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Nouvelles

Marcel Amon-Tamon, secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente: « Le Bénin est un acteur important… »
Le secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente a été reçu en audience, mardi 24 janvier, par le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération. Les deux personnalités ont échangé sur des sujets ayant pour but la dynamisation de la plus vieille institution d’intégration régionale dans laquelle le Bénin, membre fondateur, a toujours joué un rôle important. Avant d’être nommé secrétaire exécutif du Conseil de l’entente, l’Ivoirien Marcel Amon-Tamon a été le chef de la diplomatie de son pays. C’est donc un frère, un ami mais surtout un ancien collègue qu’a reçu le ministre Aurélien Agbénonci en son cabinet, ce mardi 24 janvier. La vie de l’institution d’intégration régionale, constituée par le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Niger était au cœur des discussions. Fort d’une soixantaine d’années d’existence, le Conseil de l’Entente se lance dans une nouvelle dynamique que porte Marcel Amon-Tamon. « Avec le président de la République, nous avions parcouru les grandes lignes et recueilli ses avis, ses conseils et ses orientations. Et avec le ministre, nous sommes allés dans les détails pour voir comment continuer la redynamisation et le repositionnement de cette institution », a expliqué le secrétaire exécutif du Conseil de l’entente. Puis il décerne un satisfecit au Bénin pour le rôle qu’il a joué depuis la mise en place de l’organisation dont il est d’ailleurs un membre fondateur. « C’est un instrument important de la coopération politique des chefs d’Etat, de concertation et de solidarité. Le Bénin est un acteur important et membre fondateur. Et je sais que l’appui du Bénin est déterminant et sera très apprécié de nous-mêmes », a-t-il poursuivi. « Le Bénin a été toujours reconnu comme un acteur actif au sein de cette organisation. Nous nous sommes revus pour passer en revue la situation de cette organisation et voir ce qui est attendu de notre pays et si nous jouons bien notre partition en tant que membre fondateur», a expliqué le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération avant de faire savoir qu’il se réjouit de ce que le secrétaire exécutif soit heureux de la qualité des ressources humaines béninoises qui sont dans l’équipe et des ambitions de son ancien collègue. « Je me suis réjoui aussi de ce qu’il a un programme ambitieux et qu’il a voulu continuer voire amplifier le programme, immobilier de l’organisation mais aussi le moderniser. Il a aussi voulu ouvrir de nouveaux chantiers ; j’ai bon espoir que l’organisation est en de bonnes mains », a indiqué Aurélien Agbénonci, levant ainsi un coin de voile sur la teneur des nouveaux chantiers du Conseil de l’entente qui amorce une cure de jouvence. Actualités 25 janv. 2023


Législatives 2023/ Recours après les résultats: La société civile appelle à la retenue et à la sagesse
Une mission conjointe du Centre africain des relations internationales et stratégiques et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance a invité les acteurs politiques à œuvrer pour la cohésion sociale. C’était à la faveur de la remise officielle de son rapport à la Cour constitutionnelle, ce lundi 23 janvier à Cotonou. Maintien d’un climat de paix post-scrutin. C’est une préoccupation des observateurs de la Société civile. Ils l’ont fait savoir au terme de leurs échanges avec le président de la Cour constitutionnelle, juge du contentieux électoral. La mission conjointe du Centre africain des relations internationales et stratégiques et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, a appelé les parties prenantes au processus ayant conduit à l’élection des députés de la 9e législature à préserver la cohésion sociale. « La Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs des législatives du 8 janvier, mais certaines formations politiques ayant participé au scrutin ont estimé qu’il y a lieu de faire quelques recours que la juridiction s’attèle à vider », a déclaré Paul Caves, chef de la mission. Il va insister sur la compétence et la capacité de la Haute juridiction composée des sachants à trancher. « Ce sont des pratiquants mieux outillés et ils sauront comment évacuer tous les recours. Nous appelons toute la classe politique béninoise à la retenue et à la sagesse. Les élections qui se sont déroulées, nous paraissent être crédibles puisqu’elles étaient inclusives », a exhorté le chef de la mission conjointe du Centre africain des relations internationales et stratégiques et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance. La délégation a aussi appelé à un dialogue permanent aux fins de conjurer à jamais les germes de la division, sources de tension dans les Etats. A en croire Paul Caves, les Etats africains ont pour la plupart une jeune démocratie mais agissante qu’il faut œuvrer à préserver. Ainsi, ces acteurs venus de la Mauritanie, du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Mali ont exprimé leur souhait de voir maintenu le climat de paix qui a prévalu dans le cadre des législatives du 8 janvier 2023. Au siège de la Cour constitutionnelle, ce lundi 23 janvier à Cotonou, ils ont transmis au président Amouda Razaki, le rapport définitif de leur mission, et se sont renseignés sur la suite du processus notamment en ce qui concerne les recours déposés sur la table des sages. « Après le scrutin, nous devons transmettre de façon symbolique et officielle notre rapport définitif englobant tout le processus en terre béninoise. Le président nous a écoutés et édifiés. En ce qui concerne les acteurs politiques ayant pris part à ces élections, nous pensons qu’il faut dialoguer en toutes circonstances. C’est en dialoguant qu’on trouve des solutions aux problèmes », a conclu Paul Caves. Actualités 25 janv. 2023


