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Nouvelles

Amounatou Adétola, handicapée visuelle dans l’univers des saveurs: Quand la passion gourmande surpasse le handicap
A Atrokpocodji (commune d’Abomey-Calavi), les enfants du quartier ont pour friandises préférées les gâteux de dame Amounatou Adétola. La trentaine, cette mère de famille concrétise l’un de ses plus beaux rêves qu’est la pâtisserie en dépit de son handicap visuel. Dans la spacieuse cuisine qui lui sert de cadre de travail, les effluves montent et annoncent les goûts des friandises qui ne tardent d’ailleurs pas à passer au four. L’essentiel du travail est assuré par Amounatou Adétola. Handicapée visuelle, elle étonne par son agilité à mélanger les ingrédients, fondre le beurre, casser les œufs et les ajouter au mélange. C’est avec la même facilité qu’elle alterne l’ajout d’ingrédients secs et humides pour finir par verser la pâte dans les moules et la faire passer au four. Pour préparer un gâteau, elle connait les différentes étapes du bout des doigts. Seule difficulté, la prise des mesures et le pesage. Pour cette étape, elle a besoin d’un coup de main. Mais le reste, elle l’assure avec doigté, malgré son handicap. Sans doute parce que depuis toujours, elle a rêvé de ce métier. Amounatou s’est toujours voulue et sentie pâtissière. Un rêve d’enfance que son handicap visuel a contribué à éloigner. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle a cessé d’y croire. C’est finalement à l’âge adulte que la Providence choisit de réaliser son rêve. Le projet « Amélioration de l’accès à l'emploi des jeunes en situation de handicap » de Handicap International venait d’être lancé pour améliorer l'insertion économique et professionnelle des personnes handicapées au Bénin. Il était question de promouvoir l'emploi décent des jeunes en situation de handicap par l'accompagnement et le renforcement des acteurs publics, des services de l'insertion professionnelle et aussi des entreprises. Grâce à cette initiative, plus de 800 personnes handicapées ont été sensibilisées. 538 ont été enregistrées. 497 ont fait l’objet d’un bilan en termes d'aptitude au niveau professionnel et de coaching. Sur cet effectif, 151 personnes ont été formées et 69 ont bénéficié de kits d'installation. Au nombre de ces dernières, la désormais pâtissière d’Atrokpocodji.

Concrétiser un vieux rêve

« J’ai suivi une formation de six mois dans un centre de formation professionnelle aux frais du projet », explique-t-elle souriante. Au terme de cette formation, elle a été dotée d’équipements. Plus rien ne peut donc entraver désormais la concrétisation du vieux rêve. Commence alors un parcours riche et ambitieux qui tend vers un objectif clair : la pâtisserie. Amounatou, s’est alors mise à fond sur sa nouvelle activité. Les gâteaux et les friandises, elle en fabrique à foison et ça coule. « Je n'ai pas encore des clients fidèles parce que c’est une nouvelle activité. Mais je ne me plains pas parce que j’arrive à écouler mes produits. Ce que je gagne me suffit largement », témoigne-t-elle. Activité nouvelle certes, mais cela ne manque pas de curiosité. Pour qui connaissait la jeune dame, son nouveau métier épate. « Mon entourage est parfois étonné et se demande comment j'arrive à fabriquer des gâteaux, des friands et autres friandises alors que je ne vois pas… Mais ceux qui me connaissaient avant ne sont pas surpris », explique Amounatou, toute concentrée sur sa préparation. « Les gens sont sidérés de me voir à l’œuvre parce que je ne vois pas. Je ne vois que des silhouettes. J’ai une canne blanche pour me déplacer », assure-t-elle.

Elle étonne !

Artisane, elle l’est aussi. Avant de se mettre à la pâtisserie, elle était connue pour la fabrication des sacs macramés. Une autre activité qui nécessite une bonne vision, mais dans laquelle elle excelle sans aucune difficulté et sans le moindre coup de main. Son ambition, c’est d'élargir son activité. Dans les mois à venir, elle compte rejoindre un nouvel emplacement à Zinvié, pour donner corps à son projet de boulangerie-pâtisserie. Cette initiative bénéficie de l’attention de son époux qui a déjà acquis un domaine à cet effet. Mais l’appui du conjoint va bien au-delà. « Mon mari m'apporte son soutien sur tous les plans. Il m’aide souvent à placer les appareils, à fouetter quelque chose quand il n’est pas occupé, ou alors il s’occupe de notre petite fille pendant que je travaille », se félicite celle qui se fait aussi affectueusement appeler « Maman gâteau ». S’il est convenu que le handicap ne saurait être une fatalité, Amounatou Adétola veut davantage l’illustrer par sa détermination et sa motivation quotidiennes. « Je voudrais demander aux personnes handicapées qui n’ont pas encore un travail de redoubler d’efforts et de croire en leurs rêves, car cela finit par se concrétiser. Travailler et être soigné font disparaitre l’image du handicap. Cela rend indépendant et autonome…Nous devons nous soustraire aux besoins pour donner la preuve en tant que personne handicapée qu’on peut être aussi indépendante et bien gagner sa vie », conseille-t-elle?
Société 10 nov. 2022


