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Nouvelles

Publication de livre: L’histoire du Royaume Xwla Djèkin de Kétonou retracée
« Le Royaume Xwla Djèkin de Kétonou », tel est le titre du livre écrit par le professeur Jean-Claude Hounmènou et le certifié d’histoire, Avihoué Romain Kiki, deux dignes fils de Xwla Djèkin. L’ouvrage plonge le lecteur dans les origines de cette communauté socio culturelle pour mieux la faire connaitre. Le professeur titulaire des universités Jean-Claude Hounmènou et le certifié d’histoire, Avihoué Romain Kiki, comblent un vide. Ils ont publié un livre qui renseigne sur l’histoire du peuple Xwla Djèkin de Kétonou. L’ouvrage est intitulé : « Le Royaume Xwla Djèkin de Kétonou ». Il est composé de 94 pages et structuré en trois grandes parties. L’œuvre aborde, dans une première partie, les origines des habitants à la fondation du royaume Xwla Djèkin de Kétonou et ensuite la vie sociopolitique, culturelle et économique dans le royaume. La troisième et dernière partie traite du royaume de Kétonou face aux convoitises impérialistes du XIXe siècle. L’ouvrage se veut le fruit d’une synthèse de traditions orales des communautés Xwla orientales du Sud-Bénin, et surtout un condensé de documents écrits provenant de sources diverses. Les traditions orales évoquées ont été recueillies entre 1980 et 2014, auprès d’anciens, de sages et de dignitaires de la famille royale de l’aire d’influence du royaume des Xwla Djèkin. Lequel royaume a été fondé en 1780 et comprend la région de Sèmè-Podji jusqu’à Houinta au niveau du pont de Porto-Novo, les Aguégués, la localité d’Ahouansori à Cotonou et toute la plage. Le livre révèle par ailleurs que la ville de Cotonou a été fondée par des Xwla Djèkin de Kétonou. Ainsi, les deux auteurs, au regard de l’importance historique évidente du royaume auquel ils appartiennent, ont décidé de se mobiliser pour lui consacrer un ouvrage qui raconte de la façon la plus exhaustive et approfondie toute l’histoire qui soit des Xwla Djèkin. Pour le professeur Jean-Claude Hounmènou, la connaissance de l’histoire est très importante pour la vie d’une communauté et d’un peuple. Selon lui, l’ouvrage vise à mieux faire connaitre le peuple Xwla Djèkin. Il s’agit d’explorer le passé de cette communauté socioculturelle afin de lui permettre de mieux se révéler à elle-même pour affronter le présent et tracer avec assurance le chemin de l’avenir, a ajouté le premier recteur de l’ex-Université de Porto-Novo.

Témoignages lumineux

Avihoué Romain Kiki abonde dans le même sens pour souligner que l’histoire du peuple Xwla Djèkin n’est pas bien connue ; même de ses propres filles et fils. Il y a même certains qui doutent, fait-il constater, de l’existence par le passé d’une entité socio-politique et administrative Xwla pourtant bien organisée et objet de grand intérêt pour des Européens. Avihoué Romain Kiki se réjouit d’avoir co-publié ce chef-d’œuvre écrit dans un style simple et accessible à tous. Présentant le livre, Maxime Moïse Agbodandé, dit avoir été sidéré notamment par l’histoire sur la naissance de Cotonou qui a connu plusieurs écritures dans le temps telles que « Okoutonou» et « Koutonou ». « C’est un livre qui fait vivre tout le parcours historique des Xwla. Il faut l’avoir absolument », vante le présentateur. L’initiative a été saluée par plusieurs invités dont l’ancien maire de Sèmè-Podji, Mathias Gbèdan, les députés Jean-Claude Apithy et Charlemagne Honfo ■
Société 16 mars 2023


Coopération économique et militaire: Les retombées de la visite de Mohamed Bazoum
Les 48 heures de séjour du président nigérien au Bénin ne manqueront pas d’être bénéfiques au pays. Les retombées de ce déplacement ont été dévoilées, ce mercredi 15 mars, par le porte-parole du gouvernement lors de son point de presse.Ce sont les opérateurs économiques et le Trésor béninois qui recueillent d’abord les fruits de la visite officielle du président nigérien au Bénin les 13 et 14 mars derniers. Il ne pouvait en être autrement puisque selon les deux chefs d’Etat, Mohamed Bazoum et Patrice Talon, l’économie avait été le principal sujet de discussions. Très peu de place avait été laissée à la situation sécuritaire. Mais au plan diplomatique, ce déplacement permet de se rassurer et de renforcer les relations. C’est ce qu’a fait comprendre Wilfried Léandre Houngbédji, ce mercredi 15 mars, lors du point de presse au terme du Conseil des ministres. « Dans l’immédiat, c’est de consolider les liens entre les deux pays qui sont de très bonne qualité », indique le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. S’agissant des impacts au plan économique, ils se constateront dans la durée puisque les mesures en cours sont plutôt structurelles. « En ce qui concerne les retombées économiques pour nos deux pays, sachant que le Bénin est le couloir d’écoulement qui sera très bientôt mis en œuvre en ce qui concerne les hydrocarbures, particulièrement le pétrole nigérien, notre pays y trouve son compte puisque des redevances vont être payées à l’Etat », a-t-il clarifié. Lors de sa visite, le président nigérien était d’ailleurs sur le site du pipeline à Sèmè-Kraké où il s’est réjoui de l’avancement des travaux qui sont presque à leur terme.

