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Nouvelles

Assemblée nationale: Trois dossiers d’extrême urgence en plénière ce lundi
Projet de loi portant création, organisation et fonctionnement du Haut commissariat à la prévention de la corruption en République du Bénin, Projet de loi portant modernisation de la justice et Examen en seconde lecture de la loi n°2020-04 portant régime juridique, fiscal et douanier applicable au Projet de pipeline d’exportation d’hydrocarbures Niger-Bénin. Ce sont les points inscrits à l’ordre du jour de la séance plénière de ce lundi au Parlement. Les trois dossiers sont prévus pour être examinés en urgence. La discussion immédiate des deux projets de loi a été initiée par le député Euric Guidi et neuf autres, conformément aux dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. L’initiative a été validée par la plénière du mardi 14 avril dernier. La commission en charge des Lois saisie de l’étude au fond des deux dossiers avait promis de faire diligence pour apprêter en un temps record les deux rapports en vue de leur examen en plénière. Lesquels rapports ont été effectivement rendus disponibles et distribués aux députés jeudi 16 avril dernier. La plénière de ce lundi aura donc à décortiquer les deux dossiers à savoir le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement du Haut commissariat à la prévention de la corruption en République du Bénin et le projet de loi portant modernisation de la justice transmis respectivement au Parlement par le gouvernement le 1er avril et le 20 mars derniers. L’examen en seconde lecture de la loi n°2020-04 portant régime juridique, fiscal et douanier applicable au Projet de pipeline d’exportation d’hydrocarbures Niger-Bénin adoptée par l’Assemblée nationale le 30 janvier dernier a été demandé par le président de la République, Patrice Talon. Ceci, conformément aux dispositions de la Constitution béninoise. Compte tenu de l’importance de ce texte qui définit les cadres légal, fiscal et douanier dans lesquels le Projet de pipeline d’exploitation d’hydrocarbures Niger-Bénin va se dérouler sur le territoire béninois, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a souhaité que ce dossier soit priorisé. Surtout qu’il ne s’agit que d’une seule phrase que le chef de l’Etat demande que le Parlement examine et ajoute à une des dispositions de la loi. Le dossier a été affecté à la commission chargée des Finances pour l’étude au fond. Cette commission a fait aussi diligence en finalisant depuis le jeudi dernier son rapport. L’examen en seconde lecture de la loi n°2020-04 portant régime juridique, fiscal et douanier applicable au Projet de pipeline d’exportation d’hydrocarbures Niger-Bénin est le premier point inscrit à l’ordre du jour de la plénière de ce lundi. Ce n’est qu’après le vote de ce texte, que les députés passeront à l’examen des deux projets de loi dont l’un est relatif à la création, organisation et fonctionnement du Haut commissariat à la prévention de la corruption en République du Bénin et l’autre au projet de loi portant modernisation de la justice. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 20 avr. 2020


Lutte contre le Covid-19 dans l’Ouémé: Don de dispositifs de lavage de mains aux services sociaux de base
Cent dispositifs de lavage de mains avec accessoires et des supports de sensibilisation de la population. C’est le lot de matériels offerts, mardi 14 avril dernier, par l’Ong Autre Vie aux services sociaux de base du département de l’Ouémé pour appuyer les efforts du gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19 au Bénin. L’Ong Autre Vie accompagne le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus au Bénin. Elle a fait don de cent dispositifs de lavage de mains avec accessoires et des supports de sensibilisation de la population aux communautés de base du département de l’Ouémé. L’appui a été officiellement remis, mardi 14 avril dernier, au préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, en sa qualité de président de la Plateforme départementale de la lutte contre la pandémie du Covid-19, en présence des autres membres du comité. Pour le directeur exécutif de l’organisation, Romuald Djivoèssoun, ce geste de sa structure en faveur des services sociaux de base de l’Ouémé vient après l’étape des départements du Plateau, du Zou et de l’Alibori. Il s’inscrit dans le cadre de la campagne d’actions urgentes contre la propagation du coronavirus lancée par l’Ong Autre Vie depuis mars dernier à Kétou. « Au regard du mandat humanitaire de l’Ong qui est d’intervenir en tout lieu et en tout moment, lorsque la dignité, le bien-être moral ou physique des enfants, des jeunes et des femmes sont menacés, nous nous sommes