Sortie de l’album ‘’Aliklan’’ : Pépé Oléka en tout lyrisme
Sa voix lyrique et mélancolique a fait d’elle une cantatrice assez sollicitée de la scène nationale et d’ailleurs. Pépé Oléka revient avec un album tout en beauté et ses accents uniques qu’on lui connaît. ‘’Alikan’’, le tout nouvel album de Pépé Oléka, sort ce vendredi 11 novembre sur les plateformes de téléchargement avant son lancement officiel dans les tout prochains jours. Une des voix les plus lyriques et captivantes de la scène nationale et internationale, elle revient sur le marché discographique, dix ans après la sortie de son dernier opus ‘’Tchité’’. Un évènement que les mélomanes attendent depuis un moment, insatiables qu’ils sont d’écouter les airs langoureux et mélancoliques de l’artiste. 20 titres composent cet album aux effluves Afro Soul qui évoque des thématiques aussi éclectiques qu’intimistes. Polyglotte, l’artiste revisite l’histoire de son pays en magnifiant l’hymne national qu’elle reprend en fon et célèbre l’amour dans toutes ses dimensions. Sans manquer de rendre hommage à ses aînés notamment Sagbohan Danialou dont elle interprète l’un des titres cultes ‘’Séyi’’. L’artiste déclame par ailleurs son amour pour ses garçons, ses princes à elle, dont la venue au monde a comblé sa vie. Titre éponyme de l’album, ‘’Aliklan’’ est un hymne aux rencontres et à la résilience de l’homme face aux péripéties de la vie. Ces rencontres qui ont forgé musicalement son parcours et nourri ses inspirations. Loin d’être une ode à la mélancolie ou aux airs philosophiques, cet album reste aussi une balade musicale pour célébrer la gaieté, le vivre-ensemble et la convivialité. Culture 10 nov. 2022


Remise de la liste électorale à la Cena : 6 600 572 citoyens appelés aux urnes
La Liste électorale informatisée (LEI) a été transmise, ce mardi 8 novembre, à la  Commission électorale nationale autonome (Cena). Elle va permettre à 6 600 572 citoyens d’exprimer leurs suffrages, le 8 janvier prochain dans le cadre des élections législatives. La Commission électorale nationale autonome (Céna) a reçu une LEI sur laquelle s’est inscrite une « population électorale brute estimée à 6 600 572 citoyens répartis dans 7986 centres de vote », a informé Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Anip. La mission de l’Agence nationale d’Identification des Personnes qui  consiste à moderniser le processus d’identification des personnes sur le territoire national pour faire naître la liste électorale informatisée est le résultat d’un long processus de plusieurs phases. Un travail qui a porté ses fruits. En effet, après la correction des irrégularités soulignées lors de la phase d’affichage, plusieurs acteurs affirment que l’actuelle liste est acceptable. Sacca Lafia, président de la Cena, est rassuré et se réjouit de l’effort fourni par l’agence. « Nous avons apprécié la méthodologie que vous avez utilisée. Nous avons aussi apprécié les résultats de l’audit effectué sur la liste et dont les retours sont rassurants», a-t-il fait savoir. Actualités 10 nov. 2022


Bénin : 600 candidats admis au concours de recrutement à la Police
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Alasane Seidou, a dévoilé le 9 septembre 2022 une liste 600 candidats admis au concours direct de recrutement de 1300 élèves agents de Police au titre de l'année 2022. Consultez ci-dessous l'intégralité de la liste

Listes des admis 

[pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/11/Communiqué-Radio.pdf" title="Communiqué Radio"]
Actualités 09 nov. 2022


Recrutement dans l'Armée béninoise : 40 candidats de la liste supplémentaire invités à la visite médicale
40 futurs militaires dont les noms figurent sur la liste supplémentaire de la 2e vague du concours de recrutement de militaires au titre de l'année 2022, sont conviés à la visite médicale. Celle-ci est fixée au jeudi 10 novembre 2022, à partir de 6 heures précises, au Centre médico-social de la garnison de Cotonou pour les candidats de 7 départements et à l'hôpital d'instruction des Armées de Parakou pour ceux des cinq autres départements. Lire le communiqué du chef d'Etat-major général, Général Fructueux Gbaguidi [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/11/Communiqué-radio-des-suppléants-au-recru.pdf" title="Communiqué radio des suppléants au recru"] Actualités 09 nov. 2022


