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Nouvelles

Coupe du monde des Clubs Maroc 2022: Le Real Madrid pour la reconquête du titre
 Le Real de Madrid, vainqueur de la Ligue des Champions de l'Uefa s'est débarrassé, mercredi 8 février, d'Al Ahly du Caire en demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs Maroc 2022 pour valider son billet pour la finale.  Ce succès a été possible grâce aux réalisations de Vinicius Junior (42'), Valverde (46'), Rodrygo Modric (87’), (90’+5, 1-3) puis le jeune Arribas (90’+8).  Les Merengues tenteront d'être sacrés champions du monde pour la cinquième fois de leur histoire. Les hommes d'Ancelotti disputeront le match pour le titre face au club saoudien d'Al Hilal ce samedi 11 février (20h) au stade du Prince Moulay Abdellah de Rabat . Faut-il le signaler,  champion d'Asie en titre, Al Hilal avait battu en demi-finale  Flamengo par le score (3-2) mardi 7 février, grâce à un doublé d'Al Dawsari et un but de Vietto.  
Sports 11 févr. 2023


Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Uemoa : La Béninoise Yédau Ogoundélé nommée directrice générale
Yédau Ogoundélé est la nouvelle directrice générale de la Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Uemoa (Crrh-Uemoa). L’experte des marchés financiers internationaux, de nationalité béninoise, a été nommée, à la faveur de la session du Conseil d’administration de l’institution, tenue à Lomé le 30 janvier dernier. Diplômée de l’EM Lyon Business School, Yédau Ogoundélé totalise vingt années d’expérience en financements structurés. Avant sa nomination, elle intervenait comme administratrice indépendante à la Crrh-Uemoa et membre du Comité des risques. Elle a piloté l’élaboration du Plan stratégique 2023-2027 de la Crrh-Uemoa qu’elle devra s’appliquer à mettre en œuvre. Economie 10 févr. 2023


Fichier national des emplois de la chaîne des dépenses publiques: Les contours de l’outil de bonne gouvernance

 Près de sept ans que le processus d’instauration du fichier national des emplois de la chaîne des dépenses publiques a été acté. Ce dispositif institutionnel, qui constitue des mailles pour filtrer les cadres devant accéder à certaines positions administratives, a un mode de fonctionnement rigoureux.

La nomination du directeur de la Planification, de l’administration et des finances, du directeur de l’Administration et des finances, du directeur des systèmes d’information et du spécialiste des marchés publics dans les ministères et autres institutions de l’Etat se fait depuis quelques années sur la base de critères qui garantissent la bonne gouvernance des ressources publiques. Il en est de même de l’inspecteur général du ministère et de son adjoint, du chef de contrôle des marchés publics, du délégué du contrôle financier et de toute autre fonction se rapportant à la gestion ou au contrôle des finances publiques. A travers le décret 2016 - 477 du 11 août 2016 portant création du fichier national d′admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques, tous ceux qui peuvent accéder à ces postes sont identifiés et connus au préalable. « Le fichier national de préqualification pour les nominations aux emplois de la chaîne des dépenses publiques est une liste d’aptitude informatisée utilisée pour désigner les cadres à nommer aux différents postes… Le fichier national est établi sur la base d’un test d’aptitude. L’admission au fichier offre la possibilité aux personnes enrôlées d’être proposées à nomination », précise l’article 2 de ce décret pris par le chef de l’Etat. Domicilié au secrétariat général de la présidence de la République et au ministère en charge de la Fonction publique, ce fichier national est géré par un comité constitué du représentant du secrétaire général de la présidence de la République qui en est le président, un représentant du ministre en charge de la Fonction publique, un représentant du ministre en charge des Finances, un représentant du ministre chargé de la Justice et une personne ressource. Il est des prérogatives de ce comité technique de gérer le fichier et de faire la sélection des candidats à nomination. Ainsi, il veille à la bonne organisation des tests d’admission au fichier national, s’assure de la formation périodique pour la qualification des cadres admis au fichier national et la sélection à nomination à partir du fichier. Les membres de cette structure auditent également chaque année le fichier national pour y intégrer de nouveaux pré qualifiés et assurer son épuration puis élaborent la fiche d’évaluation des personnes admises au fichier national. En termes d’épuration du fichier, il s’agit d’en extraire les personnes ne remplissant pas les conditions éthiques et professionnelles, celles admises à la retraite ou demandant leur retrait du fichier pour convenance personnelle.

Modalités

Dans le décret règlementant le fichier national, il est aussi mentionné les conditions à remplir pour l’intégrer. Selon l’article 9, « tout candidat à l’inscription au fichier national fait l’objet d’une enquête de moralité. Il doit avoir le plein exercice de ses droits civils et civiques et n’avoir subi aucune sanction judiciaire définitive pour malversations, détournements, corruption ou toutes autres infractions en matière économique et financière et n’avoir commis un crime de droit commun ». Aussi, nul ne peut figurer dans ce fichier s’il n’est de nationalité béninoise et ne justifie d’une bonne connaissance de l’organisation et du fonctionnement de l’administration publique et des textes législatifs et règlementaires applicables à son domaine de compétence. De même, pour la nomination à l’un quelconque des postes concernés, le ministre est appelé à proposer à nomination trois noms tirés du fichier national par le comité technique.

