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Nouvelles

Organisation de la Can 2025: Le flux infrastructurel qui conforte le dossier du Maroc
Conscient que les infra-structures de classe mondiale constituent des éléments clés pour réussir l’organisation de compétitions continentales et internationales, le Royaume du Maroc a mis en place des routes, des transports publics, des hôtels et des installations sportives. Un flux infrastructurel qui lui a déjà valu l’organisation de trois Coupes du monde des clubs et pourrait conforter son dossier pour la Can 2025.Lorsqu’un pays dispose des infrastructures de classe mondiale, il gagne en crédibilité et est capable d’abriter de grandes compétitions sportives continentales et internationales. Le Royaume du Maroc a fait sien cet idéal et a investi fortement dans la mise en place des infrastructures notamment des routes, des transports publics, des hôtels, des hôpitaux, et des installations sportives. Toutes choses qui lui valent la confiance des instances mondiales du sport-roi pour abriter des compétitions et événements internationaux. En témoigne l’organisation réussie de trois Coupes du monde des clubs (2013, 2014 et 2022). Au Maroc, les matches se déroulent sur des stades de haute technologie, assurant un confort maximal aux spectateurs. Il s’agit des stades de Tanger (60 000 places), Fes (35 000 places), Rabat (45 000 places), Casablanca 45 000 places), Marrakech (45 000 places) et Agadir (45 000 places). En dehors de l’organisation de ces tournois, le Maroc a été pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2022, de la Ligue des Champions féminine et de grands événements internationaux comme la Cop 22 où le Royaume a accueilli plusieurs chefs d’État et de gouvernement. Le Royaume dispose aujourd’hui de plus de 200 pelouses synthétiques aux normes, d’une vingtaine de stades avec pelouses naturelles et éclairages aux normes et cinq centres régionaux de formation. Avec cette potentialité en infrastructures sportives, le Maroc dispose incontestablement de l’une des meilleures offres en termes de logistiques footballistiques en Afrique. Car, non seulement tous les stades du Royaume ont reçu l’homologation de la Fifa (dans le cadre du dossier de candidature pour la Coupe du Monde 2026), mais aussi celle de la Caf, dans le cadre des qualifications à la Coupe du monde et à la Can.

Une potentialité éblouissante

La mauvaise qualité des infra-structures conduit plusieurs nations du continent à délocaliser leurs matchs vers le Maroc. A côté des stades se trouve, le fameux Complexe Mohammed VI de Football, infrastructure unique en Afrique. Ces installations s’étendent sur presque 30 hectares et offrent des équipements de pointe, conformes aux standards de la Fédération internationale de Football Associations. Ce joyau du football marocain qui a vu défiler plusieurs équipes du monde entier est l’un des complexes sportifs les plus importants et performants de la planète. Avec une conception du cycle de développement, qui commence par la détection des talents via les clubs, vers les centres régionaux, le Royaume a fait un effort énorme pour doter ses clubs de centres de formation. C’est le cas entre autres du centre technique de Saidia, dans l’ouest du Maroc, du Centre Raja de Casablanca et bien d’autres en cours de livraison dans le Royaume. Ces dernières années, les infrastructures de transport du Maroc se sont transformées afin de pouvoir offrir des solutions rapides et efficaces aux populations comme aux hôtes du Royaume lors des grands événements sportifs comme la Coupe du monde des Clubs ou la Coupe d’Afrique des Nations que le pays s’apprête à accueillir. Des réseaux aérien, ferroviaire et routier denses Le réseau de transport du Maroc est une référence dans le monde notamment avec l’aéroport Mohammed V de Casablanca qui est un véritable hub africain. Avec un parking avions d’une superficie de 250 000 m², il a une capacité de 64 avions dont 11 gros-porteurs, 19 passerelles dont une triple passerelle pour l’accueil des avions de type A380. L’aéroport Mohammed V place la culture client au centre de ses priorités. A ce titre, il a obtenu les certifications Iso 9001 certifié en février 2009 (version 2008) et renouvelé depuis 2009, Iso14001 certifié en avril 2013 (version 2004) et renouvelé depuis 2013 et Aha décembre 2020, fréquence annuelle de maintien du certificat d’accréditation. Depuis sa création en 1957, Royal Air Maroc est une compagnie aérienne leader en Afrique. Avec une flotte jeune composée de 59 appareils (en 2019), elle dessert plus de 105 destinations dans le monde et transporte près de 8 millions de passagers par an. Royal Air Maroc est présent dans plusieurs pays, aussi bien en Afrique de l’Ouest qu’en Afrique Centrale ou de l’Est. Une Can 2025 au Maroc donnera aussi la chance à la diaspora africaine présente en Europe et ailleurs de se déplacer facilement, le Royaume étant largement desservi à partir du Vieux Continent avec des tarifs très abordables. Chaque ville hôte dispose d’un aéroport international. Il sera également possible de se déplacer entre les villes en train, étant donné qu’elles sont toutes reliées par voie ferroviaire. En ce qui concerne la longueur du réseau ferroviaire, le Maroc se place au 98e rang mondial avec 0,06 mètre par habitant. Au total, le réseau ferroviaire mesure 2 295 kilomètres. Le trafic de marchandises sur les rails s'élevait dernièrement à 3,90 milliards de tonnes et de kilomètres parcourus. Le transport de passagers a atteint 4,48 milliards de passagers-kilomètres en 2018. Faut-il le signaler, le réseau de routes et d'autoroutes a une longueur totale de 57 300 km au Maroc. Pour chacun des 37,08 millions d'habitants du pays, cela représente donc 1,55 mètre. Le Maroc se place ainsi à la 185e place du classement mondial. Il faut toutefois tenir compte de la taille et de la densité de la population du pays, qui est d'environ 83 habitants par km². Les pays qui comptent moins d'habitants sur une surface identique, voire plus grande, atteignent naturellement des valeurs très différentes et doivent relier des régions éloignées au réseau de transport. Du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, la dynamique déclenchée par le Maroc depuis trois décennies au niveau de ses provinces porte des fruits avec une stratégie de développement axé sur la construction des routes, des ports, des projets de logement, la promotion du potentiel des secteurs agricole, touristique, des télécommunications et de la pêche maritime. Pour désenclaver les provinces du sud, l'Etat a investi dans le réseau routier à travers la construction et la rénovation de plus de 3 000 km de routes pour un investissement global de 3,5 milliards dirhams. Le réseau routier ne dépassait pas les 70 km avant 1975. Dans cette dynamique, l'on retient aussi le projet de l'énergie éolienne à Tarfaya, le plus grand du genre en Afrique et qui constitue l'un des importants chantiers lancés par le Royaume pour le développement socio-économique et environnemental des provinces du sud. Selon les données de Nareva Holding, le projet qui a nécessité des investissements d'une valeur de 5 milliards de dirhams produira à terme 301 Mégawatts grâce à 131 éoliens. L'infrastructure portuaire a été consolidée par l'Etat avec le renforcement des équipements des ports de Laâyoune (Ville de Marsa), de Tarfaya et de Boujdour pour stimuler l'activité économique et l'investissement dans la région.

