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Nouvelles

Législatives 2023: Les jeunes à l’affût dans les 3e et la 4e
Les législatives du 8 janvier prochain pourraient réserver bien des surprises dans le département de l’Atacora. Au niveau des deux circons-criptions électorales du département, les jeunes en lice semblent plus que décidés à prendre le pouvoir.Dans les troisième et quatrième circonscriptions électorales, plusieurs jeunes se retrouvent sur les listes électorales et même en pole position. Cet élan, sinon cette confiance faite à la jeunesse par certaines formations politiques donne des ailes aux jeunes candidats qui entendent concrétiser leur rêve à tout prix. Siéger au sein de la prochaine législature n’est pas un rêve trop osé, pensent la plupart de ces candidats qui veulent « inverser la tendance ». Du parti Les Démocrates en passant par le Mouvement populaire de libération, l’Union pour le développement du Bénin nouveau et surtout le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), les jeunes ont fait bonne fortune. Tête de liste, titulaire, suppléant, titulaire au poste de femmes… La moisson n’est pas moins bonne. Kemal Ouassagari, candidat tête de liste du parti Les Démocrates dans la quatrième circonscription électorale, croit en ses chances. Mais il estime qu’il n’y arrivera que si la jeunesse fait bloc derrière lui. « Il est temps de changer les choses. Nous avons décidé en tant que jeunes de faire valoir notre leadership et de nous mobiliser pour le pays », laisse-t-il entendre. Permettre à la jeunesse de se faire fortement représenter et renouveler la classe politique, tel est le vœu de Augustin Sotiraté, deuxième candidat suppléant sur la liste du parti Moele-Bénin dans la même circonscription. Il n’a donc de cesse au cours de ses sorties politiques comme ce mardi à Natitingou, d’appeler ses pairs « à donner une chance aux jeunes au sein du prochain Parlement». Paulin Kpagou du Mpl compte lui aussi sur sa jeunesse. Pour une fois que de nouvelles têtes ont émergé, il faut les aider à se hisser, suggère-t-il. Salamanou Ibourahima, jeune électeur de la commune de Kouandé est du côté de la jeunesse. Banna Djoukede, jeune ménagère de la même localité, rêve d’une forte représentativité de la jeunesse féminine. Son choix, elle ne le cache d’ailleurs pas : Tahiratou Toko, candidate titulaire au poste des femmes, 33 ans, son positionnement, fascine plus d’un. Celle qui veut « essayer de guider le gouvernement en proposant de textes de lois qui améliorent la condition féminine » penche aussi pour une forte représentativité des jeunes au sein de la neuvième législature. Ce sera le début d’un long et bon changement, pense-t-elle. Actualités 05 janv. 2023


Finale du tournoi de l’espoir: Eléaza Honfoga et Morgane Segodo vainqueurs chez les seniors
Organisé par la Fédération béninoise de tennis (Fbt) du 25 au 28 décembre dernier à Porto-Novo, le tournoi de l’espoir a connu les sacres de Eléaza Honfoga et Morgane Segodo chez les seniors. Compétition destinée aux jeunes athlètes de 12 ans et moins ainsi que les 18 ans et moins garçons et filles, le tournoi de l’espoir a été une occasion pour la relève du tennis béninois de s’exprimer sur les courts de Porto-Novo du 25 au 28 décembre. Et, les jeunes talents ont livré des matchs de belle facture à l’issue desquels les meilleurs se sont révélés. Dans la catégorie des 12 ans et moins filles, Gisèle Honfoga (Atlantique) a fini sur la plus haute marche du podium devant Naomie Marété (Atacora). Chez les jeunes garçons de 12 ans et moins, Rodolphe Agoun (Atlantique) a été sacré champion en dominant Amead Danhouan (Atlantique). A ce niveau, le podium est complété par Bebo Juvenal (Atacora) qui a terminé la compétition à la troisième place. Dans la catégorie des dames et 18 ans et moins, Eléaza Honfoga (Atlantique) a décroché la médaille d’or après avoir battu Emilienne Gankpotchého de l’Atlantique. Arrivé en finale chez les hommes de 18 ans et moins, Morgane Segodo a réussi à tirer son épingle du jeu en s’imposant à Cédric Gandonou à l’issue d’une rencontre âprement disputée. Il a sorti le grand jeu en dominant son adversaire en deux sets, 6-0/6-3. «Le match a été un peu plus facile pour moi. Mon adversaire était mou sur le terrain et j’en ai profité pour vite terminer le match», a confié le vainqueur. Bruno Danhouan, secrétaire général adjoint de la Fbt, se dit satisfait du bon déroulement de la compétition malgré quelques perturbations en début de tournoi. Concernant le niveau de la compétition, il reste sur sa faim. « Il y a un grand écart en ce qui concerne le niveau des joueurs. J’ai l’impression que Gandonou ne s’est pas du tout retrouvé», a-t-il fait remarquer. Pour lui, l’objectif du tournoi qui est de permettre aux jeunes de s’habituer aux matchs des grands événements a été atteint. Sports 04 janv. 2023