Port pour tous

Pays sahélien, le Niger place sa confiance au port de Cotonou pour ses importations et exportations par voie maritime. Et cette complicité n’est pas prête de s’estomper. Au contraire, la visite du président nigérien relance la coopération au niveau de l’infrastructure portuaire. « Les retombées, c’est aussi que notre pays est aujourd’hui le port naturel du Niger et que de nombreux opérateurs économiques nigériens, de nombreux transporteurs se servent du Bénin comme un hub pour projeter leurs activités aussi bien dans leur pays que dans la sous-région. Si nous faisons en sorte que les rapports entre ceux-ci et l’administration béninoise s’optimisent pour créer davantage de qualité, il va sans dire que notre pays en sera gagnant», a indiqué le porte-parole du gouvernement. Selon lui, les travaux que le gouvernement a engagés au port de Cotonou pour en améliorer les prestations à terme, en ayant par exemple un meilleur tirant d’eau pour favoriser la venue de bateaux de plus grande envergure sont de nature à favoriser un meilleur développement de l’activité entre le Bénin et le Niger. Bien évidemment, la signature d’accord militaire entre les deux pays aura pour avantage de favoriser l’amélioration de la sécurité des populations au niveau des frontières.
Actualités 16 mars 2023


5e journée de la Super Ligue Pro de Football: Loto-Popo accroché, Buffles et Dragons dans l’impasse
Les matchs nuls de Loto-Popo Football club et des Buffles du Borgou ainsi que la défaite des Dragons sont les résultats sans grande influence sur le classement de la Super Ligue Pro au terme de la 5e journée du tournoi. En quête de leur premier succès depuis l’entame du tournoi, les Buffles du Borgou, vice-champions, n’ont pas pu s’imposer à l’As Cotonou, le week-end dernier à Cotonou. En déplacement, samedi 11 mars dernier, le club de la cité des Kobourou est reparti avec le point du match nul (0-0). Avec ce troisième match nul, il reste lanterne rouge avec 03 points -03. Fortune identique pour le leader provisoire, Loto-Popo Fc qui revient d’Adjohoun avec le score nul de 2-2. Les Loto-Boys n’ont pas pu confirmer leur suprématie sur l’Association sportive de la Vallée de l’Ouémé (Asvo) mais conservent la tête du classement avec 13 pts +08. Ils sont suivis du champion en titre, Coton Fc (10 pts +02) qui a réussi la belle opération de la journée en allant s’imposer à Damissa (2-1) sur ses installations. Avec cette victoire, le tenant du titre est désormais à 3 points du leader provisoire, Loto-Popo Fc. En ce qui concerne Ayéma et Requins Fc, ils sont allés tenir respectivement en échec Dynamo Abomey et As Takunnin. Les scores de ces deux matchs étaient de 1-1. Attendus pour défier le nouveau promu, Bani Gansè à Banikoara, les Dragons ont été battus par le score de 1-0. Une défaite qui les maintient au bas du classement avec 4 pts -01 tandis que Bani Gansè est 8e avec 7 points-2. Le plus lourd score de cette journée a été enregistré lors du match entre la Jeunesse athlétique de Kétou et Dadjè Fc. L’équipe du Plateau a humilié celle du Couffo par le score de 3-0 au moment où les Portuaires et les Cavaliers de Nikki se séparaient sur un score nul et vierge de 0-0. ------------------------ ---------------- Résultats Bani Gansè # Dragons Fc 1- 0 As Cotonou # Buffles Fc 0 - 0 Damissa Fc # Coton Fc 1 - 2 AS Takunnin # Requins Fc 1- 1 Dynamo Abomey # Ayema Fc 1- 1 Asvo # Loto-popo Fc 2- 2 Aspac # Us Cavaliers 0 - 0 JA Kétou # Dadjè Fc 3- 0 Classement 1er Loto-Popo 13pts +08 2e Coton Fc 10pts +02 3e Us Cavaliers 07pts +03 4e Dynamo Abomey 07pts +02 5e Ayéma FC 07pts +01 6e ASVO 07 pts +01 7e JA Kétou 07pts +00 8e Bani Gansè 07pts -02 9e Aspac Fc 06pts +00 10e Requins Fc 06pts +00 11e As Takunnin 05pts -01 12e As Cotonou 05pts -02 13e Dragons Fc 04pts -01 14e Damissa Fc 04pts -02 15e Dadjè Fc 04pts -06 16e Buffles 03pts -03 Sports 15 mars 2023


