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Nouvelles

7e revue annuelle des réformes et programmes de l’Uemoa : les efforts d’intégration du Bénin évalués
Experts du Bénin et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine procèdent à l’évaluation de la mise en œuvre des réformes et projets communautaires au Bénin. C’est dans le cadre de l’édition 2021 de la revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets de l’Uemoa, ouverte hier lundi 8 novembre à Cotonou. Le Bénin accorde un grand intérêt à l’intégration régionale et cela passe par la prise en compte et la mise en œuvre des actes et programmes communautaires. La 7e revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest africaine en cours, va justement permettre d’évaluer les efforts d’intégration du Bénin. Les travaux se déroulent du 8 au 10 novembre avec une phase technique consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre effective de 116 textes réglementaires ainsi que de huit projets communautaires pour un montant de près de 34 milliards de francs Cfa. A en croire Yawovi Batchassi, représentant résident de l’Uemoa au Bénin, il s’agira d’échanger sur la base de la grille de pondération retenue de commun accord afin de mettre en lumière les progrès faits par le Bénin dans la mise en œuvre des réformes politiques, programmes et projets communautaires. « Il est question de faire ensemble le point de la mise en œuvre des directives et programmes », a-t-il déclaré. Les experts du Bénin vont dans ce cadre, fournir à leurs homologues de l’Uemoa les éléments permettant de traduire et de certifier la transposition au plan national, des actes et directives de l’Union. A l’ouverture des travaux, Yawovi Batchassi a également exprimé la reconnaissance de l’Union aux autorités béninoises qui donnent la preuve de leur engagement et de leur adhésion. Un engagement réaffirmé par Hermann Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Il précise d’ailleurs que cette revue est d’une grande importance pour le Bénin qui reste très attaché à l’intégration régionale. Hermann Takou a alors invité les experts à une prise en compte effective des progrès réalisés par le Bénin, pour une notation transparente. Au cours de ces assises, les participants vont évaluer la mise en œuvre au Bénin des réformes, programmes et projets communautaires en 2021 notamment au niveau de la gouvernance économique et de la convergence dans les domaines de la passation des marchés, de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ; au niveau des marchés communs notamment dans les domaines de la fiscalité intérieure, de l’union douanière… Ils se pencheront aussi sur le point d’avancement des programmes et projets dans les domaines de l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’environnement, l’eau, l’énergie, l’artisanat, le tourisme, l’industrie, les télécommunications, l’aménagement du territoire communautaire… Comme il est de coutume en de pareilles circonstances, les participants vont conclure leurs travaux par l’adoption et la signature d’un mémorandum. La revue annuelle, faut-il le rappeler, a été instituée par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa en octobre 2013 pour favoriser et faciliter l’accélération de la mise en œuvre des réformes et programmes communautaires. Les résultats des six précédentes éditions ont suscité l’engouement des pays membres et attestent de la nécessité d’une telle initiative. Economie 09 nov. 2021


Football : Xavi nouvel entraîneur du Fc Barcelone
Parti  d'Al Sadd au Qatar, Xavi Hernandez vient de poser ses valises au Fc Barcelone. Les Blaugranas ont payé la clause libératoire prévue dans le contrat du technicien de 41 ans qui  s'élève à 5 M€. Après l'officialisation de son arrivée Xavi a fait trois demandes, selon
Sport. Il souhaite que les services médicaux du club soient restructurés et que sept membres de son staff actuel soit avec lui. Ainsi, ses deux adjoints, Oscar Hernandez, son frère, et Sergio Alegre, ainsi que Ivan Torres, préparateur physique, et Carlos Nogueira, physiothérapeute, pourront être avec lui. David Prats, Toni Lobo et Sergio Garcia, tous recruteurs, arriveraient aussi dans les valises de Xavi. Sports 07 nov. 2021


Championnat professionnel de Football : belle victoire de Coton Fc sur les Requins 
Le championnat professionnel de football saison 2021-2022 a démarré, dimanche 31 octobre dernier, au stade Général
Mathieu Kérékou de Cotonou. En match d’ouverture de la Ligue Pro dans la zone C, Coton Football club de Ouidah s’est débarrassé des Requins de l’Atlantique par le score de 3-2.
