La Nation Bénin...
Nouvelles

Le cortège funèbre du général Mathieu Kérékou en route pour Natitingou est attendu en début de cet après-midi à Parakou. Quoiqu’il n’y aura pas d’escale du corbillard à proprement parler, l’étape de ralentissement dans la cité de Kobourou sera marquée par de vibrants hommages à l’illustre disparu.
C’est du moins l’espoir nourri par les autorités préfectorales, municipales et les responsables de la sécurité qui se sont concertés dans la matinée d’hier jeudi à la préfecture de Parakou. La mobilisation des populations et les dispositions d’ordre sécuritaire étaient au menu des échanges. En ce qui concerne le rassemblement, la municipalité a mis les petits plats dans les grands pour accueillir celui que pleure le Bénin tout entier depuis le 14 octobre dernier, rassure Ibrahim Chabi Mama, premier adjoint au maire. Les nids de poule sur la chaussée sont bouchés et des groupes d’animation sont mis à contribution. Les conseillers municipaux vont accueillir la dépouille à l’entrée de la ville, à hauteur de l’hôpital d’instruction des Armées. Sous la supervision des Forces de l’ordre, les élus locaux, les populations : hommes, femmes, élèves, écoliers et autres, vont s’amasser le long des artères pour dire adieu à l’ancien président de la République en chemin pour sa dernière demeure. A en croire Ibrahim Chabi Mama, une cavalerie sera déployée pour accompagner le cortège tout au long de l’itinéraire : Sortie Sud - Carrefour-Hubert-Maga – marché Arzèkè- mairie de Parakou – Carrefour-de-la-Municipalité (Carrefour-Trois-Banques) – Carrefour-Alwouda – sortie Nord (vers Deeman radio).
Le lieutenant-colonel Zakari Taki Yaka, commandant du Groupement régional Nord de la Gendarmerie nationale, a exhorté les populations à non seulement sortir massivement mais aussi et surtout à observer l’ordre et la discipline pour des hommages dignes à l’homme du 26 octobre 1972 qui a marqué les populations béninoises à travers vingt-sept ans de pouvoir?
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Conseil des ministres: Didier Atchou nouveau directeur général de la Police nationale
Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 25 novembre 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
Félix Essou Dansou, ancien ministre, ancien Commissaire à la Commission de l'Uemoa
Veuve Marie Djossi Kouassi, mère de Josiane Tossou, ancienne députée à l’Assemblée nationale, belle-mère de monsieur Noël H. Fonton, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement ;
Marie Akodandé, mère du Commissaire de Police de 2e classe Akondandé Richard, chef du service accidents et constats du Commissariat central de Cotonou ;
François K. Sègo père du commissaire de Police 2e classe Sego Innocent, en service au Commissariat spécial de Police d’Hillacondji ;
Pierre Bocovo, père du Commissaire de Police de 1re classe Ghislaine Bocovo Adjagboni, chef de l’Office central de protection des mineurs, de la famille et de la répression de la traite des êtres humains ;
Arouna Moussa, beau-père du Commissaire principal de Police Sidi Bachirou, en charge du Commissariat spécial de Police de Malanville ;
Sèvi Alakou, mère de l’honorable Evariste M. Sinkpota, ancien député de la 6e législature, 2e adjoint au maire de la commune de Toffo ;
Veuve Rennée Antoinnette Vieyra épouse de Dravo, mère de de Dravo Marie José épouse Zinzindohoué, conseiller technique juridique du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a examiné des dossiers dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’économie maritime, de l’assainissement, de l’éducation, de l’eau et des finances.
Dans le domaine de l’énergie, le Conseil a approuvé une communication du ministre en charge de l’Energie relative à l’autorisation de signature avec l’entreprise chinoise Sinohyhydro d’un contrat clé en main (EPC) pour la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique du site de Dogo Bis et d’un protocole d’accord pour l’aménagement de tout le potentiel du fleuve Ouémé en République du Bénin. En examinant cette communication, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Energie en lien avec le ministre d’Etat à la présidence de la République en charge des Grands travaux aux fins de rendre compte par une communication au prochain Conseil des ministres de l’avancement des programmes d’énergie solaire en cours d’exécution sur l’ensemble du territoire national. Le Premier ministre a été également instruit de rendre compte par une communication du projet pilote ‘Lumière pour tous’ qui sera présenté lors de la COP 21 à Paris.