Le Maroc, un Royaume ouvert !

Pour avoir été visité par plus de 10,9 millions de touristes en 2022 (Source : ministère du Tourisme), le Maroc est un royaume ouvert sur le monde. Rabat, Marrakech, Casablanca, Tanger, Fès et Agadir sont les grandes attractions pour de nombreux visiteurs. Ces grandes villes disposent d’infrastructures hôtelières en parfaite harmonie avec l’environnement traditionnel. Sans risque de se tromper, le Royaume est « le pays le plus touristique à l’échelle continentale ». Il est d’ailleurs doté d’infrastructures hôtelières qualifiées et suffisantes pour accueillir non seulement les délégations des 24 équipes qualifiées pour la Can mais aussi les 48 sélections pour une coupe du Monde. Et pour cause ! Lors de la candidature pour la Coupe du monde 2026, une Task Force de la Fifa composée de dizaines d’experts avait sillonné tout le Maroc pendant plusieurs mois avant d’attribuer une note au-delà de la moyenne qui rendait la candidature du Royaume éligible à la Coupe du monde dans son nouveau format à 48 équipes. C’est dire que le Maroc est le seul pays africain à avoir passé avec succès le préalable exigé par la Fifa concernant l’ensemble des critères établis dans son cahier des charges (infrastructures sportives, hôtelières, de santé ...) pour pouvoir être éligible à l’organisation de la Coupe du monde dans son nouveau format à 48 équipes. On peut bien affirmer que le dossier du Royaume pour l’organisation de la Can 2025 est au complet. Les sources officielles indiquent qu’il y a plus de 90 000 chambres réparties dans ses villes hôtes, de normes internationales et dont le budget est adapté à toutes les bourses.
Sports 17 févr. 2023


Unités économiques à vocation pédagogique dans les nouveaux lycées agricoles: Cap sur les modèles financier et de gouvernance
Le gouvernement, en Conseil des ministres hier, a opté pour des études d’avant-projet sommaire et d’avant-projet détaillé ainsi que l’élaboration des dossiers d’appel d’offres pour la mise en place des Unités économiques à vocation pédagogique des 30 lycées techniques agricoles. Ce qui permettra de mieux appréhender le modèle financier et la gouvernance à mettre en place dans ces centres de formation.Dans la perspective de l’ouverture des 30 lycées agricoles annoncés par le gouvernement, le conseil des ministres a décidé de fixer le modèle financier et le mode de gouvernance. Ceci passe par la mise en place des Unités économiques à vocation pédagogique. Ainsi, il a marqué son accord pour la contractualisation en vue de la réalisation des études d’avant-projet sommaire et d’avant-projet détaillé et l’élaboration des dossiers d’appel d’offres pour la mise en place de ces unités. L’idée qui sous-tend une telle option est de faire de ces lycées des centres d’exploitation économique à vocation pédagogique afin de donner aux apprenants une formation de qualité aux fins d’un emploi durable dans le secteur de l’agriculture. Cette option vise également, à travers les Unités économiques à vocation pédagogique, à permettre aux lycées d’assurer, à court terme, leurs charges de fonctionnement et de financer, entre autres, des mesures d’accompagnement telles que la réduction des frais d’inscription, l’attribution de bourses mais également d’accélérer la transformation structurelle de l’économie rurale et d’offrir aux apprenants des opportunités de se former en milieu réel, avec un accent sur la pratique qui devra occuper 70 % de l’emploi du temps. Ce qui porte les gages de l’employabilité et de l’esprit d’entrepreneuriat. Dans l’ensemble, le projet se déroule normalement. En témoigne la décision du Conseil des ministres d’hier.