vus interpelés par rapport à la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, qui secoue le monde et depuis mars dernier notre pays, le Bénin », explique Romuald Djovoesoun. L’Ong a décidé de contribuer à la riposte contre la propagation de la pandémie du coronavirus par des actions de campagne multimédia, de mise à disposition de matériel de protection, de préparation des communautés à faire face aux actions préventives contre la pandémie et d’accompagnement des communautés pour l’après Covid-19. Cette action vient en renfort aux nombreuses autres sur le terrain au niveau des neuf communes notamment des volontaires de l’Ong qui font des interventions de proximité pour sensibiliser la population à adopter les mesures barrières contre le Covid 19 et la mobilisation de chaque ménage à fabriquer le dispositif de lavage des mains à partir des matériels localement disponibles. Recevant le don, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a invité les autres structures présentes sur son territoire à emboiter le pas à l’Ong pour la sauvegarde des vies de la population. Car, insiste l’autorité préfectorale, la meilleure manière de se protéger contre le Covid-19 est le lavage des mains à l’eau et au savon et le port de masque en tout lieu et en tout moment. Le don d’un lot de dispositifs de lavages des mains et de supports de sensibilisation a été également fait au Patronat de la presse du Bénin en appui aux efforts que déploient les médias pour donner les vraies informations sur le Covid 19 au Bénin . • 113 personnes en quarantaine dans l’Ouémé 133 personnes dont 13 étrangers ont été au total mises en quarantaine dans le département de l’Ouémé depuis le début de l’opération de lutte contre la pandémie du Covid-19. Il s’agit essentiellement de personnes revenues de voyage. Ces sujets à risque sont répartis dans trois hôtels à Porto-Novo. Ce tableau sanitaire a été présenté par le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo, en marge de la cérémonie de remise de dispositifs de lavages de mains aux services sociaux de base de l’Ouémé par l’Ong. Selon lui, certaines de ces 113 personnes se sont présentées d’elles-mêmes pour leur mise en quarantaine mais d’autres y ont été contraintes dès que l’information est parvenue à la Plateforme départementale de la lutte contre cette pandémie au niveau de l’Ouémé. A la date du lundi 14 avril dernier, Dr Simplice Tokpo informe que sur les 113 sujets à risque, 67 ont été libérées et dépistées négatives à l’issue de leur internement. Les 46 autres cas poursuivent encore leur quarantaine. Ils sortiront au fur et à mesure qu’ils achèveront leur séjour et après test négatif, rassure le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé. Dr Simplice Tokpo précise par ailleurs que sur les 35 cas déclarés positifs au niveau national, trois proviennent de l’Ouémé. Deux des trois ont été dépistés positifs après maladie. Les deux personnes sont des gens revenus de voyage. Le troisième cas dépisté positif a été en contact de l’un des deux. Ce dernier a été mis en isolement avec d’ailleurs toutes les autres personnes ayant été en contact avec les deux cas positifs. C’est à l’issue du test de sortie de l’isolement que ce troisième cas qui ne présentait aucun signe de la maladie du Covid-19 a été testé positif, révèle le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé. Th. C. N. Société 17 avr. 2020


Gestion du coronavirus au Bénin: Des plateformes digitales au service des populations
Des solutions numériques sont mises en place pour permettre aux populations de s’informer ou de travailler en cette période de crise sanitaire. ainsi en plus de la plateforme digitale du gouvernement, plusieurs autres canaux numériques sont créés grâce à l’ingéniosité des jeunes béninois. En cette période de crise sanitaire liée au coronavirus, diverses plateformes digitales sont utilisées. Au nombre de ces outils numériques, figure la plateforme du gouvernement du Bénin www.gouv.bj/coronavrirus qui permet d’avoir les informations officielles sur la gestion de la pandémie et les mesures prises pour lutter contre la propagation du mal au Bénin. En plus de ce canal, les jeunes de l’écosystème du numérique multiplient les initiatives. Dans ce cadre, Jordan Vitou, un étudiant de Epitch Bénin, a développé un outil en ligne qui permet de faire un autocontrôle avant d’aller à l’hôpital. « Si vous avez du doute sur votre santé, rhume, grippe et autres, vous pouvez faire ce test en ligne avec www.epitech.bj/covid-auto », recommande cette plateforme. Adémola Frédéric Abiodoun, membre de la communauté Open StreetMap Bénin,a mis à disposition une carte sanitaire du Bénin en ligne. A partir du lienwww.umap.openstreetmap.fr, la