La Nation Bénin...
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L’importation des marchandises par voie terrestre constitue un créneau de fraude fiscale pour certains opérateurs économiques véreux. A travers la note d’interdiction temporaire de mise à la consommation de certains produits par voie terrestre, la douane vient de taper dans la mare des trafiquants aux bras longs.
«Il est temporairement mis fin à l’importation par voie terrestre de tout chargement homogène des marchandises non communautaires». La note de service du directeur général des Douanes et Droits indirects en date du 17 octobre dernier, sonne comme une énième mesure contre les pertes de recettes induites par la fraude fiscale et la contrebande, entretenues au niveau des frontières terrestres du pays. La raison évoquée par le service des douanes tient du fait que certaines marchandises tierces sont introduites sur le territoire national par les frontières terrestres au mépris de la réglementation douanière en matière de valeur taxable. «Il est fréquent de constater une disparité des valeurs au niveau des différentes unités douanières lors des opérations de mise à la consommation et ceci en fonction des moyens de transport des marchandises (conteneurs, camions ou fourgons)», explique la note de service signée du directeur général des Douanes, Pierre Claver Tossou.
Les failles du TEC !
Les mesures d’interdiction temporaire touchent 15 produits d’importation, en l’occurrence, la farine de blé, les pâtes alimentaires, les huiles végétales, des viandes et abats congelés, le lait, la sardine, les concentrés de tomate, les boissons alcoolisées, les levures alimentaires, les friperies et bonneteries, les chaussures et sacs chinois, les meubles et cuirs, les pneumatiques, le riz et les tissus.
La décision des autorités, bien qu’elle vise une optimisation des recettes douanières en cette période de tassement des recettes de porte, constitue à n’en point douter une mesure d’assainissement des opérations douanières aux frontières terrestres du pays. Il est devenu un secret de polichinelle que les importateurs béninois souvent soucieux de leurs intérêts propres usent des subterfuges pour contourner la législation communautaire en matière de Tarif extérieur commun (TEC). En principe, les dysfonctionnements ne devraient pas exister si tous les pays de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA), voire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l'Ouest (CEDEAO) jouaient le jeu de l’union douanière. Ce qui n’est pas souvent le cas. Lorsque par exemple le port de Lomé contourne le TEC pour attirer le maximum de trafic en direction de la sous-région, il met en difficulté son concurrent du Bénin, le port de Cotonou et crée par ricochet des pertes de recettes importantes pour le Trésor public béninois. La manœuvre est toute simple. L’importateur d’un conteneur de farine de blé, conscient des tarifs préférentiels à Lomé, fait passer ses marchandises en consommation sur le territoire togolais. Une fois stockées au magasin, ces marchandises sont transférées dans des camions ou fourgons pour se retrouver sur le territoire béninois soit par la voie de la contrebande ou par un procédé de minoration de la valeur où l’agent de douane trouve parfois son compte. Le cas de l’huile végétale est plus préoccupant. Il arrive parfois que l’huile importée des pays asiatiques transite par des huileries installées dans un pays voisin. Après avoir subi un changement d’emballage, cette huile est écoulée sur le territoire béninois comme un produit d’origine de l’espace CEDEAO.
Pendant longtemps, les autorités béninoises ont mené une lutte contre ces trafics illicites qui créent non seulement des pertes de recettes mais surtout de la concurrence déloyale aux industries locales. Les industriels ont toujours mené la bataille contre l’importation par voie terrestre sans gain de cause d’autant que les trafiquants constituent pour la plupart des lobbies politico-financiers très déterminés à préserver leur business. Résultat, les mesures d’interdiction dites temporaires font assez souvent long feu. Celle que vient de décider l’administration douanière risque de subir la même suite. Sauf si le vent de la rupture a décidé de sonner la fin du festin.

Les seize équipes qualifiées pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations éditions 2017 qui se jouera en janvier prochain au Gabon sont désormais fixées sur leur sort, en ce qui concerne les groupes dans lesquels ils évolueront.
Après le tirage au sort organisé mercredi 19 octobre à Libreville, en présence du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo et du président de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou, la composition des différents groupes est désormais connue.
Dans le groupe A, le Gabon, pays organisateur, affrontera le Cameroun, le Burkina Faso et le petit poucet de la compétition, la Guinée Bissau.