Par ailleurs, la nomination effective du cadre à un poste de responsabilité n’est pas une fin en soi. « Toutes personnes admises au fichier national et nommées à une fonction de la chaîne des dépenses publiques font l’objet d’une évaluation périodique sur les plans de l’éthique et de la compétence professionnelle », indique l’article 14 dudit décret ■

Actualités 10 févr. 2023


Présentation de copies figurées des lettres de créance au Maec: Renforcement de la coopération avec La Havane, Ankara et l’Oim

Les nouveaux ambassadeurs de la Turquie (Ankara) et de Cuba (La Havane) près le Bénin, et la Chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) près le Bénin ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, ce jeudi 9 fevrier à Cotonou.

Le Bénin s’engage dans un nouvel élan diplomatique avec la Turquie, la République de Cuba et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). A l’occasion de la présentation des copies figurées de leurs lettres de créance à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les nouveaux ambassadeurs et la chef de mission de l’Oim ont revisité l’état des coopérations et jeté les bases pour un renforcement des relations.

[caption id="attachment_92753" align="alignnone" width="450"] atou Diallo Ndiaye, ambassadeur du Sénégal près le Bénin,
aux côtés du ministre des Affaires étrangères[/caption]

« Nous avons discuté des questions d’intérêt pour nos deux pays, des opportunités pour renforcer la coopération bilatérale bénino-turque, dans des domaines comme l’économie, la lutte contre le terrorisme, la sécurité. J’ai noté un engagement réel de la part de la partie béninoise et c’est un plaisir de constater cela », a déclaré Koc Mesut, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Turquie près le Bénin, à sa sortie d’audience avec Aurélien Agbénonci. Né le 1er février 1971 en Allemagne, Koc Mesut est titulaire d’un master en Sciences politiques à l’Université d’Essex au Royaume-Uni en 1996.

Avant sa nomination en tant qu’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Koc Mesut a occupé de nombreuses fonctions au ministère des Affaires étrangères de son pays et dans des postes diplomatiques. La coopération entre le Bénin et la Turquie a connu des avancées ces dernières années. Cette nouvelle dynamique a favorisé des visites du chef de l’Etat béninois en Turquie respectivement les 5 et 6 décembre 2016 et le 6 septembre 2018, au cours desquelles le président Patrice Talon a eu des échanges avec son homologue, Recep Tayyip Erdogan. La Turquie a marqué son engagement à accompagner le pays dans le domaine de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle, à travers notamment l’installation au Bénin d’une école par la fondation Maarif. Il faut également mettre à l’actif de cette coopération la réalisation de nombreux projets et programmes. A juste titre, le ministre Aurélien Agbénonci a souhaité voir l’axe Cotonou-Ankara se renforcer, avec l'arrivée du nouvel ambassadeur. Il faut noter que Koc Mesut fut, entre autres, deuxième et premier secrétaire à la direction générale de la Méditerranée Nord-Est (2006-2008), sous-secrétaire à la représentation permanente de la Turquie auprès de l’Union européenne à Bruxelles en Belgique (2008-2012),Chef de département à la direction générale du Moyen-Orient et chef de département à la direction générale de l’Afrique du Nord (2012-2014). Koc Mesut a également été Consul général de la Turquie à Munich en Allemagne de 2014 à 2018, chef de département à la direction générale de la Méditerranée Nord-Est (2018-2019) et chef de département à la direction générale de la Sécurité et du renseignement (2019-2020).

L’axe La Havane- Cotonou

« Les rapports politiques, économiques et diplomatiques entre le Bénin et la République de Cuba durent depuis 49 ans, et nous avons toujours eu des relations très normales, très amicales et fraternelles », a indiqué l’ambassadeur Ricardo Sotero Garcia Napoles, à l’issue de la présentation des copies figurées de ses lettres de créance, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Il a aussi exprimé la reconnaissance de son pays aux dirigeants du Bénin, pour leur soutien permanent notamment face au blocus imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique. « Les Cubains sont très reconnaissants de cet appui des pays frères avec lesquels nous sommes unis par beaucoupp de choses dont la culture, l’agriculture. Et il ne faut pas oublier que les esclaves sont partis d’ici. Il y a donc des liens de sang qui unissent nos deux peuples, et pour notre commandant Fidel Castro, Cuba a une dette éternelle envers l’Afrique, parce que les Africains ont aidé à construire Cuba », a expliqué le nouvel ambassadeur de Cuba près le Bénin, qui entend œuvrer à renforcer l’axe La Havane-Cotonou. Ricardo Sotero Garcia Napoles, né le 22 avril 1952 à La Havane, est un diplomate de l’Institut supérieur des langues étrangères Maximo Gorki où il a été Professeur de langue française de 1968 à 1973. De 1980 à 2009, il a occupé différentes fonctions dans l’administration publique avant d’être nommé directeur de l’équipe de traducteurs et interprètes du département idéologique du Comité, et Chargé d’affaires à l’ambassade de Cuba à Cotonou, en 2021.