Entretien avec l’ancien ministre sénégalais Youssou N’Dour: « Le leadership du président Talon a complètement changé la donne au Bénin »
De passage à Cotonou où il s’est montré très admiratif des changements et avancées que le Bénin connaît, l’ancien ministre sénégalais et artiste de renommée internationale Youssou N’Dour s’est prononcé sur les projets culturels et touristiques du pays et la partition qui sera la sienne.La Nation : Vous parliez dès votre arrivée à Cotonou de changements importants. Qu’est ce qui a changé dans cette ville ? Youssou N’Dour : Ce sont d’abord les infrastructures et en même temps beaucoup d’autres choses. Cela fait dix ans que je ne suis pas venu, mais j’ai observé que la ville est en train d’être transformée, ainsi que le pays et je crois que c’est l’arrivée du président Patrice Talon avec son leadership qui a complètement changé la donne. En tant qu'ancien ministre du secteur, comment se porte, selon-vous, le secteur des arts et de la culture en général en Afrique? Le secteur des arts et de la culture se porte bien dans chaque pays. Ce qui est dommage c’est qu’il n’y a pas une harmonisation des politiques culturelles parce que si au Bénin, il y a une politique qui n’est pas en phase avec le voisin togolais, sur les droits d’auteurs on a des problèmes. Je pense qu’on gagnerait à harmoniser les politiques culturelles, à harmoniser les lois pour protéger les créateurs, à faire des politiques qui soient synergiques par rapport à la culture parce que cela nous manque. Vous allez au Libéria par exemple, les lois de ce pays ne sont pas conformes à celles du Bénin, de la Mauritanie ou du Sénégal, c’est le même constat. Donc il y a lieu aujourd’hui, autour de nos organisations comme la Cedeao, l’Union africaine, d’harmoniser les politiques culturelles. Si on y parvient, ce sera plus facile pour nous. Le Bénin fait du tourisme un pilier fort de son développement. Qu’en pense l’ancien ministre du Tourisme du Sénégal ? C’est une très bonne idée. Déjà, la destination, elle est lancée mais pour cela, il faut des éléments. Les gens ne viennent pas juste comme ça pour occuper vos chambres d’hôtels. On vient pour un évènement et après on loue une chambre. Je pense que c’est très bien vu, il y a des évènements qui se préparent, des évènements qui attirent, des histoires qu’on remet sur la scène et c’est cela qui va davantage attirer les touristes avant qu’ils ne viennent fréquenter les hôtels. C’est dans ce cadre-là d’ailleurs que j’ai rencontré le chef de l’Etat béninois et nous avons échangé. Je l’ai encouragé pour tout ce qu’il entreprend dans le secteur et je suis prêt à accompagner le pays sur ses projets relatifs à la culture pour attirer assez de gens vers la destination Bénin. Qu’est-ce que vous suggérez au regard de la vision du chef de l’Etat béninois pour ces secteurs ? C’est tellement énorme le secteur de la culture que même avec tout ce qui se fait, il manque des choses qu’il faut ajouter. Je ne veux pas ici dire publiquement ce que nous allons faire ou ce que nous prévoyons de faire. Il y a des voix beaucoup plus autorisées mais nous pensons que nous pouvons compléter ce package du programme culturel qui est conduit sous le leadership du président Patrice Talon. Nous avons eu des discussions et nous allons apporter un peu, au même titre que d’autres qui apporteront aussi du leur parce que la culture est énorme. L’histoire du Bénin est énorme de même que les industries créatives. Comment concevez-vous le financement de la culture par les pouvoirs publics ? D’abord il faut regarder les politiques qui ont été là seulement pour perfuser le secteur de la culture. On ne peut plus parler de ces politiques. Nous devons parler plutôt du développement. Ce sont des plaidoyers par nos dirigeants et par nous-mêmes qui vont faire que nous allons injecter beaucoup d’argent. Je vois une volonté s’afficher de plus en plus. Récemment j’ai entendu Exim Bank et la Banque africaine de développement dire croire en la culture et qu’elles vont mettre plus de moyens et je pense que ces moyens-là doivent trouver des projets et c’est pour cela qu’on fait des plaidoyers. Pour que les acteurs culturels puissent préparer des projets, pour que ces financements-là soient abordés, parce que la culture est non seulement créateur de richesse, mais règle aussi le grand problème que nous avons ici en Afrique, le problème de l’emploi. Comment parvenir à installer des industries culturelles sur le continent ? Déjà il ne faut pas dire qu’il n’y a rien. Aujourd’hui vous allez au Nigeria, il y a 2500 films qui se font chaque année. Les gens commencent à produire beaucoup dans la musique. Aujourd’hui la musique urbaine africaine est détenue par les Africains. Il y a des enregistrements, des concerts un peu partout, de la consommation même au-delà du continent. Je crois sincèrement qu’il nous faut aussi une volonté politique aujourd’hui. Il faut que nos responsables et dirigeants mettent l’accent sur la culture. Cela va créer beaucoup d’emplois et régler beaucoup de problèmes. Que pensez-vous de l'impact du digital sur l'industrie musicale ? Effectivement la vente physique n’existe presque plus. Il faut transformer tout cela au niveau digital. Il y a des maisons de disques qui ne sont pas à la portée de tout le monde, il faut éduquer notre public et les mélomanes à comprendre que le Cd n’existe plus, mais cela ne veut pas dire que le digital est gratuit. Par mon téléphone, je peux recevoir la musique de mon artiste préféré ou la musique que j’aime, mais cela doit devenir payant. Il faut que la volonté politique des Etats puisse passer sur les instruments digitaux un pourcentage qui reviendrait à la musique parce que c’est à partir de cet instrument que les gens reçoivent la musique. Donc on peut le taxer par un pourcentage qui revient aux ayants droit et éduquer nos populations à acheter au niveau digital ce qu’elle achetaient physiquement. C’est un peu lent aujourd’hui, ce n’est pas encore le niveau que nous avions avec le physique. Il faut que nous ayons en Afrique des boites qui fassent des streamings, qui parlent aux populations. Il faut que le public achète et pour que le public achète, il faut qu’il compare ce qu’il reçoit aujourd’hui à ce qu’il achetait physiquement. Vous avez rencontré des artistes béninois au cours de votre bref séjour. Des projets sont-ils en vue avec eux ? Chacun déjà magnifie le fait qu’on se retrouve ici. Nous discutons. Chacun a son projet. Dans le cadre de la musique par exemple il y a des chansons à faire. C’étaient des rencontres sympathiques et très conviviales. Comme je vais venir très souvent maintenant, je pense qu’il y aura des choses qui vont se faire. Je n’aime pas trop les annonces mais il y a beaucoup de choses qui se préparent. On peut donc espérer des collaborations avec des artistes béninois ?

