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Nouvelles

Transformation de ressources naturelles: La construction d’usines de marbre et granite lancée
Le patrimoine industriel béninois enrichi dans les prochaines années avec l’ouverture du chantier de construction d’usines de marbre et de granite. La contractualisation pour la mission de conception et de supervision des travaux a été autorisée par le gouvernement réuni en Conseil des ministres.La façade extérieure scintillante de la présidence de la République et du futur Sofitel hôtel annonce les couleurs de la transformation de certaines ressources naturelles sur place au pays. De l’étape de projet inscrit dans le Programme d’action du gouvernement, les usines de transformation de marbre et de granite seront bientôt une réalité. En Conseil des ministres, mercredi dernier, les membres du gouvernement ont donné leur aval pour la contractualisation pour la mission de conception et de supervision des travaux. En effet, dès son avènement, le gouvernement du président Patrice Talon s’était engagé à « renforcer les capacités d’exploration, d’évaluation et d’exploitation des ressources minières du pays ». Avec les différentes prospections, la disponibilité, en grande quantité de pierres ornementales de très bonne qualité constituées de divers faciès de granite et de marbre a été confirmée. Ce qui ne pouvait qu’encourager et booster la réalisation d’un des projets du Pag 2021-2026 dans le secteur minier qu’est l’implantation d’unités de production de pierres ornementales afin de valoriser les ressources naturelles pour la production de granite, marbre et de carreaux de céramique à partir d’argile. D’ailleurs, lors de sa tournée de reddition de comptes, Patrice Talon avait réitéré cet engagement face aux populations de Houéyogbé. Depuis 2016, le gouvernement a exprimé son ambition d’investir dans le secteur industriel. L’une des actions phares dans ce cadre, c’est la création de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé-Zè. Cette zone d’une superficie de 1640 hectares créée en 2020 est l’aboutissement d’un processus qui a commencé par la prise de la loi fixant le régime des Zones économiques spéciales en République du Bénin en 2017 et la signature d’un accord de partenariat avec le groupe Arise en novembre 2019 pour l’aménagement, le développement et l’exploitation de cette zone. Grâce à cette zone, le Bénin pourra devenir un hub industriel et assurer la transformation de plusieurs produits agricoles. Elle permettra également de capter de manière beaucoup plus importante la plus-value de l’agriculture béninoise. La construction des usines de granite et de marbre constitue donc l’autre pan de cette politique d’industrialisation massive annoncée. Actualités 05 déc. 2022


Formation des acteurs de la chaîne d’attribution des marchés publics: Focus sur l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse
Après environ trois mois, la série d’ateliers de formation des acteurs de la chaîne de passation des marchés publics a pris fin, vendredi 2 décembre dernier à Bohicon. Au total, 385 acteurs ont été outillés par rapport au nouveau paradigme qu’est l’« Attribution du marché sur la base de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse ».S’approprier les nouvelles règles de passation et procédures de suivi des marchés publics, tel était le but de cette série de formations qui s’est déroulée sur environ trois mois au profit des acteurs de passation des marchés publics. Il s’agit des Personnes responsables des marchés publics (Prmp), des chefs cellule de contrôle des marchés publics (Ccmp) afin d’accroître leurs performances et les rendre plus professionnels dans leur mission. Durant cette formation, il a été question essentiellement de renforcer les capacités des participants sur la notion de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse. Il s’agit de déterminer les critères nécessaires pour le choix de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse lors de l’élaboration des dossiers d’appel d’offres. De renseigner efficacement un dossier d’appel d’offres en tenant compte de toutes les dispositions de la nouvelle loi portant code des marchés publics. Puis, d’appliquer lors de la phase d’évaluation, les critères déterminants pour le choix de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse. Pour ce faire, les participants ont eu droit à trois modules à savoir ‘’L’offre évaluée économiquement la plus avantageuse : définitions et contours’’ ; ‘’Le montage des Dao de fournitures et de services’’ ; et ‘’L’évaluation des offres et attribution du marché sur la base de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse’’. Sabirou Soumanou Djarra, porte-parole des participants, s’est félicité que cette session de formation leur ait permis de renforcer leurs capacités sur les notions contenues dans ces trois modules. Au cours des échanges, les participants ont soulevé plusieurs préoccupations relatives entre autres aux articles 24 et 73 de la loi n°2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics en République du Bénin, à l’exploitation des pièces établissant l’éligibilité des candidats, puis aux difficultés résultant de l’exploitation de l’attestation de bonne fin d’exécution. En clôturant les travaux de cette session en lieu et place du président de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), le formateur Jean Segbo Tabé s’est à son tour réjoui que durant onze semaines, environ 400 acteurs de la chaîne de passation des marchés publics aient été formés sur ces notions et sur l’application de la préférence communautaire, la comparaison des offres, la combinaison en cas d’allotissement sans possibilité qu’un candidat gagne tous les lots. Il a enfin invité les participants à effectivement prendre conscience du changement de paradigme induit par la notion de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse et d’en assurer le transfert de connaissance aux autres membres des organes de passation et de contrôle au sein de leurs autorités contractantes. Actualités 05 déc. 2022