La pratique pour l’emploi

Les 30 lycées techniques agricoles modernes accueilleront 48 000 apprenants afin d'en faire des exploitants agricoles de type nouveau en vue de doter l’économie béninoise d’ouvriers et de techniciens qualifiés et compétents dans divers domaines dont l’énergie, le numérique, l’automobile et les équipements industriels, les industries du bois et de l’aluminium. Le coût global du programme s’élève à 2010 milliards F Cfa. Le gouvernement a affiché son ambition, à travers le second Programme d’action, de moderniser le sous-secteur de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle (Eftp). Les nouvelles orientations indiquent clairement la nécessité d’inverser la tendance actuelle afin de disposer de 70 % de la population scolarisable dans l’Eftp d’ici 2030. Au cours du Conseil des ministres du mercredi 1er février dernier déjà, le gouvernement avait autorisé la contractualisation avec divers cabinets et groupements d’entreprises spécialisés pour la réalisation d’études d'impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles et d’autres centres de formation. La manifestation de la volonté politique marquée par l’engagement du chef de l’Etat, l’élaboration et l’adoption en décembre 2019 de la stratégie nationale de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, la table ronde et la mobilisation des ressources pour financer la stratégie, et l’envoi d’une première cohorte d’enseignants en formation, la transmission, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2021 à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi-cadre sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Etfp) et la création de l’Agence de développement de l’Enseignement technique (Adet) sont aussi d’autres étapes déjà franchies dans la mise en œuvre de ce projet. Aussi, les études techniques y afférentes annoncées le 30 juin 2021 pour structurer les filières et chaînes de valeur ajoutée, les modèles d’affaires et les besoins en équipements sont achevées. Ce qui justifie le passage à une autre étape.
Actualités 16 févr. 2023


Installation d’une usine de fabrication de canettes: Coca-Cola Donga Bottling Company séduit la Boad
Les avancées du Projet d’implantation et d’exploi-tation d’un complexe brassicole et d’une ligne de fabrication de canettes dans la Zone franche industrielle de Sèmè-Podji initié par la société Coca-Cola Donga Bottling Company séduisent la Banque ouest-africaine de développement (Boad) qui appuie financièrement l’initiative. Le président de la Boad, Serge Ekué, en visite sur le terrain ce mercredi a été édifié.Le partenariat entre la société de droit béninois, Coca-Cola Donga Bottling company et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) qui finance à hauteur de 20 milliards F Cfa le Projet d’implantation et d’exploitation d’un complexe brassicole et d’une ligne de fabrication de canettes dans la Zone franche industrielle de Sèmè-Podji est en bonne marche. En témoigne la visite sur le site industriel ce mercredi, du président de la Boad, Serge Ekué. Ce dernier est reparti très satisfait de l’évolution du projet sur le terrain au terme de sa visite. Laquelle visite a été ponctuée d’une séance de travail avec le président du Conseil d’administration de la société Coca-Cola Donga Bottling Company, Gilles Guérard, de descente sur le site de l’usine de production de canettes et des autres activités industrielles de la société dont l’usine de gaz carbonique (CO2) et autres unités de production de boissons non alcoolisées qui tournaient à plein régime hier. La visite s’est achevée par une conférence de presse conjointement animée par le président de la Boad et le Pca de la société Coca-Cola Donga Bottling company. Elle a permis à la délégation de la Boad de se rendre compte de l’avancée des travaux d’installation de cette unité industrielle et de toucher du doigt les autres réalités de cette société qui produit et distribue les canettes et boissons gazeuses telles que Coca-Cola, Fanta, Sprite, Schweppes sur les marchés du Bénin, du Togo et du Ghana. La réalisation de ce projet permettra aux brasseurs des autres pays de la sous-région de venir au Bénin pour s’approvisionner en canettes vides. Ils n’auront plus besoin d’aller au Nigeria ou jusqu’en Chine pour se ravitailler en ce type d’emballage de plus en plus utilisé et conforme aux normes environnementales.

Une première dans l’espace Uemoa

« L’objectif de cette visite est de se rendre sur site pour suivre la progression des travaux mais aussi de voir comment tout le process industriel s’est mis en place », a précisé Serge Ekué. Selon lui, il est normal d’effectuer ce déplacement pour le compte de la Boad et de son conseil d’administration, afin de voir de manière concrète comment les choses se passent. « La Boad est très intéressée par le process industriel, le process créateur de valeur, de richesse et d’emploi. Ceci est bon pour l’économie et bon pour le budget de l’Etat », poursuit le président de la Boad. Ce financement, explique-t-il, est en phase avec la dynamique de soutien de son institution financière pour l’éclosion des champions nationaux du secteur privé. Il s’insère parfaitement dans le Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026) du Bénin notamment en son pilier n°2 « poursuite de la transformation structurelle de l’économie ». La Boad, insiste Serge Ekué, doit jouer sa partition et favoriser l’émergence des entreprises. « Le secteur public, la puissance de l’Etat, secteur souverain, joue sa partition clairement. Ça se voit tous les jours à travers la modernisation des villes et campagnes du Bénin. Mais ce que l’Etat fait doit avoir un relais qui est le secteur privé », fait remarquer Serge Ekué pour souligner la pertinence de l’appui de la Boad à la société Coca-Cola Donga Bottling company. Selon lui, la Boad doit pouvoir suivre les deux mouvements en ce sens que la création de richesse passe par le soutien fort au secteur privé.

Conquérir le marché régional

A ce titre, le président Serge Ekué a constaté avec joie que tous les mécanismes industriels et d’automatisation mis en place fonctionnent à merveille au niveau du site de la société Coca-Cola Donga Bottling company. Il a noté qu’il y a encore des investissements en cours avec la mise en place d’une série de process industriels avec des machines à installer. Serge Ekué dit avoir été surtout impressionné par le niveau de fabrication, de marketing et de distribution des boissons gazeuses produites qu’il souhaite voir produire par la société à l’échelle. « Tout se déroule dans des process tout à fait contrôlés et maîtrisés », se réjouit le président de la Boad qui a été sidéré aussi par « le professionnalisme des équipes ». Serge Ekué indique que les réalisations de la société cadrent assez bien avec ce que recherche la Boad en apportant son appui financier à ce projet. Le président du Conseil d’administration (Pca) de la société Coca-Cola Donga Bottling company, Gilles Guérard, a salué cette visite du président de la Boad. Car, selon lui, elle lui a offert l’occasion de montrer le niveau d’évolution de l’installation des unités de production, les travaux encore en cours et ce qu’il reste à faire. La société est par ailleurs très contente de recevoir la visite parce qu’elle lui a permis également de faire toucher du doigt à son partenaire financier le professionnalisme de ses équipes et de rassurer la Boad, quant à ses investissements ainsi que la faisabilité du projet et l’atteinte des objectifs dans les délais contractuels. La société a actuellement deux unités de production en marche. Une troisième est attendue d’ici mai et une quatrième unité interviendra avant la fin de l’année 2023. La société ambitionne de conquérir le marché local, régional, voire international, assure le Pca. Pour cela, elle entend continuer à mettre en place les investissements qu’il faut pour développer surtout cette activité de production de cannettes et rassurer ses partenaires financiers dont la Boad.
Société 16 févr. 2023