population peut localiser sur cette carte les centres de santé et les pharmacies au Bénin en cas d’urgence. Cette initiative contribue en quelques sorte à la lutte contre la pandémie. Selon lui, à l’instar d'Open StreetMap du Sénégal, du Mali et du Niger, cette carte web peut aider les populations en cette période de crise. Il estime que cette crise a impacté positivement le secteur du numérique, étant donné que beaucoup de personnes ont désormais adopté le télétravail pour limiter les risques de contamination. A toutes ces initiatives s’ajoutent celles prises avec les réseaux sociaux Facebook, whatsApp et autres pour permettre aux populations d’avoir des services en ligne. Samuel Massédé a créé une plateforme de cours gratuits en ligne sur les thématiques de la conservation de la nature et les aires protégées. Toutes choses qui font dire à Frejuste Agboton, webmaster, rédacteur web et blogueur que les jeunes béninois ne tarissent pas d’ingéniosité en cette période où les déplacements sont limités et où la distanciation sociale constitue la norme. A l’en croire, les start-up sont sollicitées pour offrir des solutions numériques dans les domaines du tourisme, de la restauration, communication, littérature et autres. Actualités 17 avr. 2020


Lutte contre le coronavirus: Les Ecureuils apportent leur soutien au gouvernement
Dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, la sélection nationale du Bénin a apporté, ce mardi 14 avril, son soutien au gouvernement. Le don remis au ministère de la Santé est constitué d’une importante quantité de gel hydroalcoolique, de gants et de masques médicaux. Les Ecureuils du Bénin ont fait, ce mardi 14 avril, don de matériels et produits pour accompagner le gouvernement dans la lutte contre le coronavirus. Le lot de produits médicaux et d’hygiène a été au remis au ministère de la Santé. Il est constitué de 250 flacons de gel hydroalcoolique de 60 ml, 100 bouteilles de gel hydroalcoolique de 250 ml, 40 bouteilles de gel hydroalcoolique de 1 l, 39 bidons de gel hydroalcoolique de 5 l, 332 cartons de 100 gants, 900 masques médicaux de protection. A cette occasion, Moussa Latoundji, coach adjoint de la sélection nationale a, au nom des joueurs, exhorté l’ensemble des Béninois à faire preuve de civisme pendant cette période de crise sanitaire. « Nous invitons les Béninois à respecter scrupuleusement les consignes des autorités et ensemble nous gagnerons cette guerre », a-t-il déclaré. Selon lui, les joueurs ont voulu exprimer par ce don de produits et de matériels nécessaires au combat contre le Covid-19 leur solidarité au peuple béninois qui les a portés jusqu’en quarts de finale de la Can 2019 en Égypte. Pour lui, c’est leur modeste soutien au gouvernement béninois dans la lutte contre cet ennemi invisible, le Covid-19. « Comme sur le terrain, le meilleur moyen de remporter une partie est de faire preuve de solidarité », a-t-il poursuivi. A l’en croire, de leur lieu de confinement, les joueurs font le combat avec le peuple béninois fredonnant l’hymne national. « Avant chaque match, nous chantons avec fierté notre hymne dont certaines paroles résonnent encore plus aujourd’hui: Unis, solidaires et disciplinés, nous parviendrons à vaincre cette pandémie qui frappe le monde entier et ressortirons encore plus forts de cette situation », a-t-il conclu n Sports 16 avr. 2020


Automédication tous azimuts pour contrer le Covid-19/ Les mises en garde du néphrologue
Comment renforcer son système immunitaire face au Covid-19 ? C’est la préoccupation de nombreuses personnes qui, depuis la détection du premier cas de cette maladie en Afrique et au Bénin, s’adonnent à l’automédication en ingurgitant toutes sortes de breuvages, mixtures, décoctions et autres médicaments à même, selon elles, de renforcer les capacités immunitaires de l’organisme. Une pratique que déconseille Dr Jacques Vigan, néphrologue. Avec l’avènement du Covid19, maladie pour laquelle aucun traitement officiel n’est encore trouvé, de nombreuses personnes se sont ruées sur les médicaments traditionnels pour se protéger. Il est aisé de constater que des recettes de la phytothérapie supposées renforcer l’organisme ou traiter des maladies infectieuses pullulent sur Internet. Malgré les progrès de la médecine conventionnelle, le recours à la pharmacopée traditionnelle est une pratique solidement enracinée dans la société béninoise. Selon le ministère de la Santé, plus de 80 % de la population y fait recours pour le traitement de plusieurs maladies. Si certains produits issus de la pharmacopée sont homologués par les structures compétentes avant leur mise sur le marché, d’autres en revanche, sont proposés via les réseaux sociaux et médias traditionnels