La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Cancer de la prostate : Faux, la fellation ne prévient pas le mal
Une affiche qui circule depuis le 31 octobre 2022 invite les hommes à se faire sucer leur organe de reproduction pour prévenir le cancer de la prostate. Toutes vérifications faites, cette consigne est fausse.
« Faites-vous sucer vos pénis». Le message est sans retenue.  Sur un visuel qui circule sur les réseaux, cette supposée consigne de prévention du cancer de la prostate est attribuée à un certain Dr Jean Paul de Benois. « Chers Frères ! Faites-vous sucer vos pénis par vos partenaires, ce qui réduit les risques de prostate », lit-on sur l’affiche qui en entête présente les logos de la région Amérique de l’Organisation mondiale de la Santé, et de l’Organisation panaméricaine de la Santé.
[caption id="attachment_89498" align="aligncenter" width="335"] Voici le visuel qui prétend que la fellation prévient le cancer de la prostate[/caption]
« Aidons nos maris, copains, et conjoints », commente un internaute dans le groupe Observatoire libre de la Côte d’Ivoire qui comporte 156 833 membres à la date du 2 novembre 2022.

Un remède ?

En effet, selon l’Organisation mondiale de la Santé, le cancer de la prostate est l’une des principales causes de décès par cancer chez l'homme dans la plupart des pays développés. Après la campagne octobre Rose contre le cancer du sein, novembre bleu est initié contre le cancer de la prostate. C’est dans ce contexte qu’intervient cette publication qui circule dans la sous-région depuis le 31 octobre 2022 et au Bénin depuis le 2 novembre 2022.

Fausse identité

Des recherches effectuées sur le profil du supposé « Dr Jean Paul de Benois » ne sont pas rassurantes. D’abord, le prénom Paul et le nom Benois sont écrits en minuscule. Ensuite, aucune identité de scientifique, urologue ou cancérologue, encore moins de médecin généraliste n’a pu être reliée à ces noms. La recherche d’image inversée avec Google Lens renvoie à plusieurs sites où l’image a servi à réaliser des affiches. Cependant, sur une publication sur la Conférence Annuelle de la Spa and Wellness Association of Africa qui a été illustrée avec ladite image, on attribue les droits de propriété à Los Angeles County Medical Association (Lacma).
[caption id="attachment_89503" align="aligncenter" width="420"] Capture d'écran d'une publication qui a utilisé la photo[/caption]

Trompeur

Sur Facebook, on retrouve plusieurs visuels de la campagne Octobre Rose. Sur l’un, il est écrit : « Faites-vous sucer les seins. Chères sœurs ! Faites-vous sucer vos seins par vos partenaires, ce qui réduit les risques de cancer de sein ».
A l’analyse, il est aisé de constater que les mots « sein » et « sœurs » ont été respectivement remplacés par « Pénis » et «Frères».
De même, puisque « Sucer le pénis » revient à faire de la fellation, les recherches avancées en français et en anglais, pour trouver le lien avec la prévention du cancer de la prostate sont vaines. Contacté par La Nation le 2 novembre 2022, Dr Djamal Jacquet, chirurgien urologue andrologue soutient que cette astuce est fausse. « C’est archi faux. Aucune étude ne le dit. C’est de l’affirmation gratuite », a-t-il martelé.

Verdict

Il n’existe pas de preuve scientifique que la fellation peut prévenir le cancer de la prostate. De même, plusieurs indices montrent qu’il s’agit d’une fausse astuce.
Lire aussi

"Avaler du sperme à des effets positifs sur la santé" : Attention, ce conseil est exagéré et à risque! 

Santé 04 nov. 2022


Soirée promotionnelle du Qatar au Bénin: Les attributs du Mondial 2022 dévoilés
C'est en Vendeur, Représentant et Placier (Vrp) accompli, que le Chargé d'affaires de la représentation diplomatique du Qatar près le Bénin a dévoilé les principaux attributs du Mondial 2022. Une soirée promotionnelle dédiée à la cause a mobilisé des invités de marque, ce mercredi 2 novembre, dans un hôtel de renommée à Cotonou. Le Bénin, sans être présent sur les stades car non qualifié pour la Coupe du monde 2022, ne se tient pas pour autant en marge de l'événement planétaire. Bien évidemment, les Béninois vont vivre la compétition via les retransmissions télévisuelles. Mais en amont, à quelques jours de la compétition, le Qatar tient à rapprocher l'événement du Bénin. C'est dans cette perspective qu'une soirée promotionnelle a été organisée dans un hôtel réputé de Cotonou, ce mercredi 2 novembre. Elle a réuni un parterre de personnalités, notamment les ambassadeurs du Maroc, Rachid Rguibi, doyen du corps diplomatique, et ses pairs de la Turquie, de la France, du Vénézuela, et bien d'autres représentations et organisations internationales accréditées au Bénin...