Irrégularités dans le rapatriement des recettes d’exportation: Les banques et entreprises mises en garde
Les infractions à la règlemen-tation relative à la domiciliation et au rapatriement des recettes d’exportation seront désormais sanctionnées. Le ministère de l’Economie et des Finances entend sévir, après avoir sensibilisé, vendredi 2 décembre dernier à Cotonou, les responsables des banques et entreprises exportatrices aux dispositions en vigueur. Le contrôle du rapatriement des recettes d’exportation a révélé des irrégularités telles que le défaut de l’intégralité desdites recettes, le non-respect du délai de cession des devises à la Bceao et la non-régularisation des dossiers de préfinancement. « Ces manquements ont pour conséquences d’impacter négativement les réserves de change et la liquidité bancaire au sein de l’Uemoa et de fragiliser ainsi la capacité des pays membres à disposer de devises suffisantes pour assurer l’importation des biens et services», fait observer Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, représentant le ministre des Finances. Dans le but de remédier à ces défaillances, la direction des Affaires monétaires et financières du ministère de l’Economie et des Finances (Damf/Mfe) avec l’appui de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a organisé, vendredi 2 décembre dernier à Cotonou, une journée de sensibilisation à l’intention des banques, des entreprises exportatrices et des déclarants en douane. Cette séance a permis aux participants de mieux comprendre les principes qui fondent la règlementation ainsi que ses dispositions en vigueur, et particulièrement les procédures liées à la domiciliation des opérations d’exportation et de les amener à observer leurs obligations, indique Clément Yaovi Aziagnikouda, directeur des Affaires monétaires et financières. « En cas d’infractions à la règlementation, avertit le directeur général du Trésor, le ministère de l’Economie et des Finances n’hésitera pas à mettre en œuvre les sanctions prévues. » La séance a permis de mieux cerner les obstacles à l’application rigoureuse des textes et d’apporter des solutions idoines à travers des recommandations aussi bien aux banques qu’aux entreprises, se réjouit M. Aziagnikouda. L’accent est mis à l’occasion sur les dispositions du règlement n° 9/2010/Cm/Uemoa, adopté par le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) le 1er octobre 2010. Sanctions Didier Noukpo, chef du Service des études et de la statistique à la Bceao, a échangé avec les participants sur le rôle des principaux acteurs dans la procédure de domiciliation des exportations et les dispositions de la loi n° 2016-11 du 08 juillet 2016 portant loi uniforme sur le contentieux des infractions à la règlementation des relations financières des Etats de l’Uemoa. « L’entreprise exportatrice de biens doit tout faire pour que les recettes encaissées soient rapatriées dans le pays d’origine et veiller que ces recettes soient cédées à la Bceao par la banque domiciliataire », insiste-t-il. Autrement, l’entreprise et son promoteur, la banque et le déclarant en douane s’exposent à des sanctions pour non-rapatriement des recettes d’exportations ou pour défaut de communication d’informations. Les personnes physiques ainsi que les personnes morales impliquées autres que les établissements de crédit, sont punies d’une amende dont le minimum est égal au montant de la valeur sur laquelle est portée l’infraction et le maximum au double du montant, conformément à l’article 45 de la loi uniforme. Quant aux établissements de crédit, ils pourront être requis par la Bceao de constituer un dépôt non rémunéré correspondant au montant non rapatrié. Le refus de répondre ou les réponses inexactes aux demandes d’informations exprimées sont punis d’une amende de 5 millions à 50 millions F Cfa. Les établissements de crédit, les systèmes financiers décentralisés, les services financiers postaux sont passibles d’un emprisonnement d’un mois à 12 mois et une amende de 5 millions à 50 millions F Cfa, pouvant atteindre 100 millions en cas de récidive. Economie 05 déc. 2022


133e session du Conseil d’administration de la Boad: La dynamique du Plan Djoliba se poursuit
Niamey a accueilli ce vendredi 2 décembre la 133e session du Conseil d’administration de la Banque ouest africaine de développement. A l'examen, ont été soumis aux administrateurs, des dossiers relatifs au financement de projets des pays membres et de soutien au secteur financier de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Le choix de la capitale nigérienne est loin d'être anodin, car Niamey a connu la consécration du Plan Djoliba, plan stratégique qui vient renforcer le financement par la Boad des projets capitaux sous-régionaux, dans les secteurs public et privé. #PlanDjoliba Ce plan permet, à la Boad, selon son président, Serge Ekué, de " décupler sa capacité d’investissement et son impact", et surtout d'être l'institution bancaire "de référence pour un impact durable sur l’intégration et la transformation de l’Afrique de l’Ouest". Nom du majestueux fleuve Niger, si caractéristique de la sous-région ouest-africaine, Djoliba est l'artère nourricière qui irrigue avec puissance les terres de plusieurs pays membres de l’Uemoa. Actualités 02 déc. 2022


