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Nouvelles

9e législature du Parlement: Les premiers mots du doyen d’âge
Homme d’affaires âgé de 75 ans, Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni est le doyen d’âge du bureau de l’Assemblée nationale, 9e législature. L’élu de l’Union progressiste (Up) le Renouveau dans la 5e circonscription électorale livre ici ses premières impressions sur ce choix qu’il accueille comme une surprise.La Nation : Comment avez-vous accueilli l’information selon laquelle vous êtes le doyen d’âge de la 9e législature ? Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni : J’ai accueilli l’information comme une surprise. Une surprise parce que pour un villageois comme moi, je n’ai jamais imaginé que je serai le doyen d’âge de la 9e législature. C’est l’œuvre de Dieu. Et tout est grâce. Nous prions encore Dieu de nous aider à relever le défi de doyen d’âge et de parlementaire. En tant que doyen d’âge, il vous revient d’installer, dimanche 12 février prochain, vos collègues députés de la 9e législature et de diriger l’élection des sept membres du bureau du Parlement. Avez-vous vous-même des ambitions pour un poste au sein du bureau ? L’ambition, ça ne manque pas. Mais nous sommes issus d’un parti politique. Cela dépendra de la décision de notre formation politique. On ne peut pas dépasser le parti pour déposer sa candidature. C’est au parti de le décider. Un citoyen est serviable partout où besoin sera.

Vous venez de recevoir vos attributs de fonction en tant que député…

Oui. Nous allons prier Dieu pour que les responsabilités que nous a confiées le peuple béninois, nous puissions les accomplir pour le bien-être de tout le monde. Nous sommes venus au Parlement pour défendre une cause, celle d’aider le gouvernement à réaliser ses projets de développement, sa promesse faite aux populations. [caption id="attachment_92602" align="alignnone" width="200"] Barthélémy Cossi Mellon
Vidjinnangni[/caption]
Actualités 07 févr. 2023


En prélude à leur installation: Les 109 nouveaux députés reçoivent leurs attributs de fonction
Les députés de la 9e législature élus à l'issue des législatives du 8janvier dernier, défilent depuis ce lundi 6 février au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, pour recevoir leurs attributs de parlementaires et remplir les formalités administratives. C'est en prélude à leur installation officielle prévue pour dimanche 12 février prochain.Les députés de la 9e législature sont plus d’une soixantaine à répondre ce lundi 6 février, à l’invitation de l’administration parlementaire. Comme des élèves à la prérentrée, ils ont foulé le sol du palais des Gouverneurs à Porto-Novo pour la première fois pour certains et la énième fois pour d’autres, pour remplir les formalités administratives en prélude à leur installation. Laquelle installation est prévue pour dimanche 12 février prochain, sous l’égide du bureau d’âge composé du doyen d’âge et des deux plus jeunes députés de la 9e législature. Ils ont été entretenus par un comité de cadres de l’administration parlementaire mis en place à cet effet. Les députés anciens comme nouveaux ont signé dans ce cadre les actes administratifs nécessaires. Ils ont également reçu tous les attributs qui leur confèrent le titre de député. Il s’agit de la cocarde, du macaron, de l’écharpe ; bref les insignes distinctifs de député. Plusieurs documents dont le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la Constitution du 11 décembre 1990 et autres leur ont été remis pour leur faciliter l’exercice des fonctions que le peuple leur a assignées pendant leur mandat. Les élus du peuple vont porter ou placer les insignes pour prendre part à la cérémonie de leur installation officielle. Tous ces kits de député ont été mis dans un sac griffé « Assemblée nationale/9e législature ». L’ambiance était bon enfant hier avec des accolades par ci et par là. Certains députés étaient contents de se retrouver et surtout de faire partie de la 9e législature. D’autres députés n’hésitaient pas à se raconter les souvenirs de la campagne en vue des dernières élections législatives. Le député Robert Gbian a été le premier à venir faire les formalités. Il est arrivé à 9 h 30 min. Le deuxième vice-président sortant de la 8e législature sera suivi de ses collègues Nassiriou Bako, Jacques Yempabou, Abdel Kamel Sika Ouassagari, Idrissou Sina Gounou, Raouf Sariki, Maxient Djeigo, Nicaise Fagnon, Jeanne Tchanati, Barthélémy Kassa, Soumaïla Sounon et Baké Goro Chabi. Les Démocrates présents Les trois membres du bureau d’âge à savoir Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni (doyen d’âge) et les deux plus jeunes, Mounifa Tidjani Karim et Titilayo Adjaï étaient aussi là hier. Olga Akitobi est la dernière à fermer la marche et à être servie un peu avant 18 h. Les députés étaient accompagnés de leurs suppléants. Ces derniers n’ont pas reçu d’attributs de fonction ni fait de formalités liées à la constitution de dossier de passeport diplomatique et d’assurance comme les titulaires. Mais ils ont été enregistrés par l’administration parlementaire qui a eu quelques renseignements sur eux afin de les joindre facilement en cas de démission ou de vacance du siège. Chacun des députés a été à tour de rôle servi. La plupart d’entre eux se sont confié à la presse à l’issue de l’opération. Ils félicitent les électeurs pour avoir porté leurs choix sur eux, promettant de ne pas les décevoir. Ils prennent l’engagement de contribuer au développement du Bénin à travers l’adoption de lois pertinentes sans oublier le renforcement du contrôle de l’action gouvernementale. Les députés du parti Les Démocrates se réjouissent de l’entrée de l’Opposition au Parlement à travers eux. L’opération de retrait d’attributs se poursuit ce mardi au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Actualités 07 févr. 2023


