La Nation Bénin...
Elle ne parle pas de paillettes. Elle
parle d’économie, de souveraineté, d’export. Pour la 4e édition du FEMOGA, du
29 juin au 5 juillet à Libreville, Angèle Epouta veut faire de la mode
gabonaise un levier de développement. Thème : “Le vestiaire parfait pour la Ve
République”. Rencontre avec la femme qui veut mettre le Gabon en tenue de
conquête.
Madame la Déléguée Générale, le FEMOGA
revient cette année pour sa 4e édition. Après les précédentes sessions, en quoi
cette édition 2026 marque-t-elle un tournant décisif pour le positionnement du
Festival de la Mode au Gabon, tant sur le plan national qu’au niveau du
calendrier de la mode africaine ?
Cette 4e édition marque l’entrée du FEMOGA
dans une nouvelle dimension. Après trois éditions réussies, nous affirmons
davantage notre ambition de faire de Libreville un rendez-vous incontournable
de la mode africaine. Le festival gagne en visibilité, en professionnalisation
et en ouverture internationale, tout en restant profondément ancré dans la
valorisation des talents gabonais. En s’alignant sur les standards de
production et de sélection des plus grandes Fashion Weeks du continent (Dakar,
Lagos, Abidjan), le FEMOGA n’est plus seulement un festival gabonais ; il
devient le carrefour incontournable de la mode en Afrique Centrale, comblant un
vide stratégique dans cette sous-région.
Pour cette année, le public et les
professionnels vont découvrir une programmation très immersive, allant des
défilés de rue aux masterclass. Quelles sont les grandes lignes de cette
édition et les principales innovations que vous avez introduites pour surprendre
les passionnés de mode et de création ?
Le
FEMOGA est avant tout une plateforme d’opportunités. Nous offrons aux
créateurs, artisans et jeunes talents une vitrine pour présenter leur
savoir-faire, développer leur réseau et accéder à de nouvelles perspectives
économiques. Le fil conducteur de cette programmation demeure la célébration
des matières et des savoir-faire régionaux (tels que le raphia ou le tissu
pagne retravaillé). Il s’agit de prouver que l’ancrage mémoriel est le meilleur
levier de la modernité esthétique. Notre ambition est de contribuer à la
structuration d’une véritable industrie de la mode au Gabon.
Porter un événement d’une telle envergure
à Libreville demande une synergie importante. Face aux défis logistiques et
artistiques de cette édition, comment qualifiez-vous le soutien des partenaires
privés et l’accompagnement institutionnel, notamment celui du ministère de la
Culture, pour assurer la pérennité du FEMOGA ?
Leur soutien est essentiel. Le FEMOGA est
le fruit d’une collaboration entre acteurs publics et privés qui partagent une
même vision, c’est-à-dire promouvoir la culture, la créativité et l’excellence
gabonaise. Nous remercions particulièrement les ministres de la Culture et du
Tourisme. Nous souhaitons formaliser des engagements sur le long terme avec le
Ministère et les entreprises, afin de faire de Libreville, de manière
indiscutable et sereine, le carrefour culturel qu’elle mérite d’être. Je vous
donne rendez-vous du 29 juin au 5 juillet à Libreville pour vivre cette 4e
édition du FEMOGA et valoriser le savoir-faire des stylistes gabonais et
africains sur la scène internationale.
La Déléguée Générale ANGÈLE EPOUTA