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Nouvelles

9e Législature: Qui pour occuper le perchoir ? (Les scénarii possibles)
Les députés de la 9e législature entrent en fonction le 12 février prochain. La grande interrogation qui titille les esprits est de savoir à qui pourrait revenir le Perchoir. Tous les schémas possibles...Le palais des Gouverneurs à Porto-Novo connaîtra le grand monde le 12 février. A l'occasion, les députés élus au terme du scrutin du 8 janvier dernier entrent officiellement en fonction. Aussi les conjectures vont-elles bon train quant à l'élu qui dirigera le bureau ' exécutif du Législatif.

Pratique démocratique

Dans les démocraties avancées, la règle impose que le président de l'Assemblée nationale émane du parti ayant obtenu la majorité à l'issue des élections législatives. A ce titre, le perchoir devrait revenir normalement à l'ancien président de la Cour constitutionnelle, le professeur agrégé de droit, Joseph Fifamé Djogbénou. Le cas échéant, personne ne crierait au scandale. Le président de Union progressiste le Renouveau dispose des aptitudes physiques et surtout intellectuelles pour conduire la législature entrante. Par ailleurs, beaucoup avancent que Djogbénou a démissionné de son poste de président de la Cour constitutionnelle, justement pour prendre le perchoir. Et on ne voit vraiment pas quel autre candidat voudra disputer le poste avec l'avocat. Sauf cataclysme donc, le président de l'Assemblée nationale, 9e législature a nom Joseph Fifamé Djogbénou.

Autres éventualités

Aussi clair que logique que puisse paraître ce premier scénario, d'autres éventualités ne sont pas à exclure. Ainsi, les parlementaires pourraient-ils décider de reconduire le président sortant, Louis Vlavonou. D'abord, membre de la majorité présidentielle, le président sortant se serait montré fidèle et loyal vis à vis du chef de l'État, aux yeux de certains observateurs. Ensuite, on ne change pas une équipe qui gagne, dit-on. Et ceux-là estiment que Louis Vlavonou et son équipe auraient géré le parlement au cours de la législature passée au mieux des intérêts de la République. Et ceci serait à mettre à l'actif du chef de l'État. Pour ces motifs, des députés auraient bien souhaité le retour de l'ancien douanier à son poste de Président de l'assemblée nationale. Ce ne serait alors pas étonnant que Vlavonou succède à Vlavonou. Finalement, qui sera l’heureux élus ? Par Vincent METONNOU (Coll ext.)
Actualités 18 janv. 2023


Une journée avec… : Thimothée Eriyomi, un passionné du langage des signes
C’est rare de rencontrer des hommes qui ont une totale capacité d’utilisation de tous leurs sens mais qui se donnent pour sacerdoce de se mettre au service de ceux qui n’ont pas la jouissance de toutes leurs facultés. Non par compassion mais par passion, au point d’en faire une profession. Thimothée Eriyomi en est l’exemple typique. Sa journée, il la passe à faire entendre les sourds et parler les muets. Un tour dans cet univers du langage des signes à travers le quotidien de cet enseignant, interprète des signes et éducateur spécialisé en surdité…Une cour de récréation pas comme les autres. Malgré les dizaines d’élèves qui errent dans cet espace restreint, gobelet rempli de bouillie de maïs en main qu’ils ingurgitent goulument, point de bruit. Du moins, pas le brouhaha habituel qu’offrent les cours des autres écoles et collèges aux heures de pause. Ici, au collège professionnel d’apprentissage des sourds-muets d’Akogbato (Cpasma) à Cotonou, seul le langage des signes a droit de cité. Au milieu des apprenants, Thimothée Eriyomi est constamment sollicité par ceux-ci. Visiblement, cet enseignant du langage des signes, l’un des rares de cette discipline au Bénin, est adoubé par la soixantaine d’élèves de ce cours secondaire public. Quelques instants plus tôt, il s’évertuait, sous un air affable et avec une certaine empathie, à inculquer aux élèves de la classe de 4e, les notions sur un texte choisi au hasard par un élève mais qui reste anecdotique car portant sur une thématique intéressante pour les adolescents: le harcèlement sexuel en milieu scolaire. Il revenait, selon la pédagogie adoptée par cet enseignant atypique, de montrer à ce parterre de jeunes gens les agencements de signes qui leur permettront de former des mots et des phrases. L’approche participative de l’enseignant a permis de découvrir que les enfants n’étaient pas des tonneaux vides. Au contraire, ils en savaient suffisamment sur le sujet. « Le harcèlement sexuel, c’est le fait de déranger à plusieurs reprises une personne pour le sexe parce qu’on a envie d’elle», répond Marcellin, 12 ans environ. Tout à tour, en deux heures de temps, les notions ‘’harceler, harcèlement, mineur, conscience, risques et autres’’ sont passées en revue, à la grande satisfaction des élèves. Désormais, leur lexique est un peu plus fourni pour se prononcer sur ce sujet, y compris la législation en vigueur qui protège les victimes et sanctionne les bourreaux. La tâche n’était pas pour autant aisée, avec des nuances et confusions qui survenaient souvent et que le pédagogue prenait soin de relever et de clarifier. Car en matière de langue des signes, il est vite arrivé qu’un mot soit pris pour un autre puisque certaines successions de signes sont parfois presque similaires. Bien évidemment, dans cette phase d’apprentissage, il y a eu ces épisodes d’éclats de rires comme on pouvait s’y attendre quand il est question de discussion sur la sexualité avec des adolescents. A la suite de ce groupe pédagogique, Thimothée Eriyomi a cours avec les élèves de la 3e. Candidats à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), ils composeront en fin d’année dans les mêmes conditions que leurs camarades des autres établissements, à la différence qu’ils bénéficient de 30 minutes supplémentaires par heure du fait de leur situation de sourd-muet. Dans cette classe, le sujet en débat n’est pas trop loin de celui de la 4e. Sinon qu’il s’agit d’une suite logique. Le texte portait, en effet, sur « l’hétérosexualité, l’homosexualité et la bisexualité». Ici également, l’enseignant se base sur les connaissances de ses apprenants pour leur apprendre les nouvelles notions. Depuis une trentaine d’années qu’il exerce cette profession, Thimothée Eriyomi partage sa journée entre enseignement, éducation spécialisée et interprétariat dans plusieurs institutions y compris à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb) où il exerce depuis huit ans. « C’est la passion de toute une vie et j’y vaque avec détermination et plaisir. Ces enfants ont des potentialités qu’il faut valoriser comme pour tous les enfants», clame-t-il. Ce disciple de Pierre Desloges et l’abbé de l’Epée, pionniers du langage des signes (qui en réalité existe depuis l’Antiquité), est épanoui dans son sacerdoce qu’il accomplit avec zèle.