Laissez-moi vous dire que c’est en vue.

Votre carrière est un peu en berne aujourd’hui, pourrait-on dire !

Je continue de travailler. Depuis que j’ai quitté mes fonctions de ministre de la Culture, disons depuis que j’ai quitté le département pour être au poste de ministre-conseiller, j’ai un peu plus de temps, donc j’ai la possibilité de faire mes tournées, je travaille sur des albums parce que j’ai du temps. [caption id="attachment_92276" align="alignnone" width="296"] La star sénégalaise se dit confiante de l'évolution...[/caption]

On a l’impression que vous êtes plus dans la politique et le social aujourd’hui !

C’est peut-être sur le continent que je n’ai pas beaucoup tourné sinon les deux dernières années, j’ai fait pas mal de concerts à l’international ; là je viens de boucler une tournée de sept mois en Amérique et en Europe et d’ici un mois nous commençons une nouvelle tournée en Australie. C’est vrai qu’en Afrique il y a longtemps que je n’ai pas joué. Bientôt sur scène par ici ? En tout cas, je viendrai jouer bientôt à Cotonou. Où est passé le Youssou N’Dour qui avait rempli le stade de Dakar pour exiger la libération de Mandela ? Nous sommes toujours là. Nous exigeons toujours des choses. Par rapport à la musique, nous faisons des plaidoyers et nous continuerons à faire beaucoup de choses dans le cadre du social. Il y a aussi que des évènements qui se passent ne sont pas toujours des évènements qui demandent une mobilisation comme celle qu’on avait eue pour la libération de Mandela. Mais nous sommes là, vigilants, veillant à ce que les choses se passent bien en Afrique. On apprend que vous serez désormais régulier à Cotonou. Qu’est-ce qui vous y amènera ? C’est tout le projet culturel du Bénin qui va m’amener souvent ici. Nous sommes sur une très bonne voie pour faire de très grandes et bonnes choses. Qui est Youssou N’Dour ? A l'état civil Youssou Madjiguène N'Dour, Youssou N’Dour, artiste, auteur-compositeur-interprète, musicien et homme politique sénégalais est né le 1er octobre 1959 à Dakar. Aîné de sa famille, il est de confession musulmane, membre de la confrérie mouride du Sénégal. Il commence adolescent à chanter dans les fêtes de famille. Sa carrière démarre à l'âge de 19 ans avec le groupe Étoile de Dakar. Le producteur sénégalais Ibrahima Sylla enregistre le premier album avec le groupe au Studio Golden Baobab. Youssou N'Dour acquiert une notoriété au Sénégal et décide en 1979 de fonder son propre orchestre le Super Etoile de Dakar. Surnommé « Roi du mbalax » au Sénégal, chanteur africain de renommée internationale, il est devient patron de presse en 2003 et du groupe Futurs Médias. Ministre de la Culture et du Tourisme du Sénégal à partir du 4 avril 2012 puis ministre du Tourisme et des Loisirs du 29 octobre 2012 au 2 septembre 2013, il sera rattaché au président Macky Sall comme ministre-conseiller. L'une des chansons les plus célèbres de Youssou N'Dour est 7 Seconds en duo avec la chanteuse Neneh Cherry. En 1998, il compose l'hymne pour la phase finale de la Coupe du monde de football de 1998, La Cour des grands, qu'il chante avec Axelle Red. Il est le compositeur de la musique du film d'animation Kirikou et la Sorcière. Youssou N'Dour a reçu de nombreux prix pour sa musique, y compris celui du meilleur artiste africain en 1996 et celui du meilleur artiste africain du siècle en 1999. Le 13 février 2005, il a été récompensé par les Grammy Awards pour son album « Egypt » dans la catégorie meilleur album de musiques du monde et a eu deux disques d’or?
Culture 24 janv. 2023