Paix

Placée sous l'égide du ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, qui avait à ses côtés son pair en charge de la Culture Jean-Michel Abimbola, la soirée a été consacrée à la présentation de l'hymne officiel du Mondial Qatar 2022, à la présentation du ballon officiel et des projets de la Coupe du monde... Des présentations ponctuées par plusieurs allocutions. Celles de l'ambassadeur du Maroc et du ministre Agbénonci ont retenu l'attention, après le mot d'ouverture du Chargé d'affaires de l'émirat du Qatar près le Bénin, Hamad Al Kuwari qui n'a pas moins édifié l'auditoire qu'il a invité à s'associer, ainsi que tous les Béninois, à la fête mondiale du football que le Qatar organise en mettant les petits plats dans les grands. Ce, pour le bonheur des amateurs du cuir rond. Aurélien Agbénonci salue la tenue de la soirée, comme signe des grandes choses que Hamad Al Kuwari a promis de réaliser pour mettre en lumière la représentation qatarie au Bénin. Il a émis le vœu que l'occasion de cette Coupe du monde soit également l'instant propice de l'expression d'un monde sans guerre, mais plutôt un monde de fraternité affirmée.

Arhbo

Avant lui, Rachid Rguibi, tout en réaffirmant la joie du Royaume du Maroc d'être associé à l'événement sportif planétaire qu'est la coupe du monde, réitère l'exhortation de la star planétaire du football Zinédine Zidane, à faire trêve de polémique et à laisser place au jeu. Afin que vive la passion du sport roi qu'est le foot ! Clou de la soirée, l'auditoire a pris connaissance avec émerveillement de l'hymne officiel du Mondial Qatar 2022. Mélange de paroles en arabe, anglais, espagnol et français sur fond d'un rythme latino et festif, il est intitulé "Arhbo", « bienvenue » en argot qatarien, avec en performance le rappeur Maître Gims et le chanteur de reggaeton portoricain Ozuma. Le ballon officiel de la coupe du monde, must de l'événement, a été également présenté aux invités qui sont repartis avec en esprit l'ambiance festive du Mondial 2022, imminent?
Sports 03 nov. 2022


Bénédicte Decaux sur le 1er congrès des Clubs étudiants francophones: « Cette jeunesse a été sensibilisée à des facteurs de succès essentiels »
  L’une des grandes nouveautés de la 2e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique, tenue du 25 au 28 octobre en Egypte, c’est la création du Réseau international des clubs leaders étudiants francophones. Ce regroupement a vu le jour au cours du 1er congrès desdits clubs axé sur l’entrepreneuriat, un état d’esprit qui prône la prise d’initiative, l’ouverture, l’esprit d’équipe et la responsabilité. Dans cette interview, Bénédicte Decaux, conseillère au cabinet du recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), en charge des plaidoyers et des clubs étudiants, revient sur les tenants et les aboutissants du congrès. La Nation : Le 1er congrès de la jeunesse estudiantine francophone s’est déroulé les 25 et 26 octobre 2022, au Caire. L'innovation entrepreneuriale était au cœur des échanges. Que peut-on retenir de vos échanges ? Bénédicte Decaux : L’innovation entrepreneuriale est la forme la plus aboutie de l’autonomisation des jeunes. Elle est aussi l’expression de l’ensemble des compétences que nous désirons renforcer auprès des étudiants francophones. Ce congrès a été l’occasion de sensibiliser cette jeunesse à travers des apprentissages ludiques et une série de mini-conférences, à des facteurs de succès essentiels : le travail en équipe, la créativité, la gestion de projets… Ce congrès n’était pas un séminaire d’experts sur l’entrepreneuriat mais une rencontre immersive et interculturelle d’éveil à l’entrepreneuriat. Les conférences n’étaient pas des cours théoriques mais plutôt des témoignages inspirants d’entrepreneurs ou de gestionnaires de projets. Nous en ressortons avec une immense satisfaction. Les étudiants qui ont participé au congrès, une centaine, sont venus de près de 50 pays. Ils étaient très réceptifs et extrêmement réactifs. Ils se sont tout de suite engagés dans les équipes multiculturelles que nous avons constituées et se sont pleinement impliqués en équipe et avec beaucoup de créativité pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Quels sont les engagements qui ont été pris au cours du congrès ? Nous avons pris comme engagements de : faire de ce congrès un rendez-vous annuel qui rassemble les représentants des clubs étudiants parrainés par l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf) ; lancer de nouveaux appels à candidatures pour agrandir davantage ce réseau de clubs étudiants ; et mettre ces clubs en réseau en créant une structure internationale de coordination gérée par les étudiants eux-mêmes. Le Réseau international des clubs étudiants a été créé au terme des travaux. Quelle en est la finalité ? Ce congrès a en effet réuni pour la première fois les représentants des clubs universitaires francophones que l’Auf vient de constituer afin de mobiliser la jeunesse estudiantine de ses établissements membres et de les mettre en réseau. Les intérêts liés à l’incitation des étudiants à s’engager dans des activités associatives sont multiples et entrent dans le cadre de l’axe employabilité et entrepreneuriat de la stratégie de l’Auf pour la période 2021-2025. Outre l'épanouissement, l'apprentissage et les expériences marquantes de partage et de convivialité qu'il procure, l'engagement des étudiants dans des activités extra-académiques favorise le sentiment d'appartenance à l'institution autant que l’acquisition - par une pratique ludique et collective - de précieuses compétences qui sont transférables au milieu professionnel : initiative, travail d'équipe, organisation, planification, gestion du temps, optimisation de ressources, montage de projets... Une fois les travaux terminés, quelle sera la suite avec les clubs et le réseau ? La suite consiste à animer ce réseau de clubs à travers des appels à projets qui seront lancés localement et à l’échelle mondiale pour valoriser et financer les meilleures initiatives. Nous apporterons également des ressources logistiques, des formations et un appui financier minimum aux clubs qui en feront la demande sur la base des projets pertinents et convenablement conçus. Société 03 nov. 2022