[caption id="attachment_92755" align="alignnone" width="450"] Ricardo Sotera Garcia Napole, ambassadeur de Cuba près le Bénin[/caption]

Soutien fidèle

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a réitéré à son hôte le soutien du Bénin au processus de levée de l’embargo imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique, et félicite d’ailleurs le gouvernement cubain pour ses efforts de résilience dans un contexte international difficile marqué par la Covid-19, la guerre en Ukraine et les difficultés économiques. Aurélien Agbénonci a exprimé sa satisfaction de voir progresser l’opérationnalisation du Mémorandum d’entente signé dans le domaine de la santé traduite par la mise en place des équipes des deux pays. Il a exhorté à la concrétisation du partenariat avec le ministère en charge du Tourisme et des programmes de formation professionnelle et technique dans les domaines de l’enseignement et de l’agriculture. Il a aussi invité à œuvrer à l’augmentation du nombre de bourses d’études accordées au Bénin. Des messages bien reçus par l’ambassadeur Ricardo Sotero Garcia Napoles, qui fut avant son arrivée à Cotonou en 2021, ambassadeur de son pays près la République d’Haïti. A la présentation des copies figurées de ses lettres de créance, il était accompagné de son épouse, Isabel Castaneda Blanco, chef de mission adjoint.

[caption id="attachment_92756" align="alignnone" width="200"] Koc Mesut, ambassadeur de Turquie près le Bénin[/caption]

Maîtrise de la migration

Au cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, était également Fatou Diallo Ndiaye, nouveau chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) près le Bénin. Elle a saisi l’opportunité pour aborder avec le ministre Aurélien Agbénonci la problématique de la migration. De nationalité sénégalaise, Fatou Diallo Ndiaye est née le 30 octobre 1971 et est titulaire d’un master en Sciences du développement local. Avec plus d’une vingtaine d’années d’expériences au sein de l’Oim, elle a assumé de 2011 à 2022, avant sa nomination le 15 octobre 2022, ces mêmes fonctions au Sénégal, au Niger, en Guinée, en Sierra Leone et en Norvège. « J’ai renouvelé l’engagement de mon organisation auprès du Bénin par rapport à la gestion de la question migratoire qui est une question assez sensible, une question qui se retrouve au niveau des priorités en Afrique surtout dans les pays côtiers dont le Bénin fait partie », fait-elle savoir. Selon elle, la relation avec l’Oim date de 2001 et est renforcée par la présence de l’organisation dans le pays depuis 2012. A l’en croire, le Bénin est devenu un pays important dans la gestion de la migration, dans la stabilisation des jeunes qui, souvent, par manque d’information, tentent la migration irrégulière. Le Bénin occupe également, a-t-elle précisé, une place de choix dans l’organisation pour les questions liées au développement grâce à sa diaspora qui contribue aussi au développement et au progrès du pays. « Le Bénin est l’un des pays qui progressent de façon assez importante et avoir une bonne gouvernance de la migration reste un aspect important pour nous, en termes d'accompagnement pour le pays», a indiqué Fatou Diallo Ndiaye■

Actualités 10 févr. 2023


Développement de la pisciculture: Des équipements et matériel roulant aux acteurs
La production piscicole se renforce au Bénin. Ce mercredi 8 février à Cotonou, les acteurs de la pisciculture ont reçu des mains de Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, du matériel roulant et des équipements piscicoles. Ce geste entre dans le cadre du Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac 2).Douze tricycles 4x4 au profit des pisciculteurs producteurs d’aliment local et d’alevins de grande taille pour faciliter le transport des intrants, 10 pirogues au profit des pisciculteurs exploitant les cages flottantes pour faciliter le déplacement et le convoyage en sécurité des produits, 35 gilets de sauvetage et 100 poches de filet de 5m x 5m x 2m munies de filet de couverture au profit des pisciculteurs producteurs d’alevins et de poissons marchands. D’une valeur de 155 millions 238 mille 987 F Cfa, ces équipements remis aux pisciculteurs est une preuve tangible de la volonté du gouvernement à travers le Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac 2) de renforcer non seulement leurs capacités techniques mais aussi les accompagner dans l’augmentation de la production locale de poisson. Dans son mot de bienvenue, Aron Brito, directeur de la Production halieutique et chef du programme Pêche aquaculture, a réitéré son engagement à accompagner les acteurs à relever ensemble le défi de la production locale du poisson à travers la pisciculture. Il a aussi témoigné sa gratitude au gouvernement pour les efforts déployés pour l’atteinte des objectifs du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture. [caption id="attachment_92719" align="alignnone" width="450"] ... et des équipements[/caption] Tout en saluant l’intervention permanente de l’Etat béninois au niveau de la production halieutique, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a fait savoir que ce geste est devenu réalité grâce au budget national. « Si avec insistance, le gouvernement, chaque année, fait des gestes du genre en direction d’une catégorie donnée, c’est qu’il attend de vous des résultats. Les besoins en produits halieutiques sont énormes mais l’essentiel de ce que nous faisons aujourd’hui vient de la pêche et de l’aquaculture. Nous devons nous battre chaque jour pour exceller dans ce domaine», a-t-il martelé.