Prix de l’Excellence du président de la Caf 2023: Le Roi Mohammed VI et Paul Kagamé distingués
Gianni Infantino, président de la Fifa, et Patrice Motsepe, président de la Caf, ont remis, mardi 14 mars, le Prix de l’Excellence à Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc et Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, pour leurs réalisations exceptionnelles en faveur du football en 2022. A cette occasion, Chakib Benmoussa, ministre marocain des Sports, représentant le roi Mohamed VI a dévoilé l’intention du Maroc d’organiser conjointement le mondial 2030 avec le Portugal et l’Espagne.Sa Majesté le Roi Mohammed VI, du Maroc et Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, ont reçu, mardi 14 mars à Kigali le Prix de l’Excellence du président de la Confédération africaine de Football pour leurs réalisations exceptionnelles en faveur du football en 2022. En présence de Gianni Infantino, président de la Fifa, des présidents des associations membres de la Caf et de plusieurs légendes du football africain parmi lesquelles l’Ivoirien Didier Drogba, le Brésilien Cafu, le Nigérian Ayegbeni Yakubu, l’ancien joueur des Black Stars Asamoah Gyan et autres, Patrice Motsepe, président de la Caf, a témoigné sa reconnaissance aux deux lauréats pour leur appui au football africain et pour le sport-roi dans pour leurs pays en 2022. « Nous voulons que vous soyez une source d’inspiration pour d’autres chefs d’Etat et de gouvernement sur le continent », a-t-il déclaré. Félicitant les joueurs marocains pour leur parcours lors du dernier mondial au Qatar, il a exprimé sa volonté de voir l’Afrique remporter un jour une Coupe du monde. Fier d’accompagner l’Afrique, Giani Infantino se dit honoré de remettre les prix à ces deux autorités africaines. « Vous êtes des leaders qui croient en vos pays et à l’avenir du continent », a-t-il confié. [caption id="attachment_94069" align="alignnone" width="450"] Le ministre marocain Chakib Benmoussa (au milieu) recevant le prix au nom du roi Mohamed VI[/caption] C’est le lieu pour Chakib Benmoussa, ministre de l’Education nationale et des Sports du Maroc, de présenter le message du roi Mohamed VI du Maroc. A l’en croire, fidèle à sa vision à l’occasion du 29e Sommet de l’Union africaine, en 2017, le roi reste convaincu que «l’avenir de l’Afrique passe par sa jeunesse» et seule « une politique volontariste orientée vers la jeunesse canalisera l’énergie pour le développement ». Pour lui, en faisant honneur à l’Afrique lors de la dernière Coupe du monde au Qatar, le football marocain a aussi fait honneur à ces valeurs de persévérance, d’abnégation et de dépassement de soi. « Dans cet esprit, j’annonce devant votre assemblée que le Royaume du Maroc a décidé, avec l’Espagne et le Portugal, de présenter une candidature conjointe pour abriter la Coupe du monde 2030 », a-t-il annoncé. Sports 15 mars 2023


Cérémonie d'hommage à la Cour constitutionnelle: Les présidents Dossou et Holo reçoivent leurs tribunes scientifiques
Deux études consacrées aux 4e et 5e mandatures de la Cour constitutionnelle ont été respectivement transmises aux présidents Robert Dossou et Théodore Holo. Hommage leur est rendu, ce mardi 14 mars au siège de la Haute juridiction à Cotonou. Robert Dossou, président de la 4e mandature, et Théodore Holo, président de la 5e mandature, sont honorés par la Cour constitutionnelle. Une diversité de contributions intellectuelles sur la régulation et le citoyen au cœur de la justice constitutionnelle marque le passage des deux hommes à la tête de la Haute juridiction. « L’acte que vous posez est un acte qui permet de garder les séquences de mémoires de notre institution républicaine, je suis ému… », a déclaré Me Robert Dossou. En relevant que cette initiative s’inscrit dans la logique qui a consisté à laisser de côté les monuments aux morts, pour ériger un monument aux dévoués, Robert Dossou fait savoir qu’il n’y a pas que les morts qui aient contribué à la construction de la patrie. « Cet hommage nécessite de votre part que vous puissiez continuer à œuvrer comme vos devanciers en l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit, qui sont les fondamentaux de notre constitution, puisque dans le préambule, le peuple réaffirme sa volonté de créer dans notre pays, un Etat de droit et une démocratie pluraliste », a indiqué le professeur Théodore Holo à la 6e mandature. Il va également exprimer toute sa reconnaissance et conseiller deux outils pour la continuité de l’œuvre à savoir, le devoir de gratitude et l’appropriation de l’esprit de la Constitution. [caption id="attachment_94045" align="alignnone" width="450"] Le prof Théodore Holo recevant son ouvrage des
mains de Mme Elisabeth Pognon[/caption]

Des contributions scientifiques

« Jurisprudence de la Cour constitutionnelle : Le citoyen », et « Jurisprudence de la Cour constitutionnelle : La régulation» sont les deux études qui rendent respectivement compte des mandatures des présidents Robert Dossou (2008-2013) et Théodore Holo (2013-2018). Selon Razaki Amouda Issifou, président actuel de la Cour, au pinacle de l’Etat de droit et de la démocratie béninoise et africaine, le professeur Théodore Holo et les conseillers de la Cour constitutionnelle cinquième mandature ont su graver en lettres d’or le citoyen dans les annales de la justice constitutionnelle. Cette mandature a posé les jalons du droit qui célèbre l’individu. « Toute la finalité du droit est d’assurer l’épanouissement de l’individu pris dans sa dimension holistique. Ainsi, l’existence de la règle de droit n’a de sens que lorsqu’elle consacre les droits du citoyen en même temps qu’elle en assure le mécanisme de protection et de promotion », a écrit le président Razaki Amouda Issifou dans son avant-propos dans la tribune scientifique dédiée au récipiendaire. En effet, pour une démocratie prospère, il faut un garant efficace du fonctionnement régulier des institutions. Ce rôle de mise en équilibre aux fins d’assurer le fonctionnement correct du système est la régulation de l’activité des pouvoirs publics. Sous la présidence de Robert Dossou, la quatrième mandature s’est employée de manière particulière à cette activité de régulation. « De même qu’elle est une contribution substantielle de l’Etat de droit, elle s’analyse comme le mécanisme destiné à assurer un bon équilibre fonctionnel des institutions de l’Etat en assurant par là-même, l’existence de l’Etat dans une démocratie libérale », a précisé le président de la Cour, 6e mandature. Les réflexions proposées dans la tribune scientifique dédiée au bâtonnier Robert Dossou, apportent une vue panoramique de la régulation en mettant en évidence d’une part l’état de la régulation, et d’autre part, la régulation dans ses états.  