Installation d’une minoterie moderne à Glo-Djigbé: Assurer la disponibilité de la farine de blé à prix réduits
Une minoterie moderne s’installe dans la zone industrielle de Glo-Djigbé pour produire sur place de la farine de blé de qualité répondant à la demande des consommateurs. La fabrication du pain et autres produits dérivés du blé, aliments de forte consommation dans les grandes villes, donne des soucis tant aux boulangers et pâtissiers qu’aux consommateurs. En effet, la matière première qu’est la farine de blé a connu, ces derniers mois, une envolée spectaculaire des prix sur le marché mondial, en raison de la guerre russo-ukrainienne et de la sécheresse. Dans ce contexte, l’implantation d’une minoterie moderne annoncée dans la zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) devrait contribuer à la disponibilité en tout temps de la farine et de son de blé et à la réduction du prix si possible de ces produits sur le marché. Avec un investissement de près de 14 milliards F Cfa, la société Atlantic Moulin Bénin (Amb) entend produire plus de 90 000 tonnes de farine de blé. L’initiative du projet de construction et d’exploitation de l’usine part du constat qu’une bonne quantité de ce produit consommé au Bénin provient des pays étrangers. En effet, la minoterie des Grands Moulins du Bénin, vieille de 50 ans, dont la production est estimée à 70 000 tonnes de farine, n’arrivait pas à satisfaire les demandes des boulangeries, pâtisseries et autres unités utilisant la farine de blé comme matière première. Les importations de farine de blé du Bénin avoisinaient 73 359,295 tonnes en 2015, selon l’ex-Insae. La minoterie de l’Amb d’une capacité de traitement de 90 000 tonnes de grains de blé par an, extensible à 180 000 tonnes, permettra de réduire la dépendance vis-à-vis des farines de blé importées qui envahissent le marché. Elle contribuera ainsi à réduire les devises envoyées à l’extérieur pour l’acquisition du produit. Avec un personnel de 82 agents, toutes catégories confondues, le porteur de projet entend créer à terme environ 1 000 emplois directs et indirects au profit des Béninois, ainsi que des activités génératrices de revenu à travers la naissance de petits commerces pour les femmes. Cette industrie sera installée dans la Gdiz sur un site situé dans la commune de Zè, d’une superficie de 5 ha subdivisée en neuf zones conçues pour permettre une exploitation efficace : silos de réception et de blé, section de nettoyage, section de broyage du blé, section d'humidification, silos de farine de blé, section d’ensachage de farine de blé, silos de son, stockage de sacs de farine de blé et bâtiment administratif. Des mesures seront prises pour pallier les dangers liés aux installations externes voisines, aux installations électriques, aux silos de stockage des grains de blé et de la farine ainsi que les risques d’origine naturelle. En effet, la protection des infrastructures, de la vie des personnes et de l’environnement est une préoccupation majeure du promoteur, selon le Rapport provisoire d’Etude d’impact environnemental et social approfondie, publié par la Banque ouest-africaine de développement (Boad), soutien financier du projet Economie 07 févr. 2023