Innovation de Medom-Bénin dans le secteur sanitaire: Des ambitions pour la création de 600 emplois directs
  Des professionnels de la santé accompagnent les nombreuses réformes mises en œuvre, depuis l’avènement du régime de la rupture, pour le développement du secteur. Dans cet entretien, Dr Lafia Machoudou, Ceo de Medecins à domicile Bénin (Medom-Bénin) lève un coin de voile sur la prise en charge médicale en ambulatoire, et un modèle économique innovant qui allie sécurité sanitaire et promotion de l’emploi. La Nation : Qu’est-ce qui vous a motivé à inviter la prise en charge médicale en ambulatoire ? Dr Lafia Machoudou : Les raisons sont multiples. Il y a quelques années, quand je prenais encore des gardes dans les cliniques de Cotonou, j’ai fait le constat que les familles qui voulaient une prise en charge de leur parent grabataire devaient soit passer beaucoup de coups de fil à des proches à la recherche de quelqu’un qui connaît un médecin, soit ils devaient se déplacer dans un centre de santé pour demander qu’un médecin les suive à leur domicile. C’est une perte de temps qui retarde la prise en charge du malade. Par la suite, j’ai eu connaissance d’un patient décédé d’une crise d’asthme, seul chez lui. Les amis qu’il avait appelés n’étaient pas disponibles pour l’emmener à l’hôpital. Tout ceci m’a, entre autres, conforté dans l’idée de lancer Medom-Bénin. Notre patientèle est variée mais nous sommes énormément sollicités auprès de personnes âgées dépendantes ou non. Aujourd’hui, dans notre pays, Medom-Bénin est le premier réseau de professionnels de la santé offrant une prise en charge médicale en ambulatoire. Dans un contexte où des personnes non qualifiées se font souvent appeler ‘‘docteurs’’ dans les quartiers, nous sommes donc un gage de la sécurité des soins en ambulatoire, car en amont nous nous assurons de la qualification des professionnels de la santé qui veulent intégrer le réseau. Quels sont les obstacles à la mise en œuvre efficiente de cette option ? Rien n’est facile. Mais nous réfléchissons à résoudre les difficultés que nous rencontrons au cours de cette expérience. Cela nous a amenés à mettre en place de nouveaux services pour faire face à ces difficultés. Force est de constater par exemple, que fréquemment, les familles nous demandent de différer notre intervention, car soit le patient est seul à la maison ou juste avec la domestique qui ignore tout de l’histoire de la maladie. Dans ces cas, nous attendons le soir ou quand un membre de la famille arrive à se libérer de ses occupations pour passer. De même, il n’est pas rare que les familles nous posent les problèmes qu’ils rencontrent dans le cadre de l’hygiène des patients âgés. Parce qu’il s’agit d’une question de dignité humaine. Nous avons donc démarré le service d’accompagnement et d’aide à domicile à l’endroit des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, mais aussi le service de garde-malade pour soulager les familles lors des hospitalisations à domicile ou dans les cliniques et hôpitaux. Aussi, depuis l’avènement de la Covid-19, nous nous sommes attelés à nous tourner vers le numérique en digitalisant tous nos services et plus encore. Ceci nous permet d’être plus efficients dans nos interventions mais aussi de contribuer à la mise en place, dans notre pays, d’une offre de soins plus résiliente. Je peux évoquer le call center Allo Doto, notre plateforme de téléconseil médical qui permet aux populations du Bénin de discuter gratuitement avec un infirmier ou un médecin. En matière de e-santé, notre application Medom va révolutionner la santé numérique au Bénin. C’est dire que nous nous battons au quotidien pour accompagner les réformes mises en œuvre au sommet de l’Etat dans notre domaine de compétence pour le bien-être de nos concitoyens. Des patients sont souvent assistés par leur entourage familial en cas d’hospitalisation. Pensez-vous qu’il faudra remettre en cause cette pratique ? En effet, nous observons une présence excessive de l’entourage familial dans les structures sanitaires de notre pays. Il s’agit de comportements à risques ayant de nombreuses conséquences. Sur le plan sanitaire, on peut légitimement se poser des questions à savoir quelle est la part de cet afflux quotidien de personnes pas ou peu protégées dans le pronostic des patients hospitalisés. Quelle est la part de ce séjour ou de cette présence des parents en milieu hospitalier, dans ces conditions, dans la survenue future d’évènements de santé au sein de ces familles ? Quels rôles jouent les familles dans la diffusion intra-hospitalière de certaines pathologies ? Vous convenez avec moi que le plateau technique n’explique pas tous les décès dans les structures sanitaires de notre pays. De même, les décès en série au sein d’une même famille après le séjour d’un proche à l’hôpital ne sont pas du fait des sorciers comme le pensent les populations. Sur le plan socio-économique, cette situation favorise la paupérisation des familles dans la mesure où, suivant la durée de l’hospitalisation du patient, des membres de la famille arrêtent leurs activités génératrices de revenus et sont donc coupés pour un temps plus ou moins long du monde social extérieur. Parfois, en l’absence de disponibilité d’un adulte, il n’est pas rare que des enfants soient déscolarisés ou retirés de l’apprentissage de leur métier pendant la durée