Cour impériale de Nikki: Une autre étape pour l’intronisation de Bagri Abou Lafia
Le processus d’intronisation de Bagri Abou Lafia, désigné pour remplacer le feu empereur de Nikki, Sabi Naïna III, passe à une autre étape, dimanche 22 janvier prochain. Ce sera avec la cérémonie de son rasage. L’annonce a été faite, mercredi 18 janvier dernier, par Sa Majesté le Sinandounwirou ou premier ministre.Désigné, dimanche 15 janvier dernier, pour être le nouvel empereur de Nikki, le processus d’intronisation de Séro Torou, à l’état civil Bagri Abou Lafia, puis de son nom de prince, Tassou Yérima, suit son cours. Il aborde, dimanche 22 janvier prochain, une nouvelle phase avec sa cérémonie de rasage et de sortie du couvent. C’est ce qu’a indiqué, mercredi 18 janvier dernier, Sa Majesté le Sinandounwirou, premier ministre à la cour impériale de Nikki. « La cérémonie de rasage aura lieu le dimanche prochain et devant le public à partir de 14 h. Dans sa tenue d’apparat, le nouvel empereur sera ensuite introduit dans le palais », a précisé le premier ministre. «Après cette cérémonie de rasage, dès que l’empereur aura rejoint son palais, le marché de Nikki peut aussitôt recommencer par s’animer à son lieu habituel», poursuit-il. Prévue dans un ou deux mois, la cérémonie d’intronisation définitive à Ouénou, informe-t-il, peut déjà commencer par être préparée. Il a ensuite saisi l’occasion pour interdire la poursuite de l’organisation de la Gaani, édition 2022, à ceux qui ne l’avaient pas célébrée avant que l’empereur Sabi Naïna III effectue le long voyage. Le premier ministre a rappelé à l’ordre les rois et chefs traditionnels qui s’apprêtaient à donner libre cours aux festivités y relatives. « La Gaani 2022 est terminée avec le décès du feu empereur », a-t-il insisté. «La prochaine Gaani qui sera célébrée, c’est celle de 2023 sous l’égide du nouvel empereur Séro Torou », avertit-il. Culture 20 janv. 2023


Résidence d’écriture à Abomey: Des élèves initiés à la lecture performée
Dans le cadre de la biennale Ouidah, l’espace culturel dénommé Lieu Unik à Abomey a accueilli dans l’après-midi de ce mercredi 18 janvier une rencontre d’écriture entre l’écrivaine suisse Lolvé Tillmanns, assistée de Carhel Quenum de Laboratorio, et des jeunes élèves de la cité historique amoureux de lecture et d’écriture. Un programme qui a permis à l’écrivaine suisse d’initier les jeunes à la lecture performée. Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines Lolvé Tillmanns est au Bénin en résidence d’écriture du 5 au 25 janvier prochain. Elle est lauréate de la bourse de résidence Biennale Ouidah qui ambitionne de faire émerger les esthétiques nouvelles et les enjeux liés à l'espace public, en proposant un espace collaboratif pour les artistes travaillant hors des lieux conventionnels. Outil de soutien, de diffusion et de promotion d'artistes en développement local ou international, la bourse de résidence Biennale Ouidah profite à 12 artistes dont huit artistes internationaux pour cette année 2023. C’est une initiative de Laboratorio Arts Contemporains qui est une plateforme transcontinentale qui oeuvre pour la réalisation de projets de coopération multidisciplinaire et interculturelle entre l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali, Nigeria), l’Europe (France, Suisse, Italie) et les Caraïbes (Haïti, Cuba, Brésil, Jamaïque). Créé en août 2010 à Cotonou au Bénin, Laboratorio Arts Contemporains est la résultante de trente ans de recherches et d’expérimentations sur l’altérité et l’inaltérabilité des cultures, porté par des créateurs et chercheurs engagés pour les causes sociétales de l’époque contemporaine. Laboratorio Arts Contemporains dispose de trois bureaux sous régionaux au Bénin, en Suisse, et en Haïti. Selon Carhel Quenum, directeur des projets de Laboratorio, de fonctionnement autonome, chacun des bureaux régionaux constitue le maillon fort d’une chaine de valeur et de mutualisation des compétences, qui étend son réseau jusqu’au cœur des Caraïbes. Cette organisation spatiale confère à Laboratorio Arts Contemporains une galaxie de points focaux, sur trois continents, qui constituent autant de vecteurs, aux initiatives de la plateforme. Chacun des bureaux de Laboratorio Arts Contemporains dispose d’un personnel qualifié, calibré aux standards internationaux en matière de conception et mise en œuvre de projets de coopération internationale dans le secteur des industries culturelles et créatives. C’est dans ce cadre que Lolvé Tillmanns, assistée de Carhel Quenum, a donné des notions d’écriture et de lecture performée aux jeunes. Dans une approche participative, elle a su prodiguer à ceux-ci quelques astuces épistémiques. Répartis en plusieurs groupes, les jeunes présents ont eu à travailler sur le thème « Le ciel est vert ». A travers des exercices pédagogiques, ils ont eu à produire des textes et mis en pratique la lecture performée. Cette opération d’Abomey a été une réussite pour Laboratorio Arts Contemporains qui met ainsi à la disposition de tous un outil de recherche pérenne, performant, moderne et contemporain. Cet outil constitue une référence tant pour les chercheurs que pour les artistes avec pour objectifs de susciter une véritable mise en partage des univers de sens afro diasporiques. Culture 20 janv. 2023