Genèse d’une passion

Depuis son jeune âge, il n’avait pour passion et plus tard pour option professionnelle que le langage des signes. Autrement dit, le jeune Thimothée avait toujours eu pour vocation de faire parler ses doigts. « J’avais pour passion d’enseigner la langue des signes. Un soir de l’année 1984, je suivais la télé chez un ami quand j’ai vu une femme qui signait le journal ; ce qui m’a marqué. C’est là que ma décision a été prise », confie -t-il. Fait marquant dans ce tournant de sa vie, ce choix professionnel qui est aux antipodes des métiers luxueux pour lesquels optaient ses camarades de ce moment n’a pas connu l’opposition de ses parents. Contre toute attente, ils l’ont soutenu, appuyé et milité pour que l’objectif final de leur 4e enfant soit atteint. A leur avis, c’était une preuve palpable de la maturité et de l’assurance de ce dernier sur qui ils comptaient pour faire leur fierté dans un domaine peu ordinaire. Cette aptitude à savoir ce qu’il veut sans hésitation aucune, l’homme l’a toujours gardée. Derrière sa forme athlétique, sa démarche vive et son air sympathique, ce père d’un enfant ne laisse aucune place au doute dans ses décisions. Dans l’élan de se donner les moyens de ses ambitions, il va à la quête de l’information et découvre quelques rares instituts qui s’illustrent dans la formation au langage des signes. « Le premier directeur d’école de sourds Célestin Wowo s’est entretenu avec moi et m’a informé qu’il y a une école au Congo. Finalement, c’est à l’Institut des sourds à Ouagadougou au Burkina Faso que j’ai été formé de 1985 à 1988 », se souvient-il. Guidé par sa passion et son ardent désir de connaissances, le jeune Thimothée égrène les deux premières années sans échec malgré les difficultés inhérentes à sa formation. Mais, alors que l’école lui offrait en année de licence, le choix entre l’enseignement et l’interprétariat, Thimothée fait montre d’une boulimie intellectuelle : il voulait faire les deux. Et c’est ce qui est arrivé finalement. « Dans un premier temps, j’ai fait la spécialisation dans l’enseignement. Par la suite, j’ai demandé et obtenu une année supplémentaire pour une autre spécialisation interprétariat », explique celui qui reste l’un des rares enseignants et interprètes de la langue des signes au Bénin et qui est très sollicité aussi bien dans son pays qu’à l’extérieur. Non satisfait de ses capacités, Thimothée ajoutera une autre corde à son arc, celle de l’éducation spécialisée, comme pour se mettre entièrement au service des sourds-muets au risque même de se faire prendre parfois comme étant aussi dépourvu du langage et de l’audition. Mieux, il fera ensuite 18 mois de formation en Belgique puis en Afrique du Sud pour se perfectionner, devenant ainsi l’un des meilleurs, sinon le meilleur de son domaine.