Des modèles célébrés

« Ces deux personnalités, Théodore Holo et Robert Dossou, sont des symboles de l’Etat de droit et de la démocratie au Bénin, en Afrique et dans le monde. Ce sont des gens dont la lucidité, la franchise intellectuelle n’ont jamais été remises en cause. Nous devons toujours nous abreuver à la source de leurs connaissances, de leur sagesse pour construire ce pays », a déclaré Dr Charles Ligan. Pour le professeur Noureini Tidjani-Serpos, ancien ambassadeur du Bénin à l’Unesco, ces personnalités ont beaucoup donné au pays, et il très important de les remercier, de dire à la jeunesse, voici des exemples à suivre. « C’est une très bonne initiative que de rendre hommage aux gens qui ont travaillé pour la Nation, qui se sont battus pour notre pays, de leur vivant », a déclaré Me Marie Elise Gbèdo, ex-garde des Sceaux, ministre de la Justice ■
Actualités 15 mars 2023


Places publiques au Bénin: Ces statues qui racontent l’histoire
Les unes aussi imposantes que les autres, les différentes statues érigées à Cotonou et dans d’autres villes du Bénin durant la période révolutionnaire renferment leur lot d’histoire que le temps n’a jamais pu écorcher.Aucune d’elles ne passe inaperçue. Erigées au cœur des grandes villes du Bénin, ces statues sont des symboles et font référence à l’histoire. Les statues érigées à Cotonou et dans d’autres villes du Bénin à une certaine période renseignent sur la marche du pays, ses péripéties ainsi que ses acquis. Qu’il s’agisse des places ‘’Lénine’’, ‘’ de l’Etoile rouge’’, ‘’ du souvenir’’, ‘’ Bulgarie’’, à Cotonou ou encore de la ‘’Place Goho’’ à Abomey et bien d’autres encore, les monuments érigés en ces lieux racontent des faits. « Les places publiques représentent un attrait. Elles confèrent une grande visibilité à la ville et symbolisent plusieurs évènements historiques qui ont marqué la vie du pays », explique Dr Ebénézer Sèdégan, historien contemporainiste, maître-assistant, enseignant-chercheur au département d’Histoire et d’Archéologie de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). [caption id="attachment_94032" align="alignnone" width="200"] Si ces statues embellissent les villes dans lesquelles
elles sont érigées...[/caption] De quoi retournent en réalité ces faits ? L’historien contemporainiste en a une large vue. « Pendant la période révolutionnaire, les dirigeants de la République populaire du Bénin avaient fait l’option idéologique du marxisme-léninisme le 30 novembre 1974 (au lendemain du putsch révolutionnaire de 1972). A partir de cet instant, les militaires associés à une frange de l’élite dahoméenne ont fini par basculer dans le camp de l’Union soviétique, puisque nous étions dans un contexte international marqué par la guerre froide (tensions géopolitiques sur fond d’affrontements et de rivalités idéologiques) entre les Etats-Unis et l’Union soviétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale », raconte-t-il. Il ajoute d’autres détails : « Ces deux superpuissances se sont lancées dans une conquête des zones d’influence. Elles ont fini par créer des blocs idéologiques. Les Etats-Unis avaient créé le bloc capitaliste et l’Union soviétique, le bloc socialiste. A l’indépendance, le Bénin s’est inscrit sur la liste des pays appartenant au bloc capitaliste. Jusqu’en 1972, nous sommes restés dans le giron des Etats-Unis et de la France. Avec tous les problèmes sociopolitiques que notre pays avait connus dans le temps, cela a fini par aiguiser le nationalisme de certains Dahoméens, notamment la frange juvénile, représentée par l’Union générale des élèves et étudiants du Dahomey ».

Preuve d’engagement et de solidarité

Selon ses explications, les soutiens des jeunes révolutionnaires militaires issus du coup d’Etat de 1972 ont pesé de leur poids dans la nouvelle orientation du pays. « Une frange avait accepté d’accompagner le gouvernement militaire révolutionnaire (Gmr) avec à leur tête Ignace Adjo Boko, de sorte que le 30 novembre 1972, le discours programme envisagé par le général Mathieu Kérékou avait déjà des relents socialistes exprimés par ces jeunes dans leurs travaux. Du coup, les signes prémonitoires que le pays allait quitter le giron de la France pour se retrouver dans l’orbite soviétique n’ont pas raté », relate l’histoirien. Dans la foulée de ces évènements, les paroles seules ne suffisaient plus pour montrer l’engagement du Bénin pour ce nouveau bloc. Il fallait y joindre des actes. « Le 30 novembre 1974, le gouvernement a prononcé le Discours d’orientation nationale qui a consacré le choix idéologique du Gmr : le marxisme-léninisme. Le pays est entré dans le bloc socialiste. Plusieurs réformes ont été opérées à partir de cette période. Pour montrer leur appartenance à ce bloc, les liens diplomatiques, culturels, d’amitié et de coopération ont été renforcés avec les pays de l’Est à savoir l’Union Soviétique, la Roumanie, Cuba, la Bulgarie, la Corée du Nord…Pendant cette période, beaucoup de Béninois avaient voyagé en Union Soviétique pour poursuivre leurs études universitaires. C’est pour montrer l’engagement du Bénin et de ces pays à collaborer dans la solidarité que les places publiques comme ‘’Lénine’’, ‘’Bulgarie’’, Goho…, ont été érigées », développe Ebénézer Sèdégan. Ces places symbolisent l’appartenance de la République populaire du Bénin au bloc socialiste. Chacune d’elles tient son nom de l’évènement dont elle porte les traces. A la place Lénine à Cotonou, se trouve la statue de Lénine, de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov. A la place Bulgarie, trône la statue du président du Conseil des ministres de la République populaire de Bulgarie, qui fut aussi un grand idéologue du système soviétique. Ces deux places ont été inaugurées en 1979 au lendemain de l’agression du 16 janvier 1977. C’est à la même date que la ‘’Place des Martyrs’’, aujourd’hui appelée ‘’Place du souvenir’’ a été érigée avec le concours des Nord-Coréens, afin d’immortaliser les soldats béninois tombés sur le champ de bataille, le 16 janvier 1977.