Dans le domaine de l’agriculture, deux communications relatives :
au financement au titre de la campagne 2015-2016 des activités de développement des technologies d’accompagnement de la filière coton au Centre de Recherches agricoles Coton et Fibres (CRA-CF). En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a demandé aux ministres membres du comité interministériel coton de prendre les dispositions pour faire assurer chaque année la couverture des activités de recherches du centre de Recherches agricoles (CRA-CF) non seulement par le budget national mais également par les fonctions critiques de la filière coton ; à la cession aux éleveurs des taurillons de race Azawak acquis par le projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) à un prix subventionné par l’Etat béninois ;
Dans le domaine de l’assainissement et de l’urbanisme, le ministre en charge du secteur a rendu compte au Conseil des ministres :
du démarrage des travaux de pavage et d’assainissement des 43 chefs-lieux sur les 77 communes. En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Urbanisme à l’attention des agences de maitrise d’ouvrage délégué (Mod) aux fins du lancement, sous quinzaine, des études avec l’accompagnement de la direction nationale du Contrôle des marchés publics et des agences de Maîtrise d’ouvrage délégué (Mod) ;
des financements qui viennent d’être accordés par la Banque Ouest-africaine de Développement (BOAD) et la Banque pour l’Industrie, le Développement et le Commerce (Bidc) pour les travaux de pavage et d’assainissement des 28 communes restantes. Les autorités communales concernées sont invitées à se rendre disponibles à travers leurs services techniques pour accompagner les bureaux d’études afin que les travaux démarrent effectivement avant le 31 décembre 2015 ;
des dispositions prises par le ministre en charge de l’Urbanisme et les Mod dans le cadre de la poursuite des travaux de construction des infrastructures de la zone non sinistrée du marché Dantokpa. En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit ledit ministre de rendre compte au prochain Conseil des ministres du point relatif à l’avancement des travaux ; de l’évolution des travaux d’achèvement du siège de l’Assemblée nationale en lien avec le ministre d’Etat à la présidence de la République en charge des Grands travaux.
Dans le domaine de l’éducation et suite aux mesures prises au cours du dernier Conseil des ministres pour consacrer la gratuité de la scolarisation des filles jusqu’en classe de Terminale, le Conseil des ministres a décidé d’accompagner ces mesures par :
la réduction significative du déficit d’enseignants à travers le recrutement spécial de douze mille (12 000) enseignants dont 6 750 au profit de l’enseignement maternel et primaire. Des dispositions devront être prises par le vice-Premier ministre, le ministre en charge de l’Enseignement Secondaire et le ministre des Enseignement maternel et primaire en vue de la prise de service des intéressés dès le 02 janvier 2016 au terme d’un processus de recrutement qui sera confié au Conseil national de l’Education appuyé par un cabinet de manière à ce que toute la République se sente concernée.
L’inventaire des infrastructures scolaires et universitaires aux fins d’apprécier leur qualité et le niveau des investissements à consentir par l’Etat afin de les rénover pour offrir un cadre de vie sain et agréable aux apprenants ;
la mise en place :
-d’un dispositif d’évaluation des enseignants en lien avec le bureau de l’auditeur général ;
-d’un comité de réforme des régies (Douanes, impôt et Trésor) pour l’amélioration de leur performance en termes de recettes aux fins du financement du système éducatif en relation avec les contributions très appréciées des partenaires techniques et financiers.
En outre, le vice-Premier ministre a présenté une communication relative à la situation qui prévaut dans les universités nationales et qui concerne l’encadrement des étudiants et le manque d’infrastructures malgré les efforts importants faits depuis quelques années. Ceci, après l’audience accordée par le chef de l’Etat à l’équipe rectorale de l’Uac accompagnée des Responsables d’étudiants : Fneb, Uneb et Unseb.
Au regard de cette situation, le Conseil des ministres a décidé d’autoriser le recrutement de 100 assistants supplémentaires d’ici la fin de 2015. Ce recrutement vient en complément des 180 déjà autorisés pour l’année 2015, donc 280 assistants pour la seule année 2015, un effort exceptionnel consenti pour améliorer le niveau d’encadrement des étudiants et par conséquent la qualité des formations.
S’agissant des infrastructures, le gouvernement a décidé de la construction de 4 nouveaux amphithéâtres en procédure d’urgence.
En ce qui concerne les inscriptions dans les universités classiques de l’Uac, le gouvernement a demandé instamment aux autorités rectorales de poursuivre la réflexion afin que les réformes proposées soient appliquées progressivement de manière inclusive après la sensibilisation de toutes les parties prenantes de l’Uac notamment des étudiants.
En tout état de cause, la mise en œuvre des réformes préconisées ne concerne pas l’année académique 2015-2016 qui sera mise à profit pour les travaux préparatoires dont le séminaire d’évaluation du Lmd.
