La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Education: Les enseignants réintégrés appelés à prendre service
Les enseignants autrefois radiés de la fonction publique et qui y ont été réintégrés dernièrement par le gouvernement pourront reprendre effectivement le chemin des classes. A travers un communiqué, le ministère du Travail et de la Fonction publique leur a indiqué les diligences à accomplir.«… Les 305 enseignants n’ayant pas pris part à l’évaluation des connais-sances intellectuelles et professionnelles et radiés de la Fonction publique sont invités à se rapprocher de la Direction de la planification, de l’administration et des finances de leur ministère de tutelle, notamment le ministère des Enseignements maternel et primaire ou le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle pour leur reprise de service au plus tard le vendredi 24 février 2023 ». Ainsi est libellé l’appel lancé par la ministre du Travail et de la Fonction publique à cette catégorie d’agents de l’Etat qui viennent d’être réadmis à servir dans les écoles, lycées et collèges publics. En effet, le Conseil des ministres du 18 janvier dernier leur avait redonné l’espoir de retrouver leurs postes. C’est pour mettre en œuvre cette décision qui a donné le sourire à ces personnes que la ministre Adidjath Mathys a rendu public un communiqué leur indiquant les formalités à accomplir pour reprendre fonction. Mais les concernés n’ont pas tout le temps pour faire la démarche indiquée. Un dernier délai est fixé par l’autorité. « Passé ce délai, ceux qui n’auront pas repris service auraient choisi délibérément de refuser leur réintégration dans la fonction publique », précise la ministre. Rappel des faits Le gouvernement avait accordé sa clémence aux 305 enseignants radiés de l’effectif des Agents contractuels de l’Etat en décembre 2019 pour n’avoir pas participé à l’évaluation de leurs compétences intellectuelles et professionnelles tenue les 14 août et 7 septembre 2019. Ces 113 enseignants du cours primaire et 192 du cours secondaire ont été réintégrés dans la fonction publique afin de poursuivre leurs carrières. Dès qu’ils rempliront les formalités prescrites par le ministère du Travail et de la Fonction publique, ils devraient retrouver leurs apprenants, écoliers et élèves, afin de dispenser les différents curricula inscrits dans les programmes d’enseignement. La décision du gouvernement de réintégrer ces enseignants fait suite à de multiples interventions des responsables des confédérations et centrales syndicales qui n’ont cessé de l’inviter à revenir sur cette radiation collective qui, disaient-ils, causait de nombreux dommages aux concernés mais aussi à leurs familles respectives. Les secrétaires généraux de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) et de la Confédération des organisations syndicales indépendantes avaient encore réitéré cette demande de clémence au chef de l’Etat lors de la rencontre du 26 avril 2021, alors que le point n’était pas inscrit à l’ordre du jour. Après cette vague d’enseignants, il restera le démarrage du processus de reversement de ceux qui ont effectivement passé le contrôle de connaissances intellectuelles et professionnelles et qui avaient obtenu la moyenne. Ils accèderont donc au rang de fonctionnaires d’Etat avec tous les avantages qui y sont liés. Actualités 01 févr. 2023


Situation sanitaire exceptionnelle: « Il va falloir gérer des émotions »
La gestion d’une tragédie exige beaucoup de préparation, en amont. Lors de son passage à Cotonou, en 2022, Dr Dominique Taoko, médecin urgentiste en France, avait dévoilé des voies et moyens pour mieux gérer les drames. La Nation revient sur les suggestions du médecin réserviste de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.C’était un soir du 15 octobre 2022 à Cotonou. Dr Dominique Taoko projette, pendant quelques minutes des scènes de violences, des images blessés graves, de chocs émotionnels, avec des urgentistes au front. Elles sont surtout puisées des attentats du 13 novembre 2015 ayant fait au moins 130 morts et 350 blessés en France. Son vœu n’était pas que les pays ouest africains subissent de tels drames, mais qu’ils travaillent leurs systèmes de santé à y faire face au cas où. « Ça n’arrive pas qu’aux autres», avait-il fait remarquer au cours de sa conférence donnée sur les « situations sanitaires exceptionnelles : risques et enjeux ». Le drame survenu à Dassa est bien loin de là, mais rappelle combien les situations exceptionnelles deviennent récurrentes et peuvent provenir de violences, accidents de transport, catastrophes naturelles, accidents technologiques ou des crises sanitaires. S’y préparer répond aux principes de la médecine de catastrophe dont la doctrine est basée sur l’anticipation, la planification, l’exécution opérationnelle et la coordination des secours.

Le stress fausse des décisions

Dans des situations dramatiques, les urgentistes sont amenés à prendre des décisions dans l’incertitude. Les décisionnaires, comme c’est le cas actuellement du drame de Dassa, sont organisés en cellule de crise. D’un autre côté, selon Dr Dominique Taoko, les acteurs de terrain sont organisés en cellule opérationnelle. Il va falloir, disait-il, de l’expérience, gérer ces émotions et stress, que ce soit du côté des décisionnaires ou des exécutants. « Il va falloir beaucoup de discernement, de leadership et de management. Il y a des biais et des facteurs de contingence qui vont venir polluer votre prise de décision. Il faut toujours en situation de crise penser à l’inimaginable», fait-il remarquer. Le stress, dans la course contre la montre, peut être individuel et collectif, et fausser les réactions, s’il n’y a pas de préparation en amont. Dans la prise de décision, il faut savoir qu’une crise arrive; il y a une vision de crise. Chacun a une représentation. Mais le gestionnaire de crise doit assembler tout ça pour avoir une vision haute de la situation.

