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Nouvelles

En attendant les chiffres officiels, le pouvoir aux médias sociaux
Dans l’attente de la proclamation par la Commission électorale nationale autonome (Cena) des grandes tendances des élections législatives du dimanche 8 janvier dernier, les partis politiques et leurs militants déploient beaucoup d’énergie sur les médias sociaux. La toile est en proie à une deuxième bataille, après celle des urnes, menée par des chapelles politiques épaulées par leurs communicants et plusieurs influenceurs web.En attendant la proclamation des tendances provisoires par la Cena, la bataille pour les sièges du parlement fait rage sur les réseaux sociaux. A peine les bureaux de vote ont fermé, dimanche dernier, que les chaudes discussions ont repris. Au menu des débats, la question du vainqueur. Qui l'a emporté ou qui remportera tel ou tel siège ? Conformément à la décision de l’autorité de régulation des médias, les organes de presse ne sont pas autorisés à publier des chiffres ou des statistiques en rapport avec les élections. Alors, les partis politiques se tournent vers les réseaux sociaux, cela par le biais de militants et de web activistes. La mouvance et l'opposition s'affrontent à coups de chiffres. Dans les différents forums et espaces de discussions sur Internet, la bataille fait rage. Les empoignades sont sans merci. A cela s'ajoutent les déclarations de leaders politiques. Des déclarations largement relayées par les internautes. L'opposition demande de respecter le verdict des urnes, la mouvance réclame la victoire. Mieux, les deux blocs de la mouvance présidentielle s’arrogent la première place. Tout se passe comme si chaque camp voudrait avoir l'opinion acquise à sa cause et s'en faire juge à la place des organes officiels de gestion des élections que sont la Cena et la Cour constitutionnelle. En tout cas, force est de constater que les chaudes empoignades durant la campagne électorale n'ont visiblement pas suffi. Les discussions, les arguments, les chiffres, les soupçons de fraude vis-à-vis de l'adversaire ont toujours cours. Certains arguments, opinions des militants et des responsables de partis tendent même à mettre pression sur l'institution en charge de l'organisation des élections. Cette attitude des différents partis politiques témoigne-t-elle d'une méfiance vis-à-vis de la Cena, ou s'agit-il d'une manœuvre de manipulation, d'intimidation, voire de chantage ? Chaque camp voudrait-il associer le peuple à sa stratégie de communication post-scrutin ? Qui a raison, qui a tort ? Nul ne saurait le dire. A l'heure actuelle, le peuple se retrouve pris en otage par la guerre de chiffres non officiels et d'arguments de toutes sortes. En attendant et loin de ce tohu-bohu, les institutions habilitées à vérifier les chiffres sortis des urnes s'affairent avec toute la sérénité requise. Les travaux de réception et de traitement des procès-verbaux et feuilles de compilation sont en cours à la salle informatique de l’institution chargée d’organiser les élections. D’ailleurs, son président avait affiché sérénité et optimisme le jour du vote en affirmant que les dysfonctionnements lors du processus sont minimes et ne sauraient entacher la crédibilité des résultats.

Satisfécit général

L’ambiance post-scrutin est à la satisfaction générale. Les opérations de vote ont laissé un vent de satisfaction perceptible dans tous les camps. Du côté des populations, c’est la joie d’avoir pu exprimer son droit de vote. D’ailleurs, sur les médias sociaux, les jeunes en l’occurrence saluent l’engagement du régime à mettre en place les conditions de consolidation de la démocratie au Bénin. Quant aux partis politiques, ils expriment leur satisfécit en dehors de quelques récriminations parcellaires. Dans la même veine, la mission d’observation déployée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’est réjouie des bonnes conditions de déroulement du processus électoral. La mission salue à juste titre le climat apaisé qui a caractérisé le scrutin du dimanche dernier félicitant toutes les parties prenantes. Faisant de son côté le point de sa mission d’observation, la Plateforme électorale des organisations de la société civile fait constater que les opérations de vote se sont déroulées dans l’ordre et la discipline malgré quelques incidents. Notons que la plateforme a déployé plus de 700 observateurs dans 546 arrondissements? Par Jonas DETONDJI (Coll ext.)
Actualités 11 janv. 2023