Entretien et exploitation des parcs, édifices et places publics: Les attributions de l’agence nouvellement créée
Certaines infrastructures d’utilité publique ne souffriront plus de malpropreté ou de dégradation par manque d’entretien. Pour ce faire, l’Agence pour l’entretien et l’exploitation des parcs, édifices et places publics a été créée par le gouvernement.Entretenir les espaces verts, gérer et exploiter les parcs publics, les jardins et leurs équipements connexes tels que les parkings publics, la gestion et l’exploitation des édifices publics affectés aux manifestations culturelles et sportives. Telles sont les prérogatives dévolues à l’Agence pour l’entretien et l’exploitation des parcs, édifices et places publics créée par l’Exécutif, ce mercredi 15 février, en Conseil des ministres. Cette structure sera aussi chargée de l’organisation des manifestations officielles qui relève actuellement de l’Agence nationale des événements culturels, sportifs et des manifestations officielles. La création de cette agence se justifie surtout par la nécessité d’assurer le maintien permanent, en bon état d’exploitation, de divers édifices, parcs et espaces publics créés ou aménagés récemment. Forte de ses attributions, elle devra collaborer avec plusieurs autres structures existantes. C’est pour cette raison qu’il est prévu dans ses statuts, la signature de partenariats ou conventions avec certaines entités dont les collectivités territoriales, la Société des patrimoines immobiliers de l’Etat et la Société des infrastructures routières et d’aménagement du territoire. Cette disposition traduit aussi un souci de respect des textes et des prérogatives de certaines entités tout en ayant la lucidité de l’impératif d’efficacité.

Soutien au tourisme

Le bon entretien des places et édifices publics est capital pour amplifier et rendre agréables les visites des touristes. Surtout que de par leur importance, certaines de ces infrastructures ne tarderont pas à accueillir aussi bien les touristes locaux qu’étrangers ainsi que les riverains. La création de cette structure donne aussi la chance de remettre à neuf les infrastructures dont le manque d’entretien a toujours été dénoncé. Depuis son avènement, le régime de la Rupture fait d’importants investissements dans la réalisation des jardins et places publics ainsi que des monuments. A Cotonou, on peut citer les trois dernières infrastructures de ce genre inaugurées que sont les jardins de Mathieu, la place Bio Guéra, le monument de l’amazone. Construite au milieu du rond-point de l’aéroport international de Cotonou, la statue de Bio Guéra accueille désormais le visiteur à sa descente d’avion au Bénin. A quelques encablures de là, se trouve le monument de l’amazone qui est une statue érigée en hommage aux Amazones du Dahomey et fabriquée en structure métallique avec une enveloppe en bronze, d'une hauteur de 30 m et pesant 150 tonnes, posée sur un tertre. Elle représente une jeune femme guerrière armée d'un fusil et d'une épée avec sa tête pointée vers le haut en signe de victoire. C'est d’ailleurs la seconde statue la plus grande en Afrique. Plus loin, sur les cendres de l’ancienne résidence « les filaos», sont implantés « les Jardins de Mathieu ». C’est un grand parc vert et de détente?qui offre des possibilités de promenade de plein air et un écrin de verdure dans la ville de Cotonou. C’est aussi un site qui abrite le Monument des Dévoués, un obélisque de hauteur totale hors sol 15 m. Ce monument est surmonté d’un pyramidion recouvert d’une feuille couleur or. Il est réalisé en structure métallique en acier galvanisé avec un revêtement en pierre de granite noir de 3 cm d’épaisseur?et a une masse de 17 tonnes. Le tout repose sur un socle en béton armé lui servant de fondation. La base de l’édifice renvoie à l’image des morts ancrés sous terre. Sa verticalité fait référence à leurs âmes s’élevant vers le ciel. Le monument aux dévoués qui se retrouve dans les Jardins de Mathieu rend hommage à?tous les morts qui ont mené le combat pour l’intégrité et la prospérité de la nation, de même qu’à la totalité des femmes et hommes de l’ère des royaumes, de la période coloniale ayant lutté pour dire non à l’asservissement. Ce sont toutes ces infrastructures et bien d’autres qui seront sous la responsabilité de la nouvelle structure.
Actualités 16 févr. 2023