S’y préparer à tout moment

L’évaluation des risques, la planification à travers des exercices réguliers, l’attention à porter aux signaux annonciateurs sont importants dans un schéma de crise. « Au départ, tout est calme. Puis, il va se passer un changement d’univers, c’est-à-dire des signes annonciateurs d’une crise ». Ensuite arrive la prise de conscience. C’est une erreur de ne pas penser à tirer leçon du moindre signal d’alerte ou du moindre incident qui éprouve le système de gestion des urgences. A en croire, Dr Dominique Taoko, après la gestion de crise, il faudra des retours d’expérience, réajuster les plans d’urgence, retravailler les mesures opérationnelles, multiplier les exercices. « La gestion de crise est un réveil de risque, la préparation en amont. Il faut évaluer les risques, faire la veille, faire de la planification et la préparation. Toute personne qui ramène des informations à la salle de crise est importante», a-t-il fait savoir. Le plus difficile c’est de pouvoir prendre des décisions, avec une distribution précise des rôles. Quelques participants ayant déjà vécu des situations exceptionnelles du fait des attaques au nord du pays ont témoigné de l’importance de la préparation et des exercices. Puisqu’on ne sait pas toujours le jour ni l’heure où ces situations surviennent, malgré les signes annonciateurs.
Actualités 31 janv. 2023


Programme «Seeds of the future» de Huawei: 30 nouvelles graines d’innovations semées
En fin d’une formation pilotée par l’Ecole des métiers du numérique, les bénéficiaires de la septième édition du programme «Seeds of the future» initié par Huawei, ont reçu leurs parchemins, vendredi 27 janvier dernier, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Sèmè One. Ils sont appelés à se perfectionner et à devenir de véritables acteurs du monde de l’innovation et à impacter le Bénin.Ils ont reçu leurs parchemins de fin de formation et une tablette Huawei en guise d’outil! Les trente jeunes étudiants bénéficiaires du programme d’immersion technologique «Seeds of the future» sont désormais outillés pour performer dans le domaine de la technologie et de l’innovation. Et ce, grâce à l’expertise de Huawei et de l’Ecole des métiers du numérique, sans occulter les installations de Sèmè One, centre incubateur de référence qui a servi de cadre à leur formation. Ils ont été familiarisés avec les concepts tels que l’intelligence artificielle, le cloud computing, la 5G et les énergies renouvelables, lors d’un programme en ligne avec des experts chinois et locaux, et qui a été suivi par des étudiants du Bénin, du Congo, de l’Angola et de la Pologne. [caption id="attachment_92412" align="alignnone" width="450"] La septième promotion du programme «Seeds of the future» appelée à émerger
dans le domaine des innovations[/caption] A l’entame de la cérémonie de remise de prix à la septième cohorte du programme «Seeds of the future», Issiakou Souleymane, directeur général de l’Ecole des métiers du numérique a remercié le partenaire Huawei pour tout ce qu’il fait pour soutenir la formation des jeunes en technologie. Il indique que c’est la première fois que l’Ecole des métiers du numérique se joint à cette initiative au profit des jeunes. « J’espère que cette formation vous permettra d’émerger dans les différents domaines qui ont été abordés », a-t-il dit aux jeunes bénéficiaires, avec l’espoir que leur réussite serve d’exemple aux promotions à venir. Xu Yiming, représentant de Huawei, est satisfait de cette initiative qui porte des fruits au Bénin. Il a salué la franche collaboration avec le ministère du Numérique et de la Digitalisation et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. « Nous sommes vraiment fiers de ces jeunes étudiants et nous espérons qu’ils pourront impacter le monde et particulièrement le Bénin », a-t-il souhaité. Pour Josué Azandégbé, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, c’est un défi pour les bénéficiaires. Il les invite à se perfectionner pour être de véritables ambassadeurs du Bénin dans le domaine de l’innovation. Juste Gouclounon, représentant des étudiants, en fait la promesse au nom de ses pairs. Représentant l’Université d’Abomey-Calavi, Professeur Eugène Ezin, directeur de l’Institut de formation et de recherche en informatique, a exprimé la fierté de l’Uac d’être associée à cette initiative. Il note un engouement croissant des jeunes dans le domaine du numérique notamment les innovations et se dit heureux de constater que Huawei soutient les étudiants dans cette perspective. Faut-il le rappeler, Huawei est une entreprise fondée en 1987 et qui fournit des solutions dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Son siège social se trouve à Schenzen en Chine.
Société 30 janv. 2023