Fête des religions endogènes: La partition des gardiens de nuit à Parakou
A l’instar de toutes les autres localités du Bénin, la ville de Parakou a célébré la fête nationale des religions endogènes, ce mardi 10 janvier. Les adeptes des différentes divinités ont eu l’occasion de les vénérer, puis de prier pour le pays. A l’arrivée, ce sont les gardiens de nuit qui se sont adjugé la palme en suscitant plus d’engouement autour des festivités.Comme partout, sur toute l’étendue du territoire national, ce mardi 10 janvier a été marqué par la célébration de la fête des religions endogènes à Parakou. Pour les adeptes des cultes vodun de la ville, c’était l’occasion des grandes retrouvailles pour valoriser et honorer leurs divinités. Ils ont également prié pour tout le pays. En dehors des couvents, des temples des divinités Sakpata, Hêviosso, Tohossou, Dan, Kocou, Ninsouhoué, Thron et autres qui ont été pris d’assaut, les festivités se sont également déroulées au niveau des associations organisées. Elles ont été meublées par des chants, libations et autres rituels indiqués, sans oublier les danses recommandées et propres aux différentes divinités. Une des grandes attractions de ces festivités aura été une nouvelle fois, les gardiens de nuit ou Zangbéto. Présents également dans la cité des Kobourou, ils se sont illustrés par leurs démonstrations. Venus de plusieurs temples à travers la ville, ils ne se sont pas fait prier pour émerveiller le public. « Ils assurent la sécurité, puis protègent contre les mauvais esprits », confie avec fierté Martin Agossa, un zangan daho ou chef supérieur de l’un de leurs temples. « La sorcellerie évite de se manifester dans un endroit où le Zangbéto est présent », soutient-il. C’est après des rituels effectués dans leurs temples que leur sortie pour l’Epp Ocbn a été possible. Selon le dignitaire du culte Togbo-Ava, Pacôme Assohoumè, les préparatifs de cette fête ont commencé depuis plusieurs jours. La veille a surtout été consacrée à la purification des couvents et temples. « Cette fois-ci, nous avons également prévu des groupes folkloriques pour agrémenter les festivités », a informé Pacôme Assohoumè. Tout comme celles importées, les religions endogènes méritent, insiste-t-il, qu’on leur accorde également un peu plus de considérations. Actualités 11 janv. 2023


Fête du vodoun: Effervescence et expressions artistiques sur la plage de Ouidah
Les religions endogènes étaient à l’honneur, une fois encore, ce mardi 10 janvier sur la plage de Ouidah. Adeptes et dignitaires étaient en liesse autour de leurs divinités, sous le regard admiratif de touristes, de curieux et des autorités de tous ordres.L’effervescence sur la plage de Ouidah, montre que les religions endogènes n’ont rien perdu de leur prestige. Ils étaient là, nombreux, les adeptes, parés de leurs plus belles tenues pour célébrer leurs divinités. La fête des religions endogènes est un rendez-vous annuel de dimension internationale au cours de laquelle chants et danses rituels, processions et autres libations sont exécutés pour rendre hommage aux forces ancestrales et vitales de l’univers. A cette occasion, dignitaires, adeptes et initiés de chaque couvent situé sur le territoire national proposent au public diverses manifestations selon les divinités qu’ils implorent. En ce qui concerne Ouidah, cette année encore, le public a eu droit sur la plage de la ville aux prestations de treize couvents de la commune. Trente ans que le 10 janvier est devenu un jour de grâce dans le calendrier national. C’est « un jour béni pour les adeptes des divinités tutélaires depuis qu’elles veillent sur leurs destins et les couvents qui abritent leurs sanctuaires ». Jean Michel Abimbola, ministre en charge de la Culture, dans son adresse solennelle, se laisse «convaincre par la certitude que la communauté vodun est en effervescence, portée par la ferveur de la foule des croyants, inspirée également par la passion des curieux et des touristes en quête d’émotions et de connaissances sur ces croyances multiséculaires ». Avant lui, bien d’autres autorités ont reconnu l’importance et au-delà, la beauté de cette fête qui prend désormais toute son importance au rang des célébrations festives nationales et même internationales. « C’est un rendez-vous qu’il ne faut pas se laisser conter. Cela fait trois ans que je prends du plaisir à être ici en famille pour cette fête qui nous reconnecte avec nos sources ». Siméon Talbot, touriste guadeloupéen est aux anges d’y être, esquissant des pas de danse aux côtés des porteurs de Atchinan. Ce mardi encore, ils étaient là, par dizaines pour s’abreuver à cette richesse dont le Bénin est l’un des plus grands dépositaires. « Notre pays est une des principales terres où s’expriment, se vivent, se perpétuent et se valorisent les traditions vodun », appuie le ministre Abimbola. Les manifestations de ce 10 janvier, comme toujours, se sont déroulées en présence de hauts dignitaires du culte Vodun sur toute l’étendue du territoire et sous le regard admiratif des membres du gouvernement, notamment les ministres en charge des Affaires étrangères et de la Culture, du conseiller spécial du président de la République, des autorités politico-administratives et locales. D’une portée nationale et internationale, la fête des religions endogènes est un rendez-vous marqué par une cérémonie officielle en présence des institutionnels, du Pontife du Vodun, le chef suprême du culte vodun, des chefferies traditionnelles et des hauts dignitaires de différents couvents. Pour ce qui est des expressions artistiques, elles ont été assurées par treize couvents de la commune de Ouidah. Une visite du couvent Sakpata de Zoungbodji a mis un terme aux activités.