Enseignement et formation techniques et professionnels: Les actions phares pour 2023
La mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels figure au rang des priorités dans le secteur éducatif pour l’exercice 2023. Il est question d’améliorer l’offre éducative en vue de l’adéquation entre formation des compétences et besoins du marché du travail. Les ressources allouées par l’Etat au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp) passent de 143,6 milliards F Cfa au titre de la gestion 2022 à 189,727 milliards F Cfa en 2023, d’après le projet de loi de finances en étude au Parlement. Cette augmentation de 46,1 milliards F Cfa correspondant à un taux de progression de 32,1 % des ressources vise non seulement à promouvoir l’accès et le maintien dans l’enseignement secondaire général et la revalorisation des salaires, mais aussi et surtout à poursuivre la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Eftp 2019-2025) et ses projets. Le Mestfp entend consolider l’amélioration quantitative et qualitative de l’offre de formation pour favoriser l’insertion des jeunes. Pour ce faire, il est prévu 66,4 milliards F Cfa en 2023 pour la mise en œuvre de la stratégie de l’Eftp qui constitue, avec la promotion d’une éducation de qualité, l’un des sept axes stratégiques du Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026). Dans cette optique, les activités du Projet de développement de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelle (Defi-Pro) démarré en 2017 seront déployées pour 2,46 milliards F Cfa en 2023. L’organisation des examens, concours et tests à l’Eftp va absorber un montant de 2,65 milliards F Cfa. Ces actions sont inscrites au plan d’urgence issu des documents de stratégie de relance du sous-secteur conformément au Plan sectoriel de l’éducation (Pse) 2018-2030 et en arrimage avec l’Objectif du développement durable (Odd) n° 4 « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». Entre autres, l’accent sera mis sur le renforcement de la coordination et du management du sous-secteur. Environ 1 milliard F Cfa sera consacré à l’incitation à l’enseignement et à la formation technique et professionnelle. Figure également au rang des priorités le renforcement du personnel enseignant dans les établissements pour 17,5 milliards F Cfa.

Focus sur les sciences

La mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Eftp 2019-2025 nécessite la mobilisation de 323 milliards F Cfa. Il est question de faire de l’enseignement technique et la formation professionnelle un vecteur de transformation structurelle de l’économie et de créer un écosystème favorable à l’entreprenariat. « A l’horizon 2025, les jeunes en âge de travailler y compris les personnes à besoins spécifiques, disposent de compétences demandées par le marché du travail pour une croissance économique stable, durable et inclusive », telle est la vision du gouvernement qui a engagé des réformes touchant les séries de formation et le cadre institutionnel de gestion des établissements de formation. L’accent est mis sur la valorisation des matières scientifiques et la qualité de l’enseignement des sciences, de la philosophie et du français. Il est prévu la mise en place de 30 lycées techniques agricoles modernes, 7 écoles de métiers de référence, 6 lycées scientifiques et 2 écoles normales d’ici 2026. En plus, 17 anciens lycées techniques seront rénovés et équipés. Un programme de bourses d’études est envisagé pour favoriser les filières scientifiques ainsi qu’un Centre d’excellence pour l’impact sur le développement et des appuis aux universités des sciences et technologies. Par ailleurs, l’alphabétisation et la promotion des langues nationales seront accentuées à travers le fonctionnement effectif de 413 centres d’alphabétisation. Autre action prioritaire, la poursuite de la prise en charge de la scolarisation des filles à travers l’extension de la mesure de gratuité des frais de scolarité dans vingt communes expérimentales. La mise en œuvre des mesures d’exonération des élèves filles du 1er cycle de l’Enseignement secondaire général des frais d’inscription coûtera 3,4 milliards F Cfa à l’Etat en 2023. A cela, s’ajoutent la mise en œuvre des activités de l’Ecole des métiers du numérique (Emn), la mise à disposition des établissements de matériels et équipements pédagogiques, de manuels scolaires, la prise en charge des allocations des enseignants aspirants, le renforcement des inspections pédagogiques déconcentrées.
Société 02 déc. 2022