Fédération béninoise de volleyball: La saison sportive lancée le 28 janvier prochain
Le comité exécutif de la Fédération béninoise de volleyball (Fbvb) en sa séance du 28 décembre dernier a décidé du report du championnat professionnel 2022-2023. Initialement prévue pour le 14 janvier, cette compétition phare de la Fédération béninoise de volleyball sera finalement lancée le 28 janvier prochain.Prévue pour être lancée le 14 janvier 2023, la course à la succession de Queens Volleyball club chez les dames et Finances Volleyball club chez les hommes est reportée au 28 janvier prochain. Et pour cause. Réuni en sa séance du mercredi 28 décembre 2022, le comité exécutif de la Fédération béninoise de Volleyball dirigé par Ali Yaro a décidé de reporter le championnat professionnel de volleyball saison 2022-2023 de quelques jours. Fidèle à ses ambitions de rendre les joueurs plus compétitifs, l’instance faîtière du volleyball béninois a prévu d’apporter certaines innovations à ces compétitions statutaires cette saison. Ainsi, au total, six équipes masculines sont attendues pour le championnat professionnel qui réunira les clubs d’élite. Il s’agit de Finances, champion en titre, Allada Olympics, Energie, Adjidja Vbc, As Police républicaine et Avrankou Omnisports. Chez les dames, ils sont cinq clubs à savoir Queens Volleyball club, champion en titre, Allada Olympics Volleyball club, Vesos, Adjidja et Energie Vbc à s’engager pour ce championnat d’élite. En dehors du championnat professionnel de volleyball, le comité exécutif de la Fédération béninoise de volleyball annonce l’organisation, à partir de 2023, de deux autres compétitions. Il s’agit de la Première Ligue, dotée du trophée Lucien Gokoun et de la Ligue nationale, dotée du trophée Adam Kpénoukoundéhou. En ce qui concerne la Première Ligue, elle regroupera les six équipes championnes hommes et dames issues des championnats organisés par les ligues régionales. Quant à la Ligue nationale, elle réunira les six équipes vice-championnes hommes et dames issues des championnats organisés par les ligues régionales. Les dates et lieux des différentes compétitions seront communiqués ultérieurement. Société 04 janv. 2023


Hortense Adjibodé au sujet de l’autonomisation de la femme: « Avec le temps, les interventions donneront leurs fruits »
L’autonomisation de la femme occupe une place de choix dans les politiques publiques avec à la clé, diverses initiatives et facilitations du gouvernement. Selon Hortense Adjibodé, conseillère en emploi, ces actions n’auront d’impact qu’avec le temps. Elle évoque dans cet entretien, les pesanteurs sociales comme obstacles à l’autonomisation proprement dite des femmes. L’accompagnement des hommes est aussi nécessasire pour parvenir à cet idéal.La Nation : Comment appréciez-vous les différentes initiatives visant l’auto-nomisation de la femme au Bénin ? Hortense Adjibodé : Le gouvernement a bien trouvé d’initier des actions pour rendre les femmes autonomes. Le développement même d’une nation repose sur elles. Tous autant que nous sommes, nous venons d’une femme, nous avons eu droit à cette vie grâce à la femme. Et le premier pas, l’éducation, même l’orientation, tout est beaucoup plus basé sur la femme qui sans doute est au cœur de tout dans cette vie. Lorsqu’on parle de l’économie aussi, nous constatons que la femme en est au cœur. Il va falloir que nous aidions la femme à pouvoir aller de l’avant. Si on lui permet d’être autonome ou de participer à la vie économique de la nation, il y aura une nette amélioration. Lorsque la femme a une activité qui lui permet d’avoir des ressources, elle participe pleinement à l’épanouissement de son foyer. C’est une raison de plus pour que l’Etat mette les moyens à la disposition de la femme pour la sortir de la précarité.