Père Eric Aguénounon sur les 25 ans de l’Iajp: « L’Institut est resté dans la droite ligne de sa mission »
L’Institut des Artisans de Justice et de Paix «Le Chant d’Oiseau» (Iajp/Co) est dans la fièvre de son jubilé d’argent. Un quart de siècle pendant lequel l’institut s’est dédié à l’enseignement de la doctrine sociale de l’Eglise catholique au service du peuple. Père Arnaud Eric Aguénounon, directeur de l’Iajp et du centre de recherche et de formation «Le Chant d’oiseau», en dresse le bilan et partage les perspectives.La Nation : L’Institut des Artisans de Justice et de Paix a 25 ans. Peut-on en savoir davantage sur son origine, sa mission et ses attributions ? Père Eric Aguénounon : L’Institut des Artisans de Justice et de Paix est une institution catholique née sous l’inspiration de Mgr Isidore de Souza qui, au sortir de la Conférence nationale, a souhaité un institut qui réfléchisse sur les questions sociopolitiques à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise. La doctrine sociale de l’Eglise est cette branche de la Théologie qui traite, en général, des questions socio-politiques et économiques. Mgr de Souza a donc voulu former les acteurs politiques et surtout mettre au service de toute femme et de tout homme de bonne volonté, des armes intellectuelles leur permettant d’avoir une conscience aiguisée et un cœur ouvert à la paix et à la justice. Cette institution a alors vu le jour le 22 décembre 1997 au grand séminaire Saint Gall au cours d’un symposium. Au départ, l’institut était lié à la Commission pontificale Justice et Paix, qui aujourd’hui est confondue au grand dicastère chargé du développement durable au Vatican. Le premier directeur à qui Mgr Isidore de Souza a demandé de créer cet institut, c’est le père Raymond Goudjo. C’est lui qui a été le pionnier et qui a bâti cet institut. C’est un prêtre qui, envoyé aux Etudes, savait déjà ce à quoi il était destiné à son retour: fonder un institut ! Arrivé donc en Allemagne, il a présenté son projet pour le Bénin et l’Afrique de l’Ouest et cela a convaincu de nombreuses personnes, de sorte qu’il a pu obtenir le soutien d’amis et bienfaiteurs qui ont financé la construction de cet édifice ainsi que la promotion de la doctrine sociale de l’Eglise catholique au Bénin. Et depuis 25 ans, nous existons.

En 25 ans d’existence, avez-vous l’assurance que l’Iajp s’est véritablement inscrit dans sa mission ?

Bien-sûr ! L’institut a atteint son but et continue de jouer fidèlement son rôle. Au long des années et à travers ses différents programmes, l’institut est resté dans la droite ligne de sa vision et de sa mission. Nous avons essentiellement trois programmes. Le programme phare, c’est la promotion de la doctrine sociale de l’Eglise dans l’enseignement catholique. Dans le cadre de ce programme, nous intervenons dans 193 écoles sur tout le territoire béninois. C’est un programme qui a impacté 47 mille jeunes parmi lesquels des élèves, des collégiens et lycéens. Nous fournissons aux enseignants des outils pédagogiques pouvant les aider à former les élèves en matière de valeurs chrétiennes et citoyennes, les conduisant à être de bons citoyens. Nous avons de bons retours chaque fois que nous passons faire l’évaluation sur le terrain. Le deuxième programme, c’est la formation des agents pastoraux et acteurs sociaux: prêtres, religieux, laïcs et tout acteur du monde social. Par promotion, ils sont 30 à 40 personnes et c’est une formation triennale à raison de quatre semaines l’année. Il y a des centaines de personnes qui sont passées dans cet institut et qui ont été formées au titre de ce programme. Il s’agit d’une formation en renforcement de capacités qui a un impact certain. Depuis qu’ils sont formés, je puis vous dire qu’ils restent attachés à l’institut et sont de véritables artisans de paix et de justice; ils sont imprégnés de la doctrine sociale de l’Eglise catholique. Avec la doctrine de la foi, on apprend qui est Jésus, qui est Marie, le Credo, la résurrection, l’incarnation… Mais ce que l’Eglise pense du monde économique et social, de la sphère politique, de la culture, de l’environnement et de la cité, c’est avec la doctrine sociale qu’on l’apprend. Il s’agit entre autres de questions touchant aux concepts tels que le bien commun, la destination finale des ressources, la subsidiarité, les droits de l’homme, la gouvernance, le développement, la justice, l’Etat de droit, le travail, la démocratie… L’Eglise se prononce aussi sur ces matières et a une doctrine sur ces questions. C’est louable que plusieurs personnes s’intéressent à ce programme de formation et quand elles viennent s’abreuver, elles continuent d’en vivre. Enfin, notre troisième programme, est certainement le plus connu, c’est l’organisation de conférences sociales, sept fois dans l’année, et d’un symposium par an. L’intérêt du public autour de ces conférences et symposium est manifeste et s’accroît au fil des éditions. Aujourd’hui nous voulons aller plus loin.

Aller plus loin ! Avec quels perspectives et défis ?