sans aucune garantie de l’innocuité desdits produits. Dès l’avènement du Covid-19, le gouvernement a interdit à nouveau, la publicité desdits produits dans les médias traditionnels. La consommation de produits non homologués et la ruée sur certains médicaments supposés traiter le Covid-19, sans aucun contrôle médical est assimilée à de l’automédication et est fortement déconseillée. A en croire le néphrologue Jacques Vigan, la consommation de ces produits crée des dommages au niveau de certains organes tels que le rein, le foie et le tube digestif. Les dommages au niveau des reins peuvent être accompagnés d’une insuffisance rénale aiguë c’est-à-dire, une incapacité des reins à éliminer les déchets, au point où le volume d’urine émis en 24 heures peut diminuer de façon considérable. Cependant, nuance Dr Vigan, « Il ne faut pas d’emblée rejeter nos recettes de la phytothérapie qui marchent ». Tout le monde connaît les réserves de la médecine moderne vis-à-vis des produits de la pharmacopée traditionnelle. Les compositions des produits qui ne sont pas connues, les mélanges de plusieurs ingrédients à la fois pour guérir une seule maladie, le problème de posologie, et ces produits sont prescrits sans tenir compte des antécédents du patient. Sans faire le procès de la médecine dite traditionnelle, Dr Vigan insiste : « il faut qu’ils acceptent qu’on fasse des études sur ces produits comme cela a été fait en Chine...Il nous faut cette collaboration ». Par rapport aux « recettes » que nous recevons sur les réseaux sociaux ces derniers temps et qui sont supposées renforcer l’immunité, « Il faut s’abstenir de les prendre», conseille-t-il. Il est important de respecter les gestes barrières Il faut signaler que les recherches menées à ce jour, montrent que le nouveau coronavirus s’attaque surtout aux personnes souffrant de maladies chroniques, c’est-à-dire les personnes dont les défenses immunitaires sont diminuées. Il s’agit des personnes souffrant surtout de diabète, de maladies cardiovasculaires ou d’autres maladies chroniques. Mais la maladie n’attaque pas que les poumons ; les personnes souffrant d’insuffisance rénale et sous dialyse sont aussi exposées au Covid-19. Le Covid 19 peut également entraîner des problèmes rénaux chez des personnes qui n’en souffraient pas. Beaucoup d’études ont été faites sur le sujet et les résultats sont inquiétants, souligne le néphrologue, qui ajoute « Certains malades ont eu du sang ou des protéines dans les urines». Ce qui est important pour nous, précise Dr Vigan, c’est la prévention, « il faut inviter nos compatriotes à respecter les gestes barrières, il ne faut pas banaliser ça. Ensuite, nous recommandons à nos concitoyens de boire beaucoup d’eau pour permettre aux reins de nettoyer l’organisme ». Pour doper l’organisme, ajoute-t-il, il y a des choses simples qu’on peut faire. « Nous conseillons de consommer suffisamment de fruits et légumes, ça peut déjà aider à booster l’immunité, on n’a pas besoin des recettes de décoctions et autres. De façon naturelle, les fruits nous apportent l’essentiel, cinq fruits en moyenne par jour et on peut tirer l’essentiel de ce qu’il faut pour notre organisme », affirme le néphrologue. Le troisième conseil que prodigue le médecin, c’est de s’abstenir de faire l’automédication, que ce soit avec des breuvages, des décoctions, les anti-inflammatoires, la chloroquine, etc. En ce qui concerne ces médicaments dont nous entendons parler comme la chloroquine, il faut faire très attention, avertit-il. « Actuellement, on n’en trouve pas facilement dans le circuit formel mais certains de nos concitoyens, je ne sais par quel moyen, trouvent ce produit », se désole-t-il. Il attire l’attention sur l’alerte donnée par l’Organisation mondiale de la santé concernant la circulation de chloroquine falsifiée sur nos territoires. « Certains de ces comprimés sont même en surdosage et ça peut endommager le cœur, les reins et d’autres organes ». Comme l’ont maintes fois répété les autorités sanitaires, il ne faut pas céder à la panique. « Il faut rester le plus naturel possible», préconise le spécialiste car en réalité, beaucoup de personnes entreront en contact avec le virus sans développer la maladie. Dans ces conditions, les seuls comportements qui vaillent sont le respect des gestes barrières et la signalisation des cas suspects via les contacts mis à disposition par les autorités. Dr Vigan recommande à ceux qui ont des problèmes de santé et qui sont sous traitement, de continuer à suivre normalement leur traitement. Actualités 16 avr. 2020


Elections communales de mai 2020: La Haac discute des modalités avec les associations des médias