Installation de la 9e législature: L’hémicycle réaménagé pour accueillir les 109 députés
L’hémicycle à Porto-Novo a subi des travaux de réaménagement technique pour faire passer désormais le nombre de places de 83 à 109 de sorte à permettre à tous les députés de la 9e législature de trouver de siège.Les préparatifs en vue de l’installation, dimanche 12 février prochain, des 109 députés de la 9e législature vont bon train au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. L’administration parlementaire s’affaire pour que tout se passe bien. L’assurance a été donnée par le porte-parole de l’Assemblée nationale, James William Gbaguidi, vendredi 3 février dernier, lors d’une conférence de presse. « L’administration parlementaire est à pied d’œuvre pour accueillir les nouveaux députés le 12 février prochain. Toutes les dispositions sont en train d’être prises, sous le contrôle du président Louis Gbèhounou Vlavonou, afin que les 109 élus de la 9e législature trouvent rapidement leurs marques et se mettent au service du peuple qui les a mandatés pour le représenter », a informé le conférencier. Selon lui, il n’y aura aucun souci à se faire par rapport à la capacité de l’hémicycle disposant jusqu’ici de 83 places. Le bureau de l’Assemblée nationale, 8e législature, a pris le taureau par les cornes. Il a décidé d’engager des travaux de réaménagement technique à l’intérieur de l’hémicycle. Le bâtiment n’a pas été agrandi mais le nombre de sièges a été augmenté de sorte à permettre à tous les membres de la 9e législature de trouver de place. Les 109 députés non seulement auront leurs sièges mais aussi les ministres qui viennent représenter le gouvernement lors des travaux parlementaires à l’hémicycle ont toujours leurs places garanties, assure James William Gbaguidi. Il précise qu’il s’agit des travaux provisoires en attendant l’achèvement du chantier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale en cours sur le site de l’ex-direction générale de la Gendarmerie nationale à Porto-Novo. Le porte-parole de l’Assemblée nationale rassure que l’administration parlementaire est prête pour accueillir les nouveaux députés. « Les travaux de réaménagement de l’hémicycle sont quasiment achevés, les membres du bureau d’âge sont identifiés et contactés», fait savoir James William Gbaguidi. Les élus ont été saisis par l’administration parlementaire des dispositions à prendre à partir de ce lundi 6 février pour se faire enregistrer ici même à l’Assemblée nationale et pour entrer en possession de leurs attributs, en prélude à leur installation officielle, le 12 février prochain, ajoute le conférencier. Actualités 06 févr. 2023


Session criminelle/Tribunal de Natitingou: Réclusion à perpétuité pour Dick et Lucien N’Dah
La session criminelle en cours au tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou a connu du dossier d’assassinat d’un enfant survenu le 28 mai 2022. L’auteur, Dick N’Dah et son complice ont écopé d’une réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du petit Ibrahim Zibo. Le 24e dossier inscrit au rôle de la première session criminelle de l’année 2023 du tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou porte sur l’assassinat d’un petit garçon survenu le 28 mai 2022 au quartier Winkè. Le ministère public poursuit le nommé Dick N’Dah, auteur de l’assassinat d’Ibrahim Zibo, un petit garçon de quatre ans, et son complice Lucien N’Dah.