L’Algérie partagera le groupe B avec la Tunisie, son pays voisin, le Sénégal et le Zimbabwe.
Quant au groupe C, la Côte d’Ivoire sera avec la RDC, le Maroc et le Togo. Au même moment, les deux pays les plus titrés de la compétition, l’Egypte, 5 fois champion d’Afrique et le Ghana, 4 fois, auront comme adversaires dans le groupe D, le Mali et l’Ouganda.
Les groupes paraissant tous relevés, on s’attend à de beaux duels en perspectives. Il ne pourrait en être autrement, les équipes étant pour la plupart des habitués de la compétition et se connaissant.
Le match d’ouverture opposera le Gabon et la Guinée Bissau.
Compositions des différents groupes
Groupe A
Gabon; Cameroun; Burkina Faso; et Guinée-Bissau.
Groupe B
Algérie; Tunisie; Sénégal et Zimbabwe.
Groupe C
Côte-d’ivoire; République Démocratique du Congo; Togo et Maroc.
Groupe D
Ghana; Mali; Egypte et Ouganda.
Sports 20 oct. 2016

Le nouvel ambassadeur du Bénin près la France, Auguste Alavo, a été reçu en audience, mercredi 12 octobre, par le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian. Plusieurs sujets étaient au menu de leurs échanges.
Avant de rejoindre son poste d’ambassadeur du Bénin près la France, Auguste Alavo, est allé échanger avec le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian. Il a, à sa sortie d’audience, confié avoir discuté avec lui sur les futures relations que l’ambassade du Bénin en France et le Ces vont entretenir.
La visite qu’il a rendue au président du Ces, a-t-il précisé, relève de la tradition. « Avant de rejoindre son poste, un ambassadeur nommé est tenu d’aller rencontrer certaines autorités du pays », a-t-il insisté. C’est donc, selon lui, un devoir républicain auquel il faut se conformer.
Il a également indiqué que cette visite lui a permis de se rendre compte que le Ces constitue une sorte de passerelle entre le pouvoir exécutif et le peuple. « On n’a pas souvent une idée très claire des prérogatives du Conseil économique et social », a-t-il affirmé.
Le nouvel ambassadeur a promis œuvrer pour que le peuple béninois ressente les effets de l’action diplomatique qu’il aura à mener en France, dans le cadre de sa mission. Ce qui, rassure-t-il, va permettre le renforcement de la coopération franco-béninoise. « Je prends l’engagement d’agir avec efficacité pour le développement de mon pays », a-t-il conclu?

Cotonou pourrait offrir bientôt, à partir d’un centre qui y sera implanté, des solutions pour aider les pays africains à lutter efficacement contre les changements climatiques. Un projet initié dans ce sens a été discuté mardi 11 octobre entre le président de la République et le directeur de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) au cours d’une audience au palais de la Marina.
Nteranya Sanginga, directeur général de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) basé à Ibadan au Nigeria a été la première personnalité reçue en audience, mardi 11 octobre par le président de la République, Patrice Talon. Les solutions envisageables aux effets néfastes des changements climatiques sur les pays africains ont été largement abordées par les deux hommes. L’IITA, confie son directeur, envisage l’implantation d’un centre international basé à Cotonou pour s’occuper des aspects liés aux changements climatiques. « J’ai été très fier d’avoir rencontré le président de la République et d’avoir échangé avec lui. Il a bien accueilli ce projet et nous a donné sa parole, qu’il pourra soutenir », indique ensuite, satisfait, Nteranya Sanginga.
Ce centre, poursuit-il, va proposer des solutions de recherches pratiques pour pallier certaines catastrophes engendrées par les changements climatiques. « Nous pourrions avec lui faire cette requête auprès de la communauté internationale pour baser le centre à Cotonou au centre de l’IITA qui existe déjà », a-t-il aussi précisé dans sa déclaration au terme de cette audience.
Une délégation du bureau du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (HCBE) conduite par son président Romain da Costa était aussi au cabinet du chef de l’Etat. Avec celle-ci, les contributions de la diaspora béninoise aux projets de développement et surtout aux réformes en cours ont été abordées. « Nous avons exposé au président que le nouveau bureau donne un air de renaissance au HCBE. Depuis 19 ans, notre institution a dormi et la place qui lui était réservée a été laissée à l’abandon. Nous avons présenté nos doléances et nos projets au président et il nous a entendu et manifesté sa satisfaction de voir en nous un bureau qui veut resserrer les rangs avec le gouvernement sur tous les plans notamment politique, économique et social », a déclaré Romain da Costa au terme de la rencontre.