Quid de la place Goho et de l’Etoile rouge ?

Située au cœur de la ville d’Abomey, la place Goho était un territoire appelé Kpatinlin (chemin qui reliait cet espace et ses environs au palais du roi Glèlè). Le toponyme a changé après la résistance du roi Béhanzin et est devenu, un symbole de la résistance parce qu’en novembre 1892, c’est en ces lieux que le dernier combat entre le corps expéditionnaire français dirigé par le général Alfred Dodds et la dernière poche de résistance du roi Béhanzin s’est déroulé, après le Discours d’adieu du roi à ses compagnons fidèles, le 20 janvier 1894. La place symbolise la capitulation totale du roi Béhanzin face à l’armée française. En novembre 1974, soit 80 ans après, le gouvernement militaire révolutionnaire était allé proclamer le Discours d’orientation nationale, (le discours de Goho), qui consacre le nouveau choix idéologique (marxisme-léninisme) et qui a conduit le pays jusqu’en 1989. A propos de la place de l’‘’Etoile rouge'' à Cotonou, l’historien ne manque pas d'explications. « Dans l’angle gauche du drapeau du Prpb, l’étoile rouge figure. Cela symbolise la combativité du peuple béninois. Jacob, (personnage hissé au-dessus du monument), tenant une houe et un fagot de bois, symbolise la production, parce qu’en 1974, le gouvernement avait décidé de faire de l’agriculture le socle du développement et de l’industrie, le moteur. Il fallait produire manuellement parce que la mécanisation agricole n’était pas encore d’actualité. Le fagot symbolise l’énergie ». Ceux qui ne partageaient pas la vision du régime en ce temps lançaient cette boutade pour faire rire : ‘’Jacob, descends, la terre n’est pas haut’’ ». Si physiquement, ces différentes statues paraissent muettes, leur histoire est assez éloquente pour ne laisser aucune génération indifférente. « Ces statues constituent à la fois le symbole de l’appartenance du Bénin au bloc socialiste et des attraits touristiques pour le Bénin », explique l’universitaire. Les hommes du passé ont été témoins de leur histoire. Ceux du présent la vivent encore avec émotion et conviction. Demain, d’autres générations en quête de connaissances pourront aussi s’abreuver à leur source. Chacune d’elles est comme un livre dont les pages renseignent sur des traits du passé que le temps n’a jamais pu écorcher. A leur ombre, des citoyens passent du temps pour s’abriter, se reposer, contempler la nature ou encore mieux réfléchir. Un peuple qui aspire au développement doit tirer leçon de son histoire. Là-dessus, chacune de ces statues inspire sans doute les dirigeants.

Statue de Lénine décoiffée

Si toutes les autres statues figurent encore à leur place, celle de Lénine n’existe plus à la place qui l’abritée. Ce monument a subi quelques changements. « La statue de Lénine qui représente le père fondateur du bloc socialiste n’est plus là aujourd’hui. Il faisait partie des pionniers de la révolution bolchévique d’octobre 1977 en Russie. Cette révolution a consacré la naissance du communisme, donc de l’idéologie socialiste prônée par Karl Marx dont Lénine était un disciple ; ce que les Occidentaux percevaient très mal. Les rivalités idéologiques avaient commencé à l’issue de la Première Guerre mondiale et se sont renforcées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1947 », relate l’enseignant chercheur à l’Uac. Ces évènements ont aussi secoué le Bénin à leur manière. Entre autres incidents diplomatiques, la statue de Lénine était la cible des mécontents. « Aux heures chaudes des tensions sociales en 1989, la foule avait investi les rues de Cotonou. Elle demandait le départ du président Mathieu Kérékou. Dans la foulée, elle a voulu prendre d’assaut la statue de Lénine à Akpakpa. On a su préserver la place. Mais après la Conférence nationale et l’installation du gouvernement de la transition dirigé par Nicéphore Soglo, alors premier ministre, les Russes qui vivaient à Cotonou à l’époque ont demandé la permission d’aller déboulonner la statue de Lénine afin de la ramener à Moscou », témoigne l’historien.