Nous avons deux défis majeurs: le défi de l’originalité et le défi de la continuité. Il est question de rester original, avec de nouvelles idées, perspectives et défis ; mais aussi de toujours garder la sève originale. Comme je le disais, nous organisons déjà des conférences sociales mais aujourd’hui nous pensons à des activités intellectuelles autour d’un thème trimestriel. Au premier mois, une conférence délivrée par un spécialiste ; au deuxième mois, un panel avec trois spécialistes sur le même thème pour un débat contradictoire; au troisième mois, des carrefours de discussions avec les participants sous l’égide d’un présidium composé du président et du rapporteur. Cela permettra de mieux développer les idées et d’aller vers un conseil scientifique. L’autre perspective qui nous tient à cœur, est relative à notre programme d’enseignement des valeurs chrétiennes et citoyennes. L’ambition, c’est d’arriver à mettre en place la formation par les pairs. Que les enfants eux-mêmes puissent se former, qu’ils soient responsables et travaillent à la formation de leurs pairs. Cela va se faire à travers des cercles de réflexions constitués par les enfants et pour les enfants. [caption id="attachment_92370" align="alignnone" width="450"] Père Arnaud Eric Aguénounon[/caption]

Parlant du jubilé, quelles sont les activités prévues dans le cadre de la célébration des 25 ans de l’Iajp ?

Nous avons eu une soirée culturelle avec deux concerts le jeudi 5 janvier dernier et la projection d’un documentaire produit dans le cadre des 25 ans de l’institut. Le vendredi 6 janvier, il y a eu la messe solennelle avec les évêques du Bénin, messe inscrite à l’agenda de leur session épiscopale de janvier et qui a justement consacré la clôture de la deuxième session ordinaire de la Conférence épiscopale du Bénin. Tout au long de l’année, nous allons poursuivre avec une série de conférences et d’activités pour lesquelles nous invitons d’ores et déjà les populations.

L’Iajp célèbre 25 ans dans un climat électoral où les acteurs sont appelés à être des artisans de paix. Que dire de la démocratie, de la justice et de la paix au Bénin ?

Comme plusieurs autres pays africains, le Bénin est en fondation de la démocratie. Quand on observe les vieilles démocraties, on constate que leurs peuples n’en sont pas si satisfaits que ça. Nous avons vu les «gilets jaunes» en France, nous avons vu l’invasion du Capitole aux Etats-Unis après l’échec de Donald Trump… Ce que ces peuples revendiquent ou ce qu’ils contestent, nous, nous ne l’avons même pas encore. C’est pour dire que nous sommes encore à une étape de fondation de la démocratie. Et la question qui me taraude l’esprit est celle-ci: comment peut-on constituer la démocratie si dans notre esprit, on ne désire pas la liberté, le respect des droits de l’homme, l’égalité, l’éthique et le patriotisme. Il faut désirer ces valeurs ! La démocratie vient d’abord d’un désir interne et intrinsèque à l’homme. Quand on n’a pas ce désir, on transgresse les normes juridiques et sociales. Quand vous prenez un pays comme la France où nous avons nos compatriotes et certains ont même la bi-nationalité ; ces compatriotes ne se comportent pas en France comme nous nous comportons ici. Le niveau de démocratie est autre ! Tout Français respire cette démocratie parce qu’ils ont connu aussi des moments de monarchie, ils ont connu la révolution française, ils ont destitué la noblesse et se sont affranchis du clergé. Et donc, ils sont pétris de cet élan de liberté, de rationalité et de revendication. Mais nous, dans notre contexte endogène, où nous avons la féodalité, la culture, les religions traditionnelles…, la démocratie a besoin d’être inculturée et c’est là le deuxième niveau : partir d’un désir et ensuite inculturer la démocratie. Puis, comprendre que c’est le peuple qui est au cœur de la démocratie et par conséquent, former le peuple, priser l’enseignement à tous les niveaux. Et à partir de là, on pourra semer des graines d’espérance. La démocratie ne s’arrête pas à l’organisation des élections. La démocratie, c’est un désir qui devient culture, une culture qui devient habitude et la culture qui devient habitude est au rang de vertu. Mais nous sommes bien loin de là.

Un mot sur le déroulement des dernières élections législatives ?

Les élections législatives se sont déroulées dans le calme. Toutefois, on sent à travers le faible taux de participation l’inquiétude et le désintérêt du peuple. En général, en Afrique, le pouvoir politique travaille du chapeau pour des résultats d’élections qui sortent du chapeau et certains portent leur chapeau ou avalent leur chapeau. De toutes les façons, les élections sont passées et nous sommes désormais dans la période post-électorale. En cette période, j’invite tous les acteurs de la société à demeurer des artisans de paix et de justice et à ne pas être des vecteurs de haine et de violence. La violence, on sait quand ça commence mais on ne sait pas quand ça s’achève. En plus, la violence ne profite à personne.
Société 29 janv. 2023