Assemblée nationale: La loi de finances rectificative 2022 adoptée
  Les députés ont adopté, ce mercredi 2 novembre, la loi n° 2022-25 portant loi de finances rectificative gestion 2022. Le dossier a été examiné, à l'unanimité des députés présents et représentés, en présence du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Le budget remanié de l'État pour la gestion 2022 s'équilibre en ressources et en charges à la somme de 2 956,661 milliards F CFa contre 2 541,203 milliards F Cfa initialement prévus, soit une hausse de 16,3 %. Il a été adopté par les députés à l’Assemblée nationale à la faveur de leur séance plénière de ce mercredi 2 novembre. Selon le rapport de la Commission des Finances et des Echanges, cette augmentation se justifie, entre autres, par la prise en compte au budget de l'État, des mesures de sécurité et de soutien au pouvoir d'achat des ménages, l'objectif étant de renforcer les dépenses sociales au bénéfice des populations les plus vulnérables. Au plan social, outre l'alignement du cadrage budgétaire sur les objectifs de croissance économique, de déficit et sur les paramètres de gestion de l'endettement public retenus avec le Fonds monétaire international, le projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2022 aménage de l'espace au budget pour financer des dispositifs qui agissent directement sur l'inflation ainsi que les mesures de soutien au revenu des ménages. Il s'agit entre autres, de l'exonération des Taxes sur la valeur ajoutée (Tva) sur les huiles végétales importées ou produites localement ; de l'application d'un taux forfaitaire libéral de la Tva sur le riz importé ; de l'exonération de la Tva sur la farine de blé importée ou localement produite ; la mise en œuvre d'un abattement de 50 % sur le prix des frets maritimes et de 2/3 sur les frets aériens pour le calcul des droits de douanes à liquider ; l'exonération sous forme de subvention des produits pétroliers. S’agissant des mesures fiscales, la loi de finances rectificative gestion 2022 régularise les mesures prises par le gouvernement par voie réglementaire dans le cadre de la riposte à la vie chère. Il s'agit par exemple de l'extension du champ d'application de la contribution à la recherche et à la promotion agricole à certains produits et de l'institution de la redevance de sécurisation des exportations par voies terrestres. La loi adoptée par les députés prévoit également des dispositions visant à renforcer le fondement juridique de la gestion active de la trésorerie de l'État qui consiste à procéder au placement des excédents ponctuels de trésorerie dans les établissements de crédit. Les députés ont félicité le gouvernement pour les efforts qui ont été faits. Toutefois, ils lui ont demandé les raisons qui justifient la non constatation sur le social des implications des augmentations des ressources liées au collectif budgétaire. Le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, représentant le gouvernement, a remercié les députés pour avoir compris la pertinence de ce collectif budgétaire. Actualités 03 nov. 2022