Chantiers d’infrastructures sanitaires de Tchaourou: Un réseau de vol demantelé
Dans la commune de Tchaourou, les travaux sur les chantiers des infrastructures sanitaires peuvent désormais suivre leur cours normal. Et pour cause, le réseau de vol de matériaux qui freinait leur évolution a été démantelé.Des voleurs de matériaux de construction arrêtés et derrière les barreaux à la prison civile de Parakou. Très prochainement, ils seront rejoints par leurs receleurs. Sur le terrain, la police en charge du dossier poursuit encore ses investigations afin d’identifier le reste des personnes qui y sont impliquées. Selon les sources informées et présentes sur les chantiers des infrastructures sanitaires dans la commune de Tchaourou, c’est ce qu’il convient de retenir par rapport au réseau qui y a été démantelé. En effet, pendant que le gouvernement, soucieux de voir les populations bénéficier des soins de qualité, s’échine à faire construire les infrastructures indiquées, certaines personnes ont entrepris de réduire à néant ses efforts. Organisées en réseau de vol, elles s’y sont installées pour opérer. En complicité avec les agents de sécurité privés sollicités pour assurer la garde elles s’arrangeaient chaque fois pour faire sortir frauduleusement d’importantes quantités de carreau, de fer, de ciment et autres matériaux, dès leur entrée sur lesdits chantiers. C’est suite aux incompréhensions et autres divergences qui sont apparues entre elles, après le partage de l’un de leurs butins, que le pot aux roses a été découvert. De dénonciation en dénonciation, l’information a fini par arriver au niveau du procureur de la République du Tribunal de première instance de première classe de Parakou. Il s’en est suivi un certain nombre d’arrestations et de dépôts à la prison civile de la ville. La cerise sur le gâteau, informent les même sources, les enquêtes en cours ne cessent de révéler des personnes et autres personnalités impliquées. Préoccupés par l’évolution de ces chantiers, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et son collègue du Cadre de vie, José Tonato, y avaient effectué, mercredi 5 octobre dernier, une visite de terrain. C’est pour donner des instructions afin de voir décupler le rythme des travaux sur les sites. Au nombre des goulots qui freinaient la réalisation des travaux dans les délais, il y avait certainement les manœuvres des membres de ce réseau. Bientôt, les populations pourront donc bénéficier de ces infrastructures n Actualités 02 déc. 2022


25e anniversaire de l’Institut des artisans de justice et de paix: Un symposium pour évaluer le chemin parcouru (Il relance le débat sur le Parlement en démocratie)
Réuni à Cotonou, sous l’égide de Mgr Antoine Ganyé, archevêque émérite de Cotonou, le comité directeur de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (Iajp) se penche, depuis hier, sur son parcours en vingt-cinq ans d’activités. L’objectif est de faire le point du cheminement en focalisant l’attention sur les questions de justice sociale, de fonction du parlement et du peuple en démocratie.Sur fond de profondes réflexions assorties de diverses propositions concrètes, l’Institut des artisans de justice et de paix (Iajp), célèbre depuis hier ses noces d’argent. Devant un parterre de participants notamment des universitaires politologues, enseignants de droit, acteurs de la société civile, et représentants d’institutions, le Père Eric Aguénounon, directeur de l’Iajp, a reprécisé l’objectif principal. Selon lui, ce symposium vise à commémorer de façon réflexive les vingt-cinq ans d’existence de l’Iajp/Co. « Il est aussi question de revisiter toute l’activité menée au service de la paix au Bénin », a-t-il souligné. Au-delà de cette commémoration, cette rencontre revêt un caractère intellectuel et social de grande importance. Les échanges permettront de mieux comprendre le thème autour duquel s’articulent les travaux, et qui engage la qualité du citoyen. Pour la Fondation Konrad Adenaeur, l’Iajp s’offre aujourd’hui comme une plate-forme aux acteurs politiques pour s’exprimer, et ceci contribue à la promotion de la démocratie. Ce qui mobilise l’organisation allemande autour d’une telle initiative, c’est la sauvegarde de la démocratie et de la paix. Invité à titre personnel, et en tant que secrétaire général de la Cour Constitutionnelle, Gilles Badet a salué les efforts consentis par l’institut depuis sa création. Il a notamment mis l’accent sur « le travail de contribution, d’anticipation et de pacification » qu’a abattu cet organe de l’Eglise catholique au Bénin. « Ce symposium arrive à point nommé », a-t-il estimé, en référence aux élections législatives de janvier prochain. Avant de procéder à l’ouverture officielle des travaux qui s’achèvent ce jour, Mgr Antoine Ganyé s’est réjoui que l’Eglise ait pu contribuer de façon efficace à l’enracinement de la démocratie au Bénin, avant de saluer les pères fondateurs de l’Iajp. A travers les échanges qui se feront autour du thème ‘’Le peuple et le parlement en démocratie’’, l’archevêque émérite de Cotonou confie que « l’Eglise s’offre encore une fois le pari de nous plonger dans l’interrogation de nos représentations sociopolitiques. » C’est donc un jubilé d’argent qui relance le débat politique sur la problématique de la représentation nationale au parlement. ------------------- --------------------------- La création de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix / Chant d’Oiseau (Iajp/Co) est une initiative de Monseigneur Isidore de Souza qui, après les travaux de la Conférence des forces vives de la nation béninoise de février 1990, ressentit qu’il était du devoir de l’Eglise catholique au Bénin d’accompagner, sans distinction ethnique ni religieuse, les hommes et les femmes politiques, les cadres, les acteurs sociaux et surtout les agents pastoraux et les étudiants dans leurs projet et vision d’un Bénin pacifique et prospère. Ainsi, ce projet, pensé depuis 1990, a connu son début d’implantation en décembre 1997 par le Père Raymond Goudjo, fondateur et premier directeur de l’Iajp/Co. Le rendez-vous intellectuel qui en dessinera les grands axes est le symposium sur « Identité ethnique et intégration sociale » tenu au Grand Séminaire Saint Gall de Ouidah. Il consacre la création de l’Institut. C’était le 22 décembre 1997. Aujourd’hui, il est dirigé par le père Arnaud Eric Aguénounon. Aussi, sous l’autorité de la Conférence épiscopale du Bénin, la mission de l’Iajp/Co est la recherche et la formation dans l’esprit de la Doctrine sociale de l’Eglise. Ces recherches et formations portent sur des questions liées à la vie au cœur de la cité. Des opportunités et parcours pédagogiques sont offerts à cet effet. Implanté à Cotonou, l’Iajp/Co couvre, par sa mission, le Bénin et s’ouvre à un rayonnement continental et international pour des partages de compétences et des échanges mutuels. Société 02 déc. 2022