Visite du chantier de l’Unstim à Abomey: Zul Kifl Salami rassuré du niveau d’exécution des travaux
Les infrastructures en construction à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim) d'Abomey évoluent à grands pas. Ce projet cofinancé par la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) et le gouvernement béninois a reçu, mercredi 18 janvier dernier, la visite d’une délégation de l’Acise avec à sa tête Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, qui s’en retourne rassuré du niveau d’exécution des travaux.La Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) poursuit ses actions au Bénin. Après l’Université nationale d’agriculture de Sakété, d’Awaï et d’Idigny, l’Institut de Mathématiques et de sciences de Dangbo et bien d’autres, elle est cette fois-ci fortement impliquée dans la réalisation des infrastructures à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim) d'Abomey. Démarrés le 13 décembre 2022, les travaux financés à 91,5 % par la Badea, soit 23 milliards F Cfa et à 8,5 % par le budget national, s’étendront sur 20 % du domaine de 30 hectares. Ces infrastructures comprennent le rectorat (bureaux, salles de réunions et dépendances), le bloc pédagogique, la bibliothèque, la salle informatique, le bloc administratif, le dortoir (R+3) pour étudiants avec une capacité de 300 lits, le restaurant pour étudiants, l’infirmerie, les locaux annexes composés de deux guérites dont une principale et une secondaire, les locaux techniques, les voies pavées et espaces verts sans oublier les parkings (couvert et non couvert).

Engagement

La visite du site, mercredi 18 janvier dernier, a été l’occasion pour Zul Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat, de s’enquérir du niveau d’évolution des travaux. A sa descente, il a été accueilli par l’équipe rectorale et celle chargée de l’exécution des travaux. « Nous savons la valeur de ce projet pour le Bénin et le gouvernement notamment son caractère hautement social. Nous nous engageons à travailler d’arrache-pied pour, non seulement respecter le délai contractuel mais aussi réaliser des infrastructures de qualité comme nous le faisons toujours. Nous ne faillirons pas, car nous comptons sur notre expertise et nos expériences qui ne sont plus à prouver pour vous satisfaire», a déclaré Maurice Houessou, chef projet. Le professeur Joachim Gbénou, recteur de l’université, a promis de suivre au jour le jour l’évolution des travaux et d’informer l’Acise en cas de nécessité.

Jalon dans la coopération

Zul Kifl Salami n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à la Badea qui apporte une réelle valeur ajoutée au développement en tant que pionnier du financement de l’enseignement technique et professionnel au Bénin. « C’est donc important de reconnaître l’impact de la Badea sur le développement de notre pays», a-t-il relevé tout en saluant le chef de l’Etat pour la pertinence de sa vision. S’adressant à toute l’équipe, il précise que ce projet doit être mené au pas de charge et sans retard parce que, à l’en croire, les bailleurs de fonds sont d’autant plus enthousiastes à aider les pays si les ressources qu’ils mettent à leur disposition sont utilisées de manière efficace, suivant les règles de l’art et avec célérité. « Plus vite nous consommons les crédits, plus nous amplifions nos chances d’avoir davantage de ressources pour continuer notre voyage sur le chemin du développement. Il faut qu’on prenne conscience de ces données dans la coopération des bailleurs de fonds avec les pays notamment avec le Bénin», a-t-il martelé. Zul Kifl Salami indique également qu’il est important de réussir ce projet, qui sera encore un jalon dans la coopération avec la Badea. « Si la Badea a pris le pari de financer le secteur éducatif et particulièrement l’enseignement technique et professionnel au Bénin, c’est parce que les autorités de cette institution ont pris la mesure du rôle de l’éducation notamment de l’enseignement technique et professionnel dans le développement. Si nous réussissons à exécuter correctement les projets qu’elle finance, il est évident que nous allons nous inscrire comme des pionniers dans leurs archives…», a-t-il expliqué.
Actualités 20 janv. 2023