Arts et patrimoine Savalou: un potentiel culturel et touristique en quête de valorisation
La commune de Savalou recèle un énorme patrimoine culturel encore peu valorisé. Sites, monuments, forêts… vestiges de l’esclavage, Savalou la belle pourrait devenir une escale touristique privilégiée si l’investissement, l’ambition et la restauration suivent. Quand les natifs de la commune de Savalou ou les acteurs touristiques vous content les attraits de la commune, cela donne une envie pressante de vous y rendre. On connait Savalou davantage grâce à la célébration du 15 août aux saveurs d’igname pilée. Mais ce qu’on sait moins, c’est que Savalou est une escale touristique qui vaut le détour. Pas moins d’une vingtaine d’attraits touristiques dont certains drainent toujours du monde. Paterne Djidéwou Tchaou, acteur culturel et natif de Savalou en a répertorié plusieurs. Au nombre de ceux-ci, on peut citer la statue du roi fondateur du Tchingoumin Adisso, la mare aux caïmans sacrés de Ouèssè, l'esplanade de l'homme magico-spirituel Agbakossian, le panthéon de la résistance panafricaine, l'avenue du colon, la prison coloniale, le musée de chasse et du Fa… A cette liste s’ajoutent le palais royal de Savalou situé au pied des collines, le mausolée du roi Soha à Zounzonkanmê, les collines jumelles de Kpataba, le palmier à sept branches (troncs) de Miniki, le vodoun Dankoli, la colline Allokpasso de Monkpa qui garde à ce jour les traces de la bataille entre un chasseur et un buffle, de même qu’une piscine naturelle centenaire. Si devant cette longue liste, on peut s’émerveiller, une descente sur les lieux a vite fait de décourager le visiteur. La plupart des sites sont en ruine ou à l’abandon. En lieu et place des guides touristiques, ce sont les hautes herbes qui accueillent les visiteurs. Les difficultés d’accès aux lieux témoignent de la quasi-absence de vie humaine à même d’entretenir les lieux pour les maintenir en état de fréquentation. Entre ruine et abandon Si la statue du roi fondateur du Tchingoumin Adisso tient encore debout, c’est sans doute parce qu’à un moment donné, certains esprits éveillés ont eu à ériger autour une baie vitrée pour la préserver des intempéries. Plusieurs fois, elle a été éprouvée et réhabilitée, d’où l’idée de la baie vitrée, confirme un habitant de Lowo dans l’arrondissement de Savalou-Aga, lieu de l’implantation. Des actions futures sont envisagées pour valoriser davantage ce site, confie Paterne Djidéwou Tchaou, acteur culturel. « Il est envisagé de déplacer les populations environnantes pour en faire un village artisanal », indique-t-il. Tous les autres sites de la commune n’ont pas cette chance. La prison coloniale de Savalou est tombée en ruine. Elle n’existe que de nom, regrette-t-on dans la localité. Mais c’est surtout au niveau de la mare aux caïmans que la désolation est grande. Le « Dehouinzoun » comme on l’appelle en langue locale Mahi s’étend sur une superficie de 44 hectares. Dès son arrivée, le visiteur est accueilli par un défilé de petits et gros caïmans qui, lorsqu’ils n’en peuvent plus de l’eau, viennent se poster aux abords de la mare pour un bain de soleil. L’énorme reptile prend des airs pour le plus grand bonheur du visiteur qui ne peut se lasser du spectacle. Seul hic, le lieu est abandonné à lui-même. Pas de guide ni d’instructeur. L’accès n’est pas contrôlé. Qui veut, entre et en ressort. Au cours de notre reportage, Mahuton Alia, natif de Savalou en mission en Côte d’Ivoire et revenu au pays, était en visite avec des amis. Une vingtaine de touristes occasionnels dont la moitié est constituée d’enfants découvrent ainsi la marre aux caïmans. Les visiteurs déplorent l’absence d’un guide sur les lieux et se sont contentés du spectacle comme tout autre visiteur. Ce lieu aurait pu constituer une source de devises pour la commune, fait-il observer. Ce qui l’inquiète davantage, c’est la violation des règles qui devraient régir les lieux. « Pour ce que je sais par rapport à cette mare, il y a des interdits et des règles qu’il faut respecter parce qu’il s’agit avant tout d’un endroit sacré. En l’absence de toute présence recommandée (pas même un gardien), il est à craindre pour les exigences de ces lieux », se désole Mahutin. Selon lui, on aurait pu former un personnel d’accueil, réhabiliter les lieux, et mettre en place des pisteurs et guides qui travaillent sur un circuit touristique à faire visiter. En novembre 2020, à l’occasion de la tournée nationale du chef de l’Etat dans les 77 communes du Bénin, Dèlidji Houindo, maire de la commune, avait clairement indiqué que « Savalou attend beaucoup du chef de l’Etat ». Savalou, c’est d’énormes potentialités touristiques, cultuelles, culturelles et économiques en quête de valorisation. La cité des Soha entend se positionner comme une escale touristique incontournable au cœur du Bénin et attend l’appui du gouvernement à ce propos, avait clairement indiqué le locataire de l’hôtel de ville. Un patrimoine à ne pas négliger A l’instar de toutes les localités du Bénin, porteuses d’un patrimoine culturel et touristique grandeur nature, Savalou est riche d’un patrimoine culturel immatériel important. A cela s’ajoutent la fabrication du gari, et les spécialités gastronomiques autour de l’igname… « Savalou n’est donc pas un terrain à négliger », relève Pacôme Comlan Alomakpé, gestionnaire de patrimoine. Celui-ci reconnait, même s’il n’a pas eu l’occasion d’approfondir ses connaissances sur le cas spécifique du patrimoine culturel de la commune, qu’elle a été tout de même marquée par l’histoire des royautés et de l’esclavage. On lui doit aussi un paysage accidenté qui suscite ordinairement curiosité et émerveillement, indique-t-il. On citera dans ce registre, la colline Allokpasso de Monkpa. Une merveille centenaire qui, à ce jour, continue d’être une grande curiosité. Juché dans les hauteurs de la commune, la légende raconte que cet amas de pierres a été le témoin d’un farouche combat entre un chasseur et un buffle. Des traces d’animaux et de couteau, des pas d’homme et quelques autres indices témoignent de la présence humaine et animale sur les lieux. L’histoire racontée à propos est-elle la vraie ? Difficile à dire. Même Paterne Djidéwou Tchaou, qui travaille à la restauration du patrimoine savalois n’en sait pas plus. « Nous nous contentons de la version contée par les devanciers », note-t-il, avec sourire. Ce qui est certain, selon lui, c’est que ces traces ont une histoire. Pour se convaincre que ces lieux ont une histoire singulière, il faut gravir trois collines pour tutoyer une piscine naturelle. Une vaste étendue d’eau qui ne s’assèche jamais, selon les témoignages, peu importe les saisons. A la visite des lieux, une seule question demeure. Comment une étendue d’eau s’est-elle trouvée à des dizaines de mètres du sol sans jamais tarir depuis des centaines d’années ? Autre vestige centenaire de la commune, le mausolée du roi Soha situé à Zounzonkanmê. Tout ici est histoire et se fait raconter avec aisance. Le village aux trois noms, Akpatagon, Yota et Zounzonkanmê, abrite plusieurs sites dont le plus important est celui d’intronisation des nouveaux rois de la commune. « Ne devient réellement roi de Savalou que le souverain qui est passé ici pour son rite d’initiation et d’intronisation », nous confie le gardien des lieux. Ici comme un peu partout sur les autres sites, la ruine dicte sa loi. L’état des lieux laisse lire l’abandon. Le chef de terre, las de remettre les lieux en ordre à ses frais, lâche prise à petits coups. Pis, «ce lieu se désacralise», laisse-t-il entendre. «Il fait l’objet de peu d’intérêt », poursuit-il. La mare à silures avec ses mille interdictions, le fétiche Bossikpon, le baobab centenaire qui perd de sa superbe de jour en jour… Le complexe culturel et cultuel qui ceinture le mausolée du premier roi de Savalou ne manque pas d’inquiéter les habitants de Zounzonkanmê. Les derniers travaux de réhabilitation des lieux remontent à 1986 grâce à l’appui de l’Unesco. « Le délabrement, le manque d’entretien et l’insuffisance de la valorisation des sites touristiques et patrimoniaux sont notoires. Les actions concrètes réalisées restent bien insignifiantes face à l’abondance des sites à mettre en valeur », analyse le gestionnaire de patrimoine Pacôme Comlan Alomakpé. On découvre pourtant dans la plupart des localités du pays, « une richesse immense, des sites touristiques et patrimoniaux divers, variés et énormes. Mais très peu sont valorisés ». Cette situation, indique-t-il, est la conséquence de plusieurs paramètres. Il cite entre autres « l’inconstance de la volonté des autorités de l’Etat central et des collectivités locales, l’insuffisance des ressources humaines et financières affectées pour la cause des sites touristiques et patrimoniaux ». La part du budget national ou communal affectée aux actions de valorisation, d’aménagement ou d’entretien des sites touristiques est très faible, regrette-t-il. « Les résultats ne sont pas de nature à nous enthousiasmer… » Des efforts sont en cours depuis 2016. Une volonté politique clairement affichée, d’importantes ressources manifestement engagées pour la cause du patrimoine culturel, relève Pacôme Alomakpè. « Nous voyons de plus en plus les résultats des projets phares et prioritaires du gouvernement actuel dont certaines villes notamment, Ouidah, Porto-Novo, Abomey portent les marques. J’ajoute à cela, les impacts de certains projets qui existent grâce à l’orientation politique mise en place par l’Etat en matière de valorisation du patrimoine culturel à travers le tourisme ». Ces observations, le spécialiste des questions patrimoniales les relève bien et en vient à la conclusion qu’il y a « une abondance de textes et de promesses … mais les résultats observés ne sont pas de nature à nous enthousiasmer, ni à nous satisfaire ». On pouvait mieux faire quand on sait que les chantiers sont énormes et que tout est à refaire en matière de protection du patrimoine culturel, souligne-t-il. Contrairement à certains, celui-ci ne désigne pas l’Etat comme l’unique responsable de la situation. « Tous, coupables », lance-t-il. « Les responsabilités se situent à degrés divers. Ce qui incombe aux populations et aux gestionnaires du patrimoine est moindre par rapport à ce qui relève de l’obligation et des engagements de l’administration, qu’elle soit centrale ou décentralisée. Les premiers ne peuvent agir que si les derniers autorisent, motivent, organisent et mettent en place le cadre favorable ». Pour inverser la tendance, suggère-t-il, il faut à la fois des actions organisées, des actions concertées et des actions renouvelées. Il faut surtout, selon lui, mettre à profit les compétences nationales. « On doit déployer des moyens et ressources importants pour la cause tout en y faisant un usage et une exploitation conséquents », pense-t-il. Dans cette dynamique, les ressources humaines bien formées et qualifiées doivent être mises à contribution avec une logique de recyclage et d’adaptation aux réalités du marché. Les offres d’une destination moderne et améliorée se distinguent par la qualité des prestations des acteurs qui les proposent, plaide le gestionnaire de patrimoine. Culture 02 nov. 2022