Assemblée nationale, 9e législature: Des débats parlementaires houleux en pespective
Avec la présence de certains poids lourds de l’opposition comme de la mouvance, à l’Assemblée nationale, le débat parlementaires'annonce prometteur. Des échanges riches et intenses, voire houleux en pespective. Depuis l’annonce des résultats des législatives du 8 janvier dernier, certains observateurs de la vie politique béninoise présagent des débats houleux à l'Assemblée nationale. « En face de la mouvance, il y a une minorité mais à l’intérieur de cette minorité il y a des parlementaires expérimentés. Vous prenez quelqu’un comme Eric Houndété qui a fait 16 ans au Parlement, qui a été membre de la Conférence des présidents, vice-président de l’Assemblée nationale sous Me Adrien Houngbédji, président de groupe parlementaire… Vous prenez des élus comme Léon Ahossi et Nourénou Atchadé, ils connaissent les rouages du Parlement. Ce sont les trois qui sont les lumières du groupe parlementaire Les Démocrates que la mouvance ne devrait pas prendre à la légère… », analyse Eugène Allossoukpo, ancien journaliste chroniqueur à l’Assemblée nationale, intervenu dimanche dernier sur les antennes de la Télévision nationale. Avec ces trois figures de l’opposition, Dr Claude Azalou-Tingbé, spécialiste en sociologie politique, voit « une minorité d’influence » qui pourrait titiller la mouvance. Mais au sein de la mouvance présidentielle, il y a du répondant, des députés expérimentés. En exemple, il y a le président du Parlement Louis Vlavonou, le premier vice-président Barthélémy Kassa, les députés Aké Natondé, Janvier Yahouédéhou, Lazare Maurice Sèhouéto et bien d’autres encore. Ceux-ci comme d'autres, sauront répondre aux interventions des députés de l’opposition, à chaque fois que le besoin se fera sentir. Au vu donc des forces en présence, l’ancien chroniqueur parlementaire prédit déjà des débats riches, voire houleux sur plusieurs dossiers au cours de cette législature. Ce sera certainement une très belle législature si nous nous en tenons déjà au premier jour… », présage Eugène Allossoukpo ■ Actualités 15 févr. 2023


Avenir du secteur de la Santé: Une table ronde pour garantir la prospérité
Le ministère de la Santé et l’Autorité de régulation du secteur de la santé(Ars) sont soucieux de « l’avenir du secteur au Bénin ». Les deux partenaires ont dédié une table ronde à la préoccupation, ce mardi 14 février, afin d’explorer des pistes pour le présent et l’avenir du secteur avec le concours des jeunes médecins diplômés.L’avenir du secteur de la santé est entre les mains de ses professionnels. Le ministère de la Santé et l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) en sont convaincus. A travers une rencontre d’éclairage et de vérité, ils ont posé les bases de construction d’un secteur rayonnant et davantage prometteur. L’objectif des assises est d’éclairer les nouveaux acteurs sur leur rôle, les amener à identifier les défis qui rendent difficile leur insertion professionnelle et qui contraignent parfois certains à quitter le pays, explique le président de l’Ars, Lucien Dossou-Gbété. Articulée autour du thème «Qui est l’avenir du secteur de la santé », la table ronde lance les réflexions pour mettre les jeunes médecins diplômés devant leurs responsabilités. Le constat révèle parfois des fuites de cerveaux dans leurs rangs. « C’est à nous de soigner les populations béninoises et africaines. Cela fait appel à des ressources humaines. Si vous partez (ndlr : tous du pays), qui va le faire ? La meilleure manière, c’est de soigner les nôtres sur place », indique Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Mais avant, les panélistes ont jugé utile de revenir sur quelques défis. Ils prennent en compte les questions de rémunération, de facilitation de l’accès à la spécialité, la reconnaissance des médecins généralistes, la production, la disponibilité des ressources humaines… Ce tableau ne laisse pas le gouvernement indifférent. En bon pédagogue, Benjamin Hounkpatin dresse une liste non exhaustive des efforts du Bénin et des opportunités qui se présentent aux jeunes médecins. Il s’attarde sur les réformes dans le domaine de la gouvernance et de la qualité des ressources humaines. « Je note un changement drastique depuis 2016. Mais l’avenir du secteur ne revient pas seulement au gouvernement. Il n’y a personne pour construire notre pays en dehors de nous », dit-il pour interpeller la fibre patriotique des jeunes médecins en face de lui. Les autres réformes majeures qu’il vante sont relatives à l’assainissement du secteur de la pharmacie et la loi sur l’exercice en clientèle privée qui sera votée par la neuvième législature.

Pléiade d’opportunités

Les opportunités pour les jeunes médecins béninois, il y en a à foison dans le pays. Benjamin Hounkpatin en évoque une panoplie. « Nous avons élaboré un plan quinquennal des ressources humaines qui nous permet de projeter le nombre de médecins spécialistes et des autres corps de métiers dont nous avons besoin. Aujourd’hui, le gouvernement a fait l’option à travers le projet Llf (projet d’insertion professionnelle des agents de santé), d’ouvrir le chemin vers la spécialisation, au regard des problèmes majeurs du secteur », développe-t-il. Les perspectives du gouver-nement sont bien tracées. Il s’agira pour les jeunes diplômés, explique le ministre de la Santé, de se spécialiser et de se mettre en groupements afin de créer des cliniques privées et les exploiter. Mieux, le gouvernement prévoit le recrutement de deux cents jeunes diplômés en médecine, classés par ordre de mérite, qui seront répartis sur le territoire national pendant deux ans. L’autre pan du programme Llf est que le gouvernement a pris l’option de développer la filière des compétences chirurgicales. Le ministre de la Santé évoque, par ailleurs, le programme de pré-insertion professionnelle afin de combler les déserts médicaux sans oublier la relance du concours d’internat qui, selon lui, est la voie élitiste pour avoir des médecins accomplis. Mieux, des postes sont ouverts pour ceux qui veulent concourir. « Vous avez la chance d’être médecins accomplis et de devenir des enseignants. Le développement du secteur de la santé est parti pour ne plus jamais s’arrêter », s’exclame-t-il. Là-dessus, les engagements et les efforts du gouvernement aujourd’hui permettent à chaque acteur d’être rassuré.
Santé 15 févr. 2023