Le plus médiatisé

« L’interprète aide la personne handicapée auditive à comprendre les faits, les choses. Il fait le lien entre une personne sourde et une personne entendante ; vice versa », soutient l’homme qui fait entendre les sourds et parler les muets en servant de pont entre eux et le reste du monde. Un noble métier grâce auquel Thimothée est mis au-devant de la scène puisque étant recruté à l’Ortb où il intervient dans certaines émissions à la télévision nationale. Dans cette fonction, il est contraint non seulement de participer à la conférence de rédaction trois fois par semaine, à l’instar des autres journalistes mais aussi d’interpréter. C’est d’ailleurs sa deuxième occupation de la journée. Thimothée insiste ici sur les qualités nécessaires pour mieux jouer ce rôle aussi bien à l’Ortb que lors des manifestations, formations, ateliers, soutenances de mémoires et thèses pour lesquelles ses compétences sont sollicitées. «Il faut avoir un certain niveau en langue française. Car vous avez besoin du vocabulaire. Il faut bien comprendre ce qu’on dit avant de pouvoir traduire», indique-t-il, laissant ainsi parler son expérience. Il se fait même plus insistant sur l’obligation d’accomplir au mieux la mission avec rigueur et conscience. « Une chose est d’avoir le diplôme mais l’autre est de savoir faire le travail. Il faut aussi s’habituer à la manière dont beaucoup de personnes s’expriment ; il faut s’habituer au débit, à la manière de s’exprimer de chacun », recommande l’interprète dont l’image est souvent logée dans un coin de l’écran de la télévision nationale pour s’adresser à sa cible, ses téléspectateurs particuliers que sont les sourds-muets. Ceci parfois au risque d’être pris pour persona non grata par ceux qui ne savent pas l’utilité de sa présence sur l’écran de leur poste téléviseur. « Quand j’ai commencé à l’Ortb, certains ont écrit sur les réseaux sociaux pour demander si ce que je faisais au bas de l’écran est vraiment sûr. Il m’est arrivé d’appeler certains parmi eux pour leur expliquer et leur faire toucher du doigt le monde des sourds», raconte Thimothée qui ne manque pas d’anecdotes en la matière. Que ce soit à l’Ortb ou dans ses prestations lors de diverses rencontres, il est souvent objet de curiosité. «Au Chant d’oiseau, alors qu’un ministre devrait présider une cérémonie d’ouverture d’un atelier, dès son arrivée, il est longtemps resté à la porte pour observer mes gesticulations. A sa prise de parole, il a dit avoir vu un homme debout qui gesticulait et je me suis demandé si on avait amené des fous en dehors des personnes sourdes pour la formation. Et c’est finalement qu’on lui a expliqué qu’il s’agissait de l’interprète », ajoute-t-il avec un léger sourire aux coins des lèvres avant de rassurer que les débuts difficiles laissent peu à peu place à une meilleure compréhension de son activité. « Beaucoup de personnes, y compris des autorités, ne comprenaient pas ce que je faisais ; mais chemin faisant, j’ai pu intégrer le milieu après avoir fait comprendre aux populations qu’il y a une frange qui ne comprend que la langue des signes. Aujourd’hui, tout le monde a compris qu’il y a des handicapés auditifs qui ont besoin de la langue des signes pour comprendre ce qui se dit, ce qui se fait», confirme le porte-voix des sourds-muets. D’ailleurs, même à des réunions familiales, il lui arrive de se mettre dans le rôle d’interprète.

Engagé malgré tout

Un engagement sans faille mais il reste à savoir si les fruits sont à la hauteur de ses efforts. En tant que pionnier de cette profession, Thimothée se réjouit de son verre à moitié rempli et reste optimiste. « Le langage d’interprète des signes ne nourrit pas encore son homme. On vient de commencer et ce n’est que dans dix ans environ qu’on comprendra tout le sens de cette langue ; il faut être présent physiquement et intellectuellement», conseille-t-il. En ce qui le concerne, ses prestations à l’Ortb lui ont aussi ouvert de nombreuses portes aussi bien au niveau des institutions internationales opérant au Bénin qu’à l’étranger. A plusieurs reprises, clame-t-il, il a été sollicité pour intervenir dans des réunions dans plusieurs pays. Sans fausse modestie, il s’en contente. «Je ne suis pas le seul au monde. Mais s’ils en viennent à me faire recours et à m’envoyer des invitations, c’est qu’ils apprécient ce que je fais». C’était le cas en août 2022 où il y a eu un atelier sous-régional au Bénin mais l’organisation a voulu que ce soit lui qui intervienne au lieu de faire recours à une compétence extérieure. En Belgique en 2021, Thimotée a eu l’opportunité d’être interprète pour une grande rencontre à laquelle plus de 90 % des participants étaient Européens. Ce qui reste d’ailleurs l’un de ses plus grands souvenirs. Une raison pour ce chrétien fervent de « rendre grâce à Dieu pour un si grand honneur ». A ceux qui nourrissent l’ambition de s’engager à sa suite, il ne tarit pas de conseils. « C’est un métier qui impose de bien entendre pour transmettre fidèlement. Donc il faut avoir l’oreille de chat; autrement, le travail est plus compliqué », enseigne-t-il. Parfois, fait-il remarquer, «les organisateurs ne prennent pas les dispositions pour que l’interprète soit assez proche du handicapé à qui il doit traduire le message, c’est comme si vous parlez dans le micro mais en diminuant le volume ». Ce qui fait que Thimothée est exigeant pour que les conditions soient optimales afin que le travail puisse se faire de manière adéquate. Rien que pour cette raison, il a déjà rejeté plusieurs offres, parfois alléchantes. Il reste ainsi fidèle à sa profession de foi qui est de toujours honorer Dieu à travers les hommes comme la signification de son prénom Thimothée mais aussi de faire respecter sa profession.
Actualités 17 janv. 2023