Un ordre venait d’être changé

Les historiens ne justifient pas le déboulonnage, mais tentent d’exposer les raisons qui le sous-tendent. « Cela interroge parce que pour les Soviétiques de l’époque, Lénine était presque une idole, un idéologue. Ils ne pouvaient pas être témoins des dégâts de la cassure de ce monument qui incarne cette personnalité de renommée internationale. C’était certainement pour des questions de principe et l’attachement à la vision de Lénine que ces Russes sont allés déboulonner la statue. Elle est emportée à Moscou parce que à la Conférence nationale de février 1990, il fallait que le gouvernement révolutionnaire prenne la décision de renoncer à l’idéologie marxisme-léninisme pour apaiser l’élite qui n’était pas en accord avec le régime en place », poursuit Dr Ebénézer Sèdégan. Le gouvernement accède au vœu des contestataires. « Quand on a déclaré que le marxisme-léninisme est abandonné et que le Prpb est mis en veilleuse, le 22 décembre 1989, on a mis en place le comité préparatoire de la Conférence nationale. A ces assises, nous avons fait l’option de retourner dans le système capitaliste avec le multipartisme intégral et permettre la restauration des libertés individuelles et collectives. De ce point de vue, il n’était plus question que les symboles de l’ancien régime continuent d’exister sur le territoire national », clarifie l’historien contemporainiste. Les historiens et les hommes avertis perçoivent tout de même cet acte comme une erreur. « L’enlever était une grande erreur. Heureusement que la place existe encore. Une partie de l’histoire a été forcément effacée. La génération de 1990 ne sait pas grand-chose de ces faits », se désole Dr Ebénézer Sèdégan. [caption id="attachment_94034" align="alignnone" width="450"] La Place Lénine sans la statue[/caption] Si ces monuments demeurent à leur place, leur histoire est peu connue des jeunes. Comment faire pour que leurs enseignements ne s’effacent pas ? Là-dessus, la responsabilité des historiens est engagée. « Au cours des grandes discussions sur le sujet, certaines personnes nous rejettent le tort. Il faut que les jeunes cherchent à comprendre leur histoire », note-t-il. Et pour que cette doléance connaisse une suite favorable, il pense que le gouvernement doit s’y mettre à fond. « En déclarant cette date du 16 janvier, jour mémorable en la fériant, les élèves chercheront davantage à comprendre et à apprendre ce pan de notre histoire. L’histoire n’est pas un conte qu’on raconte en famille. Il faut célébrer le fait. Il faut une stratégie de communication pour réussir le pari », préconise Ebénézer Sèdégan. Il va même plus loin : « Il faudra penser à l’instauration de l’histoire de la révolution et des grands faits du Bénin dans les écoles, comme modules d’apprentissage. On peut également recenser les reliques liées à ces évènements afin de permettre aux jeunes de mieux apprécier l’histoire ». M.A

L’appellation ‘’Place du souvenir’’ est vague

La nouvelle appellation de l’ex-place des Martyrs, baptisée depuis quelques années ‘’Place du souvenir’’, n’est pas du goût du professeur d’université, car le premier toponyme cadre parfaitement avec l’évènement. « C’est un manquement à la mémoire des personnes disparues pendant l’agression du dimanche 16 janvier 1977. Les révolutionnaires ont baptisé les lieux ‘’Place des martyrs’’ pour rendre hommage aux Béninois aussi bien civils que militaires qui ont perdu leur vie dans cette agression », rappelle-t-il. Il trouve que le nouveau toponyme est vague. « Quand on appelle aujourd’hui les lieux ‘’Place du souvenir’’, on lie ce souvenir par rapport à quel évènement ? On veut tordre le cou à l’histoire en faisant ça », se désole-t-il. Pendant la révolution, le 16 janvier était une date de commémoration solennelle. « Cette date était fériée. A l’époque, les armes et documents abandonnés par les mercenaires sur le tarmac de l’aéroport de Cotonou et qui avaient servi de preuves au gouvernement dans ses réquisitoires au niveau des institutions sous- régionales et même au Conseil de sécurité de l’Onu sont exposés », se souvient l’historien. M.A
Société 15 mars 2023


Bitumage de la route Wadon-Adjarra-Mèdédjonou-Porto-Novo: Les travaux exécutés à plus de 53 %
Le chantier d’aménagement et de bitumage de la route Wadon-Adjarra-Mèdédjonou-Porto-Novo et ses bretelles est déjà à un taux de réalisation de 53,5 %. L’heureux constat a été fait, vendredi 10 mars dernier, par le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, qui a effectué une visite sur le terrain.Constater l’évolution des travaux d’une part et annoncer de bonnes nouvelles aux populations en ce qui concerne le lancement de nouveaux projets d’autre part. Tel est l’objectif de la visite effectuée, vendredi 10 mars dernier, par le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, sur le chantier d’aménagement et de bitumage de la route Wadon-Adjarra- Mèdédjonou-Porto-Novo et ses bretelles. Hervé Hèhomey s’est réjoui du niveau d’exécution des travaux qui est déjà à un taux de 53,5 %. « Nous sommes venus ici sur instruction du chef de l'État. Nous sommes venus pour examiner les travaux routiers qui sont en cours d'exécution par l'entreprise Adéoti. Les travaux avancent. Nous sommes à un taux d'exécution de 53,5 %. Lorsque nous atteignons ces niveaux d'exécution, nous faisons une visite de supervision que je conduis moi-même, pour apprécier ce qui est fait, voir les améliorations possibles à apporter au projet et prendre en compte les doléances des populations bénéficiaires, et enfin donner les instructions qu'il faut pour achever les travaux. Aujourd'hui, nous avons pu constater que les travaux avancent normalement à la satisfaction de la Mission de contrôle. Tout le monde a apprécié les épaisseurs des matériaux qui sont mis en œuvre. C'est surtout cela qu'il faut observer », a indiqué l’autorité ministérielle. Toutefois, le ministre a demandé que des corrections soient faites par endroits, notamment sur certaines parties de l'ouvrage. La qualité des travaux dans leur globalité est satisfaisante, a noté Hervé Hèhomey qui a félicité la Mission de contrôle et l'a exhortée à continuer pour que dans quelques mois, l’inauguration du joyau soit faite.