Valorisation

Conscient de la richesse inépuisable que constitue ce culte, le gouvernement à travers son Programme d’action 2021-2026, a fait l’option d’intensifier les efforts dans les secteurs du tourisme, de la culture et des arts, secteur érigé au rang de deuxième pilier du développement du Bénin. Au nombre des nombreux projets et programmes structurants pensés pour porter la «Destination Bénin », figurent la Route des couvents et le musée international Vodun, qui sont dans une phase de développement avancée. La Route des couvents devra permettre à tout visiteur de réaliser une immersion dans les temples et couvents pour vivre les cultes, les rituels et l’ambiance caractéristiques de ces lieux. Pendant ce temps, le musée offrira aux visiteurs une variété de connaissances sur le sujet avec des images et des représentations des différentes déités à travers une scénographie spécifique. « Les multiples visages de cette religion, l’appropriation qu’elle a subie dans tous les espaces de son implantation seront montrés et illustrés avec des outils modernes, histoire de témoigner de la complexité de la spiritualité de nos aïeux, de rendre hommage à la façon dont ils vivent leurs commerces avec Dieu, avec la nature, avec eux-mêmes », renseigne la documentation sur la fête. A l’horizon 2024-2025, le Bénin, ouvrira grandement ses portes pour permettre à ses visiteurs de découvrir d’autres facettes de ses religions endogènes. ----------------------- --------------------------

Un festival des arts vodun pour renforcer l'attractivité touristique Le Bénin envisage, pour les éditions prochaines de la fête nationale des religions endogènes, lancer le Festival des arts vodun. A l’occasion des festivités marquant la célébration de ce rendez-vous annuel, le ministre de la Culture a indiqué que le gouvernement ambitionne de créer un rendez-vous qui conviera toutes les expressions créatives autour de cette richesse identitaire. « Si le Vodun reste un sujet de fascination et d’interrogations pour des millions de curieux à travers le monde, il suscite chez les chercheurs les travaux scientifiques, chez les cinéastes des films de toutes sortes, chez les plasticiens un art reconnaissable et chez les musiciens, des rythmes et mélodies identifiables entre mille autres. C’est pour cela que nous pensons accompagner désormais la célébration du 10 janvier du Festival des arts vodun. Notre pays veut ainsi assumer pleinement sa vocation de la Mecque du vodun, pour y faire éclore le potentiel de cette culture dans ses aspects les plus inspirants », justifie Jean Michel Abimbola, à l’occasion. Un évènement d’envergure qui polarisera sans doute les attentions dans un contexte où la promotion des arts, de la culture et du tourisme tient une place importante dans le programme d’action du gouvernement.