Préparatifs de la Can U20 Egypte 2023: Les Ecureuils entament leur dernier stage
Le Bénin va prendre part du 19 février au 11 mars prochain en Egypte à la Coupe d’Afrique des Nations U20. En prélude à cette compétition, les Ecureuils ont entamé leur dernier stage de préparation, ce jeudi 26 janvier à Cotonou.A trois semaines de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations U20 prévue du 19 février au 11 mars 2023 en Egypte, la sélection nationale U20 du Bénin a démarré son dernier stage de préparation, ce jeudi 26 janvier à Cotonou. Pour atteindre ses objectifs, Mathias Déguénon, sélection-neur des Ecureuils U20, a retenu 26 joueurs qui ont effectué leur première séance d’entraînement dans l’après-midi d’hier. Sur les 26 joueurs convoqués, 22 ont répondu à l’appel de l’entraîneur. Le groupe est constitué pour la plupart des joueurs ayant pris part au tournoi Ufoa à Niamey. On retrouve entre autres sur cette liste le gardien de but David Agossa, le défenseur Cyril Aloya, le milieu de terrain Malik Tongui et les attaquants Farid Edou, Rivaldo Alitonou et Samidou Bawa qui ont porté haut l’étendard du Bénin lors de la finale du tournoi de l’Ufoa B contre le Nigeria. A ceux-ci s’ajoutent certains renforts au niveau des compartiments (défense, milieu et attaque). Seul Samadou Attidjikou de Bani Gansè Football club est le néophyte sur cette liste. Convoqué pour la première fois, il aura l’occasion de démontrer lors de cet ultime stage qu’il mérite la confiance du staff technique. Grande révélation du stage des Ecureuils juniors en Afrique du Sud avec à la clé un but contre Mamelodi Sundows, Halid Djankpata d’Everton (Angleterre) ne sera pas au pays des Pharaons pour cause de blessure (six semaines d’indisponibilité). Pour cette dernière étape, Mathias Déguénon et ses poulains ne passeront que deux jours à Cotonou avant de mettre le cap sur le Maroc pour un stage d’acclimatation et des matches amicaux avant de rallier Alexandrie où sera logé le groupe C qui comprend, outre le Bénin, la Tunisie, la Gambie et la Zambie. Faut-il le signaler, le Bénin joue son premier match face à la Zambie le 21 février prochain à 19 h heure locale. Sports 27 janv. 2023


Législatives 2023/Contentieux électoral: Sept recours rejetés par la Cour constitutionnelle (Méconnaissance des textes électoraux par les partis)
Aucun des recours formulés par les candidats des partis politiques Bloc républicain et Les Démocrates n’a prospéré devant la Cour constitutionnelle. Ainsi en a délibéré le juge du contentieux électoral, dans le cadre des législatives du 8 janvier, au terme de la plénière de ce jeudi 26 janvier, au siège de l’institution à Cotonou.Les requêtes formulées par les candidats des partis politiques Bloc républicain et Les Démocrates ont été toutes rejetées par la Cour constitutionnelle. A l’issue de l’audience plénière, au cours de laquelle les parties ont exposé leurs arguments devant le juge du contentieux électoral, aucune modification n’est apportée aux résultats définitifs des législatives du 8 janvier. L’Union progressiste le Renouveau conserve ses 53 sièges, le Bloc républicain 28 et Les Démocrates repartent également de la Cour, avec 28 sièges. Au total, sept dossiers ont été examinés au cours de cette plénière. De la délibération, il ressort que les requérants ont méconnu les dispositions des articles 92 et 93 du code électoral. En substance, les documents électoraux sont constitués au niveau des postes de vote, et comportent des réclamations et observations éventuelles des représentants des candidats, des listes de candidats ou des partis politiques, ainsi que des réclamations rédigées par les électeurs, s’il y en a. Une copie du procès-verbal et une copie de la feuille de dépouillement sont immédiatement remises aux représentants des candidats ou partis politiques présents. C’est sur la base des observations préalablement mentionnées le jour du scrutin sur lesdits documents que les recours sont formulés devant la Cour constitutionnelle. Mais les requérants n’ont pas tenu rigueur à ces dispositions, et ont procédé à des constats d’huissier des jours après le scrutin. Certains ont exposé des vidéos et photos de supposées fraudes devant le juge du contentieux électoral. Ils n’obtiendront pas gain de cause. Ces preuves ne sont pas recevables. Ainsi, tous les recours formulés, ne se fondant pas sur les dispositions du code électoral et de la loi organique de la Cour en cette matière ont été rejetés. Il s’agit des requêtes formulées par Moussa Rafiou, candidat du parti Ld, pour l’invalidation du siège de l’élu Br, Comlan Benoît Degla, dans la 10e circonscription électorale. Une demande similaire formulée dans la 9e circonscription par Rufin Zomahoun du parti Ld, contre l’élection de Nicaise Kotchami Fagnon de l’Up-r a échoué. Dans la 23e circonscription, le recours en annulation du siège accordé à Armand Gansè du Bloc républicain par Raoul Glessougbé du parti Ld n’a pas prospéré. Les élus Viwagnon Jean M. Zannou et Nestor Noutai de l’Union progressiste le renouveau ont été également mis en cause sans succès dans la 6e circonscription. Deux recours sont enregistrés dans la 11e circonscription et rejetés par la Cour. D’une part, une réformation des résultats définitifs proclamés le jeudi 12 janvier dernier, et l’invalidation du siège de Gisèle Sewadé, élue Up-r, et d’autre part, Emmanuel Golou, candidat Br, a sollicité l’invalidation de l’élection des élus Up-r, Richard Allossohoun et Gisèle Sewadé. Au niveau de la 19e circonscription, la requête de dame Gbèssouvègni Aimée Gnonlonfon, candidate du parti Ld contre l’élection de Cécile Ahouménou, élue Up-R, a échoué.