Alliance pour les vaccins: Un Africain prend la tête
Dr Muhammad Ali Pate, originaire du Nigeria, vient d’être nommé au poste de directeur général de Gavi, l’Alliance du vaccin, fondée pour remédier à une défaillance du marché et garantir un approvisionnement sûr en vaccins à des prix abordables pour les pays en développement. La croissance des taux d’immunisation a contribué à réduire de moitié la mortalité infantile en évitant environ 16,2 millions de décès, et a fait chuter de façon spectaculaire l’incidence des maladies infectieuses mortelles et débilitantes. Actuellement professeur à Havard, le Dr Pate prendra officiellement ses fonctions le 3 août prochain.Basée à Genève (Suisse), Gavi, l’Alliance pour les vaccins, a annoncé la nomination du Dr Muhammad Ali Pate en tant que nouveau directeur général. Leader reconnu dans le domaine de la santé mondiale, avec une expérience aux niveaux national et international, le médecin nigérian poursuivra le travail de soutien à la vaccination de routine, à la réponse aux épidémies et à l’accès aux vaccinations Covid-19 dans le monde entier. Dr Muhammad Ali Pate a été sélectionné à l’issue d’un processus de recrutement d’une année supervisé par le président du conseil d’administration de Gavi, le professeur José Manuel Baroso. Médecin formé en médecine interne et en maladies infectieuses, titulaire d’un Mba de l’université de Duke aux États-Unis, Dr Pate a occupé le poste de ministre d’État à la santé du Nigeria entre 2011 et 2013. À ce titre, il a mené une initiative phare pour relancer les vaccinations de routine et les soins de santé primaires, présidé un groupe de travail présidentiel pour éradiquer la polio et introduit de nouveaux vaccins dans le pays. Alors qu’il était directeur mondial pour la santé, la nutrition et la population de la Banque mondiale et directeur de la Facilité de financement mondiale (2019 et 2021), Dr Pate a dirigé la réponse de la Bm en matière de santé mondiale Covid-19, d’un montant équivalent à 18 milliards de dollars. Il est actuellement titulaire de la « Chaire Julio Frenk de leadership en santé publique » à la « Harvard Chan School of Public Health » et a siégé, au cours de sa carrière, dans plusieurs conseils d’administration et groupes d’experts axés sur la santé dans les secteurs public, privé et à but non lucratif. Dr Pate, dont la nomination a été confirmée lors d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de l’Alliance, a déclaré : « C’est un grand honneur pour moi de rejoindre Gavi en tant que nouveau Pdg. Gavi est l’une des organisations ayant le plus d’impact sur la santé mondiale, ce qui témoigne de l’excellent travail des partenaires de l’Alliance et du personnel du Secrétariat. J’aurai le privilège de la diriger, en m’appuyant sur le travail du Dr Seth Berkley, et de continuer à aider les pays à intensifier les programmes essentiels de vaccination de routine, à atteindre davantage d’enfants sans dose, à élargir l’accès aux nouveaux vaccins, à transformer les systèmes de soins de santé primaires et à contribuer à la lutte contre les épidémies et les futures pandémies ».

Historique de Gavi

Fin des années 1990, les progrès accomplis par les programmes internationaux d’immunisation stagnaient. Plus de 30 millions d’enfants dans les pays en développement n’étaient pas totalement immunisés contre les maladies mortelles, et beaucoup d’autres n’avaient pas encore reçu un seul vaccin. Au cœur du défi se trouvait une grave défaillance du marché – tandis que de nouveaux vaccins performants devenaient disponibles, les pays en développement n’avaient tout simplement pas les moyens de les financer. Pour y répondre, la Fondation Bill et Melinda Gates et un groupe de partenaires fondateurs ont mis au point une solution pour encourager les fabricants à baisser le prix des vaccins pour les pays les plus pauvres. En échange, ils pourraient s’attendre à une demande importante et prévisible sur le long terme de la part de ces pays. En 2000, cette idée révolutionnaire est devenue l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation, aujourd’hui appelée Gavi : l’Alliance du vaccin.

Des résultats impressionnants

Face aux défis mondiaux tels que le changement climatique, l’urbanisation, la migration, la fragilité et les conflits, Gavi a aidé les pays à accroître leur couverture vaccinale et à améliorer leurs systèmes de santé. L’impact de l’Alliance s’appuie sur les atouts de ses principaux partenaires, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), l’Unicef, la Banque mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates. Cela joue un rôle essentiel dans le renforcement des soins de santé primaires. L’Alliance vaccine aujourd’hui près de la moitié des enfants dans le monde. Grâce aux efforts de l’organisation, le coût de la vaccination complète pour un enfant – comprenant notamment les 11 vaccins recommandés par l’Oms, coûte aujourd’hui 28 dollars dans les pays soutenus par Gavi contre environ 1 300 dollars aux États-Unis.

Un Pdg américain très impliqué

A la tête de Gavi depuis 2011, le Dr Seth Berkley, actuel PDG, a largement contribué aux succès de l’Alliance. Pionnier de la santé publique mondiale depuis plus de 35 ans, l’épidémiologiste médical américain compte parmi les fondateurs du mécanisme mondial Covax, co-dirigé par la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi) et l’Oms. Son objectif est d’accélérer le développement et la fabrication des vaccins contre la Covid-19, et de garantir un accès juste et équitable pour tous les pays à travers le monde. Ce programme a fourni à 146 pays l’accès aux vaccins pendant la pandémie. Dr Pate prendra le relais le 3 août prochain.
Santé 15 févr. 2023


Bénin : Les filles du second cycle exonérées de contribution scolaire dans plusieurs communes
Les élèves filles du second cycle des établissements publics de l'Enseignement secondaire général bénéficient désormais d'une exonération de contribution scolaire à l'instar de leurs camarades du premier cycle. Dans une note de service en date du 13 février 2023, le ministre des Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kouaro Yves Chabi, souligne que l'extension de cette exonération sera d'abord expérimentée dans 20 communes. Il prie les chefs d'établissement ayant déjà perçu la contribution scolaire chez des filles, de la leur rétrocéder. Lire ci-dessous l'intégralité de la note de service du ministre : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/02/Extension-mesure-exoneration-filles.pdf"] Actualités 14 févr. 2023