La modalité pratique de la campagne électorale via les médias a été discutée avec les associations professionnelles des médias hier mercredi 15 avril au siège de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Initiative de l’institution de régulation des médias, elle fait suite à la discussion avec les partis politiques en lice sur leur perception du déroulement de la campagne, mardi dernier. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a la lourde charge de conduire l’opération de la campagne électorale décidée pour être faite sur les médias. Conclusion de la rencontre par visioconférence le 8 avril dernier entre le chef de l’Etat et les présidents des institutions de la République, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a discuté des modalités pratiques avec les associations des professionnels des médias ce mercredi. Après les partis politiques en lice, mardi dernier, c’est au tour des faîtières de rencontrer Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), à son initiative, pour discuter à bâtons rompus des modalités de la campagne électorale sur les médias. «Nous vous avons fait appel pour convenir des modalités de mise en œuvre de la décision issue de la rencontre des présidents des institutions de la République avec le chef de l’Etat le 8 avril dernier », a expliqué Rémi Prosper Moretti à l’entame des discussions avec la délégation du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin), de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), de la Fédération des radios communautaires et assimilées du Bénin (Fercab) et de l’Association des radios commerciales du Bénin. «Nous avons la lourde charge de conduire cette opération et nous ne pouvons pas réussir sans vous. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous vous avons fait appel pour étudier les modalités pratiques pour que cette décision, nous puissions l’appliquer. Nous verrons également avec vous les voies et moyens pour permettre aux partis politiques de pouvoir battre campagne, d’utiliser vos structures lors de la campagne», a indiqué le président de la Haac, soucieux de faciliter la mise en oeuvre de cette option. « C’est une situation inédite où nous devons tous nous sacrifier. Une situation inédite où chacun doit apporter sa petite pierre », suggère le président de la Haac avant d’inviter ses partenaires à tenir compte du contexte pour aider toute la nation afin que ces élections aient réellement lieu à bonne date pour que la démocratie béninoise puisse continuer sa marche vers le développement du pays. Pour Vincent Fortuné Assogba, secrétaire général du Cnpa-Bénin, les associations faîtières sont d’accord pour le principe. « Nous nous sommes entendus sur le minimum, puisque c’est une affaire de tout le monde comme vous le savez », a-t-il rassuré. « Nous avons accepté accompagner ce mouvement qui est un premier du genre au Bénin. Il convient de souligner que les soixante-dix-huit radios et télévisions dénombrées sur tout le territoire national mettront des tranches horaires de leurs antennes à disposition des cinq partis en lice pour véhiculer leurs messages, pendant les quatorze jours de la campagne », a-t-il ajouté. Actualités 16 avr. 2020


Célébration de la résurrection du Christ: La fête de Pâques en mode confinement vécue par deux prêtres
Les chrétiens catholiques ont célébré ce dimanche 12 avril, la résurrection du Christ. Une célébration plutôt sobre, contrairement aux habitudes, en raison du confinement imposé par le Covid-19. Deux hommes de Dieu racontent la manière dont ils l’ont vécue. Célébration de la Pâques en mode confinement. L’évènement est inédit dans l’histoire de l’Eglise catholique. Quoique sobre, la résurrection du Christ telle que célébrée cette année en raison de la crise sanitaire mondiale, a permis à certains religieux d’y puiser des armes pour leur développement spirituel. « Ce carême 2020 vécu dans le confinement à cause de la pandémie a été pour moi, l’occasion de revenir sur notre manière d’adorer Dieu. Nous étions tous obligés de rester chez nous à cause de la fermeture des lieux de culte. Cela m’a permis de me retrouver face à moi-même et de comprendre toute la valeur de cette parole de Jésus à la femme samaritaine : ‘’les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité’’ », explique Joël Tchanhoun, directeur adjoint de l’Ecole catholique de prière et d’évangélisation jeunesse-bonheur. Cette année, l’heure était à la méditation. « Plus que jamais, la présence de Dieu à nos côtés a acquis une valeur importante. Un peu plus de temps pour la méditation de la parole et la prière », souligne-t-il. Il apprécie surtout la maturité de foi avec laquelle le peuple de Dieu a accueilli la fermeture des lieux de culte: « En prenant la mesure de la situation, chacun