La Nation Bénin...
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Près de sept ans que le processus d’instauration du fichier national des emplois de la chaîne des dépenses publiques a été acté. Ce dispositif institutionnel, qui constitue des mailles pour filtrer les cadres devant accéder à certaines positions administratives, a un mode de fonctionnement rigoureux.
La nomination du directeur de la Planification, de l’administration et des finances, du directeur de l’Administration et des finances, du directeur des systèmes d’information et du spécialiste des marchés publics dans les ministères et autres institutions de l’Etat se fait depuis quelques années sur la base de critères qui garantissent la bonne gouvernance des ressources publiques. Il en est de même de l’inspecteur général du ministère et de son adjoint, du chef de contrôle des marchés publics, du délégué du contrôle financier et de toute autre fonction se rapportant à la gestion ou au contrôle des finances publiques. A travers le décret 2016 - 477 du 11 août 2016 portant création du fichier national d′admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques, tous ceux qui peuvent accéder à ces postes sont identifiés et connus au préalable. « Le fichier national de préqualification pour les nominations aux emplois de la chaîne des dépenses publiques est une liste d’aptitude informatisée utilisée pour désigner les cadres à nommer aux différents postes… Le fichier national est établi sur la base d’un test d’aptitude. L’admission au fichier offre la possibilité aux personnes enrôlées d’être proposées à nomination », précise l’article 2 de ce décret pris par le chef de l’Etat. Domicilié au secrétariat général de la présidence de la République et au ministère en charge de la Fonction publique, ce fichier national est géré par un comité constitué du représentant du secrétaire général de la présidence de la République qui en est le président, un représentant du ministre en charge de la Fonction publique, un représentant du ministre en charge des Finances, un représentant du ministre chargé de la Justice et une personne ressource. Il est des prérogatives de ce comité technique de gérer le fichier et de faire la sélection des candidats à nomination. Ainsi, il veille à la bonne organisation des tests d’admission au fichier national, s’assure de la formation périodique pour la qualification des cadres admis au fichier national et la sélection à nomination à partir du fichier. Les membres de cette structure auditent également chaque année le fichier national pour y intégrer de nouveaux pré qualifiés et assurer son épuration puis élaborent la fiche d’évaluation des personnes admises au fichier national. En termes d’épuration du fichier, il s’agit d’en extraire les personnes ne remplissant pas les conditions éthiques et professionnelles, celles admises à la retraite ou demandant leur retrait du fichier pour convenance personnelle.
Dans le décret règlementant le fichier national, il est aussi mentionné les conditions à remplir pour l’intégrer. Selon l’article 9, « tout candidat à l’inscription au fichier national fait l’objet d’une enquête de moralité. Il doit avoir le plein exercice de ses droits civils et civiques et n’avoir subi aucune sanction judiciaire définitive pour malversations, détournements, corruption ou toutes autres infractions en matière économique et financière et n’avoir commis un crime de droit commun ». Aussi, nul ne peut figurer dans ce fichier s’il n’est de nationalité béninoise et ne justifie d’une bonne connaissance de l’organisation et du fonctionnement de l’administration publique et des textes législatifs et règlementaires applicables à son domaine de compétence. De même, pour la nomination à l’un quelconque des postes concernés, le ministre est appelé à proposer à nomination trois noms tirés du fichier national par le comité technique.
Par ailleurs, la nomination effective du cadre à un poste de responsabilité n’est pas une fin en soi. « Toutes personnes admises au fichier national et nommées à une fonction de la chaîne des dépenses publiques font l’objet d’une évaluation périodique sur les plans de l’éthique et de la compétence professionnelle », indique l’article 14 dudit décret ■
Actualités 10 févr. 2023
Les nouveaux ambassadeurs de la Turquie (Ankara) et de Cuba (La Havane) près le Bénin, et la Chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) près le Bénin ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, ce jeudi 9 fevrier à Cotonou.
Le Bénin s’engage dans un nouvel élan diplomatique avec la Turquie, la République de Cuba et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). A l’occasion de la présentation des copies figurées de leurs lettres de créance à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les nouveaux ambassadeurs et la chef de mission de l’Oim ont revisité l’état des coopérations et jeté les bases pour un renforcement des relations.
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atou Diallo Ndiaye, ambassadeur du Sénégal près le Bénin,« Nous avons discuté des questions d’intérêt pour nos deux pays, des opportunités pour renforcer la coopération bilatérale bénino-turque, dans des domaines comme l’économie, la lutte contre le terrorisme, la sécurité. J’ai noté un engagement réel de la part de la partie béninoise et c’est un plaisir de constater cela », a déclaré Koc Mesut, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Turquie près le Bénin, à sa sortie d’audience avec Aurélien Agbénonci. Né le 1er février 1971 en Allemagne, Koc Mesut est titulaire d’un master en Sciences politiques à l’Université d’Essex au Royaume-Uni en 1996.