Enfin le Conseil des ministres invite toute la communauté universitaire à maintenir le dialogue, à cultiver les valeurs de respect mutuel et de courtoisie qui doivent permettre de sauvegarder la paix et la sécurité sur les campus et assurer une année scolaire 2015-2016 de travail studieux.
Dans le domaine de l’eau, le Conseil a instruit le ministre d’élaborer et de présenter au prochain Conseil des ministres, un programme de construction d’infrastructures aux fins d’améliorer l’accès des populations à l’eau ;
Dans le domaine des finances, le Conseil des ministres a instruit le ministre d’Etat en charge des Finances de finaliser le dossier du crédit Suisse aux fins de sa transmission à l’Assemblée nationale dans un délai de quarante-huit (48) heures.
Le Conseil des ministres a autorisé :
* la participation du Bénin :
- à la 3e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de l’entente ;
au 48e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement et à la commémoration du 40e anniversaire de la Cedea ;
- la visite au Bénin du ministre de l’Energie de l’Azerbaïdjan pour la signature d’un protocole d’accord de partenariat stratégique dans le secteur des hydrocarbures ;
- le stage diplomatique de quinze (15) agents du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des béninois de l’extérieur ;
- la poursuite des décaissements subséquents aux préparatifs des obsèques officielles de son Excellence feu Mathieu Kérékou, ancien président de la République du Bénin du 09 au 12 décembre 2015 sur la base du chronogramme et du budget de 490 millions de francs CFA arrêtés.

3e revue du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées: Evaluer les actions menées pour mieux repartir en 2016
Une soixantaine d’acteurs du système sanitaire béninois ainsi que des élus locaux prennent part à Bohicon, du 23 au 26 novembre prochain, à la 3e revue annuelle du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). Il s’agit pour eux, de faire le point des activités de lutte contre ces maladies au titre de l’année 2015.
A l’ouverture des travaux de cette rencontre, le Dr Raoul Saïzonou, représentant le représentant résident de l’OMS a expliqué les contours de ce projet, en exhortant surtout tous ses acteurs à véritablement s’impliquer pour l’atteinte des résultats attendus. Il a loué «l’appui considérable du partenaire RTI au programme et grâce auquel le Bénin a pu achever la cartographie des maladies tropicales négligées ainsi que la couverture thérapeutique à certains endroits».
Quant au Dr Jean-Jacques Tougoué, conseiller technique en charge du Bénin pour le RTI à Washington aux USA, il s’est réjoui de la grande mobilisation des différents acteurs à cette rencontre. Ce qui témoigne, selon lui, de l’intérêt qu’ils accordent à la lutte contre les maladies tropicales négligées. La preuve,a-t-il poursuivi, en est que le Bénin est désormais cartographié pour les seules maladies ciblées. «Nous avons une couverture géographique de 100% pour l’Onchocercose. Nous étions à une couverture de 98% pour la bilharziose avec l’espoir que cette couverture sera à 100% en 2016. En ce qui concerne les parasitoses intestinales, on en est à près de 70 % de couverture» indique-t-il. A en croire Dr Jean Jacques Tougoué, le programme évolue à un bon rythme. Après le lancement des activités dans ce secteur, une mise à l’échelle aura permis de partir de zéro cartographie pour aboutir à un Bénin cartographié dans son ensemble au cours de cette année, sans occulter les traitements de masse.
Toutefois, précise Dr Jean-Jacques Tougoué, il ne s’agit pas juste d’une mise à l’échelle, mais de s’assurer que les maladies ciblées pour élimination le seront vraiment et que les ciblées pour les contrôles le seront certainement. C’est dire que «les acteurs concernés ont désormais l’obligation d’atteindre une certaine couverture programmatique afin d’amener le niveau de transmission de ces maladies en dessous du seuil qui pourrait permettre l’élimination», avertit Dr Jean-Jacques Tougoué.
Aujourd’hui, les maladies dites MTN impactent disproportionnellement les populations pauvres et rurales qui n'ont pas accès à l’eau, aux médicaments essentiels.
Invité à procéder à l’ouverture de cette 3e revue, le directeur départemental de la Santé (DDS) du Zou-Collines, François Kossouoh, a rappelé l’importance de cette rencontre qui vise à faire le bilan des actions menées sur le terrain en 2015 par le Projet de lutte contre les maladies tropicales puis à jeter les bases des perspectives pour l’année à venir.