Quelle est la responsabilité de l’homme dans l’autonomisation de la femme ?

Il y a la culture et l’environnement qui ne favorisent pas le développement de la femme. C’est une raison de plus pour que l’état initie davantage des actions en faveur de cette couche. Il faut que les hommes accompagnent les efforts en cours pour qu’on renverse la tendance. Ce n’est pas du féminisme, mais c’est pour que nos hommes comprennent qu’ils ont intérêt à accompagner la femme dans ses activités, à l’aider à être autonome parce qu’en retour, elle pourra également contribuer à l’épanouissement total du foyer.

Quelles aptitudes doivent avoir les femmes pour réussir ce pari ?

La femme a assez de potentiels. Il faut qu’elle ait confiance en elle-même. Le manque de confiance de la femme fait qu’elle n’exploite pas pleinement ses potentiels. C’est l’environnement dans lequel elle a grandi qui fait qu’elle estime que son rang se trouve derrière les hommes. Nous ne demandons pas à la femme de prendre le dessus, ni d’écraser l’homme, mais qu’elle sache qu’elle a son rôle aux côtés de celui-ci. La femme doit savoir que l’éducation des enfants ne revient pas qu’à son homme. Les dépenses à engager par rapport à l’éducation et à la vie au quotidien ne doivent pas reposer non plus sur l’homme seul. Il faut donc conscientiser, sensibiliser la femme de sorte qu’elle soutienne son homme et que celui-ci soit prêt à l’accompagner. Une chose est d’être consciente de la chose, et une autre est de se lever pour se mettre en action. La femme a un grand rôle à jouer dans l’épanouissement de la famille si nous l’aidons. En clair, l’autonomisation de la femme ne veut pas dire qu’elle est faite pour marcher sur l’homme. Comme aptitudes, il y en a assez telles que le dynamisme qu’il faut cultiver et développer au niveau de la femme. Cela suppose-t-il un changement des mentalités ? En plus d’un changement de mentalités, il faut aussi un renforcement de capacités, un accompagnement… De façon systématique, nous n’aurons pas des impacts très concluants. Mais avec le temps et de façon progressive, les interventions donneront leurs fruits. La femme a tout, Dieu lui a tout donné, pour le reste, la balle est dans notre camp. Il faut un changement non seulement des mentalités mais également au niveau du quotidien de la femme.
Actualités 04 janv. 2023


Bon déroulement du scrutin du 8 janvier 2023: Délégués communaux et d’arrondissement du Littoral outillés
Observer pour le compte de la Cour constitutionnelle les différentes étapes du processus électoral. C’est l’objectif de la session de formation organisée par la haute juridiction au profit des délégués communaux et d’arrondissement du Littoral ce mardi 3 janvier.Les délégués communaux et d’arrondissement du Littoral savent désormais le rôle qu’ils ont à jouer avant, pendant et après le scrutin du 8 janvier prochain. En leur qualité d’ambassadeurs de la Cour constitutionnelle, ils ont reçu, ce mardi, les outils nécessaires pour bien accomplir leur mission notamment veiller sur les différentes étapes du processus électoral. Il s'agit de la campagne électorale, la veille du scrutin, le déroulement du scrutin, le dépouillement et la centralisation. Cette formation organisée permet à la haute juridiction de s’assurer du respect du code électoral. « Pour accomplir la mission, les missionnaires doivent porter une tenue correcte et arborer les attributs distinctifs de la Cour. Ils doivent être aussi courtois, sans arrogance et sans prétention», a souligné Evelyne Féliho, assistante juridique à la Cour constitutionnelle. Elle explique que les délégués communaux et d’arrondissement joueront pratiquement les mêmes rôles à quelques nuances près. Pendant la campagne électorale, ils ont pour rôle de suivre les meetings, mentionner la date et le lieu des réunions, l’heure, la qualité des organisateurs et le contenu des propos tenus au cours de ces campagnes. A la veille du scrutin, les délégués doivent vérifier l’ambiance dans les rues et la mentionner sur les fiches appropriées. Au niveau des arrondissements, ils vérifieront si le matériel électoral est en place et identifieront les centres de vote de leur zone d’intervention afin de s’y rendre très tôt le jour du scrutin. Le jour du scrutin, note-t-elle, ils doivent se munir des fournitures de bureau et assister à la mise en place des membres du poste de vote et du matériel de vote. Ils doivent aussi suivre le dépouillement qui est public et qui suit immédiatement la fermeture du centre de vote.