a compris pour le bien de tous et à cause de la charité envers le prochain qu’il fallait en arriver là ». Sèmalon Bertrand Kohoudé, vicaire forain de Lalo et curé de Tchikpè-Koutimè dans le Couffo, évoque également le caractère inédit de la fête de Pâques 2020 : « J’ai vécu un temps de carême en double. Quarante jours de jeûne, de partage et de prière d’une part et d’autre part quarante jours de confinement, de solitude, d’inquiétude pour l’avenir spirituel de mes fidèles ». Les deux hommes perçoivent la célébration pascale de cette année comme le signe du raffermissement de la foi. « Loin d’être une punition divine, le coronavirus a ramené toute l’humanité à quelque chose d’essentiel : en tant que chrétien, l’homme doit revenir à Dieu. En freinant la course du monde, la pandémie a permis à des milliers d’êtres humains de prendre du temps pour écouter leur conscience, de vivre la solidarité avec les autres, aux familles d’être ensemble et de prier ensemble », apprécie Joël Tchanhoun. Dominer le mal Loin d’ébranler la foi en Dieu, la présente crise sanitaire est perçue comme une domination du mal. « La résurrection du Christ est le signe de sa victoire sur le mal et la souffrance. Elle nous apporte l’espérance du monde meilleur malgré les épreuves », conçoit-il. Selon le père Sèmalon Bertrand Kohoudé, Dieu ne s’accommode pas de l’incommode: « Il est le même hier, aujourd’hui et demain. Ceux qui l’auront compris demeureront attachés à sa personne. Les croyants de la périphérie passeront à travers le tamis de ce temps ». Le directeur adjoint de l’Ecole catholique de prière et d’évangélisation jeunesse-bonheur reste tout de même marqué positivement par la gestion de la foi catholique face au Covid-19: « J’ai été marqué par l’utilisation des nouveaux moyens de communication sociale pour la diffusion de la foi catholique. Prêtres comme fidèles laïcs ont su convenablement s’adapter à la situation pour continuer à adorer Dieu à travers les messes et les autres exercices spirituels catholiques ». Satisfaction également du vicaire forain de Lalo : « J’ai été positivement marqué par l’intérêt que le monde entier accorde à un virus, un microbe invisible à l’œil nu, en parfaite contradiction avec l’indifférence et l’individualisme post moderne ». Le religieux formule néanmoins ses bons vœux aux fidèles. «Tout en souhaitant une joyeuse fête de Pâques à tous, j’invite les uns et les autres à garder courage et espérance. Le Christ vainqueur est à nos côtés et la pandémie est déjà vaincue. N’ayons pas peur, le Seigneur de l’univers est avec nous. Que par sa glorieuse résurrection célébrée aujourd’hui, la paix advienne dans la vie de tous », souhaite-t-il. Son homologue de Lalo demeure également ferme dans la foi et exhorte les fidèles au respect des mesures barrières. « L’épitre aux romains 8 nous a enseigné que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, pas même le Covid 19. Courage, tenez bon, respectez les consignes, gardez votre foi et faites un bon passage», conseille-t-il. Société 14 avr. 2020


Conséquence de la crise sanitaire: Espaces de jeux et de divertissements clos!
La crise sanitaire liée au Covid-19 n’est pas sans conséquence sur le secteur des loisirs dans certaines communes du Bénin. A Cotonou comme à Abomey-Calavi, les lieux de distraction sont de moins en moins fréquentés et les activités ludiques rares. Plus de file d’attente ni de monde devant le jardin public « Africa Land » de Fifadji dans la ville de Cotonou. Ce parc d’attraction et de loisirs n’est plus ouvert au public depuis plusieurs semaines. « Le jardin a été fermé à cause du coronavirus», confie Aristide Hounton, chargé de la sécurité du site. Selon lui, cette décision a été prise par le gestionnaire avant la mesure du gouvernement interdisant les rassemblements grand public. « En dehors des agents de sécurité, tous les autres travailleurs sont à la maison », poursuit-il. Les rares clients qui viennent sont obligés de rebrousser chemin ou de discuter sur les bancs publics placés à l’entrée. A l’instar de ce jardin, la place Bicentenaire ne reçoit plus de monde depuis que le gouvernement a décidé lors d’un Conseil extraordinaire des ministres de la fermeture des buvettes et autres lieux de grandes rencontres. « Plus personne ne vient ici » déclare Serges Dossa, un des tenanciers des trois buvettes ouvertes sur site. Seul le restaurant reste ouvert à quelques habitués du coin. « De milliers de personnes venaient ici mais depuis qu’on a parlé des mesures contre le coronavirus, les usagers sont rares», renchérit Charles Tossou, conducteur de taxi-moto. A l’en croire, la fermeture des buvettes a rendu cet endroit désert depuis quelques semaines et a créé une sorte de