Baccalauréat 2023/ Candidatures libres: Alphonse da Silva s’imprègne de l’évolution des inscriptions
S’enquérir de l’évolution de l’opération d’enregistrement et d’inscription des candidats libres au Baccalauréat, session de juin 2023. C’est l’objectif de la descente, ce jeudi 19 janvier, du directeur général de l’Office du Baccalauréat au Collège d’enseignement général (Ceg) de Gbégamey à Cotonou. Il en ressort satisfait.Démarrée le 15 décembre dernier, l’opération d’enregistre-ment et d’inscription des candidats libres à l’examen du Baccalauréat, session de juin 2023, prend rigoureusement fin le 27 janvier prochain à 17 h 30 min. Au Collège d’enseignement général de Gbégamey ce jeudi, nombreux sont ces candidats venus déposer leurs dossiers. A l’intérieur de la salle retenue pour la circonstance, deux services sont installés. Le premier concerne l’inscription en ligne et le second, le dépôt physique des dossiers. Sur place, les collaborateurs du directeur des Systèmes d’information de l’Office du Baccalauréat s’affairent afin que tous les candidats puissent trouver satisfaction. Joliane Koussihouédé, collaboratrice du directeur des Systèmes d’information, revient sur le processus d’inscription des candidats. « L’inscription se passe en trois étapes dont l’inscription en ligne, le payement à la banque ou par mobile money et la validation. Quand le candidat finit toutes ces étapes, il réunit les dossiers et vient à notre niveau pour valider son inscription », a-t-elle précisé. A sa descente sur le terrain, Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat, a pu constater de visu l’évolution de l’opération. Il se réjouit du travail qui se fait au jour le jour par les agents sur le terrain. Il martèle que l’inscription des candidats dure 45 jours et aucun retard ne sera toléré. Alphonse da Silva souligne que l’examen commence déjà à l’inscription. Le directeur de l’Office du baccalauréat précise également que les candidats qui n’ont pas pu obtenir leur Numéro d’identification personnel peuvent déposer leur dossier mais ils doivent tout faire pour s’inscrire à l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) afin de récupérer ledit numéro avant l’examen. « Nous sommes flexibles mais aussi rigoureux dans notre flexibilité», a-t-il déclaré. Rappelons que l’inscription des candidats libres se déroule dans tous les départements sur toute l’étendue du territoire national. Actualités 20 janv. 2023


Bénin : Faux, les terres non déclarées ne deviennent pas la propriété de l’Etat 
Au Bénin, une rumeur fait croire qu’à partir du 14 août 2023, les terres non déclarées à la mairie deviennent la propriété de l’Etat. Cette interprétation du code foncier et domanial en République du Bénin n’est pas exacte. L’équipe de fact-checking de La Nation a vérifié.
« Code domanial au Bénin. Après le 14 août 2023, toutes vos terres, non déclarées à la mairie, deviennent propriété de l’Etat ». Sur les réseaux, la publication a été largement partagée depuis le début de ce mois de janvier, faisant monter d’un cran la panique dans le rang des présumés propriétaires terriens. « Je passe par ce canal pour solliciter votre participation à la sensibilisation de la population afin qu’elle fasse les Attestations de Détention Coutumière (Adc) de leurs domaines (Maison et champ au plus tard le 14/08/2023. Passé ce délai, toute terre sans Adc sera mise dans le patrimoine de l’Etat béninois », lit-on sur l’image. L’auteur prend le soin de rappeler les démarches à mener pour obtenir une Adc, et insiste sur son importance.

« Aucun texte… »

Mais attention, dans cette volonté de sensibiliser le public, il y a de fausses informations. Pour en savoir mieux sur les implications de l'expiration de la période transitoire de 10 ans, courant du 14 août 2013 au 14 août 2023, l’équipe fact-checking a eu recours au Code foncier. Nulle part, les dispositions légales ne stipulent que les transactions non affirmées par l’autorité administrative deviennent la propriété de l’Etat.
Contacté sur la question, Jules Victorien Kougblénou, directeur général de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), apporte un démenti formel. « Aucun texte n'a prévu la conversion systématique des biens-fonds des citoyens dans le patrimoine de l'Etat pour défaut d'obtention de l'attestation de détention coutumière », martèle le directeur général de l’Andf.
Au Bénin, le secteur du foncier est régi par la loi n° 2013-001 portant Code foncier et domanial en République du Bénin. Cette loi qui prévoyait une période de transition de cinq ans. La transition a été portée à 10 ans, par la loi 2017-]5 du 10 août 2017 modifiant et complétant la loi 2013-01 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin. Le 14 août 2023, la transition prendra fin. C’est dans ce contexte que les auteurs de la publication tentent d’alerter les populations sur l’urgence de sécuriser leurs terres.

Ce que dit la loi

Jusque-là, les parties à une transaction foncière (achat-vente notamment) peuvent constater l'opération par acte sous seing privé déposé au rang des minutes d'un notaire, ou affirmé par le maire ou encore par acte authentique (article 516 du Cfd). Cependant, si le terrain objet de l'opération est couvert par un titre foncier, les parties n'ont plus d'option. Le recours à un notaire est obligatoire (article 18 Cfd).
A l’expiration du délai transitoire de dix ans, les maires se retirent du processus. Mais il n’est pas dit que l’Etat s’approprie les terres. Le Code renvoie plutôt à l’article 17. « L'article 516 du Code prévoit qu'à l'expiration du délai transitoire, l’article 17 du même Code entre en vigueur. Cet article 17 dit expressément ceci : "Toute vente d'un fonds de terre ou d'un immeuble doit être précédée de la confirmation de droits fonciers détenus sur l'immeuble". Maintenant, à l’expiration de la transition, les maires devront quitter le processus. Les parties à la transaction ont d’autres options.
« A défaut de la confirmation des droits fonciers, le vendeur devra, préalablement à la transaction, obtenir auprès de l'Agence nationale du domaine et du foncier, un certificat d'appartenance dont le délai de validité mentionné au bas dudit document est d'un (01) an non renouvelable », souligne Jules Victorien Kougblénou.