Culture 11 janv. 2023


Fête du Vodoun à Zogbo: Immolations et bénédictions au temple Alafia
L'Ordre des avocats du Bénin a lancé sa rentrée solennelle 2022-2023, jeudi 5 janvier dernier, lors d'une cérémonie qui a eu lieu à la Maison de l'Avocat sise au Palais de justice de Cotonou. Une cérémonie qui a également consacré la prise de fonction du nouveau bâtonnier de l'Ordre, Me Angelo Hounkpatin. Il annonce un mandat de continuité avec des défis spécifiques et une attention particulière à la confraternité et à la discipline.L’Ordre des avocats du Bénin fait sa rentrée au titre de l’année 2022-2023 avec à sa tête un nouveau conseil. Le bâtonnier sortant, Prosper Ahounou, a passé la charge à son dauphin Angelo Hounkpatin. Doyen du Conseil de l'ordre, élu ensuite dauphin de son prédécesseur, le samedi 18 décembre 2021, Me Angelo Hounkpatin a pris la pleine possession de sa charge de bâtonnier de l'Ordre des avocats du Bénin pour un mandat de trois ans. Il s’entoure d’un conseil essentiellement composé des anciens membres. Le nouveau bâtonnier apprécie à sa haute valeur, l’honneur qui lui est fait et les attentes de sa nouvelle charge. Il a remercié d’une part ses confrères pour leur mobilisation en sa faveur lors des élections qui l'ont porté à cette charge et d’autre part son prédécesseur pour l'inestimable attention. « Aux côtés du bâtonnier Prosper Ahounou, rien ne m'a été caché… Vous avez été un éclaireur… A aucun moment vous n'avez confondu compromis et compromission», ce sont les témoignages d’un successeur reconnaissant. Il confirme d’ailleurs que son bâtonnat ne sera pas un bâtonnat de rupture avec le précédent, mais un mandat de continuité qui aura ses propres challenges. Entre autres challenges, le bâtonnier en exercice évoque une assurance-maladie particulière pour les avocats, la poursuite de l'ouverture du barreau à l'international, le dialogue avec le Garde des sceaux pour le paiement diligent des honoraires d'avocat... C’est sans occulter les défis constants de la restauration de l'image de l'ordre. Ont pris part à la cérémonie de rentrée solennelle 2022-2023 du barreau du Bénin et de passation de charge au nouveau bâtonnier, le président de la Cour suprême, des bâtonniers de pays voisins, d'anciens bâtonniers du Bénin, les avocats de l’Ordre, des représentants de divers Ordres et professions judiciaires, des représentants de la Conférence des barreaux de l'Uemoa… La conférence inaugurale de la rentrée a d’ailleurs été donnée par le président de la conférence des barreaux de l'Uemoa et a porté sur le défi de l’intégration régionale des Ordres.

Non à la division !

«Je veux être le bâtonnier de tous, sans exception aucune». C’est l’un des souhaits qui ressorttent du premier discours du nouveau bâtonnier du barreau du Bénin. Pour réussir sa mission, il identifie trois exigences qui lui semblent indispensables et que tous les avocats de l’Ordre sont appelés à cultiver : l'indépendance, la confraternité et la dignité. Le bâtonnier Angelo Hounkpatin a exhorté ses confrères à se mettre au-dessus des clivages et des divisions à l'interne pour bâtir la confraternité, arme importante pour la survie et la notoriété de l’Ordre. « Apprenons à nous aimer dans nos différences d'opinion au nom de la confraternité… Je nous encourage à sortir des sentiers battus dans l'intérêt de notre profession, sans injures ni insultes… Je veux faire de mon bâtonnat un espace public de discussion. Mais cette discussion doit se faire dans le respect des normes qui font de nous des confrères, des artisans de justice… », a-t-il précisé, invitant chaque avocat à traiter son confrère avec courtoisie, délicatesse et respect comme il aurait aimé qu'on le traite ; et encourageant les avocats stagiaires à la discipline, au respect des aînés, à la probité et la dignité. Pour rester professionnels, tous les membres de l’Ordre sont appelés à faire attention à certains pièges que sont: le goût immodéré de l'argent, l'envie, l'ambition démesurée, le manque de courtoisie à l'égard des confrères…
Culture 11 janv. 2023