Résumé des faits

Il résulte des éléments du dossier que le 28 mai 2022 à Winkè, 3e arrondissement de la commune de Natitingou, aux environs de 14 heures, deux petits enfants, Salim Aboudou et Ibrahim Zibo, tous âgés de 4 ans environ, ont été conviés par leur voisin Dick N’Dah pour leur donner de la mangue. Peu de temps après, Salim est rentré chez lui, laissant Ibrahim Zibo sur les lieux. Se retrouvant seul dans la chambre avec le petit Ibrahim Zibo, Dick N’Dah ferma la porte et s’est servi d’un couteau de cuisine pour l’égorger. Il répandit tout son sang sur une pierre et y déposa plusieurs bagues et anneaux. Il se cacha sous le lit avec le corps sans vie de l’enfant entièrement emballé dans un pagne rouge après que la population a défoncé la porte de la maison. Son grand frère Lucien N’Dah qui creusait un trou à côté d’un arbre dans la cour et devrait l’aider à se débarrasser du corps de l’enfant, a pris la fuite et n’est pas retrouvé jusqu’à ce jour. Interpellé et inculpé d'assassinat, Dick N'Dah a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, avec une dénégation systématique à la barre ce jeudi 2 février. Le tribunal présidé par le magistrat Marius Ogou a déclaré Dick N'Dah coupable d'assassinat et Lucien N'Dah de complicité d'assassinat et les a condamnés chacun à la réclusion criminelle à perpétuité. Le tribunal a, par conséquent, décerné un mandat d'arrêt contre le condamné par défaut, Lucien N'Dah, toujours en fuite ■
Société 06 févr. 2023


Production de l’huile de palme et du gari dans le Mono: Agamè met fin à la pénibilité du travail
Un cadre de travail convivial avec des équipements modernes, le tout d’un coût avoisinant 39 millions francs Cfa, est mis en service, mercredi 1er février, au profit des groupements féminins de transformation des produits agricoles à Agamè, un arrondissement de Lokossa, dans le Mono. La construction de l’infrastructure a été sollicitée par la communauté et a reçu l’avis favorable du gouvernement à travers le projet Waca-Recip. Erigée sur une superficie de cinq hectares dans le village de Ganwotinsa, une Unité moderne de transformation des noix de palme et dérivés fait, depuis mercredi dernier, le bonheur des femmes réunies au sein de la Coopérative des transformateurs de produits agricoles de l’arrondissement d’Agamè, à Lokossa. Outre ses ateliers dotés des technologies de pointe alimentées par un dispositif de production d’énergie photovoltaïque, l’infrastructure composée d’un bâtiment administratif et de magasin a été mise en service dans la liesse populaire, au nom du gouvernement, par Jeanne Adanbiokou Akakpo, directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Ceci en présence d’une délégation du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-ResIP-Bénin), partenaire qui a déboursé 37 millions pour la réalisation du joyau dont le coût global avoisine 39 millions francs Cfa. Ont également rehaussé l’inauguration de leur présence, le secrétaire général du département du Mono, Arnaud Agon, le premier adjoint au maire de Lokossa, Norbert Gangbedji et les responsables de l’Association de développement d’Agamè. Aux 720 femmes et 15 hommes réunis en coopérative, bénéficiaires du cadre de travail convivial et moderne, les officiels n’ont pas manqué d’en appeler, à tour de rôle, à un usage responsable en vue de l’atteinte des objectifs visés. Lesquels sont, entre autres, le relèvement de la capacité de transformation sur place des noix de palme dont Agamè est l’une des terres fertiles à Lokossa. L’arrondissement d’Agamè abrite l’une des trois Coopératives d’aménagement rural de la commune impactées par les récentes réformes introduites dans la gestion des Car et Urcar pour permettre aux coopérateurs de jouir effectivement des retombées de leurs palmeraies.

Des technologies de pointe

  Relativement aux caractéristiques des équipements acquis la presse à huile a une capacité de transformation de 800kg de noix de palme par heure. A cela s’ajoute une valleuse trieuse. Egalement pour sa seconde branche d’activité phare, la transformation du manioc en gari et autres dérivés, la Coopérative des transformateurs de produits agricoles de l’arrondissement d’Agamè a reçu un complément de machines performantes. Il s’agit, entre autres, d’une presse manioc capable de presser simultanément 12 sacs de 100 kg chacun et d’une râpeuse de 800 à 1 000 kg de manioc par heure. L’ensemble de ces technologies devant faciliter la vie aux groupements féminins est installé, au dire du premier adjoint au maire, Norbert Gangbedji, sur un espace large de 20 m avec un grand magasin attenant aux ateliers de production. En se mobilisant comme un seul homme pour la mise en place de leur Unité de transformation, les ressortissants d’Agamè entendent non seulement tirer meilleur parti de la réforme de la filière palmier à huile mais reconquérir leur position de leader en matière de production de l’huile de palme de l’ex-Grand Mono découpé en départements du Mono et du Couffo ■
Société 06 févr. 2023