Pas de confusion

Certes, les auteurs de la diffusion tentent de sensibiliser le public sur l’importance de se conformer à la loi, dans le délai de la transition. Mais certaines informations sont erronées. « La procédure de confirmation de droits fonciers n'aboutit pas à l'obtention d'un Certificat de détention coutumière, mais plutôt à un titre foncier », fait savoir le directeur général de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf). L'impact positif de l'expiration de la période transitoire, explique le directeur général de l’Andf, réside dans la limitation systématique des fraudes en matière de transactions foncières où les gens peuvent facilement vendre un bien qui ne leur appartient pas. « Donc, à partir de cette date, seule la propriété sera transmise et non plus le droit présumé », conclut-il.

Verdict

L’alerte selon laquelle « après le 14 août 2023, toutes vos terres non déclarées à la mairie deviennent propriété de l’Etat » est fausse.
Actualités 20 janv. 2023


Alerte relative au foncier au Bénin: Faux, les terres non déclarées ne deviennent pas la propriété de l’Etat
Au Bénin, une rumeur fait croire qu’à partir du 14 août 2023, les terres non déclarées à la mairie deviennent la propriété de l’Etat. Cette interprétation du code foncier et domanial en République du Bénin n’est pas exacte. L’équipe de fact-checking de La Nation a vérifié. « Code domanial au Bénin. Après le 14 août 2023, toutes vos terres, non déclarées à la mairie, deviennent propriété de l’Etat ». Sur les réseaux, la publication a été largement partagée depuis le début de ce mois de janvier, faisant monter d’un cran la panique dans le rang des présumés propriétaires terriens. « Je passe par ce canal pour solliciter votre participation à la sensibilisation de la population afin qu’elle fasse les Attestations de Détention Coutumière (Adc) de leurs domaines (Maison et champ au plus tard le 14/08/2023. Passé ce délai, toute terre sans Adc sera mise dans le patrimoine de l’Etat béninois », lit-on sur l’image. L’auteur prend le soin de rappeler les démarches à mener pour obtenir une Adc, et insiste sur son importance.

« Aucun texte… »

Mais attention, dans cette volonté de sensibiliser le public, il y a de fausses informations. Pour en savoir mieux sur les implications de l'expiration de la période transitoire de 10 ans, courant du 14 août 2013 au 14 août 2023, l’équipe fact-checking a eu recours au Code foncier. Nulle part, les dispositions légales ne stipulent que les transactions non affirmées par l’autorité administrative deviennent la propriété de l’Etat. Contacté sur la question, Jules Victorien Kougblénou, directeur général de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), apporte un démenti formel. « Aucun texte n'a prévu la conversion systématique des biens-fonds des citoyens dans le patrimoine de l'Etat pour défaut d'obtention de l'attestation de détention coutumière », martèle le directeur général de l’Andf. Au Bénin, le secteur du foncier est régi par la loi n° 2013-001 portant Code foncier et domanial en République du Bénin. Cette loi qui prévoyait une période de transition de cinq ans. La transition a été portée à 10 ans, par la loi 2017-]5 du 10 août 2017 modifiant et complétant la loi 2013-01 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin. Le 14 août 2023, la transition prendra fin. C’est dans ce contexte que les auteurs de la publication tentent d’alerter les populations sur l’urgence de sécuriser leurs terres.

Ce que dit la loi

Jusque-là, les parties à une transaction foncière (achat-vente notamment) peuvent constater l'opération par acte sous seing privé déposé au rang des minutes d'un notaire, ou affirmé par le maire ou encore par acte authentique (article 516 du Cfd). Cependant, si le terrain objet de l'opération est couvert par un titre foncier, les parties n'ont plus d'option. Le recours à un notaire est obligatoire (article 18 Cfd). A l’expiration du délai transitoire de dix ans, les maires se retirent du processus. Mais il n’est pas dit que l’Etat s’approprie les terres. Le Code renvoie plutôt à l’article 17. « L'article 516 du Code prévoit qu'à l'expiration du délai transitoire, l’article 17 du même Code entre en vigueur. Cet article 17 dit expressément ceci : « Toute vente d'un fonds de terre ou d'un immeuble doit être précédée de la confirmation de droits fonciers détenus sur l'immeuble. Maintenant, à l’expiration de la transition, les maires devront quitter le processus. Les parties à la transaction ont d’autres options ». « A défaut de la confirmation des droits fonciers, le vendeur devra, préalablement à la transaction, obtenir auprès de l'Agence nationale du domaine et du foncier, un certificat d'appartenance dont le délai de validité mentionné au bas dudit document est d'un (01) an non renouvelable », souligne Jules Victorien Kougblénou. Pas de confusion Certes, les auteurs de la diffusion tentent de sensibiliser le public sur l’importance de se conformer à la loi, dans le délai de la transition. Mais certaines informations sont erronées. « La procédure de confirmation de droits fonciers n'aboutit pas à l'obtention d'un Certificat de détention coutumière, mais plutôt à un titre foncier », fait savoir le directeur général de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf). L'impact positif de l'expiration de la période transitoire, explique le directeur général de l’Andf, réside dans la limitation systématique des fraudes en matière de transactions foncières où les gens peuvent facilement vendre un bien qui ne leur appartient pas. « Donc, à partir de cette date, seule la propriété sera transmise et non plus le droit présumé », conclut-il. Verdict L’alerte selon laquelle « après le 14 août 2023, toutes vos terres non déclarées à la mairie deviennent propriété de l’Etat » est fausse.
Société 19 janv. 2023