Des fiches

Le délégué d’arrondissement doit remplir cinq fiches dont la fiche de campagne électorale, la fiche de la veille du scrutin, la fiche du déroulement du scrutin, la fiche du déroulement du scrutin témoin et la fiche centralisation. Le délégué communal est aussi tenu de remplir cinq fiches à la différence que celui-ci coordonne les activités des délégués d’arrondissement placés sous son contrôle. « L’observation pour le délégué de la Cour constitutionnelle, c’est regarder avec attention aux fins de remarquer, de constater et de relever les irrégularités sur les fiches appropriées sans intervenir », a-t-elle rappelé. Dans son intervention, Razaki Amouda Issifou, président de la Cour constitutionnelle, remercie les uns et les autres pour la mission républicaine qui leur est confiée à savoir d’être les ambassadeurs de la Cour constitutionnelle durant tout le reste du processus électoral. « Vous êtes des huissiers silencieux de la Cour, chargés de constater tout ce qui se passera sur le terrain à partir d’aujourd’hui et de noter ce que vous constatez. Voilà l’essentiel de votre mission », a-t-il lâché?
Actualités 04 janv. 2023


Un moment sensible de coproduction de la sécurité
Des élections libres et transparentes dans un climat de tranquillité totale. Ce vœu, le gouvernement l'a exprimé à maintes occasions. Seulement, ce souhait ne saurait jamais se réaliser sans que chaque citoyen ne mette la main à la pâte. L'heure de la coproduction de la sécurité a sonné, plus que jamais. La sécurité, surtout en période électorale, est l'affaire de tous. La sécurité des personnes et des biens incombe à l'Etat. D'ailleurs, il est clairement mentionné dans notre Loi fondamentale que l'État assure la sécurité des personnes et des biens sur toute l'étendue du territoire national. C'est pourquoi chaque fois que la tranquillité des populations est mise à mal de quelque manière, l'État est systématiquement indexé. Mais quelle que soit la détermination des pouvoirs publics à protéger les populations, les individus malintentionnés trouvent et trouveront toujours les moyens de troubler la quiétude dans la cité. C'est dire que l'insécurité zéro n'existe nulle part. Dans les pays développés, malgré les dispositifs déployés pour prévenir l'insécurité, on y déplore toujours des actes de banditisme de nature à troubler la paix sociale. Les exemples sont légion. Si ce n'est déjà pas aisé d'assurer la sécurité de tous en temps ordinaire, l'équation se corse davantage en période électorale.

Tous interpellés

La période électorale constitue un moment propice pour les divorcés sociaux de perpétrer des actes d'incivisme de toutes sortes visant à semer le trouble et le désordre au sein des populations. Aussi, le gouvernement redouble-t-il de vigilance pour protéger les citoyens. Les forces de l'ordre sont redéployées sur toute l'étendue du territoire national en vue de prévenir dans la mesure du possible tout acte d'insécurité. Cependant, les citoyens, premiers concernés, devront apporter leur contribution pour faciliter la tâche aux forces de l'ordre. Ceci passe, entre autres, par un comportement citoyen, la dénonciation de tout individu suspect identifié, l'usage d'un langage responsable, dénué de haine et de mépris de l'autre, la tolérance de la différence... Ce faisant, la paix deviendrait la tasse de café de tous dans une société où mouvanciers et opposants se côtoient nuit et jour dans la plus grande convivialité. Au demeurant, c'est le souhait du pouvoir en place quand il assimile la période électorale à une période festive? Par Vincent METONNOU (Coll ext.)
Actualités 04 janv. 2023