Célébration des 20 ans de l’IFDC au Bénin: Au service du développement agricole intégral
Pour marquer ses vingt ans d’activité au Bénin, l’organisation IFDC, pionnière du soutien à la révolution agricole et à l’accès au marché, s’ouvre au public à travers plusieurs manifestations qui se déroulent du 31 octobre au 3 novembre. Les festivités ont démarré avec des Journées portes ouvertes lancées ce lundi au Palais des congrès sous l’égide du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Des Journées portes ouvertes pour découvrir l’IFDC et ses interventions au Bénin notamment dans le développement de l’agriculture depuis la base. C’est par cette activité que l’organisation IFDC a lancé les manifestations marquant ses 20 ans d’activité constante au Bénin. « Mon département ministériel, principale institution bénéficiaire des interventions de l’IFDC au Bénin se réjouit de prendre part à cet important événement. Les présentes Journées portes ouvertes permettront de mieux faire connaître les interventions de l’IFDC au Bénin et la contribution de cette institution au développement de notre pays », a déclaré Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, lors du lancement des manifestations. Exposant à l’occasion les compétences clés et les expériences de l'IFDC au Bénin, Françoise Lema Sayi, directrice pays de l’IFDC insiste, entre autres, sur le programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin (Acma) dont l’objectif principal est d’augmenter les revenus des acteurs économiques agricoles locaux et qui depuis 2013 contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales au Bénin. 80 mille producteurs agricoles, transformateurs et commerçants organisés en 65 pôles d’entreprises agricoles, participent aux activités de ce programme. 21 590 acteurs économiques consultent les systèmes TIC développés pour accéder aux informations sur les marchés, au suivi des crédits financiers et aux données pluviométriques. 24 770 producteurs ont adopté de bonnes pratiques agricoles de culture éco-efficiente. Dans le cadre de ce même programme, près de 2,2 milliards de francs Cfa de crédit ont été facilités pour soutenir les activités des producteurs, dont 964 millions de francs Cfa pour les femmes sur la période 2018-2021, pour un chiffre d’affaires de près de 18 milliards de francs Cfa. Gaston Dossouhoui, ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche a remercié l’IFDC pour les efforts faits, les sacrifices consentis au profit des acteurs agricoles du Bénin pour le développement de l’agriculture. Il mentionne l'appui au secteur à travers le programme Engrais, la cartographie et la gestion des sols, le développement intégré du secteur semencier, la promotion d’approches technologiques pour transformer les pratiques… « Grâce à l’IFDC, des cadres de ce pays ont pu développer des compétences pour les faire valoir ailleurs, un peu partout sur le continent », a certifié le ministre Gaston Dossouhoui. Il exhorte les acteurs et entreprises agricoles à saisir la main tendue de l’IFDC pour gagner en compétences et relever le défi de la lutte contre la faim. Le programme des manifestations se poursuit ce mercredi 2 novembre à Parakou avec le lancement officiel de la phase 3 du programme Acma.