--------------- Ils ont dit… -------------

Me Ibrahim Salami, conseil des élus de l’Union progressiste le Renouveau

« Nous avons démontré que les allégations ne sont pas des preuves… »

« Des recours sont faits contre les élections de nos candidats. Dans toutes les requêtes qui ont été adressées à la Cour constitutionnelle, des allégations ont été faites et nous avons démontré que ces allégations ne sont pas des preuves légalement admises en droit positif béninois. Les preuves légalement admises dans le droit positif béninois et dans le contentieux constitutionnel béninois ne sont pas des vidéos ou des affirmations, ou même des constats d’huissiers. Ce sont des irrégularités qui sont reconnues comme telles et mentionnées comme telles dans les documents électoraux le jour de l’élection. Toutes les requêtes qui ont été présentées aujourd’hui, n’ont pas respecté cet élément fondamental de procédure et de preuves. Et c’est sur ce terrain que toutes les requêtes ont été rejetées » n ---------------------------------------- Armand Gansè, élu Br de la 23e circonscription :«La Cour vient de rétablir la vérité… »

« La Cour vient de rétablir la vérité. J’avais comme l’impression que mon adversaire a voulu saboter ma victoire. Il a présenté un recours sans aucune preuve. Les sages de la Cour sont là pour trancher selon les preuves à eux soumises. Ce soir, l’émotion qui m’étreint est grande. Je voudrais rendre un hommage mérité à la Haute juridiction qui a tranché en toute impartialité. J’ai noté également que la Cour constitutionnelle est un champ de débat technique sur la base de supports juridiques. Je voudrais aussi féliciter les populations de la 23e circonscription qui ont voulu porter leur choix sur ma modeste personne. Je ne vais pas les décevoir. Nous allons rester dans la dynamique du gouvernement, en tant que député de la mouvance, afin que les zones qui manquent d’eau, de routes et autres besoins soient comblées ». ----------------------------------------

Gisèle Sèwadé, élu Up-R de la 11e circonscription électorale

« Le droit électoral a été dit » « Le recours dont nous avons fait objet a été rejeté par la Cour constitutionnelle. Le droit électoral a été dit. Je voudrais saluer toute la chaîne institutionnelle impliquée dans l’organisation des élections, jusqu’au règlement du contentieux électoral, pour la qualité du travail abattu pour des élections libres, crédibles et transparentes. Nous remercions nos mandants, les militants de l’Union progressiste le Renouveau et surtout les populations d’Aplahoué, de Djakotomey et Klouékanmè pour cette adhésion claire à notre vision. Il faut maintenant qu’ensemble, au-delà de nos divergences, nous nous mettions au travail pour la construction de notre nation ». ----------------------------------------

Cécile Ahouménou, élue Up-R de la 19e circonscription électorale « Au bout des chemins tumultueux, il y a toujours la lumière… »

«La Cour constitutionnelle a rendu son verdict. Je n’ai qu’une phrase. Au bout des chemins tumultueux, il y a toujours la lumière ». Propos recueillis : Arnaud DOUMANHOUN
Actualités 27 janv. 2023


Echange de vœux à l’Assemblée nationale: Le bilan de la 8e législature au peigne fin
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et ses collègues députés de la 8e législature ont échangé les vœux de nouvel an, ce jeudi 26 janvier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Occasion pour eux de saluer le bilan de leur mandature qui arrive à terme le 11 février prochain.« Au cours des quatre années que nous avons passé ensemble, nous avons pu jouer notre partition dans le processus de développement de notre cher et beau pays, le Bénin. Ainsi, sur le plan législatif, plusieurs lois à fort impact social, politique et économique ont été adoptées. On note une centaine de textes de lois votés dont la plupart touchent les secteurs vitaux de notre nation ou permettent au gouvernement de disposer de ressources nécessaires à la mise en œuvre de son programme d’action. A ces lois, s’ajoutent d’autres relatives aux finances et aux accords de crédits, de conventions et protocoles signés entre l’Etat béninois et ses partenaires internationaux». C’est en ces termes que le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, a planté, au nom de tous les députés, le décor de son message de présentation de vœux de nouvel an au numéro 1 du Parlement, Louis Vlavonou ainsi qu’à toute sa famille. Selon lui, sans aucun doute, la 8e législature s’est démarquée par son total soutien aux réformes entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon. Les instruments juridiques nécessaires aux réformes et la mise à disposition des ressources financières y afférentes ont été aussi accordés. Robert Gbian n’oublie pas les actes posés dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale et de la diplomatie parlementaire. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale se dit fier du bilan de la 8e législature. Il se réjouit de ce que la qualité du travail a été reconnue par le chef de l’Etat, lui-même, qui l’a souligné à maintes reprises notamment le 12 janvier dernier à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an aux institutions de la République.

Place à la 9e législature

« J'ai eu de la peine à contenir mon émotion en écoutant les propos très touchants que le chef de l'État a rendus à notre législature à l'occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an des présidents des institutions de la République du Bénin. Pour ma part, j'estime humblement que ce mérite revient plutôt à nous tous, car ce fut, en réalité, une œuvre collégiale et collective ; je n'en fus, de ce point de vue, que le chef d’orchestre », a dit le président Louis Vlavonou. Il a félicité tous les députés de la 8e législature de façon générale pour leur assiduité, leurs riches contributions lors des travaux en commission ou au cours des débats en plénière. « C'est en effet à tout cela, et aussi à bien d'autres facteurs encore, comme l'esprit de responsabilité et de tolérance par exemple, qui ont caractérisé les uns et les autres, que nous devons l'immense travail législatif que nous avons pu accomplir ensemble et opérer les diverses réformes qui améliorent progressivement et notablement la gouvernance de l'institution parlementaire», a ajouté Louis Vlavonou. Il a par ailleurs eu une pensée particulière pour ceux qui, pour une raison ou une autre, ne seront pas dans la barque de la 9e législature. Le président de l’Assemblée nationale a enfin rappelé à l’intention de ceux qui ont bénéficié du renouvellement de la confiance des électeurs qu’ils ont une lourde responsabilité devant l'histoire après leur installation le dimanche 12 février prochain.
Actualités 27 janv. 2023