Le public sportif a eu droit, dimanche 31 octobre dernier, au stade général Mathieu Kérékou de Cotonou, à un festival offensif digne des grands matchs de football au cours de la rencontre d’ouverture du championnat professionnel de football du Bénin. Coton Football club a réussi son baptême du feu dans l’élite en s’imposant par le score de 3-2 aux Requins de l’Atlantique dans la zone C.  Très en verve en début de match, les visiteurs vont trouver la faille dans le camp adverse à la 7e minute. Suite à un corner joué à la rémoise, Romaric Amoussou  parvient à retrouver  Iréné Glèlè qui, de la tête, arrive à tromper le gardien des Requins de l’Atlantique (0-1). Menés au score, les Awissi Wassa ne tarderont pas à réagir face au nouveau promu. Cette générosité dans l’effort va payer à la 23e minute. Surpris par une frappe d’un attaquant des Requins, Mamadou Sylla, gardien de Coton Fc, repousse la balle dans l’axe et permet à John Adu Boffour qui était dans les parages d’inscrire son premier but de la saison (1-1). Après l’égalisation, le jeu devient équilibré avec quelques occasions de part et d’autre. Mais après quatorze minutes, les joueurs de Coton Fc reprennent l’avantage par le biais de Nassirou Adamou. L’ancien joueur de l’As Cotonou profite du manque de concentration de la défense des Awissi Wassa pour redonner l’avantage à son équipe  à la 37e minute. 1-2, c'est sur ce score que le juge central Louis Houngnandandé va renvoyer les deux équipes aux vestiaires. A la reprise, les protégés de Lionel Talon reviennent avec de belles intentions mais vont se  heurter à la défense des Requins de l’Atlantique réunie autour de Dine Koukpéré. En témoignent ce centre de Nassirou Adamou et cette frappe d’Issah Razack à la 47e minute.
Des Requins combatifs jusqu’au bout
Comme une réponse du berger à la bergère, les  Awissi Wassa par l’intermédiaire de Saïd
Bankolé, étaient à deux doigts de l’égalisation (51'). Malheureusement, Coton Fc va faire le break deux minutes plus tard grâce à Romaric Amoussou. 1-3, les carottes semblent cuites pour les Requins, mais les poulains d'Amadou Moudachirou vont réduire le score par le biais d'Abdul Koriko, à la 70e minute. A 2-3, les vingt dernières minutes de la partie seront âprement disputées entre les deux formations sans que la victoire ne change de camp. C’est ainsi que Coton Fc va remporter son premier match de la saison dans la douleur. Victor Zrunka, coach de cette équipe n’est pas satisfait de la prestation de ses poulains. « On a négocié cette partie sans  être satisfait du résultat », a-t-il déclaré. Il pense continuer sur cette lancée. A l’opposé, Amadou Moudachirou s’indigne des problèmes administratifs qui ont occasionné cette défaite des Awissi Wassa. Pour lui, sans contrat, aucun de ses joueurs n’était motivé pour ce match?