Appui financier de Lokossa aux cantines scolaires: Maintenir les enfants à l’école n’est plus vain
Le conseil communal de Lokossa accorde, cette année, une subvention de 4 millions de francs Cfa aux cantines scolaires en vue de consolider les actions visant le maintien à l’école des enfants notamment les orphelins et enfants vulnérables.Les chefs des établissements dotés de cantines scolaires à Lokossa, dans le Mono, peuvent pousser un ouf de soulagement. Le conseil communal apporte un appui financier de quatre millions francs Cfa pour la prise en compte des orphelins et enfants vulnérables dont les tuteurs ou parents sont moins enclins à contribuer aux ressources financières devant servir à acheter des condiments et à payer le déplacement des cuisinières, ces dernières ne faisant pas partie du personnel des établissements scolaires. La subvention soutenue par une délibération prise à l’unanimité en conseil, et ce pour la toute première fois, vient compenser les frais de cantine que nombre d’écoliers n’arrivent pas à payer. En effet, il est retenu un montant forfaitaire compris entre 25 et 100 francs Cfa par écolier à mobiliser pour acheter des condiments. Mais, force est de constater que de nombreux enfants se présentent, chaque jour, à école sans un kopek, mettant les chefs d’établissement dans le dilemme : priver de repas les insolvables ou bien les prendre en compte. Cette situation concerne autant des enfants dont les géniteurs sont vivants que les orphelins, même si ces derniers sont les plus nombreux dans chacun des cinq arrondissements de Lokossa. Au total, 917 orphelins ont été recensés pour le compte de l’année scolaire en cours, selon Jules Togni de l’Ong Henry Dunant, qui, depuis plusieurs années, vole au secours des écoliers concernés. Ses interventions consistent en la prise en charge des frais de cantine des orphelins ainsi que leur dotation en fournitures scolaires et kits de fêtes de fin d’année, suivant les capacités financières de l’Ong. «Pour la première phase de paiement des frais de cantine, l’Ong n’a pu couvrir qu’une centaine d’orphelins pour environ 300 mille francs Cfa alors qu’il faut un montant total de 4 011 875 francs pour contenter l’effectif de cette année scolaire dans les écoles à cantine », rappelle-t-il. Les vivres tels que le maïs, le riz ou le haricot accompagnés de bidons d’huile et sel gracieusement offerts par le gouvernement ont besoin des condiments pour être transformés en repas pour les écoliers.

Des propositions

Relativement à l’usage qu’il convient de faire de la cagnotte du conseil communal, Jules Togni suggère, en se fondant sur l’expérience de son association, de procéder par dotation périodique des kits de condiments aux écoles concernées. Pour lui, il faut écarter la possibilité de répartir les sous entre les établissements. L’Ong Henri Dunant qui se propose au besoin de partager ses expériences avec le conseil a déjà expérimenté les deux approches et en tire les leçons. « A l’image de ce qui se fait par le gouvernement, soutient-il, il faut que la mairie trouve le moyen d’envoyer dans les cantines scolaires des condiments tels que du piment sec, de l’oignon et du fretin ». La proposition de don de condiments est soutenue par le chef du Centre de promotion sociale de Lokossa, Mathieu Dansou, qui salue le geste du Conseil communal de Lokossa. Mais, le technicien de l’Action sociale plaide pour des dépenses efficaces. Ceci, en vue de prendre en compte outre l’alimentation, dit-il, deux autres facteurs d’abandon des classes, si l’objectif poursuivi par le conseil est de ne rien ménager pour le maintien des enfants à l’école. A l’en croire, ces facteurs ont trait à l’incapacité à renouveler certaines fournitures scolaires ou à prendre en charge les soins sanitaires dans le temps y compris le traitement des pathologies élémentaires. Il faut alors, selon le cadre du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, doter les établissements de quelques lots de stylos, de cahiers et autres fournitures scolaires.
Région 14 févr. 2023