La Fcbe dans la dynamique de conserver des acquis
Autour du programme de législature dénommé « Fcbe, Un parlement du peuple pour le peuple », les militants du parti au cauris blanc sur fond vert vont, en toute confiance, à la conquête des électeurs de la huitième circonscription. Ambition : créer une fois encore la surprise au soir du 8 janvier prochain Ceux qui prédisent un échec à la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dans la huitième circonscription électorale ont tout faux! C’est du moins l’avis d’Issifou Amadou, tête de liste du parti pour la zone. « Ce sera sans surprise, vous verrez ; au soir du 8 janvier, nous allons sortir victorieux », annonce le conseiller municipal, ancien premier adjoint au maire de Parakou, dont le parti avait fait sensation lors des dernières élections communales et municipales. A cet effet, « Nous sommes dans toutes les contrées », signale-t-il. « Dans l’ensemble, tout se passe très bien, dans une bonne ambiance », se réjouit le candidat. En termes de projet de législature, dévoile-t-il, la Fcbe compte aller à l’encontre « des lois qui compliquent la vie aux citoyens». A l’Assemblée, les élus du parti entendent revoir ces textes pour amener les populations à mieux vivre. Pour Paul Hounkpè, secrétaire exécutif national du parti, en début de campagne, à travers le programme de législature de la Fcbe, « Il s’agira de légiférer en tenant compte de l’opinion du peuple et de faire en sorte que les lois à voter soient en faveur de nos populations. » Tout en appelant les électeurs à se déplacer massivement vers les centres de vote pour faire le bon choix, le 8 janvier 2023, Issifou Amadou les exhorte à «conserver la paix en toutes circonstances ». « Nous sommes une Opposition de la paix et tous nos militants en sont conscients», assure-t-il. En effet, « La Fcbe a choisi résolument de rester dans l’arène politique et de jouer un rôle en éliminant de sa méthode le recours à la violence sous toutes ses formes et de privilégier le dialogue et la recherche du consensus », souligne, pour sa part, Paul Hounkpè, avant d’exhorter à la sérénité, au respect de soi et de l’autre, et surtout à la paix. Dans la huitième circonscription électorale, la tête de liste Issifou Amadou (opérateur économique) a pour suppléant Kassimou Orou Soua (géographe). Chabi Bah Guéra (ingénieur électronicien) est le deuxième titulaire avec pour suppléant Ayouba Monra Mamoudou (administrateur du développement local). Adamou Bourandi (cultivateur) est positionné en troisième position avec son suppléant Seydou Boukari (également cultivateur). Mama Djima Issifou (cultivateur) est le quatrième titulaire avec pour suppléant Zimé Adam Tassou (enseignant). Le cinquième titulaire est Yacoubou Sanrigui Andémi (cultivateur) ; son suppléant s’appelle Issa Allagbé (étudiant). Au titre des candidatures exclusivement réservées aux femmes, Mouminatou Sidi (administratrice des assurances) et Loukia Sinki Bio Tabé (Institutrice) sont respectivement titulaire et suppléante sur la liste Fcbe? Actualités 04 janv. 2023


