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Lancement du projet Cap Santé à Parakou: Care et USI posent les bases d'un système sanitaire performant au Bénin

Société
Le consortium composé de l’Unité de santé internationale de l’Université de Montréal et de CARE International Bénin/Togo s’engage aux côtés du Bénin pour un système sanitaire performant, inclusif et résilient Le consortium composé de l’Unité de santé internationale de l’Université de Montréal et de CARE International Bénin/Togo s’engage aux côtés du Bénin pour un système sanitaire performant, inclusif et résilient

Le consortium Care International Bénin-Togo et l'Unité de santé internationale de l’Université de Montréal (USI) ont officiellement lancé, hier jeudi 19 février, le projet Cap Santé – Gouvernance et Ressources humaines en santé à Parakou. Doté d’un budget de 17 millions de dollars canadiens sur sept ans (2025-2032), ce programme ambitieux vise à renforcer durablement le système sanitaire dans les départements de l’Alibori, du Borgou et de l’Atacora, avec un accent particulier sur l’accès équitable aux soins et la qualité des services de santé primaires.

 

Par   Christian HOUNONGBE, le 20 févr. 2026 à 09h04 Durée 2 min.
#Cap Santé

Porté par le consortium composé de l’Unité de santé internationale de l’Université de Montréal et de CARE International Bénin/Togo, avec l’appui financier du Canada à travers Affaires mondiales Canada, le projet Cap Santé – Gouvernance et Ressources humaines en santé a été officiellement lancé, hier jeudi 19 février à Parakou. Mis en œuvre pour une durée de sept ans (2025-2032) et doté d’un budget de 17 millions CAD, Cap Santé concentrera ses interventions dans trois départements du Nord : l’Alibori, le Borgou et l’Atacora. Son ambition est d’accroître l’accès équitable des populations, notamment des femmes et filles, à des services de santé de qualité ; améliorer la performance des soins de santé primaires, y compris en santé sexuelle et reproductive et renforcer la gouvernance dans la planification, la formation et la gestion des ressources humaines du système de santé en tenant compte de l’égalité des genres. Représentant le maire de Parakou, Moustapha Orou Gankou s’est réjoui du choix porté sur la cité des Kobourou pour abriter cet événement d’envergure nationale. Il a rappelé que la santé constitue un droit fondamental et un pilier du développement humain. Selon lui, Cap Santé s’inscrit dans une dynamique moderne, intégrant l’égalité de genre, l’inclusion sociale et la durabilité environnementale comme leviers essentiels de résilience du système sanitaire. Abondant dans le même sens, Sanni Bio Bayé, représentant du préfet du Borgou, l’un des départements bénéficiaires du projet, a salué cette initiative qui, selon lui, est en parfaite adéquation avec la vision du gouvernement béninois engagé depuis 2016 dans l’amélioration des déterminants de la santé et la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Il a rassuré de l’accompagnement administratif des autorités départementales pour la réussite du projet.

Un investissement fort  dans le capital humain

Pour Guillaume Aguettant, directeur pays de CARE Bénin/Togo, le projet Cap Santé porte « une ambition simple et puissante : changer durablement la vie des communautés en renforçant le système de santé à la base, notamment les femmes, les hommes et les institutions ». Entre 2025 et 2032, le projet interviendra dans sept communes des départements ciblés à savoir Kérou, Kouandé et Péhounco dans l’Atacora, Tchaourou dans le Borgou et Kandi, Ségbana et Gogounou dans l’Alibori. A l’en croire, au nombre des actions fortes prévues, il y aura l’appui à 366 relais communautaires, la formation de 100 gestionnaires de santé pour une gouvernance plus efficace et sensible au genre, le renforcement des compétences du personnel sanitaire, la modernisation des services, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, la construction d’infrastructures essentielles dont des unités d’incinération et un centre de démonstration à Bembèrèkè. Au-delà des infrastructures, CARE met l’accent sur le premier maillon du système: les agents de santé de première ligne. « Un système de santé n’est pas fait uniquement d’équipements. Il est fait d’équipes formées, motivées et fières de servir, et de communautés informées et actrices de leur propre santé », a-t-il souligné.

Un alignement avec les priorités nationales

Au nom d’Affaires mondiales Canada, Evelyne Dabire, cheffe de coopération, a salué une initiative en phase avec les priorités du Bénin en matière de santé communautaire et de soins primaires. Elle a réaffirmé la conviction du Canada qu’un système de santé solide repose avant tout sur des professionnels compétents, motivés et soutenus. Pour elle, en investissant dans les ressources humaines, la gouvernance et l’accès équitable aux soins, Cap Santé entend bâtir un système plus inclusif, résilient et performant dans le Nord du Bénin.

Représentant le ministère de la Santé, Mama Adamou Bouraima a rappelé que les ressources humaines constituent le socle de tout système sanitaire performant. Selon lui, malgré les réformes engagées, le Bénin fait encore face à des défis en matière d’effectifs, de compétences, de motivation et de gestion de carrière. Cap Santé vient ainsi renforcer les efforts du gouvernement sous le leadership du président Patrice Talon, notamment dans le cadre de la politique de santé communautaire. Ainsi, il prend l’engagement de travailler aux côtés de CARE et USI pour la réussite du projet. Au nom des deux organisations chargées de la mise en œuvre du projet, Afric’Mutualité Ong, Vie et Environnement Ong, Souleymane Midou Bouraima a réaffirmé leur engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités sanitaires locales pour améliorer la gouvernance, la formation et la motivation des équipes sur le terrain. « A travers Cap Santé, nous entendons répondre de matière concrète à plusieurs défis majeurs qui fragilisent le fonctionnement du système de santé béninois notamment la gestion des ressources humaines, le renforcement des compétences du personnel, la motivation des équipes et une gouvernance efficace à tous les niveaux », a-t-il déclaré.