Minakpon Stanislas Hounkanlin, ingénieur en développement local: « J’invite les acteurs à divers niveaux à continuer à croire en cette réforme »
Plus de douze mois déjà que la réforme de la décentralisation est devenue réalité. Après un an de mise en œuvre, l’heure est au bilan. Entre constats des bonnes performances et des insuffisances, Minakpon Stanislas Hounkanlin, ingénieur en développement local et directeur du plaidoyer de l’Association nationale des communes du Bénin, formule des propositions pour une meilleure gestion des collectivités territoriales.La Nation : Douze mois que la réforme de la décentralisation a été amorcée avec le vote du code de l’administration territoriale. Quel bilan pouvez-vous en faire ? Minakpon Stanislas Hounkanlin : Avant tout, je voudrais en tant qu’observateur et praticien à la fois, saluer l’avènement du code de l’administration territoriale qui marque un changement majeur de paradigme dans notre jeune expérience de décentralisation. Cette réforme tire sa substance de la volonté clairement exprimée et totalement assumée par le président Patrice Talon qui souhaite la séparation des fonctions politiques de celles administratives et techniques. Le principal résultat obtenu de la mise en œuvre de la réforme est l’installation effective de tous les nouveaux dispositifs institutionnels prévus par le nouveau cadre légal. Les secrétaires exécutifs, en tant qu’organes techniques et administratifs créés par le code, sont tous en place dans les 77 communes avec des équipes de cadres techniques qualifiés en charge des principales fonctions techniques communales. Les conseils de supervision qui représentent l’une des plus grandes innovations de la réforme sont officiellement installés dans la quasi-totalité des communes. Ils sont chargés d’adopter les actes, les décisions et les documents produits par les secrétaires exécutifs. Par ailleurs, toutes les réunions statutaires préconisées par le code sont régulièrement organisées. En sus de ces exigences légales, d’autres initiatives de rencontres sont prises dans le but de booster le fonctionnement communal. A titre d’exemple, dans certains départements, une réunion de commandement se tient périodiquement entre le préfet, les maires et les secrétaires exécutifs. Enfin, la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes, bras armé de la réforme, est installée et fonctionnelle. Elle travaille activement à la mise en place du cadre règlementaire, à la formation des différents acteurs et au respect des dispositions du code de l’administration territoriale. En somme, on note des efforts considérables à tous les niveaux pour la réussite de la réforme. Mais étant donné que le code de l’administration territoriale est un nouvel univers que les parties prenantes de la décentralisation découvrent ensemble, cet apprentissage collectif laisse apparaître quelques dysfonctionnements inhérents à tout processus de réforme. L’un des points marquants de cette réforme, c’est la cohabitation entre les maires et les secrétaires exécutifs. Quels ont été les principaux constats relevés à ce niveau? Les premières semaines suivant l’installation officielle des secrétaires exécutifs ont donné lieu à plusieurs incidents et à une collaboration assez froide ou même conflictuelle entre beaucoup de maires et leurs secrétaires exécutifs. La méconnaissance ou la mauvaise interprétation des textes est à la base de cette situation. Dans certains cas, des secrétaires exécutifs pensaient être au-dessus des maires et leur donnaient des ordres à la limite. Il y en a dans ce lot qui convoquaient même les organes politiques pour leurs réunions statutaires. Un autre exemple anecdotique de cette situation de tension est la demande d’explication adressée à un chef d’arrondissement par un secrétaire exécutif. Dans l’autre sens, ce sont des maires qui demeurent nostalgiques de leurs prérogatives du passé que le nouveau code a pourtant réaménagées. Ils ne se rendent pas compte que les nouveaux textes ont accordé des attributions propres aux secrétaires exécutifs. Mais depuis quelques mois, la collaboration s’est améliorée de façon significative entre les maires et les secrétaires exécutifs. Les médiations, les recadrages, les instructions et les conseils des préfectures et de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes ont contribué à aplanir les différends et à fluidifier les rapports entre ces deux acteurs clés qui travaillent désormais la main dans la main. Dans beaucoup de communes, on note des bonnes pratiques relationnelles telles que l’affectation conjointe des courriers, les consultations avant les nominations, les visites conjointes dans les marchés dans le cadre de la mobilisation des ressources propres, etc.

A votre avis, que faut-il améliorer dans cette cohabitation?

Les efforts du côté des préfectures et de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes doivent être poursuivis pour un meilleur encadrement des rapports entre les maires et les secrétaires exécutifs. Aussi, des séances de renforcement des capacités doivent-elles être organisées de façon périodique au profit de ces deux catégories d’acteurs pour une meilleure appropriation de leurs attributions respectives.

Certains chefs d’arrondissement réclament leur entrée dans le conseil de supervision. Pensez-vous que cela est réellement nécessaire ?

Je pense que si votre information est vérifiée, l’ambition des chefs d’arrondissement est légitime. Cependant, on ne peut pas mettre tous les élus de la commune dans le conseil de supervision qui deviendrait ainsi un conseil communal ou municipal bis. La présence des adjoints au maire et des présidents de commission au sein du conseil de supervision se justifie en ce sens que ces acteurs étaient désœuvrés ou n’étaient pas suffisamment impliqués sous l’ancien régime légal alors que les chefs d’arrondissement ont été toujours bien positionnés. Ils sont déjà membres de la municipalité qui regroupe le maire, les adjoints au maire et les chefs d’arrondissement et qui traite des affaires courantes de la commune. Par ailleurs, les chefs d’arrondissement dirigent au sein de leurs arrondissements respectifs, le conseil d’arrondissement qui est une instance de prise de décisions importantes. En somme, il ne nous paraît pas pertinent de les faire membres du conseil de supervision, car les dossiers traités au sein du conseil de supervision sont envoyés au conseil communal ou municipal pour validation.

Le code offre des modèles économiques aux communes. Pensez-vous que les premiers pas que mènent les communes vont dans l’amélioration de leurs économies?

Je pense que la plupart des communes sont sur la bonne voie. Les efforts conjugués des maires et des secrétaires exécutifs en sont une bonne illustration. L’Association nationale des communes du Bénin apporte elle aussi sa pierre à la construction de la durabilité financière des communes. La faîtière a déjà accompagné une trentaine de communes dans l’élaboration de leurs plans de mobilisation de ressources. Par ailleurs, les innovations projetées par le Fonds d’investissement communal permettront aux communes de lever des financements plus importants y compris sur le marché financier international.

En son temps, vous aviez fait des propositions et offert vos compétences aux communes qui le souhaitent. Quel bilan pouvez-vous en faire ?

Suite à cette offre, quelques secrétaires exécutifs m’ont contacté pour des conseils et des orientations spécifiques sur certains aspects de leur gestion y compris sur la mobilisation des ressources. J’espère que ces quelques apports ont été utiles à quelque chose. Dans tous les cas, je reste disponible pour appuyer les efforts des acteurs locaux que j’ai le plaisir de côtoyer depuis une quinzaine d’années.

Un mot pour conclure cet entretien ?

J’invite les acteurs à divers niveaux à continuer à croire en cette réforme. Sa bonne mise en œuvre permettra à coup sûr à la décentralisation de réaliser pleinement les deux principaux objectifs à savoir d’une part, la démocratie à la base et d’autre part, le développement local.
Actualités 14 févr. 2023


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