En attendant l’efferverscence des populations à Za-Kpota et Ouinhi
Alors que la campagne électorale connaît une effervescence dans les communes de Covè et Zagnanado, les populations demeurent insensibles à cette actualité dans certains villages de Za-Kpota et Ouinhi. Les partis politiques sont plutôt présents dans les chefs-lieux des communes que dans les villages.Sièges de campagne fermés, pas de caravanes mais seulement quelques affichettes apposées sur les murs. C’est le triste constat fait, vendredi 30 décembre dernier, 8e jour de la campagne électorale, dans la commune de Ouinhi. « Rien n’a encore démarré ici, c’est le calme total », fait remarquer Nestor Tossou, la soixantaine. Pour ce natif de l’arrondissement de Kpédékpo, les partis politiques en lice ne se portent pas encore vers les populations dans les coins reculés. « On apprend à la radio que les candidats sont dans les autres communes comme Abomey, Bohicon et Covè mais il n’y a pas encore de meeting chez nous », ajoute-t-il. Ambiance identique à Za-Kpota-Centre où jeunes et adultes vaquent à leurs activités quotidiennes. Rencontré au Centre des jeunes et loisirs de Za-Kpota, Dieudonné Goudjalian dit être en âge de voter mais totalement indifférent à la campagne qui a démarré depuis le 23 décembre. «J’ai ma carte d’identité mais je ne sais pas si j’irai voter le 8 janvier», note-t-il, évoquant son désintérêt pour la chose politique. Comme lui, sous l’arbre à palabre à la place du marché de Za-Kpota-Centre, les conducteurs de taxi-moto préfèrent parler d’autres choses que de la politique. « Nous préférons parler de ce que nous savons faire ici », indique Iréné Kondo, relevant les difficultés que rencontrent les producteurs d’orange dans la localité. Pour sa part, Faustin Agbankpadja, conducteur de taxi-moto, estime que les candidats ont opté pour une campagne de proximité avec de petits regroupements dans la première semaine. Ce zémidjan engagé politiquement est prêt à travailler avec tous les partis en compétition. « Quand un parti nous associe, nous travaillons avec lui mais pour le moment, aucun candidat ne nous a encore sollicités », confie-t-il? Actualités 03 janv. 2023


La ferveur se fait attendre à Tanguiéta
La fièvre de la campagne électorale pour les législatives n’emballe pas encore la commune de Tanguiéta dans la troisième circonscription électorale.La commune de Tanguiéta ne vibre pas encore au rythme de la campagne électorale. La ville avec son calme habituel et son charme naturel n’est guère dérangée par quelque mouvement ou actualité politique visible. Jeudi et vendredi derniers, même les affiches des candidats y étaient à peine visibles. Par endroits, de petites affiches du parti les Démocrates, du Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), du Bloc républicain et surtout de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Les petits conclaves et autres réunions de prise de contact qui ont droit de cité dans les autres communes sont quasi-absents. Pour l’heure, Tanguiéta attend toujours sa part de la fête électorale. Une réalité que plusieurs jeunes de la localité justifient par la situation particulière de la commune en cette période de fin d’année. Selon Pascal Moutangou, « Tanguiéta est vide actuellement, mais connait le retour de la plupart des jeunes qui vont travailler dans les communes voisines, au Togo et au Nigeria ». Cette période des fêtes est celle du retour au pays. Il pense donc que « les acteurs politiques et les candidats attendent que tout le monde soit de retour pour venir passer leurs messages et rencontrer les électeurs »? Actualités 03 janv. 2023


Dr Ayéna Ogouma sur la fonction de député au Bénin: « Les missions ne sont pas si bien connues »

Après trois décennies de démocratie, la fonction du député au Bénin n’est pas suffisamment connue et exercée. Quelques contraintes ont été relevées par Dr Ayéna Ogouma dans sa thèse de doctorat soutenue le 30 décembre 2022 à l’Université de Parakou. Le chercheur fait quelques propositions dans cette interview.La Nation : Nous sommes à moins d’une semaine des législatives de 2023 et vous soutenez une thèse sur la fonction du député. Pourquoi cette étude ?

Dr Ayéna Ogouma : Au prime abord, l’Assemblée nationale béninoise est au cœur des débats d’actualité ces dernières années avec pour centre d’intérêt l’exercice par le député de son mandat, le fonctionnement de l’institution parlementaire et de façon générale l’état de la démocratie béninoise. Cependant, les recherches scientifiques sur le Parlement et plus principalement celles portant sur le député lui-même font l’objet de peu d’intérêt. Une thèse sur “La fonction de député au Bénin” dans le contexte actuel des élections législatives du 8 janvier 2023 s’inscrit dans une approche de contribution pour enrichir ce domaine de la science qui a besoin d’être approfondi. Nous avons voulu mettre en relief de façon approfondie l’exercice par le député de ses missions constitutionnelles. Cette contribution permet de renforcer ce domaine de la recherche scientifique qui a été longtemps délaissé par les chercheurs au Bénin. À l’amorce de cette thèse, nous avons été très tôt rattrapé par l’actualité politique dont tous les centres d’intérêts se sont retrouvés principalement au parlement. La réforme du système partisan à travers la relecture de la Charte des partis politiques en 2018 et 2019 et celle du Code électoral avec de nouvelles dispositions dont le quitus fiscal et le seuil de 10 %. Plus tard, est intervenue la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 en 2019 avec la loi n° 2019-40 du 07 novembre 2019 et de nouvelles dispositions relatives à la limitation à deux du renouvellement du mandat parlementaire, à la durée du mandat qui passe de quatre à cinq ans et la possibilité qui s’offre désormais au député titulaire de mettre fin à sa suppléance. Ces réformes constitutionnelles, législatives et politiques ont fortement impacté la fonction de député au Bénin. D’où tout l’intérêt une fois encore de notre étude.