9e législature: Le bureau d’âge se précise
Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni (75 ans), Mounifa Tidjani Karim (32 ans) et Titilayo Adjaï (32 ans), tous trois députés fraichement élus, composent probablement le bureau d’âge devant diriger les premiers travaux de l’Assemblée nationale 9e législature dont l’installation et l’élection du bureau, le dimanche 12 février prochain.« La première séance de chaque législature est présidée par le doyen d’âge de l’Assemblée nationale, assisté des deux plus jeunes députés pour remplir le rôle de secrétaire jusqu’à l’élection du bureau », prévoit l’article 6 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. A ce titre, au début de chaque législature, l’Assemblée nationale est convoquée par le doyen d’âge des députés qui, s’appuyant sur l’administration parlementaire, la Commission électorale nationale autonome (Cena) et le secrétariat général de la Cour constitutionnelle, met en œuvre tous les moyens de communication permettant de toucher effectivement chaque député dans les délais utiles. Le bureau d’âge cesse ses fonctions après l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Le Parlement est convoqué par la suite par le président élu. [caption id="attachment_92124" align="alignnone" width="212"] Titilayo Adjaï[/caption] Au regard des âges des 109 députés déclarés élus par la Cour constitutionnelle, au terme des élections législatives du 8 janvier dernier, Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni est le plus âgé de la 9e législature. Chef d’entreprise, il est né le 1er janvier 1948 à Soyo. A 75 ans d’âge révolu, Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni est élu sur la liste de l’Union progressiste Le Renouveau dans la 5e circonscription électorale que composent les communes d’Allada, Kpomassè, Ouidah, Toffo et Tori-Bossito. En tant que doyen d’âge, c’est à Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni de convoquer les députés de la 9e législature pour leur installation dimanche 12 février prochain. Laquelle installation sera suivie de l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale et des six autres membres du bureau, à savoir les deux vice-présidents, les deux questeurs et les deux secrétaires parlementaires. Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni sera assisté dans cette fonction par les deux plus jeunes députés de la législature qui joueront le rôle de secrétaire. Il s’agit de Mounifa Tidjani Karim et Titilayo Adjaï.

15 jours au plus

Les deux ont le même âge, 32 ans. Mieux, elles sont nées le même jour, le 1er janvier 1991. Mounifa Tidjani Karim est née à Djougou. Elle est élue sur la liste du parti Bloc républicain (Br) dans la 13e circonscription électorale. Titilayo Adjaï, quant à elle, a vu le jour à Idigny dans la commune de Kétou. Elle est également élue sur la liste du parti Br mais dans la 22e circonscription électorale qui s’étend de Pobé à Kétou. « Le bureau d’âge dirige les séances plénières de l’Assemblée nationale jusqu’à l’élection du bureau qui doit intervenir, au plus tard, dans les quinze jours qui suivent la première séance plénière. Il a pour rôle de soumettre à l’appréciation de la plénière toutes questions relatives à l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale, aux vacances, l’administration et l’invalidation des sièges des députés. A l’exception des questions urgentes d’intérêt immédiat et de celles relatives à l’élection du bureau, aux vacances, à l’admission et à l’invalidation des députés, aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d’âge », précise l’article 7 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale modifié par la résolution n°2020-01 du 14 juillet 2020. Cossi Mellon Vidjinnangni va succéder dans cette mission de doyen d’âge à l’honorable Wallis Zoumarou. Ce dernier a été le doyen d’âge de la 8e législature dont le mandat s’achève en février prochain. Avant Wallis Zoumarou, cette fonction a été assurée par Feue Rosine Vieyra Soglo qui a été la doyenne d’âge des 3e, 4e, 5e, 6e et 7e législatures. Elle a joué ce rôle cinq législatures d’affilée, soit 20 ans durant.
Actualités 17 janv. 2023