chômage au niveau des zemidjan qui se positionnent non loin de ce site. Même les portes de Canal Olympia sont closes en cette veille de pâques. Ni enfants, ni jeunes, ni adultes ne peuvent accéder à ce lieu pour se distraire ou suivre des films. Selon les agents de sécurité en poste, les responsables de ce lieu n’ont pas attendu que le coronavirus soit au Bénin avant de surseoir à toutes activités. Un manque à gagner A la plage Obama Beach, une bâche portant le message « En raison du coronavirus, la direction d’Obama Beach vous demande de respecter la distance de sécurité (1m) ainsi que les règles d’hygiène comme le lavage des mains préconisées par le ministère de la Santé», est posée à l’entrée pour sensibiliser les usagers. En dépit de ces dispositions prises par le prestataire pour l’adoption des gestes barrières, ce lieu de distraction et de repos est de moins en moins fréquenté. « Nous avons mis tout en place pour recevoir les clients ici mais rares sont ceux qui viennent », se désole Hervé Dégboédja, un agent en poste ce samedi soir, veille de la fête de Pâques. Selon lui, les gants et les masques sont obligatoires pour le personnel afin de protéger les usagers. Malheureusement, peu de Béninois visitent actuellement cette plage aménagée de Cotonou. A l’en croire, avant la pandémie, des centaines de personnes venaient se distraire sur cette plage mais depuis peu, les gens sont réticents. Cette situation n’arrange pas les promoteurs des espaces aménagés le long du littoral. « Plus les clients sont rares moins vous faites des bénéfices» ajoute Hervé Dégboédja. De Fidjrossè à Togbin, les lieux de distraction et de repos sont déserts et ne permettent pas de faire de bons chiffres d’affaires. « Il n'y a plus de rentrée d'argent, c'est ça qui est très compliqué » alors que « Virus ou pas virus, les impôts et taxes affluent», regrette le responsable de Plasma Beach sur la route de Togbin. Bien loin de Cotonou, ce site prend aussi des mesures exceptionnelles. « On a ce qu'il faut pour se laver les mains, on met nos masques, on ne veut pas rentrer dans la psychose », souligne un couple rencontré ce vendredi saint. Des loisirs au choix ! A défaut de sortir de leur maison, certains étudiants préfèrent jouer chez eux. C’est le cas des étudiants de « London House» au village universitaire à Zogbadjè. Ceux-ci s’adonnent aux jeux de cartes pour tuer le temps pendant ces congés prolongés. Ils s’asseyent autour des tables pour jouer. Mais, l’effectif s’agrandit vite. Attirés par les cris de joie des joueurs, les camarades des maisons voisines font vite de rejoindre le groupe. Ici, la seule maldonne est que la distanciation sociale n’est pas respectée même si chacun a son masque. « Nous prenons le risque car nous vivons en communauté », fait savoir Georges Djrolo. A Tankpè comme à Allègléta, les adultes et les jeunes continuent de s’attrouper autour du jeu de dominos communément appelé « Adji » ou du ludo. Ils semblent ignorer les dangers liée à ce comportement en cette période de crise sanitaire due au coronavirus. « Nous n’avons pas d’autres distractions que ce jeu qui nous passionne », laisse entendre Claude Noumonvi, retraité depuis quelques années. Loin de ceux-ci, certains accros des Technologies de l’information et de la communication (Tic) ont les yeux rivés sur leurs portables ou tablettes pour télécharger les films, des jeux vidéo, s’initier aux activités numériques. Certains parents profitent de l’internet pour offrir également des loisirs variés et adaptés aux différentes tranches d’âges à leurs enfants. Selon Augustino Agbémavo, fondateur de la start-up Bookconekt, la lecture reste le loisir le plus prisé par les parents pour leurs enfants pendant ces congés et période de coronavirus. Les demandes sur sa plateforme www.bit.ly/bibliobus_a_domicile se sont accrues en quelques jours. « Les parents l’ont compris et ont adopté notre bibliothèque pour leurs enfants», confie-t-il. Selon lui, beaucoup de parents ont emprunté des livres pour leurs enfants afin de leur permettre de vivre aisément la période de confinement. « Ils font leurs commandes en ligne et on va livrer le livre à domicile », a-t-il conclu. Actualités 14 avr. 2020


L’Ultimate QuaranTeam, le symbole parfait des bonnes idées durant ce confinement
L’Ultimate QuaranTeam est une compétition créée par le modeste club britannique de Leyton Orient, situé à Londres et évoluant en division 4 (League Two). Face au confinement et à l’absence de matchs depuis presque un mois,
