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FEMOGA 2026 : La Déléguée Générale ANGÈLE EPOUTA DÉTAILLE LES LEVIERS

Société
La Déléguée Générale ANGÈLE EPOUTA La Déléguée Générale ANGÈLE EPOUTA

Elle ne parle pas de paillettes. Elle parle d’économie, de souveraineté, d’export. Pour la 4e édition du FEMOGA, du 29 juin au 5 juillet à Libreville, Angèle Epouta veut faire de la mode gabonaise un levier de développement. Thème : “Le vestiaire parfait pour la Ve République”. Rencontre avec la femme qui veut mettre le Gabon en tenue de conquête.

Par   SITANEWS ( Mory Touré) et La Nation Digital, le 27 juin 2026 à 12h31 Durée 3 min.
#Femoga 2026

Madame la Déléguée Générale, le FEMOGA revient cette année pour sa 4e édition. Après les précédentes sessions, en quoi cette édition 2026 marque-t-elle un tournant décisif pour le positionnement du Festival de la Mode au Gabon, tant sur le plan national qu’au niveau du calendrier de la mode africaine ?

Cette 4e édition marque l’entrée du FEMOGA dans une nouvelle dimension. Après trois éditions réussies, nous affirmons davantage notre ambition de faire de Libreville un rendez-vous incontournable de la mode africaine. Le festival gagne en visibilité, en professionnalisation et en ouverture internationale, tout en restant profondément ancré dans la valorisation des talents gabonais. En s’alignant sur les standards de production et de sélection des plus grandes Fashion Weeks du continent (Dakar, Lagos, Abidjan), le FEMOGA n’est plus seulement un festival gabonais ; il devient le carrefour incontournable de la mode en Afrique Centrale, comblant un vide stratégique dans cette sous-région.

Pour cette année, le public et les professionnels vont découvrir une programmation très immersive, allant des défilés de rue aux masterclass. Quelles sont les grandes lignes de cette édition et les principales innovations que vous avez introduites pour surprendre les passionnés de mode et de création ?

 Le FEMOGA est avant tout une plateforme d’opportunités. Nous offrons aux créateurs, artisans et jeunes talents une vitrine pour présenter leur savoir-faire, développer leur réseau et accéder à de nouvelles perspectives économiques. Le fil conducteur de cette programmation demeure la célébration des matières et des savoir-faire régionaux (tels que le raphia ou le tissu pagne retravaillé). Il s’agit de prouver que l’ancrage mémoriel est le meilleur levier de la modernité esthétique. Notre ambition est de contribuer à la structuration d’une véritable industrie de la mode au Gabon.

 

 

 

Porter un événement d’une telle envergure à Libreville demande une synergie importante. Face aux défis logistiques et artistiques de cette édition, comment qualifiez-vous le soutien des partenaires privés et l’accompagnement institutionnel, notamment celui du ministère de la Culture, pour assurer la pérennité du FEMOGA ?

Leur soutien est essentiel. Le FEMOGA est le fruit d’une collaboration entre acteurs publics et privés qui partagent une même vision, c’est-à-dire promouvoir la culture, la créativité et l’excellence gabonaise. Nous remercions particulièrement les ministres de la Culture et du Tourisme. Nous souhaitons formaliser des engagements sur le long terme avec le Ministère et les entreprises, afin de faire de Libreville, de manière indiscutable et sereine, le carrefour culturel qu’elle mérite d’être. Je vous donne rendez-vous du 29 juin au 5 juillet à Libreville pour vivre cette 4e édition du FEMOGA et valoriser le savoir-faire des stylistes gabonais et africains sur la scène internationale.