Une fine expérience, une riche expertise

IFDC est une organisation indépendante à but non lucratif qui combine la recherche innovante, le développement de systèmes de marché et de partenariat stratégiques pour diffuser des solutions agricoles durables pour la santé des sols, la sécurité alimentaire et l’amélioration des moyens de subsistance dans le monde entier. Bocar Diagana, directeur régional adjoint de l’IFDC, ajoute que la vision de l’organisation est de construire des sols et des plantes plus sains pour un monde sûr et écologiquement durable. Pour Dr Bocar Diagana, l’un des principaux défis au monde, c’est de nourrir convenablement la population planétaire. « C'est un immense défi qui cohabite avec d'autres défis de type sécuritaire, sanitaire... Pour prendre en charge ce défi, les experts conviennent que l'agriculture est le levier principal », relève-t-il. Les interventions de l’IFDC s’inscrivent dans la logique d’action suivante: développer les meilleures technologies; catalyser la productivité des exploitations agricoles et renforcer les marchés. «Ces approches s'appuient sur une fine expertise et une riche expérience, une recherche de solutions innovantes et une démarche d'anticipation pilotée par les besoins des populations d'une part et d'autre part une synergie avec les partenaires», indique Dr Bocar Diagana. Le ministre Gaston Dossouhoui a salué cette logique qui entre en parfaite adéquation avec les ambitions du Programme d’action du gouvernement dans le secteur agricole?
Société 02 nov. 2022


