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Défense des droits par des moyens pacifiques: Des jeunes outillés pour la rédaction de recours

Société
Cette formation de deux jours est initiée par Amnesty International Bénin au profit de jeunes engagés dans la promotion des droits fondamentaux Cette formation de deux jours est initiée par Amnesty International Bénin au profit de jeunes engagés dans la promotion des droits fondamentaux

Initier les jeunes à des moyens pacifiques de revendication des droits humains au Bénin. C’est l’objectif de la session de formation sur la rédaction de recours qui se déroule depuis ce jeudi 23 avril à Cotonou. Cette formation de deux jours est initiée par Amnesty International Bénin au profit de jeunes engagés dans la promotion des droits fondamentaux.

Par   Isidore GOZO, le 24 avr. 2026 à 08h42 Durée 2 min.
#droits de l’homme #Amnesty International

Face au manque de connaissances juridiques solides chez de nombreux citoyens, notamment les jeunes, la nécessité de renforcer les capacités en matière de défense des droits humains devient de plus en plus évidente. Témoins ou victimes de violations, beaucoup hésitent encore à entreprendre des démarches pour réclamer justice, faute de maîtrise des procédures adaptées. C’est dans ce contexte qu’est organisée cette formation spécifique consacrée à la rédaction et à l’introduction de recours devant les mécanismes de protection des droits humains. L’initiative vise à combler ce déficit en dotant la jeunesse béninoise d’outils techniques leur permettant d’agir efficacement en faveur du respect des droits fondamentaux.

Selon Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif d'Amnesty international Bénin, cette formation s’inscrit dans une dynamique visant à encourager les jeunes à questionner l’effectivité des droits et le fonctionnement des mécanismes existants. « Il est important que nous puissions interroger la jouissance des droits pour tous, questionner nos mécanismes et la pratique des textes afin de contribuer à l’amélioration des droits pour tous », a-t-il souligné. Il a également insisté sur la nécessité du courage dans l’engagement pour la défense des droits humains. Selon lui, les participants pourraient faire face à des intimidations ou à des tentatives de découragement, mais ils ne sont pas seuls. Cette formation, qui en est à sa huitième édition, a-t-il expliqué, a déjà permis de constituer une communauté de jeunes défenseurs ayant acquis des expériences concrètes sur le terrain.

Pour sa part, Jules Mèvo, enseignant-chercheur et formateur, a rappelé l’importance de la promotion des droits humains dans le maintien de l’État de droit. « Nous avons l’obligation de promouvoir les droits et de défendre l’État de droit. Sans État de droit, les droits humains ne peuvent être garantis», a-t-il affirmé, mettant en garde contre certaines approches qui tendent à reléguer les droits humains au second plan au nom du développement. À travers cette session, les organisateurs entendent renforcer l’usage du droit comme moyen pacifique de revendication et de protection. En formant des jeunes informés et capables d’utiliser les mécanismes juridiques appropriés, cette initiative contribue à la consolidation de l’État de droit et à l’amélioration de la situation des droits humains au Bénin.