Démocratie, État de droit, respect des principes constitutionnels en Afrique: Le message du mouvement citoyen ‘’Tournons la page’’
L’assemblée générale du mouvement citoyen ‘’Tournons la page (Tlp)’’ tenue du 23 au 26 janvier à Cotonou a été l’occasion pour les acteurs venus des quatre coins du monde de renouveler leur engagement en faveur de la démocratie, de l’État de droit, de l’égalité de tous devant la loi. Il s’agit aussi d’appeler tous les dirigeants africains à ouvrir l’espace civique en vue de garantir la stabilité sociale et l’épanouissement des populations.Pas de démocratie sans alternance. C’est le point de vue du mouvement citoyen ‘’Tournons la page’’. Dans une déclaration rendue publique à l’issue de leur assemblée générale tenue du 23 au 26 janvier dernier à Cotonou, les membres venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et du Moyen-Orient dont les représentants des coalitions nationales, des coalitions aspirant à l’adhésion, des organisations partenaires ainsi que des partenaires techniques et financiers regrettent que dans de nombreux pays représentés, il persiste d’énormes défis quant à l’alternance démocratique, l’État de droit, le respect des principes constitutionnels et des droits humains. Par la voix de son président, Marc Ona Essangui, le mouvement condamne aussi la restriction grandissante de l’espace civique et toutes les conséquences que cette situation entraîne sur la vie des citoyens. Le président de Tlp souligne que ces pratiques dissuasives et répressives ne vont ni les décourager, ni les empêcher de continuer leur lutte citoyenne en faveur de la démocratie, l’État de droit, du respect des principes constitutionnels ainsi que l’égalité des citoyens devant la loi.

Inclusion

Dans de nombreux pays, précise Marc Ona Essangui, les citoyens ne sont pas égaux devant la loi. A l’en croire, des pratiques de discriminations basées sur l’appartenance politique sont devenues monnaie courante et créent des frustrations de toutes sortes. En vue de pérenniser le réseau Tlp et de le rendre en adéquation avec les réalités de leurs contextes d’actions, les membres s’engagent à l’inclusion progressive et effective des jeunes et des femmes dans toutes ses structures et plus particulièrement dans les instances de prise de décision. Ils expriment leur fierté d’accueillir les nouvelles coalitions de ‘’Tournons la page’’ au Bénin, au Malawi, au Mali et en Ouganda et restent convaincus que leur adhésion renforcera le réseau et vice versa.
Actualités 27 janv. 2023


Amélioration du taux de pénétration Internet: Aurélie Adam Soulé Zomarou exhorte les fournisseurs d’accès
Face aux ambitions du gouvernement pour l’amélioration du taux de pénétration internet au Bénin, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, s’est entretenue, ce jeudi 26 janvier à Cotonou, avec les fournisseurs d’accès internet (Fai) agréés. Au cours de cette rencontre, il a été question non seulement d’écouter les acteurs de l’écosystème mais aussi de réfléchir afin de relever le défi d’un Bénin où l’accès à internet pour tous est une réalité.Analyser et réfléchir sur la situation des fournisseurs d’accès internet (Fai) afin de leur permettre d’offrir aux populations un service à la hauteur des ambitions du gouvernement. C’est l’objectif de la rencontre d’échanges entre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et les Fai agréés, ce jeudi 26 janvier à Cotonou. C’est l’occasion pour la ministre de tutelle de rappeler les investissements importants consentis par le gouvernement du président Patrice Talon en matière de déploiement des infrastructures et des usages numériques depuis 2016. «Aujourd'hui, l'État béninois a offert les conditions nécessaires à l'essor de la connectivité à internet et nous ambitionnons que l'accès à internet ne soit plus un problème dans notre pays », a-t-elle déclaré. Selon elle, les fournisseurs d’accès internet constituent dans l’écosystème du numérique des acteurs importants sans qui le gouvernement ne peut atteindre son objectif dans le cadre de l’amélioration du taux de pénétration internet. « Vous êtes les instruments de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière du numérique », a-t-elle poursuivi. Vu que les attentes peinent à être comblées malgré la présence d’acteurs de poids sur le marché et en dépit des efforts déployés par le gouvernement dans le secteur, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a invité tous les Fai à relever le défi pour un Bénin numérique où l’accès à internet est une réalité pour toutes les couches de la population. [caption id="attachment_92330" align="alignnone" width="470"] Le parterre des fournisseurs d’accès internet lors de la séance[/caption]