Aboutissement des législatives 2023: Une consécration des réformes politiques engagées
Les élections législatives du 8 janvier dernier sont terminées avec la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats définitifs. Ce scrutin qui consacre ainsi la pertinence des réformes politiques engagées par le président Patrice Talon a permis à trois partis politiques d’atteindre la barre des 10 % des suffrages requis pour siéger au parlement qui comptera 109 députés.Les réformes politiques du président Patrice Talon portent leurs fruits. Pour une première fois dans l’histoire du pays, les élections législatives se sont tenues avec un nombre aussi rationnel de listes en compétition. A l’arrivée, seuls trois partis ont pu remplir les conditions pour siéger à l’Assemblée nationale. Selon les résultats provisoires donnés par la Commission électorale nationale autonome (Cena) et confirmés par la Cour constitutionnelle, deux partis politiques de la majorité présidentielle dont l’Union progressiste le Renouveau et le Bloc républicain s'en sortent respectivement avec 53 et 28 sièges. Quant au parti d’opposition Les Démocrates, il obtient 28 sièges. Ce qui prouve à suffisance que, grâce à l’avènement du président Patrice Talon au pouvoir, l’assainissement du paysage partisan est définitivement engagé. Dans les années à venir, l'action politique en bénéficiera en termes d'homogénéité et d'efficacité. Il ne pourrait plus avoir à l’Assemblée des majorités à géométrie variable qui ne favorisent pas une action gouvernementale sérieuse. Ceux qui fustigeaient les réformes devraient, avec le recul, féliciter Patrice Talon qui se révèle un visionnaire. Ils en bénéficieront plus tard. Si aujourd'hui le Bénin compte trois grands partis au parlement, il n'est pas exclu que cette configuration évolue pour stabiliser durablement le paysage partisan autour de deux grands pôles. Actualités 16 janv. 2023


Résultats définitifs des législatives 2023: La Cour confirme les tendances de la Cena (Liste des 109 députés de la 9e législature)
L a Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs des élections législatives du 8 janvier dernier, au terme d’une audience solennelle, tenue au siège de la haute juridiction, dans la soirée du 12 janvier. Selon le verdict des sages, les partis Union progressiste le renouveau (Up-r), Bloc républicain (Br) et Les Démocrates (Ld) ont recueilli au moins 10 % des suffrages exprimés, et sont éligibles au partage des 109 sièges en compétition. La Cour confirme à quelques différences près, qui n’affectent pas la répartition des sièges, les grandes tendances annoncées par la Commission électorale nationale autonome (Cena). L’Up-r décroche 53 sièges, le Br 28 sièges et Les Démocrates 28 sièges. Les partis Mpl, Moele-Bénin, Udbn et Fcbe sont recalés pour défaut des 10% de suffrages. La Cour a relevé que dans certains postes de vote, des irrégularités ont été commises par des agents électoraux, en violation de la législation électorale, mais que lesdites irrégularités ne sont pas de nature à compromettre la validité, la sincérité et la transparence du scrutin.   Actualités 13 janv. 2023


Présentation de vœux au chef de l’Etat: La bravoure des forces de défense et de sécurité célébrée
Pour une cérémonie de présentation de vœux, hier au palais de la Marina, l’heure était plutôt à la célébration des mérites des forces militaires et paramilitaires qui œuvrent au quotidien à la conservation de l’intégrité du territoire national et à la protection des personnes et des biens.« Vous êtes bons et j’en suis fier». C’est sans ambages que le chef de l’Etat a livré aux forces de défense et de sécurité, hier au palais de la Martina, ses sentiments à leur égard pour les nombreuses missions qu’elles accomplissent au quotidien pour la sauvegarde de l’intégrité du territoire national et la sécurisation des personnes et des biens. En témoignent les réussites sur le front de la lutte contre le terrorisme au niveau des frontières. Malgré les assauts des terroristes, les positions des soldats béninois sont restées inviolables. Une preuve palpable de leur engagement et de leur détermination. Mais pour qu’il en soit ainsi, le gouvernement a joué de manière convenable sa partition. Recrutement de nouveaux soldats, construction d’infrastructures stratégiques, acquisition d’équipements modernes… sont autant d’actions menées et qui ont accru la résilience des soldats au front. « Ce sont des initiatives uniques et courageuses qui permettront de mieux garantir la quiétude à nos compatriotes sur toute l’étendue du territoire national. De plus, les récentes mesures entrant dans le cadre de la revalorisation de la solde ont de façon significative impacté le moral de la troupe et décuplé notre engagement », a déclaré le général de brigade Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major des forces armées béninoises. Il n’a pas manqué de citer la loi qui permet la prise en charge des soldats blessés ou décédés en mission et leurs ayants droit en cas de besoin. Conséquence logique, les différentes composantes des forces armées béninoises ont engrangé des résultats appréciables qu’il a énumérés. Des performances bien appréciées par le chef de l’Etat, chef suprême des armées, qui promet de faire davantage, une manière de reconnaître le mérite des hommes en uniforme. « Mon engagement et celui de mon gouvernement vous sont acquis», fait savoir Patrice Talon. Ces efforts, au regard des résultats obtenus, ne sauraient ne pas être poursuivis. « Nos efforts seront maintenus pour mettre à votre disposition des équipements de plus en plus adaptés et la logistique appropriée, le tout pour maintenir en votre sein l’état d’esprit nécessaire à l’accomplissement de vos missions respectives », a-t-il promis. Il en sera ainsi parce que la sécurité est un facteur important de développement. Actualités 13 janv. 2023


