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Zou et Collines : les acteurs de terrain formés à la plateforme numérique contre les VBG

Société
les acteurs de terrain formés à la plateforme numérique contre les VBG les acteurs de terrain formés à la plateforme numérique contre les VBG

L’Institut National de la Femme a réuni agents sociaux, policiers, médecins et associations pour une formation inédite, du 1er au 4 juin à Bohicon et Dassa-Zoumè.

Par   Joël C. TOKPONOU, le 05 juin 2026 à 14h57 Durée 4 min.
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Il était question de prendre en main la nouvelle plateforme nationale de référencement des victimes de violences basées sur le genre. Dans la continuité des réformes visant à renforcer le système national de prise en charge, la digitalisation change la donne. Finis les carnets égarés et les appels qui tournent en rond. Désormais, quand une femme ou une fille franchit la porte d’un Guichet Unique ou d’un centre de santé, son cas est référencé en quelques clics et orienté vers le service adapté. La plateforme, développée avec l’appui de la Coopération suisse au Bénin via le PAEG, permet de mieux coordonner pour mieux protéger.

 


Concrètement, l’outil fait ce que le papier ne pouvait pas faire. Il permet le référencement rapide des victimes, le suivi en temps réel de leur parcours de soins, de justice ou de soutien psychosocial, la centralisation sécurisée des données et le contre-référencement efficace entre tous les acteurs. À Dassa-Zoumè comme à Bohicon, ce sont les maillons essentiels de la chaîne qui ont été formés, notamment les Guichets Uniques de Protection Sociale, les Directions départementales des Affaires sociales et de la Microfinance, les forces de sécurité, les professionnels de santé et les organisations de la société civile. Le Zou, les Collines, le Littoral et le Borgou sont les départements pilotes afin qu’aucune survivante ne se perde entre deux portes, qu’aucune information ne reste bloquée.

 


Parce que chaque victime mérite une réponse rapide, adaptée et coordonnée, le numérique devient une arme de plus au service des femmes et des filles. Ce n’est pas juste une formation, c’est la promesse d’une prise en charge plus harmonisée et plus humaine. Et quand le silence pèse trop lourd, il existe des portes de sortie.