Sports 02 nov. 2021


Prise en charge gratuite des maladies dans le Littoral: Vers une santé publique égalitaire pour les couches vulnérables
Médecins du monde Suisse et Plan international Bénin s’investissent dans la santé des personnes vulnérables. C’est le sens de la Semaine sanitaire lancée, ce mardi 19 octobre, au profit des zones sanitaires 1 et 4. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Safe and inclusive cities for girls (ville sûre et inclusive pour les filles). Semaine de bonheur pour les populations de Dantokpa et environs. Elles bénéficient d’une prise en charge gratuite en matière de soins de santé depuis ce lundi 18 octobre. C’est un acte d’amour de Médecins du monde Suisse et de Plan International Bénin. Il parie sur une santé publique forte et égalitaire pour les couches vulnérables. Sur place, un dispositif innovant et ambitieux qui réunit en un même lieu des prestataires de soins de santé de diverses spécialités est installé pour répondre aux problèmes de santé des cibles ; ceci avec la collaboration des élus locaux. Tout est parti d’un constat. «La situation des enfants et des familles au sein du marché et des quartiers déshérités ou bidonvilles autour du marché Dantokpa prouve une vulnérabilité particulière en termes de protection et de santé. Les habitants de ces quartiers sont sujets à des problèmes aigus d’accès aux soins de santé. Sur le marché, les enfants et les jeunes sont exposés à de nombreux risques en matière de protection et de santé, y compris la santé sexuelle », relève Pauline Sètondji Donhouédé, représentante de Plan international Bénin. Cette nouvelle approche vise à améliorer l’état de santé des enfants et des jeunes habitant les quartiers retenus. Elle comporte tout un paquet d’interventions. Premièrement, elle gage sur des soins gratuits pour les affections les plus courantes. Deuxièmement, elle vise à dépister, orienter et faire une prise en charge sanitaire du Vih/Sida, du cancer de sein et du col de l’utérus, des affections dermatologiques et de la malnutrition. Troisièmement, la campagne sanitaire permettra d’offrir un service d’écoute et d’accompagnement psychologique des bénéficiaires. Les prestations à offrir concernent la médecine générale, la gynécologie obstétrique, la dermatologie, la nutrition, les méthodes modernes de planification familiale et l’accompagnement psychologique. La santé publique, l’affaire de tous ! Si la pandémie actuelle a mis à mal les systèmes sanitaires du monde, elle a eu le mérite de mettre davantage les acteurs sanitaires devant leurs responsabilités. Au Bénin, les professionnels de la santé sont conscients des défis à relever. « La pandémie nous a rappelé que la santé publique est l’affaire de toutes et de tous, et que personne ne doit rester en marge de l’accès aux soins. La mobilisation mondiale pour vaincre le coronavirus a également eu pour conséquence une relégation au second plan des autres affections de santé. Il est temps à présent d’y reporter toute notre attention, car aucun enjeu de santé ne saurait être négligé », lance Virgile Dodoo, représentant du ministre de la Santé. La mairie de Cotonou se sent interpellée par cet élan de solidarité. « Pour le Conseil municipal de Cotonou, le bien-être de toutes et de tous est une priorité non négociable. Les déterminants de la santé sont multiples et interconnectés. Le logement, le revenu, le genre sont des facteurs qui influencent notre santé et nos chances d’accéder aux services de soins », argumente Gatien Adjogboni, deuxième adjoint au maire de Cotonou. « A cet égard, il est particulièrement important que nous puissions œuvrer à une synergie d’actions entre toutes les personnes qui s’investissent pour que la ville de Cotonou soit un cadre d’épanouissement pour ses habitants », suggère-t-il. Le cri de ralliement de Médecins du monde Suisse (« ensemble, changeons la donne ! », cadre bien avec cette recommandation. Nathalie Desautels, coordon-natrice générale de l’organisation, exhorte l’ensemble des acteurs à l’unité dans l’action : « La santé n’est pas un luxe et nous ne devrions jamais perdre de vue l’objectif qu’est la gratuité et l’accessibilité des soins pour tous. Ensemble, faisons en sorte que nous puissions arpenter les rues de notre ville, en notant que les obstacles et les inégalités sont derrière et que chaque être humain peut accéder à la santé ». Il est espéré qu’environ huit cents personnes soient impactées par cette campagne qui s’achève vendredi 22 octobre prochain. Société 20 oct. 2021