de l’hospitalisation. Pendant ce temps, de nombreux professionnels de la santé issus des filières de formation paramédicales ne travaillent pas et vivent de petits boulots comme la tenue de kiosque de transfert d’argent communément appelé mobile money. Certains vendent des tissus, des chaussures, des bijoux ou d’autres articles en ligne. Ce phénomène commence à toucher les médecins. Que proposez-vous alors face à ces constats ? Ces constats ne sont pas nouveaux. Je les vis au quotidien depuis trois ans. Pour y faire face, j’ai expérimenté différentes approches de solutions. J’en suis donc arrivé à un modèle économique socialement acceptable que j’ai expérimenté au sein de Medom-Bénin. Je pense que le passage à l’échelle de ce modèle pourrait contribuer à résoudre les problèmes évoqués précédemment et créer des emplois dans notre pays. Qu’est-ce qui fonde cette conviction ? Depuis 2019 que Medom-Bénin existe, nous intervenons dans plus de 2 500 familles avec à la clé, des emplois créés. Notre objectif à ce jour n’a donc pas été de faire du chiffre d’affaires mais de trouver la meilleure organisation pour faire face aux défis de notre secteur. Nous pensons qu’il faut démultiplier ce modèle économique innovant et inédit mis en place par Medom-Bénin. Nous nous y sommes engagés. Cela permettra à terme de créer dans le secteur médical au Bénin, 600 emplois dans l’immédiat et jusqu’à 1 200 emplois d’ici 2 ans. Il ne s’agit pas d’emplois précaires. Ces emplois bénéficieront donc de tous les avantages sociaux. Dans l’immédiat, seront concernés les profils allant du niveau Bepc au Bac + 3, donc les licences, puis dans un second temps, ce sera le niveau Bac + 7, c’est-à-dire les docteurs. La création de ces emplois permettra non seulement un financement innovant des hôpitaux et structures sanitaires, mais aussi mettra en évidence la manifestation d’une solidarité exceptionnelle dans la prise en charge des populations défavorisées dans notre pays. Quand on connait l’environ-nement dans lequel évoluent les start- up, êtes-vous certain de disposer des moyens de vos ambitions ? Comme vous l’avez compris, tout cela nécessitera une organisation dont je ne dispose pas actuellement à Medom-Bénin. Comme la plupart des start-up, nous rencontrons des difficultés qui ne sont pas nécessairement de nature financière. A notre niveau, le problème est beaucoup plus organisationnel. Nous savons où nous allons, comment y aller, de quels profils de compétences nous avons besoin pour arriver à destination. Mais nous n’avons malheureusement pas les moyens de nous offrir ces compétences en raison des charges que cela engendrerait. Nous avons donc surtout besoin d’un accompagnement technique. Pour la concrétisation de ce projet, nous sollicitons l’accompagnement du gouvernement béninois et des partenaires techniques et financiers qui travaillent sur les Objectifs de développement durable, en l’occurrence sur les problématiques d’élimination de la pauvreté, de la santé et de la promotion du bien-être mais aussi de réduction des inégalités. En cas de réponse favorable du gouvernement béninois, dans un premier temps, nous suggérerons qu’une commission composée de cadres du ministère de la Santé, du ministère du Travail et du ministère de l’Economie écoute mon équipe et moi. Il serait souhaitable qu’un cadre de la Cnss soit dans la commission. Pour les partenaires techniques et financiers qui seraient intéressés par ce que nous faisons, je laisse à leur discrétion la composition des profils qu’ils peuvent mettre à notre disposition. Nos échanges avec les différentes parties prenantes vont certainement permettre de peaufiner ce modèle économique à vocation sociale puis de convenir de sa mise en œuvre. Quel est votre chronogramme, en cas de réponse favorable, pour démultiplier votre modèle ? C’est une question difficile. Je fais certainement un travail exceptionnel à une petite échelle mais il n’est pas exclu que d’autres structures ou organisations fassent pareil dans leur domaine. Nous ne sommes donc pas les seuls. Le gouvernement est certainement très sollicité, de même que les différents partenaires techniques et financiers. Ils ont, par ailleurs, leurs priorités en fonction de leur programme d’action ou de leur agenda. Au cas où ce que fait Medom-Bénin intéresserait le gouvernement de notre pays, je pense que nous nous adapterons à leur chronogramme. Il en est de même pour les différents partenaires. Et s’il m’était permis de donner une idée du temps nécessaire pour implémenter tout ce que je viens de vous exposer, je dirai que j’ai besoin de deux mois. Quel est votre mot de la fin ? Je remercie le président Patrice Talon et son gouvernement pour l’effort continu qu’ils font pour assainir le milieu des affaires, surtout le secteur de la santé pour ce qui me concerne. On pense à tort que l’assainissement d’un secteur d’activité détruit des emplois. Vous convenez avec moi que c’est bien le contraire. Cela permet plutôt d’avoir un cadre sain, une base légale plus sûre. Tout cela permet de créer des emplois de façon sereine. Comme vous le savez, pour son développement, le Bénin doit compter sur ses ressources humaines. J’exhorte le gouvernement à investir davantage dans la détection des talents, ces jeunes qui, dans leurs domaines d’activité, arrivent à implémenter des solutions innovantes. Société 09 nov. 2022