Chambre des métiers de l’Artisanat du Bénin: L’Assemblée consulaire entre en action
L’Assemblée consulaire de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Bénin (Cma-Bénin) a tenu, le 31 octobre 2022, sa première session statutaire. Au menu, sont inscrits entre autres l’examen et l’adoption du budget 2023 de la chambre et l’installation des commissions techniques permanentes. Pas de temps à perdre à la Chambre des métiers de l’Artisanat du Bénin (Cma-Bénin). Quelques jours après l’installation officielle des 80 élus, l’Assemblée consulaire tient sa première session statutaire, avec à l’ordre du jour des points déterminants. Il s’agit de l’examen et de l’adoption du collectif budgétaire, exercice 2022; de l’examen et de l’adoption du budget de la Cma-Bénin exercice 2023 et l’installation des commissions techniques permanentes. Pour Imorou Soufiyanou, président de la Cma-Bénin, l’enjeu est de taille. « Nous sommes ici pour répondre aux attentes et aux aspirations les plus profondes des acteurs du secteur artisanal et nous ne devrons pas avoir le temps pour des considérations susceptibles d’annihiler ou de saper les efforts de développement du secteur de l’artisanat déployés par les autorités », a-t-il souligné lors de la cérémonie d’ouverture de cette session qui s’est tenue au Palais des Congrès à Cotonou. La Chambre des Métiers de l'Artisanat du Bénin a, en effet, pour mission la défense, la représentation, la promotion du secteur et la protection des intérêts des artisans et des entreprises artisanales auprès des collectivités locales, des instances nationales, sous régionales et internationales. Cette session statutaire consacre l’entrée en action de l’une des pièces maîtresses issues de la réforme qui a fouetté le secteur. C’est aussi un premier test d’harmonie pour les élus consulaires exhortés par le président de la Cma-Bénin à renforcer la cohésion au sein de l'assemblée consulaire, quelles que soient les branches. « Tout part d’ici, et tout revient ici. De la perception que nous avons de notre rôle dépendent des performances futures de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Bénin, active, dynamique et performante que nous appelons de tous nos vœux», a-t-il rappelé. En procédant à l’ouverture de la session, le directeur de cabinet du ministre des Petites et moyennes entreprises, Edouard Sèhlin, a rappelé les missions assignées à la Cma-Bénin et le rôle que doit jouer chaque élu consulaire. L’occasion a été aussi saisie pour dévoiler les tractations en cours pour doter le secteur de certains instruments. « La Cma-Bénin est désormais le bras armé de l’Etat pour développer et mettre en œuvre sa politique en faveur du secteur de l’artisanat. Bientôt, une nouvelle politique de développement de l’artisanat va être finalisée et approuvée par le Conseil des ministres. Elle sera suivie d’une stratégie de développement de l’artisanat dont découlera le plan stratégique de la Cma-Bénin », a-t-il fait savoir. La contribution du secteur de l’artisanat au Produit intérieur brut est estimée à 13 %. Il occupe 25 % de la population active. Les actions en vue vont aider le secteur à mieux s’imposer et à être davantage compétitif? Actualités 02 nov. 2022


Recrutement de 100 gardes forestiers béninois : Voici la date fixée pour la visite médicale des candidats admissibles
La liste des candidats admissibles au concours de recrutement de 100 grades forestiers béninois est disponible. Le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, Conservateur principal Rémi Hefoumè, invite les candidats à la consulter
en ligne ou dans les Inspections forestières. La prochaine étape du processus est la visite médicale des candidats admissibles qui est prévue pour les 5 et 6 novembre 2022, au Centre médico-social de la garnison du camp Guézo à Cotonou, à partir de 7 heures précises. Voir la liste des candidats admissibles : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/11/RECRUTEMENT_GARDES_FORESTIERS_DGEFC.pdf"] Actualités 01 nov. 2022


Riposte à la Covid-19 en Afrique: Les succès du projet de Reverse Linkage mis en lumière
Le projet de Reverse Linkage s’avère un mécanisme de riposte efficace à la pandémie de Covid-19 dans 12 pays en Afrique subsaharienne. A la faveur d’un séminaire de clôture de la phase I, tenu vendredi 28 octobre dernier à Cotonou, les acteurs ont évalué les résultats afin d’en prendre de la graine pour la suite. Dix laboratoires dans dix pays en Afrique subsaharienne ont pu faire face de manière efficace à la pandémie de Covid-19, grâce à la mise à disposition d’équipements techniques par le projet de Reverse Linkage initié par la Banque islamique de développement (Bid). Du Bénin au Togo en passant par le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Ghana, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, les bénéficiaires s’accordent sur l’apport salvateur de ce mécanisme de coopération Sud-Sud mis en œuvre avec l’appui technique de l’Institut Pasteur de Dakar (Ipd). Puis, les chercheurs de la Gambie et du Soudan présents, vendredi dernier à Cotonou, au séminaire de clôture de la première phase, rejoignent le projet pour la seconde phase qui démarre sous peu. Le projet a fourni d’importants lots de matériels d’une valeur de 50 000 dollars Us par laboratoire et par pays, précise Dr Ousmane Faye de l’Ipd, coordonnateur du projet. En outre, poursuit-il, il a été organisé des sessions de formation et de suivi en ligne au profit des techniciens sur les modules de diagnostic du coronavirus Sars-Cov-2, d’assurance qualité, de biosécurité et biosûreté, ainsi que des séances de coaching au sein des laboratoires, le tout suivi d’un stage d’immersion du 21 au 27 août dernier à l’Ipd pour deux personnes de chaque laboratoire. Ces différentes activités passées en revue ont contribué à pallier le manque de ressources et les capacités très limitées des systèmes sanitaires qui laissaient présager d’un avenir sombre pour les pays démunis aux temps critiques de la pandémie de Covid-19, se réjouit Dr Sibylle Assavèdo, directrice adjointe de cabinet du ministre béninois de la Santé. Elle saisit l’occasion pour témoigner la gratitude des populations à la Bid et aux autres partenaires financiers du projet, notamment la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), la Société islamique internationale de financement du commerce (Sifc).