Rentrée Sportive 2021-2022 : les footballeuses de Naja Fc pour de nouveaux défis
L’Association Omnisports Naja Fc a effectué sa rentrée sportive 2021-2022, samedi 9 octobre dernier à Cotonou. Le comité exécutif du club a entretenu les footballeuses sur les nouveaux défis du club avant de les galvaniser pour les prochaines compétitions. A quelques jours du lancement de la saison 2021-2022, les footballeuses de l’Association Omnisports Naja Fc de Cotonou ont retrouvé le chemin du terrain d’entrainement, samedi 9 octobre dernier à Agla. Heureuses de pouvoir s’adonner à leur passion après des mois de vacances, elles sont prêtes à mouiller de nouveau le maillot. Après deux heures d’horloge de séance d’entrainement fait d’échauffement et d’échanges avec leur coach, Junior Awoudou, les joueuses ont été entretenues par Euloge Nanga, président de l’Association Ominisports Naja Fc de Cotonou et les membres de son comité exécutif. C’est le lieu pour lui de féliciter les filles pour les efforts consentis la saison dernière lors du championnat. Selon lui, les footballeuses ont fait l’essentiel pour que le club soit maintenu en première division. « Nous sommes restés en championnat d’élite et nous allons doubler d’ardeur pour jouer les play-offs cette saison», a-t-il déclaré. Invitant les filles à ne pas privilégier le sport-roi au détriment de leurs études, il a insisté sur l’intérêt pour les footballeuses d’être aussi bien meilleures en classe que sur le terrain. « Une joueuse qui s’exprime bien sur le terrain et en classe est un potentiel vecteur pour la promotion du foot féminin », a-t-il ajouté. En ce qui concerne, le partenariat avec un club masculin en vue de la nouvelle saison, Euloge Nanga annonce de belles perspectives. « Les discussions vont bon train pour permettre à Nanja Fc de s’allier à un club professionnel», a-t-il fait savoir. Conscient de la tâche à abattre, l’entraîneur Junior Awoudou et son staff s’engagent à donner le meilleur d’eux-mêmes afin que Naja Fc de Cotonou figure parmi les têtes de file du championnat d’élite la saison prochaine. Il a annoncé la présence de trois nouvelles joueuses dont deux attaquantes dans son effectif? Sports 15 oct. 2021


Programme Young leaders 2021 : 7 Béninois parmi les 100 lauréats sélectionnés
Le Bénin est fortement représenté à l’édition 2021 du programme Young leaders de la French-African foundation qui se déroule à Dakar et Paris. Sur 100 lauréats issus de vingt nationalités, le pays totalise sept Young leaders, soit le premier Etat africain francophone le plus représenté. Les sept ambassadeurs béninois sont Corinne Amori Brunet, Maryse Lokossou, Albéric Patinvoh, Pierrick Chabi, Prudence Ogatcha, Ahmed Taofik et Hubert Evariste Vieyra. A l’instar de chacun des Young leaders, les représentants béninois nourrissent à titre individuel des ambitions et détiennent des projets. Ils ont pour parrain Romuald Wadagni, ministre béninois de l'Economie et des Finances. Le programme Young leader se veut un accélérateur de développement. Les lauréats se sont également engagés à travailler ensemble à la mise en place et la pérennisation d'un programme à impact (ou l'amplification d'un programme existant) visant à développer, chaque année, l'esprit entrepreneurial auprès d'une sélection de jeunes, de femmes et de personnes en situation de handicap au Bénin. Ce mardi 5 octobre, les représentants béninois ont été accueillis à l’ambassade du Bénin en France, en présence des responsables de la French-African foundation (Faf) et de Wilfried Lauriano Do Régo, Coordonnateur du Conseil présidentiel pour l’Afrique (Cpa). L’ambassadeur Eusèbe Agbangla a tenu a échangé avec eux en vue de les célébrer. « Au-delà de la lettre de félicitations que j’ai bien voulue, au nom du président de la République et du gouvernement béninois, vous adresser, l’ambassade a décidé d’avoir cet échange direct avec vous, pour vous célébrer, vous exprimer toute notre fierté et voir quel type de partenariat elle peut établir avec vous, tous domaines et compétences confondues, pour vos contributions de qualité à l’œuvre de développement économique et social amorcée dans notre pays, le Bénin, depuis 2016 », leur a-t-il expliqué. Eusèbe Agbangla a saisi l’occasion pour convier les sept lauréats à contribuer au repositionnement du Bénin dans ses relations avec la France au regard des acquis du premier quinquennat du président Patrice Talon et des œuvres de développement en cours et futures. La French-African foundation réunit tous les deux ans une promotion de Young leaders appelés à jouer un rôle important dans les relations franco-africaines. Ils sont sélectionnés sur la base d'un appel à candidatures public. Les lauréats sont actifs dans divers secteurs (politique, économique, associatif, culturel, sportif). Ils sont engagés pour penser et formuler des solutions communes à la France et à l'Afrique et dans l'intérêt de tous sur des questions liées, entre autres, à l'État de droit, la préservation du climat, l'autonomisation des femmes, le développement durable et le développement économique. L'édition 2021 du programme se déroule sous le double haut patronage des présidents français Emmanuel Macron et sénégalais Macky Sall. La promotion se réunira à l'occasion de deux séminaires (soit une semaine pour chaque séminaire) à Paris et Dakar, avec un focus « sports et développement ». Actualités 06 oct. 2021


France : Voici le nombre de pédocriminels recensés dans l’Eglise catholique en 70 ans
En France, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase) a publié les conclusions de son enquête sur l'ampleur de la pédocriminalité au sein de l'Eglise catholique depuis 1950. Environ 3 000 pédocriminels ont été recensés sur 115 000 prêtres et religieux depuis les années 1950, a fait savoir le président de la Ciase, Jean-Marc Sauvé, ce mardi 5 octobre, lors de la remise du rapport d’enquête à la Conférence des évêques de France (Cef) et à la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). D'après le document, deux tiers des pédocriminels sont des prêtres diocésains. La Ciase a demandé aux évêques et supérieurs de relayer son désir d'entendre les abuseurs. « Finalement, onze auteurs ont accepté d'être auditionnés », a révélé le président de la Commission dans les colonnes du journal Jdd repris par France24. Créée il y a plus deux ans, la Ciase est chargée de faire la lumière sur les abus sexuels dans l'Église et de proposer des mesures correctives et réparatrices. L'enquête effectuée pour le Ciase par l'Institut national de la santé et de recherche médicale (Inserm) sur la base d'un sondage réalisé par l'Ifop auprès d'un échantillon représentatif 28.000 personnes. Actualités 05 oct. 2021


Absence du Bénin dans les catégories majeures du Fespaco : les acteurs du 7e art situent les responsabilités
Depuis le sacre de Sylvestre Amoussou au Fespaco 2017 grâce à son film-fiction «Orage africain, un continent sous influence », le Bénin brille par son absence dans les catégories séries, courts et longs métrages (fictions et documentaires). Qu'est-ce qui peut justifier une telle situation au niveau du cinéma béninois ? Les acteurs se prononcent… Samson Adjaho, réalisateur « Il n'existe pas encore au Bénin une réelle politique cinématographique…» Ce que je sais, c'est qu'il n'existe pas encore au Bénin une réelle politique cinématographique pour représenter notre pays à ce festival qui est, rappelons-le, le plus grand rendez-vous panafricain de films. Car depuis quelques années, il faut le dire, les Burkinabè sont parvenus à hisser le Fespaco comme un défi majeur pour les réalisateurs et les maisons de production de plusieurs pays africains et