Fête des religions endogènes: Prières, exhortations et réjouissances populaires dans l’Ouémé
Dans l’Ouémé, la 29e édition de la fête nationale des religions endogènes célébrée, ce mardi 10 janvier, sur le site départemental à Malanhoui dans la commune d’Adjarra, a été l’occasion pour les dignitaires et adeptes des cultes vodoun ainsi que les officiels de magnifier les divinités et traditions ancestrales pour les valeurs inestimables qu’elles incarnent.Le site départemental de l’Ouémé de célébration du culte vodoun à Malanhoui dans la commune d’Adjarra était sous les feux de la rampe, ce mardi 10 janvier. Il était noir de monde. Dignitaires et adeptes des religions endogènes se sont massivement mobilisés pour l’édition 2023 de la fête des religions endogènes du Bénin. Le top des festivités a été donné par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, représentant le gouvernement. Pour lui, la célébration de cette 29e édition de la fête des religions endogènes est le témoignage de la considération que le gouvernement porte au culte vodoun. « Nous devons être fiers de cette religion. Nous devrons la revendiquer », souligne Jean-Claude Houssou. Il a rappelé les réalisations et différents projets du gouvernement pour révéler davantage les religions endogènes et les porter au firmament du patrimoine culturel béninois et de la culture béninoise. Le ministre promet que d’ici à là, le Bénin sera un endroit incontournable où sera célébré à travers le monde le vodoun. Ceci, au regard des nobles ambitions du chef de l’Etat, Patrice Talon, pour le secteur, dévoile Jean-Claude Houssou. Pour le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, « le vodoun est notre racine, notre identité ». Elle caricature le vodoun comme la source d’énergie qui réside en chacun des Béninois. Tous les citoyens béninois doivent reconnaitre le vodoun et les religions endogènes comme des valeurs à promouvoir. L’autorité préfectorale apprécie à sa juste valeur les efforts du gouvernement à cet effet. Elle cite entre autres la constitutionnalisation des chefferies traditionnelles, le retour des trésors royaux ramenés de France et la construction de plusieurs musées et sites royaux dont le musée international de Porto-Novo. Marie Akpotrossou encourage les dignitaires et adeptes des religions endogènes à persévérer dans l’effort pour porter davantage haut le flambeau de nos us et coutumes. Elle a exhorté les acteurs des religions et cultes endogènes du département de l’Ouémé à l’unité et à l’amour pour faire profiter au peuple les pratiques du vodoun et valeurs ancestrales. Le préfet a saisi l’occasion pour appeler les dignitaires et adeptes des religions endogènes à contribuer au renforcement de la sécurité nationale. Toute personne suspecte autour d’eux et dans leurs localités doit être rapidement dénoncée.

Paix et sécurité nationale

Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, a laissé entendre que conscient de la valeur que représente le vodoun, son conseil municipal a initié le Festival international de Porto-Novo (Fip). L’évènement qui est à sa sixième édition cette année vise à révéler davantage les valeurs cultuelles et culturelles du Bénin, a-t-il ajouté. Le maire d’Adjarra, Germain Wanvoègbè, abonde dans le même sens. Selon lui, le vodoun est un facteur de richesse et de développement. Il constitue une niche d’opportunités pour l’économie locale. C’est pourquoi, indique le maire d’Adjarra, son conseil communal a inscrit au rang de ses priorités plusieurs projets pour la valorisation des richesses culturelles et cultuelles de la commune dont l’organisation d’un festival qui est à sa première édition cette année. Le président départemental des cultes et des religions endogènes de l’Ouémé, Sètondji Adanklounon et le ministre et chef suprême des religions endogènes, Mito Akplogan Guin Agbotozounmè, ont vanté les valeurs du vodoun. Selon eux, le vodoun ne fait pas de mal et n’est nuisible à personne. Il protège la vie et incarne le bien. Le vodoun est un vecteur de développement et défend les mêmes valeurs que les religions importées, soulignent-ils pour inviter les uns et les autres à éviter d’attaquer et de dénigrer les cultes endogènes. Le clou de la cérémonie a été la consultation publique, comme tous les ans d’ailleurs, de l’oracle pour voir sous quel signe sera placée cette année 2023 dans le département de l’Ouémé. La consultation a révélé le signe « Gbé a tè ». Selon les interprétations des prêtres du Fâ, ce signe appelle à la patience face à toute épreuve et au respect des lois de la République. Les populations de l’Ouémé ont été invitées à éviter les conflits inutiles durant l’année 2023. Les manifestations se sont achevées par la distinction de certains gardiens de la tradition en reconnaissance de leurs actions pour le rayonnement des valeurs ancestrales et des réjouissances populaires ponctuées de défilés des divinités présentes, toutes parées de leurs plus beaux accoutrements.
Culture 11 janv. 2023