Avant sa nomination en tant qu’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Koc Mesut a occupé de nombreuses fonctions au ministère des Affaires étrangères de son pays et dans des postes diplomatiques. La coopération entre le Bénin et la Turquie a connu des avancées ces dernières années. Cette nouvelle dynamique a favorisé des visites du chef de l’Etat béninois en Turquie respectivement les 5 et 6 décembre 2016 et le 6 septembre 2018, au cours desquelles le président Patrice Talon a eu des échanges avec son homologue, Recep Tayyip Erdogan. La Turquie a marqué son engagement à accompagner le pays dans le domaine de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle, à travers notamment l’installation au Bénin d’une école par la fondation Maarif. Il faut également mettre à l’actif de cette coopération la réalisation de nombreux projets et programmes. A juste titre, le ministre Aurélien Agbénonci a souhaité voir l’axe Cotonou-Ankara se renforcer, avec l'arrivée du nouvel ambassadeur. Il faut noter que Koc Mesut fut, entre autres, deuxième et premier secrétaire à la direction générale de la Méditerranée Nord-Est (2006-2008), sous-secrétaire à la représentation permanente de la Turquie auprès de l’Union européenne à Bruxelles en Belgique (2008-2012),Chef de département à la direction générale du Moyen-Orient et chef de département à la direction générale de l’Afrique du Nord (2012-2014). Koc Mesut a également été Consul général de la Turquie à Munich en Allemagne de 2014 à 2018, chef de département à la direction générale de la Méditerranée Nord-Est (2018-2019) et chef de département à la direction générale de la Sécurité et du renseignement (2019-2020).
« Les rapports politiques, économiques et diplomatiques entre le Bénin et la République de Cuba durent depuis 49 ans, et nous avons toujours eu des relations très normales, très amicales et fraternelles », a indiqué l’ambassadeur Ricardo Sotero Garcia Napoles, à l’issue de la présentation des copies figurées de ses lettres de créance, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Il a aussi exprimé la reconnaissance de son pays aux dirigeants du Bénin, pour leur soutien permanent notamment face au blocus imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique. « Les Cubains sont très reconnaissants de cet appui des pays frères avec lesquels nous sommes unis par beaucoupp de choses dont la culture, l’agriculture. Et il ne faut pas oublier que les esclaves sont partis d’ici. Il y a donc des liens de sang qui unissent nos deux peuples, et pour notre commandant Fidel Castro, Cuba a une dette éternelle envers l’Afrique, parce que les Africains ont aidé à construire Cuba », a expliqué le nouvel ambassadeur de Cuba près le Bénin, qui entend œuvrer à renforcer l’axe La Havane-Cotonou. Ricardo Sotero Garcia Napoles, né le 22 avril 1952 à La Havane, est un diplomate de l’Institut supérieur des langues étrangères Maximo Gorki où il a été Professeur de langue française de 1968 à 1973. De 1980 à 2009, il a occupé différentes fonctions dans l’administration publique avant d’être nommé directeur de l’équipe de traducteurs et interprètes du département idéologique du Comité, et Chargé d’affaires à l’ambassade de Cuba à Cotonou, en 2021.
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Ricardo Sotera Garcia Napole, ambassadeur de Cuba près le Bénin[/caption]
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a réitéré à son hôte le soutien du Bénin au processus de levée de l’embargo imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique, et félicite d’ailleurs le gouvernement cubain pour ses efforts de résilience dans un contexte international difficile marqué par la Covid-19, la guerre en Ukraine et les difficultés économiques. Aurélien Agbénonci a exprimé sa satisfaction de voir progresser l’opérationnalisation du Mémorandum d’entente signé dans le domaine de la santé traduite par la mise en place des équipes des deux pays. Il a exhorté à la concrétisation du partenariat avec le ministère en charge du Tourisme et des programmes de formation professionnelle et technique dans les domaines de l’enseignement et de l’agriculture. Il a aussi invité à œuvrer à l’augmentation du nombre de bourses d’études accordées au Bénin. Des messages bien reçus par l’ambassadeur Ricardo Sotero Garcia Napoles, qui fut avant son arrivée à Cotonou en 2021, ambassadeur de son pays près la République d’Haïti. A la présentation des copies figurées de ses lettres de créance, il était accompagné de son épouse, Isabel Castaneda Blanco, chef de mission adjoint.