Entre temps, le Dr Wilfrid Bacho, coordonateur national du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées a rappelé que les affections les plus fréquentes au sein de la population béninoise sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës, les affections gastro-intestinales, les diarrhées, les anémies, les affections dermatologiques, le diabète, l’hypertension artérielle, les affections urogénitales, les affections respiratoires, sans oublier des affections oculaires. S’agissant de ces maladies tropicales négligées dites MTN, elles sont un groupe de maladies transmissibles qui sévissent dans les pays pauvres comme le Bénin et altèrent la vie des personnes vulnérables?

Audience au palais de la Marina: La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama s'intensifie
Le président de la République a reçu, vendredi 13 novembre dernier, une délégation du conseil municipal de la ville japonaise, Yokohama, en compagnie du maire de Cotonou. Il a surtout été question de la coopération entre ces deux villes portuaires.
La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama est une initiative de l’ancien maire de Cotonou, le président Nicéphore Soglo. Dans le sillage des actions menées par son prédécesseur, l’actuel locataire de l’Hôtel de ville de Cotonou, Léhady Soglo a accueilli la semaine dernière une délégation de la ville japonaise de Yokohama. Les hôtes du maire ont effectué, vendredi dernier, en compagnie de ce dernier, une visite de courtoisie au président Boni Yayi. «Nous avons échangé sur les différents axes de coopération entre nos deux villes et nos deux ports», a confié Léhady Soglo qui salue cette coopération inédite entre une ville africaine et une ville japonaise.
Hirofumi Sato, et Katsunori Watanabe, respectivement président du groupe d’Amitié Japon-Afrique de Yokohama et adjoint au maire de Yokohama se réjouissent de l'hospitalité du peuple béninois et cotonois. «Nous avons décidé de venir à Cotonou pour notre premier voyage d'affaires. Avec cette expérience, nous comptons renforcer notre coopération avec le Bénin dans plusieurs domaines», assure Hirofumi Sato. Katsunori Watanabe poursuit que deux axes vont meubler cette coopération, en l'occurrence, la coopération portuaire et les échanges entre la jeunesse des deux villes. Dans le domaine portuaire, précise-t-il, il est envisagé une formation à l'endroit des experts portuaires béninois, en vue d'un partage d'expériences en matière de gestion portuaire.
Le chef de l'Etat a également échangé avec le directeur du génie militaire Bonaventure Vigan-Medjè. Il est allé faire au président Boni Yayi, le point d'avancement du chantier de reconstruction du marché Dantokpa. Les travaux, assure-t-il, avancent selon le calendrier établi. Il promet de tenir dans le délai de deux mois souhaité par le chef de l'Etat pour le relogement des sinistrés, en attendant le vaste projet de modernisation du marché ébauché par le gouvernement?

Journée mondiale de la pneumonie: Sensibiliser les populations pour éviter la maladie
Demain jeudi 12 novembre, le monde va célébrer la Journée mondiale de la pneumonie. Décrétée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), elle a pour but principal de sensibiliser les populations sur cette maladie.
La pneumonie est responsable de millions de décès chaque année et plus particulièrement des enfants. Ces décès peuvent être évités si les symptômes étaient pris en compte à temps et les traitements administrés rapidement.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la pneumonie tue chaque année plus que le SIDA, le paludisme et la rougeole réunis. Près de 1,8 million d’enfants de moins de 5 ans décèdent ainsi tous les ans de la pneumonie, soit un toutes les 20 secondes. En Afrique, la pneumonie est la deuxième cause de décès des moins de cinq ans, après la diarrhée. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) estime que la pneumonie tue chaque jour plus de 4 000 enfants.
Cette institution définit la pneumonie comme une inflammation des poumons habituellement causée par une infection. Les pneumonies peuvent également être provoquées par l'inhalation d'irritants comme les vomissures, des liquides ou des produits chimiques. Lors d'une pneumonie, les alvéoles des poumons se remplissent de liquide ou de pus qui entrave le transfert d'oxygène dans le sang par les poumons.
La pneumonie se présente sous différentes formes avec des spectres de gravité qui varient grandement. Il y en a fondamentalement quatre types: la pneumonie extra-hospitalière; la pneumonie; la pneumonie d'aspiration; et la pneumonie opportuniste. Les personnes en bonne santé âgées de moins de 65 ans auront rarement des complications graves à la suite d'une pneumonie. Les personnes atteintes d'affections pulmonaires chroniques ou dont le système immunitaire est affaibli, courent généralement un risque plus élevé de pneumonie.