Perspectives

Marquée par la remise d’attestations aux laboratoires, la rencontre de Cotonou a été un creuset d’échanges pour tirer des leçons du parcours et envisager les perspectives pour la suite. Au nombre des points forts, la disponibilité des bailleurs et la bonne collaboration des parties prenantes sont saluées ainsi que la diligence de l’équipe technique. Toutefois, l’indisponibilité ou le manque de réactivité de certains bénéficiaires sont identifiés comme points à améliorer au cours de la seconde phase du projet. Les participants recommandent des audits de suivi des plans d’action de la phase I pour en ressortir les points critiques et l’accompagnement pour la mise en œuvre de la démarche qualité, avec pour objectif l’accréditation Iso 15189. Ils sollicitent aussi l’appui du projet pour la maintenance annuelle et la certification des équipements critiques, le déploiement d’une plateforme numérique de gestion des données dans les pays à l’instar de la Base Téranga au Sénégal. A cela s’ajoutent les besoins d’équipements spécifiques (extracteurs automatiques, séquenceurs, incinérateurs, etc.), de renforcement de capacités des auditeurs internes, de formation en Hygiène, sécurité et environnement (Hse), de valorisation des Ressources biologiques (Biosûreté & Biobanque). Dr Abdelhakim Yessouf, coordonnateur régional de la coopération technique de la Bid pour l'Afrique, réaffirme l’engagement de la Banque aux côtés des pays et des communautés pour non seulement vaincre la pandémie, mais aussi et surtout renforcer les systèmes sanitaires, en favorisant la mutualisation du savoir-faire et des ressources?
Société 31 oct. 2022


L'éditorial de Paul AMOUSSOU: Qatar 2022, la rançon du succès
  Depuis l’attribution de l’organisation de la compétition footballistique la plus populaire au monde, c’est à croire que le Qatar souffre d’un délit de faciès. C’est l’impression que donnent les critiques nourries qui n’ont de cesse d’être formulées via les médias contre l’émirat. Et dont certaines s’apparentent à un procès en sorcellerie. Il a été question de ce que le Qatar n’aurait aucun mérite en raison de ce qu’il ne serait pas ‘’une grande nation du football ‘’. Mais peut-on soutenir que l’Afrique du Sud où le rugby est roi et la Russie où le hockey sur glace est maître sont de grandes nations de football ? Évidemment, non ! Pourtant, en organisant la coupe du monde, ces pays n’ont pas subi les mêmes critiques, discutables, car très subjectives. Cet argument étant battu en brèche en ce qui concerne le Qatar, il a été question de conditions climatiques, relativement au climat chaud qui caractérise une région désertique comme le Qatar. Les défenseurs des droits fondamentaux n’ont évidemment vu là aucune forme de stigmatisation ! A cela la réponse s’est voulue technologique, car le Qatar dispose des moyens de ses ambitions et a mis le paquet pour que la fête mondiale du cuir rond ne soit sujette à caution. Aucun passionné du cuir rond qui aura fait le déplacement de Doha ne souffrira de coup de chaleur ou d’insolation, grâce aux technologies déployées, sans commune mesure avec ce que les autres nations organisatrices de la coupe du monde mettent en œuvre. Selon l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al Thani, l’organisation de la Coupe du monde était «un grand test pour un pays de la taille du Qatar. Nous avons accepté ce défi parce que nous avons foi en notre potentiel, nous, les Qataris, pour nous attaquer à cette mission et en faire un succès». Défi relevé, rien qu’au regard de la qualité et la nature des infrastructures sportives érigées pour la tenue de la coupe du monde 2022, du stade Ras Abu Aboud à Al Rayyan stadium en passant par la merveille de luxe technologique, Khalifa international stadium. En somme, de quoi réunir les conditions pour faire de la coupe du monde 2022 une réussite. «C’est un championnat pour tous, et son succès est un succès pour tous’’, en appelle l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al Thani. En cela, il a raison car comme on le dit couramment, le ballon doit être rond pour tout le monde, de l’Océanie au cap de Bonne Espérance, du désert de Gobi à Melbourne... Position que défend la légende Zinedine Zidane, qui demande à ce qu’on laisse place au jeu, trêve de polémique! D’autant que les sujets de controverse mis en relief aujourd’hui ne l’ont jamais été avant l’attribution de la coupe du monde au Qatar qui paye ainsi une note salée de son succès. Les controverses suscitées et abondamment relayées le sont-elles par objectivité ou faut-il y voir des mains invisibles qui ont tout intérêt à jeter un voile sombre sur l’éclat de Qatar 2022? A vingt jours de l’ouverture de la compétition, il faut se ranger à l’avis d’un expert en la matière, en l’occurrence Zinédine Zidane qui exhorte à laisser place aux artistes, c’est à dire aux joueurs. Bref, place au jeu ! Actualités 31 oct. 2022


997 - 2203