Dans l’imminence, celui-ci sollicite l’accompagnement du gouvernement pour un recensement exhaustif des Béninois de l’extérieur. « Notre première contribution est déjà d’essayer de participer à l’enrôlement des Béninois de l’extérieur. Jusqu’à présent, cela a été très mal fait », souligne également le président du HCBE qui dit avoir expliqué au chef de l’Etat, le bien-fondé d’un tel recensement qui permettra à la diaspora béninoise d’apporter sa contribution à l’essor du pays et surtout de participer aux réformes en cours. Toutes ces préoccupations, se réjouit-il, ont trouvé un écho favorable auprès du président de la République Patrice Talon qui rencontrera sous peu, à Paris, la communauté béninoise pour des échanges?
Actualités 12 oct. 2016

Dans le combat pour l’émancipation de la femme et le respect de ses droits, les actrices et comédiennes pourraient prendre une part importante. A travers leur art, elles peuvent agir et impacter leurs pairs encore sujettes à de nombreuses violations de leurs droits. C’est ce à quoi l’association Action pour la solidarité (Aps) les a invitées, du 1er au 8 octobre dernier à Cotonou à travers une résidence qui débouchera sur des créations.
Une quinzaine de comédiennes amatrices et professionnelles et d’actrices d’horizons divers mobilisées autour de Carole Lokossou, comédienne, faisant office de formatrice à l’occasion. Du 1er au 8 octobre dernier, le centre culturel Artisttik Africa de Agla a connu des moments assez animés à travers un atelier de formation sur le thème «Regard des comédiennes béninoises sur la dignité féminine : Création et diffusion de représentations théâtrales ». Le projet est porté par l’association Action pour la solidarité (Aps) et se propose, entre autres, de contribuer à la promotion de la pratique théâtrale au profit de la jeunesse féminine au Bénin. Jean Florentin Agbona, président de ladite association précise qu’il s’agit aussi d’un créneau pour valoriser la comédienne dans le domaine de la création artistique et théâtrale, renforcer ses capacités professionnelles, créer une mise en scène théâtrale à partir d’une œuvre littéraire portant sur la dignité de la femme… Mais le projet ne compte pas se limiter à la seule création. Il englobe aussi à la suite de la résidence, une tournée de diffusion des créations dont le lead est laissé à la libre appréciation des impétrantes. Mais ce sur quoi insiste Aps, c’est que lesdites créations permettent de sensibiliser la femme sur ses droits et devoirs et sur sa place dans la construction de la société à travers des spectacles qui permettent à la population béninoise d’en savoir davantage sur l’importance de la femme dans le développement social, économique et politique.
In fine, projette Jean Florentin Agbona, la pratique du théâtre sera valorisée et promue au sein de la jeunesse féminine et les comédiennes auront aussi amélioré leurs capacités professionnelles dans l’exercice de leur métier. Ce projet rendra aussi disponibles des créations spécifiques à la thématique de la dignité féminine. L’exposition itinérante support de cette série de diffusion se fera à travers des villes comme Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Parakou, Natitingou.
«Le présent projet s’inscrit dans la dynamique de la reconnaissance des efforts, des réalisations mais aussi des difficultés que rencontrent les femmes exerçant le métier de comédienne et d’animatrice de la création artistique et de la dramaturgie», ont expliqué les organisateurs à l’occasion du lancement officiel de la résidence. En plus des enseignements théoriques mais surtout pratiques dispensées par l’experte Carole Lokossou, il est aussi prévu une conférence-débat sur le thème : «Femme et création théâtrale au Bénin» et les comédiennes béninoises impliquées ou non dans la mise en œuvre des activités dudit projet bénéficieront de diverses récompenses. Plus qu’un projet, il s’agit, comme on le voit, d’un enjeu qui réintègre la femme de théâtre dans le confort et la pleine jouissance de l’exercice de sa profession. Il contribuera aussi à la valorisation et au repositionnement de la femme non seulement dans la société, mais aussi dans l’animation de la vie culturelle ¦

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu, en audience à son cabinet mardi 4 octobre, l’ambassadeur du Japon près le Bénin. DainiTsukahara, en fin de mission au Bénin, est allé faire ses adieux.