Fabrice Atrevi, docteur en Intelligence artificielle à propos du ChatGPT: « Il est utile dans tous les domaines où l’humain a recours à l’internet »
A travers cette interview, Fabrice Atrevi, scientifique-chercheur, docteur en Intelligence artificielle, lève un coin de voile sur le ChatGPT, prototype d'agent conversationnel capable de dialoguer avec un humain dans plusieurs langues. Evoquant les limites et les avantages de cette innovation déployée en novembre dernier par la société américaine OpenAI, le passionné de la programmation informatique a invité les Béninois à utiliser le ChatGPT tout en sachant qu’il ne peut remplacer ni les professeurs, ni les outils pédagogiques existants.

La Nation : Nouveau venu dans l’écosystème numérique le 22 novembre dernier, le ChatGPT fait déjà parler de lui dans plusieurs domaines. Que pouvez-vous dire sur cette innovation ?

Fabrice Atrevi : Le ChatGPT est une intelligence artificielle capable de dialoguer avec un humain dans plusieurs langues. Il génère des réponses aux questions de son interlocuteur dans un langage naturel. A première vue, il est difficile de distinguer un texte généré par ChatGPT d’un texte qu’aurait écrit un homme. ChatGPT qui est accessible à l’adresse https://chat.openai.com/ est un produit de la société américaine OpenAI qui mène des travaux de recherches pointus en intelligence artificielle. Comment fonctionne cette intelligence artificielle ? La technologie derrière ChatGPT fait partie de la catégorie des modèles de génération automatique de données. Ces modèles ont pour but d’apprendre, à partir d’une grande quantité de données, la structuration et les liens sous-jacents qui existent entre les différents éléments qui composent ces dernières. Il peut s’agir de données telles que les images, la musique et bien sûr un texte. Ici nous sommes en présence de données textuelles. Autrement dit, ChatGPT apprend à générer des textes dans différentes langues. De façon basique, l’algorithme de génération apprend à deviner un mot à partir des mots précédemment générés et du contexte de la phrase. Il fonctionne comme une sorte d’encyclopédie car ayant utilisé une base de connaissances riches sur divers domaines. Quels sont les avantages de cet outil pour les internautes ? C’est un outil qui vient à peine de voir le jour et nous découvrons au fur et à mesure ses énormes potentialités. Je vais quand même essayer d’énumérer quelques avantages déjà recensés à ce jour. Il agit comme un moteur de recherche en ce sens qu’il permet d’avoir des réponses intéressantes et synthétiques à une requête qu’on lui aurait soumise. A la différence des moteurs de recherche classiques qui fournissent des liens vers des sites qu’il faudra lire pour y trouver des réponses, cet outil peut donner la réponse exacte ou presque à ce que cherche l’utilisateur. C’est déjà un énorme gain de temps. ChatGPT peut aider les développeurs informatiques à gagner du temps en leur fournissant des briques de codes dans un langage informatique donné ou en leur expliquant un code informatique que lui aurait soumis le développeur. Bien sûr, il revient à l’utilisateur d’aller plus loin pour vérifier la justesse de ces résultats. C’est un outil qui peut aussi aider une personne lambda à se lancer dans une nouvelle formation. En effet, un internaute désireux de se lancer dans une formation x par exemple, et qui ne sait pas par où commencer, peut demander à ChatGPT de lui proposer un plan de formation adapté en lui précisant son niveau actuel et ses objectifs et tout ça dans un dialogue naturel. Cet outil est capable de vous conseiller des formations assez intéressantes à suivre pour y arriver. Chacun dans son domaine de compétence peut tirer le maximum de profit de cet outil. Les potentialités sont énormes et je suis convaincu que l’on n'est qu’au début. Je peux recommander à vos lecteurs une vidéo YouTube de Kevin