Présentation de vœux des institutions de la République au chef de l’Etat: Réforme annoncée dans les médias et adieu à la 8e législature
Le président de la République a reçu, ce jeudi 12 janvier, les vœux des présidents des différentes institutions de la République. Entre bilan de l’année précédente et perspectives pour les mois à venir, les voeux formés placent la nouvelle année sous le signe de l’accomplissement du devoir républicain. C’est aussi l’occasion d’exprimer les gratitudes à la législature finissante et d’annoncer des réformes dans le secteur de la presse.C’est l’accomplissement du devoir républicain qui marquera les actions du gouvernement, de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la Cour des comptes, de la Haute cour de justice, du Conseil économique et social, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et du Médiateur de la République. Du moins, c’est sous ce signe que le chef de l’Etat place l’année 2023 qui égrène déjà ses premiers jours. Patrice Talon l’a annoncé au cours de la cérémonie d’échanges de vœux avec les responsables des institutions de la République, ce jeudi 12 janvier au palais de la Marina. [caption id="attachment_92037" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] Mais avant cette orientation, il est revenu au président de l’Assemblée nationale, de rapporter les grandes lignes des acquis des différentes institutions au cours de l’année dernière. Ainsi, au niveau de la Représentation nationale, Louis Vlavonou informe que d’importantes lois ont été votées. Et c’est avec un sentiment de devoir patriotique accompli que les députés de la 8e législature s’éclipseront dans quelques semaines pour laisser place aux députés élus lors du scrutin du dimanche 8 janvier dernier. Du côté de la Cour constitution-nelle, de profondes réformes aussi bien en matière des textes fondateurs que des paradigmes de travail ont été conduites. « La mandature actuelle s’achève au cours de l’année 2023. Nul doute que vous ne ménagerez aucun effort afin que la qualité des personnalités à composer la prochaine soit au moins équivalente à celle des membres actuels pour assurer l’interprétation de la loi fondamentale, l’arbitrage des institutions et la gestion du contentieux des prochaines élections législatives et présidentielle de 2026 », a souhaité Louis Vlavonou, inter-venant au nom de tous les présidents des institutions de la République. A l’instar de la Cour constitution-nelle, la vie de la Cour suprême a été marquée par des réformes ces derniers mois. Grâce à ces innovations, l’institution se montre plus performante et davantage au service des justiciables. « La Cour suprême connait une révolution dans sa gestion administrative et juridictionnelle depuis plus d’un an et les premiers résultats se ressentent déjà en matière de qualité et de quantité des décisions rendues en 2022», indique le président Louis Vlavonou. [caption id="attachment_92038" align="alignnone" width="450"] ... les missions à elles assignées, et que le président
de l’Assemblée nationale en leur nom a rappelées[/caption] Quant à la Cour des comptes, nouveau venu de l’arsenal juridique béninois, elle prend corps à grands pas et joue de mieux en mieux le rôle qui lui est dédié. Elle a connu l’adoption de l’ensemble des textes législatifs qui lui sont applicables et l’étoffement de son personnel avec la nomination des présidents de chambres, de conseillers et d’avocats généraux. « En dépit de la volonté manifeste de sa présidente et de ses membres, la Haute cour de justice continue d’espérer que l’heure de sa dynamisation approche et pourrait sonner en 2023. A cette fin, elle a mené des réflexions en vue de repenser son cadre normatif et les conditions de sa saisine effective », a aussi précisé le président de l’Assemblée nationale au chef de l’Etat. Quant au Conseil économique et social, il a produit des avis et recommandations et organisé des séminaires sur des sujets sensibles alors que la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) reste reconnaissante pour l’adoption et la promulgation d’une nouvelle loi organique. La Commission électorale nationale autonome et le Médiateur de la République ont aussi été très actifs au cours de l’année écoulée. Si la première a organisé avec professionnalisme et sans anicroche les dernières élections législatives, le second, malgré ses résultats appréciables, continue d’espérer sa constitutionnalisation.