Causes de la pneumonie
Les symptômes de la pneumonie peuvent varier en fonction de sa cause et de l'état de santé général de la personne atteinte. La pneumonie provoque toujours une toux, et celle-ci est souvent productive, c'est-à-dire qu'elle s'accompagne d'expectorations. Des expectorations d'un brun rougeâtre, vertes ou jaunes peuvent être un signe d'infection bactérienne. La présence de crachats peu épais et blanchâtres est un indicateur possible de pneumonie causée par un virus ou un mycoplasme.
Les causes les plus courantes de pneumonie sont des infections causées par : des bactéries - la cause la plus fréquente de pneumonie chez les adultes; des virus - la pneumonie à virus concerne surtout les enfants; des mycoplasmes - ces micro-organismes aux caractéristiques de virus et de bactéries causent des infections moins graves; des micro-organismes opportunistes - une menace pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli.
Mode de transmission
La plupart des formes de pneumonie sont transmises de la même façon que la grippe ou le rhume banal, c'est-à-dire par le contact des mains et par de fines gouttelettes projetées par la bouche et le nez. En fait, les mêmes virus qui causent le rhume et la grippe peuvent aussi causer la pneumonie. Lorsqu'un de ces virus infecte la gorge, les sinus ou les voies respiratoires supérieures, il s'agit d'un rhume. Si le virus atteint les poumons, c'est la pneumonie.
Les bactéries qui sont présentes en permanence dans la gorge de nombreuses personnes causent certaines des formes les plus graves de pneumonie. Dans des conditions normales, le système immunitaire combat efficacement ces bactéries. Par contre, si le système immunitaire est affaibli par un virus présent dans le pharynx, ces bactéries peuvent envahir les voies respiratoires. La pneumonie bactérienne est le plus souvent causée par la bactérie Streptococcus pneumoniae.
Outre les maladies infectieuses, la pneumonie peut être causée par des substances chimiques qui pénètrent dans les poumons et y provoquent de l'inflammation. La pneumonie par aspiration est causée par l'aspiration accidentelle d'aliments, de vomissements ou d'acide gastrique dans les poumons. La substance aspirée peut devenir infectée ou elle peut enflammer les poumons et causer une consolidation (les alvéoles pulmonaires s'emplissent de liquide).
Traitement et Prévention
La pneumonie bactérienne peut être traitée à l'aide d'antibiotiques, tout comme la pneumonie causée par les mycoplasmes. Il est extrêmement important de prendre les antibiotiques exactement selon la prescription du médecin et de terminer le traitement au complet, même si vous vous sentez mieux.
Il existe quatre moyens de prévenir la pneumonie. Le premier, c'est d'adopter un régime alimentaire riche en fruits et en légumes, de rester en bonne forme physique et de dormir suffisamment. Ces mesures aident à préserver la résistance du système immunitaire.
Le deuxième moyen, c'est la vaccination. Il n'existe pas de vaccin contre la plupart des formes de pneumonie, mais les deux formes les plus courantes peuvent être prévenues à l'aide de vaccins.
Le troisième moyen de prévenir la pneumonie est de consulter le médecin lorsqu'une toux continue de s'aggraver après 3 ou 4 jours.
Le quatrième moyen d'empêcher la propagation des virus et des bactéries pouvant causer la pneumonie consiste à se laver les mains de la bonne façon et fréquemment ou à employer un désinfectant pour les mains.
Pour les enfants et nouveau-nés atteints de pneumonie, insiste l’OMS, l’accès anticipé aux antibiotiques efficaces, appropriées et abordables, ainsi que l’oxygénothérapie peuvent être un sauvetage. Plus largement accessibles et utilisés correctement, ces interventions existent pourraient protéger et sauver les vies de milliers d’enfants et les nouveau-nés.
Il est également fait appel à l’amélioration des pratiques de santé, d’hygiène et de nutrition par la promotion de l’allaitement exclusif, le lavage des mains, la réduction de la pollution de l’air à l’intérieur des habitations et l’administration de suppléments de zinc aux enfants lors d’épidémies de diarrhée.

Une mission américaine US AFRICOM au Bénin: Pour évaluer les dégâts de l’incendie de Dantokpa
Suite à l’incendie qui a ravagé une bonne partie du marché international de Dantokpa, acteurs politiques, membres de la Société civile et partenaires techniques et financiers ne cessent de réfléchir pour trouver des mesures adéquates à une assistance morale, matérielle ou financière à ses usagers. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé, a reçu une délégation américaine, hier mardi 4 novembre à Cotonou.