Novalie Houngbédji, promoteur de plateforme: « Le digital a un avenir très prometteur au Bénin »
La passion de Novalie Houngbédji pour les Technologies de l’information et de la communication (Tic) l’a poussé à se lancer très tôt dans l’entrepreneuriat numérique. Du Community management au développement web en passant par le référencement web, le promoteur de la plateforme digitale "Aliments Bénin" touche à tout dans le secteur. Dans cette interview, il évoque son parcours et ses initiatives ainsi que les difficultés des plus jeunes dans l’écosystème béninois. La Nation : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’entrepreneuriat numérique ? La passion pour les Technologies de l’information et de la communication m’a amené dès 2009 alors que j’étais étudiant en Gestion des Banques à l’Ecole nationale d'Economie appliquée et de Management (Eneam) à m’intéresser à l’entrepreneuriat numérique. J'ai donc appris en autodidacte le graphisme, le community management, le développement et le référencement web. Après des années de travail en free-lance et en tant que salarié dans une banque de la place, j'ai compris avec l'apparition de la Covid-19 en 2020 qu'il était temps de lancer DigitAll Farmer pour répondre aux besoins grandissants du marché qui nécessitaient une digitalisation avec la dématérialisation des process agricoles. Comment l’idée vous est-elle venue de proposer une solution pour les acteurs du monde agricole ? Entre 2015 et 2019, mon parcours professionnel m'a amené à travailler avec les acteurs du monde agricole, producteurs comme transformateurs. C'est ainsi que j'ai pu prendre conscience de toutes les difficultés auxquelles ils sont confrontés et de comment le digital pourrait les aider comme cela se faisait déjà ailleurs dans le monde. Je me suis alors associé à un informaticien développeur et une ingénieure agronome pour créer DigitAll Farmer en 2020 avec une mission clairement définie : mettre le digital au service de l'agriculture. L'accès aux marchés étant une des plus grandes préoccupations des producteurs, qui pouvaient enregistrer de lourdes pertes post récoltes (jusqu'à 80 % de pertes au Bénin pour la tomate par exemple), nous avons commencé par concevoir et déployer une solution à ce niveau. Il s'agit de « Aliments Bénin » (www.alimentsbenin.com) qui est une plateforme digitale de promotion et distribution de produits agricoles et agroalimentaires locaux. Quel est l’intérêt pour les acteurs du monde agricole d’utiliser cette solution ou plateforme ? La plateforme « Aliments Bénin » est conçue pour faciliter la vie aux agriculteurs et transformateurs béninois. Elle permet au producteur d'avoir pour ses produits une plus grande visibilité et un accès direct (quasiment sans intermédiaire) aux marchés nationaux et internationaux. Grâce à « Aliments Bénin », le producteur peut mieux faire connaître ses produits partout au Bénin et au-delà de nos frontières, avoir accès au dernier des consommateurs pour vendre ses produits à prix équitables, avoir des données sur les prix du marché, les habitudes d'achat des consommateurs, les retours clients, etc., faire de la prévente grâce aux annonces et au système d'achat groupé que nous avons mis en place et faire participer ses produits aux différents événements (foires, salons, etc.) auxquels DigitAll Farmer participe. Quels sont les moyens dont vous disposez pour faire connaitre vos innovations ? Pour faire connaître l'entreprise et ses innovations, nous allons à la rencontre des acteurs concernés. Certains événements des milieux du numérique et de l'agriculture, comme la Semaine du numérique (Senum), constituent pour nous de belles opportunités de promotion de nos solutions. Nous faisons également la communication sur les réseaux sociaux et les prospections terrains pour toucher le public cible. Nous profitons pour dire merci aux médias qui aident aussi à porter nos voix vers la population. D’autres acteurs proposant le même service sur le marché, comment vous démarquez-vous ? Notre principal avantage concurrentiel est notre culture de la collaboration et du partenariat qui nous permet de comprendre les besoins de nos clients pour mieux les satisfaire ensemble. Nous proposons donc des services de qualité, faits sur mesure. Jusqu’ici, quelles sont les principales difficultés rencontrées ? La principale difficulté à laquelle nous faisons face en tant que start-up est le financement de nos solutions. Nous manquons de ressources financières pour déployer les solutions et les sources de financement adapté aux start-up digitales font défaut au Bénin. Nous rencontrons aussi quelques difficultés pour le recrutement de personnel qualifié dans le numérique. Quels sont vos défis futurs et comment voyez-vous l’avenir du secteur ? Le digital au Bénin a un avenir très prometteur, vu que l'Etat en fait une priorité et le secteur privé ne cesse d'innover en la matière. A DigitAll Farmer, notre premier défi est d'être le leader en matière de développement de solutions technologiques pour le secteur agricole. Nous voulons travailler avec l'Etat, les Ptf, les organisations et tous les acteurs du secteur agricole pour accélérer la transformation digitale de l'agriculture au Bénin et en Afrique. Quel appel avez-vous à lancer aux autorités du secteur du numérique pour qu’elles assistent davantage les jeunes ? Je suis content des investissements consentis par les autorités béninoises au profit du secteur numérique. Toutefois, je voudrais leur demander de faire des efforts supplémentaires pour mettre en place des mécanismes d'encadrement, et de financement adaptés aux start-up du numérique?   Société 08 nov. 2022