Elections législatives 2023: Rien à signaler dans la 4e circonscription
Dans la zone déclarée rouge par les forces de sécurité dans le septentrion, les élections législatives se sont déroulées sans incident majeur.A Tanguiéta et Matéri, les électeurs sont allés aux urnes dans le calme et sans aucun incident majeur. C'est le constat fait tout au long de la journée de ce dimanche 8 janvier où se sont déroulées les élections législatives. Dans cette zone dont une partie est déclarée rouge, pour des raisons sécuritaires, les électeurs ont pu accomplir leur devoir civique comme leurs concitoyens de Natitingou, Toucoutouna et Kouandé. Dans toutes ces villes, les bureaux de vote, dans leur majorité, ont ouvert à 7 h comme prévu par le code électoral. Sur place, le détachement militaire, quoique discret, était présent pour anéantir toutes velléités éventuelles de personnes malintentionnées. Une présence qui rassure les populations et les réconforte. « C'est vrai que nous sommes dans la zone de la Pendjari mais nous restons des Béninois. C'est heureux que le gouvernement prenne des dispositions en permanence pour nous rassurer surtout en ces moments de scrutin», se réjouit Chitou Alassane qui venait de voter pour le candidat de son choix dans l'un des bureaux de vote du complexe scolaire de Dassari à Matéri. Dans ce centre de vote, ce n'était pas la grande affluence. C'est au compte-gouttes que les électeurs ont fait le déplacement pour remplir à plus de la moitié les urnes dans certains bureaux de vote. Mais dans l'ensemble, ils se réjouissent du bon déroulement du vote majeur sans aucune tension.

Identique

« Déjà à 7 heures, la plupart des bureaux de vote étaient opérationnels et les premiers citoyens sur place ont pu déposer les bulletins dans les urnes ». C'est le premier bilan que fait Constant Béhiti, point focal de la Commission électorale nationale autonome (Cena) à Natitingou, sur le déroulement de l'opération de vote. Il en est ainsi parce que aux premières heures de ce dimanche déjà, on a mis les bouchées doubles pour la répartition du matériel sensible. A son poste depuis tôt le matin, Alex Yagbannon, président du bureau de vote N°7 de l'Ecole primaire publique Ourbourga de Natitingou, travaille sans répit, en présence des représentants de trois partis politiques que sont l'Union progressiste, le Bloc républicain et Les Démocrates. « Tout se passe bien. La formation que nous avons reçue nous permet de jouer avec efficacité notre partition », confie-t-il. A l’œuvre, il décompte désormais le temps pour aboutir au moment du dépouillement et du comptage des suffrages.

------------------- Propos recueillis ---------------------

Alassane Tigri, candidat, après son vote à l’Epp Porga, Tanguiéta

« Je suis très heureux que Les Démocrates aient eu gain de cause et participent aux élections et que je puisse accomplir le devoir civique. J’ai pu constater que l’affluence n’est pas encore très grande mais les électeurs sortiront. Ma grande attente, c’est que mon parti gagne dans la paix et la transparence pour que le Bénin en sorte gagnant. » Barthélémy Kassa, candidat, après son vote à Matéri

« Ma grande attente, c’est que mon parti rafle tous les sièges de ma circonscription électorale. Bien évidemment, je souhaite que le vote se déroule sans bruit et sans bagarre. Ce qui sera encore une preuve de la vitalité de la démocratie dans la région de la Pendjari qui est une zone rouge. Je suis heureux de constater que tout se passe dans la fraternité et le défi sécuritaire. Mon espoir, c’est que tous ceux qui seront élus soient en capacité de négocier avec le gouvernement pour attirer les effets de développement que nous sentons un peu partout. »
Actualités 09 janv. 2023