Des doléances

Cette descente a permis à Hervé Hèhomey de prendre connaissance de certaines doléances des bénéficiaires, représentés par les députés et les maires. Ces doléances concernent notamment certaines interruptions de terre-plein central. « J'ai instruit la Mission de contrôle à l'effet d'optimiser ces interruptions. Nous avons également quelques aménagements qui ont été souhaités, demandés par les bénéficiaires. Nous avons donné les instructions nécessaires à la Mission de contrôle et à la Société des Infrastructures routières et de l'Aménagement du Territoire (Sirat) qui est le maître d'ouvrage de ce projet, pour que des études subséquentes soient faites et nous allons rendre compte au gouvernement qui décidera de la suite », a expliqué le ministre. Hervé Hèhomey a insisté sur le plaidoyer de la population pour la réalisation de quelques bretelles non prévues dans le projet dont surtout celle de Mèdédjonou qui va à l'embarcadère. Il a tenu à rassurer les uns et les autres. Le ministre promet également d’étudier cette doléance et de rendre compte au gouvernement qui a le dernier mot par rapport à la réalisation de ces aménagements. Le ministre Hervé Hèhomey a saisi l’occasion de cette visite pour annoncer d’autres bonnes nouvelles pour la population des départements de l’Ouémé et du Plateau. Il s’agit du lancement très bientôt de certains chantiers routiers dont les travaux d'aménagement et de bitumage de la route Vakon-Avagbodji-Aguégués ; la reconstruction de la route Porto-Novo-Avrankou-Igolo, la réhabilitation de la route Akpro-Missérété-Dangbo- Adjohoun-Bonou-Ouinhi- Kpédékpo. Le ministre annonce également les travaux de la route Katagon-Avrankou et l’axe Akpro-Missérété-Adjarra, qui seront aménagés en terre de type nouveau, parce que bien construits et bien assainis, surtout dans les traversées urbaines. « Lorsque nous aurions fait tout cela, le gouvernement du président Patrice Talon aura rempli sa mission d'exécution du Pag-2 pour ce qui concerne cette région », a fait observer Hervé Hèhomey.
Actualités 15 mars 2023


Recensement de la population et de l’habitat: Le Rgph 5 lancé, le comité national installé
Les opérations du 5e Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph 5) ont été officiellement lancées, ce mardi 14 mars au palais des Congrès. L’installation du comité national qui sera aux manettes est le premier acte de ce processus qui permettra aux gouvernants de disposer d’un outil de décision actualisé, grâce à l’utilisation intensive du digital et du numérique. Sept étapes majeures marqueront le 5 e Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph 5) dont le lancement officiel a été fait, ce mardi 14 mars à Cotonou. Il s’agit des travaux préparatoires, la cartographie censitaire, le recensement pilote, le dénombrement général, l’enquête post-censitaire, le traitement et l’analyse des données puis la publication et la dissémination des résultats. Ces différentes phases seront conduites par le Comité national de recensement qui a été installé à la même occasion. Ce comité s’appuiera sur le sous-comité Suivi du recensement, le sous[1]comité Finance et le sous-comité Communication, Publicité et Sensibilisation pour atteindre ses finalités. D’autres organes comme le Comité départemental du recensement, le Comité local du recensement, le Bureau central du recensement interviendront dans ces opérations qui consistent à recueillir, grouper, évaluer, analyser, publier et diffuser des données démographiques, économiques et sociales se rapportant, à un moment donné, à tous les habitants d’un pays. Selon Laurent Mahougnon Hounsa, directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), la principale innovation du Rgph 5 est l’utilisation d’outils électroniques pour la collecte des données aussi bien lors de la cartographie censitaire que pour le dénombrement général. En effet, la cartographie censitaire sera entièrement numérisée avec l’utilisation d’images satellitaires et autres informations géoréférencées et la phase de dénombrement se fera à l’aide des tablettes, grâce à des applications de collecte de données mobiles développées à cette fin. «Cette option qui assure un gain de temps significatif permet également de renforcer la fiabilité des informations qui seront collectées », a-t-il fait savoir. Il informe également que depuis l’approbation par le gouvernement de ces opérations en juin 2022, les premiers travaux avaient démarré. Dans la pratique, la phase pilote se déroulera au cours des mois de mars et avril dans les communes de Cotonou, Covè et Parakou. Pour le reste des 74 communes, les populations seront recensées de mai à septembre prochain.

Inclusif !

Lorganisation  de ce recensement est en phase avec les dispositions légales et règlementaires en vigueur. En dehors de l’assemblée générale des Nations Unies qui recommande la réalisation des recensements à un rythme décennal pour les pays africains, la loi n°2022-07 du 27 juin 2022 portant organisation et règlementation des activités statistiques en République du Bénin exige que ce recensement soit organisé tous les dix ans. Le cadre légal fixe aussi les prérogatives des différents organes dont le Comité national de recensement. Selon l’article 6 du décret 2022-349 du 22 juin 2022 portant organisation du 5e recensement général de la population et de l’habitat en République du Bénin, le Comité national de recensement présidé par le ministre de l’Economie et des Finances est l’organe d’orientation et de supervision des activités préparatoires et techniques de ces opérations. Il est constitué de représentants de plusieurs institutions de la République ainsi que des différents groupes socioprofessionnels. Il est revenu à Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances de préciser les prérogatives de cette structure. Selon lui, « le Comité national du recensement a pour mission d’assurer la préparation et le contrôle de l’exécution » du recensement. Quant au bureau central, c’est une structure opérationnelle spécialisée créée au sein de l’Instad, dont le rôle est la préparation, la mise en œuvre, la coordination, le suivi et l’évaluation de toutes les activités du recensement. Cette instance détermine, élabore la méthodologie de l’opération et assure le traitement des données ainsi que l’analyse et la publication des résultats.