Obtention de l’autorisation de mise sur le marché: La Cci Bénin et l’Abssa accompagnent 34 entreprises locales
Trente-quatre entreprises locales sur la soixantaine sélectionnée au départ ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché au terme du processus de conformité du Programme Cci Qualité. Ces documents qui attestent que les produits locaux répondent aux exigences, leur ont été remis, jeudi 1er décembre, à la salle de conférence de l’institution consulaire à Cotonou. C’est la joie totale pour 34 entreprises locales spécialisées en agro-alimentaire ou cosmétique. Elles ont reçu, chacune, l’autorisation de mise sur le marché qui est la preuve que leurs produits, 100 % « Made in Benin », répondent aux normes de production et peuvent figurer, par conséquent, dans les rayons des grandes surfaces du Bénin et de la sous-région. La remise des certificats de conformité, ce jeudi, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Cci-Bénin) est l’aboutissement d’un long processus de démarche qualité conduit conformément à l’accord de partenariat entre l’institution consulaire et l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa). Le 30 septembre 2021, en effet, la Cci-Bénin et ses partenaires que sont l’Abssa, l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité (Anm), l’Agence béninoise de régulation pharmaceutique (Abrp) et la Giz ont pris le pari d’accompagner les entreprises qui valorisent le« Made in Benin » à mettre sur le marché des produits répondant aux exigences réglementaires. Au terme du processus, 34 entreprises ont tiré leur épingle du jeu. La Cci Bénin, fière de ce couronnement, a célébré le mérite et le savoir-faire des promoteurs des 34 produits. Casimir Migan, premier vice-président de l’institution, loue le mérite des chefs d’entreprise qui ont décidé de s’engager dans la démarche qualité et de respecter les exigences de mise sur le marché de leurs produits. « Cette cérémonie s’inscrit dans la stratégie de l’institution de valoriser le savoir-faire et soutenir le rayonnement des entreprises aux niveaux national, sous-régional et international », a-t-il rappelé. « Si cette initiative n’avait pas existé, il aurait fallu la créer », soutient Epiphane Hossou, directeur général de l’Abssa, montrant une fois encore l’importance du Programme pour les entreprises. Il plaide pour que cette initiative soit « permanente » au niveau de la Cci-Bénin.