Souveraineté alimentaire

Sélectionnés suivant des critères rigoureux, les acteurs sont exhortés à faire en sorte que le Bénin réduise son importation de poisson afin de mieux stabiliser son économie. Il rappelle aussi que des travaux d’assainissement ont été faits sur les plans d’eau afin qu’ils soient propres, sans engins prohibés pour permettre aux acteurs de mener sans difficulté l’activité de production et la navigabilité. « Nous travaillons à ouvrir les chenaux pour que la migration des poissons de mer vers les eaux continentales puisse se faire et qu’au-delà des poissons, on ait aussi les autres produits de mer », confie Gaston Dossouhoui. Il annonce aux bénéficiaires que le Provac ne sera pas le seul projet pour les accompagner. «D’autres projets le feront parce que nous voulons concentrer nos efforts sur ce que nous sommes capables de faire pour relever le défi de la sécurité et pourquoi pas, de la souveraineté alimentaire », assure-t-il. L’autorité ministérielle met aussi l’accent sur l’aliment de poisson qui est le déterminant le plus important dans le prix du poisson et qui doit être produit en qualité. Sur ce, Gaston Dossouhoui promet d’accompagner tous ceux qui sont dans la dynamique pour permettre au Bénin de briser les mythes de la gouvernance du marché par quelques élites et que l’aliment du poisson puisse être bien diversifié. Au nom des bénéficiaires, Dominique Kpossou a remercié les autorités pour leurs actions à leur endroit et promet de faire un bon usage du matériel reçu.
Société 09 févr. 2023


Bureau du Parlement 9e législature: Pleins feux sur les sept postes en jeu
L’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale reste le premier chantier de la 9e législature qui sera installée, dimanche 12 février prochain. Retour sur les sept postes en jeu et leurs attributions respectives. Aussitôt après l’installation de la 9e législature par le doyen d’âge, les regards seront tournés vers la formation du bureau du Parlement. Il s’agit des sept membres devant diriger l’institution parlementaire durant les trois prochaines années. Ce bureau est composé d’un président de l’Assemblée nationale ; d’un premier vice-président ; d’un deuxième vice-président ; d’un premier questeur; d’un deuxième questeur ; d’un premier secrétaire parlementaire et d’un deuxième secrétaire parlementaire. Les sept membres sont élus par leurs collègues députés. A priori, aucun critère ou profil n’est défini pour chacun des postes. Ce qui fait que les 109 députés de la 9e législature sont tous éligibles à chacun de ces postes. Seulement, les modalités de l’élection ne sont pas les mêmes à tous les niveaux. La procédure est plus stricte pour le poste de président de l’Assemblée nationale. Le Règlement intérieur du Parlement prévoit que ce dernier est élu au scrutin uninominal secret et à la tribune. Aux deux premiers tours de scrutin, la majorité absolue des suffrages est requise. Au troisième tour organisé entre les deux candidats arrivés en tête au tour précédent, la majorité relative suffit et, en cas d’égalité des suffrages, le plus âgé est élu. Des scrutateurs, tirés au sort, dépouillent le scrutin dont le doyen d’âge proclame le résultat qui est consigné dans un procès-verbal signé par les scrutateurs et les secrétaires de séance, les deux plus jeunes députés composant le bureau d’âge. Les autres membres du bureau sont élus poste par poste, dans les mêmes conditions, au cours de la même séance. Ainsi, l’élection des deux vice-présidents, des deux questeurs et des deux secrétaires parlementaires a lieu, en s’efforçant autant que possible de reproduire au sein du bureau, la configuration politique de l’Assemblée nationale. Les candidatures aux différents postes sont reçues par le président de séance au plus tard une heure avant l’ouverture du scrutin. Il les communique immédiatement à l’Assemblée nationale. Les retraits, transferts et permutations de candidatures déposées, sont autorisés jusqu’à l’ouverture de chaque scrutin. A la fin du scrutin, le président de séance proclame les résultats et invite le président et le Bureau élus à prendre place à la tribune. « Le président de l’Assemblée nationale notifie la composition du Bureau de l’Assemblée nationale au président de la République et au président de la Cour constitutionnelle», dispose l’article 15.4-b du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. En cas de vacance de la présidence de l’Assemblée nationale par décès, démission ou toute autre cause, l’Assemblée nationale élit un nouveau président dans les quinze jours qui suivent la vacance si elle est en session et, dans le cas contraire, elle se réunit de plein droit en session extraordinaire convoquée dans les huit jours par le premier vice-président ou à défaut le deuxième vice-président. [caption id="attachment_92709" align="alignnone" width="380"] Barthélémy Vidjinnangni[/caption]