Transport des femmes enceintes des zones enclavées du Couffo: Enabel offre 10 tricycles transformés en ambulances
  L’Agence belge de développement et la préfecture du Couffo ont fait d’une pierre deux coups, à Aplahoué, en procédant à la remise, à une dizaine de localités enclavées, de tricycles flambant neufs transformés en ambulances. Ceci après avoir donné le top des activités de référence communautaire vers les centres de santé. Jeudi 3 novembre dernier, au nom du Programme d’@ppui à la Santé sexuelle et reproductive et à l’information sanitaire d’Enabel, Estelle Codo et le préfet Christophe Mègbedji ont remis le don aux bénéficiaires. D’un coût global estimé à plus de 36 millions francs Cfa, dix tricycles ambulances ont été remis aux communautés du Couffo par Enabel, à travers son Programme d’@ppui à la Santé sexuelle et reproductive et à l’information sanitaire (P@sris). Ce geste s’entend comme une solution innovante retenue, de façon participative avec les bénéficiaires, dans le cadre d’un programme de recherche action. Equipées de civières et de bien d’autres commodités, les motos transformées en ambulances sont pilotées par des conducteurs formés sur les exigences que requiert le transport des cas de détresse. Leur déploiement vise à réduire le temps de transport des femmes enceintes et des enfants en situation d’urgence vers les centres de santé. Destiné aux villages situés dans la zone Nord enclavée d’Aplahoué, le geste de l’Agence belge de développement a été le point d’orgue de la cérémonie de lancement des activités de référence communautaire. Lequel lancement s’est déroulé sous la houlette du préfet du département, Christophe Mègbedji, en présence du maire Maxime Allossogbé à la tête des élus communaux et locaux et des représentants des organisations de la Société civile. En remettant, au nom d’Enabel, le don qui va permettre de contourner les obstacles au référencement, Dr Estelle Codo a soutenu que l’accouchement en milieu de soins de qualité constitue « l’une des stratégies efficaces de réduction des décès maternels ». Et c’est pour favoriser le recours précoce aux centres de santé qualifiés, retient-elle, que le Programme d’@ppui à la Santé sexuelle et reproductive et à l’information sanitaire (P@sris) met à la disposition des villages d’accès difficiles les tricycles ambulances. La gestion de ce don est confiée aux comités mis en place par les communautés bénéficiaires. Aux membres desdits comités, des outils de gestion ont été remis après le renforcement de leurs capacités intellectuelles. Azondogahoué, Dhossouhoué, Wakpé, Kogbétohoué, Klozinkpé, Mahougbéhoué, Gougounta, Lanhouétomey, Volly-Latadji et Agbotavou sont les dix villages impactés par cette phase pilote. De ce que ces bénéficiaires feront des ambulances dépendra la poursuite du programme, a prévenu Dr Estelle Codo. Saluant le donateur au nom des communautés du Couffo, le préfet a assuré que les villages qui viennent ainsi d’être soulagés feront bon usage du don et qu’il n’y aura pas d’obstacle à la mise à l’échelle de l’expérience. Aux parties prenantes, il a exigé des comportements vertueux devant motiver non seulement Enabel mais aussi d’autres partenaires à s’investir pour le développement du Couffo. Le département a déjà enregistré, en cette année, 30 décès maternels et 92 décès néonataux, selon Dr Jean Yaovi, directeur départemental de la Santé. Société 08 nov. 2022