34 entreprises retenues sur 62

Dans le cadre du processus de conformité, 62 entreprises ont été visitées. 48 ont obtenu un résultat favorable avec remarques. Mais seulement 34 entreprises ont réussi à surmonter le dernier niveau. Ce sont ces dernières qui ont reçu leurs autorisations de mise sur le marché. Le document est la preuve que leurs produits sont sains, de bonne qualité, 100 % « Made in Benin » et respectueux des normes en la matière. Ce sont également des produits innovants et attrayants. Suzanne Amoussou, porte-parole des bénéficiaires, remercie la Cci-Bénin, l’Abssa et les partenaires du Programme pour leur accompagnement. Mais « le travail n’est pas fini à ce stade », a rappelé Epiphane Hossou, ajoutant qu’il y a « une fiche de suivi avec un planning bien défini, signe que l’Abssa suivra périodiquement les entreprises pour leur permettre de ne pas retomber » dans les erreurs du passé. « Ça veut dire que vous devez continuer par vous améliorer au sein de vos unités respectives », a martelé le premier responsable de l’Agence. « Nous allons vous suivre à la lettre. Vous devez continuer à porter haut le flambeau de la qualité dans la sous-région et dans le monde », ajoute Raymond Adjakpa Abile, secrétaire général de la Cci-Bénin. En réponse, Suzanne Amoussou promet, au nom des chefs d’entreprise, que ce flambeau restera allumé à la satisfaction de tous. Le secrétaire général de la Cci-Bénin invite ensuite les 34 bénéficiaires à être les ambassadeurs de la démarche qualité des produits béninois auprès de leurs collègues, chefs d’entreprise, dont les structures ne sont pas encore aux normes. L’autorisation de mise sur le marché ne se limitera pas au sceau de l’Abssa sur les 34 produits. Les entreprises bénéficieront d’une visibilité digne grâce aux outils de la Cci-Bénin. Casimir Migan en fait la promesse : « Tous ces produits seront positionnés sur le site de vente en ligne de la Cci-Bénin. Ils seront présents sur les supports de communication de l’institution. De plus, les promoteurs des 34 produits seront régulièrement informés sur les opportunités d’affaires et les nombreuses possibilités de mise en échelle par l’intégration dans les différents dispositifs opérationnels des programmes de la Cci-Bénin ». Le Programme Cci Qualité, l’un des 10 programmes phares du plan de développement stratégique de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Cci Bénin), est une initiative qui vise à accompagner les entreprises à l’accès au marché des produits locaux de qualité. Cet accompagnement a pour finalité la formation en bonne pratique d’hygiène, en bonne pratique de fabrication et en Haccp ; l’obtention du code-barres pour les produits ; l’autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires et l’autorisation de commercialisation des produits cosmétiques et compléments alimentaires. [caption id="attachment_90650" align="alignnone" width="445"] Ces 34 chefs d’entreprise ont désormais pour défi
de maintenir la qualité de leurs produits[/caption]
Société 02 déc. 2022


Législatives 2023/ Non-violence: Le médiateur de la République et les Osc sensibilisent
Le médiateur de la République et la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep-Bénin) ont lancé une campagne de sensibilisation aux actes répréhensibles en matière électorale en vue de promouvoir la non-violence, ce jeudi 1er décembre à Cotonou. Paix et non-violence ! Ce sera le thème de la campagne du médiateur de la République et de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep-Bénin). Dans le cadre de la tenue des élections législatives du 8 janvier 2023, les deux structures se donnent la main pour préserver l’idéal démocratique. Elles ont donc procédé au lancement d’une campagne de sensibilisation aux actes répréhensibles en matière électorale. Pour la cause, un document de compilation des infractions ainsi que des peines afférentes, tiré des dispositions du code pénal, du code électoral et de celui du numérique servira de support aux ambassadeurs de la paix. Cette campagne qui démarre le 4 décembre prochain et qui durera environ deux semaines, aura principalement pour cibles, les localités touchées par les violences électorales de 2019 et 2021. En effet, suite aux violences et actes de vandalisme qui sont survenus lors des élections de 2019 et 2021, indique Pascal Essou, médiateur de la République, plusieurs citoyens se sont retrouvés dans les mailles de la justice sans pour autant savoir qu’ils étaient en infraction à travers leurs divers comportements. Ainsi, insiste-t-il, certaines personnes ont été privées de liberté en se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment. « Cette situation interpelle tous les acteurs œuvrant inlassablement pour une avancée démocratique certaine et qui leur laisse un goût d’inachevé dans la réalité », a déclaré Pascal Essou, qui appelle à la responsabilité des acteurs en charge de l’organisation des élections, les organisations de la société civile, les partis politiques et les partenaires techniques et financiers. Nul n’est censé ignorer la loi, dit l’adage, mais à l’évidence, l’histoire renseigne que les populations pour lesquelles les lois sont édictées en sont à la marge. D’où cette option de l’élaboration et de la vulgarisation d’un recueil des infractions du cadre légal des élections en République du Bénin afin de susciter une prise de conscience aiguë des risques encourus par les citoyens. Selon le médiateur de la République, il s’agit d’un recueil des dispositions qui concernent les infractions susceptibles d’être commises en période électorale, et qui a non seulement le mérite de regrouper les différentes dispositions dans un même document mais aussi et surtout de les expliquer en les étayant d’exemples pour permettre au grand nombre, non professionnel du droit, de les comprendre et de se les approprier. « Nos équipes seront sur le terrain notamment dans les communes épicentres des récentes violences électorales pour vulgariser cet outil très précieux pour des élections apaisées », a fait savoir Pascal Essou qui poursuit l’objectif de zéro violence avant, pendant et après les élections législatives de janvier 2023 en vue du rétablissement et du maintien de la paix durable au sein des communautés. Dans les jours à venir, des animateurs outillés du Médiateur de la république et de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep-Bénin) se rendront dans les arrondissements indiqués afin d’échanger avec les populations à la base aux fins de l’atteinte des objectifs fixés. Actualités 02 déc. 2022