Dégila, un jeune béninois qui aborde très bien cet aspect. La vidéo se trouve à l’adresse https://www.youtube.com/watch?v=JTqxI5fBMmY&t=1241s Quels sont les domaines dans lesquels ChatGPT est utile ? Les domaines d’utilisation de cet outil sont nombreux et restent à découvrir. Pour synthétiser, je peux dire qu’il est utile dans tous les domaines où l’humain a recours à l’internet pour trouver de la connaissance. Cependant, nous n’avons accès qu’à un prototype issu de travaux de recherche de OpenAI. On attend de voir quelle direction prendra la société et quelles sont les applications qui sortiront de leur laboratoire et qui seront basées sur cette technologie. Il se dit que Microsoft qui avait déjà investi dans la société va augmenter considérablement son apport financier pour pouvoir intégrer cette technologie dans ses outils existants. Quels sont les limites et dangers possibles de cette innovation pour ses utilisateurs ? Il est très important d’insister sur les limites et dangers possibles de cette innovation. L’un des dangers que tout le monde pointe du doigt est le plagiat et la propagation de fausses informations (fake news). En effet, la quantité énorme de données utilisées par la société OpenAI pour amener ChatGPT à apprendre toutes ces connaissances, est issue de l’internet. Il en résulte que toutes sortes de fausses informations s’y retrouvent. Un exemple auquel j’ai fait face moi-même, c’est en lui posant des questions sur la politique béninoise. Les réponses obtenues font rire par endroits, car loin de la réalité. Un autre exemple qui ne fait pas rire, c’est qu’en lui demandant des informations sur un célèbre artiste béninois, il a répondu que ce dernier était décédé depuis quelques années. Ce qui est faux. Un travail de filtrage doit être fait pour détecter les fausses informations et les enlever de la base. L’autre risque que j’ai souligné plus haut concerne le plagiat. En effet, dès son apparition, des étudiants en France et ailleurs l’ont déjà utilisé pour réaliser des devoirs de maisons. Mal leur en a pris, car même si le texte généré reste unique et correct la plupart du temps, il n’en demeure pas moins que la structuration reste similaire. C’est cela qui, dans le cas des étudiants susmentionnés, a mis la puce à l’oreille de leur professeur pour qu’il détecte que les devoirs rendus par ses étudiants étaient issus de l’Ia. Des chercheurs travaillent déjà à la détection des textes générés automatiquement par Ia. Il faut aussi savoir que dans sa version actuelle, comme il est mentionné sur le site de ChatGPT, les connaissances de ce dernier s’arrêtent en 2021 car c’est courant cette année que son apprentissage s’est arrêté. En résumé, il faut garder en tête que ces outils sont puissants parce qu’ils ont à leur disposition une quantité énorme de données et que tant qu’il y aura des biais dans les données, cela se fera sentir dans les réponses de l’Ia. Comment les Béninois doivent-ils se comporter afin d’en tirer meilleur profit? Comme pour toute nouvelle technologie, j’inviterai les uns et les autres à l’utiliser avec recul et réserve. En même temps qu’il est important de ne pas rater un virage technologique, il est aussi important de garder une certaine distance vis-à-vis de ces outils. Il faut les utiliser comme un moyen pour augmenter sa productivité sans arriver à une dépendance totale vis-à-vis d’eux. Cela est encore plus vrai pour nos pays d’Afrique sur lesquels il manque assez de données publiques disponibles sur internet. Le risque d’obtenir de fausses réponses à des questions spécifiques sur nos pays est grand. Utiliser exclusivement, par exemple, ChatGPT pour produire un texte sur le tourisme béninois serait une erreur. A vos lecteurs étudiants, élèves, je dirai que ChatGPT ne remplace pas les professeurs, les livres et les nombreux outils pédagogiques déjà disponibles.
Numérique 02 févr. 2023