Législatives 2023: Calme et enthousiasme dans le Borgou
Dans l’ensemble, le scrutin s’est bien déroulé dans le département du Borgou, où l’affluence a été perceptible dans certaines communes.Bembèrèkè s’est mis la pression pour ouvrir ses postes de vote à l’heure, ou avec quelques minutes de retard. « Tous les matériels sont partis, comme vous le voyez », confie Issiaka Séni Azikiwé, coordonnateur de l’arrondissement de Ina, peu avant 6 h 30. Sur le terrain, les choses sont allées vite. Après quelques minutes perdues à chercher leurs postes de vote sur les listes affichées dans la cour de l’école, les électeurs se mettent en rangs. Mathias Zachari a pu accomplir en premier son devoir civique, dans son poste de vote au Cs Ina, Groupe A et B. « Je sais que d’ici peu, il y aura du monde. C’est pourquoi j’ai décidé de passer plus tôt », explique-t-il. Dans cette commune, la tendance est quasiment la même. Garba Yaya, maire de Bemberekè, en est satisfait. « Je remercie la Cena. L’organisation est parfaite. Nous remercions toutes les organisations à divers niveaux. Je souhaite que tout se passe dans la paix et la transparence pour que les meilleurs gagnent», martèle-t-il.

De l’affluence, mais pas constante

Ailleurs, dans des localités de Tchaourou, Nikki, N’Dali et Parakou sillonnées avant la mi-journée, tout se déroule sans anicroche. De l’affluence, les centres de vote en enregistrent par endroits, avec des queues devant les salles de classe. « Tout se passe bien. Une centaine d’électeurs ont déjà voté dans ce poste. On espère qu’ils sortent encore plus », laisse entendre Djima Daouda, président de poste de vote au quartier Kobo, à Nikki. Tout au long du corridor Nikki-Parakou, l’affluence est perceptible mais non constante. Selon les membres de poste de vote, il est probable que des électeurs soient allés au culte avant de s’acquitter de leur devoir civique. Les patrouilles mixtes des Forces de défense et de sécurité ne sont jamais loin dans les localités parcourues. De quoi rendre encore plus sereins les citoyens.

Calme et convivialité

Les villes du Borgou sont demeurées calmes pendant le vote. Les consignes du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, concernant les manifestations publiques, de même que l’ouverture des marchés et des débits de boissons, sont respectées dans l’ensemble. Dans les centres de vote, l’ambiance est conviviale. Et c’est dans cette ambiance que plusieurs personnalités ont d’ailleurs accompli leur vote dans le Borgou. C’est le cas de l’ancien président de la République Boni Yayi, à Tourou, dans le 1er arrondissement de Parakou. Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Seïdou Adambi, a voté dans le deuxième arrondissement de Parakou pendant que la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé, l’a fait à Nikki. Le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian a voté à Ina, tout comme le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabè Gbian. Les personnalités ont pour la plupart exhorté les populations à voter massivement, dans le calme et dans la sérénité.
Actualités 09 janv. 2023


Elections législatives 2023: Ambiance bon enfant dans le Plateau
Les électeurs du département du Plateau qui compte les 21e et 22e circonscriptions électorales ont fait une fois encore preuve de maturité, lors du scrutin législatif de ce dimanche 8 janvier, en votant dans la paix et dans une ambiance bon enfant. Le scrutin s’est bien déroulé dans le département du Plateau qui comporte la 21e circonscription électorale qui compte les communes d’Ifangni, Sakété et Adja-Ouèrè et la 22e comprenant Pobè et Kétou. Partout dans les cinq communes du département, les électeurs ont accompli dans la paix leur devoir civique. L’opération s’est déroulée sans anicroche depuis le vote jusqu’au dépouillement. L’ambiance électorale est la même d’Ifangni à Kétou en passant par Sakété, Adja-Ouèrè et Pobé. Presque la quasi-totalité des postes de vote sillonnés ont ouvert à l’heure, à 7 h et ont fermé à 16 h, après 9 h de vote conformément à la loi. Seulement quelques rares cas de léger retard ont été constatés par endroits. Notamment dans la commune de Sakété précisément au centre de vote de l’Ecole coranique de Dégoun. Les trois postes de ce centre de vote ont ouvert à 7 h 23 min, soit 23 min de retard. Selon Anfaze Lakpo, président du poste de vote n°2, ce retard est dû à l’installation du matériel électoral. Les classes de l’école coranique où ils devraient prendre les tables pour installer le matériel électoral étaient fermées. Il a fallu attendre l’ouverture des salles de classe pour chercher les tables et démarrer les opérations. Et les électeurs ont commencé par voter normalement. Sinon aucune irrégularité majeure n’a été observée sur le terrain. Un incident mineur a été observé au Ceg d’Akoho dans l’arrondissement central de Pobé. Une électrice, sciemment ou inconsciemment, a jeté dans l’urne son bulletin de vote avec le caoutchouc du bout du cachet « A voté ». Une situation qui a bloqué le processus électoral au niveau du poste de vote. Mais le problème a été vite résolu par le coordonnateur d’arrondissement de la Cena au niveau de Pobé, Marouf Abiossé. En dehors de ce cas, il y a celui de quelques électeurs qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste électorale. Certains électeurs ont retrouvé leurs noms loin de leurs lieux habituels de vote, parfois même hors de leur commune. C’est le cas de l’électeur Sikirou Fataï qui a retrouvé son nom à Porto-Novo au lieu de Sakété où il habite. Certains candidats en lice dans le département ont aussi accompli leur devoir civique. Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, candidat dans la 21e circonscription électorale, a voté au poste de vote d’Igbo-Eyè à Sakété. Il sonnait 11h 27min. La candidate au poste exclusivement réservé aux femmes Olga Akitobi a voté aussi à Sakété dans l’après-midi. Saliou Akadiri, candidat dans la 22e circonscription électorale, a voté dans l’arrondissement central de Pobé. Tous les candidats, approchés, se disent satisfaits de la bonne organisation des élections législatives. Les regards sont désormais tournés vers la Commission électorale nationale autonome (Cena) et la Cour constitutionnelle pour connaitre les résultats des élections législatives de ce dimanche? Actualités 09 janv. 2023