Réforme de la presse

Les satisfactions suscitées par les réussites de l’année dernière ne doivent pas empêcher l’exploration de perspectives meilleures pour les douze prochains mois. «Les progrès obtenus lors de ces dernières années nous obligent à garder le cap sans désemparer », clarifie le chef de l’Etat. D’ailleurs, précise-t-il, les défis qui s’annoncent sur le chemin du développement socioéconomique sont grands. L’un des plus importants que cite Patrice Talon, c’est la réforme dans le secteur des médias pour une presse professionnelle et responsable. C’est une thérapie d’envergure qui sera portée par l’institution de Rémi Moretti. « Je voudrais assigner une mission particulière à la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, celle d'engager des consultations sérieuses avec les acteurs de la presse nationale afin de proposer au gouvernement assez vite les axes d'une réforme ambitieuse et pertinente du secteur », annonce le président de la République. Ce remède permettra de favoriser l'avènement de véritables entreprises de presse dans lesquelles les professionnels bénéficient des conditions de vie décentes pour « cesser d'être exposés aux vices, à la précarité et à l'incertitude du lendemain ». [caption id="attachment_92039" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] En dehors des médias, Patrice Talon martèle que le temps des violences dans le champ politique est fini. D’une certaine manière, la consolidation de la démocratie prendra une autre tournure. En témoigne déjà la tenue des élections législatives le 8 janvier dernier avec la participation de toutes les sensibilités politiques. Ce scrutin qui a livré son verdict s’est déroulé dans une ambiance paisible et conviviale. Mais malgré la victoire du camp de la mouvance qui obtient une majorité confortable, le président de la République se dit ouvert à toutes les propositions objectives et sources d’évolution. « Il n’y a eu ni perdant, ni gagnant. Seul le Bénin a gagné », retient-il, appelant à l’unité d’action pour accélérer le développement.
Actualités 13 janv. 2023


Législatives 2023: Le visage de la 9e législature
Bien que les soutiens de Patrice Talon aient confirmé leur leadership sur l’échiquier politique national, ils devront cette fois-ci composer avec une formation politique se réclamant de l’aile dure de l’opposition au régime.Un nouveau visage pour le parlement béninois. Les législatives 2023 permettent de conjuguer définitivement au passé le vocable « parlement monocolore », expression de ce que seuls les soutiens de Patrice Talon ont siégé à la 8e législature. A la vérité des urnes au terme du scrutin du 8 janvier comptant pour l’élection des députés de la 9e législature, ces soutiens du chef de l’Etat, l’Union progressiste le renouveau et le Bloc républicain ont confirmé leur leadership sur l’échiquier national mais sont contraints à un partage des sièges avec l’aile dure de l’opposition au régime. Le parti Les Démocrates dont le président d’honneur Boni Yayi s’est activement impliqué dans la campagne électorale, s’en est sorti avec 28 députés sur les 109 sièges à pourvoir, et ne passera sans doute pas les trois prochaines années de la mandature à caresser le régime dans le sens du poil. Le débat parlementaire s’annonce palpitant tel que les Béninois en sont friands, et c’est une prime à la démocratie. L’essentiel est que l’intérêt général soit préservé. Une chose est claire, le grand bouleversement annoncé lors de la campagne électorale, en prélude au vote du dimanche 8 janvier, par les forces de l’opposition notamment Les Démocrates, se heurtera aux blocs de la mouvance présidentielle. Avec respectivement 53 et 28 sièges au parlement, les partis Union progressiste le renouveau et le Bloc républicain ne se laisseront pas dicter la loi de la minorité. Ils ont également reçu mandat de leurs électeurs aux fins de maintenir le cap, poursuivre dans le sens du soutien aux actions de Patrice Talon. La fonction parlementaire, au-delà des exigences légales notamment en termes de contrôle de l’action gouvernementale, offre à l’élu une certaine liberté, qu’il n’y est pas forcément contraint. A juste titre, le débat sur la problématique du contrôle de l’action gouvernementale a fait rage ces dernières années, et avec le retour de l’opposition au parlement, les choses pourraient changer en cette matière. Les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale autonome (Cena) nourrissent cet espoir pour la vitalité de la démocratie béninoise. Il est à espérer que la politique politicienne ne prenne le dessus. Des élus de la mouvance, il est certainement attendu quelques concessions dans l’intérêt des populations, et des opposants des propositions objectives et constructives? Actualités 12 janv. 2023


Umaro Sissoco Embaló en visite officielle à Cotonou: « Le Bénin pèse beaucoup au sein de la Cedeao »
En visite officielle à Cotonou, le président de la Guinée- Bissau a été reçu en audience au palais de la Marina, ce mercredi 11 janvier, par son homologue béninois. Les questions de sécurité, de démocratie et de développement étaient au cœur des échanges. Une bonne occasion pour Umaro Sissoco Embaló de repréciser la place importante du Bénin dans la sous-région. Il sonnait 14 h 34 minutes, ce mercredi 11 janvier, quand le président de la Guinée-Bissau fait son entrée au palais de la Marina où l'attendait le maître des lieux. Hymnes des deux pays, honneurs militaires, accolades, brèves discussions et les deux personnalités arpentent les marches pour un entretien à huis clos. Au bout d’une heure d’horloge, les deux chefs d’Etat refont leur apparition et livrent aux médias la quintessence de leurs discussions. C’est Patrice Talon qui plante le décor en précisant que la sécurité, la démocratie et le développement ont été au cœur de leurs discussions. Le contexte sous régional marqué par les actes terroristes et la situation de transition dans certains pays dont le Burkina Faso imposent ces sujets comme des défis que doivent relever ensemble les pays. S’agissant de la sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme, Umaro Sissoco Embaló confie que son déplacement sur Cotonou n’est pas inutile. « C'est toute l'Afrique de l'Ouest qui est concernée. Le président m'a donné son point de vue qui m'a beaucoup intéressé », a-t-il fait savoir. Même si le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ne l’a pas clairement développé, il est connu qu’aux dernières assises de l’institution sous régionale, Patrice Talon, dans une approche innovante, avait appelé la communauté à compter sur ses propres forces dans cette lutte contre le terrorisme, en attendant l’appui éventuel des partenaires techniques et financiers. La proposition de Patrice Talon, bien appréciée par son hôte, permet à ce dernier de clamer à nouveau l’importance du Bénin dans la sous-région. «Le Bénin est un pays qui pèse beaucoup au sein de notre famille, la Cedeao », a déclaré le président bissau-guinéen.