les Britanniques ont lancé un tournoi caritatif sur FIFA 20 afin de récolter des fonds pour les clubs modestes touchés par la crise liée au coronavirus et diverses associations venant en aide aux malades… En cette période de confinement, les très bonnes idées se multiplient sur les réseaux sociaux, que ce soit du côté des joueurs ou des clubs directement. En effet, les différents acteurs du ballon rond ont bouleversé leur quotidien avec ce confinement et la mise en pause des championnats, et réfléchissent aux meilleurs moyens de se mobiliser. En Angleterre par exemple, la grande majorité des joueurs de Premier League s’est rassemblée autour d’un mouvement #PlayersTogether afin d’aider la population à travers des dons. Jordan Henderson, Bernardo Silva, Kevin De Bruyne, Raheem Sterling, Mohamed Salah ou encore Sadio Mané font partie de cette action. D’autres joueurs ont lancé plusieurs challenges sur les réseaux sociaux afin d’animer leur communauté et surtout d’entretenir leur réseau d’amis. Le PQ challenge a été réalisé par tous les joueurs ou presque, sans oublier la LivingRoomCup lancée par Cristiano Ronaldo et Nike, ou le Home Skills Challenge de Paul Pogba et Zlatan Ibrahimovic. Mais l’une des plus grosses initiatives est à mettre au crédit du Leyton Orient, club de 4ème division anglaise. L’écurie a lancé un appel aux clubs du monde entier pour l’Ultimate QuaranTeam, une compétition organisée sur FIFA 2020. Au final, 127 équipes + le club anglais ont rejoint le mouvement pour l’un des plus gros tournois de l’histoire sur ce jeux-vidéo. Marseille, Angers, Nantes, Lille ont notamment disputé ce tournoi, réalisé à but caritatif. Le projet est de récupérer de l’argent pour les clubs de basse division touchés par la crise économique liée au coronavirus, mais aussi pour les associations aidant les malades. Basé sur les tirages de la FA Cup, avec plusieurs tours avant la finale disputée en fin de semaine dernière, le tournoi a fait sensation sur le site du club et sur les chaînes Twitch, un site de diffusion de jeux en direct. Résultat, les clubs se sont entourés de nombreux joueurs e-sport professionnels, à l’image de Bruce Grannec pour Nantes (multiples champions du Monde), ou de joueurs professionnels, désireux de représenter leurs couleurs. Au final, ce n’est pas l’équipe la plus réputée (Manchester City) qui a soulevé le trophée virtuel, mais bien Wolverhampton. Alors que le confinement n’est pas prêt de s’arrêter en Europe, d’autres idées devraient bientôt fleurir des réseaux sociaux, d’autant plus que les joueurs passent la plupart de leurs temps dessus, ainsi que sur les jeux vidéos. Des tournois FIFA, des challenges, des live instagram pour répondre aux fans, tous les moyens sont bons pour parler un peu de football dans cette période délicate et difficile à vivre pour tout le monde. Même si les compétitions manquent terriblement, et à tout le monde… Sports 12 avr. 2020


Lutte contre le Coronavirus: L’hôpital de zone d'Allada transformé en centre de traitement et de prise en charge
L’hôpital de zone d'Allada désormais transformé en centre de traitement et de prise en charge du Covid-19. Le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin y était vendredi pour s’assurer de la mise en œuvre diligente de cette décision du gouvernement, dans le cadre des actions enclenchées contre le Covid-19. Pour le ministre de la Santé, « il est important d'avoir d'autres centres de prise en charge dans la dynamique de suivi de cette épidémie ». La stratégie gouvernementale, confie-t-il dans un entretien est de ne pas prendre en charge les cas positifs de la Covid-19 au niveau de nos structures sanitaires habituelles. « Nous avons décidé d'ériger un certain nombre de centres de prise en charge. C’est ainsi que le centre de l’ex-école nationale de Police ainsi que le centre d'Abomey-calavi et le Centre de Natitingou avaient été initialement identifiés », explique-t-il. A ces centres s’ajoute L’hôpital de zone d'Allada désormais transformé en centre de traitement et de prise en charge du Covid-19. « Cet hôpital présente toutes les capacités requises pour être transformé en site de prise en charge », assure-t-il. Il dispose entre autre d'une centrale de production d’oxygène avec une centralisation de l’oxygène avec au moins 20 entrées qui permettent de mettre en place des dispositifs pour une ventilation assistée, en cas de cas compliqués. En dehors de cela, l'hôpital a une capacité d'au moins 100 lits qu'on peut encore étendre et augmenter jusqu’à 150 lits potentiellement, sans oublier, poursuit le ministre, qu’il offre l'avantage géographique d'être assez reculé et de permettre de respecter une prise en charge sécurisée pour le reste de la population. Pendant ce temps l’hôpital ne recevra plus des patients comme c’était le cas par le passé. D’ailleurs le personnel a été en partie déplacé. Actualités 11 avr. 2020


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