Audit de sûreté de ses installations au Port de Cotonou: Bénin Terminal renouvelle son certificat ISPS
Le terminal à conteneurs du Port de Cotonou obtient une nouvelle fois son certificat international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS). Il a été délivré le 16 janvier 2023 par la Direction des Affaires portuaires, maritimes et fluvio-lagunaires du ministère des Infrastructures et des Transports du Bénin.Suite à un audit de sûreté des installations par les autorités assermentées, Bénin Terminal réussit l’exercice et renouvelle son certificat pour la 4e fois consécutive depuis 2018, année d’institution dudit certificat au Bénin après recommandations des US Coast Guard. Selon la déclaration de conformité publiée en décembre dernier, le terminal du port de Cotonou a bénéficié d’un avis largement favorable engendrant la reconduction du certificat ISPS de Bénin Terminal sur une durée de 17 mois, allant du 16 janvier 2023 au 28 mai 2024. Les conclusions de ce rapport d’audit soulignent également les efforts soutenus de Bénin Terminal pour le maintien et le développement des exigences du code ISPS sur l’installation portuaire notamment sur le respect de l’intégrité du périmètre d’installation portuaire ; le contrôle des accès ; l’organisation des séances de sensibilisation des usagers de Bénin Terminal; l’organisation des exercices de sûreté à l’attention des acteurs et usagers et l’attention portée aux questions de cyber sécurité qui constituent un défi majeur. « Ce certificat de renouvellement du code ISPS délivré à Bénin Terminal matérialise notre engagement constant au strict respect des règles et normes mises en œuvre sur nos installations au Port de Cotonou. Il est le gage de notre savoir-faire et réaffirme à nos différents partenaires et utilisateurs la confiance placée en Bénin Terminal dans sa volonté d’accompagner les ambitions du Port de Cotonou à s’inscrire au rang des plus performants et des plus sûrs de la sous-région. », a confié Fabrice Ture, directeur général de Bénin Terminal. Entré en vigueur depuis le 1er juillet 2004, le code ISPS se présente comme le dispositif de prévention des actes illicites: piraterie, terrorisme, trafics illicites (contrebandes d’armes, stupéfiants), sabotage, vol de marchandises, prise d’otages, immigrations clandestines, etc. Il se destine aux navires effectuant des voyages internationaux et aux installations portuaires leur fournissant des services. Il fait partie intégrante de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Solas). ----------------- À propos de Bénin Terminal Grâce à 95 milliards de F Cfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions pour les populations en partenariat avec des ONG, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le VIH, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. www.bolloreafricalogistics.com Economie 02 févr. 2023


Construction de lycées agricoles et écoles de métiers: L’autre pas vers la concrétisation
A travers l’autorisation de la contractualisation pour la réalisation d’études d’impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles, d’écoles des métiers, de lycées scientifiques et d’écoles normales supérieures, le gouvernement marque un autre pas vers la réalisation de ces infrastructures très attendues par le secteur éducatif.Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 1er février, le gouvernement a autorisé la contractualisation avec divers cabinets et groupements d’entreprises spécialisés pour la réalisation d’études d'impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles, d’écoles des métiers, de lycées scientifiques et d’écoles normales supérieures. Cette décision marque un nouveau tournant dans le processus de construction et d’ouverture de ces centres de formation qui entendent révolutionner le système éducatif dans son ensemble. Par le passé, plusieurs étapes de cette transformation de l’Ecole béninoise ont déjà été franchies. Entre autres, il y a la manifestation de la volonté politique marquée par l’engagement du chef de l’Etat, l’élaboration et l’adoption en décembre 2019 de la stratégie nationale de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, la table ronde et la mobilisation des ressources pour financer la stratégie, et l’envoi d’une première cohorte d’enseignants en formation, la transmission, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2021 à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi-cadre sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Etfp) et la création de l’Agence de développement de l’Enseignement technique (Adet). L’objectif de cette stratégie gouver-nementale est de favoriser, à l’horizon 2030, la renaissance de ce sous-secteur pour sa meilleure contribution au développement du Bénin. Dans cette même dynamique, le gouvernement avait déjà autorisé la contractualisation avec des cabinets internationaux pour construire, en collaboration avec les compétences nationales, six des sept écoles des métiers prévues à son Programme d’action 2021-2026. Il s’agit précisément des écoles des métiers de l’énergie et du développement durable, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, des industries du bois et de l’aluminium, de l’eau et de l’assainissement. Actualités 02 févr. 2023