Fonds publics nationaux liés à l’éducation Réduire: les écarts entre les ménages pour améliorer les indicateurs
 Les fonds publics nationaux dédiés à l’éducation profitent moins aux enfants issus de familles pauvres et se répercutent négativement sur leur avenir. L’Unicef suggère quelques pistes d’amélioration dans son nouveau rapport publié mercredi 17 janvier. Les enfants issus de ménages pauvres sont les plus lésés des financements publics nationaux relatifs à l’éducation. L’Unicef a fait ce constat dans son nouveau rapport publié ce mardi 17 janvier. L’enjeu selon l’institution réside dans la prise en compte du secteur de l’éducation à travers l’allocation de ressources conséquentes afin d’améliorer les performances dans le secteur et de mettre fin à la crise de l’apprentissage. « Augmenter d’un point de pourcentage les ressources publiques en matière d’éducation allouées aux 20 % de ménages les plus pauvres permettrait, à l’échelle mondiale, de sortir de la pauvreté des apprentissages trente-cinq millions d’enfant en âge de fréquenter l’école primaire ». Intitulé ‘’Transformer l’éducation au moyen de financements équitables’’, le rapport met l’accent sur les disparités liées aux financements publics entre les enfants pauvres et riches. « Les élèves du quintile le plus pauvre reçoivent en moyenne à peine 16 % des financements publics en faveur de l’éducation, contre 28 % pour les élèves du quintile le plus riche. Dans les pays à revenu faible, l’écart se creuse encore avec des proportions s’établissant respectivement à 11 % et 42 % ». Catherine Russell, directrice générale de l’Unicef analyse ces écarts sous l’angle de manque de responsabilité des acteurs. « Nous manquons à notre devoir envers les enfants. À l’échelle du globe, un trop grand nombre de systèmes éducatifs consacrent la part de ressources la moins importante aux enfants qui en ont le plus besoin », fait-elle remarquer. Revoir la copie permettrait d’engranger plus de gains au profit du secteur de l’éducation. « Investir dans l’éducation des enfants les plus pauvres est le moyen le plus économique d’assurer l’avenir des enfants, des communautés et des pays. Nous ne pourrons accomplir de véritables progrès que si l’on investit pour chaque enfant, partout », assure-t-elle. S’appuyant sur les données relatives aux dépenses publiques en faveur de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et supérieur issues de 102 pays, le rapport conclut « qu’augmenter d’un point de pourcentage les ressources publiques en matière d’éducation allouées aux 20 % de ménages les plus pauvres permettrait à 35 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire de sortir de la pauvreté des apprentissages ».

Améliorer les indicateurs

Le sous financement des ménages pauvres prive les enfants des avantages du numérique et réduit leur chance. Selon le rapport, « les enfants vivant dans la pauvreté ont le moins de chances d’avoir accès au système éducatif, abandonnent l’école plus tôt et sont moins représentés aux niveaux d’éducation supérieurs, pour lesquels le montant par habitant des dépenses publiques est nettement plus élevé. Enfin, ils sont plus susceptibles de vivre dans des régions rurales et isolées, généralement mal desservies et victimes de la fracture numérique ». Pour résoudre cette crise de l’apprentissage, l’Unicef propose aux gouvernements d’investir de manière équitable et d’accroître les ressources publiques en faveur de l’éducation, notamment celles allouées à l’apprentissage fondamental. Cette mesure cruciale suppose de mobiliser des financements publics pour garantir que tous les enfants aient accès à l’enseignement préscolaire et primaire, et cibler les élèves pauvres et marginalisés aux niveaux d’éducation supérieurs. Le rapport préconise quatre mesures afin que les ressources publiques atteignent chaque élève. Sur ce point, l’Unicef insiste sur le déblocage des fonds publics propices à l’équité dans le domaine de l’éducation. L’institution met également l’accent sur l’intérêt d’accorder la priorité des financements publics à l’apprentissage fondamental. Il prône le suivi des aides en faveur de l’éducation allouées dans les contextes humanitaires et de développement et l’investissement dans des solutions innovantes pour dispenser l’enseignement.
Société 19 janv. 2023


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