Tous éligibles

L’élection du nouveau président se fait dans les mêmes conditions que celles prévues supra. Mais lorsqu’en application de l’article 50 alinéas 3 et 4 et de l’article 82 alinéa 2 de la Constitution, le président de l’Assemblée nationale est appelé à exercer les fonctions de président de la République, l’Assemblée nationale est provisoirement dirigée par le premier vice-président ou à défaut le deuxième vice-président, jusqu’à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. [caption id="attachment_92710" align="alignnone" width="212"] Titilayo Adjaï[/caption] Le Règlement intérieur du Parlement organise les attributions, pouvoirs et prérogatives du président de l’Assemblée nationale. Aux termes du texte, l’on retient que le président de l’Assemblée nationale a essentiellement pour mission de diriger l’Assemblée nationale. Il la représente dans la vie politique nationale et internationale. A ce titre, il préside les séances plénières de l’Assemblée nationale, les réunions du bureau et de la Conférence des présidents composée du bureau du Parlement, des présidents des commissions techniques et permanentes et des présidents des groupes parlementaires. Le président de l’Assemblée nationale a la haute direction des débats. Il est le chef de l’administration de l’Assemblée nationale et l’ordonnateur du budget de l’institution. Le président de l’Assemblée nationale a la police intérieure et extérieure de l’Assemblée nationale. Il exerce en cas de vacance, les fonctions de président de la République, conformément aux dispositions de l’article 50 alinéa 1er de la Constitution. Le président de l’Assemblée nationale donne son avis sur la nomination du président de la Cour suprême, du président de la Cour des comptes et du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Il donne également son avis sur toutes les questions qui lui sont soumises en vertu des dispositions des articles 58 et 68 de la Constitution. Le président convoque l’Assemblée nationale en session extraordinaire à la demande du président de la République ou de la majorité absolue des députés. Le président de l’Assemblée nationale, après consultation de la Conférence des présidents, nomme le secrétaire général administratif du Parlement qui, sous son autorité, contrôle et dirige tous les services administratifs de l’Assemblée nationale. Il le relève dans les mêmes conditions. Toutefois, le président de l’Assemblée nationale peut déléguer certaines de ses compétences à ses vice-présidents, dans le cadre de l’assistance du bureau à lui tel que prévu à l’article 82 de la Constitution. Tous ces pouvoirs, prérogatives et charges montrent ô combien est exaltante et délicate la mission du prochain occupant du perchoir dont les tractations pour l'éléction focalisent actuellement les attentions. [caption id="attachment_92711" align="alignnone" width="225"] Mounifa Karim Tidjani[/caption]

Pas de conflits d’attributions

Le bureau de l’Assemblée nationale assiste le président dans sa fonction de direction de l’Assemblée. Il donne son avis consultatif sur la composition du gouvernement conformément aux dispositions de l’article 54 alinéa 6 de la Constitution. Il délibère sur l’irrecevabilité des projets de loi, propositions de loi et amendements qui ne sont pas du domaine de la loi. Le bureau du Parlement fixe l’ordre du jour des sessions ordinaires de l’Assemblée nationale. Le projet de budget de l’Assemblée nationale ne peut être examiné en commission ou en séance plénière sans avoir été au préalable soumis au bureau de l’Assemblée nationale. Le bureau prépare le règlement financier et le soumet à l’adoption de l’Assemblée nationale. Il règle les conflits d’attributions entre les commissions conformément à l’article 34.3 du Règlement intérieur. Les deux vice-présidents suppléent le président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses attributions, en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci et ce, dans l’ordre de préséance. Ils assistent le président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses fonctions et peuvent recevoir de lui une délégation appropriée sur le suivi des services administratifs, des projets parlementaires, de la procédure législative, de la coopération parlementaire et sur le contrôle des structures sous tutelle. Les questeurs, sous la haute direction et le contrôle du bureau, sont chargés de la gestion administrative et financière de l’Assemblée nationale. A ce titre, le Règlement intérieur précise qu’aucune dépense nouvelle ne peut être engagée ni ordonnancée sans leur avis préalable. Ils préparent de concert avec les membres du bureau le budget de l’Assemblée nationale qu’ils rapportent devant la commission chargée des finances. Les secrétaires parlementaires assistent le président dans la conduite des débats. Ils procèdent aux appels nominaux, inscrivent les députés qui demandent la parole, constatent les votes à main levée ou par assis debout et dépouillent les scrutins. La rédaction du compte rendu sommaire et du compte rendu intégral des séances relève des attributions des secrétaires parlementaires. Ils exercent un contrôle sur les travaux de transcription des débats parlementaires. En cas d’absence constatée à l’ouverture de la séance de tous les secrétaires parlementaires pour diverses raisons, le président désigne d’office un secrétaire parlementaire ad hoc pour suppléer à leurs fonctions. Le secrétaire parlementaire ad hoc assure ses fonctions durant toute la séance pour laquelle il a été désigné, même en cas d’apparition durant la séance, du ou des secrétaires parlementaires titulaires. Les députés Barthélémy Vidjinnangni, Mounifa Karim Tidjani et Titilayo Adjaï sont les trois membres composant le bureau d’âge appelé à conduire les travaux de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, 9e législature ■
Actualités 09 févr. 2023