Vote de la loi de finances au Parlement: Plus de 3 033 milliards F Cfa pour l’Etat en 2023
Le Parlement a adopté, ce jeudi 1er décembre, la loi n°2022-33 portant loi de finances pour la gestion 2023 évaluée à la somme de 3033,337 milliards F Cfa. Le dossier a été défendu par le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Les députés dotent le gouvernement des moyens pour poursuivre en 2023 sa politique de développement. Ils ont adopté, ce jeudi, la loi de finances pour la gestion 2023. Laquelle s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 3 033, 3337 milliards F Cfa contre 2 541, 203 milliards dans la loi de finances initiale de 2022 et 2 956, 661 milliards F Cfa pour la loi de finances rectificative en cours d’exécution, soit une hausse respective de 492,134 milliards F Cfa et 76, 676 milliards FCfa, correspondant à des taux d’augmentation de 19,4 et 2, 6 %. L’analyse de ce budget, selon le rapport général qui a sanctionné les travaux de la commission budgétaire du Parlement présidée par le député Gérard Gbénonchi et examiné hier par la plénière, montre qu’il est principalement porté par la hausse du trafic au port, en lien avec l’ensemble des mesures en cours de modernisation dans l’espace portuaire national ; la poursuite de la promotion du tourisme et ses implications sur les activités des hôtels ;, restaurants et entreprises de transport ; le dynamisme de l’activité commerciale ; la tendance robuste attendue dans le secteur des télécommunications et l’augmentation des dépenses sociales, notamment à l’endroit des couches les plus vulnérables. La progression de 19,4 % du montant de la loi de finances, par rapport au scénario initial de 2022, est principalement tirée par les effets positifs des réformes engagées sur l’ensemble des secteurs de l’économie, note la commission budgétaire. Les orientations économiques et les mesures de gouvernance mises en perspective pour l’année 2023, selon le contexte d’élaboration du projet de loi de finances pour la gestion 2023, permettront, en lien avec l’évolution prévisible de la conjoncture économique, d’atteindre un taux de croissance de 6,5 % contre 6 % attendu en 2022. Quant au déficit budgétaire prévisionnel base ordonnance-ment dons compris, il ressortirait à 4,3 % du Produit intérieur brut (Pib) contre 5,9 % projeté pour la fin de l’année 2022. Les recettes de l’Etat sont évaluées en 2023 à la somme de 1 840 milliards F Cfa. Elles comprennent les recettes fiscales et non fiscales provenant des régies à savoir la direction générale des Impôts (Dgi) ; la direction générale des Douanes (Dgd) et la direction générale du Trésor et la comptabilité publique (Dgtcp) et d’autres administrations financières à savoir l’Agence nationale du domaine et du Foncier (Andf) et le Fonds national de retraite du Bénin (Fnrb) ainsi que les dons budgétaires, fonds de concours et autres recettes assimilées.