L’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara quitte le Bénin. Il part après quatre années de mission diplomatique au cours de laquelle il a renforcé les relations de coopération entre les deux pays. A la veille de son départ définitif du Bénin, le diplomate nippon a jugé utile d’aller faire ses adieux aux présidents d’institutions de la République qu’il a côtoyés lors de l’exercice de sa mission. Daini Tsukahara était mardi 4 octobre à la Cour suprême. C’est dans ce cadre qu’il a échangé avec le président Ousmane Batoko. Selon lui, sa fin de mission au Bénin coïncide avec la fin de sa carrière diplomatique. Il est venu remercier le président de la Cour suprême pour toutes la sympathie et les amitiés qu'il a manifestées en son égard et également à son épouse. Daini Tsukahara a saisi l’occasion pour annoncer à son hôte son successeur en la personne de Kiyotumi Konishi qui a longtemps travaillé à l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Il est attendu au Bénin en novembre prochain. Le Bénin peut compter sur ce dernier pour poursuivre le renforcement des liens de coopération entre les deux pays, assure le diplomate japonais en fin de mission. Il s’agira notamment d’insister sur le domaine de renforcement des capacités humaines au Bénin pour lequel le Japon a déjà réalisé la construction de plus d’un millier de salles de classe sur toute l’étendue du territoire national. Il caresse l’espoir que son successeur Kiyotumi Konishi va poursuivre sur la même lancée, voire élargir les domaines de cette coopération entre le Bénin et le Japon à travers la Jica?
Actualités 05 oct. 2016

Déclenchée depuis un mois à Parakou et environs, l’épidémie de choléra continue de sévir. A la date du lundi 3 octobre dernier, la zone sanitaire Parakou-N’dali a enregistré dix cas mais, heureusement, aucune perte en vie humaine, souligne Dr Yarou Gado, médecin-chef de N’dali.
La commune de Parakou s’avère la plus touchée avec neuf cas contre un seul pour celle de N’dali, précise-t-il. Le quartier Camp Adagbè dans le 1er arrondissement est le plus enclin à l’infection diarrhéique aiguë avec huit cas au total contre un seul pour Banikanni dans le 2e arrondissement. Le manque d’hygiène, l’insalubrité du cadre de vie, le défaut de couverture des repas sont pointés du doigt comme causes de la maladie dans ce quartier précaire qui abrite un dépotoir sauvage d’ordures et de matières fécales avec des essaims de mouches, vecteurs potentiels des germes du bacille Vibriocholerae responsable de la maladie.
Sous la houlette de Dr Akim Abdou Gouda, coordonnateur de la zone sanitaire Parakou-N’dali, la plupart des personnes infectées sont traitées, notamment au Centre hospitalier départemental CHD-Borgou. Les cliniques et cabinets privés sont appelés à la vigilance et priés de signaler tous cas suspects de diarrhée et vomissement.
Au nombre des actions menées en collaboration avec les services d’hygiène pour freiner la propagation de la maladie, il y a : le traitement des puits des quartiers touchés, la sensibilisation des populations sur les pratiques d’hygiène et d’assainissement, la distribution de comprimés d’Aquatabs, la désinfection des maisons (ustensiles, literie, latrines et habitats) d’où proviennent les malades, le traitement préventif des sujets en contact avec ces derniers. Avec la rentrée des classes, l’accent devrait être mis sur les actions de sensibilisation pour plus de vigilance, et le lavage régulier des mains à l’eau coulante et au savon dans les établissements comme dans les maisons, afin de préserver la santé des tout-petits qui sont plus fragiles, préconise Dr Yarou Gado. Aussi, faudra-t-il éviter les aliments exposés à l’air libre et au bord de la voie, consommer de préférence les repas chauds et rendre l’eau toujours potable avant de boire.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Ancien rédacteur en chef du journal «La Nation», Sabin Loumedjinon succède à Edgard Sanvi Couao-Zotti au poste de directeur de publication. La passation de charge s’est tenue dans les locaux de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), lundi 26 septembre, en présence de professionnels des médias et d’un parterre d’invités.