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La visite de Umaro Sissoco Embaló intervient au lendemain des élections législatives au Bénin. D’ailleurs, son séjour coïncide avec la proclamation des résultats provisoires de ce scrutin pour lequel la Cedeao a déployé des observateurs. « J’ai eu quelques entretiens avec le chef de mission d’observation de la Cedeao (…) qui m’a fait part de comment les élections se sont déroulées », a-t-il rapporté avant de féliciter le Bénin pour la qualité de sa démocratie et le modèle qu’il ne cesse d’être en matière d’organisation d’élections. [caption id="attachment_92008" align="alignnone" width="450"] Accueil chaleureux du président bissau-guinéen
par son homologue béninois...[/caption] Pour sa part, Patrice Talon renouvelle l’engagement de son pays à œuvrer pour le bien-être de tous les peuples. « Le Bénin tient à jouer sa partition dans notre communauté sous régionale, aussi bien pour le renforcement de la démocratie, des libertés, de la bonne gouvernance que pour notre sécurité commune, la lutte contre le djihadisme », a indiqué le chef de l’Etat béninois. Précisons que Umaro Sissoco Embaló préside la Conférence des chefs d’Etat de la Cedeao depuis juillet dernier. La question de la sécurité constitue un des piliers de son plan d’action. C’est pour cette raison qu’avant son séjour de quelques heures à Cotonou, il était à Ouagadougou au Burkina Faso?
Actualités 12 janv. 2023


Les cantines réceptionnées par la Cena
La Commission électorale nationale autonome (Cena) a réceptionné la totalité des cantines contenant les procès-verbaux de compilation des résultats des législatives du 8 janvier dans les 546 arrondissements sur l’ensemble du territoire national. La Commission électorale nationale autonome (Cena) pourrait proclamer, dans les heures qui suivent, les résultats provisoires des élections législatives du 8 janvier 2023. L’institution ayant à charge l’organisation du scrutin a fini de réceptionner l’ensemble des cantines contenant la compilation des résultats par arrondissement. Selon le code électoral, le procès-verbal (Pv) des résultats du village ou quartier de ville ainsi que le procès-verbal des résultats de tout l’arrondissement sont signés par le coordonnateur de l’arrondissement, les présidents des postes de vote et les représentants des partis politiques. Ces procès-verbaux de centralisation et de compilation par arrondissement sont mis sous plis scellés et envoyés à la Cour Constitutionnelle et à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Cette opération s'est achevée au soir du mardi 10 janvier au siège de l’institution à Cotonou. Les 546 arrondissements ont livré leurs cantines. « Nous les ouvrons, nous essayons d’extraire les Pv de compilation, nous les assemblons par commune et nous lançons leur traitement à la salle informatique », avait confié Ruffin Domingo, responsable du matériel et des opérations. Selon le mode de travail à la commission électorale, des agents manutentionnaires sont chargés de la récupération des enveloppes des cantines, d’y extraire les Pv qui sont ensuite remis aux opérateurs de saisie de la salle informatique. Il s'ensuit la compilation des données électorales. « Le département informatique ne subit aucune pression. La transparence est totale. Le traitement qui se fait à la Céna, pour rendre des résultats fiables tels sortis des urnes. La Céna doit proclamer les résultats le mercredi 11 janvier selon son chronogramme», a laissé entendre Ruffin Domingo. Il faut rappeler que les articles 94 et 95 du code électoral stipulent que, la centralisation des cantines et des plis scellés doit être terminée au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Cena), vingt-quatre (24) heures, au maximum, après le jour du scrutin. Et que tout responsable de transmission tardive de cantines ou de plis scellés est passible de la peine prévue au code pénal. « Toute transmission hors délai de cantines ou de plis scellés doit être dénoncée dans les soixante-douze (72) heures qui suivent la transmission tardive aux procureurs de la République compétents par le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena). La non-dénonciation de la transmission tardive rend le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) passible de la même peine », a prévenu le législateur. La Commission électorale est donc restée dans les délais et pourrait, conformément à son agenda, procéder ce jour à la proclamation des résultats provisoires des élections? Actualités 11 janv. 2023


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