Démarrage immédiat

« Le Rgph5 ne souffrira pas de financement ; car notre gouvernement a voulu en faire une opération de souveraineté nationale. Cette volonté se manifeste à travers la mise à disposition d’un montant conséquent s’élevant à plus de 40 % du budget global », a souligné le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances. Cette cagnotte, a-t-il indiqué, a permis de financer les travaux préparatoires, l’acquisition d’une partie importante des matériels et équipements indispensables à la réalisation de l’opération, etc. Dans le même temps, la mobilisation des ressources auprès des par tenaires techniques et financiers avec le Fonds des Nations unies pour la population comme chef de file, se poursuit avec célérité. « Tous les voyants sont au vert pour la réussite du recensement », a conclu Hermann Orou Takou avant d’inviter les populations à participer à cette opération capitale pour le développement du pays n
Société 15 mars 2023


Visite de terrain du président nigérien: Bazoum édifié sur l’attractivité du Port de Cotonou
Le Niger est le premier partenaire du Port autonome de Cotonou (Pac). En visite à Cotonou, ce lundi 13 mars, le président du Niger, Mohamed Bazoum, est allé découvrir les activités qui y sont développées, les infrastructures ainsi que les grands projets dont l’aboutissement est prévu pour l’horizon 2025-2026.La visite de Mohamed Bazoum, ce lundi, au Port autonome de Cotonou (Pac) témoigne du grand intérêt que le port représente pour son pays. Le Niger est le premier partenaire du Bénin en matière de trafic avec l’hinterland estimé à 2 314 000 tonnes de marchandises qui transitent par le Pac ; et cela devrait augmenter les années à venir avec les grands projets en cours. La visite du président Mohamed Bazoum au port a été marqué par deux temps forts. Il s’est d’abord imprégné du plan directeur du port et des grands travaux qui y sont prévus. La vision du gouvernement béninois est de porter la capacité du Pac à 25 millions de tonnes à l’horizon 2025-2026. Pour y arriver, douze grands projets seront mis en œuvre. Le directeur général du Pac, Joris Albert Thys, et le ministre des Transports et des Infrastructures, Hervé Hêhomey, ont exposé ces différents projets au chef de l’Etat nigérien et à sa délégation. « Nous avons présenté au président du Niger ce que sera le port à l’horizon 2025-2026. Nous avons insisté sur les questions de performance du port, la gestion des terminaux, tel que cela va se passer, les espaces que nous sommes en train de réaffecter pour une meilleure productivité du port. Nous avons parlé du parc logistique du Grand Nokoué qui sera réalisé à Abomey-Calavi, nous avons présenté la zone logistique portuaire qui est une zone de production à forte valeur ajoutée, etc. », a fait savoir le ministre Hervé Hêhomey. [caption id="attachment_93982" align="alignnone" width="450"] Mohamed Bazoum suivant la présentation du Plan directeur et des grands travaux[/caption] Tous ces projets ont intéressé le président du Niger qui, au passage, a soulevé une préoccupation à laquelle le ministre des Transports et des Infrastructures a apporté une réponse satisfaisante. A l’horizon 2026, avec la mise en œuvre des douze grands travaux, le Port autonome de Cotonou sera doté de nouveaux équipements de pointe et d’infrastructures, grâce à la mise en œuvre d’un ambitieux plan directeur évalué à plus de 600 milliards F Cfa. L’ambition est de faire du port de Cotonou une plateforme logistique moderne, sécurisée, qui n’offre que des services de qualité. Le second temps fort du passage de Mohamed Bazoum a été marqué par la visite des installations du Port autonome de Cotonou. Le président nigérien et sa suite ont pu voir les espaces portuaires, les affectations, les terminaux tels que répartis suivant le nouveau plan directeur. La délégation est repartie toute satisfaite. Actualités 14 mars 2023


Organisation et fonctionnement du Parlement: Les députés de la 9e législature en retraite d’imprégnation
Une retraite de trois jours d'imprégnation et d'immersion sur l’organisation et le fonctionnement de l’institution parlementaire est organisée au profit des 109 députés de la neuvième législature. Elle se tient grâce à l'appui du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).Présenter aux députés de la 9e législature l’organisation et le fonctionnement de l’institution parlementaire, ses services, ainsi que les procédures et pratiques parlementaires. Telle est la motivation d’une retraite d'imprégnation et d'immersion qui se tient, depuis ce lundi 13 mars, pour finir demain. Les travaux réunissent des élus et cadres de l'administration parlementaire autour de 16 thématiques. Ils s’inscrivent dans une tradition au Parlement qui veut que les nouveaux députés, en début de chaque législature, soient aguerris sur tous les contours de la mission parlementaire. Pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, qui a officiellement lancé les assises, cette retraite d'imprégnation et d'immersion en début de législature offre de nombreux avantages aux parlementaires notamment en favorisant la collaboration et la cohésion, en renforçant la compréhension des enjeux clés, en suscitant des pistes de formation et de conseils, en établissant une vision partagée et en encourageant l'innovation et la créativité. Cette rencontre, estime-t-il, « donne l'occasion d’ouvrir des perspectives sur notre mission en tant que parlementaires, en vue de l’améliorer, de partager nos expériences et d'apprendre les uns des autres ». Louis Vlavonou remercie le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) qui appuie le Parlement dans le cadre de l’organisation de cette retraite à travers le Projet d'Appui au Renforcement des capacités du Parlement et des organes de gestion des élections (Parcpoge). Pour le représentant résident du Pnud au Bénin, Mohamed Bechir, l’Assemblée nationale du Bénin reste un partenaire privilégié pour son institution. Le Pnud continuera de l'accompagner dans le processus de consolidation de la démocratie et des objectifs de développement durable au Bénin, assure le fonctionnaire onusien. Actualités 14 mars 2023


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