Epices et herbes aromatiques au Bénin: Des cultures orphelines et négligées
L’apport des épices et herbes aromatiques dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin reste insignifiant. Plusieurs acteurs travaillent à le corriger, surtout dans la perspective de la valorisation du tourisme culinaire dans le pays.Les cuisines africaines doivent leurs saveurs exceptionnelles aux épices et herbes aromatiques. Des ingrédients qui peinent à avoir le dessus sur les bouillons industriels très présents sur le marché et dans les cuisines. Universitaires et acteurs de la recherche s’en inquiètent. La Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité il y a peu, un Salon national des épices et herbes aromatiques (Eha). Organisations professionnelles, artisans, agriculteurs, éleveurs et maraîchers, structures d’appui et autres partenaires techniques et financiers ont croisé leurs regards et réflexions avec pour ambition majeure « d'améliorer les pratiques alimentaires des populations béninoises et valoriser les épices et herbes aromatiques du Bénin ». [caption id="attachment_92706" align="alignnone" width="400"] Aider les populations à adopter les bouillons
naturels dans l’alimentation[/caption] Selon les organisateurs, il faut offrir une visibilité nationale et internationale aux entrepreneurs béninois impliqués dans les chaînes de valeurs épicières, édifier le consommateur béninois sur les avantages des épices et herbes aromatiques et leurs rôles dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle, faire la promotion des richesses aromatiques, des saveurs de nos terroirs et des innovations culinaires au Bénin et répertorier les épiciers et épicières béninois pour leur mise en réseau. Sètondé Ultrich Guèdègbé, un des porteurs du projet, explique en effet qu’une « prise de conscience sur les risques pour la santé s’avère donc indispensable pour réduire l’utilisation des bouillons cubes dans les préparations culinaires ». Pour ce spécialiste de la gestion des innovations agricoles et agro-socio-anthropologue, le constat fait par les professionnels du secteur est que « ces exhausteurs de goût traditionnels, qui présentent pour certains d’entre eux des propriétés thérapeutiques sont délaissés au profit des bouillons industriels, produits à base d’ingrédients chimiques ». Le salon devrait donc travailler à créer des opportunités d’affaires pour les producteurs, les transformateurs et les commerçants des Eha, et aider les populations à mieux adopter les produits locaux (bouillons naturels) dans l’alimentation. La mise en place d’une piste touristique culinaire a été aussi envisagée à l’occasion.

Regain d’intérêt

Le Salon national organisé autour des épices et herbes aromatiques n’est que le prélude d’un long processus pour parvenir à la valorisation de l’art culinaire béninois et même à la promotion d’un tourisme culinaire de qualité. « Le nombre pléthorique d’acteurs directs et indirects rattachés à ce projet témoigne de la portée sociale dudit projet. La présence des femmes dans la production et la manipulation n’est plus à démontrer », explique le promoteur du Salon national des épices et herbes aromatiques. [caption id="attachment_92705" align="alignnone" width="400"] Les herbes aromatiques sont très négligées dans la production locale[/caption] « L’existence d’une cuisine béninoise aux saveurs relevées par des épices d’ici et d’ailleurs peut apporter un plus à notre tourisme », pense déjà Stéphanie Sèton, restauratrice. Selon cette spécialiste, « les multiples projets touristiques qui se mettent en place souffriront d’un équilibre si le volet culinaire n’est pas organisé et structuré ». Promoteur touristique, Alfred Nobimè ne s’écarte pas trop de cette logique. L’initiative d’un tel salon lui plait bien, tant que les acteurs travaillent à faire prendre conscience que les mets locaux manquent encore de promotion auprès des touristes. Or, relève-t-il, pour y arriver, « on peut mettre en avant au-delà des mets, les épices pour un goût typiquement béninois à donner aux repas ». On comprend ainsi pourquoi la rencontre a drainé divers acteurs notamment des intermédiaires de toutes sortes, depuis le commerçant-détaillant jusqu'au négociant, en passant par le groupement de détaillants, le semi-grossiste, le grossiste, le regrattier ou le restaurateur, les consommateurs individuels et collectivités publiques ou privées de consommation …
Société 09 févr. 2023


