 2020: L’ordre de passage des partis sur les médias validé
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) œuvre pour le bon déroulement de la campagne électorale sur les médias comme décidé par le gouvernement. Dans ce cadre, elle a tenu une séance de travail avec les cinq partis politiques en lice, samedi 18 avril dernier, à son siège. A l’occasion, l’ordre de passage des partis sur les médias a été tiré au sort. Les partis politiques en lice pour les élections communales et municipales du 17 mai prochain savent désormais leur tour de passage sur les médias pendant la campagne électorale. Au terme d’un tirage au sort, samedi 18 avril dernier, à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), en présence des représentants des cinq partis, l’ordre d’intervention de chaque parti est connu. L’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) passe en première position suivie du Parti du renouveau démocratique (Prd) et des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). L’Union progressiste (Up) et le Bloc républicain passent respectivement en quatrième et cinquième position. Cet ordre, selon Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), sera respecté par toutes les chaînes de télévision et de radiodiffusion retenues pour la campagne. Autrement dit, chaque média, quelle que soit sa zone géographique, est soumis à cet ordre dans la diffusion de son programme. L’institution de régulation des médias a annoncé aux partis qu’ils disposent de dix minutes dans la matinée, dix dans la mi-journée et de vingt minutes dans la soirée pour passer leur message aux populations. En dehors de cette tranche horaire accordée aux partis, aucune dérogation ne sera possible pour passer d’autres communiqués, selon ce que les partis et la Haac ont convenu. Les partis sont appelés à se rapprocher des radios et télévisions quarante-huit heures à l’avance pour enregistrer leur message. Ils peuvent aussi, souligne Rémi Prosper Moretti, envoyer leur représentant au niveau des médias, muni d’un mandat authentique qui sera cosigné par la Haac. « Les partis politiques doivent identifier leurs représentants qui vont parler en leur nom sur les médias, munis de leur mandat. L’ordre d’enregistrement sera suivi. En cas d’absence d’un parti, il ne sera pas enregistré et son temps d’antenne sera utilisé par la Haac pour sensibiliser la population », a averti le président de l’institution de régulation des médias. Rémi Prosper Moretti a assuré qu’il n’y aura pas de zone blanche lors de la campagne, ce qui signifie que les populations béninoises pourront suivre grâce à la couverture nationale des médias, les messages de campagne des candidats, dans toutes les langues suivant le format que les partis ont choisi pour le faire. La Haac a également mis à contribution les radios de proximité et a promis d’accompagner les cinq partis dans le déroulement de la campagne électorale. Dans ce cadre, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a décidé d’un accès égalitaire, équitable et exclusif des partis politiques aux médias. Ceux-ci doivent observer toute la discipline qu’il faut pour la réussite sans faille de la campagne électorale. La Haac a aussi recommandé aux partis de confectionner des badges aux crieurs publics pour faciliter leur identification au cours de la période. S’agissant des médias concernés, ils doivent mettre en veilleuse tout contrat avec les partis politiques au cours de la période de la campagne. Il convient de souligner que la presse écrite autorisée pour la campagne est celle du service public, donc le quotidien La Nation. Les médias en ligne n’ayant aucune existence légale, la Haac n’a pas conseillé leur usage aux partis. Toutefois, les partis qui vont s’y employer assumeront les conséquences en cas de dérapages. Charte de bonne conduite Après les débats sur la conduite à tenir lors de la campagne, la Haac a remis la liste des médias sur lesquels les partis vont intervenir à leurs représentants avant de leur faire signer la Charte de bonne conduite au cours de la campagne électorale. Il s’agit d’une Charte de quinze articles qui comporte les droits et devoirs des partis. Dans ses dispositions, la Charte prévoit qu’aucun parti ne doit prendre en otage les médias. Le parti politique prenant part aux élections communales s’interdit tout comportement susceptible de nuire à la sérénité du scrutin, toutes les interventions politiques doivent être circonscrites à une saine émulation des idées et ou suggestions visant à améliorer la gouvernance locale et à promouvoir le développement local... Actualités 20 avr. 2020


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