Six ans soit deux mandats. C’est le temps qu’a duré le passage de Edgard Sanvi Couao-Zotti à la tête de la direction de publication du quotidien de service public ‘’La Nation’’. Entre 2010 et 2016, il a contribué à l'avancée du journal. Mais conformément à la décision du Conseil des ministres du 20 juillet dernier, Edgard Sanvi Couao-Zotti passe la main à Sabin Loumedjinon.
Les mérites du directeur de publication sortant, Edgard Sanvi Couao-Zotti, ont été salués au cours de la cérémonie de passation de charge. Le directeur général de l’Onip, Camille Guy Adinci, n’hésitera pas à le qualifier de «baobab» en reconnaissance de son travail, de son engagement et de son dévouement pour l'amélioration de la qualité du journal et de son contenu.
Par rapport aux actions qu’il a posées, le directeur de publication sortant a tant bien que mal redressé « avec une rigueur humaniste », ce qui lui paraissait tordu, selon ses dires. La reprise des rubriques délaissées et l’édition d'une revue périodique et de magazines spéciaux sont entre autres, les preuves de sa marque. Il a décerné un satisfecit à toute l’équipe qui a travaillé sous sa responsabilité. « La Nation ne doit pas devenir une caisse de résonnance du pouvoir », a-t-il averti en s’adressant à son remplaçant, avant de l’inviter à faire autant que lui à défaut de mieux faire.
Capitaine d’équipe
Face à l’enjeu d’une telle responsabilité, le directeur de publication entrant, Sabin Loumedjinon, n’a laissé planer aucun doute dans l’esprit de l’assistance. Il affiche sa détermination à relever le défi. « Il y a un océan de volonté qui bouillonne en moi, il y a un volcan de détermination qui s’est réveillé en moi », a-t-il tenu à rassurer les uns et les autres. La mission, selon lui, est déjà réussie.
Ayant occupé le poste de rédacteur en chef, Sabin Loumedjinon est un homme du sérail. Il se veut le capitaine de l’équipe ‘’La Nation’’ dont il va conduire la destinée pendant les trois prochaines années. « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur », insiste-t-il, à l’endroit de ses désormais coéquipiers.
Toute chose qui n’a pas laissé indifférent le Syndicat des travailleurs de l’office, Syntra-Onip. Avec un style empreint d’humour, son secrétaire général, Désiré Gbodougbé, a prévenu le nouveau directeur de publication que sa nouvelle responsabilité n’est pas une mince affaire. «La responsabilité n’est pas une grandeur mais un service». Par la suite, il a exhorté Sabin Loumedjinon à porter le manteau de l’humilité et de l’ouverture, en s’inspirant de Jésus qui a lavé les pieds de ses serviteurs, afin d’atteindre les objectifs de sa vision.
En fait, l’objectif du mandat du nouveau directeur est de tirer sur les presses Nation Impressions-l’imprimerie de l’Onip-une nouvelle version de ‘’La Nation’’. «C’est possible, c’est faisable, nous allons le faire », informe-t-il. Plus qu’une refonte d’image, il veut insuffler un nouveau souffle de vie au journal. « A l’heure des technologies de l’information et de la communication, le quotidien national d’information à besoin d’un nouveau look, de nouvelles rubriques qui le rapprochent davantage de ses lecteurs. En un mot, nous devons nous adapter à informer autrement », a-t-il annoncé.
Pour étayer cette argumentation, c’est au représentant du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), le conseiller Marie-Richard Magnidet de passer en revue les propositions faites par Sabin Loumedjinon dans sa lettre de motivation, lors du dépôt de sa candidature à ce poste en avril dernier. L’exploitation judicieuse de la « riche » archive du journal, la participation au processus de décentralisation avec de grands reportages mettant en exergue les localités du pays et l’amélioration du site web sont quelques mesures phares prévues par le directeur de publication entrant, pour étoffer le journal ‘’La Nation’’¦

Le président de la Cour suprême s’est entretenu mercredi 21 septembre à son cabinet à Porto-Novo, avec plusieurs délégations venues vers lui pour des préoccupations diverses et variées.
Les doléances des Béninois de l’extérieur et les problèmes du patronat de la presse ont été les deux sujets débattus mercredi 21 septembre par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko avec ses hôtes. La première personnalité reçue en audience a été Alfred Idohou, secrétaire général mondial du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe). Celui-ci effectuait hier une visite de courtoisie pour présenter à Ousmane Batoko le nouveau bureau de l’association. Il dit avoir saisi l’occasion pour recevoir les sages conseils du président de la Cour suprême pour la réussite du mandat. Aussi, Alfred Idohou a-t-il fait part au président Ousmane Batoko des difficultés de l’association. Lesquelles difficultés sont surtout, selon lui, d’ordre administratif.