Pour un secteur plus rayonnant

Au regard des sujets abordés par les Fai, elle les a rassurés qu’un plan d’actions sera mis en place en synergie avec l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste afin de contribuer à l’avancement du secteur. «Je prends l'engagement que vos préoccupations seront abordées pour trouver des solutions et parvenir dans les prochains mois à une situation plus conforme aux attentes du secteur », a-t-elle conclu. Heureux du bon déroulement de cette séance qui a permis de passer en revue les forces et les faiblesses du secteur des Fai, Flavien Bachabi, président de l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep Bénin) a salué cette initiative de la ministre du Numérique et de la Digitalisation avant d’exhorter les Fai à plus d’efficacité. «Cette rencontre est la preuve que votre secteur constitue une priorité pour le gouvernement qui est préoccupé par son rayonnement», a-t-il indiqué. Déplorant le manque d’initiatives de certains Fai, il a réitéré la volonté de l’Arcep de contribuer à la dynamisation de ce secteur. Abordant les questions relatives aux difficultés avec les entités étatiques notamment la Société béninoise des Infrastructures numériques (Sbin), à la mutualisation des infrastructures, aux disparités des tarifs et autres, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence des Systèmes d’information et du Numérique, pense que le gouvernement dispose du meilleur dispositif pour répondre aux besoins des Fai. « Nous avons le dispositif pour aller beaucoup plus vers des marges d'exploitation qui vous permettront d'opérer facilement », a-t-il rassuré. Pour lui, la question du taux de pénétration de l’internet dans les différentes régions du pays est un enjeu majeur pour le gouvernement disposé à travailler avec tous les acteurs. Au terme de la séance, Robert Aouad, directeur général d’Isocel Telecom, se dit satisfait de cette séance qui leur a permis de partager leurs difficultés avec les autorités. « C’est une opportunité pour nous permettre de poser nos problèmes afin d’aider le gouvernement à atteindre ses objectifs », a-t-il déclaré avant de réitérer sa disponibilité à accompagner le gouvernement dans son ambition. Abondant dans le même sens, Carl Aniambossou de Sud Télécom Solutions se dit prêt à impacter davantage le secteur. « Nous sommes disponibles à travailler avec l’Etat pour trouver des solutions idoines en vue de l’amélioration du taux de pénétration internet», a-t-il promis n
Actualités 27 janv. 2023


Délégation au contrôle et à l’éthique dans l’Enseignement supérieur: Les membres désignés
La défaillance des enseignants des universités publiques et privées, le harcèlement et l’injustice envers certains étudiants et autres maux déplorés sur les campus universitaires trouvent un remède adéquat. Les membres de la Délégation au contrôle et à l’éthique dans l’Enseignement supérieur ont été nommés en Conseil des ministres, ce mercredi 25 janvier, conformément à la législation en vigueur.C’est le professeur Epiphane Sohouénou, fort de la quarantaine d’années qu’il passe dans le milieu universitaire en tant qu’enseignant et de la probité qui lui est reconnue par nombre de ses collègues qui a la charge de conduire la Délégation au contrôle et à l’éthique dans l’Enseignement supérieur. A ses côtés, il y aura des personnalités de renom comme Cyrille Gougbédji, le professeur Norbert Hounkonnou, l’enseignante-chercheure Rose Fiamohè, l’expert-consultant Jules Dégila, le gynécologue-obstétricien René Xavier Perrin et l’universitaire Kpé Fo-Koku Kpogo. Ces sept membres dont la structure est placée sous la tutelle du Conseil national de l’Education deviennent comme les gardiens de la morale et du respect des normes dans les hauts lieux du savoir sur toute l’étendue du territoire national. Cette structure est mise en place à la présidence de la République pour veiller au respect de la déontologie et l’éthique dans l’exercice de la profession d’enseignant du Supérieur. Selon le décret n°2022-149 du 2 mars 2022 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Organe national de contrôle et d’éthique dans l’Enseignement supérieur, cette structure qui constitue une des actions prévues par le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026 pour la poursuite de la restructuration du système éducatif béninois, assure l’évaluation de la qualité des enseignements, contribue à l’évaluation des activités pédagogiques et scientifiques à tous les niveaux et veille à l’actualisation des curricula de formation, des techniques et méthodes d’enseignement et de formation par des missions d’expertise. Les prérogatives du nouvel organe s’étendent à la gouvernance administrative du personnel enseignant. En effet, il supervise la conception, la gestion et le contrôle du Fichier national des aspirants à l’Enseignement supérieur.

Des modèles reconnus

Les membres désignés pour siéger au sein de la Délégation au contrôle et à l’éthique dans l’Enseignement supérieur ont été choisis par différentes institutions. Installés, ils travailleront selon l’article 9 du décret sous la coordination de la personnalité désignée par le président de la République. Celle-ci portera désormais le titre de délégué général et aura à sa disposition un secrétariat administratif qui est chargé du traitement des courriers, de la gestion des matériels et des stocks de fournitures de l’organe. « Le secrétaire administratif est nommé par arrêté du ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, parmi les agents de la catégorie A3 au moins et ayant au moins cinq années d’expérience professionnelle, ou de niveau équivalent s’il est désigné en dehors de la Fonction publique», précise le même décret. Dans son fonctionnement, l’organe effectue un contrôle pédagogique trimestriel de chaque enseignant et transmet simultanément le rapport au ministre chargé de l’Enseignement supérieur et au Conseil national de l’Education.
Actualités 26 janv. 2023


974 - 2203