Transactions commerciales: La rareté de la petite monnaie affecte l’activité économique
La mauvaise foi des commerçants et leur envie de se protéger contre les malfaiteurs déterminent la rareté de la monnaie divisionnaire, selon une étude menée par Dr Abdou Kadiri Imorou du Larem-Bec/Uac. Face à cela, la proximité du client avec le vendeur influence les transactions.La rareté de la petite monnaie affecte négativement les attitudes cognitives, affectives et conatives des consommateurs à l’égard des magasins de commerce ; la proximité perçue du client avec le vendeur modère négativement l’influence de la rareté de la monnaie divisionnaire sur les attitudes des consommateurs à l’égard des magasins de commerce. Telles sont les conclusions auxquelles est parvenu Dr Abdou Kadiri Imorou du Laboratoire de recherche en marketing et bien-être du consommateur de l’université d’Abomey-Calavi (Larem-Bec/Uac), au terme d’une étude sur le thème « Attitudes des consommateurs à l’égard des magasins de commerce face à la rareté de la monnaie divisionnaire : rôle modérateur de la proximité perçue du client avec le vendeur ». Présentant les fruits de ses recherches lors des Journées scientifiques de l’économie béninoise (Jseb) mi-décembre 2022 à Cotonou, il relève que le problème de la rareté de la monnaie divisionnaire se pose dans les échanges commerciaux des principaux centres urbains en Afrique subsaharienne au point qu’elle est source de nombreux désagréments dans les transactions commerciales entre les agents économiques. Le Bénin n’échappe pas à cette triste réalité, le pays étant également marqué par la pénurie des pièces de monnaie que ce soit dans les stations-service, les boulangeries, les pharmacies, les transports en commun, les magasins, les supermarchés ou les marchés de vivres. Les agents économiques éprouvent d’énormes difficultés à s’en procurer, ce qui a engendré deux graves conséquences à savoir le ralentissement de l’activité économique et le développement du faux-monnayage, explique Dr Abdou Kadiri Imorou. Il pointe du doigt la mauvaise foi des commerçants et le comportement de protection contre les malfaiteurs comme les principaux déterminants de la rareté de la monnaie divisionnaire. Une telle situation est aussi causée par un manque de stock de monnaie dans les institutions bancaires béninoises, selon Jean-Baptiste Abeni cité par l’auteur.

Face à la pénurie

Plus il y a la rareté de la monnaie divisionnaire, plus les clients développent une attitude non favorable à l’égard des magasins de commerce, souligne-t-il. Les résultats de ses recherches montrent aussi que plus le client est proche du vendeur, moins il développe une attitude non favorable à l’égard de son magasin de commerce face à la rareté de la monnaie divisionnaire. La détention de la monnaie par les différents agents, pour le motif de la transaction, est plus forte en billets de banque qu’en pièces métalliques, fait remarquer l’auteur. Et un petit nombre de vendeurs, ajoute-t-il, acceptent le règlement des achats par billets dès lors que le remboursement nécessiterait des pièces de monnaie. Si la monnaie divisionnaire est émise en quantités suffisantes par la banque centrale, sa rareté amène les agents économiques à faire des transactions avec des personnes qui leur sont familières afin de se protéger contre les malfaiteurs et les détenteurs de faux billets, estime le chercheur. Ce qui a l’avantage, selon lui, de freiner le phénomène et de permettre la poursuite normale des activités économiques. Pour remédier à la rareté de la monnaie divisionnaire, préconise l’auteur de la recherche, il importe d’intensifier les sensibilisations à l’égard des vendeurs en vue de l’acceptation des transactions commerciales à la fois avec des clients qui leur sont familiers ou non et les détenteurs de gros billets de banque en utilisant des détecteurs de faux billets afin de se protéger contre les clients malveillants. De même, poursuit-il, la banque centrale doit inciter les pays à orienter leurs politiques monétaires vers la bancarisation de l’économie, en l’occurrence vers la généralisation de l’usage des cartes bancaires et surtout vers l’adoption du Mobile banking lors des transactions économiques.
Economie 01 févr. 2023


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