En effet, à en croire le secrétaire général du Hcbe, l’association est une institution créée par décret présidentiel. Mais jusqu’ici rien n’est fait pour lui permettre de mériter cette considération. Alfred Idohou est allé solliciter l’appui du président de la Cour suprême pour que la place du Hcbe soit respectée dans le concert des autres institutions de la République. «Les Béninois de la diaspora sont des ambassadeurs du Bénin à l’extérieur qui œuvrent aussi pour le développement du pays de par le reste du monde», souligne Alfred Idohou.
A sa suite, le président Ousmane Batoko a échangé avec une forte délégation du nouveau bureau du Conseil national du patronat et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa Bénin). Celle-ci est conduite par son président Basile Tchibozo. La délégation est allée partager avec le président de la Cour suprême les problèmes auxquels sont confrontés les promoteurs d’organes de presse au Bénin. Il s’agit notamment de la défiscalisation des médias, le problème de suppression des contrats avec les organes de presse par le gouvernement, l’aide de l’Etat à la presse privée qui est passée de 300 millions de FCFA de 1997 à 350 millions sous le régime du président Boni Yayi malgré l’existence d’un relevé de Conseil des ministres en date de 2007 qui prévoit son augmentation progressive. A tous ces problèmes, la délégation ajoute plusieurs autres difficultés tels que les avantages que confère la carte de presse de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) validés en Conseil des ministres et dont n’en bénéficient pas jusqu’ici les professionnels des médias. La situation du journal «Le Béninois libéré» suspendu par la HAAC et dont l’affaire est pendante devant la Cour suprême n’a pas été occultée.
Relativement à ce dernier point, le président de la Cour suprême, aux dires de Basile Tchibozo, aurait rassuré la délégation. Selon lui, les choses évoluent. Dès octobre prochain, les conseillers de la Cour vont statuer sur le dossier pour fixer les deux parties en conflit. Ousmane Batoko aurait martelé que le droit sera dit.
Le président Ousmane Batoko aurait été admiratif par rapport aux autres doléances. Il a donné des conseils au bureau du Cnpa-Bénin et a promis de les évoquer auprès du président Patrice Talon lors de la prochaine rencontre des présidents des institutions de la République.

Le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, a souhaité, ce samedi à Daoukro, voir inscrire, ''sans détour'', dans la nouvelle Constitution ivoirienne en élaboration, ''la sanction de la prise du pouvoir par les armes''.
Le président Bédié, par ailleurs, président de la conférence des présidents du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) s'exprimait à l'occasion de la célébration de l'An 2 de l'Appel de Daoukro. Relevant des ''aspects confligènes'' de l'actuelle Constitution qui date de 2000, M. Bédé a indiqué que ''celle qui nous est proposée doit permettre de les corriger pour donner à la Nation un texte'' qui agrée à la majorité de
la population. ''Elle doit, en particulier, tirant les leçons de notre histoire récente, prévoir de manière formelle et sans détour la sanction de la prise du pouvoir par les armes ou par toute action violente'', a plaidé Henri Konan Bédié, en présence du Premier ministre Kablan Duncan, de plusieurs membres du gouvernement et de présidents d'institutions. Ainsi, a poursuivi M. Bédié, devront être déclarés ''hors-la loi tous ceux qui voudront accéder au pouvoir par des voies violentes, coups d'Etat ou coups de force aboutissant au changement de l'ordre constitutionnel établi'', a-t-il insisté. Le président Bédié, victime d'un coup d'Etat en 1999, a ajouté ''partager ce point de vue'' avec le chef de l'Etat Alassane Ouattara, initiateur du projet de réforme constitutionnelle, qui en a, selon lui, ''informé'' le
gouvernement.
Par ailleurs, Il a invité les Ivoiriens à aller au référendum, ''une forme de démocratie directe'' pour se prononcer sur la nouvelle Constitution, expliquant que ''le référendum permet aux citoyens de donner chacun son point de vue sur la manière dont il souhaite voir le pays dirigé''
APA
International 20 sept. 2016