L’incendie de Dantokpa ne peut laisser personne indifférent. Tant les dégâts matériels sont énormes avec des conséquences économiques et de développement sans précédent. Après cet incendie, c’est le ballet des acteurs politiques, des présidents des institutions et des partenaires techniques du Bénin qui a commencé depuis samedi dernier. C’est dans cette ambiance qu’une délégation américaine en mission au Ghana, a rendu visite au ministre de l’Intérieur hier. Pour le ministre Placide Azandé, la visite de cette délégation a deux objectifs. D’abord, évaluer la formation que des Béninois ont reçue au Ghana dans le cadre de la préparation et de la gestion des catastrophes. « Donc la première étape de leur visite est de venir voir combien de fois cette formation est bénéfique pour le Bénin », a expliqué le ministre.
La deuxième étape, a indiqué Placide Azandé, est de continuer à réunir les informations qui témoignent de l’ampleur des dégâts causés par l’incendie au marché Dantokpa. Il s’agira aussi de voir dans quelles mesures on peut aider le Bénin à construire dans l’immédiat un centre de gestion des catastrophes naturelles. Ce centre va permettre au pays de prévenir et de gérer les catastrophes.
Le ministre a également apprécié cette réaction prompte de la mission américaine dont le partenariat avec le Bénin à travers le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes qui date de longtemps, sera beaucoup bénéfique dans la gestion des catastrophes. Après avoir apprécié l’importance des diverses formations dont bénéficient des Béninois au Ghana, le ministre de l’Intérieur a salué la promptitude de cette mission venue s’enquérir des dégâts causés par l’incendie du marché Dantokpa.

Après l’incendie de samedi dernier à Dantokpa: Boni Yayi promet la reconstruction totale du marché
Le président de la République s’est rendu encore, hier mardi 3 novembre dans la zone du marché Dantokpa ravagée par l’incendie. Boni Yayi promet la reconstruction totale de ce marché.
Le quartier de vente de pièces détachées du marché Dantokpa, ravagé samedi dernier par le feu, ressemble toujours à un champ de ruine. Sur un site d’environ 2,5 hectares, les bulldozers du génie militaire manœuvrent pour dégager les débris laissés par l’incendie et aménager un nouveau chantier de reconstruction du marché. Lors de la troisième visite en quatre jours sur les lieux, le président de la République a voulu s’enquérir du niveau d’évolution des travaux en cours. Le colonel Bonaventure Vigan-Médji, directeur du génie militaire indique que ses éléments sont à pied d’œuvre pour dégager toutes les ruines afin de sécuriser entièrement le site avant l’avènement des pluies. Il présente à Boni Yayi les détails du plan d’urgence de zonage concocté pour reloger dans un délai de deux mois les sinistrés du marché. Ce plan prévoit la construction de près de 800 boutiques pour un coût devant tutoyer les 2 milliards de francs CFA. Cet ouvrage permettra ainsi de réinstaller dans un cadre moderne et plus sécurisé les 755 sinistrés recensés par la Société de gestion des marchés autonomes (SOGEMA). «Nous sommes actuellement en pourparlers avec les sinistrés au sujet de ce plan et les conditions du relogement», affirme Evariste Adda, directeur général de la SOGEMA.
Pour le chef de l’Etat, la reconstruction de la zone ravagée par l’incendie aura un goût d’inachevé, d’autant que la plupart des commerçants du marché opèrent dans un environnement de précarité et d’insécurité totale. Du coup, il envisage la reconstruction complète de Dantokpa. Le projet devra s’étendre sur une superficie de 10 hectares pour environ 25 000 usagers. Son coût global avoisine 50 milliards de francs CFA. «Il y a un réel problème de sécurité dans ce marché. Ces bâtiments sont construits depuis 1960. Il nous faut une reconstruction totale du marché», explique-t-il, aux femmes venues à sa rencontre. Afin de permettre aux usagers de poursuivre leur business, il est retenu que les commerçants concernés seront provisoirement installés sur un nouveau site longeant le lac Nokoué. Un programme d’assainissement sera également mis en branle, avec notamment l’installation de lampadaires solaires pour assurer l’éclairage public du marché?
Actualités 04 nov. 2015

Suite à un recours en invalidation au sein des FCBE: Le 3e adjoint au maire de Parakou perd son siège
Ramane A. Aboudou, enseignant à l’université de Parakou, n’est plus le 3e adjoint au maire de Parakou. Il fait ses adieux au conseil municipal, après l’invalidation, lundi dernier, de son siège de conseiller par la Cour suprême. C’était suite à un recours formulé par un autre candidat de la même liste : FCBE (Forces cauris pour un Bénin émergent), Alassane Arouna Idrissou. Celui que Ramane Aboudou appelle «challenger» - bien qu’étant de la même formation politique - conteste que la liste officielle des candidats publiée ne mette pas en quatrième position l’enseignant mais plutôt lui, dans le 1er arrondissement de Parakou. Mais c’est Ramane A. Aboudou qui est déclaré élu par la Commission électorale nationale autonome (CENA) au nombre des sept sièges raflés par les FCBE sur les 11 à pourvoir dans cet arrondissement.
