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Gestion des transactions au sein de l’espace UEMOA: Mono-Couffo revisite les textes de loi sur les relations entre les Etats

Société
Par   Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo, le 18 mai 2015 à 06h01

«La libre circulation des personnes et des biens». C’est le thème des séances de sensibilisation que la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) organise depuis vendredi 15 mai dernier dans les départements du Mono et du Couffo. Ces assises qui prennent fin vendredi 22 mai prochain visent à rappeler les règles qui encadrent les relations entre les Etats de l’Union.

Douaniers, policiers, forestiers et autres unités de l’Armée de même que des civils ne se sont pas fait prier pour répondre à l’appel de la Commission de l’UEMOA dans le cadre des séances de sensibilisation sur «La libre circulation des personnes et des biens».
Avant les communications qui ont meublé la séance vendredi dernier, un film documentaire et des échanges portant sur des expériences liées aux réformes communautaires en cours, toutes choses devant meubler les assises proprement dites, place a été d’abord faite à des allocutions. Dans la série, il y avait celle du représentant du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Daniel Zinsou Tchékounou. C’est d’ailleurs de lui que viendra l’onction officielle de la séance.
Pour Daniel Zinsou Tchékounou, «La libre circulation des personnes et des biens constitue un maillon déterminant dans la construction du marché commun». Il dira d'ailleurs que c’est même «le fondement de l’intégration régionale» voulue à travers la mise en place de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). C’est donc à juste titre que la représentation locale de la Commission de l’UEMOA a décidé de débattre du sujet dans un contexte où les axes routiers des pays de l’espace UEMOA connaissent un nombre élevé de barrières et des tracasseries fréquemment dénoncées. Lesquels obstacles-clé surviennent peut être par faute d’une bonne interprétation des textes.
Quant au choix du Mono-Couffo pour abriter les assises, le représentant résident de la Commission de l’UEMOA, Badjibassa Babaka explique que ces deux départements sont devenus un «passage obligé pour des transactions commerciales et économiques avec les pays comme le Togo, le Ghana et le Nigeria». Mais pour qui connaît cette zone sait qu’elle abrite les ressortissants de ces Etats tout comme ceux de bien d’autres pays qui s’y établissent et s'intègrent. Autant dire que si les huit pays de l’UEMOA doivent se fondre un jour en un seul Etat, cela dépendra de l’amélioration qualitative de la vie au sein des zones frontalières et entre les diverses communautés. Et c’est là, l’autre raison qui a motivé le choix du Mono-Couffo frontalier du Togo pour accueillir l’édition 2015 des assises de l’UEMOA pour le compte du Bénin.
A l’occasion des assises, il sera rappelé les dispositions contenues dans les protocoles, actes, règlements, directives et décisions en attendant de parvenir à une identité communautaire, supposant la suppression du visa d’entrée, le droit de résidence ainsi que le droit d’établissement.
Les assises du Mono-Couffo font suite à celles organisées en 2014 au profit des départements de l’Atacora et de la Donga. Parakou ayant été à l’honneur une année plus tôt en 2013 après la tenue des mêmes assises à Cotonou et autres villes en 2012.