Campagne de commercialisation du coton 2022-2023: De bonnes nouvelles malgré la baisse de la production
  La commercialisation du coton graine au titre de la campagne 2022-2023 a été lancée, vendredi 4 novembre dernier, à Bembèrèkè, dans le Borgou. Outre l’augmentation des prix pour le bonheur des producteurs l’accent sera désormais mis sur l’industrie textile au Bénin, à partir de la production locale. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, a procédé au lancement de la campagne de commercialisation du coton graine au titre de 2022-2023, vendredi 4 novembre dernier, à Bembèrèkè, dans le Borgou. Elle était avec le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, ainsi que les acteurs et partenaires de la filière coton. L’évènement a également consacré l’ouverture des marchés autogérés pour la commercialisation du coton graine. Pour la campagne 2022-2023, il est annoncé une production d’au moins 704 000 tonnes, ce qui serait une régression par rapport à la précédente. La ministre Shadiya Alimatou Assouman a tenu à encourager, au nom du gouvernement, les producteurs. Mieux, comme mesures de soutien à leur profit, a-t-elle poursuivi, les prix d’achat du coton graine aux producteurs au titre de la présente campagne ont connu une augmentation. Ainsi, homologué par le gouvernement en sa séance du Conseil des ministres du 20 avril dernier, le prix du coton graine conventionnel 1er choix passe à 300 F Cfa/kg au lieu de 265 F Cfa/kg. Ceux du coton graine conventionnel 2e choix à 250 F Cfa/kg au lieu de 215 F Cfa/kg, du coton graine biologique 1er choix à 360 F Cfa/kg au lieu de 318 F Cfa/kg et du coton graine biologique 2e choix à 310 F Cfa/kg au lieu de 268 F Cfa/kg. Avec l’ambition manifeste du gouvernement de favoriser désormais la transformation locale des produits agricoles, la ministre a également fait observer qu’une révolution s’opère dans l’industrie textile sur le site de la zone industrielle de Glo Djigbé. « En effet, les complexes textiles en cours d’installation sur ce site, mettront très bientôt sur le marché local et international des produits ‘’made in Benin’’ tels que les draps de lits, des serviettes, des tee-shirts, des pyjamas, etc. Tout ceci grâce à nos braves cotonculteurs qui fournissent du coton graine de qualité supérieure et très recherché par l’industrie textile », a-t-elle souligné. Contexte particulier S’agissant du contexte particulier dans lequel la campagne 2022-2023 a eu lieu, le ministre Gaston Dossouhoui a fait constater qu’elle a été marquée par la conjoncture internationale due à la guerre russo-ukrainienne, avec notamment la tension sur les intrants. Mais comme à son habitude, la proactivité du gouvernement a permis de disposer des intrants nécessaires à la production agricole en quantité et en qualité. La campagne a également connu, selon lui, des perturbations pluviométriques surtout au cours du mois de juillet et notamment dans la partie méridionale où il a été enregistré 58 mm de pluie en quatre jours contre 121 mm de pluie en six jours la campagne écoulée. « Ainsi, le mois de juillet a été le mois le plus sec et n’a pas permis la poursuite des semis induisant un écart négatif de plus de 50 000 ha sur la réalisation des superficies. Cette baisse des superficies emblavées, nous éloigne de nos objectifs de production de la campagne. Nous attendons à ce titre une production au minimum de 704 000 tonnes et si toutes nos perspectives d’amélioration de rendement se concrétisaient, une production de l’ordre de 780 000 tonnes », a-t-il rappelé. « Le gouvernement du Bénin joue et va continuer de jouer son rôle régalien afin de faciliter la pleine expression du potentiel de notre filière coton », a rassuré le ministre. Il a ensuite invité tous les acteurs impliqués dans la commercialisation au respect scrupuleux des règles édictées par l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), règles qui doivent fonder les interventions des uns et des autres. Avant les ministres, c’est le représentant du président de l’Aic, Eustache Kotingan qui a souhaité que le coton graine soit récolté à temps et de façon échelonnée, les marchés animés, puis les évacuations assurées afin d’éviter que les risques soient de perte de poids, les cas d’incendie et de mouille. Il veut que la commercialisation du coton graine soit exclusivement réalisée à travers le mécanisme mis en place par l’Interprofession pour éviter toute sortie frauduleuse. Pour faciliter les opérations de récolte, l’Interprofession a accordé une avance sur les fonds coton d’un montant de 3 816 000 000 F Cfa. De même qu’une avance d’un montant de 480 000 000 F Cfa sur les frais de marchés, afin de permettre un bon déroulement des opérations de commercialisation. La mise en place de ces différents fonds, a promis Eustache Kotingan, démarrera dans quelques jours au niveau de toutes les communes cotonnières. Déjà, les usines ont repris du service. Les premières balles de coton sont disponibles, prêtes à être acheminées au port. Société 07 nov. 2022