22 sur 26 amendements validés

Les prévisions de recettes fiscales brutes pour la gestion 2023 s’élèvent à 1 474, 900 milliards F Cfa ; les prévisions de recettes non fiscales augmenteraient, quant à elles, de 13,152 milliards F Cfa par rapport à la loi de finances initiale pour s’établir à 228,800 milliards F Cfa, détaillent les grands agrégats du projet de loi de finances, gestion 2023 examiné et adopté par les députés. Pour la gestion 2023, le plafond des autorisations d’emplois, exprimé en Equivalent temps pleins (Etp), est fixé à 105 750 contre 100 398 en 2022. Cette hausse prévue est principalement imputable aux recrutements en cours dans plusieurs secteurs dont notamment l’éducation, la santé, la sécurité publique, la défense et autres. Ce plafond n’intègre pas l’effectif des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) qui sont des prestataires de l’Etat, précise le rapport général de la commission budgétaire. L’accent a été mis également sur les mesures fiscales reconduites et celles nouvelles. Tout ceci a été passé au peigne fin par les députés qui ont approuvé le dossier à l’unanimité. Mais avant, les parlementaires ont usé de leurs prérogatives pour amender le texte qui a été amélioré par endroits au niveau notamment des prévisions budgétaires de certaines structures. Il y a eu, au total, 26 amendements dont plus de 95 % ont été accueillis favorablement par le ministère de l’Economie et des Finances. Les amendements sont relatifs par exemple à la mise en place d’un crédit complémentaire de 65 millions F Cfa pour couvrir les besoins essentiels de fonctionnement pour l’acquisition de deux véhicules au profit de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) dont le budget passe désormais en 2023 à 278 706 240 F Cfa ; l’octroi d’une subvention de 500 millions F Cfa allouée sur les crédits globaux de l’Etat pour la revue à la hausse du budget de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Arss) afin de permettre à la structure de couvrir ses besoins en 2023. Aussi, les députés ont plaidé et obtenu du ministère de l’Economie et des Finances l’accord de la dotation additionnelle pour un montant de quatre milliards F Cfa sur les ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) non affecté fonctionnement au profit de certaines communes comme Sô-Ava, Aguégués, Karimama et Bonou en vue de permettre la prise en charge, par l’Etat, des cotisations sociales et des charges salariales fiscales non prévues pour les nouveaux postes de gestion créés et pour lesquels, les rémunérations fixées dépassent les niveaux des simulations inscrits au projet de budget 2023 au niveau de ces collectivités locales. Ce qui porte la dotation finale à un montant de 18,954 milliards F Cfa au titre du Fonds Fadec non affecté fonctionnement. Il y a aussi, par ailleurs, l’allocation d’un crédit additionnel pour un montant de 25 millions F Cfa à la direction générale du Secteur financier (Dgsf) dans le Projet annuel de performance du programme gestion du cadre macroéconomique et du secteur financier pour porter le budget prévisionnel de cette structure à 50 millions F Cfa.

Pas une caisse de résonance

Le ministère de l’Economie et des Finances a eu des avis réservés sur plusieurs autres amendements des députés, promettant de les réexaminer en gestion. Il s’agit entre autres des amendements relatifs à l’accord de crédits additionnels à la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour un montant de 743 361 150 F Cfa pour la prise en charge de certaines dépenses de personnel à hauteur de 368 361 150 F Cfa et des dépenses d’achat de véhicules pour 375 millions F Cfa ; et celui souhaitant l’augmentation du budget du médiateur de la République pour un montant de 111 millions F Cfa pour la couverture de son personnel ainsi que la dotation du médiateur de la République de moyens pour la prise en charge de son fonctionnement relatif aux charges liées notamment aux loyers et autres dépenses de fonctionnement des nouvelles délégations régionales Atlantique-Littoral ; Ouémé-Plateau et Zou-Collines qui seront opérationnelles à partir de 2023. Les députés ont salué ce bond qualitatif et quantitatif du budget de l’Etat qui est passé de moins de 60 milliards en 1990, à 600 milliards en 2006 puis à plus de 3 000 milliards en 2023. Ils félicitent le gouvernement pour sa vision de développement et l’impulsion qu’il donne dans les différents secteurs de la vie socio-économique nationale pour impacter positivement la population. Les parlementaires ont été plus sidérés par la décision du gouvernement qui a pris en compte plus de 95 % de leurs amendements avec 22 avis favorables ; quatre en cours d’examen et zéro avis défavorable. Ce qui est une première, aux yeux des députés qui encouragent le gouvernement à maintenir le cap. La qualité et le nombre des amendements sont la preuve que la 8e législature, contrairement à ce que pensent certains, n’est pas une caisse de résonance et fait bien son travail d’institution de contre-pouvoir, relève Orden Alladatin. Tout comme plusieurs de ses collègues, il plaide que le gouvernement accorde une attention particulière à la récurrente situation des Ame pour qu’ils soient payés 12 mois sur 12 avec la possibilité de les stabiliser et les reverser dans la fonction publique après deux déploiements. La question d’apurement de la dette publique a aussi préoccupé les députés. Ils veulent que cet apurement se fasse avec beaucoup plus de célérité pour limiter un tant soit les bruits de colère dans ce domaine. Tout en saluant la qualité du budget, le député Abdoulaye Gounou invite le gouvernement à mettre les bouchées doubles pour que la revalorisation des salaires qui préoccupe plus d’un aujourd’hui devienne réalité. Le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni a apporté les éléments de réponses à toutes les préoccupations des députés. Certaines d’entre elles pourraient être abordées par le président de la République, Patrice Talon, dans son discours sur l’état de la nation annoncé pour le jeudi 8 décembre prochain, devant l’Assemblée nationale. Les travaux ont été dirigés, hier, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou.
Actualités 02 déc. 2022


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