du monde. Et pour ce faire, ces cinéastes ont réussi à persuader chefs d'Etat, ministres, institutions et autres fonds locaux qui, non seulement s'impliquent personnellement pour renforcer la visibilité de leurs pays, mais apportent également de grands renforts financiers pour les films en compétition. Il y a deux ans par exemple, le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou le Burkina Faso ont débloqué plus du milliard pour financer les projets de leurs pays respectifs qui devraient être en compétition au Fespaco. Ce festival est donc devenu pour ces pays une arme idéologique, un moyen stratégique de se positionner dans le monde à travers le cinéma et la culture, avec des retours directs et indirects quantifiables. Je ne suis pas sûr qu'au Bénin nous voyions les choses de cette façon pour le moment. Est-ce la faute du gouvernement qui ne fait pas du cinéma une priorité ou celle des acteurs du secteur qui font tout sauf persuader et convaincre les décideurs? Je ne saurais le dire. Mais tout porte à croire que la fin des balbutiements de notre pays à ces grandes rencontres cinématographiques n'est pas pour demain. Noukpo Whannou, réalisateur « La faute n'est pas au gouvernement… » L'absence notoire aux différents rendez-vous de cette fin d'année dans le domaine du cinéma a sa source dans la politique culturelle du Bénin depuis plusieurs années. La faute n'est pas au gouvernement. Mais plutôt aux acteurs culturels, notamment ceux qui nous représentent au sein des instances de décisions. Aucun investissement notable n'est fait dans la production cinématographique et audiovisuelle. On n'a eu aucune aide pour créer et ensuite produire. Si vous prenez le cas de Clap Ivoire, au plan national, la sélection est ouverte et les films sont regardés. Et on juge de la capacité des films qui sont retenus pour aller représenter la Nation. Il est de même au niveau du Fespaco où on demande aux nationaux de sortir leurs productions. Mais, rien de tout ça n'est fait ici. Et comment voulez-vous qu'on juge de la qualité des films éventuellement soumis à la sélection de Fespaco. Laquelle qualité dépend évidemment du financement de ces productions. Arcade Assogba, réalisateur « Notre cinéma ne devrait plus se retrouver à la queue au Fespaco…» Déjà, il faut, non pas se féliciter d’avoir ses quelques représentants, mais féliciter chaleureusement leurs auteurs et les institutions, notamment les écoles Isma, Enstic-Uac et du dessin animé à Ouidah pour avoir sauvé la face. Ensuite, on a le droit de râler parce que le Bénin mérite mieux. Après le sacre de « L’orage africain, un continent sous influence » de Sylvestre Amoussou comme Etalon d’argent de Yenenga en 2017, notre cinéma ne devrait plus se retrouver à la queue au Fespaco. Si nous avions bien saisi les enjeux professionnels et de visibilité pour le pays que devraient constituer la vitrine et le marché du Fespaco après ce sacre, nous devrions déjà avoir fait fort en 2019 et être en train de faire rebelote maintenant en 2021. Comme le fait depuis lors le Sénégal. Il faut croire que la chose n’est pas encore suffisamment comprise ainsi par les décideurs. On ne peut pas non plus concentrer tous les reproches sur eux. Qu’avons-nous fait en termes de lobbying en tant que professionnels? J’espère que nous aurons l’occasion de faire un point à un moment donné. Autrement, le rêve du Bénin révélé que nourrit le gouvernement se passerait sans la magie du cinéma, et sans ces lumières du septième art, disons pour faire simple, qu’il va lui manquer l’essentiel. Je sais que certains collègues ont soumis des films qu’ils ont eu à faire dans la douleur, y compris pour la catégorie Long métrage. Ce n’est donc pas un défaut de production, pour répondre clairement à votre préoccupation. Les gens se battent vraiment avec les moyens de bord dans notre pays. Cela ne suffit pas, hélas ! Si à l’arrivée, leurs œuvres ne sont pas sur les plaquettes, c’est bien parce que la distribution d’un film ne se réussit plus avec les anciens standards où les efforts d’un auteur et de son