Ministère des Enseignements maternel et primaire: Les avancements d’échelons de 17 881 enseignants et autres apurés
  17 881 enseignants et autres agents administratifs du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) pourront bénéficier, d'ici la fin de l'année, de leurs actes d'avancement d’échelons. Leurs dossiers ont été apurés avec l’appui du ministère du Travail et de la Fonction publique (Mtfp) en renfort au Memp. Bonne nouvelle pour 17 881 enseignants et autres agents administratifs du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp). Ils pourront bénéficier, d'ici la fin de l'année, de leurs actes d'avancement d’échelons. La direction de la Planification et de l'Administration des finances du Memp a bénéficié à cet effet d’un appui des cadres techniques du ministère du Travail et de la Fonction publique (Mtfp) pour accélérer le traitement des dossiers au profit des agents concernés. Une mission a séjourné dans l’enceinte du ministère du 28 octobre au 4 novembre dernier. Elle s’inscrit dans le cadre du Projet d'appui à la réforme et à la modernisation de l'administration publique (Parmap) financé par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Ainsi, les différentes équipes ont travaillé pour prendre des actes d'avancement d'échelons au profit des travailleurs concernés avec les effets financiers y liés. À la fin de cette mission, une équipe conduite par le directeur général de la Fonction publique, Éric Aïnanmon est allée constater les résultats obtenus. Pour ce dernier, cette opération projetait d’impacter au départ, 18 554 agents mais à la fin, 17 881 sont pris en compte. 9 172 agents toutes catégories confondues, à en croire Eric Aïnanmon, auront leurs actes en ligne à la fin du mois de novembre conformément à la procédure de dématérialisation engagée par le ministère du Travail et de la Fonction publique. Le projet sera étendu, rassure-t-il, en 2023, aux autres départements ministériels ayant reçu le transfert de compétences tels que le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle ; le ministère de la Santé ; le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche. Avancement automatisé Le directeur général de la Fonction publique rassure que les dispositions sont prises pour ne plus retomber dans le dysfonctionnement lié à l’accumulation d’arriérés des actes d'avancement. Il annonce qu’il est prévu désormais la simplification des procédures de prise de ces actes. Ce qui passe par la déconcentration de la gestion des ressources humaines de l'État, la déconcentration du circuit de prise de ces actes et l'instauration de la signature électronique. Car ce qui est souhaité, a poursuivi Eric Aïnanmon, c'est que les actes doivent paraître 90 jours avant leur date d’effet. Pour sa part, le directeur national du projet Parmap, Thierry Oussa, informe qu’il y a eu un passif élevé d'actes d’avancement avant la dématérialisation avec un retard criant observé. Il trouve nécessaire l’envoi de cette mission d'appui au Memp. Martin Olatoundji Essoun, directeur adjoint de la Planification et de l'Administration des finances (Dapaf/Memp), indique que l’accumulation des actes déplorée est surtout due au fait que le Memp est un ministère à gros effectif. Il se réjouit de cette opération qui vient à point nommé pour apurer et régulariser ces actes en instance depuis plusieurs années pour le bien des bénéficiaires. Actualités 07 nov. 2022


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