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Koc Mesut, ambassadeur de Turquie près le Bénin[/caption]
Au cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, était également Fatou Diallo Ndiaye, nouveau chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) près le Bénin. Elle a saisi l’opportunité pour aborder avec le ministre Aurélien Agbénonci la problématique de la migration. De nationalité sénégalaise, Fatou Diallo Ndiaye est née le 30 octobre 1971 et est titulaire d’un master en Sciences du développement local. Avec plus d’une vingtaine d’années d’expériences au sein de l’Oim, elle a assumé de 2011 à 2022, avant sa nomination le 15 octobre 2022, ces mêmes fonctions au Sénégal, au Niger, en Guinée, en Sierra Leone et en Norvège. « J’ai renouvelé l’engagement de mon organisation auprès du Bénin par rapport à la gestion de la question migratoire qui est une question assez sensible, une question qui se retrouve au niveau des priorités en Afrique surtout dans les pays côtiers dont le Bénin fait partie », fait-elle savoir. Selon elle, la relation avec l’Oim date de 2001 et est renforcée par la présence de l’organisation dans le pays depuis 2012. A l’en croire, le Bénin est devenu un pays important dans la gestion de la migration, dans la stabilisation des jeunes qui, souvent, par manque d’information, tentent la migration irrégulière. Le Bénin occupe également, a-t-elle précisé, une place de choix dans l’organisation pour les questions liées au développement grâce à sa diaspora qui contribue aussi au développement et au progrès du pays. « Le Bénin est l’un des pays qui progressent de façon assez importante et avoir une bonne gouvernance de la migration reste un aspect important pour nous, en termes d'accompagnement pour le pays», a indiqué Fatou Diallo Ndiaye■
Actualités 10 févr. 2023
... et des équipements[/caption]
Tout en saluant l’intervention permanente de l’Etat béninois au niveau de la production halieutique, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a fait savoir que ce geste est devenu réalité grâce au budget national. « Si avec insistance, le gouvernement, chaque année, fait des gestes du genre en direction d’une catégorie donnée, c’est qu’il attend de vous des résultats. Les besoins en produits halieutiques sont énormes mais l’essentiel de ce que nous faisons aujourd’hui vient de la pêche et de l’aquaculture. Nous devons nous battre chaque jour pour exceller dans ce domaine», a-t-il martelé.
Barthélémy Vidjinnangni[/caption]
Titilayo Adjaï[/caption]
Le Règlement intérieur du Parlement organise les attributions, pouvoirs et prérogatives du président de l’Assemblée nationale. Aux termes du texte, l’on retient que le président de l’Assemblée nationale a essentiellement pour mission de diriger l’Assemblée nationale. Il la représente dans la vie politique nationale et internationale. A ce titre, il préside les séances plénières de l’Assemblée nationale, les réunions du bureau et de la Conférence des présidents composée du bureau du Parlement, des présidents des commissions techniques et permanentes et des présidents des groupes parlementaires. Le président de l’Assemblée nationale a la haute direction des débats. Il est le chef de l’administration de l’Assemblée nationale et l’ordonnateur du budget de l’institution. Le président de l’Assemblée nationale a la police intérieure et extérieure de l’Assemblée nationale. Il exerce en cas de vacance, les fonctions de président de la République, conformément aux dispositions de l’article 50 alinéa 1er de la Constitution. Le président de l’Assemblée nationale donne son avis sur la nomination du président de la Cour suprême, du président de la Cour des comptes et du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Il donne également son avis sur toutes les questions qui lui sont soumises en vertu des dispositions des articles 58 et 68 de la Constitution. Le président convoque l’Assemblée nationale en session extraordinaire à la demande du président de la République ou de la majorité absolue des députés. Le président de l’Assemblée nationale, après consultation de la Conférence des présidents, nomme le secrétaire général administratif du Parlement qui, sous son autorité, contrôle et dirige tous les services administratifs de l’Assemblée nationale. Il le relève dans les mêmes conditions. Toutefois, le président de l’Assemblée nationale peut déléguer certaines de ses compétences à ses vice-présidents, dans le cadre de l’assistance du bureau à lui tel que prévu à l’article 82 de la Constitution. Tous ces pouvoirs, prérogatives et charges montrent ô combien est exaltante et délicate la mission du prochain occupant du perchoir dont les tractations pour l'éléction focalisent actuellement les attentions.
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Mounifa Karim Tidjani[/caption]
Aider les populations à adopter les bouillons
Les herbes aromatiques sont très négligées dans la production locale[/caption]
« L’existence d’une cuisine béninoise aux saveurs relevées par des épices d’ici et d’ailleurs peut apporter un plus à notre tourisme », pense déjà Stéphanie Sèton, restauratrice. Selon cette spécialiste, « les multiples projets touristiques qui se mettent en place souffriront d’un équilibre si le volet culinaire n’est pas organisé et structuré ».
Promoteur touristique, Alfred Nobimè ne s’écarte pas trop de cette logique. L’initiative d’un tel salon lui plait bien, tant que les acteurs travaillent à faire prendre conscience que les mets locaux manquent encore de promotion auprès des touristes. Or, relève-t-il, pour y arriver, « on peut mettre en avant au-delà des mets, les épices pour un goût typiquement béninois à donner aux repas ». On comprend ainsi pourquoi la rencontre a drainé divers acteurs notamment des intermédiaires de toutes sortes, depuis le commerçant-détaillant jusqu'au négociant, en passant par le groupement de détaillants, le semi-grossiste, le grossiste, le regrattier ou le restaurateur, les consommateurs individuels et collectivités publiques ou privées de consommation …
Société
09 févr. 2023