Energie électrique: La Sbpe pour garantir la bonne gestion du mix énergétique
C’est désormais la Société béninoise de production d’électricité (Sbpe) qui se chargera de l’achat de l’électricité. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres lors de sa séance de ce mercredi 8 février. Ce faisant, la Sbpe garantira mieux le mix énergétique.Une nouvelle stratégie pour renforcer la mise en œuvre du mix énergétique au Bénin. Désormais, l’unique acheteur d’électricité est la Société béninoise de production d’électricité (Sbpe). En plus de son premier rôle dans la production de l’énergie solaire, c’est cette structure qui aura à charge d’acquérir le précieux produit pour le mettre à la disposition des distributeurs et autres usagers. C’est l’option prise par le gouvernement lors de la séance hebdomadaire du Conseil des ministres. Il découle de cette décision que la Sbpe va désormais centraliser l’achat de l’énergie électrique pour satisfaire les besoins des délégataires de service public de distribution ou ceux des grands clients ou des clients éligibles. En effet, s’investissant dans la réalisation et la réhabilitation d’infrastructures importantes de production d’énergie électrique, dans l’objectif d’atteindre d’ici quelques années, une autonomie énergétique, le gouvernement a jugé opportun, pour leur bonne gestion, de constituer une société de patrimoine de production d’électricité, distincte de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) dont la mission essentielle sera recentrée sur la distribution. La Sbpe est une nouvelle société à capital public créée le 2 décembre dernier et a pour activités la production et la vente d’électricité grâce à l’exploitation des actifs propres, l’achat de l’énergie solaire produite par les opérateurs privés, la vente d’électricité à la Sbee et le développement des énergies renouvelables. Pour ce faire, elle disposera des actifs de production de l’Etat actuellement en exploitation ou en cours de réalisation tels que la centrale thermique de Maria-Gléta 2, mise en service en août 2019, la centrale thermique de Maria-Gléta 3 dont le processus de réalisation est en cours et la centrale solaire photovoltaïque construite dans le cadre du projet Defissol.

Contre les coupures

Avec cette répartition des compétences, la nouvelle société doit s’assurer de la disponibilité efficiente de l’énergie électrique sur les réseaux de distribution aussi bien par sa production propre que par l’achat de celle des producteurs indépendants, sans exclure les importations d’énergie électrique, lorsque les circonstances y sont favorables. Une manière de continuer à éviter les coupures d’électricité qui déjà, sont devenues rares, avec les importants investissements réalisés par le gouvernement. Il importe de souligner que la Sbpe est une société de patrimoine à capital public distincte de la Sbee ; donc elle ne la remplace pas. Ce montage institutionnel permettra à la Sbee de se concentrer sur sa mission de distribution ; et cela induira une répartition des rôles pour la gestion professionnelle et moderne du secteur. Surtout que le gouvernement table également sur des producteurs privés d’énergie. Aussi, cette option a été prise en toute conformité avec les lois et règlements en vigueur car la loi portant code de l’électricité en République du Bénin habilite l’Etat à désigner, comme acheteur principal d’énergie électrique, un opérateur dont la mission sera d’assurer l’achat et la vente centralisés d'énergie électrique en vue de la distribution sur le réseau national dédié. La décision est également conforme aux statuts de la Sbpe selon lesquels la société est chargée d’acheter en gros l’énergie électrique auprès des producteurs indépendants d’électricité nationaux et internationaux ; d’assurer la disponibilité suffisante de l’offre d’énergie électrique à l’effet de garantir l’équilibre offre-demande de l’électricité au Bénin.
Actualités 09 févr. 2023


Trois questions à Joël Atayi Guèdègbé: « Nous devons réinventer les modalités de participation citoyenne… »

Le faible taux de participation des Béninois aux élections ne date pas d’aujourd’hui. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer, selon Joël Atayi Guèdègbé, acteur de la société civile, qui souligne que toutes les parties prenantes de la République sont condamnées à réinventer les modalités de participation des citoyens à la chose publique.La Nation : Il est observé depuis quelques années, un faible taux de participation des Béninois aux élections. Quelles sont les raisons qui justifient cela ?

Ce n’est pas la première fois que nous avons un taux aussi bas depuis le début du renouveau démocratique. Lors des législatives de 2003, nous avons déjà enregistré le taux le plus faible de la série des élections de ce moment dont 53 %. C’est que dans un premier temps, la baisse du taux de participation vient d’une lassitude électorale des électeurs. Quand on a des élections rapprochées, il est généralement prévisible que le taux baisse parce que les électeurs ne comprennent pas toujours pourquoi on les sollicite à échéance aussi rapprochée. Si les enjeux en présence ne sont pas identifiables par les électeurs, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils se déplacent massivement. L’autre point est que la liste électorale a commencé à être établie selon un procédé différent de celui qu’on avait institué jusqu’en 2010. A partir de 2011, nous avons démarré avec le fichier électoral informatisé relativement biométrisé. A partir de 2023, c’est la Liste électorale informatisée qui a pris le relai par consolidation de l’ancien fichier issu du cycle Lepi qui a duré 10 ans. L’ensemble de ces fichiers consolidé est censé avoir été extrait du registre des personnes et nous nous retrouvons avec un nombre donné d’électeurs qui comprend des électeurs à majorité au début de l’année électorale. C’est le lieu de dire qu’entre un fichier informatisé et un fichier manuel, il y a une grande différence. On peut s’attendre à une différence importante dans le nombre d’électeurs comme par rapport au nombre d’inscrits. D’un côté, avec le fichier manuel, l’inscription était volontaire et ouverte peu avant la campagne électorale. Dans un processus automatisé, l’électeur manifeste de moins en moins son intention d’aller aux élections en se portant sur la liste électorale puisque la Liste électorale informatisée aux termes du code électoral en vigueur n’est que le fichier extrait du registre des personnes remplissant les conditions de nationalité, d’âge et autres. Il reste à prendre la décision de nettoyer ce fichier électoral à bon escient, ce qui passe juridiquement par des audiences foraines qui permettent au juge d’établir des actes d’état civil de décès qui permettent légalement d’attester du décès d’une personne. C’est une formalité juridique essentielle qu’on n’arrive pas à remplir au Bénin depuis quelques élections et qui fait baisser la qualité du fichier électoral. Troisièmement, il y a ceux qui prennent la décision de ne pas voter ou qui décident de manifester leur mécontentement. Il y a de ces électeurs qui ne se retrouvent pas dans l’offre servie par les formations politiques en lice. On doit désormais reconnaître qu’il y a une crise de confiance vis-à-vis de la chose politique. Il y a aussi ceux qui en voulant voter ne retrouvent pas leur nom.