Législatives 2023: Le couple Talon montre la voie à suivre
En compagnie de son épouse, le président de la République Patrice Talon a accompli, ce dimanche 8 janvier à l’Ecole primaire publique Charles Guillot de Zongo, son devoir civique. Satisfait du processus, il a félicité le peuple béninois pour son engagement à tourner les pages des évènements regrettables du passé.Il sonnait 9 heures 25 minutes lorsque le cortège présidentiel a franchi, ce dimanche, le portail de l’Ecole primaire publique Charles Guillot de Zongo. A sa descente, le couple présidentiel a échangé quelques mots avec le protocole ainsi que les autorités présentes. Avant d’aller accomplir son devoir civique, Patrice Talon a d’abord accompagné son épouse à son poste de vote (n° 3). Après avoir rempli les formalités d’usage, elle s’est rendue dans l’isoloir pour exprimer son suffrage. Ensuite, elle a glissé son bulletin dans l’urne. A son tour, le chef de l’Etat, cette fois-ci accompagné de la première dame, s’est aussi prêté à l'exercice au poste de vote n° 5. Face à la presse il a dit qu’il était de son devoir et de sa responsabilité de donner l’exemple. « C’est une évidence, c’est un devoir et je l’ai accompli avec enthousiasme, plaisir et responsabilité», a souligné Patrice Talon qui exprime son satisfecit par rapport à tout ce qui a été fait sur le terrain. « Depuis des semaines, les choses se déroulent bien et c’est satisfaisant. Je crois que nous sommes en train de tourner définitivement les mauvaises pages de notre récente histoire politique. Maintenant, tout le monde va aux élections avec enthousiasme et personne ne boycotte malgré les réformes en cours et qui transforment notre environnement aussi bien politique, économique, administratif. C’est heureux », a déclaré le chef de l’Etat qui, à sa sortie, a été applaudi par de nombreux citoyens regroupés en face de l’école. Par des gestes de main, Patrice Talon leur a exprimé sa reconnaissance. Par Ariel GBAGUIDI & Isidore GOZO Actualités 09 janv. 2023


Gagnon Barthélémy Yaovi, candidat : « C’est un grand jour de fête ce dimanche » 
« C’est un grand jour de fête ce dimanche, après la campagne qui s’est bien déroulée », confie Gagnon Barthélémy Yaovi, candidat dans la dix-huitième circonscriptions électorale, après avoir accompli son devoir civique au poste de vote n°1 à l’Epp Tchanhoué-Comè, Bopa-Centre Partie A. Le natif de Bopa prie les citoyens à sortir massivement pour voter, tout en exhortant tous à la paix et à la fraternité. Actualités 08 janv. 2023


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