«Je prends acte de la décision», confie le conseiller municipal déchu, quelque peu abasourdi par la sentence de la haute juridiction. «Ça fait la quatrième fois que j’ai été invité à ce sujet à la Cour suprême, depuis la proclamation des résultats des élections communales et municipales. Les deux premières fois, il y a eu des audiences en bonne et due forme et les demandes du requérant ont été déclarées irrecevables... La quatrième fois, c’était lundi dernier. A notre grande surprise, le dossier qui était classé irrecevable, a été accepté», relate le désormais ex-3e adjoint au maire de Parakou.
«Même si je faisais 10 ans de mandat en tant que conseiller, ça finirait un jour. Ce qui demeurera, c’est le titre de docteur Ramane Aboudou», se console-t-il. «Le plus important, insiste-t-il, c’est que je serai plus disponible pour mes étudiants», tout en soulignant qu’il «reste et demeurera FCBE», en dépit de tout.
Boni Chabi Douarou, coordonnateur communal des FCBE à Parakou, dit, lui aussi, prendre acte de la décision de la Cour suprême, mais regrette le départ du conseil communal du sieur Ramane Aboudou qui « n’est pas des moindres », selon lui. Un réaménagement de l’équipe municipale de Parakou interviendra dans les prochains jours après l’intégration du nouveau conseiller repêché par la Cour suprême. Les FCBE disposent d’une majorité confortable (16 conseillers sur 25) pour conserver le poste de 3e adjoint au maire de la ville?
Claude Urbain PLAGBETO, A/R Borgou-Alibori

Suite à l’incendie de Dantokpa: Des mesures préventives au marché Arzèkè de Parakou
Les allées et les poteaux d’incendie encombrés au marché Arzèkè de Parakou devront être dégagés dans les 72 heures. Aussi, dans un rayon de 250 m de ce centre commercial, on ne devrait plus retrouver aucun point de vente d’essence en vrac. Telles sont les mesures prises hier par le maire de Parakou, Karimou Adamou Souradjou, au terme d’une visite dans ledit marché, afin d’y prévenir les incendies. Tirant leçon de la catastrophe survenue le week-end dernier au marché Dantokpa à Cotonou, l’autorité municipale est allée apprécier le système sécuritaire sur place, en compagnie des responsables, du génie militaire, de la police, du groupement régional des sapeurs pompiers.
«Le constat est amer et alarmant », se désole le maire. Outre les couloirs de circulation bouchés, les quatre poteaux d’incendie du marché sont aussi pris d’assaut par les vendeurs. Aussi, des étalages de vente d’essence frelatée ‘’kpayo’’ situés aux alentours du marché, constituent-ils une menace permanente d’incendie. Le marché Arzèkè, tout comme ceux de Dépôt, Guèma et autres, n’est pas à l’abri des incendies ravageurs, avertit Karimou A. Souradjou. Au cours de la séance de travail tenue à l’issue de la visite, il a indiqué qu’un comité permanent composé de la mairie, de la Société de gestion des marchés de Parakou (SGMP), des forces de sécurité et des femmes du marché, sera mis en place pour le suivi des différentes décisions.
A l’entame de la séance, le maire a souligné que sa démarche s’inscrit dans une optique « d’anticipation et de pro-activité ». Il a saisi l’occasion pour présenter ses compassions aux victimes de l’incendie qui a consumé tout sur son passage dans la nuit du vendredi au samedi dernier au marché Dantokpa à Cotonou.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Après l'incendie du marché Dantokpa: Plaidoyer pour la modernisation d’un marché en souffrance
Une partie du marché Dantokpa est partie en flamme le week-end dernier laissant dans les rangs des usagers amertume et désolation. Un incendie de plus qui pose le problème de la modernisation de ce marché considéré comme l’un des fleurons de l’économie béninoise.
Une montagne de gravats dans un environnement noirci de fumée. C’est dans ce décor fait du ronronnement de gros engins que certains agents du génie militaire s’évertuent trois jours après le drame de Dantokpa. Pour ériger sur les lieux de nouveaux bâtiments en matériaux définitifs. En tout cas, c’est la promesse faite par le chef de l’Etat, samedi dernier sur les lieux du sinistre. Une instruction de l’autorité qui a été confirmée par un communiqué du Conseil des ministres en date du même samedi 31 octobre dernier.