Que faire pour corriger la donne avant les élections générales de 2026 ?

2026, c’est l’année des élections générales. Dès janvier 2026, il y a les élections couplées dont les législatives et les communales d’une part et la présidentielle d’autre part. Ce qu’il faut faire est de mobiliser suffisamment les électeurs et leur expliquer davantage le sens du vote et qu’ils reprennent confiance dans les institutions, dans les organes de gestion des élections, dans les partis politiques, et retrouvent des offres assez séduisantes par rapport à leurs préoccupations.

Quel est, à votre avis, le rôle des partis politiques en la matière ?

Il est important que les partis politiques toutes tendances confondues et l’ensemble des parties prenantes s’attellent à redonner confiance au peuple. La légitimité des institutions est importante. Il faut aussi chercher comment réinventer la participation du citoyen à la vie démocratique. C’est à travers cela qu’on pourrait avoir un maximum de gens qui se sentent concernés, dépositaires du sort de nos institutions. A l’intérieur des partis politiques, il faut un travail de formation à la chose politique. Les partis devraient balayer devant leur propre porte et devraient se demander s’ils ont des outils assez opérationnels pour rencontrer les désidératas des populations et leur faire comprendre leurs objectifs. Si pour les populations, il n’y a pas de bien-fondé à l’une ou l’autre action, elles ne vont pas s’y intéresser. Au fond, nous sommes condamnés à réinventer les modalités de participation citoyenne à la vie publique. On a le devoir de nettoyer les fichiers, de corriger les textes et de les amender.
Actualités 08 févr. 2023


Commercialisation du coton graine dans l’Alibori: Des nouvelles plus que rassurantes
Dans le département de l’Alibori, la commercialisation du coton graine se déroule à un rythme encourageant. Plus de 75 % de la production qui attendait dans les champs a déjà été réceptionnée au niveau des usines et plus de 29 milliards francs Cfa payés aux producteurs, au titre des décades.Contrairement à la situation dans d’autres pays producteurs comme lui du coton, au niveau de la sous-région ouest-africaine, le Bénin peut se réjouir des conditions dans lesquelles s’effectuent les opérations d’évacuation de cette culture vers ses usines d’égrenage. Les nouvelles sont bonnes. C’est le cas dans l’Alibori. En témoignent les propos du délégué de l’Association interprofessionnelle du coton dans l’Alibori et les communes de Kouandé, Kérou et Péhunco, Zoulkaneiri Noma. « La commercialisation du coton graine se passe bien », se réjouit-il. « Globalement, après deux mois et demi, les six communes de l’Alibori et celles de Kouandé, Kérou et Péhunco ont convoyé vers les usines d’égrenage, autour de 76 % de leurs productions », confie-t-il. « Sur la prévision de 419 000 tonnes que nous attendons à la date du 31 janvier dernier, 317 852 tonnes ont été réceptionnées au niveau des usines », précise-t-il. « Ainsi, la commercialisation du coton se déroule normalement. Les évacuations vers les usines de l’Alibori et des 2KP suivent également sans grandes difficultés. A ce rythme, nous sommes même un peu plus en avance à la même période, par rapport à la campagne dernière», avoue-t-il. Concernant les paiements des décades, Zoulkaneiri Noma a indiqué qu’ils évoluent également. « A la date du samedi 4 février, aucun retard n’est observé au niveau de notre région », poursuit-il. « Globalement, 29 138 182 298 F Cfa ont déjà été payés aux producteurs de la région Alibori et des 2KP. Par rapport au reste, décade par décade, la délégation s’attellera à les satisfaire », rassure-t-il. Par ailleurs, la préparation de la prochaine campagne agricole a déjà commencé. A ce titre, les producteurs ont commencé par recevoir les semences et les engrais pour le compte de ladite campagne. Du moins, ceux qui ont fini les opérations d’achat et de paiement des fonds coton procèdent déjà au nettoyage de leurs champs. Actualités 08 févr. 2023


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