Quelle analyse faites-vous de cette fonction ?

La première législature a été reconnue par nombre d’acteurs, comme ayant impacté positivement la démocratie béninoise du fait de la qualité des députés qui composaient ce parlement. Après cette législature et à maintes occasions, des critiques acerbes ne cessent d’être portées particulièrement contre l’institution parlementaire et plus précisément contre les députés. En effet, la démocratie moderne place le Parlement en son cœur et le député en constitue l’artisan principal. Voter la loi, contrôler l'action gouvernementale et représenter le peuple sont des missions dont l’accomplissement requiert de l’élu, un minimum de prérequis sans lequel l’honorabilité de la fonction serait remise en cause, avec une perte constante de légitimité. Le député doit développer des valeurs intrinsèques en n’occultant pas qu’un parlement moderne s’équilibre au maximum entre femmes et hommes. Notons que, emporté par sa réélection, le député est fortement engagé dans un assistanat social au détriment de sa fonction. Quant au contrôle parlementaire, annoncé comme la fonction prioritaire du parlement, il est devenu de plus en plus invisible. Toutefois, ces constats ne remettent pas en cause la place de l’institution parlementaire dans une démocratie comme celle du Bénin. Il faut beaucoup plus d’efforts pour mieux faire connaître la fonction du député. Les missions ne sont pas si bien connues des populations.

Avez-vous l'impression que les populations ignorent tout de la fonction du député ?

Les populations n’ignorent pas tout de la fonction du député. Le constat est que les connaissances des populations sont limitées et des efforts restent à faire pour une meilleure connaissance des missions dévolues aux députés par la Constitution. Nos travaux apportent une lumière sur la fonction de député au Bénin. Cette situation s’explique par le fait que les députés eux-mêmes sont des hommes politiques qui touchent presque à tout et donnent l’impression d’être en mesure d’apporter des changements réels dans le vécu quotidien des populations.

Y a-t-il aujourd'hui des limites, après trente ans de démocratie ?

Après plus de trente années d’une riche activité parlementaire, nous pouvons mettre en relief quelques limites de la fonction de député. Des limites sont liées aux rivalités quelque-fois conflictuelles entre les députés et le Parlement dans son ensemble avec le pouvoir exécutif, les juridictions constitutionnelles et judiciaires. D’autres limites sont liées par exemple au faible engagement des députés dans les propositions des lois, l’apport des amendements aux textes en cours de discussion pour adoption par les députés et le contrôle de l’action du gouvernement ; le silence érigé en mode d’expression par des députés. Il y a une nécessité d’appuyer le travail des députés à travers la création du corps des assistants parlementaires pour un accompagnement adéquat. On note l’emprise de l’assistanat social sur le travail parlementaire. Les députés sont, malgré eux, contraints d’être aux côtés de leurs populations pour jouer plusieurs rôles. Le député doit répondre à de nombreuses sollicitations de ses mandants. Il y a une présence très marginale des femmes au sein de l’Assemblée nationale et malgré les dernières réformes, il n’est toujours pas une certitude d’en arriver à un équilibre entre les hommes et les femmes. Les limites identifiées sont surmontables et les députés de la prochaine législature doivent œuvrer pour corriger progressivement ces points faibles qui entravent le travail parlementaire. La prochaine législature que nous souhaitons de diverses sensibilités politiques apportera sans doute sa contribution?
Actualités 02 janv. 2023


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