Quel sort au marché Dantopka?
Au-delà du drame, et de la volonté du chef de l’Etat de faire bâtir sur les ruines un « new Dantokpa», c’est-à-dire un nouveau marché, il y a lieu de s’interroger sur le sort fait à ce marché.
Fierté de tout Béninois du fait de sa célébrité qui dépasse les frontières nationales, le marché Dantokpa est fréquenté aussi bien par les voisins ouest-africains que les commerçants de l’Afrique centrale et autres touristes. Mais euphoriques, les responsables politico-administratifs semblent ne pas prendre la mesure des choses. Conséquence: dans son évolution, le marché a progressivement pris une envergure qu’elles ont du mal à maîtriser.
Outre les investissements des différents précédents gouvernements, le régime Boni Yayi y a déjà mis une petite fortune d’une dizaine de milliards de francs CFA pour sa rénovation. Et pourtant !
Aujourd’hui, Dantokpa reste et demeure ce qu’il était. En tout cas, il ne présente pas une gaie physionomie. Au contraire, il grossit engloutissant quotidiennement tout autour de lui. Un marché qui a la particularité de n’avoir pas une limite. Où commence ce marché et où se termine-t-il ? C’est une interrogation embarrassante à laquelle même les responsables en charge de la gestion de ce marché sont incapables de répondre si ce n’est pas de vous embrouiller dans les histoires de cadastres, de l’Institut géographique national (IGE) et évoquer la part de la municipalité.
Dantokpa et ses spécificités
Un marché de cette envergure ne peut être et demeurer sans délimitation frontalière. Aujourd’hui Dantokpa a fini par avaler tous les quartiers et autres habitations environnants. Il y a même des familles qui vivent quotidiennement dans ce marché.
Autre spécificité, c’est que Dantokpa peut se vanter aujourd’hui d’être le seul au monde à abriter un collège dont il a le même nom. C’est surréel. Mais c’est cela le marché Dantokpa. C’est ce qui le caractérise.
Ce n’est pas rare aussi de rencontrer des agents de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) de délivrer des tickets de place à des vendeuses pourtant installées sur des tas d’ordures au niveau de la berge lagunaire. Mieux, la police qui y patrouille et le groupement d’intervention subaquatique des sapeurs-pompiers installés dans l’enceinte du marché sont obligés de livrer une bataille permanente avec les usagers aux fins de se frayer un passage dans leurs tâches de sécurisation des lieux. « Des actes d’incivisme qui rendent la tâche difficile » a confié, il y a quelques mois, le commandant de ce groupement, Anatole Hounton.
Ces rappels pour montrer à quel point ce marché a besoin d’une réforme profonde. Il faut délimiter Dantokpa, le clôturer et le sécuriser en y installant de nombreux forages pour l'approvisionnement en eau, avec des voies d’accès plus larges. Car, malgré la présence d’un groupement d’intervention subaquatique des sapeurs-pompiers, l’incendie du week-end dernier n’a pu être maitrisé que grâce aux concours des forces venues d’ailleurs. Et ce n’est pas faute d’équipements, c’est plutôt une affaire de responsabilité et de plan cohérent de gestion rigoureuse de ce marché. Car, il y a à peine un an en septembre 2014, l’ex-DG de la Sogéma Lazare Akomagni avait offert des équipements composés d’une quarantaine d’extincteurs et des robinets d’incendie armés (RIA) à installer dans le bâtiment principal du marché. Il disait « anticiper sur les incendies et éviter ce qui arrive aux autres marchés dans la sous-région ». Hélas ! Le drame redouté est survenu. Et l’ampleur de ces dégâts doit interpeller chacun et amener à la principale interrogation : Dantokpa pour quel genre de modernisation?
Vous avez dit modernisation?
Vouloir à tout prix engranger un nombre important d’usagers sans se soucier outre mesure de leur situation, n’avoir pour souci que les taxes à collecter quotidiennement alors qu’une grande partie du marché est en matériaux précaires, ne constituent pas aujourd’hui des prémices à une modernisation.
Ailleurs où les choses sont organisées autrement, les marchés qu’ils soient grands ou petits ont un portail fermé à une heure connue de tous. Il est bien gardé comme les prunelles des yeux. L’on va même jusqu’à réserver une journée dans la semaine, de préférence le dimanche pour son entretien. Pas un saupoudrage, mais un nettoyage digne du nom. Ce n’est qu’à ces conditions et à ces conditions seulement qu’on parle de marché moderne.