producteur suffisent pour accéder à un certain niveau d’affichage. C’est un véritable effort collectif et de réseautage qui s’appuie sur une forte volonté politique. Dimitri Fadonougbo, réalisateur « L'environnement favorable pour produire des films de qualité fait défaut… » Le Bénin n'a pas encore fait d'efforts pour son cinéma car il souffre depuis des années de l'absence du vote du code de la cinématographie. Or le code prévoit des dispositions qui permettent de mettre en place les dispositifs pour favoriser et faciliter la production. Et mieux, le Bénin ne dispose pas jusqu'aujourd'hui de fonds propres à la production cinématographique. Pendant ce temps, les dispositions à l'international sont de plus en plus compliquées et l'environnement favorable pour produire des films de qualité fait défaut au Bénin. L'État n'a pas encore compris que faire de la production cinématographique, c'est une industrie qui fait appel à plusieurs autres. Et l'Etat doit y mettre beaucoup d'argent pour faire éclore les talents existant dans le 7e art. En attendant que le code ne soit voté, je souhaite que l'État prenne un décret pour mettre sur pied le fonds de la cinématographie. Quelle industrie cinématographique nous voulons pour les 10, 20, 30 et 50 ans à venir ? C'est en fonction de cela qu'on pourra travailler.   Propos recueillis par Henri MORGAN (Stag.) Culture 05 oct. 2021


Bénin : 2,575 tonnes de cocaïne saisies dans un magasin à Sèmè-Podji
Les autorités béninoises en charge de la lutte contre le trafic de stupéfiants ont effectué la saisie de 2 240 plaquettes de cocaïne dont une déjà désagrégée en partie, soit 2575, 35 kilogrammes. Suivant un communiqué de presse du procureur spécial près la Cour de répression des Infractions économiques et du Terrorisme (Criet), Mario Metonou, cette saisie a eu lieu dans un magasin sis à Ekpè Pk10 dans la commune de Sèmè-Podji où était entreposé le stock de produits suspects. Des explications du procureur spécial, ce magasin appartient appartiendrait à un certain Libanais qui l’aurait loué, actuellement, à un ressortissant ivoirien du nom de Kouadio Kipre. L’enquête conduite par les structures compétentes a permis « d'interpeller onze personnes de nationalités béninoise, togolaise, burkinabè, hollandaise, libanaise et allemande sur qui pèsent, à divers degrés, des soupçons ». Mario Metenou rappelle que cette grosse prise s'inscrit dans le cadre de la répression des infractions relatives aux drogues et précurseurs, aux stupéfiants et substances psychotropes. Il assure que le parquet spécial près la Criet ne manquera pas de revenir sur les éléments nécessaires à l'information du public en cas de besoin. Actualités 30 sept. 2021

#Trafic de stupéfiants2


Gaspillage alimentaire : 17% des aliments finissent en poubelle
Alors que 811 millions de personnes souffrent de la faim, le monde gaspille 17% de la nourriture qu'il produit, selon la Fao. C’est presque une mise en garde de la Fao. L'agence alimentaire des Nations Unies a attiré ce mardi 28 septembre 2021 l’attention de la communauté internationale sur cette pratique qui n'est pas l'apanage des pays riches, comme beaucoup le pensent. Selon les données, 931 millions de tonnes, soit 17% des aliments produits en 2019, ont fini dans les poubelles des ménages, des détaillants, des restaurants et des autres acteurs de l'alimentation. Entre-temps, 811 millions de personnes ont faim et 132 millions sont confrontées à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle aujourd'hui en raison de la pandémie de Covid-19. En termes d'argent, les pertes alimentaires annuelles sont estimées à 400 milliards de dollars. Pendant ce temps, le manque de nourriture, la faim et la malnutrition touchent tous les pays du monde, a mis en garde mardi la Fao qui a lancé un appel urgent pour réduire la quantité de nourriture gaspillée. Pour rappel, la communauté internationale célèbre ce 29 septembre 2021 la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires.   Actualités 29 sept. 2021


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